CERCLE DE L'EPARGNE, DE LA RETRAITE ET DE LA PREVOYANCE

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jeudi 15 mai 2014

L'Europe peine au premier trimestre

La croissance européenne aura déçu au premier trimestre 2014 et a été inférieure aux attentes. Elle n'a été que de 0,2% dans la zone euro et de 0,3% dans l’Union européenne.  Au cours du quatrième trimestre 2013, le PIB avait crû de 0,2% dans la zone euro et de 0,4% dans l’Union européenne. En comparaison avec le même trimestre de l'année précédente, le PIB corrigé des variations saisonnières a enregistré une hausse de 0,9% dans la zone euro et de 1,4% dans l’UE au premier trimestre 2014, contre respectivement +0,5% et +1,0% le trimestre précédent.

Au cours du premier trimestre 2014, le PIB des États-Unis est resté stable par rapport au trimestre précédent (après +0,7% au quatrième trimestre 2013). Par rapport au même trimestre de l'année précédente, le PIB a progressé de 2,3% (après +2,6% au quatrième trimestre 2013).

L'Allemagne est restée très dynamique avec une croissance de 0,8 % quand la France est restée étale avec une croissance nulle. L'Italie a également souffert avec un recul de son PIB de 0,1 point. En revanche, l'Espagne confirme sa reprise avec une croissance de 0,4 %.  Il faut noter le recul de 1,4 point du PIB aux Pays-Bas. Hors zone euro, le Royaume-Uni ne connait plus la crise avec un taux de croissance de 0,8 %. 


La France toujours malade de sa croissance

Après avoir fini avec une petite croissance au quatrième trimestre 2013 (+0,2 %), la France a fait du surplace au premier trimestre avec une croissance nulle. L’INSEE attendait une légère croissance de 0,1 % mais les derniers résultats de la consommation, de la production industrielle ou du chômage ne présageaient rien de  bon premier.

Le bilan du premier trimestre est assez sombre. Les grandes composantes de la croissance ont été aux abonnés absents. Que ce soit l’investissement ou la demande extérieure, la France reste en-deçà de ses partenaires. Le décalage est saisissant avec l’Allemagne pays dans lequel la croissance atteint 0,8 % au premier trimestre contre 0,4 % au dernier trimestre. En rythme annuel, le taux de croissance de l’Allemagne est de 2,5 %.


La croissance ne profite pas non plus de la reprise de l’Europe du Sud. Il apparaît même que les entreprises de l’Europe du Sud  gagnent des parts de marché au détriment de la France. Depuis plus de deux ans, la croissance se dérobe avec des résultats en dents de scie.

Consommation en berne

Les dépenses de consommation des ménages ont reculé de 0,5 point contre une petite hausse de 0,2 % au 4ème trimestre 2013. Ce recul est en phase avec la diminution du pouvoir d’achat des ménages au dernier trimestre 2013, pouvoir d’achat qui stagne ou recule depuis deux ans.

L’inquiétante poursuite de la baisse de l’investissement

L’investissement a diminué fortement avec un repli de 0,9% contre une baisse de 0,1 % au dernier trimestre 2013. Or, il ne peut y avoir de reprise durable sans une augmentation de l’investissement. L’amplification de la baisse témoigne du manque de confiance des dirigeants d’entreprise.

La France toujours malade de son commerce extérieur

Malgré le repli de la demande intérieure, les importations continuent d’augmenter avec une hausse de 1,0 % après +0,5 %. En revanche, les exportations n’augmentent que de +0,3 % après +1,6 %. Le solde extérieur contribue négativement à l’évolution du PIB de –0,2 point, après +0,3 point le trimestre précédent.
Logiquement, la France devrait bénéficier de la reprise en Europe d’autant plus que son marché intérieur stagne. Il n’en est rien confirmant que le problème de compétitivité mine l’économie.

Les stocks ont empêché une diminution du PIB

La contribution des variations de stocks à l’évolution de l’activité est positive avec +0,6 point après –0,3 point fin 2013 ce qui est assez logique. Après les fêtes de fin d’année, les entreprises reconstituent leurs stocks. .

Quelles perspectives pour 2014 ?

La prévision de croissance de 0,9 % pour l’année 2014 ne sera pas aisée à respecter. La croissance devrait se situer entre 0,6 et 0,8 %. Les augmentations des prélèvements obligatoires devraient freiner la croissance durant tout le premier semestre. Les annonces du Gouvernement de Manuel Valls ne se traduiront dans les faits que pour la seconde moitié de l’année. En outre, il ne faut pas négliger qu’il est difficile d’apprécier leur future impact économique étant donné le Gouvernement combine des mesures de rigueur (50 milliards d’euros d’économie) et des mesures de soutien (baisse de l’impôt sur le revenu ou baisse des charges sociales).

lundi 12 mai 2014

La Banque de France prévoit une croissance de 0,2 % au deuxième trimestre


La Banque de France a prévu dans sa note de conjoncture une croissance de 0,2% du PIB eu deuxième trimestre. Cette prévision intervient quelques jours avant la publication du taux de croissance du premier trimestre qui devrait se situer autour de 0 à 0,1 %.

