CERCLE DE L'EPARGNE, DE LA RETRAITE ET DE LA PREVOYANCE

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jeudi 27 novembre 2014

Faut-il investir aux Etats-Unis ?

Philippe Crevel pour le site d'information "toutsurlesplacements.com" aborde la question des placements aux Etats-Unis. Avec l'appréciation du dollar, avec le retour de la  croissance, les Etats-Unis redeviennent attractifs. Faut-il y aller ? N'est-il pas trop tard ?

A vous de regarder !!!!!


Consulter le site "toutsurmesplacements.com"

samedi 3 mai 2014

La lettre économique hebdomadaire de Lorello Ecodata






Le coin des épargnants

La bourse de Paris a terminé la semaine à 4 458 points en petite progression de 0,34 % sur une semaine. Le point fort de la semaine a été le franchissement du cap des 4500 points mardi pour la première fois depuis le début du mois de septembre 2008. Le retour des grandes opérations de fusions et acquisitions a expliqué l’engouement du début de la semaine. La bourse de Paris n’a pas été capable de ternir ce seuil. En effet, les mauvais résultats de l’économie américaine durant le 1er trimestre ont, en revanche, calmé les ardeurs des investisseurs. Ils ont été également refroidis par la reprise des hostilités en Ukraine ainsi que par le ralentissement plus fort que prévu en Chine.

Les Etats-Unis un  premier trimestre pour rien !

Le taux de croissance de l’économie américaine n’a été que de 0,1% au premier trimestre 2014. Ce résultat décevant est mis un peu vite sur le compte des intempéries du début de l’année. Le ralentissement avait commencé dans les faits à la fin de l’année dernière. La diminution des injections des liquidités a pu sans nul doute, freiner la reprise. La contribution des exportations nettes a été négative de 0,8 point. Il faut noter que qu’au second semestre 2013, les exportations avaient été très dynamiques. Il y a donc eu un mouvement de correction d’autant plus que le commerce international a été très poussif au cours du premier trimestre. De manière inattendue, la consommation des ménages a bien résisté avec une hausse de 3 % en base annualisée. En revanche, les dépenses d’investissement et les dépenses publiques sont orientées à la baisse.

Le chômage a  enregistré une forte baisse en se repliant à 6,3% en avril contre 6,7% en mars. Il tombe à son plus bas niveau depuis septembre 2008. 288 000 emplois ont été créés soit plus que prévus. Le nombre de chômeurs s'élève à 9,8 millions, en baisse de 733.000.

En revanche, le nombre des demandeurs d'emploi qui ont cessé de chercher du travail a concerné 806 000 personnes. Le taux de participation à la population active, qui regroupe les demandeurs d'emploi et les travailleurs en poste, n’est que de 62,8% en baisse de 0,4 point soit le même pourcentage que l'amélioration du taux de chômage.

Pour le deuxième trimestre 2014, la croissance attendue en base annuelle ne devrait pas atteindre les 2 %.
Au niveau de la politique monétaire, les membres du FOMC ont opté pour le statu quo sur les taux et ont décidé de poursuivre la réduction des achats mensuels de titres de 10 milliards de dollars.

La Russie en récession sur fond de crise ukrainienne

La Russie est entrée en récession. Au 1er trimestre, le PIB a reculé de 0,5 point. Il pourrait encore reculé au deuxième. La croissance devrait être de 0 % en 2014 et de 1 % en 2015 selon le FMI. Les autorités russes prévoient de leurs côtés une croissance de 0,5 et de 1,1%. La croissance avait commencé à ralentir avant la crise ukrainienne avec une croissance de 1,3 % en 2013, contre 3,4 % en 2012 et 4,3 % en 2011. L’affaiblissement de la demande européenne et surtout la chute du cours du pétrole et du gaz ont pénalisé l’économie russe.
Les départs de capitaux ont été multipliés par deux au premier trimestre, dépassant 50 milliards de dollars, affectant le marché boursier russe et le rouble. Le FMI prévoit des fuites de capitaux de 100 milliards de roubles sur l'année. Pour contrecarrer la fuite des capitaux et freiner l’inflation, la Banque centrale a dû augmenter les taux d’intérêt qui dépassent 7,5 % ce qui pénalise la distribution des crédits.

Chine, un atterrissage en douceur

L'Académie chinoise des sciences sociales, l'un des principaux think tank gouvernementaux, a publié une prévision de croissance pour 2014 à 7,4%, en deçà de l'objectif officiel de 7,5%. L’Académie a même admis que ce taux croissance pourrait même tomber à 7%.

Cette révision fait suite à la publication des statistiques du produit intérieur brut (PIB) au premier trimestre, montrant un ralentissement à 7,4% en rythme annuel, soit un plus bas de 18 mois après 7,7% entre octobre et décembre. La Chine souffre du ralentissement du commerce international, de la faiblesse de la reprise européenne et de la saturation en biens industriels. La Chine doit faire face à une augmentation de ses coûts. Par ailleurs, certaines banques éprouvent quelques problèmes face à un endettement mal maîtrisé.

L’Union européenne est forte mais ne le sait pas

Trop souvent décriée, trop souvent méprisée, trop souvent caricaturée, l’Union est contre vent et marée, la première puissance économique mondiale devant les Etats-Unis et la Chine.
Certes, l’Union européenne n’est pas un Etat au sens classique du terme mais c’est une puissance économique dont 18 pays sur 28 ont la même monnaie. C’est un marché unique où les produits circulent librement. L’Union européenne est faible de son manque de confiance, de son incapacité à se projeter en avant. Le politologue américain, Robert Kagan, considère que l’Europe passe trop de temps à essayer d’arbitrer ses conflits internes et de ce fait ne se participe pas à l’évolution de l’économie mondiale. Moins de nombrilisme permettrait à l’Europe de grandir.

