CERCLE DE L'EPARGNE, DE LA RETRAITE ET DE LA PREVOYANCE
Le Cercle des Epargne, de la retraite et de la prévoyance est un centre d'études et d'information indépendant qui a pour objet de réaliser des études et d'informer les épargnants sur toutes les questions relatives à l'épargne, la retraite et la prévoyance
Pour plus de renseignements et pour tous les contacts presse, vous pouvez nous contacter au 06 13 90 75 48
vendredi 18 octobre 2013
Les Français ayant un peu de patrimoine sont moins angoissés par la retraite
11 % des bénéficiaires de l'épargne salariale prêts à débloquer
Selon le baromètre 2013 du Club de l'Epargne Salariale / Harris Interactive, 11% des bénéficiaires de l'épargne salariale ont profité, ou ont l'intention de profiter, de la mesure de déblocage des plans d'épargne entreprise possible entre le 1er juillet et le 31 décembre. L'étude, réalisée en ligne auprès de 601 salariés entre le 16 et le 23 septembre a confirmé le peu d'enthousiasme des épargnants salariés à puiser dans les plans proposés par leur entreprise.
Le rendement des contrats d'assurance-vie et des PERP
Pour 2013, compte tenu de l'évolution des taux d'intérêt, il n'y a pas de hausse à attendre. Le taux des PERP devrait se situer entre 2,3 et 2,4 points et celui des fonds euros d'assurance-vie devrait se situer autour de 2,8 %. Pour les PERP compte tenu de l'attrait retrouvé de ce produit, il est fort probable que les assureurs fassent des efforts et que certains plans proposent des taux plus attractifs. Lire le document de l'ACPR
jeudi 17 octobre 2013
Nouveaux plafonds des services à la personne applicables depuis le 1er janvier 2°013
La France toujours à la traîne en matière de balance commerciale
Selon Eurostat, d’après les premières estimations pour le mois d’août 2013, la zone euro a enregistré un excédent du commerce international de biens de 7,1 mrds d'euros avec le reste du monde, comparé à +4,6 mrds en août 2012. Le solde enregistré au mois de juillet 20132 s'établissait à +18,0 mrds, contre +13,8 mrds en juillet 2012. En août 2013 par rapport à juillet 2013, les exportations corrigées des variations saisonnières ont augmenté de 1,0% et les importations de 0,2%.
Pour l'Union européenne, les résultats du mois de juillet 2013 indiquent un déficit de 2,8 mrds d’euros, contre -14,9 mrds en août 2012. En juillet 20132, le solde était de +10,3 mrds, contre +1,2 mrd en juillet 2012. En août 2013 par rapport à juillet 2013, les exportations corrigées des variations saisonnières ont augmenté de 0,3% tandis que les importations ont diminué de 1,1%.
Les importations de l'UE28 en provenance de la plupart de ses principaux partenaires ont diminué en janvier-juillet 2013 par rapport à janvier-juillet 2012, à l'exception de celles en provenance de Turquie (+4%) et d’Inde (+1%). Les baisses les plus importantes ont concerné les importations en provenance du Japon (-17%), du Brésil (-14%), de Norvège (-11%) et de Corée du Sud (-9%). En ce qui concerne les exportations de l'UE28, les tendances sont plus disparates. Les plus fortes hausses ont été enregistrées pour les exportations vers la Suisse (+33%) et la Turquie (+7%), tandis que les baisses les plus marquées ont été observées pour celles à destination des États-Unis, du Japon et de l’Inde (-3% chacun).
L'excédent commercial de l’UE28 s’est fortement accru avec la Suisse (+50,1 mrds d'euros en janvier-juillet 2013, contre +23,5 mrds en janvier-juillet 2012) et a augmenté de façon plus modérée avec les États-Unis (+52,5 mrds contre +49,4 mrds), la Turquie (+17,4 mrds contre +15,4 mrds) et le Brésil (+4,5 mrds contre +0,4 mrd). Le déficit commercial de l’UE28 s'est réduit avec la Chine (-72,9 mrds contre -81,4 mrds), la Russie (-51,0 mrds contre -53,2 mrds), la Norvège (-24,2 mrds contre -32,0 mrds) et le Japon (-1,3 mrd contre -6,9 mrds).
S'agissant du commerce total des États membres, l’Allemagne (+114,4 mrds d’euros en janvier-juillet 2013) a affiché le plus fort excédent, suivie des Pays-Bas (+32,7 mrds), de l'Irlande (+22,3 mrds), de l’Italie (+18,3 mrds) et de la Belgique (+10,9 mrds). La France (-44,2 mrds) a accusé le plus fort déficit, suivie du Royaume-Uni (-38,0 mrds) et de la Grèce (-11,1 mrds).
L'amélioration de la situation commerciale est imputable à une réduction des importations en particulier dans les pays d'Europe du Sud et aussi à une reprise des exportations de la part de ces pays dont la compétitivité s'est améliorée. Par ailleurs, la demande intérieure étant faible, les capacités d'exportations en ont été accrues. Cette amélioration de la situation commerciale de la zone euro favorise l'appréciation de la monnaie par rapport au dollar au moment même où les Etats-Unis doivent gérer un shut down sans précédent.
Lire la note d'Eurostat
Le taux d'inflation continue de baisser en zone euro
Les taux moyens sur douze mois jusqu’en septembre 2013 ont été les plus faibles en Grèce (-0,2%), en Lettonie (0,5%) et en Suède (0,6%), et les plus élevés en Roumanie (4,1%), en Estonie (3,7%) et en Croatie (3,3%).
voire la note d'Eurostat
mercredi 16 octobre 2013
L'achat en ligne s'impose comme mode de consommation au sein de l'Union européenne
Lire la note d'Eurostat
Production industrielle en progrès au sein de la zone euro
Parmi les États membres pour lesquels les données sont disponibles, la production industrielle a diminué dans quatorze États membres et a augmenté dans neuf. Les baisses les plus marquées ont été enregistrées en Suède (-7,9%), en Grèce (-7,5%), en Irlande (-5,9%) ainsi qu’en Italie (-4,6%), et les hausses les plus importantes en Roumanie (+6,0%), en Slovaquie (+4,3%), et en République tchèque (+4,2%).
Le secteur de l'assurance décrypté par l'ACP
Lire le rapport
mardi 15 octobre 2013
Rapport 2013 de l'AMF sur la gouvernance des entreprises
L'AMF se réjouit de quelques avancées :
- une nette augmentation des sociétés ayant nommé un administrateur référent (18,4 %),
- une plus grande diversité des conseils d’administration (25 % de femmes et 25 % d’étrangers),
- un moindre cumul des mandats pour les dirigeants mandataires sociaux (48 % ne détiennent qu’un seul mandat),
- la présidence des comités d’audit de plus en plus confiée à un administrateur indépendant (93 % contre 88 % en 2011),
- la conformité au code de la totalité des indemnités de départ versées aux dirigeants en 2012.
L’AMF souligne également que des progrès doivent être accomplis en matière d’identification des administrateurs représentant les salariés, de mesure de la contribution effective de chaque administrateur aux travaux du conseil ou encore d’information donnée sur les conventions de prestation de services conclues entre la société et un dirigeant.
lire le rapport de l'AMF
La formation un maillon faible en France ?
Sans surprise, l’accès à la formation diminue avec l’âge. Même lorsqu’ils sont encore en activité, les seniors suivent moins de formations our raisons professionnelles que les plus jeunes ; il en est de même pour les chômeurs par rapport aux personnes en emploi, mais leurs formations sont cependant plus longues.