La Banque de France a rendu public ses projections économiques. Ainsi, en avril, selon la Banque, la production industrielle progresse modérément. Les secteurs agro-alimentaire, de la chimie et des produits informatiques sont dynamiques, alors que les machines et équipements et la pharmacie reculent. Les livraisons augmentent faiblement. L’opinion sur les carnets de commandes se maintient globalement, de même que celle sur les stocks. Les effectifs diminuent un peu. Les prix des produits finis poursuivent leur baisse. Les trésoreries s’améliorent. Selon les chefs d’entreprise, l’activité devrait légèrement augmenter en mai.

L’activité dans les services augmente légèrement. Les transports, l’hébergement-restauration et l’ingénierie sont en hausse tandis que le travail temporaire et le conseil en gestion reculent. Les prix s’érodent. Les effectifs progressent sensiblement. Les trésoreries s’élargissent de façon significative. Les chefs d’entreprise prévoient une progression de l’activité en mai.

Selon la Banque de France, en avril, l’activité du bâtiment est presque stable. Le gros œuvre est à nouveau en baisse, tandis que le second œuvre progresse légèrement. Les carnets de commandes s’améliorent un peu. Ceux du gros œuvre restent peu garnis alors que ceux du second œuvre se renforcent.

mercredi 8 janvier 2014

238 000 emplois créés en décembre aux Etats-Unis, le boom se confirme !


Les Etats-Unis accélèrent le rythme. 238 000 emplois ont été créés au mois de décembre confirmant que la reprise économique était bien là. L'année 2013 aura été marqué par l'engagement d'une réelle baisse du chômage et par la réduction du déficit public, -38 %. Avec la suppression progressive des injections des liquidités, la gestion économique pour le moment est sans faute. Les clignotants se mettent au vert outre-atlantique.

mardi 31 décembre 2013

Espagne, le retour vers la croissance !


Les ventes au détail ont progressé de 1,9 % au mois de novembre contre un recul de 0,5 % en octobre. L'Espagne sort de la crise. Le PIB a légèrement augmenté au 3ème trimestre et le chômage a reculé au mois de novembre. La baisse a été de 2.475 demandeurs d’emplois par rapport au mois d’octobre. Sur un an le nombre de chômeurs baisse également avec 99.000 chômeurs de moins qu’en novembre 2012. L'Espagne gagne des parts de marché à l'exportation grâce à une compétitivité retrouvée ce qui tire la croissance.

lundi 16 décembre 2013

Indicateurs avancés, la France recule en décembre


La publication, lundi 16 décembre, des indicateurs PMI  pour la France ne sont pas très rassurants. En effet, ils sont en recul. L'indicateur composite de l'activité est en recul pour le deuxième mois consécutif et s'établit à 47 contre 48 au mois de novembre. L'indice servies passe de 48 à 47,4. Celui de la production manufacturière passe de 48 à 45,3.

Ces indicateurs ne sont pas encourageants pour les résultats du dernier trimestre et contredisent l'optimisme de la Banque de France.

Lire la note de Markit 

mardi 10 décembre 2013

Italie, cela va légèrement mieux


Après l'Espagne, c'est au tour de l'Italie de sortie doucement de la récession. Ainsi, selon l'institut statistique italien, l'économie italienne a stagné au troisième trimestre après deux années de contraction. le taux de croissance a été relevé de -0,1% à nul pour le troisième trimestre. En variation annuelle, le PIB italien est toujours en baisse avec un recul 1,8%. L'amélioration du troisième trimestre de l'économie italienne est imputable à la reconstitution des stocks. En revanche, le commerce extérieur pèse toujours négativement sur la croissance.

lundi 9 décembre 2013

La Banque de France parie sur une croissance de 0,5 % pour le dernier trimestre

La Banque de France est un peu plus optimiste que le consensus sur la situation économique française. Ainsi, dans son point de conjoncture, elle souligne que pou l'industrie, il y a une  nette progression de la production et des livraisons,  des carnets légèrement mieux garnis. Elle prévoit une  stabilité de l’activité dans les prochaines semaines. Pour les services, elle note une légère augmentation de l’activité et une  amélioration modeste prévue en décembre. Elle a prévoit une croissance du PIB pour le 4ème trimestre de 0,5 %, révisée à la hausse de + 0,1 point. Cet optimisme tranche avec les indicateurs de l'INSEE qui soulignait une dégradation de la confiance tant des consommateurs que des chefs  d'entreprise.