Ainsi, en 2011, le produit intérieur brut (PIB) de l’Union européenne représentait  18,6% du PIB mondial, exprimé en standards de pouvoir d’achat (SPA). Les États-Unis étaient la deuxième économie mondiale avec une part du PIB de 17,1% et la Chine la troisième avec 14,9%.
L’autre preuve de la force de l’Europe qui est de fait le premier marché commercial mondial, c’est quand elle est en panne que les pays émergents souffrent en raison de la baisse de leurs exportations.

Et en plus la zone euro sort du trou

La zone euro retrouve quelques couleurs qu’en France nous avons encore du mal à percevoir. Les indicateurs de confiance sont, en effet, soit en hausse, soit stabilisés à des niveaux qui n’avaient plus été observés depuis l’été 2011.

L’Allemagne confirme ses bons résultats mais elle est désormais rejointe par d’autres pays de la zone. La croissance espagnole a atteint 0,4 % (t/t) au premier trimestre 2014, soit le rythme le plus soutenu depuis six ans, à la faveur notamment d’une accélération de la demande intérieure.

La reprise dans la zone euro devrait se renforcer dans les prochains mois ; après +0,3 % (t/t) au quatrième trimestre 2013, la croissance du PIB pourrait avoir été de 0,4 %0,5 % au 1er trimestre. Les enquêtes de conjoncture annoncent une poursuite au même rythme au deuxième trimestre.
Certes, le point de départ était très bas, de ce fait l’embellie reste modeste. Pour effacer les stigmates de la crise passée, il faudra au moins deux ans. Si Allemagne opère déjà sur ses niveaux d’activité de 2008, les pays périphériques en sont loin. Le taux de chômage reste à des niveaux records, au-dessus de 25 % en Espagne et en Grèce et de 15 % au Portugal.

A suivre, next week

Lundi 05 mai

L’Eurogroup se réunit et la Commission de Bruxelles devrait présenter ses prévisions de croissance.

Mardi 06 mai 2014

Au Royaume-Uni, il faudra suivre les indices PMI services pour le mois d’avril qui devrait se maintenir à un niveau élevé en phase avec les résultats macro-économiques. Il faudra également suivre la publication de ces indicateurs en Espagne, en Italie et en France ainsi que pour l’Union européenne pour apprécier la vitalité de la reprise économique.
Aux Etats-Unis, il faudra regarder la publication de la balance commerciale du mois de mars qui devrait être un peu moins déficitaire qu’en février. Il faudra également suivre l’indice d’optimisme économique.

Mercredi 07 mai 2014

En France sera attendu le résultat de la production industrielle du mois de mars.
La production, industrielle comme manufacturière, est attendue en hausse en mars mais le rythme de reprise devrait rester modeste au regard de l'amélioration limitée du climat des affaires. La production industrielle aurait augmenté de 0,3 % en mars après 0,1 % en février.
En France, il faudra regarder les résultats du commerce extérieur du mois de mars. Le déficit est attendu en progression par rapport à février.

Jeudi 08 mai 2014

Au Royaume-Uni, il faudra suivre la réunion de la BoE. La BoE devrait conserver son taux directeur à 0,5%, ainsi que le montant de ses achats d’actifs à GBP 375 mds. Elle attendra  que la reprise soit davantage assise avant de durcir sa politique monétaire.
En parallèle se tiendra la réunion de la BCE. La BCE devrait laisser l’orientation de sa politique monétaire inchangée au cours de la réunion de mai. La persistante faiblesse de  l’inflation pourrait, cependant, forcer la BCE à agir le mois prochain. 

En Allemagne sera publié le résultat de la production industrielle de mars. Après une hausse de 0,4% m/m en février, la production industrielle a probablement légèrement augmenté en mars. Au T1, elle devrait  avoir progressé de près de 2% t/t, en ligne avec une forte hausse du PIB.

Vendredi 09 Mai 2014

Au Royaume-Uni sera présentée la production industrielle de mars. La production industrielle, soutenue par l’activité manufacturière, avait affiché, en février (+0,9% m/m), sa plus forte progression depuis  juin 2013. La situation reste favorable, mais l’activité devrait peu évoluer en mars après cette hausse marquée
En Allemagne seront connus les résultats de la balance commerciale du mois de mars qui a dû dégager un excédent de plus de 16 milliards d’euros.
En Italie sera publié le résultat de la production industrielle du mois de mars.

La semaine économique est une publication réalisée par Lorello Eco Data, société d’études et de stratégies économiques dirigée par Philippe Crevel
Téléphone : 01 45 00 37 37 / 06 88 87 16 59
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samedi 22 mars 2014

La semaine économique vue par Philippe Crevel





Le coin des épargnants

Le CAC 40 a terminé la semaine en hausse avec un gain sur les cinq derniers jours de 2,82 % permettant d’être en positif depuis le début de l’année avec un petit 0,92 %. Le CAC 40 a clôturé à 4 335 points.

L’issu scrutin de la Crimée avait été anticipé la semaine précédente. Cette semaine a été bien orientée par les résultats statistiques en provenance des Etats-Unis, l’indice S&P 500 a battu, à ce titre, un nouveau record. La nouvelle Présidente de la FED, pour sa première conférence de presse, a rassuré les investisseurs en soulignant qu’il n’y aurait pas obligatoirement de changement de politique monétaire si le chômage passait en-dessous de la barre des 6,5 %. Elle a confirmé le maintien des taux bas sur une longue période.

Après un bon mois de janvier, les résultats de la collecte du Livret A et du LDD ont été publiés vendredi 21 mars avec à la clef une décollecte de 140 millions d’euros. Après deux mois de collecte positive (730 millions d’euros au mois de décembre et 2,19 milliards d’euros au mois de janvier), le Livret A a enregistré une décollecte de 210 millions d’euros de décollecte quand le LDD restait sur une collecte positive de 70 millions euros pour le LDD. Ce résultat fait suite aux décollectes enregistrées des mois de septembre à novembre de l’année dernière. Cette semaine, il faudra suivre avec attention les résultats de l’assurance-vie.

