CERCLE DE L'EPARGNE, DE LA RETRAITE ET DE LA PREVOYANCE

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mardi 28 janvier 2014

Epargne et revenus au sein de l'Union européenne


Au troisième trimestre 2013, le taux d'épargne des ménages dans la zone euro a été de 13,0%, contre 12,9% au deuxième trimestre 2013. Au sein de l'Union européenne, e taux d'épargne des ménages s’est établi à 10,7%, contre 10,8% au deuxième trimestre. Le taux d'investissement des ménages stable dans les deux zones. Au sein de l'Union, le le taux d'investissement brut des ménages est resté stable à 7,8% au troisième trimestre 2013, par rapport au deuxième trimestre 2013. Dans la zone euro, le taux d'investissement des ménages s’est établi à 8,5%, également stable par rapport au trimestre précédent. Dans la zone euro, en termes nominaux, le revenu des ménages a augmenté de 0,4% au troisième trimestre 2013, tandis que la consommation a crû de 0,3% et que l'investissement (formation brute de capital fixe, principalement en logements) a progressé de 0,1%. L'augmentation du revenu des ménages de +0,4 se décompose de la manière suivante : augmentation de l'excédent brut d'exploitation et revenu mixte brut (+0,2 pp), augmentation des prestations sociales (+0,1 pp) et des cotisations sociales en nature (+0,1 pp), alors que les impôts (-0,1 pp) ont eu un impact négatif Dans la zone euro, le revenu des ménages par habitant a été stable en termes réels au troisième trimestre 2013, de même qu’au trimestre précédent. Cela est dû au même rythme d’augmentation du revenu nominal par habitant et des prix (+0,3% chacun). La consommation réelle des ménages par habitant est également demeurée stable.

vendredi 22 novembre 2013

La protection sociale en France, plus du tiers du PIB


Eurostat vient de publier les statistiques 2011 de la protection sociale concernant les pays membres de l'Union européenne. Le Danemark, la France et les Pays-Bas comptent toujours parmi les 3 pays européens consacrant la part la plus importante de leur PIB à la protection sociale. Il est à noter qu'après la crise de 2009 qui avait entraîné une progression des dépenses sociales, un reflux est constaté en 2011. Le poids de la protection sociale est passé de 29,7% du PIB en 2009 à 29,4% en 2010 et 29,1% en 2011. Les augmentations de 2009 étaient liées également à une réduction du PIB. La France fait exception avec des dépenses sociales qui continuent de progresser sur la période 2008 à 2011 en passant de 31,3 % à 33,6 %. Le maximum a été atteint en 2010 avec 33,8 %. Il y a eu un léger repli en 2011.

En 2011, les deux principales sources de financement de la protection sociale au niveau de l'UE28 étaient les contributions publiques provenant des impôts, comptant pour 40% des recettes totales, et les cotisations sociales pour 56%.

En 2011, les dépenses de protection sociale par habitant, en parité de pouvoir d'achat étaient près de sept fois supérieures au Luxembourg qu'en Roumanie. Après le Luxembourg, les dépenses les plus élevées par habitant étaient enregistrées aux Pays-Bas et au Danemark (chacun à environ 40% au-dessus de la moyenne de l'UE28), suivis de l'Autriche (à environ 30% au-dessus de la moyenne) ainsi que de la France, de l’Allemagne et de la Suède (à environ 25% au-dessus de la moyenne). Les plus faibles dépenses par habitant se situaient en Roumanie et en Bulgarie, où elles étaient inférieures à 30% de la moyenne de l'UE28.

Au sein de l'Union, il y a de fortes différences entre États membres. En 2011, la part des dépenses de protection sociale par rapport au PIB était d’au moins 30% au Danemark (34,3%), en France (33,6%), aux Pays-Bas (32,3%), en Belgique (30,4%), en Grèce (30,2%) ainsi qu'en Finlande (30,0%). Les pays à faible poids sont la Lettonie (15,1%), l' Estonie (16,1%), la Roumanie (16,3%), la Lituanie (17,0%), la Bulgarie (17,7%), la Slovaquie (18,2%), Malte (18,9%) et la Pologne (19,2%). Lire la note d'Eurostat

mardi 29 octobre 2013

Les ménages européens réduisent leur effort d'épargne


Avec la légère reprise et la stagnation des salaires, il n'est pas étonnant que le taux d'épargne baisse au sein de l'Union européenne et au sein de la zone euro.

En effet, selon Eurostat, le taux d'épargne est passé de 13,1 à 12,8 % du premier au second trimestre pour la zone euro. Pour l'Union, il est passé de 11,1 à 10,7 %.

Il faut mettre en parallèle la baisse du revenu réel des ménages : -0,1 % au deuxième trimestre après une baisse de 0,2 % au premier trimestre au sein de la zone euro. La consommation des ménages ayant augmenté de 0,2 %, ces derniers ont réduit leur effort d'épargne.

lire le communiqué d'Eurostat  

jeudi 17 octobre 2013

La France toujours à la traîne en matière de balance commerciale


L'Europe et la zone euro améliorent leur situation commercial avec une excédent en croissance. Même si la France réduit à la marge son déficit, elle est de loin la dernière de la classe européenne.

