CERCLE DE L'EPARGNE, DE LA RETRAITE ET DE LA PREVOYANCE

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samedi 1 février 2014

La semaine économique vue par Philippe Crevel

Le coin des épargnants
La bourse de Paris a terminé à 4165 points avec une croissance de 0,1 % sur la semaine et une baisse de 3 % depuis le 1er janvier.
Les bourses doivent faire face au processus de réduction des injections de liquidités de la FED, aux incertitudes sur la croissance mondiale. La vulnérabilité des pays émergents est également une source d’inquiétudes. Nous entrons dans une période agitée qui risque de se traduire par une plus grande volatilité des cours.
La Fédération Française des Sociétés d’Assurance a communiqué les résultats de l’assurance-vie pour 2013. Après une année 2012 marquée par la première décollecte de son histoire, l’assurance-vie a renoué avec la croissance l’année dernière. Le contrat Euro-croissance devait être commercialisé à la fin de l’année ou plutôt début 2015, les décrets d’application devant être publiés d’ici la mi 2014.
Etats-Unis, la nouvelle croissance
La croissance, au second semestre 2013, a atteint 3,7 % soit le taux le plus élevé de ces dix dernières années. Les investissements ont connu une progression sans précédent avec + 11,4 % au 4ème trimestre. La croissance au dernier trimestre a été de 3,2 % après 4,1 % au 3ème.
Sur l’ensemble de l’année, les Etats-Unis ont connu une croissance de 2 % et cela malgré un plan d’assainissement portant sur 85 milliards de dollars et la paralysie de l’Etat pendant la première quinzaine d’octobre avec la mise en congé de centaines de milliers de fonctionnaires ; le premier a réduit la croissance de de 1,5 point et le second de 0,3 point.
Dans ces conditions, c’est sans surprise que la Fed a annoncé cette semaine la réduction de 10 milliards de dollars de ses achats mensuels de titres. Les marchés obligataires américains réagissent bien au tapering.
Du fait de l’augmentation des taux, les ménages devraient réduire leurs investissements en matière immobilière dans les prochains mois sans que cela pèse sur la croissance.
En 2013, les ménages ont puisé dans leur épargne pour augmenter leur consommation, une tendance qui qui, en 2014, devra être relayée par la croissance du revenu du travail comme d’ailleurs le Président Obama l’a suggéré à l’occasion du Discours de l’Union. Le marché du travail reste encore fragile avec des créations qui ont de 130-140 000 en décembre et qui devraient être de 170 000 en janvier.
Le taux de chômage ne devrait que peu varier du fait que de nombreux Américains pourraient être tentés de se réinscrire au chômage compte tenu de l’amélioration conjoncturelle.
Zone Euro, des signaux toujours positifs… mais aussi quelques inquiétudes
Que ce soient les indicateurs avancés ou les premiers résultats du 4ème trimestre, la reprise, certes lente, se confirme au sein de la zone euro. Les indices PMI, l’indice du sentiment économique (ESI) de la Commission européenne et l’indice IFO en Allemagne ont progressé en janvier, retrouvant des niveaux proches des points hauts de mi-2011. Il faut noter que la croissance belge a légèrement accéléré au T4 (0,4% t/t après +0,3% au T3). Dans la partie Sud d la zone, la fin de la récession au second semestre 2013 est largement confirmée en Espagne, où le PIB a augmenté de 0,3% t/t, après 0,1% t/t au T3.
Néanmoins, les menaces déflationnistes demeurent comme en témoigne l’évolution de la masse monétaire. La BCE sera suivie de près au moment de la prochaine réunion du Conseil des Gouverneurs, le 6 février à Francfort. La masse monétaire n’a augmenté que de 1% sur un an en décembre et l’inflation n’a été que de 0,7% en janvier 2014.
L’Espagne, la fin de la respiration artificielle
Au début du mois de décembre, l’Espagne est sortie du programme d’aide ouvert par le Mécanisme Européen de Stabilité à la fin du mois de décembre 2013. Ce programme visait à faciliter la recapitalisation du secteur bancaire et n’impliquait pas, à ce titre, de conditions particulières sur la politique économique ibérique. 