Le coin des Prévisions

Optimisme de rigueur à la Banque de France

Quelques signes encourageants semblent prouver que la croissance française pourrait reprendre. Au mois de février, le commerce reprend quelques couleurs au vu des projets d’ouverture et des prévisions sur le commerce de détail. La Banque de France demeure optimiste pour la fin du premier trimestre et surtout pour le deuxième. Si la croissance des trois premiers mois de l’année devrait tourner entre 0,1 % et 0,2 %, elle pourrait s’étoffer à la fin du deuxième en phase avec l’amélioration des pays d’Europe du Sud. 
  
Début d’un nouveau cycle électoral

La France a entamé un nouveau cycle électoral avec quatre élections en un an de programmées, élections municipales et européennes en mars et juin 2014 puis élections cantonales et régionales en mars 2015 (sauf si le Conseil d’Etat invalidait le nouveau découpage électoral).

Ce cycle d’élections rapprochées n’est pas propice à l’investissement des collectivités territoriales qui représentent 75 % de l’investissement public. En effet, les investissements se réduisent durant la dernière année du mandat consacrée aux inaugurations et peu propice aux travaux car sources de perturbations et d’impopularité. Par ailleurs, l’année qui suit une élection est, en règle générale, consacrée aux études et remise en cause des chantiers lancés par les majorités précédentes. De ce fait, les entreprises de bâtiment et de travaux publics devraient connaître de moindres commandes en 2014 et 2015.

Retour sur la semaine passée

France, les salaires ont continué à augmenter en 2013 mais restent faibles !

Selon l’INSEE, au quatrième trimestre 2013, l’indice du coût du travail (ICT) – salaires seuls de l’ensemble des secteurs marchands non agricoles a progressé de 0,5 % en données corrigées des variations saisonnières. Au troisième trimestre 2013, l’indice avait augmenté de 0,3 %. En glissement annuel, l’ICT – salaires seuls croît de 2,0 %, comme au trimestre précédent. Le temps de travail moyen baisse légèrement (-0,1 % en glissement annuel). Si les salaires continuent à augmenter, c’est avant tout en raison de la progression des charges sociales (cotisation retraite notamment) mais aussi du fait des augmentations automatiques prévues par les accords de branche.

Il n’en demeure pas moins que les salaires versés sont relativement faibles par rapport à ceux perçus par les autres européens. Le salaire brut moyen est de 56 500 euros au Danemark, de 47 000 en Irlande, de 46 000 aux Pays-Bas, de 42 500 en Allemagne contre 39 000 en France (sources Eurostat 2011 – salariés à temps plein entreprises de plus de 10 salariés).

Entre Unedic et pacte de responsabilité

Les partenaires sociaux n’auront pas chômé durant ce mois de mars. Après avoir accepté le principe du pacte de responsabilité avec à la clef des réductions de charges pour les entreprises, ils ont signé un accord visant à réduire le déficit de l’UNEDIC. Les cadres sont les principales victimes de cet accord ce qui a amené la CFE/CGC à le rejeter. L’augmentation du délai de carence de 75 à 180 jours modifie évidemment les règles de licenciement pour les cadres qui auront de moins en moins d’intérêt à accepter le transactionnel et devront tenter d’arracher un licenciement économique. Cette réforme banalise un peu plus le statut de cadre. Ce dernier recevait jusqu’à maintenant une indemnité au nom de sa contribution à l’entreprise. Désormais, l’indemnité sera assimilée à une indemnité de chômage permettant de faire la jonction avec le prochain emploi.

Un nouveau dispositif de droits rechargeables est institué. Ce nouveau dispositif, dont le principe avait été acté en 2013 par la loi de sécurisation de l'emploi, permettra à tous les demandeurs d’emploi à partir du 1er juillet, d'accumuler des droits à indemnisation chaque fois qu'ils retravaillent, alors qu'ils en perdaient auparavant une partie. L'objectif est à la fois de favoriser la reprise


Les cadres qui ont touché une indemnité de départ, au-delà de celles prévues par la loi, seront soumis à un délai de carence pouvant atteindre cent quatre-vingts jours pour bénéficier d’une allocation chômage contre soixante-quinze jours maximum aujourd'hui. Les licenciés économiques ne seront toutefois pas touchés par ce délai de carence.
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Le régime des intermittemps du spectacle est modifié. Le cumul entre salaire et allocations des 112 000 intermittents indemnisés sera plafonné à 5 475 euros bruts par mois et un « différé » d'indemnisation Les cotisations sur leurs salaires passent de 10,8 % à 12,8 % (8 % côté employeurs, 4,8 % côté salariés).

Les salariés de plus de 65 ans, jusqu'ici exonérés de cotisations Unedic, contribueront eux aussi au régime.

Le système d'« activité réduite », qui permet à plus d'un million de chômeurs de cumuler petits boulots et allocation, est réformé et simplifié

Cachez mois cette déflation que je ne saurais voir

Dans le quotidien « Le Monde », plusieurs économistes sont montés au créneau pour demander à la Banque Centrale Européenne d’infléchir sa politique.

Ainsi, selon Eurostat, l’inflation a été de 0,7 % au mois de février en zone euro. La hausse des prix retrouve donc son point bas d’octobre 2013. L’inflation sous-jacente, moins volatile et davantage animée par des facteurs internes, est donc également faible. Elle est même négative ou à peine supérieure à zéro dans les économies qui ont enregistré de sévères récession.

