CERCLE DE L'EPARGNE, DE LA RETRAITE ET DE LA PREVOYANCE

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vendredi 13 décembre 2013

PIB par habitant, la France, juste dans la moyenne


En terme de PIB par habitant ou au niveau de la consommation individuelle effective, la France est en 10ème position au sein de l'Union européenne. En ce qui concerne le PIB par habitant, elle se situe juste à la moyenne de la zone euro, loin derrière le groupe des pays d'Europe du Nord. Elle est dans la même division que l'Italie, le Royaume-Uni ou l'Espagne. Caracole en tête le Luxembourg dont le PIB par habitant est artificiellement gonflé par les activités financières. La France est un pays de consommation au regard de son indice qui est six points au-dessus de la moyenne de la zone euro.

Selon Eurostat, en 2012, le Produit Intérieur Brut (PIB) par habitant au Luxembourg , exprimé en standards de pouvoir d’achat,   a été plus de deux fois et demie supérieur à la moyenne de l’Union européenne. L’Autriche, l’Irlande, laes Pays-Bas, la Suède, le Danemark, l’Allemagne et la Belgique se situaient environ 20% à 30% au-dessus de la moyenne, tandis qu’en Finlande le PIB était de 15% supérieur à la moyenne. La France, le Royaume-Uni et l’Italie se situaient entre la moyenne et 10% au-dessus de celle-ci. L’Espagne et Chypre se positionnaient entre la moyenne de l'Union  et 10% en-dessous, tandis que Malte, la Slovénie, et la République tchèque avaient un PIB entre 10% et 20% inférieur à la moyenne. La Slovaquie, le Portugal, la Grèce, la Lituanie et l'Estonie se situaient entre 20% et 30% en-dessous de la moyenne de l'Union. alors que la Pologne, la Hongrie, la Lettonie et la Croatie se situaient entre 30% et 40% en-dessous. La Roumanie et la Bulgarie avaient un PIB environ 50% en-dessous de la moyenne.

La consommation individuelle effective par habitant a varié en 2012 dans les États membres de 49% à 138% de la moyenne de l’Union. La consommation individuelle effective (CIE) par habitant est un indicateur alternatif visant à mieux décrire l'état de bien-être matériel des ménages. En général, les niveaux de la CIE par habitant sont plus homogènes que ceux du PIB par habitant, bien que des différences substantielles existent entre les États membres. En 2012, la CIE par habitant exprimé en SPA se situait entre près de 40% au-dessus de la moyenne de l'Union au Luxembourg et environ 50% en-dessous en Bulgarie et en Roumanie.

lire la note 

mardi 10 décembre 2013

Transferts des travailleurs migrants : 38,8 milliards d'euros en 2012


Selon Eurostat,  les montants transférés par les migrants implantés au sein de l'Union européenne  dans leur pays d'origine, habituellement appelés "envois de fonds des travailleurs expatriés" ont atteint  38,8 milliards d'euros en 2012. Ces chiffres comprennent les flux intra-Union européenne  et les flux extra-Union européenne.

Près des trois quarts du total des envois de fonds des travailleurs expatriés de l’UE ont été transférés en dehors de l’UE, les flux extra-UE s’élevant à 28,4 mrds d’euros et les flux intra-UE à 10,3 mrds.

Sur les quatre dernières années, les envois de fonds des travailleurs expatriés sont demeurés stables autour de 28 mrds pour les flux extra-UE et de 10 mrds pour les flux intra-UE.

Ce sont les pays  comprenant de fortes communautés de travailleurs migrants qui par définition enregistrent les transferts les plus élevés. Les envois de fonds des travailleurs expatriés ont été les plus importants en 2012 en France (8,8 mrds d'euros, dont 69% étaient des envois de fonds hors UE), en Italie (6,8 mrds, 84% hors UE), en Espagne (6,6 mrds), au Royaume-Uni (6,3 mrds, 78% hors UE) et en Allemagne (3,1 mrds, 63% hors UE). Ces cinq États membres comptaient pour plus de 80% des envois totaux de fonds des travailleurs expatriés de l’Union.

Lire la note d'Eurostat

vendredi 22 novembre 2013

La protection sociale en France, plus du tiers du PIB


Eurostat vient de publier les statistiques 2011 de la protection sociale concernant les pays membres de l'Union européenne. Le Danemark, la France et les Pays-Bas comptent toujours parmi les 3 pays européens consacrant la part la plus importante de leur PIB à la protection sociale. Il est à noter qu'après la crise de 2009 qui avait entraîné une progression des dépenses sociales, un reflux est constaté en 2011. Le poids de la protection sociale est passé de 29,7% du PIB en 2009 à 29,4% en 2010 et 29,1% en 2011. Les augmentations de 2009 étaient liées également à une réduction du PIB. La France fait exception avec des dépenses sociales qui continuent de progresser sur la période 2008 à 2011 en passant de 31,3 % à 33,6 %. Le maximum a été atteint en 2010 avec 33,8 %. Il y a eu un léger repli en 2011.