LA formation ne corrige pas malheureusement les inégalités. La formation profite également davantage aux cadres et aux personnes qui travaillent dans de grands établissements. Le taux d’accès des adultes à la formation augmente avec leur niveau de diplôme. Les responsabilités familiales et le coût sont les principaux obstacles évoqués lorsque les personnes déclarent avoir renoncé à une formation. Et pour celles qui n’aspirent pas à en suivre, il peut s’agir d’une forme d’autocensure, liée à ce type de difficultés, de même qu’au sentiment de ne pas être au niveau.
Lire la note de l'INSEE
Inflation, calme plat en France
L’indice des prix à la consommation (IPC) a selon l'INSEE baissé de 0,2 % au mois de septembre 2013, après une hausse de 0,5 % en août 2013. Corrigé des variations saisonnières, l’IPC augmente de 0,1 % en septembre 2013. Sur un an, le taux de croissance de l’IPC s’établit à 0,9 % en septembre 2013, comme au mois d’août 2013. Hors tabac, l’IPC diminue également de 0,2 % en septembre 2013 et croît de 0,7 % sur un an.
La baisse de l’IPC en septembre s'explique par le recul habituel des prix de certains services à la fin de la période estivale et, dans une moindre mesure, du repli des prix de l’alimentation, en particulier des produits frais.
En revanche, après les soldes d’été en métropole, les prix de l’habillement-chaussures et d’autres produits manufacturés augmentent en septembre. Une augmentation des prix de l’énergie est constatée.
Glissements annuels de l'indice des prix à la consommation (IPC) et de l'inflation sous-jacente (ISJ)

lundi 14 octobre 2013
Commerce de détail en repli au mois de septembre
Les produits alimentaires diminuent fortement avec -4,8 %) sur le mois mais au trimestre les volumes vendus progressent (+1,1 %).
Les produits industriels baissent légèrement en septembre de 0,2 %. Sur le trimestre ils augmentent (+0,5 %) sous l’effet des hausses dans l’électronique grand public, le textile-habillement et la chaussure.
Malgré un recul en septembre, le petit commerce et la grande distribution s’inscrivent en progrès au troisième trimestre (respectivement +0,8 % et +1,7 %). En dépit de l’érosion de la vente à distance (-0,4 %), la grande distribution conforte ses ventes sur l’été grâce à la progression des hypermarchés (+2,1 %), des grands magasins (+1,9 %) et des supermarchés (+1,6 %).
Les Français ne croient pas en la reprise économique
Seulement 25 % des Français font confiance au Gouvernement pour rétablir les finances publiques. Ils ne sont que 23 % pour penser qu'il peut continuer à la relance de l'économie. Pour la baisse du taux de chômage, seulement 20 % ont confiance dans le Gouvernement.
84 % des Français s'identifient dans le ras bol fiscal. Il est certes assez facile de déclarer que les impôts sont toujours trop élevés.
Consulter l'étude
Fonds souverains, toujours plus hauts !
Le premier fonds souverain au monde reste le fonds de retraite du gouvernement norvégien (775,2 milliards de dollars) suivi, dans l'ordre, de l'autorité d'investissement d'Abou Dhabi (627 milliards), la Compagnie d'investissement chinoise (575 milliards), l'Administration chinoise des devises , l'Autorité monétaire de Hongkong, l'Autorité d'investissement du Koweit, la Temasek Holdings et le Fonds d'investissement du gouvernement de Singapour le Fonds de sécurité sociale chinois et l'Autorité d'investissement du Qatar.
Les 22 fonds souverains asiatiques contrôlent près de la moitié des avoirs des des fonds souverains au niveau mondial. Leurs actifs ont augmenté de 19 % contre 6 % pour les institutions du Proche Orient.
Selon Preqin, 50,5 % des avoirs proviennent des hydrocarbures et 48,4 % de réserves officielles (essentiellement Chine, Singapour) et 1,1 % des matières premières non énergétiques comme les métaux ou le diamant.
En 2011, cinq nouveaux fonds souverains sont apparus dans les classements de l'Institut : le fonds stratégique italien, le Nigerian Sovereign Investment Authority (1 milliard de dollars d'actifs), le North Dakota Legacy Fund, le Papua New Guinea Sovereign Wealth Fund et le Fiscal Stability Fund de la Mongolie. D
Crédits, les entreprises se désendettent et les ménages parient toujours sur la pierre
Selon les enquêtes conduites par la Banque de France, l’appréciation des banques sur la demande de crédits des entreprises reste négative en septembre, pour les PME comme pour les grandes entreprises. En revanche, le solde d’opinion des banques reste positif pour la demande de crédits à l’habitat et négatif pour la demande de crédits à la consommation.
Les entreprises n'ont pas repris le chemin du crédit te de l'investissement quand dans le même temps les ménages semblent toujours privilégier le pierre. Après quelques mois difficiles en 2012 avec une chute des transactions, l'immobilier reprend ses droits. Si les prix semblent stables voire en léger recul sur le premier semestre 2013, aucune chute n'est annoncée pour les prochains mois.

dimanche 13 octobre 2013
Réforme des retraites 2013 : bilan de l'examen par l'Assemblée nationale
L'Assemblée nationale a terminé vendredi 11 octobre l'examen en première lecture le projet de loi sur les retraite. Le texte sera soumis aux voies mardi 15 octobre avant de partir au Sénat. Les députés ont peu modifié le texte. Les principales modifications portent sur le compte de pénibilité et sur la gestion de la caisse nationale des professions libérales.
Le texte prévoyait que le directeur de la Caisse nationale d'assurance vieillesse des professions libérales (CNAVPL), actuellement désigné par son conseil d'administration, soit nommé par le gouvernement mais un amendement a décidé de sa désignation par le conseil d'administration, mais dans une liste de trois noms établi par le gouvernement.
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Les députés ont adopté les modifications suivantes :
- allongement de trois à cinq ans la période de redressement par les caisses des éléments déclarés par l’employeur ayant conduit à la détermination du nombre de points inscrits sur le compte du salarié.
- les CHSCT émettront un avis sur le bilan annuel du dispositif prévu par la loi, que l’employeur devra réaliser;
- réduction des possibilités de refus de l’employeur pour une demande de réduction de la durée du travail du salarié au cas où cette réduction serait impossible compte tenu de l’activité économique de l’entreprise ;
- -instauration en cas de différend sur une demande du salarié d’utiliser son compte pour un passage à temps partiel, un recours devant le conseil de prud’hommes ;
- autorisation pour un salarié d’être assisté ou représenté par une personne de son choix appartenant au personnel de l’entreprise en cas de réclamation auprès d’une caisse, ou en cas de recours juridictionnel ;
- suppression de la mention par la caisse des voies de recours ouvertes au salarié lors de la transmission annuelle à ce dernier du nombre de points acquis au titre des expositions aux facteurs de pénibilité .
Avec ces différentes modifications, environ un cinquième des salariés pourrait bénéficier des comptes de pénibilité avec à la clef un problème de financement à régler.
Pourquoi l"assurance-vie continue de plaire aux Français ?
Lire l'article
samedi 12 octobre 2013
La semaine économique et financière vue par l'oeil du Cercle
Le coin des épargnants
La bourse de Paris a respiré jeudi à l’annonce d’un accord aux Etats-Unis et a terminé la semaine à 4219 points soit son plus haut niveau depuis le mois de septembre 2008. Le CAC 40 a progressé de 1,34 %. Depuis le début de l’année, la hausse est de 15,90 %.