La BCE n’entend pas modifier sa politique car elle considère que l’Europe du Sud après avoir pratiqué une politique de dévaluation interne commence à en tirer profit. La désinflation tirerait sur sa fin ne nécessitant pas d’interventions spécifiques. Par ailleurs, la BCE souligne que l’inflation sous-jacente est, dans plusieurs pays du « noyau dur » de l’UEM, supérieure à la moyenne de la zone euro. Il en est ainsi en Autriche, en Finlande ou au Luxembourg. En Allemagne et en France, elle n’est pas loin de la moyenne.

Néanmoins il ne fait pas de doute que le taux d’inflation sous-jacente est sur une pente descendante.

La demande reste étale dans de nombreux pays et le taux d’utilisation des capacités de production demeure faible. Plusieurs experts soulignent que la BCE est plus prompte à prendre des mesures quand des anticipations inflationnistes se manifestent que pour répondre à des signes déflationnistes.

Allemagne, chemin de traverse en matière de retraite

L’Allemagne est, depuis de nombreuses années, confrontée au vieillissement de sa population. Le pays avait pris de nombreuses mesures visant à atténuer la facture  de la retraite. Ces mesures étaient d’autant plus l’Allemagne a pris indispensables que le taux de fécondité figure parmi les plus faibles d’Europe avec un taux de 1,4 enfant par femme en 2010 contre 1,6 dans l’Union européenne et 1,9 en France.

De 1991 à 2010, la part dans la population des personnes âgées de plus de 65 ans est passée de 14,9% à 20,7%, alors que celle des moins de 19 ans reculait de 20,4% à 17,6%. Les démographes estiment que la population devrait s’affaisser sous la barre des 60 millions en 2050, contre 82 millions actuellement et être ainsi inférieure à celle de la France.

D’ici à 2025, malgré la progression du taux d’activité des personnes  âgées de plus de 55 ans et des femmes, la population active sera inférieure de 6 millions à son niveau actuel (plus de 10% de baisse). La seule solution pour endiguer ce mouvement est un recours accru à l’immigration.

Or, en contradiction avec les mesures prises depuis 2002, la ministre des Affaires sociales, Mme Andrea Nahles, a présenté un projet de loi qui vise à faciliter les départs anticipés à la retraite.  

La loi de 2001 avait  introduit un minimum retraite afin que chacun soit assuré d’une pension au moins équivalente à 46% de son dernier salaire brut mais avait prévu la réduction progressive du taux de remplacement pour une retraite à taux plein de 70% à 67%.

Par ailleurs, le taux de cotisation au régime de base de l’assurance vieillesse, partagé à parts égales entre l’employeur et l’employé, a été plafonné à 20% jusqu’en 2020 (et à 22% à l’horizon de 2030).

Afin de compléter le montant des pensions, deux autres piliers ont été ajoutés au premier, des régimes professionnels complémentaires gérés par les entreprises et, deuxièmement, une dose de retraite par capitalisation, subventionnée par l’Etat fédéral, la retraite « Reister » qui fonctionne sur la base du libre choix.

La loi de 2004 a introduit, quant à elle, un « facteur de soutenabilité » dans le calcul des pensions : plus le ratio cotisants / retraité recule, plus la hausse des pensions est modeste. La loi de 2007 avait prévu le relèvement progressif d’ici à 2029 de l’âge légal de départ à la retraite à taux plein de 65 ans à 67 ans.

En vertu du nouveau projet de loi qui devrait entrer en vigueur le 1er juillet 2014. Les conditions de retraite des mères de familles (Mütterrente) dont les enfants sont nés avant 1992 devraient rattraper en partie celles des femmes ayant des enfants nés après 1992. Le texte intègre la durée de cotisation pour calculer l’âge de départ à la retraite. Les salariés totalisant 45 années de cotisations ou plus pourront prendre leur retraite à taux plein dès 63 ans (contre 65 ans actuellement). 200 000 personnes supplémentaires partiraient ainsi chaque année à la retraite. D’ici à 2029, cet âge serait progressivement relevé de deux ans, de sorte que ceux qui ont commencé à travailler dès 18 ans pourront bénéficier d’une retraite à taux plein à 65 ans, alors que ce sera 67 ans pour l’ensemble de la population. Un peu sur le modèle français, les périodes de chômage de courte durée et de chômage partiel seront prises en compte dans le calcul des années de cotisations, contrairement aux périodes de chômage de longue durée. Le projet de loi comporte également des mesures en faveur des retraites des personnes en invalidité.

Le financement de la réforme n’est pas prévu au-delà de 2018. Avant cette date, le budget actuel de l’Etat et les excédents des caisses de retraite qui se montent à EUR 31 mds lui seraient alloués. Puis, les subventions publiques annuelles passeraient progressivement de 400 millions à 2 milliards d’euros à horizon de 2022. Des hausses de cotisations pourraient être rendues nécessaires pour financer cette réforme.

Le projet de loi ne prévoit pas de réforme du dispositif Reister qui n’est qu’à moitié convainquant.

Russie, les sanctions à double tranchant

La Russie dépend de ses exportations gazières qui permettent le financement des dépenses publiques. Le prix du gaz a certes baissé ces dernières années avec la montée en puissance du gaz de schiste mais les contrats gaziers sont négociés sir longue période ce qui réduit l’impact des fluctuations de prix et ce qui permet évidemment de se protéger des conséquences de part et d’autres, consommateurs comme producteurs, des aléas internationaux. La Russie n’apprécie guère que le prix du gaz comme celui du pétrole passe en dessous d’un seuil de 90 dollars le baril (pour le pétrole). En-deçà, le déficit s’accroît. Les Etats-Unis ne peuvent guère mener une bataille tarifaire car la rentabilité de leurs nouveaux gisements, pétrole et gaz, suppose que les cours restent à des niveaux élevés. Ils pourraient en s’accordant avec l’Arabie Saoudite mener une guerre des tarifs mais elle serait coûteuse pour tous le acteurs.