En 2011, les deux principales sources de financement de la protection sociale au niveau de l'UE28 étaient les contributions publiques provenant des impôts, comptant pour 40% des recettes totales, et les cotisations sociales pour 56%.

En 2011, les dépenses de protection sociale par habitant, en parité de pouvoir d'achat étaient près de sept fois supérieures au Luxembourg qu'en Roumanie. Après le Luxembourg, les dépenses les plus élevées par habitant étaient enregistrées aux Pays-Bas et au Danemark (chacun à environ 40% au-dessus de la moyenne de l'UE28), suivis de l'Autriche (à environ 30% au-dessus de la moyenne) ainsi que de la France, de l’Allemagne et de la Suède (à environ 25% au-dessus de la moyenne). Les plus faibles dépenses par habitant se situaient en Roumanie et en Bulgarie, où elles étaient inférieures à 30% de la moyenne de l'UE28.

Au sein de l'Union, il y a de fortes différences entre États membres. En 2011, la part des dépenses de protection sociale par rapport au PIB était d’au moins 30% au Danemark (34,3%), en France (33,6%), aux Pays-Bas (32,3%), en Belgique (30,4%), en Grèce (30,2%) ainsi qu'en Finlande (30,0%). Les pays à faible poids sont la Lettonie (15,1%), l' Estonie (16,1%), la Roumanie (16,3%), la Lituanie (17,0%), la Bulgarie (17,7%), la Slovaquie (18,2%), Malte (18,9%) et la Pologne (19,2%). Lire la note d'Eurostat

vendredi 15 novembre 2013

Zone euro, une toute petite croissance au 3ème trimestre


Si la France a enregistré une contraction de son PIB, la zone euro a connu au 3ème trimestre une toute petite croissance de 0,1 %. Pour l'ensemble de l'Union européenne, la croissance a été de 0,2 %. Au deuxième trimestre, la hausse pour les deux ensembles avait été de 0,3 %. La croissance sur un an est de 0,4 % en zone euro et de 0,1 % au sein de l'UE. Pour les Etats-Unis, la croissance a été de 0,7 % eau 3ème trimestre après 0,6 % au deuxième et sur un an elle est de 1,6 %.

Parmi les bonnes nouvelles au sein de la zone euro, il faut noter que le PIB ne s'est contracté que de 0,1 % en Italie contre -0,3 % au deuxième trimestre et -0,6 % au premier trimestre. L'Espagne est sortie de la récession avec une croissance de 0,1 % contre -0,1 % au deuxième trimestre.

La République Tchèque qui avait connu une croissance de 0,6 % au 2ème trimestre a replongé au 3ème avec un recul du PIB de 0,5 %. Chypre enregistre également un net recul avec -0,8 %.

L'Allemagne en revanche maintient le cap avec une croissance de 0,3 % après + 0,7 %.

lundi 4 novembre 2013

Le taux de chômage à 12,2 % en zone euro


Selon Eurostat, dans la zone euro, le taux de chômage corrigé des variations saisonnières a atteint 12,2% au mois de septembre. Ce aux record est néanmoins stable par rapport à celui du mois d'août. Pour l'Union européenne, le taux de chômage a été de 11,0%, stable également par rapport au taux relevé en août.

En un an, le taux de chômage a augmenté de 0,6 point au sein de la zone euro et de 0,5 point pour l'Union européenne.

En septembre 2013, 26,872 millions d’hommes et de femmes étaient au chômage dans l’UE, dont 19,447 millions dans la zone euro. Par rapport à août 2013, le nombre de chômeurs a crû de 61 000 dans l’UE et de 60 000 dans la zone euro. Comparé à septembre 2012, le chômage s’est accru de 978 000 personnes dans l’UE et de 996 000 dans la zone euro.

Parmi les États membres, les taux de chômage les plus faibles ont été enregistrés en Autriche (4,9%), en Allemagne (5,2%) et au Luxembourg (5,9%), et les plus élevés en Grèce (27,6% en juillet 2013) et en Espagne (26,6%).

Sur un an, le taux de chômage a augmenté dans seize États membres, a baissé dans onze et est resté stable en République tchèque. Les plus fortes hausses ont été enregistrées à Chypre (de 12,7% à 17,1%) et en Grèce (de 25,0% à 27,6% entre juillet 2012 et juillet 2013). Les baisses les plus marquées ont été observées en Lettonie (de 15,6% à 11,3% entre les deuxièmes trimestres 2012 et 2013) et en Estonie (de 10,0% à 8,3% entre août 2012 et août 2013). En septembre 2013, le taux de chômage a été de 7,2% aux États-Unis.

lundi 21 octobre 2013

Déficit public en baisse et dette publique en hausse


Selon Eurostat, le déficit public s'est réduit en termes absolus en 2012 par rapport à 2011, tant dans la zone euro que dans l’Union Européenne. En revanche, la la dette publique a augmenté dans les deux zones. Le ratio du déficit public par rapport au PIB a baissé dans la zone euro, passant de 4,2% en 2011 à 3,7% en 2012, ainsi que dans l’UE28, passant de 4,4% à 3,9%. Le ratio de la dette publique par rapport au PIB a augmenté dans la zone euro, de 87,3% à la fin de 2011 à 90,6% à la fin de 2012, ainsi que dans l’UE28, de 82,3% à 85,1%.