  Lire la note de la Banque de France

vendredi 29 novembre 2013

La consommation recule en octobre, le trimestre s'engage mal pour la croissance

Au mois d'octobre,, la consommation a marqué le pas ce qui rend de plus en difficile un bon taux de croissance pour le dernier trimestre. En effet, lles dépenses de consommation des ménages en biens ont diminué de 0,2 % en volume*, après avoir reculé de 0,1 % en septembre. Pour l'INSEE, cette baisse s'explique par le recul des dépenses en énergie en contraction de 4,9 %.
En revanche, les dépenses en biens durables ont progressé de 0,8 % en octobre après +0,7 % en septembre. Ce résultat s’explique notamment par une accélération des dépenses en automobiles (+1,5 %, après +0,8 %). L'INSEE explique que les Français ont  peut-être anticipé la réduction du bonus en novembre et le durcissement du malus en janvier prochain. Les achats en équipement du logement progressent également (+0,1 %, après +0,4 %).
Les Français ont boudé l'habillement, le textile et le cuir qui diminuent pour le deuxième mois consécutif (–0,3 % après –0,9 % en septembre).
Après s’être stabilisées entre juillet et septembre, les dépenses de consommation en autres biens fabriqués augmentent légèrement en octobre (+0,2 %), notamment en raison du rebond des dépenses en quincaillerie-bricolage.
La consommation totale de biens
La consommation totale de biens
Alimentaire et biens fabriqués
Alimentaire et biens fabriqués
Décomposition des biens fabriqués
Décomposition des biens fabriqués

vendredi 15 novembre 2013

Zone euro, une toute petite croissance au 3ème trimestre


Si la France a enregistré une contraction de son PIB, la zone euro a connu au 3ème trimestre une toute petite croissance de 0,1 %. Pour l'ensemble de l'Union européenne, la croissance a été de 0,2 %. Au deuxième trimestre, la hausse pour les deux ensembles avait été de 0,3 %. La croissance sur un an est de 0,4 % en zone euro et de 0,1 % au sein de l'UE. Pour les Etats-Unis, la croissance a été de 0,7 % eau 3ème trimestre après 0,6 % au deuxième et sur un an elle est de 1,6 %.

Parmi les bonnes nouvelles au sein de la zone euro, il faut noter que le PIB ne s'est contracté que de 0,1 % en Italie contre -0,3 % au deuxième trimestre et -0,6 % au premier trimestre. L'Espagne est sortie de la récession avec une croissance de 0,1 % contre -0,1 % au deuxième trimestre.

La République Tchèque qui avait connu une croissance de 0,6 % au 2ème trimestre a replongé au 3ème avec un recul du PIB de 0,5 %. Chypre enregistre également un net recul avec -0,8 %.

L'Allemagne en revanche maintient le cap avec une croissance de 0,3 % après + 0,7 %.

jeudi 14 novembre 2013

Croissance, retour du négatif au 3ème trimestre

L'INSEE a communiqué le 14 novembre les résultats de la croissance du  troisième trimestre 2013. Comme il était prévu,  le PIB en volume* s'est contracté de 0,1 % après une croissance au deuxième trimestre de 0,5 %.

Cette contraction est liée à un moindre dynamisme de la consommation des ménages  qui ne progresse que de 0,2 % au 3ème trimestre contre 0,4 % au deuxième. Cette faible progression ne permet pas de compenser la diminution inquiétante de l'investissement. En effet, la formation brute de capital fixe (FBCF) baisse de nouveau de –0,6 % après –0,4 %.
Au deuxième trimestre, la consommation des ménages avait été boostée par les dépenses d'énergie qui traditionnellement sont plus faibles au 3ème trimestre.

De ce fait,  la demande intérieure finale (hors stocks) ne permet aucune croissance de l'économie. Sa contribution à la croissance est nulle après +0,4 point au trimestre précédent.