Après les prélèvements sociaux au fil de l’eau pour les produits actions (PEA et unités de compte), après la réintégration de l’assurance-vie dans le plafond de l’ISF, c’est au tour des détenteurs d’or d’être dans le collimateur de la majorité. Le taux de la taxe sur la vente de métaux précieux pourrait passer de 8 à 12,5 % CRDS comprise. La taxe sur les bijoux et objets d’art pourrait passer de 5 à 6,5 %. Cette proposition émane de la Commission des finances qui doit trouver des nouvelles recettes pour compenser une baisse du taux de TVA sur les importations d’œuvre d’art. Il faut souligner l’once d’or a perdu près du quart de sa valeur depuis le 1er janvier 2013.
Etats-Unis, en attendant l’accord…
Toujours pas de fumée blanche en vue pour mettre un terme au shut down version 2013. Néanmoins, les Républicains et les Démocrates se sont entendus pour éviter le chaos financier. Ainsi, l’Etat fédéral disposera d’un répit de trois semaines pour s’acquitter de ses dettes et dépenses. Il n’en demeure pas moins que la violence de la confrontation témoigne des divergences politiques et stratégiques qui animent la première puissance économique mondiale. A un an des élections au Congrès avec un Président relativement impopulaire et qui éprouve des difficultés sur la scène internationale, les Républicains ont tenté un coup de poker en réclamant la remise en cause de l’Obama care. Tout en sachant que le Président ne pouvait guère accepter leur injonction, ils ont tenté de prouver qu’ils n’étaient pas prêt à composer avec l’exécutif. Ils ne souhaitent pas se retrouver comme sous Bill Clinton obligés d’accepter des mesures qui les priveraient d’arguments en vue de la prochaine campagne électorale. En effet, 2014 est sensible pour les Républicains, ils doivent gagner les élections afin de se propulser sur la présidentielle de 2016. Après 8 ans de présidence démocrate, ils peuvent espérer reprendre le pouvoir sous réserve de réduire les fractures au sein du parti Républicain entre les modérés et le Tea Party. Le problème majeur pour ce parti sera de trouver un candidat consensuel capable de gagner. En cas de défait aux élections de midterm de 2014, la dynamique ne jouera pas en leur faveur…
France, la chasse aux sous est toujours ouverte
La période de discussion budgétaire qui commence en septembre pour s’achever fin décembre avec le vote définitif et l’examen par le Conseil constitutionnel du projet de loi de finances initial, du projet de loi de finances rectificatif et du projet de loi de financement de la sécurité sociale, est, en règle générale, riche en création et majoration d’impôts et taxes. 2013 n’échappe pas à la règle.
Après le retour de l’optimisme au mois de septembre, la raison se fait à nouveau entendre avec des indicateurs plus ternes. Ainsi, la production industrielle a faiblement augmenté en août (+0,2% m/m), après trois mois consécutif de repli. En conséquence, elle devrait décroitre de plus de 1% t/t au troisième trimestre, après le fort rebond du trimestre précédent (+1,2% t/t).
Contrairement à l’Allemagne, la croissance française ne repose pas sur l’industrie et l’investissement. Le poids du secteur manufacturier dans l‘économie nationale a reculé au cours de la dernière décennie. Il ne représente plus que 15% de la valeur ajoutée totale.
En revanche, plus positif, au mois de septembre, l’indicateur synthétique du climat des affaires de l’INSEE a progressé de trois quarts de points. Il en est de même avec la poursuite du redressement progressif de la confiance des ménages (+1 point en septembre).
Pour le 3ème trimestre, le PIB est attendu en stagnation. La Banque de France, quant à elle, est légèrement plus optimiste. Elle vient néanmoins de réviser à la baisse sa prévision de croissance pour le troisième trimestre de 0,2% t/t à 0,1% t/t.
Logiquement, d’ici la fin de l’année, l’INSEE estime que le PIB devrait retrouver son niveau d'avant-crise. Le FMI considère que le taux de croissance pourrait atteindre 1 % en 2014.
FMI croit au retour d’un temps plus clément pour la zone euro
Le FMI a présenté mardi 8 octobre ses nouvelles prévisions économiques pour 2013 et 2014. Malgré les menaces liées au shutdown américain, le FMI se montre plus confiant et a réévalué ses prévisions à la hausse en ce qui concerne les pays avancés. En revanche, il a abaissé le taux de croissance de l’économie mondiale avec un net recul du développement des pays émergents ; leur croissance ne serait plus que de 4,5 % contre 5 % prévu en début d’année.
La croissance des pays avancés serait de 1,2 % cette année et de 2 % en 2014. pour la France, le PIB augmenterait de 0,2 % en 2013 et de 1 % en 2014 mais le chômage continuerait à augmenter pour atteindre 11,1 % Pour l’Allemagne, les taux de croissance respectifs seraient de 0,5 et de 1,4 %. L’Italie sortirait de la récession l’année prochaine avec un taux de croissance de 0,7 % après -1,8 % en 2013. Le Royaume-Uni enregistrerait une croissance de 1,4 % en 2013 et de 1,9 % en 2014. Pour la zone euro, le taux de croissance serait de 1 % en 2014 avec encore un recul en 2013 de -0,4 %. Les Etats-Unis devraient si un accord est trouvé au Congrès assez rapidement enregistrer une croissance de 2,6 % en 2014 après 1,6 % en 2013.
Les pays émergents devraient voir leur situation s’améliorer en 2014 avec un taux de croissance de 5,1 % contre 4,5 % cette année. La Chine en revanche obtiendrait un plus mauvais résultat avec une croissance de 7,3 % en 2014 contre 7,6 % en 2013. L’Inde aurait un taux de croissance de 3,8 % cette année et de 5,1 % en 2014 quand le Brésil resterait en 2013 comme en 2014 à 2,5 %.
A venir
Lundi 14 octobre, il faudra suivre à Bruxelles, les résultats de la production industrielle de la zone euro au mois d’août. A Luxembourg, se tiendra une réunion de l'Eurogroupe.
Mardi 15 octobre, en France, l’INSEE publiera l’indice des des prix à la consommation / septembre.
A Tokyo, il faudra regarder les résultats de la production industrielle du mois d’août. Au Luxembourg, il faudra suivre la réunion de l'Ecofin. A Berlin, sera communiqué l’indice ZEW du sentiment des investisseurs pour le mois d’octobre.
A Londres, le taux d’inflation du mois de septembre
Mercredi 16 octobre, à Paris seront communiqués le nombre de créations d'entreprises au mois de septembre en France ainsi que l’indice de référence des loyers du 3ème trimestre.
A Bruxelles, Eurostat donnera le résultat des immatriculations d’automobiles en Europe pour le mois de septembre.
Seront également diffusés le taux d’inflation de la zone euro (définitif) du mois de septembre et la balance commerciale de la zone euro du mois d’août.
Au Royaume-Uni sera divulgué le nombre de demandeurs d'emploi, taux de chômage du mois de septembre quand à Washington, les prix à la consommation du mois de septembre seront connus tout comme l’indice immobilier NAHB du mois d’octobre
Jeudi, à Francfort, se tiendra la réunion du Conseil des gouverneurs de la BCE, aucune décision n’est attendue sur les taux
Toujours jeudi, il faudra suivre aux Etats-Unis, la publication des résultats des mises chantier et des permis de construire du mois de septembre, les inscriptions au chômage de la semaine au 12 octobre et la production industrielle de septembre.
Vendredi, les résultats du PIB du troisième trimestre de la Chine seront suivis tout comme l’évolution de la production industrielle, des ventes au détail de l’investissement en zones urbaines pour septembre.
Aux Etas-Utnis, il faudra regarder les indicateurs avancés du mois de septembre
vendredi 11 octobre 2013
Main basse sur l'épargne, le FMI s'en mêle
Une ponction sur l'épargne si elle a l'avantage de ne pas pénaliser la consommation à la différence des prélèvements sur les revenus et sur les biens et services pourrait générer une fuite des capitaux et un un comportement malthusien peu propice au retour de la croissance.