Pour éliminer tout doute quant à la capacité de l’Etat espagnol à restructurer son secteur bancaire, les Européens s’étaient engagés, mi-2012, à prêter jusqu’à 100 milliards d’euros à l’Espagne. 41,3 mds auront finalement été nécessaires (versés, pour l’essentiel, en décembre 2012).
France, croissance au 4ème trimestre : 0,3 % est probable
La France marquet-elle le pas ou arrivera-t-elle à redécoller ? La réponse en ce début d’année n’est pas évidente à formuler. Ainsi, les indices composites de l’INSEE et de la Banque de France montent une amélioration régulière tout au long de l’année 2013 laissant présager une reprise de l’activité économique  mais l’indice composite PMI reste en état dépressif et semble indiquer une rechute.
Les signaux contradictoires envoyés par l’économie française démontrent que la reprise est lente et fragile.
Il n’en demeure pas moins qu’après le repli du troisième trimestre (-0,1% t/t), le PIB devrait enregistrer un rebond au quatrième dans l’esprit du deuxième trimestre (+0,5% t/t). Il est possible que la contribution du commerce extérieur soit positive au 4ème permettant de compenser l’effet négatif des variations de stock.
Compte tenu des résultats de la consommation au mois de décembre avec un recul de 0,1 %, l’effet déblocage de l’épargne salariale autorisé de juillet à décembre aura été faible.
Les pouvoirs publics attendaient une augmentation des achats avant les hausses de TVA au 1er janvier 2014 et le durcissement des bonus-malus écologiques sur les voitures. Ce n’est pas certain qu’il ait eu lieu.
En revanche, les données de production et de ventes au détail  confirment un rebond de l’activité. En novembre, dernier point connu, la production industrielle a progressé de 1,3% m/m, effaçant la baisse des deux mois précédents et ramenant l’acquis de croissance en territoire positif à +0,3% t/t.
Pour la croissance du dernier trimestre 2013, la Banque de France table sur +0,5 % et l’INSEE sur + 0,4 %. A priori, elle devrait se situer à +0,3 %. Réponse le 14 février.
A suivre, next week
Lundi 3 février
En France, seront attendues les immatriculations de voitures neuves du mois de  janvier. Les constructeurs auront ainsi une information sur la tendance 2014. Il faudra également regarder l’indicateur avancé PMI manufacturier du mois de janvier.
En Allemagne, au Royaume-Uni, comme en Chine, il faudra également suivre l’indice PMI manufacturier officiel de janvier.
Mardi 4 février, il sera intéressant de regarder les chiffres des prix à la production de la  zone euro de décembre.
Mercredi, en France, il faudra consulter les indices PMI des services et composite de janvier. A Pékin, il faudra suivre les indices PMI services HSBC de janvier.
A Berlin comme à Londres, il faudra analyser l’indice PMI Markit services définitif de janvier et l’indice PMI Markit services définitif zone euro également de janvier 
A Bruxelles seront communiquées  les ventes au détail zone euro de décembre.
Jeudi 6 février à Paris, sera rendue publique l’enquête sur les investissements dans l'industrie de janvier.
 A Berlin, il en sera de même pour les commandes à l'industrie de décembre.
Plusieurs réunions monétaires sont programmées jeudi 6 avec notamment la réunion du Conseil des gouverneurs de la BCE. Une conférence de presse avec les décisions sur les taux est attendue à 13h45.
Vendredi 7 février, à Berlin sera communiquée la balance commerciale de décembre ainsi que la production industrielle de ce même mois.
A Londres, il sera rendu public la production industrielle de décembre et la balance commerciale de ce même mois.
A Washington, il faudra suivre de près l’évolution du nombre de demandeurs d'emploi, taux de chômage pour le mois de janvier.
A Paris, nous connaîtrons les résultats du commerce extérieur de décembre et donc de 2013.
Il sera également rendu public la situation mensuelle budgétaire de l'État pour la France à fin décembre.