L’Europe est en outre aujourd’hui dépendante du gaz russe pour 20 %. Il n’est pas évident de mettre un terme à cet approvisionnement sauf à surpayer auprès des autres fournisseurs (Algérie en particulier).

Les interdictions de visas pour des responsables économiques sont avant tout symboliques et ont un objectif vexatoire. Il en serait tout autre si la France annulait le contrat de vente des navires « Mistral » à la Russie. Les pertes d’emploi et les conséquences à l’exportation seraient fortes, (plusieurs milliers d’emplois en jeu).


A suivre Next week

Lundi 24 mars

Lundi seront présentés les fameux indices PMI du mois de mars dont ceux de la zone euro. L’indice qui était à son plus haut niveau depuis le printemps 2011 devrait poursuivre son mouvement ascendant.

Mardi 25 Mars

Au Royaume-Uni, il faudra suivre es résultats de l’inflation de février. En janvier, l’inflation était passée sous la cible d’inflation de 2% de la Banque d’Angleterre (à 1,9%, après 2% en décembre 2013). Ce mouvement de recul a du se poursuivre en en février.

En Allemagne, l’indice IFO de mars donnera une bonne indication de la tendance de ce premier trimestre. A 111,3 en février, l'indice du climat des affaires de l'enquête IFO a atteint le niveau le plus élevé depuis juillet 2011. Il est attendu stable pour mars.

En France, il faudra également suivre les enquêtes de l’INSEE sur le climat des affaires pour mars. Ils sont attendus en légère hausse.

Mercredi 26 Mars 2014

Aux Etats-Unis, il faudra suivre les résultats des biens  durables de février qui devraient ressortir en hausse grâce à l’aéronautique. Il faudra regarder également la publication de l’indicateur PMI.

Jeudi 27 mars

Pour la zone euro, il sera utile pour déterminer les risques de déflation d’étudier l’évolution de la masse monétaire M3 et les flux de crédits au secteur privé.

Vendredi 28 Mars

Au Japon, il faudra regarder les prix à la consommation qui devraient ressortir en hausse en raison de la forte demande en anticipation de l’augmentation de la TVA de 3 points au 1er avril.

Toujours au Japon, il faudra consulter le rapport de l'emploi de février où des tensions sont fortes du fait de la demande de vendeurs avant la hausse de la TVA. Le taux de chômage devrait rester à 3,7%. Enfin, pour en terminer avec l’Empire du Soleil Levant, l’enquête sur le revenu et les dépenses des ménages sera présentée ce vendredi. Les dépenses de ménages pourraient avoir progressé de 1% m/m en février. En particulier les achats d'appareils électriques sont stimulés par une demande de dernière minute avant la hausse de TVA en avril.

Pour la zone euro sera connu l’indice du climat économique de mars avec une amélioration possible.

En France sera surveillé le résultat des dépenses de consommation des ménages en biens pour février. Les dépenses de consommation des ménages en biens devraient repartir à la hausse  en février, corrigeant, en partie, leur recul de 2,1% m/m en janvier dû à la chute des dépenses d'énergie (effet de l'hiver doux) et des achats automobiles (contrecoup des changements de fiscalité). 





La semaine économique est une publication réalisée par Lorello Eco Data, société d’études et de stratégies économiques dirigée par Philippe Crevel.

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samedi 8 mars 2014

La semaine économique vue par Philippe Crevel

Le Coin des Epargnants

La bourse de Paris a été rattrapée par les évènements ukrainiens en baisse de 0,95 point sur la semaine. Le CAC 40 a, en effet, terminé à 4366 points. Les autres places européennes se sont inscrites dans cette tendance baissière.

Les menaces formulées par Gazprom d’interrompre ses exportations de gaz ont pesé sur les indices tout comme les déclarations russes et les réactions occidentales.

Par ailleurs, après deux très bons mois, les investisseurs ont certainement engrangé quelques plus-values.
Les résultats de l’emploi américain ont eu un impact limité même s’ils ne sont pas inintéressants. Les États-Unis ont gagné 175.000 emplois en février, mais dans le même temps, le taux de chômage a augmenté à 6,7 % contre 6,6 % en janvier.

La Banque Centrale Européenne veut conserver ses armes dans l’armurerie

La Banque Centrale Européenne a décidé de ne rien changer et de maintenir ses taux directeurs malgré certaines pressions inverses alimentées par quelques signaux déflationnistes.
Certes, son analyse repose sur des facteurs indéniables d’amélioration.
Le retour de la croissance de la zone euro se confirme de semaine. Désormais, la croissance pourrait atteindre près de 1,5 % en 2014 et 1,6 % en 2016.

L’Espagne et le Portugal portent le drapeau du retour de l’espoir avec le retour de la croissance grâce un regain de compétitivité qui favorise leurs exportations. Les taux d’intérêt des pays dits périphériques, Espagne, Portugal et Italie se rapprochent progressivement de ceux des pays du cœur de l’Europe.
Même l’industrie enregistre quelques signes encourageants grâce à une demande étrangère plus dynamique (aux Etats-Unis, Japon, Royaume-Uni), mais aussi de la stabilisation de la demande intérieure, notamment celle pour les biens d’équipement. Le taux d’utilisation des capacités est en progrès.
Il apparaît, à de nombreux experts, urgent de renouer avec l’investissement compte tenu du vieillissement des équipements

En revanche, la consommation reste relativement étale du fait de la volonté des ménages à reconstituer leur épargne.

Néanmoins, ces facteurs de croissance demeurent très fragiles. L’Europe n’est pas à l’abri du ralentissement en cours de la demande mondiale  provoquée par le ralentissement de la Chine. De même, la croissance mondiale peut être impactée par le durcissement des politiques monétaires des pays émergents comme l’Inde, la Turquie, le Brésil, l’Afrique du Sud.