Lire le rapport du FMI
L'assurance-vie réintégrée pour le calcul du plafonnement de l'ISF
Consulter l'amendement adopté
Les PME accéderaient plus facilement aux crédits
Selon la Banque de France, au troisième trimestre 2013, les PME ne rencontreraient pas de réels problèmes pour accéder aux crédits bancaires. avec des taux variant de 75 à 90 % en fonction de sa nature. La demande de crédits demeure faible.

jeudi 10 octobre 2013
Pour tout savoir sur les régions de l'Union européenne
Atlas interactif des régions européennes
Immobilier, l'INSEE voit une hausse des prix
ce mouvement confirme les résultats fournis par les notaires. Le marché s'est un peu repris au deuxième trimestre mais la tendance reste incertaine pour la fin de l'année. Les faibles taux d'intérêt peuvent inciter aux achats immobiliers tout comme l'amélioration de l'indice de confiance des ménages. Il n'en demeure pas moins que les prix de l'immobilier restent supérieurs à la moyenne européenne et que les mesures fiscales pourraient peser sur le niveau des prix.
Durcissement de l'exit tax
Immobilier, en baisse au sein de la zone euro
Selon Eurostat, au deuxième trimestre de cette année, les prix des logements ont baissé de 2,2 % au sein de la zone euro et de 1,3 % au sein de l'Union européenne par rapport au même trimestre de 2012.
Par rapport au premier trimestre, les prix sont néanmoins orientés à la hausse, de 0,3 % au sein de la zone euro et de 0,4 % au sein de l'Union européenne.
Les plus fortes augmentations ont eu lieu en Lettonie, en Estonie ainsi qu'au Luxembourg. Les plus fortes baisses ont été enregistrées en Croatie, en Espagne et aux Pays-Bas.
En France, les prix ont baissé de 1,1 %.
Lire le communiqué d'Eurostat
Par rapport au premier trimestre, les prix sont néanmoins orientés à la hausse, de 0,3 % au sein de la zone euro et de 0,4 % au sein de l'Union européenne.
Les plus fortes augmentations ont eu lieu en Lettonie, en Estonie ainsi qu'au Luxembourg. Les plus fortes baisses ont été enregistrées en Croatie, en Espagne et aux Pays-Bas.
En France, les prix ont baissé de 1,1 %.
Lire le communiqué d'Eurostat
Le Gouvernement osera-t-il s'en prendre l'assurance-vie ?
L'assurance-vie a longtemps été un havre fiscal avec un régime large d'exonération. Au fil des années, ce régime a été entaillé en particulier en ce qui concerne les droits de succession.
Le Gouvernement étudierait dans le cadre du projet de loi de finances rectificative d'aller un peu plus loin en abaissant à 100 000 euros le plafond d'exonération.
Actuellement, si l'assuré a versé les primes avant 70 ans, les sommes versées aux bénéficiaires sont
- exonérées d’impôts jusqu’à 152 500 euros par bénéficiaire
- taxées à 20 % de 152 500 euros à 902 838 euros
- taxées à 25 % de 902 838 euros
Les conjoints et pacsés sont totalement exonérés d’impôts.
Si les sommes versées après les 70 ans de l’assuré, après un abattement de 30 500 euros, les sommes versées sont soumises aux droits de mutation (droits et taxes perçues parle notaire au compte de l’état) selon le degré de parenté entre l’assuré et son bénéficiaire. Toucher à l'assurance-vie a toujours été très sensible surtout en ce qui concerne les droits de succession.
La Commission des finances modifie le projet de loi de finances pour 2014
La commission des Finances de l'Assemblée a poursuivi l'examen de la première partie du projet de loi de finances pour 2014.
Elle a modifié le régime de l'imposition à 75 % en empêchant les entreprises qui devront la payer de la déduire de l'assiette de l'impôt sur les bénéfices. Cette taxe, devrait ainsi rapporter 310 millions d'euros par an pendant deux ans au lieu de 210 millions.
La commission des Finances a maintenu le taux réduit de TVA à 5,5%, annulant la baisse prévue à 5%, pour financer d'autres mesures de pouvoir d'achat. Le taux de TVA sur les travaux d'amélioration de la performance énergétique des logements a été abaissé à 5,5%.
La Commission a retenu l'amendement du Gouvernement relevant à 10,7% la surtaxe d'impôt sur les sociétés pour les entreprises réalisant un chiffre d'affaires supérieur à 250 millions d'euros. Cette mesure, qui doit rapporter 2,5 milliards d'euros l'an prochain, remplace la création d'une taxe de 1% sur l'excédent brut d'exploitation.
La commission a adopté un amendement modifiant le régime de plafonnement de l'ISF en réintroduisant dans le calcul de son plafonnement les revenus de certains contrats et placements, en particulier d'assurance-vie.
Un amendement supprime un dispositif de report d'imposition sous condition de réinvestissement des plus-values mobilières réalisées au titre de la cession de droits détenus depuis plus de huit ans, pour éviter des montages visant à effacer toute imposition.
Elle a modifié quelques autres dispositifs, notamment pour assurer que les plus-values de cession ou rachat de parts de FCPR ou FCPI puissent bénéficier de l'abattement pour durée de détention de droit commun.
La Commission a rétabli l'avantage fiscal pour les parents d'enfants scolarisés et augmenté des plafonds de revenus et des abattements afin de réduire l'imposition de certains contribuables.
Elle a modifié le régime de l'imposition à 75 % en empêchant les entreprises qui devront la payer de la déduire de l'assiette de l'impôt sur les bénéfices. Cette taxe, devrait ainsi rapporter 310 millions d'euros par an pendant deux ans au lieu de 210 millions.
La commission des Finances a maintenu le taux réduit de TVA à 5,5%, annulant la baisse prévue à 5%, pour financer d'autres mesures de pouvoir d'achat. Le taux de TVA sur les travaux d'amélioration de la performance énergétique des logements a été abaissé à 5,5%.
La Commission a retenu l'amendement du Gouvernement relevant à 10,7% la surtaxe d'impôt sur les sociétés pour les entreprises réalisant un chiffre d'affaires supérieur à 250 millions d'euros. Cette mesure, qui doit rapporter 2,5 milliards d'euros l'an prochain, remplace la création d'une taxe de 1% sur l'excédent brut d'exploitation.
La commission a adopté un amendement modifiant le régime de plafonnement de l'ISF en réintroduisant dans le calcul de son plafonnement les revenus de certains contrats et placements, en particulier d'assurance-vie.
Un amendement supprime un dispositif de report d'imposition sous condition de réinvestissement des plus-values mobilières réalisées au titre de la cession de droits détenus depuis plus de huit ans, pour éviter des montages visant à effacer toute imposition.
Elle a modifié quelques autres dispositifs, notamment pour assurer que les plus-values de cession ou rachat de parts de FCPR ou FCPI puissent bénéficier de l'abattement pour durée de détention de droit commun.
La Commission a rétabli l'avantage fiscal pour les parents d'enfants scolarisés et augmenté des plafonds de revenus et des abattements afin de réduire l'imposition de certains contribuables.
La Pologne en voie d'effacer discrètement une partie de sa dette publique
lire la dépêche de Bloomberg sur le sujet
Compétences et croissance
L'OCDE vient de réaliser une étude sur les compétences des adultes et l'impact sur le niveau de croissance. La France ressort assez mal classée ce qui est un frein pour une augmentation de sa croissance potentielle (voir info infra). Le site de l'OCDE a mis en place une petite animation permettant de comparer la situation des différents pays membres.
La production industrielle en progrès au mois d'août mais en recul sur un an !