Encore plus inquiétant est la baisse des exportations  qui est de 1,5 %  contre une hausse de 1,9 % au deuxième trimestre. De plus, les importations continuent d'augmenter ce qui va contribuer à dégrader notre solde commercial. Les importations ont augmenté de 1,0 % après une hausse au  deuxième trimestre de 1,6 %. De ce fait,  la contribution comptable du commerce extérieur à la croissance du PIB est négative à hauteur de 0,7 point contre une contribution neutre  au cours du trimestre précédent.
Les variations de stocks ont évité une contraction plus nette du PIB en  contribuant positivement à hauteur de  0,5 point (après +0,1 point). Cette augmentation des stocks peut être appréciée positivement comme le signe que les entreprises anticipent une reprise de l'activité dans les prochains mois. 
Comme il était attendu et au vu des annonces des plans de licenciements,   la production de biens et services a  reculé au troisième trimestre  de 0,3 % après une hausse de 0,9 % au deuxième trimestre.  La production manufacturière s'est retournée assez fortement avec une baisse de 1,0 %  contre une hausse de +2,0 % au deuxième trimestre.

Les résultats du troisième trimestre marquent bien que l'embellie du deuxième trimestre était en partie artificielle. Deux points sont inquiétants, la baisse continue de l'investissement et la régression des exportations. La consommation des ménages n'est plus la roue de secours de la croissance en raison de la dégradation du pouvoir d'achat. Il est à noter que de toute façon compte tenu du sous-investissement, l'outil productif français a du mal à répondre à la demande interne et à s'adapter à la demande extérieure.   
Malgré ses mauvais signaux, la France devrait éviter de retourner en récession avec le retour à une faible croissance au dernier trimestre de l'année 2013 qui devrait se situer entre 0 et 0,1%. Sur l'année, la croissance devrait être proche de zéro. 
Ces résultats devraient inciter les pouvoirs publics à mener des actions plus dynamiques en faveur de l'investissement afin d'augmenter la croissance potentielle de la France. 

* Les volumes sont mesurés aux prix de l’année précédente chaînés et corrigés des variations saisonnières et des effets des jours ouvrables (CVS-CJO).
Le PIB et ses composantes
Le PIB et ses composantes

samedi 19 octobre 2013

Points sur les prévisions de croissance par la Banque de France


La Banque de France dans son point de conjoncture souligne que selon les prévisions de l'nsee (Point de conjoncture d’octobre 2013), le taux de croissance du PIB serait de 0,0 % au 3ème trimestre et + 0,4 % au 4ème  trimestre . Sur l'année, le taux de croissance serait de 0,2 %.

Pour l'OCDE, perspectives intérimaires du 3 septembre 2013, la prévision de croissance du PIB (en variation trimestrielle annualisée) est de + 1,4 % au 3e  trimestre 2013 et de + 1,6 % au 4e  trimestre 2013.

Selon l’indicateur synthétique mensuel d’activité (ISMA) de l’enquête mensuelle de conjoncture de la Banque de France, le produit intérieur brut augmenterait de 0,1 % au 3e trimestre 2013 (troisième estimation, révisée à la baisse de 0,1 point).

Pour la Commission européenne (prévisions de printemps, 3 mai 2013, les prévision de croissance du PIB de + 0,2 % au 3e trimestre, de – 0,1 % pour l’année 2013 et + 1,1 % pour 2014

mercredi 9 octobre 2013

Le FMI confirme la lente amélioration des payas avancés


Le FMI a présenté mardi 8 octobre ses nouvelles prévisions économiques pour 2013 et 2014. Malgré les menaces liées au shutdown américain, le FMI se montre plus confiant et a réévalué ses prévisions à la hausse en ce qui concerne les pays avancés. En revanche, il a abaissé le taux de croissance de l'économie mondiale avec un net recul du développement des pays émergents ; leur croissance ne serait plus que de 4,5 % contre 5 % prévu en début d'année.

La croissance des pays avancés serait de 1,2 % cette année et de 2 % en 2014. pour la France, le PIB augmenterait de 0,2 % en 2013 et de 1 % en 2014 mais le chômage continuerait à augmenter pour atteindre 11,1 % Pour l'Allemagne, les taux de croissance respectifs seraient de 0,5 et de 1,4 %. L'Italie sortirait de la récession l'année prochaine avec un taux de croissance de 0,7 % après -1,8 % en 2013. Le Royaume-Uni enregistrerait une croissance de 1,4 % en 2013 et de 1,9 % en 2014. Pour la zone euro, le taux de croissance serait de 1 % en 2014 avec encore un recul en 2013 de -0,4 %. Les Etats-Unis devraient si un accord est trouvé au Congrès assez rapidement enregistrer une croissance de 2,6 % en 2014 après 1,6 % en 2013.

Les pays émergents devraient voir leur situation s'améliorer en 2014 avec un taux de croissance de 5,1 % contre 4,5 % cette année. La Chine en revanche obtiendrait un plus mauvais résultat avec une croissance de 7,3 % en 2014 contre 7,6 % en 2013. L'Inde aurait un taux de croissance de 3,8 % cette année et de 5,1 % en 2014 quand le Brésil resterait en 2013 comme en 2014 à 2,5 %.

lire le rapport du FMI

mercredi 2 octobre 2013

Prévisions économiques : le Gouvernement croit-il au père Noël ?