Du fait des excédents de la balance des paiements courants de la zone euro et des tensions internationales, la monnaie européenne risque de continuer son appréciation avec un risque de perte de parts de marché à l’exportation.

L’autre point d’inquiétude est la faiblesse récurrente de la demande de crédits en zone euro soulignant que les entreprises restent très prudentes face aux évolutions de la conjoncture.
Le processus de désendettement a un impact récessif voire déflationniste. Certes, le niveau de la dette, publique et privée, demeure élevé. La  dette des sociétés non financières représentait 98 % du PIB à la fin  de 2012, tandis que la dette des ménages s’établissait autour de 64 %. Les ratios de 80 % et 50 %, antérieurs à la crise, sont donc encore loin.
L’inflation demeure entre 0,7 et 0,8 soit assez éloigné du taux cible des 2 % mais la BCE considère que celui pourrait être atteint d’ici 2016.

La BCE a estimé en l’état de la situation urgent de ne rien faire. Elle fait le pari que la reprise économique se confirme. Elle considère qu’une intervention pourrait la priver d’outils si un retournement mondial se produisait dans les prochains mois. Compte tenu des incertitudes économiques, il peut être judicieux de conserver des armes dans l’armoire. La BCE doit intégrer le fait que l’économie mondiale reste suspendue à la capacité des Etats-Unis à surmonter la diminution des injections de liquidités et à celle de la Chine à changer de modèle de développement. Par ailleurs, au sein de l’Europe, il reste encore des points de faiblesse dont la France qui représente par définition un vrai risque systémique.

La France, en attendant Godot, la surveillance renforcée !

La France attend que le vent de la croissance de l’économie mondiale souffle à ses portes pour échapper à la dureté des réformes structurelles. Mais, à force de différer les réformes et les ajustements, les réalités s’imposent à la France. La mise sous surveillance renforcée par la Commission de Bruxelles constitue une épreuve de plus pour un pays qui depuis quelques années vit au rythme d’un long chemin de croix pavé de désindustrialisation, de déficits et de dégradation par les agences de notation.

La procédure de surveillance renforcée a été instituée dans le cadre du dispositif du «Two-Pack»: qui est le paquet législatif qui complète le cycle de surveillance budgétaire pour la zone euro afin d’améliorer la gouvernance économique. Ces mesures ont été prises après le déclenchement de la crise grecque pour éviter aux autorités européennes et aux Etats de se retrouver face à un pays membre à la dérive.
Le «two-pack» instaure à l'égard des États membres faisant l'objet d'une procédure de déficit excessif un système de contrôle. L’État membre concerné devra communiquer régulièrement à la Commission des informations sur les mesures qu'il a prises pour corriger son déficit excessif.

La Commission sera ainsi mieux en mesure de détecter tout risque compromettant cette correction. Si elle constate l'existence d'un risque de cette nature, la Commission pourra adresser une recommandation directement à l'État membre concerné de sorte que ce dernier puisse faire tout ce qui est en son pouvoir pour éviter d'être considéré comme étant en défaut et donc éviter des sanctions pécuniaires.
Par ailleurs, le «two-pack» renforce le contrôle et la surveillance des États membres dont la stabilité financière est sérieusement mise à mal ou risque de l'être. L'intensité de ce contrôle et de cette surveillance dépendra de la gravité des difficultés financières traversées par l'État membre concerné. La France est désormais placée dans cette catégorie.
Cette surveillance accrue se fondera sur les obligations incombant aux États membres au titre du PSC mais elle ira aussi au-delà.

Compte tenu des résultats de cette surveillance, la Commission pourra conclure qu'un État membres est tenu de prendre des mesures supplémentaires parce que sa situation financière risque d'avoir des répercussions majeures sur la stabilité financière de la zone euro. En pareil cas, la Commission pourra proposer que le Conseil des ministres recommande à l'État membre concerné d'adopter des mesures correctrices ou d'élaborer un projet de programme d'ajustement macroéconomique. De facto, les marges de manœuvre du Gouvernement se sont réduites avec le placement du pays sous surveillance renforcée.

Etats-Unis, le long début du marathon budgétaire

Avec le mois de mars débute l’élaboration du budget 2015 des Etats-Unis. Le président Obama a publié ses propositions budgétaires  avec un montant de dépenses de USD 3 651 mds pour un déficit de 3,1 % du PIB.

Dans les prévisions budgétaires, le retour à un excédent est prévu pour 2018 avec un recul du ratio de dette de 72 ,1% actuellement à 69% en 2024 (contre 79,2% selon les estimations du CBO).

Le projet du président Obama est très centré sur les classes modestes et moyennes ainsi que sur la réforme fiscale.

Le président Obama redemande une progression du salaire minimum à USD 10,10 de l’heure et la réintroduction de  l’indemnisation chômage pour les chômeurs de longue durée (arrivée à échéance fin 2013).

II a également demandé un relèvement du crédit d’impôt destiné aux faibles revenus.

Le Président Obama souhaite également la création d’un réseau national d’instituts locaux, constituant autant de pépinières de promotion de l’investissement et de l’innovation dans le secteur manufacturier.
Il a également souhaité favoriser les investissements directs et les dépenses publiques fédérales en recherche et développement ainsi qu’en faveur des dépenses privées de R&D grâce à la réforme du crédit d’impôt.

Le président Obama appelle à la création d’une Banque nationale pour les infrastructures, permettant le financement mixte de projets. La banque, détenue à 100 % par l’Etat fédéral, levant des fonds publics et privés, pourrait accorder des prêts et des garanties, permettant de soutenir  l’essentielle augmentation des dépenses en infrastructures.

Le projet présidentiel prévoit également  une hausse des dépenses d’éducation, y compris des mesures en faveur de la formation continue et du soutien au développement des compétences des chômeurs de longue durée.