Selon l'INSEE, au mois d’août 2013, la production de l’industrie manufacturière en volume a progressé de 0,3 % par rapport au mois de juillet. Toujours selon l'INSEE, cette hausse s'explique par une augmentation de l'activité du secteur "matériels de transport", secteur pour lequel la production avait chuté en juillet. La production de l’ensemble de l’industrie augmente également de +0,2 %, après –0,6 % le mois dernier.
Néanmoins, sur ces trois derniers mois, la production manufacturière est toujours en baisse avec un recul de 0,7 %, pour l'ensemble de l'industrie, la baisse est de 1,1 %.
production diminue dans les autres produits industriels(–0,6 %), dans les équipements électriques, électroniques, informatiques, machines (–1,3 %) ainsi que dans la cokéfaction et raffinage (–6,7 %). À l’inverse, elle augmente dans les matériels de transport (+0,4 %).
La production manufacturière des trois derniers mois se replie nettement par rapport aux trois mêmes mois de l’année précédente (–2,4 %).
Sur cette période, la production décroît nettement dans les autres produits industriels (–2,6 %), dans les équipements électriques, électroniques, informatiques, machines (–2,6 %), ainsi que dans les industries agricoles et alimentaires (–2,9 %). Elle baisse également fortement dans le raffinage (–6,3 %). En revanche, elle progresse dans les matériels de transport (+0,6 %).
Le mois d'août n'est pas représentatif du fait des fermetures. Il n'en demeure pas moins que l'industrie française peine à retrouver quelques couleurs. Les difficultés de l'automobile et les fermetures de PME industrielles pèsent sur les résultats et rendent difficile le retour à une hausse rapide de la production industrielle.
Indices mensuels de la production industrielle

Légende : CZ : industrie manufacturière - (C1) : IAA - (C3) : équipements électriques, électroniques, informatiques ; machines - (C4) : matériels de transport - (C5) : autres industries
Sources : Insee, SSP, SOeS
mercredi 9 octobre 2013
L'Union européenne plus protectionniste que les Etats-Unis
Les Etats-Unis sont le deuxième partenaire de l'Union européenne avec 17,3 % des exportations et 11,5 % des importations. La Chine est devenue le premier partenaire de l'Union européenne. Pour les Etats-Unis, l'Europe est son second partenaire après la zone économique d'Amérique du Nord.
63 % des échanges entre l'Europe et les Etats-Unis reposent sur les machines, les équipements de transports et la chimie.
Les droits de douane sont contrairement à de un ressenti plus élevé pour l'Europe que pour les Etats-Unis. Les droits que les produits américains supportent à l'entrée sur le marché européen sont de 4,3 % contre 3,5 % pour les produits européens arrivant aux Etats-Unis. Sans surprise, l'Europe protégé son industrie agro-alimentaire en mettant des droits de 8 % sur les aliments préparés contre 5,6 % pour les Etats-Unis. L'Europe a des droits supérieurs à eux des Etats-Unis pour les équipements de transport, les machines et les produits chimiques. Ils sont plus faibles pour les produits miniers et les produits textiles
L'assurance-vie est-elle encore un paradis fiscal ?
Depuis le 26 septembre, des prélèvements sociaux de 15,5% sont appliqués aux contrats d’assurances-vie exonérés d’impôt sur le revenu. Un dispositif qui grignote un peu plus sur les avantages fiscaux du produit d’épargne. Dans le cadre de son Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2014, le gouvernement a dévoilé une nouvelle réforme qui impacte directement l’assurance-vie : l’uniformisation des prélèvements sociaux à 15,5%. Une annonce qui a étonné les Français, d’autant que le dispositif est passé en vigueur le jour même de sa présentation
Qui possède la dette des Etats-Unis ?
Le FMI confirme la lente amélioration des payas avancés
La croissance des pays avancés serait de 1,2 % cette année et de 2 % en 2014. pour la France, le PIB augmenterait de 0,2 % en 2013 et de 1 % en 2014 mais le chômage continuerait à augmenter pour atteindre 11,1 % Pour l'Allemagne, les taux de croissance respectifs seraient de 0,5 et de 1,4 %. L'Italie sortirait de la récession l'année prochaine avec un taux de croissance de 0,7 % après -1,8 % en 2013. Le Royaume-Uni enregistrerait une croissance de 1,4 % en 2013 et de 1,9 % en 2014. Pour la zone euro, le taux de croissance serait de 1 % en 2014 avec encore un recul en 2013 de -0,4 %. Les Etats-Unis devraient si un accord est trouvé au Congrès assez rapidement enregistrer une croissance de 2,6 % en 2014 après 1,6 % en 2013.
Les pays émergents devraient voir leur situation s'améliorer en 2014 avec un taux de croissance de 5,1 % contre 4,5 % cette année. La Chine en revanche obtiendrait un plus mauvais résultat avec une croissance de 7,3 % en 2014 contre 7,6 % en 2013. L'Inde aurait un taux de croissance de 3,8 % cette année et de 5,1 % en 2014 quand le Brésil resterait en 2013 comme en 2014 à 2,5 %.
lire le rapport du FMI
mardi 8 octobre 2013
La France à la traîne pour le niveau de compétence de ses adultes
Après les enfants, c'est au tour des adultes de passer au crible de l'OCDE en ce qui concerne leur niveau de formation. 24 pays pays ont participé à cette enquête réalisée en 2012. La France n'en sort pas grandie. En effet, 21,6 % des adultes (16-65 ans) ont un faible niveau de compétence dans le domaine de l'écrit ; 5,3 % ont un niveau inférieur à 1 et 16,2 % sont dans le groupe 1. Au sein de l'OCDE, pour ces deux catégories, la moyenne est à 15,5 %. Seules l'Italie et l'Espagne sont derrière la France. Au Japon, seulement 4,9 % de la population adulte sont classés dans les groupes inférieurs à 2. La France est donc 22 ème sur 24.
En matière de chiffres, 28 % des adultes français ont un faible niveau de compétence. Le taux moyen est de 19 % au sein de l'OCDE. La France se classe en 21 ème position. Les jeunes de 16-24 ans occupent la 19ème place pour l'écrit et la 16ème pour les chiffres. L'enquête PISA 2009 sur les compétences scolaires classaient les élèves français en 13ème position en mathématiques, 18ème en sciences, 15ème en lecture en reprenant les 24 pays ayant également participé à l'étude sur les adultes.
lire l'étude de l'OCDE
lire l'analyse de l'INSEE
En matière de chiffres, 28 % des adultes français ont un faible niveau de compétence. Le taux moyen est de 19 % au sein de l'OCDE. La France se classe en 21 ème position. Les jeunes de 16-24 ans occupent la 19ème place pour l'écrit et la 16ème pour les chiffres. L'enquête PISA 2009 sur les compétences scolaires classaient les élèves français en 13ème position en mathématiques, 18ème en sciences, 15ème en lecture en reprenant les 24 pays ayant également participé à l'étude sur les adultes.
lire l'étude de l'OCDE
lire l'analyse de l'INSEE
Les dirigeants de PME optimistes ?
Lire l'ensemble des résultats
Budget, un léger mieux grâce aux impôts
Cette amélioration est imputable à la progression des recettes fiscales en liaison avec les augmentations d'impôt. A fin août, les recettes fiscales nettes sont en hausse de 14 Md€ par rapport à 2012, principalement portées par les recettes d’impôt sur le revenu et d’impôt sur les sociétés. Les encaissements sont en ligne avec la nouvelle prévision de recettes pour 2013, présentée à l’occasion du projet de loi de finances pour 2014. Cette nouvelle prévision (« révisé 2013 ») conduit à revoir à la baisse de 2,5 Md€ le rendement des recettes fiscales nettes 2013 par rapport au niveau inscrit au programme de stabilité, soit une progression des recettes de +19,4 Md€ par rapport à 2012.
lire la note du ministère
lundi 7 octobre 2013
Europe, un léger mieux...