Le Gouvernement vient de transmettre à Bruxelles ses prévisions économiques et de déficits pour les années 2015, 2016 et 2017. Le rapport ressemble à Alice aux pays des Merveilles.

Philippe Crevel a analysé les prévisions du Gouvernement pour le site d'information Atlantico.fr

Lire l'article     

jeudi 19 avril 2012

L'épargne viendra-t-elle en aide à la croissance ?

Dans une période d'assainissement des comptes publics, les gouvernements espèrent que le taux baissera afin de favoriser le maintien de la consommation; La réduction des déficits a pour conséquences une réduction des dépenses publiques ce qui pèse sur l'activité et une augmentation des recettes fiscales qui amputent les capacités de consommation des acteurs économiques.

De ce fait, même si cela peut nuire à l'investissement et au placement des titres publics, les pouvoirs publics espèrent que les ménages vont diminuer leur taux d'épargne.

Plusieurs facteurs peuvent empêcher cette baisse.


  • Le vieillissement de la population favorise l'épargne d'autant plus que les régimes de retraite par répartition seront moins généreux. 
  •  La hausse de la pression fiscale incite les ménages à accroître leur effort d'épargne. les menaces de chômage conduit également les actifs à augmenter leur épargne de précaution. 
  •  Les augmentations fiscales sur les revenus de l'épargne ou le patrimoine aboutissent dans un premier temps à un recul puis dans un second temps par effet de reconstitution à une augmentation.

mercredi 28 mars 2012

Taux de marge au plus bas, taux d'épargne élevé et croissance mesurée


L'INSEE a publié le 28 mars les résultats du quatrième trimestre 2011. L'institut économique confirme que le PIB en volume a augmenté de 0,2 %, après 0,3 % au troisième trimestre. 


En 2011, le PIB a augmenté de 1,7 % en 2011, après 1,4 % en 2010.


La croissance a été portée par l'investissement avec une augmentation de la formation brute de capital fixe (FBCF) de 1,1 % après +0,2 %. Les dépenses de consommation des ménages augmente plus faiblement avec +0,2 % après +0,3 %. 


DE ce fait, la demande intérieure finale (hors stocks) contribue positivement à la croissance du PIB pour +0,4 point après +0,3 point. 


Les échanges extérieurs ont contribué positivement à la croissance avec +0,6 point après +0,1 point.  Ce résultat s'explique par une progression des exportations même rythme qu’au troisième trimestre (+1,2 %) quand  les importations reculent (-1,0 % après +0,6 %). 


Les variations de stocks ont, en revanche, joué contre la croissance avec une contribution négative à hauteur de  –0,8 point à l’évolution de l’activité, après –0,1 point au trimestre précédent.


La situation du pouvoir d'achat est plus contrasté. Au quatrième trimestre 2011, la masse salariale reçue par les ménages s'accroit de 0,7 % après 0,4 %. 


En particulier, la réduction de l’emploi salarié par les sociétés non financières  (–0,1 % après +0,1 %) est compensée par l'augmentation du  salaire moyen par tête  (+1,0 % après +0,4 %). ce résultat est lié à la revalorisation du Smic en décembre (+2,1 %). 


Les prestations sociales augmentent au même rythme fin 2011 qu’au trimestre précédent (+0,6 %). Les impôts décélèrent nettement (+0,4 % après +3,7 %) : leur dynamisme à l’été s’expliquait par l’effet des mesures de renforcement des recettes fiscales votées pour 2011, et une partie de ces effets ne joue plus fin 2011. 


Dans ces conditions,  la hausse du revenu disponible brut est plus vive ce trimestre (+0,8 % après +0,2 %). Cette revalorisation des revenus est élimée par l'augmentation des prix  (+0,7 % après +0,3 %). De ce fait; le pouvoir d’achat du RDB est stable, après un léger recul au troisième trimestre (–0,1 %).


Sur l'ensemble de l'année  le pouvoir d’achat du RDB progresse  de 1,1 % après +0,8 % en 2010. 


Mesuré par unité de consommation, ce qui permet de le ramener à un niveau individuel, il a augmenté de 0,4 % (après +0,1 % en 2010). 


Cette augmentation du pouvoir d'achat est imputable à la progression de  la masse salariale (+3,1 % après +2,0 %). L'augmentation des impôts est sensible  (+6,2 % après +2,5 %), le RDB en termes nominaux a en effet accéléré (+3,1 % après +2,0 %) plus vivement que le prix de la consommation (+2,0 % après +1,2 %).