samedi 25 janvier 2014

La semaine économique et financière vue par l'oeil du Cercle

Le coin des Epargnants
 Rien n’a tourné rond cette semaine pour les épargnants. La bourse de Paris a terminé à 4170 points en recul sur la semaine en recul de 3,84 % sur la semaine. Le contexte économique et  financier s’est durci avec une menace de dégradation de la France par Moody’s.
 Par ailleurs, l’éventuel freinage plus rapide que prévu des injections de liquidité par la FED et le ralentissement de l’économie chinoise ont pesé sur la semaine.
 La reprise économique annoncée par tous il y a encore quelques jours devient moins nette du fait d’une situation plus complexe qu’attendue dans les pays émergents. Une remontée des taux d’intérêt pourrait, par ailleurs, faire revenir au cœur de l’actualité la question des dettes publiques.
 Il faut noter que de nombreux investisseurs ont décidé de prendre leurs bénéfices après la clôture de l’année fiscale et avant de rentrer dans le tunnel des versements des dividendes. Le mois de janvier et de février sont des bons mois pour effectuer des arbitrages dans les portefeuilles surtout quand il y a des plus-values à dégager.
 Il est fort probable que pierre qui roule n’amasse pas mousse, comprendra qui voudra…
 France, déficit en réduction mais toujours vertigineux
 Tout va bien Madame la Marquise, le déficit se réduit mais au-delà de cet optimisme de bon aloi, la France fait figure de mauvais élève.
 Le déficit public français a, en effet baissé en 2013, pour la quatrième année consécutive. Le Gouvernement n’a pas pu respecter son objectif fixé à 3% du PIB en 2013 par la Loi de Finances initiale (LFI). Il avait revu à la hausse à  4,1% du PIB par la Loi de Finances rectificative (LFR). A priori, il devrait légèrement dépassé cet objectif. Le déficit de l’État s’est élevé à EUR 75 milliards, soit EUR 3 milliards de plus que la cible visée de EUR 72 milliards. La dérive représente 0,1% du PIB. Cette dégradation provient de rentrées fiscales moins bonnes qu’anticipées. Les dépenses, en revanche, ont progressé dans les limites prévues. Il est possible que l’Etat puisse corriger cette légère dérive en jouant sur les dépenses des régimes sociaux.
Avec une dette publique de 92 % du PIB, les agences de notations restent vigilantes. Si Moody's n'a pas abaissé la note de la France, notre pays reste sous surveillance étroite.
 Etats-Unis, transition au sein de la FED
 Les 28 et 29 janvier prochains, c’est la fin de la présidence de Ben Bernanke et l’arrivée quelques jours plus tard de Janet L. Yellen.
 Cette transition est l’occasion de tracer un bilan des huit années de mandat de Bernanke qui aura du gérer une crise sans précédent. A milieu de son second mandat, Ben Bernanke aura finalement réussi à faire officiellement entrer la Fed dans le club des banques centrales ayant opté pour un ciblage flexible de l’inflation.
Après mis en œuvre des instruments de politiques non conventionnelles, la FED entend aujourd’hui recourir au tapering, c’est-à-dire la réduction du rythme mensuel d’expansion du bilan de la Fed au titre de la troisième vague d’assouplissement quantitatif (QE3).
 Jusqu’en décembre 2013, ces rachats s’élevaient à USD 45 mds de Treasuries à longue échéance et à USD 40 mds de MBS. Depuis le 1er janvier 2014, ils ont été diminués de USD 10 milliards de dollars. En annonçant ce ralentissement le 18 décembre 2013, Ben Bernanke a également précisé que, compte tenu des actuelles projections économiques des membres de la Fed, il prévoyait que QE3 serait réduit de USD 10 mds lors de chaque réunion du FOMC. Malgré les derniers indicateurs économiques assez médiocres, la FED a décidé de maintenir sa politique de réduction des injections de liquidités.
 Chine, la croissance au plus bas depuis 13 ans
Certes, un taux de 7,7 % fait rêver mais en Chine, la croissance sent le sapin. L’endettement croissant du secteur bancaire et des entreprises constitue une menace pour l’ensemble de l’économie qui s’est habituée à vivre au-dessus de 8 %.Pour 2014, le Gouvernement chinois devrait retenir un taux assez modeste de 7 %.
A suivre, next week
Une semaine très riche en annonces économiques avec le début de communication des résultats de croissance pour 2013. Il y aura en France, la publication des résultats du chômage de décembre et le débat sur l’inversion de la courbe. Il y aura également la consommation des ménages qui sera rendue publique vendredi. Cette semaine devrait être de ce fait encore agitée pour les épargnants ...
Lundi 27 janvier, à Bruxelles se tiendra la réunion de l'Eurogroupe. A Berlin sera publié l’indice Ifo  du climat des affaires du mois de janvier. A Washington, il faudra suivre les ventes de logements neufs du mois de décembre.
En France, il faudra évidemment suivre les résultats du chômage de décembre et donc de l’ensemble de l’année 2013. Une très légère baisse est attendue après l’augmentation de novembre.
 Mardi 28 janvier, deuxième journée de réunion de l'Ecofin. A Londres, il sera annoncé les résultats du PIB du 4ème trimestre 2013.
A Washington, il faudra suivre la réunion du FOMC de la Réserve fédérale (1ère journée). Il faudra également regarder les commandes de biens durables de décembre, l’indice immobilier S&P/Case-Shiller de novembre et la confiance du consommateur de janvier.
En France seront publiés les résultats de la construction de logements de décembre et l’enquête de conjoncture auprès des ménages de janvier.
Mercredi 29 janvier à Berlin, il faudra analyser l’indice GfK du moral des ménages de février.
A Washington sera publié le communiqué clôturant la réunion du FOMC de la Réserve fédérale.
Jeudi 30 janvier, il conviendra de regarder les résultats du 4ème trimestre espagnol pour savoir si la reprise est bien confirmée. A Berlin il faudra avoir en ligne de mire les résultats des demandeurs d'emploi et du taux de chômage de janvier ainsi que le taux d’inflation de janvier (1ère estimation)
 A Bruxelles, il faudra avoir un œil sur les indices du climat des affaires et du sentiment  économique de la zone euro pour janvier.
Il faudra surtout étudier les résultats du PIB du 4ème trimestre américain et les inscriptions au chômage de la semaine au 25 janvier ainsi que les promesses de vente immobilières de décembre.
Vendredi 31 janvier, à Pékin sera publié l’indice PMI manufacturier HSBC définitif de janvier.
A Bruxelles, le taux d’inflation de la zone euro du mois de janvier sera rendu public ainsi que le taux de chômage zone euro de décembre.
Aux Etats-Unis, seront connus les revenus et dépenses des ménages de décembre et le PMI de Chicago de janvier ainsi que l’indice Reuters-Michigan de janvier.
Au japon, il faudra suivre le taux d’inflation qui est toujours sous la pression des prix de l'énergie. Le taux d’inflation devrait demeurer à 1,5% en décembre.
Toujours au Japon sera publié le rapport d'emploi de décembre et les dépenses. Il faudra également suivre les dépenses et revenus des ménages de décembre et la production industrielle. 
Il faudra suivre, en France, la consommation des ménages de décembre  et les indices des prix de production et d'importation dans l'industrie pour décembre. Une mauvaise nouvelle est possible du fait de l’hiver clément qui ne pousse pas à la consommation d’énergie.

samedi 4 janvier 2014

La semaine économique et financière vue par l’œil du Cercle

Le Coin des Epargnants

Le CAC 40 a progressé de 17,99 % en 2013 et a flirté avec les 4300 points. Elle a terminé la première semaine de l’année avec une petite baisse de 0,70 %. Dans un marché, assez calme, les investisseurs ont à la fois engrangé quelques bénéfices et ont été un peu inquiété par les incertitudes chinoises et les prévisions pessimistes sur l’industrie française.