Néanmoins, le niveau élevé du chômage pèserait sur la croissance à travers l''évolution du revenu disponible réel et la consommation privée ne devrait donc croître que faiblement.
L'investissement resterait en retrait Sous l’hypothèse d’un prix du pétrole stable à 111 USD le baril et d’un taux de change euro/dollar autour de 1,35, l'inflation demeurerait en-dessous de la cible des 2 % rait bien en deçà de 2 %.
Les principaux risques qui pèsent sur ce scénario sont la résurgence des risques bancaires et souverains et une décélération plus forte que prévu dans certains pays émergents.
Lire la note sur la conjoncture européenne
Crédits aux entreprises toujours orientés à la baisse
En août 2013, l’encours de crédits mobilisés est de 801,1 milliards d’euros, en recul de 0,3 % sur un an. Les PME (y compris les entrepreneurs individuels) représentent 46 % de cet encours. les crédits aux PME mobilisés augmentent de 0,4 % sur un an. Les encours de crédits mobilisables, qui correspondent à la part non consommée mais disponible de lignes de crédits confirmés, augmentent de 2,1 % sur un an.Au total, entre août 2012 et août 2013, les enveloppes mobilisées et mobilisables augmentent de 0,2 %.

Comment améliorer sa retraite ?
Philippe Crevel a été interrogé par la rédaction d'Atlantico sur les moyens de se constituer un complément de revenu au moment de la cessation d'activité.En effet, les discussions autour de la réforme des retraites annoncée le 27 août par Jean-Marc Ayrault débutent à l'Assemblée nationale ce lundi 7 octobre avant d'être débattue au Sénat le 28 octobre. Comme les précédentes, cette réforme ne permettra pas d'assurer la pérennité du système. Comment les Français les plus exposés, vulnérables, peuvent-ils déjà commencer à préparer leurs retraites sans se ruiner pour autant ? Comment la classe moyenne peut-elle préparer sa retraite indépendamment du système public
Lire l'interview sur le site Atlantico.fr
Lire l'interview sur le site Atlantico.fr
Défaillances d'entreprises, toujours en hausse
Selon la Banque de France à la fin du mois de juillet, le cumul sur 12 mois du nombre de défaillances s’est élevé à 62 262, soit une hausse de + 4,1 % par rapport à juillet 2012. Les augmentations les plus fortes sur un an s’observent dans les activités immobilières, l’hébergement-restauration, le soutien aux entreprises et l’industrie (respectivement + 11,3 %, + 7,5 %, + 5,6 % et + 4,2 %). Seuls les secteurs des activités financières et d’assurances, des transports et entreposage et, marginalement, le secteur de l’information et communication connaissent une baisse (respectivement – 6,3 %, – 2,3 % et – 0,4 %). Les encours de crédits associés au nombre de défaillances représentent 0,5 % du total des encours de crédit déclarés au service central des Risques de la Banque de France.

dimanche 6 octobre 2013
Prélèvements sociaux : la simplification est bonne conseillère
Tout Gouvernement aime les recettes de poche qui rapporte beaucoup sans dépenser trop d’énergie. C’est ainsi, que dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2014, il a décidé de modifier les règles de perception des prélèvements sociaux applicables à certains revenus financiers. Le gain de cette mesure passée dans un premier temps inaperçue est évalué à 600 millions d’euros.
Si la règle, depuis plusieurs années, est la taxation au fil de l’eau au moment de la réalisation des produits financiers, un régime dérogatoire était en vigueur pour certains produits de placement exonérés d’impôt sur le revenu (dans le cadre du barème de l’IR). Ces revenus n’étaient assujettis aux prélèvements sociaux qu’au moment des rachats. Etaient concernés les gains sur les rachats de versements pour les unités de compte des contrats d’assurance-vie et les gains sur les rachats de plans d’épargne en actions (PEA) à partir de 5 ans. Il en était de même pour les plans d’épargne-logement (PEL) ouverts avant le 1er mars 2011.
Pour ces différents produits, du fait de l’augmentation ces dernières années des prélèvements sociaux, l’administration fiscale appliquait un taux spécifique par fraction correspondant aux années où les produits financiers avaient été acquis. Ce taux pouvait varier de 0% pour les gains acquis en 1996 à 0,5% pour ceux acquis en 1997 à 3,9% pour ceux acquis entre 1997 et 1998 à 10 % entre 1998 et 2004, à 10,3 % de 2004 à 2005, de 11 de 2005 à 2009 et ainsi de suite jusqu’à 15,5 % depuis le mois de juillet 2012.
La taxation au moment du rachat et non au fil de l’eau avait vocation à mieux intégrer les moins-values qui en matière de placements actions peuvent exister à la différence du fonds euros du contrat d’assurance-vie qui offre une garantie de capital.
Au nom de la simplification, le Gouvernement supprime ce système et impose un taux unique de 15,5 % à tous les gains quelle que soit leur date de réalisation depuis 1997 année qui correspond à l’assujettissement des produits de placement à la CSG. Elle s’appliquera aux faits générateurs intervenus à partir du 26 septembre 2013. Cette mesure frappe avant tout les épargnants ayant conservé des unités de compte ou des actions acquises dans les années 90 qui pouvaient espérer une taxation faible et qui se retrouvent à acquitter 15,5 % de taxes. L’aléa lié aux moins-values sur actions n’est plus intégré dans le calcul des prélèvements sociaux.
Certes, il était difficile pour un contribuable qui effectuait des rachats sur un contrat d’assurance-vie de déterminer le taux des prélèvements sociaux mais il savait que celui-ci était inférieur à 15,5 % et qu’il n’était pas pénalisé fiscalement par un rachat tardif. La mesure du Gouvernement a, une fois de plus, un impact rétroactif. Il y a bien longtemps que l’Etat n’a plus de parole fiscale. Il s'agit d’une recette de poche car l’harmonisation à 15,5 % s’appliquera en 2014 et ne sera pas reconductible les années suivantes…
Le Gouvernement punit l’épargnant qui n’avait pas spéculé, qui avait joué la prudence en conservant ces titres. Au moment où les pouvoirs publics entendent favoriser l’épargne investie en actions avec le relèvement du plafond du PEA à 150 000 euros et la création d’un PEA-PME, ils décident de pénaliser ce type de placements. Ce n’est pas la première ni la dernière fois que la politique économique et fiscale du pouvoir est schizophrène et qu’elle manque cruellement de cohérence.
La semaine économique et financière vue par le Cercle
Le Coin des Epargnants
La bourse de Paris a souffert du shut down américain et des incertitudes liées au relèvement du plafond de dettes. Le CAC 40 a terminé la semaine à 4164 points en baisse de 0,54 % sur la semaine. Depuis le 1er janvier, la bourse de Paris est toujours en progression avec un gain de 14,37 %. Le statuquo de la BCE a profité aux valeurs bancaires qui sont à la hausse.
Retour sur la semaine passée
La France croit au père Noël en octobre
Le Gouvernement a présenté de belles prévisions à la Commission européenne avec à la clef le retour avant quatre ans d’un taux de croissance à 2 % et d’une réduction du déficit public. Certes, quelques indicateurs sont orientés à la hausse et témoignent d’une restauration légère et fragile de la confiance. Néanmoins, l’investissement reste en panne. Les chiffres du chômage avec la correction téléphonique post publication traduisent bien que l’économie est loin d’être créatrice nette d’emplois.