Au quatrième trimestre, le taux d'épargne a reculé passant de 17 à 16,8 % du revenu disponible brut des ménages. Sur l'ensemble de l'année 2011, il a progressé de 0,7 point pour s’établir à 16,8 %, son plus haut niveau depuis 1983.


Au quatrième trimestre, la valeur ajoutée des sociétés non financières (SNF) augmente au même rythme qu’au troisième (+0,8 %). 


Il y a un réel sujet d'inquiétude avec le recul du taux de marge des entreprises du fait de l'augmentation des  rémunérations (+1,1 % après 0,7 %), du dynamisme de la masse salariale (+0,9 % après +0,5 %) et  des cotisations sociales (+1,7 % après +1,2 % hausse provoquée par les régularisations liées à l’annualisation des allègements généraux de cotisations sur les bas salaires).


Dans ces conditions , l’excédent brut d’exploitation (EBE) se stabilise et le taux de marge des SNF recule de 0,2 point pour s’établir à 28,7 %. Le taux de marge des SNF baisse, à 29,1 % en 2011 après 30,1 % en 2010, atteignant son plus bas niveau depuis 1985.

vendredi 23 mars 2012

La France échappe à la récession selon l'INSEE


L'INSEE a publié son étude de conjoncture du mois de mars 2012 avec à la clef une bonne nouvelle, la France devrait échapper à la récession. Le taux de croissance du premier trimestre devrait être nul, celui du second devrait tourner autour de +0,2 %. Le Gouvernement a pris acte des données de l'INSEE pour réviser à la hausse ses prévisions de croissance annuelle en passant le taux de 0,6 à 0,7 %.

La mauvaise nouvelle provient du front de l'emploi avec une perte de 50 000 emplois au premier semestre 2012.

L'INSEE pointe de nombreuses incertitudes notamment du fait de l'aléa énergétique du fait de la persistance des tensions au sein du Moyen Orient.

Perspectives générales de croissance

Un fort ralentissement constaté à la fin de l’année 2011

L’INSEE souligne que l’ensemble des économies avancées a enregistré un net ralentissement au 4ème trimestre, + 0,2 % après +0,5 % au 3ème trimestre. La zone euro a été la plus touchée avec la transmission à l’économie réelle des problèmes générés par les dettes publiques. Le PIB s’est contracté de 0,3 % au 4ème trimestre après une augmentation de 0,1 % au 3ème. L’activité a reculé de 0,2 % en Allemagne après une augmentation de 0,6 %, de 0,7 % en Italie après -0,2 %, de 0,3 % en Espagne après 0 %. En France, le PIB a augmenté de 0,2 % après + 0,3 %.

Au Japon, l’activité s’est contractée de 0,2 % du fait des retards dans la mise en œuvre des plans de reconstruction et des problèmes climatiques en Thaïlande (rupture d’approvisionnement).
Aux Etats-Unis, une accélération de la croissance a été, en revanche, constatée, +0,7 % après 0,5 % soutenue par la hausse de la consommation et le déstockage.

Divergences de croissance au sein des pays avancées au début de l’année 2012

Le climat des affaires est positif aux Etats-Unis qui enregistrent d’importantes créations d’emplois ainsi qu’au Japon. En revanche, le climat des affaires est très dégradé en zone euro même si le point bas semble avoir été atteint au mois de novembre dernier.

L’activité devrait poursuivre sa croissance aux Etats-Unis avec un taux de +0,6 % au 1er trimestre. Le PIB devrait augmenter de 0,6 % au Japon au 1er trimestre et de 0,5 % au second.
La zone euro resterait marquée par les conséquences de la crise financière de l’été 2011 même si les primes de risque ont fortement diminué sur le marché interbancaire.

Les tensions financières se sont atténuées avec le sommet européen du 9 décembre 2011 et avec l’accord du 24 février concernant la Grèce aboutissant à réduire de 100 milliards d’euros la dette de ce pays. Par ailleurs, la mise en œuvre de mesures non conventionnelles de la part des banques centrales a permis de restaurer un minimum de confiance sur le marché interbancaire.

La réduction des déficits engagés dans de nombreux pays devrait peser sur la croissance. Ainsi, la consommation des ménages de la zone euro devrait diminuer au premier semestre de 0,2 % par trimestre. Le PIB devrait se contracter de 0,1 % au 1er trimestre et augmenter très légèrement au second à hauteur de 0,1 %.

Les divergences de croissance au sein de la zone euro devraient perdurer avec un rebond de l’économie allemande au premier trimestre de 0,2 % et une croissance de 0,4 % au second trimestre. En revanche, en Italie, en Espagne, il n’est pas attendu d’embellie.