Selon Eurostat, d’après les premières estimations pour le mois d’août 2013, la zone euro a enregistré un excédent du commerce international de biens de 7,1 mrds d'euros avec le reste du monde, comparé à +4,6 mrds en août 2012. Le solde enregistré au mois de juillet 20132 s'établissait à +18,0 mrds, contre +13,8 mrds en juillet 2012. En août 2013 par rapport à juillet 2013, les exportations corrigées des variations saisonnières ont augmenté de 1,0% et les importations de 0,2%.

Pour l'Union européenne, les résultats du mois de juillet 2013 indiquent un déficit de 2,8 mrds d’euros, contre -14,9 mrds en août 2012. En juillet 20132, le solde était de +10,3 mrds, contre +1,2 mrd en juillet 2012. En août 2013 par rapport à juillet 2013, les exportations corrigées des variations saisonnières ont augmenté de 0,3% tandis que les importations ont diminué de 1,1%.

Les importations de l'UE28 en provenance de la plupart de ses principaux partenaires ont diminué en janvier-juillet 2013 par rapport à janvier-juillet 2012, à l'exception de celles en provenance de Turquie (+4%) et d’Inde (+1%). Les baisses les plus importantes ont concerné les importations en provenance du Japon (-17%), du Brésil (-14%), de Norvège (-11%) et de Corée du Sud (-9%). En ce qui concerne les exportations de l'UE28, les tendances sont plus disparates. Les plus fortes hausses ont été enregistrées pour les exportations vers la Suisse (+33%) et la Turquie (+7%), tandis que les baisses les plus marquées ont été observées pour celles à destination des États-Unis, du Japon et de l’Inde (-3% chacun).

L'excédent commercial de l’UE28 s’est fortement accru avec la Suisse (+50,1 mrds d'euros en janvier-juillet 2013, contre +23,5 mrds en janvier-juillet 2012) et a augmenté de façon plus modérée avec les États-Unis (+52,5 mrds contre +49,4 mrds), la Turquie (+17,4 mrds contre +15,4 mrds) et le Brésil (+4,5 mrds contre +0,4 mrd). Le déficit commercial de l’UE28 s'est réduit avec la Chine (-72,9 mrds contre -81,4 mrds), la Russie (-51,0 mrds contre -53,2 mrds), la Norvège (-24,2 mrds contre -32,0 mrds) et le Japon (-1,3 mrd contre -6,9 mrds).

S'agissant du commerce total des États membres, l’Allemagne (+114,4 mrds d’euros en janvier-juillet 2013) a affiché le plus fort excédent, suivie des Pays-Bas (+32,7 mrds), de l'Irlande (+22,3 mrds), de l’Italie (+18,3 mrds) et de la Belgique (+10,9 mrds). La France (-44,2 mrds) a accusé le plus fort déficit, suivie du Royaume-Uni (-38,0 mrds) et de la Grèce (-11,1 mrds).

L'amélioration de la situation commerciale est imputable à une réduction des importations en particulier dans les pays d'Europe du Sud et aussi à une reprise des exportations de la part de ces pays dont la compétitivité s'est améliorée. Par ailleurs, la demande intérieure étant faible, les capacités d'exportations en ont été accrues. Cette amélioration de la situation commerciale de la zone euro favorise l'appréciation de la monnaie par rapport au dollar au moment même où les Etats-Unis doivent gérer un shut down sans précédent.

Lire la note d'Eurostat

vendredi 17 février 2012

Livre Blanc de la Commission de Bruxelles, la feuille de route concernant l'épargne retraite


Dans le cadre de son livre blanc sur les retraites, la Commission de Bruxelles entend favoriser le développement de l'épargne retraite. Elle a décidé de ce fait de mettre en oeuvre un plan de travail. Elle a ainsi prévu :
  • l'engagement avec les Etats membre d'un processus d'identification des bons pratiques en vu d'évaluer et d'optimiser l'efficacité des régimes fiscaux d'incitation à l'épargne retraite. Dans le même esprit que le rapport de la Cou des Comptes, la Commission attire l'attention sur la nécessité que le plus grand nombre d'Européens puisse accéder à l'épargne retraite. La Commission a prévu d'accorder son soutien financier aux Etats membres et aux partenaires sociaux souhaitant concevoir des régimes d'épargne retraite d'un bon rapport coût efficacité;
  • le recensement des bonnes pratiques en matière de relevés de pensions individuels et plus globalement en matière d'information des assurés
  • la révision de la directive sur les institutions de retraite professionnelle (IRP) afin d'assurer une égalité de traitement par rapport à la directive Solvabilité 2 et afin de mieux promouvoir les opérations transfrontalières.
  • la mise en oeuvre de protections afin de mieux garantir les droits des salariés en cas d'insolvabilité des employeurs.
  • l'amélioration de la qualité des produis d'épargne retraite individuels
  • l'élaboration d'un code de bonne conduite pour les régimes de retraite professionnels
  • la reprise des travaux pour l'élaboration de la directive sur la portabilité des pensions
  • l'examen des règles freinant la mobilité des actifs
  • l'étude de la nécessité de supprimer certains obstacles dans la conception des produits d'assurance-vie en afin de faciliter la mobilité transfrontalière