L’Allemagne attend toujours sa chancelière
Les négociations en Allemagne pour la constitution de la nouvelle majorité seront longues du fait que le résultat des élections n’incite pas les différents partis à accepter des concessions. Le SPD battu ne veut pas être un faire-valoir et la CDU n’entend pas se faire voler sa victoire. Il ne fait pas négliger la piste avec les Grünen qui pourraient à la Chancelière de ne pas passer sous le diktat du SPD.
Autriche, une reconduction amère
La coalition entre socio-démocrate et conservateurs a été reconduite de justesse dimanche 29 septembre. Cette victoire intervient après celle d’Angela Merkel et marque le succès du pouvoir en place qui a joué l’arrimage avec l’Allemagne.
Cette victoire est un gage de continuité économique et financière. La reprise économique en cours devrait être progressive d’ici à la fin de l’année, l’Autriche tirant parti du redémarrage de son voisin allemand.
Néanmoins la victoire a été courte pour l’alliance SPÖ – ÖVP qui domine le pouvoir autrichien pendant quarante ans ne perde la majorité absolue au Nationalrat, la chambre basse de l’assemblée fédérale.
Les sociaux-démocrates du SPÖ et leurs alliés conservateurs du parti populaire ÖVP ont obtenu 50,9% des voix, enregistrant leur plus mauvais score depuis la Seconde Guerre mondiale (à comparer avec 55,3% en 2008, 78,8% en 2002 ; près de 90% dans les années 1980).
Malgré de bonnes performances économiques et le taux de chômage, le plus faible d’Europe, les scandales financiers et les querelles intestines à répétition ont, en effet, terni la réputation de la coalition au cours des derniers mois et fait le lit de l’extrême droite (le parti de la Liberté, FPÖ, eurosceptique et nationaliste a remporté 21,4% des voix (comparé à 17,5% en 2008).
Par ailleurs, le parti libéral NEOS a fait son entrée au parlement, en franchissant la barre des 4% (4,8%). Avec 99 sièges sur 183 au total, la coalition gouvernementale dispose de la majorité absolue.
Etats-Unis, shutdown ou burn out au Congrès
Depuis le début du second mandat de Barack Obama, la perspective d’un shutdown était avancée par de nombreux experts. La question du relèvement du plafond de la dette et l’application de l’Obama care pollue depuis trop longtemps la vie politique américaine qui depuis vingt ans tend à se radicaliser. A un an des élections au Congrès, les Républicains ne veulent pas lâcher face à un Président dont la popularité est en berne. Ce dernier ne peut pas abdiquer faute de quoi la fin de son mandat sera un cauchemar.
Que la première puissance économique mondiale soit contrainte de mettre en sommeil une partie de ses administrations publiques n’est pas anodin et n’est pas sans conséquences. Il est admis qu’une semaine de shutdown coûterait 0,15 point de pourcentage de croissance (annualisée) à l’économie américaine. Certains coûts sont directs et non récupérable. La région de Washington D.C. sera particulièrement touchée. La consommation des fonctionnaires fédéraux ne peut pas ne pas être affectée, même si leur perte de revenus sera partiellement compensée par l’indemnisation du chômage.
Les fonctionnaires ont déjà dû supporter les effets des réductions budgétaires et notamment le gel de leur rémunération depuis 3 ans. Le plus grave pourrait survenir si aucun accord n’intervient avant la mi-octobre ou autour du 20 octobre, un risque de cessation de paiement peut survenir. L’impact de cette nouvelle serait mondial. En premier lieu, l’économie américaine connaîtrait à nouveau la récession avec une détérioration durable de la signature américaine.
A suivre
Mardi 8 octobre, au Japon, sera publiée l’enquête auprès des observateurs de l'économie du mois de septembre. La hausse de la TVA pourrait impacter la consommation. Il faudra également regarder les résultats de la balance commerciale allemande du mois d’août même si ce n’est pas le mois le plus significatif.
Mercredi, il faudra aux Etats-Unis, suivre les minutes du FOMC de la FED. Mais, ces minutes concerne la réunion d’avant la fermeture des administrations et devraient d’être d’un intérêt limité. Toujours aux Etats-Unis, il conviendra de surveiller le rapport du FMI sur la situation économique mondiale.
Toujours Mercredi, au Royaume-Uni, il faudra suivre les résultats de la production industrielle du mois d’août qui devrait être en hausse. Il faudra également suivre cette statistique en Allemagne.
Jeudi, les résultats des commandes de machines du mois d’août au Japon seront connus avec une possible hausse. Au Royaume-Uni il faudra suivre la réunion du BoE.
Jeudi et vendredi se réuniront les Ministre de l’Economie et des Finances du G 20.
Jeudi, en France, sera communiquée la production industrielle pour le mois d’août. Après trois mois en forte baisse, la production est à même d'enregistrer un rebond technique en août. Et à en croire l'amélioration des perspectives personnelles de production dans l'enquête INSEE sur le climat des affaires, ce rebond pourrait être conséquent.
La bourse de Paris a souffert du shut down américain et des incertitudes liées au relèvement du plafond de dettes. Le CAC 40 a terminé la semaine à 4164 points en baisse de 0,54 % sur la semaine. Depuis le 1er janvier, la bourse de Paris est toujours en progression avec un gain de 14,37 %. Le statuquo de la BCE a profité aux valeurs bancaires qui sont à la hausse.
Retour sur la semaine passée
La France croit au père Noël en octobre
Le Gouvernement a présenté de belles prévisions à la Commission européenne avec à la clef le retour avant quatre ans d’un taux de croissance à 2 % et d’une réduction du déficit public. Certes, quelques indicateurs sont orientés à la hausse et témoignent d’une restauration légère et fragile de la confiance. Néanmoins, l’investissement reste en panne. Les chiffres du chômage avec la correction téléphonique post publication traduisent bien que l’économie est loin d’être créatrice nette d’emplois.
L’Allemagne attend toujours sa chancelière
Les négociations en Allemagne pour la constitution de la nouvelle majorité seront longues du fait que le résultat des élections n’incite pas les différents partis à accepter des concessions. Le SPD battu ne veut pas être un faire-valoir et la CDU n’entend pas se faire voler sa victoire. Il ne fait pas négliger la piste avec les Grünen qui pourraient à la Chancelière de ne pas passer sous le diktat du SPD.
Autriche, une reconduction amère
La coalition entre socio-démocrate et conservateurs a été reconduite de justesse dimanche 29 septembre. Cette victoire intervient après celle d’Angela Merkel et marque le succès du pouvoir en place qui a joué l’arrimage avec l’Allemagne.
Cette victoire est un gage de continuité économique et financière. La reprise économique en cours devrait être progressive d’ici à la fin de l’année, l’Autriche tirant parti du redémarrage de son voisin allemand.
Néanmoins la victoire a été courte pour l’alliance SPÖ – ÖVP qui domine le pouvoir autrichien pendant quarante ans ne perde la majorité absolue au Nationalrat, la chambre basse de l’assemblée fédérale.
Les sociaux-démocrates du SPÖ et leurs alliés conservateurs du parti populaire ÖVP ont obtenu 50,9% des voix, enregistrant leur plus mauvais score depuis la Seconde Guerre mondiale (à comparer avec 55,3% en 2008, 78,8% en 2002 ; près de 90% dans les années 1980).
Malgré de bonnes performances économiques et le taux de chômage, le plus faible d’Europe, les scandales financiers et les querelles intestines à répétition ont, en effet, terni la réputation de la coalition au cours des derniers mois et fait le lit de l’extrême droite (le parti de la Liberté, FPÖ, eurosceptique et nationaliste a remporté 21,4% des voix (comparé à 17,5% en 2008).