La France échappe à la récession mais pas à la stagnation

La France a échappé contrairement aux prévisions à la récession. Au 4ème trimestre 2011, l’activité a augmenté de 0,2 % avec un rebond de la production manufacturière de 0,6 %. L’activité commerciale a progressé de 0,6 % et l’activité dans les services de 0,4 %.
Les exportations ont progressé de 1,2 %, malgré le recul de la demande de la zone euro, notamment du fait de la vente de nombreux avions.

La consommation a continué de progresser à hauteur de 0,2 % comme au 3ème trimestre.

Le climat des affaires s’est stabilisé à un niveau faible au mois de février avec des perspectives inférieures à la moyenne de long terme.

L’INSEE prévoit une activité stable au premier trimestre avec une croissance nulle. L’automobile et l’aéronautique freineraient l’activité avec à la clef un recul de la production manufacturière de 0,5 % au premier trimestre (légère augmentation de 0,3 % au 2ème). Les services devraient voir leur activité augmenter de 0,1 % au premier trimestre et de 0,3 % au second.
Au second semestre 2011, la France a détruit 54 000 emplois marchands non-agricoles. L’intérim a été fortement impacté avec un recul de 34 000. D’ici a fin du mois de juin 2012, 49 000 emplois pourraient être supprimés. Le taux de chômage devrait passer dans ses conditions de 9,4 à 9,7 % d’ici la fin du premier semestre.

Légère décrue de l’inflation

Malgré les tensions sur les prix des matières premières et énergétiques, l’inflation devrait passer de 2,5 % à 2,2 % en rythme annuel d’ici la fin du premier semestre. La hausse des prix de l’énergie devrait se situer à 7,7 % mais l’inflation sous-jacente resterait à 1,4 % du fait du faible taux d’utilisation des capacités de production et du niveau du chômage.
Le retour de l’inflation autour de 2,2 % devrait conduire les pouvoirs publics à ne pas augmenter ou à augmenter très légèrement le taux du Livret A qui est de 2,25 %. A 2, % d’inflation, le taux du Livret A devrait être 2,45 %.

Pas de reprise attendue de la consommation des ménages et légère baisse du taux d’épargne

Les salaires réels devraient baisser sur le premier semestre du fait des processus de revalorisation n’intégrant pas la hausse des prix constatée depuis quelques mois et du fait d’une diminution des variables.

Le pouvoir d’achat pourrait reculer de 0,3 % au premier semestre.

Le taux d’épargne des ménages devrait passer de 17,1 % du revenu disponible brut à 17 % voire légèrement en-dessous du fait des mesures prises par le Gouvernement (augmentation des impôts).
L’INSEE est très évasif sur le sujet. En effet, en période de crise et en cas d’augmentation des prélèvements, un double effet est constaté : un effet de précaution et un effet de reconstitution du patrimoine qui pourraient inciter les Français à épargner davantage. Par ailleurs, le taux d’épargne des Français comprend pour 50 % les remboursements du capital des crédits immobiliers. Cette partie est, par nature, peu sensible aux aléas de la conjoncture ou de la législation.
D’ici la fin du premier semestre 2012, la consommation ne devrait augmenter que de 0,2 % avec un recul des achats d’automobile.

Pas d’espoir pour l’investissement

Du fait du resserrement de l’accès au crédit et du niveau extrêmement faible du taux de marge des entreprises françaises, il n’est pas attendu un retournement positif en matière d’investissement. Un recul de 0,4 % est attendu au premier trimestre et une augmentation de 0,8 % est supposée pour le second.

Les exportations seraient handicapées par la situation de la zone euro

Le niveau de croissance des exportations diminuerait passant de 1,2 à 0,6 % par trimestre. L’apport du commerce extérieur à la croissance serait nul durant le premier semestre.

L’aléa pétrolier

Au 4ème trimestre, le baril de pétrole était en moyenne à 109 dollars. L’INSEE table sur un prix de 120 dollars au premier semestre 2012. Au 23 mars, ils ‘élevait à 123 dollars le baril.
La persistance des tensions au Moyen Orient et la constitution de réserves par la Chine contribuent à peser durablement sur les cours. Un choc pétrolier avec un baril autour de 200 dollars plongerait l’économie française en récession.

mercredi 15 février 2012

Croissance, la France fait mieux que la zone euro


La France n'est pas en récession et l'année s'est mieux terminée que prévu. En effet, selon l'INSEE, le PIB a progressé de 0,2 % au quatrième trimestre  en volume après +0,3 % au troisième trimestre. 


En moyenne annuelle, la croissance est de 1,7 % en 2011, après +1,4 % en 2010. Ce taux de croissance a été obtenu grâce aux bons résultats du premier trimestre qui a permis de compenser l’essoufflement du second semestre. 