Si les deux précédentes années avaient été marquées par le relèvement du plafond du Livret A, 2014 a débuté avec le relèvement du plafond du PEA à 150 000 euros. L’année verra l’arrivée de deux nouveaux contrats d’assurance-vie orientée « actions », l’euro-croissance et le contrat Génération.

Le temps des vœux présidentiels

François Hollande a à l’occasion de ses vœux du 31 décembre tracé quelques lignes pour son action dans les prochains mois. Il a notamment admis que « les impôts sont devenus lourds, trop lourds, à force de s’accumuler depuis de nombreuses années.

Il a promis la création d’un « pacte de responsabilité aux entreprises fondé sur un principe simple : moins de charges sur le travail, moins de contraintes sur leurs activités et, en contrepartie, plus d’embauches et plus de dialogue social ».

Il a souligné qu’il entend réduire la dépense publique. « Nous devons faire des économies partout où elles sont possibles. Et j'ai la certitude que nous pouvons faire mieux en dépensant moins. Cela vaut pour l’Etat, qui doit se concentrer sur ses missions essentielles, mais aussi pour les collectivités locales, qui doivent voir leurs compétences clarifiées ; et pour la sécurité sociale, qui est notre bien le plus précieux, qui doit en terminer avec les excès - nous les connaissons - et les abus ». Il a précisé que « nous devons dépenser moins pour réduire notre déficit mais aussi pour pouvoir, à terme, baisser les impôts. C’est là le sens de la réforme fiscale que nous avons engagée ».

Espagne, retour de l’enfer

 En Espagne, pour la première fois depuis 2006, le chômage a reculé en 2013 avec une diminution de 147 385 demandeurs d'emploi. Au mois de décembre, la baisse atteint 107 570  par rapport au mois précédent.

 Le nombre de demandeurs d’emploi reste néanmoins à un niveau. Environ 4,7 millions de personnes sont à la recherche d'un emploi. Au troisième trimestre 2013, le taux de chômage établi par l'Institut national de la statistique s'établissait à 25,98%.

L’Espagne a renoué avec la croissance au 3ème trimestre avec un petit gain de 0,1 %. Les résultats du commerce extérieur sont redevenus positifs. La compétitivité de l’économie espagnole s’est améliorée par les baisses des salaires et par les réformes concernant le marché du travail.

Chine, inquiétudes relatives

Avec le ralentissement de la croissance, quelques tensions financières renaissent en Chine. L’endettement du système bancaire et des collectivités locales ne supportent pas la baisse de l’activité.
Néanmoins, un atterrissage brutal n’est pas à l’ordre du jour. Le taux de croissance devrait se situer autour de 7 %.

La Chine doit digérer sa forte croissance des décennies précédentes et passé à un modèle de consommation en lieu et place d’un système économique axé sur les exportations industrielles.
La Chine doit faire face en Asie même à des concurrents coriaces tant au niveau du haut de gamme qu’au niveau des gammes moyennes. La Corée du Sud devrait enregistrer des bons résultats du fait de ses liens avec les Etats-Unis. La Malaisie, l'Indonésie ou l'Inde devraient connaître une expansion plus dynamique en 2014 avec un taux de croissance de plus de 6%.

Japon, le plus dur est à venir !

L’année 2014 risque d’être compliquée pour le Japon. En 2013, l’Abenomics a permis une augmentation de la demande et de la bourse. En 2014, les Japonais vont devoir supporter une forte hausse de la TVA qui va passer de 5 à 8%.

Le Premier Ministre a tenté d’éviter cette hausse mais elle est devenue incontournable afin de financer le système de retraite japonais et la politique de relance par les travaux publics. Les dépenses sociales progressent très rapidement du fait du vieillissement de la population. En 2013, le Japon a vu sa population diminuer de 244.000 habitants.
Le Japon va devoir se résigner à recourir à l’immigration.  Le sujet est sensible car le doublement de la population étrangère à 2,2 millions de personnes au cours de ces vingt dernières années a entraîné des crispations dans l’archipel. La population immigrée ne représente que  2% de la population totale. Par comparaison, les immigrés représentent environ 11% de la population en France 
Le Premier Ministre veut ouvrir  le marché japonais aux investisseurs étrangers mais il y a aussi des résistances sur ce sujet.

A suivre, next week

Lundi 6 janvier, il faudra regarder la publication des indicateurs avancés, le PMI Markit services du mois de décembre au Japon et le PMI Markit services toujours de décembre pour la Chine mais aussi celui de Washington. De même, seront publiés à Berlin, l’indice PMI Markit services et le taux d’inflation de décembre.
Aux Etats-Unis, il faudra regarder les commandes à l'industrie du mois de novembre.

Lundi, la Direction du Trésor français réalisera sa première adjudication. Du fait du retour en flamme des Etats d’Europe du Sud, une augmentation des taux sur les titres français pourrait intervenir en ce début d’année 2014.