Par ailleurs, le parti libéral NEOS a fait son entrée au parlement, en franchissant la barre des 4% (4,8%). Avec 99 sièges sur 183 au total, la coalition gouvernementale dispose de la majorité absolue.
Etats-Unis, shutdown ou burn out au Congrès
Depuis le début du second mandat de Barack Obama, la perspective d’un shutdown était avancée par de nombreux experts. La question du relèvement du plafond de la dette et l’application de l’Obama care pollue depuis trop longtemps la vie politique américaine qui depuis vingt ans tend à se radicaliser. A un an des élections au Congrès, les Républicains ne veulent pas lâcher face à un Président dont la popularité est en berne. Ce dernier ne peut pas abdiquer faute de quoi la fin de son mandat sera un cauchemar.
Que la première puissance économique mondiale soit contrainte de mettre en sommeil une partie de ses administrations publiques n’est pas anodin et n’est pas sans conséquences. Il est admis qu’une semaine de shutdown coûterait 0,15 point de pourcentage de croissance (annualisée) à l’économie américaine. Certains coûts sont directs et non récupérable. La région de Washington D.C. sera particulièrement touchée. La consommation des fonctionnaires fédéraux ne peut pas ne pas être affectée, même si leur perte de revenus sera partiellement compensée par l’indemnisation du chômage.
Les fonctionnaires ont déjà dû supporter les effets des réductions budgétaires et notamment le gel de leur rémunération depuis 3 ans. Le plus grave pourrait survenir si aucun accord n’intervient avant la mi-octobre ou autour du 20 octobre, un risque de cessation de paiement peut survenir. L’impact de cette nouvelle serait mondial. En premier lieu, l’économie américaine connaîtrait à nouveau la récession avec une détérioration durable de la signature américaine.
A suivre
Mardi 8 octobre, au Japon, sera publiée l’enquête auprès des observateurs de l'économie du mois de septembre. La hausse de la TVA pourrait impacter la consommation. Il faudra également regarder les résultats de la balance commerciale allemande du mois d’août même si ce n’est pas le mois le plus significatif.
Mercredi, il faudra aux Etats-Unis, suivre les minutes du FOMC de la FED. Mais, ces minutes concerne la réunion d’avant la fermeture des administrations et devraient d’être d’un intérêt limité. Toujours aux Etats-Unis, il conviendra de surveiller le rapport du FMI sur la situation économique mondiale.
Toujours Mercredi, au Royaume-Uni, il faudra suivre les résultats de la production industrielle du mois d’août qui devrait être en hausse. Il faudra également suivre cette statistique en Allemagne.
Jeudi, les résultats des commandes de machines du mois d’août au Japon seront connus avec une possible hausse. Au Royaume-Uni il faudra suivre la réunion du BoE.
Jeudi et vendredi se réuniront les Ministre de l’Economie et des Finances du G 20.
Jeudi, en France, sera communiquée la production industrielle pour le mois d’août. Après trois mois en forte baisse, la production est à même d'enregistrer un rebond technique en août. Et à en croire l'amélioration des perspectives personnelles de production dans l'enquête INSEE sur le climat des affaires, ce rebond pourrait être conséquent.
vendredi 4 octobre 2013
Dette publique française, les non-résidents en détiennent 62 %
Selon la Banque de France, les non-résidents détiennent désormais 62 % de la dette publique française. Au deuxième trimestre, les émissions nettes de titres de dette d‘administrations publiques s’élèvent à 34,9 milliards d’euros. Celles des sociétés non financières ont été de 1,9 milliard d'euros. Les remboursements l’emportent globalement sur les émissions dans le secteur bancaire avec néanmoins pour les émissions nettes à long terme de ce secteur une augmentation de 6 milliards.
Les non-résidents ont acheté pour 29,3 milliards de titres publics, portant leur part de détention de la dette publique, à près de 62 %. La part des non-résidents dans les achats de titres de dette de sociétés non financières demeure stable au cours du premier semestre 2013, à un peu plus de 58 %.
En cumul sur les quatre derniers trimestres, les sociétés non financières résidentes ont effectué 257 milliards de nouvelles émissions, représentant un tiers des émissions réalisées par les entreprises de la zone euro.

La France est-elle sortie durablement de la récession ?
Le pouvoir d'achat des ménages qui s'est contracté de 0,9 % en 2012 devrait augmenter de 0,5 % cette année du fait de la désinflation et d'une moindre augmentation des prélèvements obligatoires par rapport à 2012. La consommation devrait légèrement augmenter au second semestre aidée en cela par la baisse du taux d'épargne.
L'INSEE juge que le point bas a été atteint à la fin du premier trimestre et que depuis l'activité reprend. La reprise a touché en premier l'industrie avant de se diffuser aux services. L'institut souligne néanmoins que cette reprise est fragile avec les résultats décevants de l'industrie en septembre.
La note d'analyse de l'INSEE démontre le caractère très incertain du retour de la croissance qui reste très conditionnée par la consommation. Pour asseoir la reprise, il faudrait une nette progression de l'investissement et une augmentation sensible de la demande extérieure adressée à la France. La situation de l'emploi reste préoccupante d'autant plus que les pouvoirs publics ont mis en oeuvre de vastes plan de traitement social. Ainsi, le taux de chômage devrait atteindre 11 % à la fin de l 'année selon l'INSEE.
lire la note de l'INSEE
jeudi 3 octobre 2013
Projet de loi sur les retraites : examen par la Commission des Affaires sociales
Le projet de loi sur les retraites a été adopté mercredi 2 octobre par la Commission des Affaires Sociales de l'Assemblée nationale et sera examiné en séance publique 7 au 11 octobre.
Les principales modifications ont porté sur le compte de pénibilité qui entrera en vigueur à partir du 1er janvier 2015.
Ainsi, les députés ont décidé :
- d'inclure la pénibilité dans la mission des délégués du personnel ;
- de créer une obligation pour l’employeur de remise au CHSCT d’un bilan annuel sur l’application du dispositif pénibilité créé par la loi ;
- d'imposer une information des salariés sur les possibilités de contestation liées à la fiche de pénibilité ;
- de préciser que les droits acquis au titre du compte de pénibilité donnent droit à une majoration de durée d’assurance vieillesse et, le cas échéant, à un départ anticipé jusque trois ans avant l’âge légal ;
- d' ouvrir la possibilité à l’employeur de former un recours gracieux contre la décision de la CARSAT se prononçant sur les expositions déclarées par l’entreprise sur la fiche de chaque salarié exposé ;
- d'allonger de 2 à 3 ans la prescription des actions en contestation par les salariés en vue de l’attribution de points au titre de l’exposition à un ou plusieurs facteurs de pénibilité ;
- de créer une possibilité de voie de recours des organisations syndicales, en lieu et place du salarié, en vue de l’attribution de points .
Pour rappel, la réforme des retraites instaure un compte pénibilité permettant aux salariés du privé exposés à des risques professionnels (travail de nuit, port de charges lourdes, environnement bruyant...) de cumuler des points en fonction de leur durée d'exposition à ces risques (dans la limite de 100 points), sachant qu'un trimestre d'exposition permet d'acquérir 1 point. Les 20 premiers points placés sur le compte doivent être obligatoirement utilisés pour suivre une formation de reconversion professionnelle en vue d'exercer un métier moins pénible. Les 80 points restants donnent droit à une retraite progressive (un temps partiel payé à temps plein) ou à une retraite anticipée (dans la limite de deux ans).
Les députés ont également prévu de faciliter le départ anticipé des actifs en assouplissant le dispositif transitoire prévu par le projet de loi en l’élargissant aux personnes âgées, au 1er janvier 2015, de 52 ans au lieu de 57 ans.
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