L'INSEE souligne que les dépenses de consommation des ménages ont faiblement progressé au dernier trimestre  (+0,2 % après +0,3 %). en revanche et cela constitue un point positif, la formation brute de capital fixe (FBCF)  s'est accru de 0,9 point contre 0,2  % au 3ème trimestre.


 Au total, la demande intérieure finale (hors stocks) contribue de nouveau positivement à la croissance du PIB : +0,3 point après +0,2 point. Les exportations augmentent au même rythme qu’à l’été (+1,2 %). Les importations ont diminué de 1,2 % quand elles avaient progressé de 0,7 % au 3ème trimestre. 


Le solde du commerce extérieur a donc contribué  positivement à la croissance : +0,7 point après +0,1 point.


Néanmoins, les variations de stocks ont joué négativement avec un recul de 0,8 point contre une contribution neutre au trimestre précédent.


Selon l'INSEE, la hausse de la production de biens et services a augmenté de 0,4 % contre 0,3 %.  La production s'est fortement accrue dans le secteur des matériels de transport (+4,6 % après –2,1 %), principalement aéronautiques, et en cokéfaction-raffinage (+3,9 % après –1,5 %). 


La  production a, en revanche, diminué dans les autres branches manufacturières et dans l’énergie-eau-déchets. En moyenne sur l’année, la production totale augmente de 2,2 % (après +1,6 % en 2010).


La consommation qui représente 80 % du PIB n'a augmenté que de 0,2 % au quatrième trimestre contre 0,3 % au troisième. Les dépenses d’énergie-eau-déchets ont diminué de 3,6 % après une augmentation de 5,7 % du fait du  climat doux. 


Les dépenses alimentaires ont poursuivi leur mouvement de baisse avec –0,1 % après –0,8 %). 


Les achats d’automobiles ont progressé contre toute attente à la fin de l 'année 2011. 


En moyenne sur 2011, les dépenses de consommation des ménages n'ont que très faiblement augmenté de 0,3 % après +1,3 %) et contribuent simplement pour +0,1 point à la croissance du PIB. La croissance française n'est plus portée par la consommation.


Si la France a échappé à une contraction de son PIB, ce n'est pas le cas de 6 pays de la zone euro dont le PIB a reculé de 0,3 % pour le PIB au 4ème trimestre. L'Italie, l'Espagne et  les Pays-Bas sont en récession. le Portugal, Chypre et la Grèce également. 


La  croissance de la zone euro s'est élevé à  1,5%, sur 2011. La France a obtenu un meilleur résultat que la moyenne de la zone. Les Etats-Unis ont enregistré une progression de 0,6 % au 4ème trimestre et la Chien a obtenu un gain de 2 %. Pour l'ensemble de l'Union européenne, le PIB est aussi en recul fin 2011 (-0,3%) et la performance sur l'ensemble de l'année est proche de celle de la zone euro (+1,6% en 2011). 

mardi 31 janvier 2012

Consommation en berne au mois de décembre 2011, la récession se précise


L'INSEE vient de rendre public les résultats concernant les dépenses de consommation au mois de décembre. Ils ont reculé de 0,7 % en volume après avoir augmenté de 0,1 % en novembre.

<< La baisse est liée à la diminution des dépenses en produits alimentaires et en énergie.
Sur l’ensemble du quatrième trimestre, les dépenses en biens sont stables, après +0,2 % au troisième trimestre.
En 2011, les dépenses de consommation se sont contractées de 0,5 % en moyenne annuelle, après une progression de 1,4 % en 2010.

Ces résultats traduisent la fin de la reprise de 2010 et l'entrée rapide de la France dans une phase de profond ralentissement pouvant amener à la récession. Il est fort probable que le PIB ait reculé au dernier trimestre au regard de la consommation qui pèse 80 % dans la croissance et compte tenu de la dégradation du marché de l'emploi. Pour être officiellement en récession, il faudra attendre la fin du premier trimestre 2012.

lire la note de l'INSEE

mercredi 11 janvier 2012

La croissance évanouie au 4ème trimestre

Selon la Banque de France, la croissance aurait été nulle au quatrième trimestre 2011 après avoir progressé de 0,3 % au troisième trimestre. Sur l'année, le taux de croissance a du atteindre 1,7 % soit un résultat somme toute convenable vu les circonstances. Ce résultat a été rendu possible par la croissance du premier trimestre de 0,9 point. En revanche, l'acquis de croissance en 2012 est nul ce qui rendra d'autant plus compliqué le respect du taux prévu par le gouvernement de 1,5 point.