Mardi 7 décembre sera publié le nombre de demandeurs d'emploi et le taux de chômage à Berlin. A Bruxelles, le taux d’inflation de la zone euro sera publié pour le mois de décembre.
A Washington sera communiquée la balance commerciale de novembre
En France, sera publiée l’enquête de conjoncture auprès des ménages du mois de décembre

Mercredi 8 janvier seront publiées  la balance commerciale de novembre et les commandes à l'industrie de novembre pour l’Allemagne. A Bruxelles, seront rendus publics les ventes au détail zone euro et le taux de chômage zone euro pour le mois de novembre.
A Washington sera communiqué les résultats du crédit à la consommation de novembre

Jeudi 9 janvier, seront communiqués les indices  du climat des affaires et du sentiment économique de la  zone euro du mois de décembre. A Berlin sera connue la production industrielle de mois de novembre. A Londres, il faudra suivre les résultats de la balance commerciale de novembre et la décision de politique monétaire.

En France, il faudra suivre les résultats du commerce extérieur pour le mois de novembre.

A Francfort, il faudra suivre le Conseil des gouverneurs de la BCE qui pourrait être amené à prendre des décisions sur les taux.

Aux Etats-Unis, seront communiqués les résultats des inscriptions au chômage pour la première semaine.

Vendredi, il faudra regarder la production industrielle de novembre pour la France. Elle est attendue en baisse. Il faudra également suivre la production industrielle du Royaume-Uni. De même, il faudra prendre en compte les résultats de l’emploi pour le mois de décembre aux Etats-Unis et les stocks et ventes des grossistes / novembre

mercredi 1 janvier 2014

La lettre N° 90 du Cercle des Epargnants - janvier 2014


La lettre N°90 du Cercle des Epargnants du mois de janvier est publiée.

Au sommaire :

  • 2014, des anniversaires et des naissances
  • Quel cap pour l'épargne ?
  • Bilan du déblocage de l'épargne salariale
  • La "silver épargne", l'avenir de l'Homme
  • Cher immobilier
  • Quel plafond fiscal
  • Contrat génération, ne jamais suivre l'exemple des vieux


lire la lettre N°90 

PAge 1 N°90

samedi 7 décembre 2013

La semaine économique et financière de la semaine vue par l'oeil du Cercle

Le Coin des Epargnants

Changement de climat, l’hiver est arrivé d’un coup. La bourse de Paris a reculé de 4,71 %. Depuis le début de l’année, la hausse est encore de 12,6 % et sur un an, elle atteint 14,19 %.

Les bourses s’inquiètent des bons résultats économiques américains avec notamment la création de plus de 200 000 emplois au mois de novembre. Les investisseurs sont nerveux du fait d’une possible réduction des injections de liquidités par la FED. Une remontée des taux inquiète l’ensemble de la sphère financière. Cette prise de conscience avec des prises de bénéfices avant la fin d’année a entraîné le repli de cette semaine. La barre des 4300 points d’éloigne un peu plus, le CAC terminant la semaine à 4 129 points.

Les investisseurs se montreront assez nerveux jusqu’à la réunion de la FED des 18 et 19 décembre prochains. Il apparaît clairement que nous entrons dans une période d’instabilité plus forte avec une amplitude plus importante des variations à la hausse et à la baisse en fonction des indices et des rumeurs de changement de cap monétaire.  

France, une panne de croissance plus longue que prévue

Les inquiétudes commencent à poindre sur la capacité, dans les prochains mois, de rebondir. Le moral des chefs d’entreprise est à nouveau orienté à la baisse et les premiers résultats du troisième trimestre, en particulier, en matière de consommation ne sont pas très bons. De ce fait, l’espoir d’avoir un taux de croissance trimestrielle de l’ordre de 0,4 % s’estompe avec comme conséquence que l’objectif de croissance annuelle de 0,9 % sera plus difficilement à atteindre en 2014. Certes, les prix de l’énergie continuent à refluer améliorant d’autant le pouvoir d’achat des ménages et les la fin d’année, surtout en période de crise, est un moment de consommation et d’oubli du quotidien. Il n’en demeure pas moins que le nombre important de faillites pèse sur les capacités de rebond de l’économie française. L’incapacité de regagner des parts de marché à l’exportation constitue un frein à la reprise. Par ailleurs, le serrage budgétaire sera d’autant plus fort en 2014 que la croissance extérieure sera faible. François Hollande a fait le pari d’une reprise mondiale pour passer le cap de 2014 et réduire le déficit de 0,5 point ce qui constitue un défi majeur en France.

La BCE sauvera-t-elle l’Europe en 2014

La BCE a entre ses mains l’avenir de la zone euro. Du fait de l’absence de leadership politique, des divisions entre les grands Etats et l’absence de vision à moyen terme, il revient à la banque centrale de tracer la route et d’éviter les écueils. L’année 2014 sera marquée, en outre, par les élections européennes. De ce fait, la Commission dont le pouvoir s’étiole depuis une dizaine d’années sera aux abonnés absents.

En 2014, la BCE devra éviter la déflation, régler avec les Etats membres la soudure de la dette grecque, éviter une augmentation des taux par ricochet d’une éventuelle réduction des injections américaines de liquidité et le cas échéant faire face à une crise sociale dont l’un des pays. Elle devra permettre aux banques de se mettre en conformité avec la réglementation prudentielle. Le taux d’inflation semble se maintenir naturellement au-dessous de la cible des 2 %. Les hausses de TVA intervenues en Europe n’ont pas eu de réelles incidences. Le crédit aux entreprises reste orienté à la baisse.
Pour améliorer l’efficacité de la politique, la BCE dispose de plusieurs armes.