Le Président Obama propose d’engager en  2015 un premier volet de réforme fiscale avec l’impôt sur le revenu des personnes.

Cette réforme viserait à limiter le montant des déductions fiscales dont bénéficient les dons, le paiement des intérêts hypothécaires ou encore certains produits de placement de l’épargne retraite pour les plus fortunés. Selon la Maison Blanche, cette mesure ne toucherait que les 3% des Américains les plus aisés.
Le Président souhaiterait que les Américains ayant plus d’un million de dollars de ressources en acquittent pour au moins de 30% en impôts au gouvernement fédéral.

Sur dix ans, ces deux mesures permettraient d’augmenter les recettes de USD 650 mds
Une nouvelle taxe fédérale sur le tabac serait instituée ? Cette nouvelle taxe permettrait de générer USD 78 mds de recettes sur dix ans et le financement du programme fédéral d’éducation des jeunes enfants.
Du fait que le pouvoir budgétaire appartient au Congrès et que 2014 est une année électorale, ce projet est purement indicatif d'autant plus que les Républicains sont majoritaires  à la Chambre des Représentants. 

A suivre, next week

LUNDI 10 MARS

En France, il faudra regarder l’enquête de conjoncture de la Banque de France de février.
Il faudra également suivre l’indice de la production industrielle de janvier.
Par ailleurs se tiendra durant la semaine le marché international des professionnels de l'immobilier
Au Japon il faudra prendre en compte l’enquête auprès des observateurs de l'économie (février) En dépit d'une décélération des commandes, les observateurs devraient rester positifs concernant le climat d’affaires actuel. En revanche, leur appréciation des perspectives devrait se détériorer davantage en prévision de la hausse de la TVA de 3 points en avril. Toujours, au Japon, il sera intéressant d’étudier la révision des chiffres de croissance du dernier trimestre 2013 avec une baisse de 0,2 point par rapport aux premières estimations du fait d’un moindre investissement.
En France sera attendue la production industrielle de janvier. Le résultat sera pénalisé par un recul de la production d'énergie du fait du climat clément. Le secteur manufacturier devrait e revanche bien se comporter.

MARDI 11 MARS

En France, il faudra regarder l’évolution de l’emploi salarié du 4ème trimestre 2013.
Seront également publiés les indicateurs avancés de l'OCDE de mars.
Au Japon, il faudra suivre les annonces concernant la politique monétaire.
A Berlin sera annoncé le résultat de la balance commerciale du mois de janvier.
Au Royaume-Uni, il faudra regarder la production industrielle de janvier. La production industrielle avait légèrement progressé en décembre 2013 (+0,4% m/m) après avoir subi une légère correction en novembre. Les données d’enquêtes annoncent un léger fléchissement de la croissance.

MERCREDI 12 MARS

Au Japon sera publié les résultats de l’activité dans le secteur tertiaire (janvier) qui a bénéficié d’achats par anticipation du fait de la hausse attendue de la TVA.
Pour la zone euro sera connue la production industrielle de janvier avec une augmentation attendue.

JEUDI 13 MARS

En France, sera particulièrement attendu l’indice des prix à la consommation du mois de février. Du fait de la fin des soldes et de l’effet de la hausse de la TVA, un rebond de l’inflation est attendu avec un taux annuel qui pourrait atteindre 0,9 %.
Aux Etats-Unis, il faudra suivre les ventes de détail du mois de février. Les ventes de détail devraient être en hausse de 0,2% m/m et de 0,1% hors éléments volatils. Les tempêtes de neige pourraient avoir soutenu les ventes de produits alimentaires tout en pénalisant les matériaux de construction.
Au Japon seront publiés les résultats des  Commandes de machines de janvier.
Les commandes de machines, hors éléments volatils, devraient avoir rebondi en janvier de 9,5% après un recul brutal en décembre (- 15,7%). Néanmoins, sur une plus longue période, elles demeurent sur une tendance baissière.
Aux Etats-Unis seront communiquées les ventes de détail qui devraient être restées assez faibles, en hausse de 0,2% m/m et de 0,1% hors éléments volatils.
Au Japon, il faudra suivre les commandes de machines qui hors éléments volatils, devraient avoir rebondi en janvier de 9,5% après un recul brutal en décembre (- 15,7%). Néanmoins, sur une plus longue période, elles demeurent sur une tendance baissière.

VENDREDI 14 MARS

En France, les résultats de la création d’entreprise du mois de mars seront publiés.