Lire la note d'Eurostat

jeudi 17 octobre 2013

La France toujours à la traîne en matière de balance commerciale


L'Europe et la zone euro améliorent leur situation commercial avec une excédent en croissance. Même si la France réduit à la marge son déficit, elle est de loin la dernière de la classe européenne.

Selon Eurostat, d’après les premières estimations pour le mois d’août 2013, la zone euro a enregistré un excédent du commerce international de biens de 7,1 mrds d'euros avec le reste du monde, comparé à +4,6 mrds en août 2012. Le solde enregistré au mois de juillet 20132 s'établissait à +18,0 mrds, contre +13,8 mrds en juillet 2012. En août 2013 par rapport à juillet 2013, les exportations corrigées des variations saisonnières ont augmenté de 1,0% et les importations de 0,2%.

Pour l'Union européenne, les résultats du mois de juillet 2013 indiquent un déficit de 2,8 mrds d’euros, contre -14,9 mrds en août 2012. En juillet 20132, le solde était de +10,3 mrds, contre +1,2 mrd en juillet 2012. En août 2013 par rapport à juillet 2013, les exportations corrigées des variations saisonnières ont augmenté de 0,3% tandis que les importations ont diminué de 1,1%.

Les importations de l'UE28 en provenance de la plupart de ses principaux partenaires ont diminué en janvier-juillet 2013 par rapport à janvier-juillet 2012, à l'exception de celles en provenance de Turquie (+4%) et d’Inde (+1%). Les baisses les plus importantes ont concerné les importations en provenance du Japon (-17%), du Brésil (-14%), de Norvège (-11%) et de Corée du Sud (-9%). En ce qui concerne les exportations de l'UE28, les tendances sont plus disparates. Les plus fortes hausses ont été enregistrées pour les exportations vers la Suisse (+33%) et la Turquie (+7%), tandis que les baisses les plus marquées ont été observées pour celles à destination des États-Unis, du Japon et de l’Inde (-3% chacun).

L'excédent commercial de l’UE28 s’est fortement accru avec la Suisse (+50,1 mrds d'euros en janvier-juillet 2013, contre +23,5 mrds en janvier-juillet 2012) et a augmenté de façon plus modérée avec les États-Unis (+52,5 mrds contre +49,4 mrds), la Turquie (+17,4 mrds contre +15,4 mrds) et le Brésil (+4,5 mrds contre +0,4 mrd). Le déficit commercial de l’UE28 s'est réduit avec la Chine (-72,9 mrds contre -81,4 mrds), la Russie (-51,0 mrds contre -53,2 mrds), la Norvège (-24,2 mrds contre -32,0 mrds) et le Japon (-1,3 mrd contre -6,9 mrds).

S'agissant du commerce total des États membres, l’Allemagne (+114,4 mrds d’euros en janvier-juillet 2013) a affiché le plus fort excédent, suivie des Pays-Bas (+32,7 mrds), de l'Irlande (+22,3 mrds), de l’Italie (+18,3 mrds) et de la Belgique (+10,9 mrds). La France (-44,2 mrds) a accusé le plus fort déficit, suivie du Royaume-Uni (-38,0 mrds) et de la Grèce (-11,1 mrds).

L'amélioration de la situation commerciale est imputable à une réduction des importations en particulier dans les pays d'Europe du Sud et aussi à une reprise des exportations de la part de ces pays dont la compétitivité s'est améliorée. Par ailleurs, la demande intérieure étant faible, les capacités d'exportations en ont été accrues. Cette amélioration de la situation commerciale de la zone euro favorise l'appréciation de la monnaie par rapport au dollar au moment même où les Etats-Unis doivent gérer un shut down sans précédent.

Lire la note d'Eurostat

jeudi 10 octobre 2013

Immobilier, en baisse au sein de la zone euro

Selon Eurostat, au deuxième trimestre de cette année, les prix des logements ont baissé de 2,2 % au  sein de la zone euro et de 1,3 % au sein de l'Union européenne par rapport au même trimestre de 2012.


Par rapport au premier trimestre, les prix sont néanmoins orientés à la hausse, de 0,3 % au sein de la zone euro et de 0,4 % au sein de l'Union européenne.


Les plus fortes augmentations ont eu lieu en Lettonie, en Estonie ainsi qu'au Luxembourg. Les plus fortes baisses ont été enregistrées en Croatie, en Espagne et  aux Pays-Bas.


En France, les prix ont baissé de 1,1 %.


Lire le communiqué d'Eurostat