La BCE pourrait lancer un nouveau programme de liquidités qui pourrait être conditionné à une distribution de crédits au PME. La BCE pourrait aussi baisser le montant es réserves obligatoires que les banques doivent constituer. Le taux pourrait passer de 1 à 0,5 % ce qui permettrait de libérer 50 milliards d’euros. Elle pourrait abaisser une nouvelle fois les taux directeurs mais à 0,25 % il ne reste plus guère de marge. Elle pourrait également acheter des titres souverains via l’OMT mais cela signifierait que les Allemands soient d’accord et cela ne serait envisageable que si la crise était profonde. La BCE pourrait également acheter des titres privés pour venir en aide aux banques. Enfin, la BCE pourrait faire preuve de transparence pour mieux guider les anticipations du marché. La publication des Minutes des réunions ou de comptes rendus plus complets est assez probable.

L’Ukraine, une crise également économique

L’Ukraine est à la recherche d’un second souffle. Après quelques années de belle croissance, le pays accumule des revers avec l’apparition d’un déficit de la balance des paiements courants et une stagnation alarmante. Le PIB devrait diminuer de 0,3 % 2013. Pour 2014, certains experts entrevoient une contraction de 3 % du PIB. Elle serait plus probablement comprise entre -0,8 et + 1,5 % en fonction de l’évolution de la situation politique.

Le pouvoir est d’autant plus tenté d’aller voir du côté russe que c’est son penchant naturel mais également du fait que les caisses sont vides. Il y a plus d’argent à récupérer chez Poutine que chez des Européens affaiblis et divisés. Néanmoins, cette tendance a pour limite que l’Ukraine n’a pas oublié le traitement que la Russie lui a infligé  avant et après la chute du rideau de fer, avant, c’était l’exploitation en coupe réglée et après c’était le maintien d’une tutelle par le gaz ou le pétrole. Les oligarques ukrainiens ne sont pas tous pro-russes car par définition ils ont autant d’intérêts à l’ouest qu’à l’est. Ils ne souhaitent en aucun cas l’alignement de leur pays sur la Russie qui pourrait mettre en danger leur indépendance financière. 

Derrière cette crise, il y a un des rapports de force à plusieurs étages, à l’intérieur de l’Ukraine et également entre la Russie et l’Union européenne. Il y aussi pour le pouvoir ukrainien l’idée de marchander son positionnement dans une période économique un peu délicate.

Brésil, les jeux et du pain

Le PIB brésilien s'est contracté de 0,48% en volume au troisième trimestre. Ce mauvais résultat s’explique par une moindre progression de l’investissement qui, bien qu'en progression de 7,5% a/a, recule de 2,2% par rapport au deuxième trimestre. Les échanges extérieurs jouent contre la croissance : les exportations reculent de 1,4% t/t (+3,5% a/a), et de seulement 0,1% (+14,2% a/a) pour les importations. Pour 2014, la prévision de croissance est ramenée à 1,8 % avec un déficit de la balance des paiements courants qui devrait se situer entre 3,5 et 4% du PIB.

Face à cette dégradation, il est fort à parier que le Gouvernement essaiera de gagner du temps afin de passer le cap du Mondial de football voire celui des Jeux Olympiques. Le Brésil durant trois ans sera au cœur de l’actualité et doit prouver au monde que la situation économique et sociale est sous contrôle. Il y a un risque de dérapage budgétaire et un risque de progression des prix qui sera entretenu tant par les décisions du Gouvernement que par l’impact des jeux. Les prochaines années seront tendues pour le Brésil comme pour une grande partie du continent sud-américain.

Etats-Unis, le retour du patron ?

La croissance au 3ème trimestre a été revue à la hausse avec un taux de 3,6 %. Si la consommation des ménages reste assez atone, il n’en demeure pas moins que l’écart avec la zone euro est flagrant. Le taux de croissance a été de 0,9 % au 3ème trimestre contre 0,1 % en zone euro. Sur l’année, la croissance américaine devrait être de 1,7 % contre -0,4 % pour la zone euro. Les profits des entreprises américaines ont progressé de 6 % par rapport à 2012. En revanche, les inégalités de revenus constituent le point faible car elles continuent à progresser.

203 000 emplois ont été créés en novembre quand 180 000 étaient attendus. Il y a sur ce front une petite embellie.

Néanmoins, plusieurs indicateurs montrent que l’économie pourrait accélérer. Ainsi, l’enquête menée par l’ISM auprès des directeurs d’achats dans le secteur manufacturier américain démontre une amélioration réelle de la confiance des industriels. L’indice composite a enregistré six mois consécutifs de progression, passant de 49,0 en mai à 57,3 en novembre.
Le retour de la croissance intervient au moment où par définition, la politique budgétaire est restrictive. Sur les exercices budgétaires 2014 et 2015, l’effet est restrictif, puisque le CBO projette (à législation inchangée) une réduction de 2,1 points de PIB du déficit structurel.

L’accélération de la croissance américaine repose sur les exportations et l’investissement des entreprises.
Même si les exportations jouent encore un rôle marginal dans la construction de la croissance, il faut noter que la compétitivité externe est en forte amélioration. Le secteur manufacturier a enregistré une hausse de 14% de la productivité du travail en cinq ans conduisant à une réduction des coûts unitaires de production de 5%, alors que depuis le début de 2009, le taux de change effectif du dollar a reculé de 13%. 