samedi 18 janvier 2014

La semaine économique et financière vue par l'oeil du Cercle

Le Coin des Epargnants
Le CAC 40 a enfin refranchi la barre des 4300 points avec une hausse de 1,81 % sur la semaine pour atteindre 4327 points.
En ce début d’année, l’optimisme est de rigueur. Ainsi, la Banque Mondiale a revu ses prévisions à la hausse Selon la Banque, la croissance mondiale devrait atteindre 3,2 % contre 2,4 % en 2013. Elle s’attend à une reprise de l’activité dans les prochaines années.
La sortie de la récession de l’Europe pousse les marchés. La zone euro pourrait obtenir un taux de croissance de 1,25 % dès 2014.
De ce fait, les secteurs traditionnels de l’économie se ressaisissent. Alsthom a ainsi gagné 8,22 % sur les cinq derniers jours, Bouygues 7,9 %, Legrand, 7,04 % et Eiffage 5,19 %. Le secteur automobile a connu une bonne semaine Renault a fait la course en tête du CAC 40 et Peugeot connait l’euphorie avec 14,7 % sur la semaine.
Après six années de vaches maigres, le marché automobile européen redresse enfin la tête. Il vient en effet d’enregistrer son quatrième mois consécutif de hausse avec un bond de 13 % des immatriculations en décembre. L’année 2013 se termine ainsi sur une baisse moins sévère que prévu (-1,7 %).
Hollande, simplement changement d’inclinaison ou changement libéral
Le 31 décembre 2013 et le 15 janvier 2014 de François Hollande seront-ils l’équivalent du 25 mars 1983 de François Mitterrand. Il y trente ans, la gauche abandonnait le socialisme dans un seul pays pour se convertir au réalisme économique et décida de jouer la carte de l’Europe.
François Hollande a annoncé la suppression, à l’horizon 2017, des cotisations patronales sur la famille,  soit 30 milliards et 35 milliards d’euros d’allègement de charges.
Logiquement, le CICE (Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi) serait fusionné dans le dispositif et recyclé en baisse de charges à compter de 2016.
Le coût du travail serait allégé de 5% environ, et le taux de marge des sociétés non financières (SNF) serait directement augmenté d’environ trois points. Il remonterait ainsi de 28% aujourd’hui à 31%. Il retrouverait son niveau de 2008 ainsi que son niveau moyen depuis 1986, par ailleurs assez stable. Ce niveau est très en-deçà de la moyenne de la zone euro qui se situe autour de 40 %.
Le Gouvernement devra trouver de nouvelles économies pour financer la suppression des cotisations familiales. Des économies supplémentaires sur les dépenses Peu de détails ont été fournis sur la nature exacte des économies à réaliser.
Il est fort possible que l’Etat diminue les dotations aux collectivités locales en les liant aux regroupements faits (selon un système de bonus-malus). En 2012, les dépenses locales  représentaient en effet 20% du total quand celles de l’Etat comptent pour 34% et celles de la Sécurité sociale 46%.
Zone euro, la déflation s’infiltre
Face à une inflation installée en-dessous de 1 %, le débat sur l’adoption par la BCE de mesures plus fortes refait surface. La reprise naissante s’annonce faible, de ce fait, il y de plus en plus d’experts qui demandent à M.Draghi de prendre des initiatives. Parmi les options envisageables, un programme d’achats de titres contribuerait sans doute le plus efficacement à dynamiser l’activité.
Par une telle mesure, l’investissement productif des entreprises et les embauches pourraient être stimulés.
Etats-Unis, une fin d’année conforme aux espérances
 La production industrielle des Etats-Unis a augmenté  de 0,3% au mois de  décembre contre 1 % au mois de novembre. Le résultat du mois de décembre est en phase avec les attentes du marché. Par rapport à décembre 2012, la production industrielle s'est inscrite en hausse de 3,7%.
 Le taux d'utilisation des capacités de production s’élevait en décembre  à 79,2%, en  hausse de 0,1 point  par rapport au mois de novembre. Il demeure  inférieur d'un point à sa moyenne historique de long terme (1972-2012).
 Les ventes de détail ont enregistré une accélération notable en décembre. Hors automobiles, carburants, matériaux de construction et services alimentaires, leur rythme de progression annualisé sur trois mois s’est inscrit à +5,3% en décembre, après une moyenne de +4,7% au cours des quatre mois précédents.
 Ces données sont compatibles avec une croissance trimestrielle annualisée de 3,7% des dépenses réelles de consommation de ménages au dernier trimestre 2013. Une telle performance serait inédite depuis la fin de 2010, et marquerait une très nette accélération après une progression moyenne de +1,9% sur les trois premiers trimestres de l’année.
 Du fait de l’impact positif du commerce extérieur et de la reconstitution de stock, en moyenne annuelle sur 2013, la croissance pourrait avoir atteint 2%.
 Il faut noter que la réduction des déficits, a lourdement pesé sur la croissance, environ 0,8 point. Or ce frein sera moins puissant en 2014. Les Etats et collectivités locales ont mis fin, dans leur grande majorité, à l’assainissement « structurel » de leurs finances, laissant l’amélioration de la conjoncture conduire à une hausse des recettes et à une baisse des dépenses, alors qu’au niveau fédéral, il n’est prévu cette année aucune hausse de prélèvements. La progression des dépenses reste contrainte par le « sequester », qui a établi des limites pour chaque exercice budgétaire, mais le Congrès a voté une hausse des dépenses discrétionnaires, la première en trois ans. Il faut souligner que l’accord budgétaire, voté cette semaine par le Congrès, permet un financement de l’Etat jusqu’à la fin du mois de septembre. La bonne nouvelle est qu’il n’y aura pas de shutdown en 2014.
 Autre point à prendre en compte provient du fait que les Etats-Unis sont devenus le premier pays producteur de pétrole réduisant leur déficit commercial et contribuant à améliorer la compétitivité.
 A suivre, next week
 Lundi 20 janvier, à Pékin, sera communiqué le PIB du quatrième trimestre et la production industrielle ainsi que les ventes au détail et l’investissement en zones urbaines pour le mois de décembre
A Berlin sera connu les prix à la production de mois de décembre
 Mardi, à Berlin il faudra suivre l’indice ZEW du sentiment économique du mois de janvier
 Mercredi, il faudra regarder les décisions de politique monétaire de la Banque centrale du Japon.
 A Davos commencera le Forum économique mondial et cela jusqu'au 25 janvier.
 A Londres sera publié le nombre des demandeurs d'emploi ainsi que le taux de chômage de décembre.
A Francfort, le Conseil des gouverneurs de la BCE se réunira mais logiquement aucune décision n’est attendue sur les taux.
 Jeudi, à Pékin sera communiqué l’indice PMI Markit-HSBC manufacturier flash de janvier. Il en sera de même pour les indices PMI Markit flash de janvier pour l’Allemagne et pour le Royaume-Uni.
 A Washington, il faudra suivre les inscriptions au chômage de semaine au 18 janvier
 En France, il faudra regarder les enquêtes mensuelles et trimestrielles de conjoncture de l'Insee ainsi que les indices PMI Markit flash manufacturier et services de janvier. Il sera intéressant d’étudier les adjudications d'OAT moyen terme et indexées.