Ces facteurs placent les Etats-Unis en position de profiter d’une reprise mondiale, mais encore faut-il que celle-ci s’amorce. Un optimisme modéré est possible, avec le retour à la croissance en Europe et un rebond en Asie du Nord. Et d’ailleurs, les données pour le mois d’octobre confirment, avec une forte accélération des volumes exportés (+8,4% en glissement annuel, après une moyenne de 2,5% sur les trois mois précédents).

Les projets d’investissement à six mois du secteur manufacturier sont en hausse, avec un indice composite (que nous construisons sur la base des données d’enquêtes) à 54,3 sur les trois derniers mois. Un tel niveau est compatible avec une forte accélération des dépenses réelles en équipements et logiciels aux alentours de 10% en glissement annuel (contre une moyenne de 2,5% sur les neuf premiers mois de l’année).

A suivre, next week…

Lundi 9 décembre,

A Paris, il faudra regarder l’enquête de conjoncture de la Banque de France pour novembre.
Seront également publiés les résultats de l’activité et conditions d'emploi de la main-d'œuvre du 3ème trimestre.

L’OCDE présentera ses indicateurs avancés de pour décembre
Il faudra suivre en Chine le taux d’inflation du mois de novembre.

A Berlin sera publié les résultats de la balance commerciale du mois d’octobre ainsi que la production industrielle de ce même mois.

Il ne sera pas inutile de regarder si la Grèce commence à sortir de la récession avec la publication du PIB du troisième trimestre.

Mardi 10 décembre ; à Pékin, seront publiés la production industrielle, les ventes au détail et l’investissement en zones urbaines pour le mois de novembre.

A Londres, seront communiqués les résultats de la production industrielle du mois d’’octobre et de  la balance commerciale

En France, il faudra regarder l’indice de la production industrielle du mois d’octobre pour se faire une idée sur la tendance du dernier trimestre.

A Bruxelles se tiendra une réunion des ministres de l’Economie et des Finances l'Ecofin.

Aux Etats-Unis seront connus les résultats des stocks et ventes des grossistes pour le mois d’octobre ainsi que le niveau du solde budgétaire à fin novembre.

Mercredi 11 décembre sera publié le taux d’inflation (définitif) pour  novembre

Jeudi 12 décembre, il faudra suivre les résultats de la production industrielle de la zone euro pour octobre

En France, sera communiqué le taux d’inflation de novembre. En octobre, le taux s’était abaissé à 0,6 %. Une légère remontée est envisagée autour de 0,7 %.

Aux Etats-Unis, il sera utile de regarder les résultats des inscriptions au chômage de la semaine au 7 décembre. Plusieurs indices seront publiés dont  les prix import/export pour novembre, les ventes au détail pour novembre et les stocks des entreprises pour octobre.

Vendredi 13 octobre, pensez à jouer au Loto ou en bourse et sinon les prix à la production américains de novembre seront publiés. 

En France, le résultat des créations d’entreprises de novembre  sera communiqué.

vendredi 1 novembre 2013

La semaine économique et financière vue par l'Oeil du Cercle


Le coin des épargnants

Après la reculade du Gouvernement sur les prélèvements sociaux applicables à certains produits d’épargne et l’annonce du futur contrat d’assurance-vie « euro-croissance », la semaine a été plus calme que la précédente.
Le CAC 40 a terminé à 4273 points. Sur la semaine, la progression est de 0,57 %. Depuis le 1er janvier, la hausse est de 18 % et de 25 % sur un an. En revanche, la barre des 4300 points n’a pas réussi à être franchie. 

Zone euro, dures réalités

Si le Royaume-Uni commence à connaître une réelle sortie de récession en ayant opté pour une politique de l’offre, la zone euro est certes sortie de la récession mais la reprise sera longue à se dessiner. Les indicateurs restent encore très négatifs.
En zone euro, les indicateurs ont confirmé la force du ralentissement économique de ces derniers mois avec un record en matière de chômage en septembre et une inflation au plus bas depuis novembre 2009.

Le taux de chômage de la zone euro corrigé des variations saisonnières s’est établi à 12,2%au mois de septembre 2013, stable par rapport à août. Dans l’Union européenne, le taux de chômage a été de 11,0%, stable également par rapport au taux relevé en août. Dans les deux zones, les taux ont augmenté par rapport à septembre 2012, où ils se situaient respectivement à 11,6% et 10,6%.
Le taux d'inflation annuel de la zone euro a été de 0,7% en octobre 2013, en baisse par rapport au mois de septembre où il était de 1,1%.

Le déficit public de la zone euro pourrait être légèrement inférieur à 3 % cette année et atteindre 2,5 % en 2014. La France continue toujours à être largement au-dessus de la moyenne avec un déficit public de 4,1 % du PIB cette année et de 3,6 % en 2014. L’Allemagne est et demeurera à l’équilibre quand l’Italie devrait passer d’un déficit de 3 à 2,5 % du PIB. Avec la France, parmi les mauvais élèves figurent l’Espagne, le Portugal, l’Irlande, Chypre… La Grèce devrait avoir un déficit inférieur au notre en 2014 avec 3,3  

Le retour de la question du taux de change de l’euro

L’euro s’est échangé contre 1,38 dollar au milieu de la semaine soit le taux le plus haut depuis deux ans. Il s’est replié vendredi 1er novembre à 1,35 dollar. Depuis le point bas d’août 2012, la parité a enregistré un gain de 10 %. Cette appréciation concerne toute les monnaies : depuis août 2012, 40 % face au yen, plus de 22 % face au dollar australien, près de 17 % contre le dollar canadien et plus de 7 % vis-à-vis de la livre sterling. Le taux de change effectif nominal a ainsi grimpé d’environ 8 %.
Cette appréciation ne repose pas sur l’amélioration des perspectives de croissance qi demeurent moins bonnes dans la zone euro qu’aux Etats-Unis. Le processus de désendettement et la fragmentation du marché du crédit constituent toujours des freins pour l’activité. L’appréciation s’explique par la réduction des tensions financières suite au lancement de l’OMT.
La situation de blocage politique aux Etats-Unis, concernant la dotation budgétaire provisoire (continuing resolution) et le plafond de la dette, a pesé sur le dollar. Enfin et surtout, l’orientation des politiques monétaires joue un rôle. Les banques centrales des autres grands pays développés ont adopté des politiques plus accommodantes que la BCE. Ainsi, aux Etats-Unis, la Fed ne devrait pas freiner ses achats de titres (QE3) avant la fin du premier trimestre 2014. Le bilan de la Banque du Japon a, quant à lui, sensiblement augmenté depuis la mise en place de l’Abenomics. En revanche, celui de la BCE n’a cessé de se contracter depuis la mi-2012. Or, une hausse prolongée du taux de change pourrait faire dérailler une reprise économique déjà fragile. Les conditions monétaires et financières sont devenues moins accommodantes avec l’ascension de l’euro et le regain de tensions sur les marchés financiers, qui a fait suite à l’annonce de la Fed au printemps d’un possible ralentissement de QE3 avant la fin de l’année. 
La baisse de vendredi témoigne de la prise de conscience de la fragilité de la reprise européenne et de la faible volonté des autorités monétaires de modifier leur politique.

La FED joue la montre

Sans surprise, compte tenu du contexte économique, la FED a différé son annonce de réduction des injections de liquidités. Il est fort probable qu’elle n’intervienne que dans le courant de l’année 2014. La faible régression du chômage et les indicateurs mitigés expliquent sans nul doute cette décision.

 A suivre

Mardi 5 Novembre, il faudra regarder au Royaume-Uni, l’indice PMI services du mois d’octobre qui devrait reculer en octobre.

Jeudi, aux Etats-Unis, les résultats du PIB du troisième trimestre seront connus. Après +2,5% au deuxième trimestre, la croissance du PIB ne devrait pas avoir beaucoup accéléré au 3ème. Néanmoins, les dépenses de consommation pourraient avoir été plus fortes mais compensées par les réductions des dépenses publiques auront une fois de plus pesé sur la croissance.
Toujours, jeudi, la BCE se réunira avec certainement le statu-quo malgré des pressions insistantes pour limiter l’appréciation de la monnaie.
 En Allemagne, la production industrielle du mois de septembre sera connue avec
Après la progression d’août (+1,4% m/m), la production industrielle devrait rester stable

Vendredi, aux Etats-Unis, le rapport emploi du mois d’octobre sera publié. Du fait du shutdown, une dégradation est attendue.   

En France, la production industrielle du mois de septembre sera connue avec un espoir de progression.

jeudi 10 octobre 2013

La Commission des finances modifie le projet de loi de finances pour 2014

La commission des Finances de l'Assemblée a poursuivi l'examen de la première partie du projet de loi de finances pour 2014. 

Elle a modifié le régime de l'imposition à 75 % en empêchant les entreprises qui devront la payer de la déduire de l'assiette de l'impôt sur les bénéfices.  Cette taxe, devrait ainsi rapporter 310 millions d'euros par an pendant deux ans au lieu de 210 millions. 

La commission des Finances a  maintenu le taux réduit de TVA à 5,5%, annulant la baisse prévue à 5%, pour financer d'autres mesures de pouvoir d'achat. Le taux de TVA sur les travaux d'amélioration de la performance énergétique des logements a été abaissé  à 5,5%.

La Commission a retenu l'amendement du Gouvernement relevant à 10,7% la surtaxe d'impôt sur les sociétés pour les entreprises réalisant un chiffre d'affaires supérieur à 250 millions d'euros. Cette mesure, qui doit rapporter 2,5 milliards d'euros l'an prochain, remplace la création d'une taxe de 1% sur l'excédent brut d'exploitation.

La commission a adopté un amendement modifiant le régime de plafonnement de l'ISF  en réintroduisant dans le calcul de son plafonnement les revenus de certains contrats et placements, en particulier d'assurance-vie.

Un amendement supprime un dispositif de report d'imposition sous condition de réinvestissement des plus-values mobilières réalisées au titre de la cession de droits détenus depuis plus de huit ans, pour éviter des montages visant à effacer toute imposition.


Elle a modifié quelques autres dispositifs, notamment pour assurer que les plus-values de cession ou rachat de parts de FCPR ou FCPI puissent bénéficier de l'abattement pour durée de détention de droit commun.

La Commission a rétabli l'avantage fiscal pour les parents d'enfants scolarisés et augmenté des plafonds de revenus et des abattements afin de réduire l'imposition de certains contribuables.