CERCLE DE L'EPARGNE, DE LA RETRAITE ET DE LA PREVOYANCE

Le Cercle des Epargne, de la retraite et de la prévoyance est un centre d'études et d'information indépendant qui a pour objet de réaliser des études et d'informer les épargnants sur toutes les questions relatives à l'épargne, la retraite et la prévoyance

Il bénéfice de l'appui et de l'expertise d'un Conseil scientifique et du soutien d'AG2R La Mondiale

Pour plus de renseignements et pour tous les contacts presse, vous pouvez nous contacter au 06 13 90 75 48

lundi 13 juin 2011

700 000 entreprises à reprendre

Dans les dix prochaines années, 700 000 PME devraient être cédées dont dans 60 % des cas du fait du départ à la retraite du dirigeant. Selon une étude du cabinet KPMG, 6 % des transmissins s'effectuent au sein de la famille contre 58 % en Allemagne et 72 % en Italie. Les problèmes de cession, en France, contribuent à la faiblesse du tissu industriel e particulier en ce qui concerne les PME de taille moyenne. Les PME sont trop souvent rachetés soit par de grands groupes qui les dépècent, soit par des investisseurs étrangers ou soit elles ferment tout simplement.


La préparation de la succession est souvent négligée ; il n'y a pas également assez de repreneurs.



vendredi 10 juin 2011

INSEE : résultats du secteur de l'assurance en 2010


Selon l'INSEE, les dépenses des ménages en produits d’assurance-vie correspondent aux frais prélevés sur ces contrats d’épargne ont diminué en  2010 (− 2,5 % en volume après + 28,7 %). Cette baisse s'explique par une baisse des taux des fonds euros et par le relèvement du taux des comptes sur livret. Les craintes de majoration de l'impôt sur l'assurance-vie et la concurrence de l'immobilier expliquent également ce repli.

La consommation en assurance-dommage se replie elle aussi en volume, pour tous les types de police du fait de la stagnation économique.

Les dépenses de santé des ménages continuent, en revanche, de progresser (+ 3,1 % en volume). Il en est de même pour les soins pris en charge par la collectivité (médicaments, médecine de ville et hôpitaux) : + 2,3 % après + 3,4 % en 2009.

Minutes marchés


Avec la participation de Marc Fabayre, directeur de la distribution à Generali Investments, faites le point sur l'évolution des marchés financiers lors de ces dernières semaines et tout cela en vidéo.

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Minutes marchés


Avec la participation de Marc Fabayre, directeur de la distribution à Generali Investments, faites le point sur l'évolution des marchés financiers lors de ces dernières semaines et tout cela en vidéo.

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mercredi 8 juin 2011

Les Français et les actions : un problème récurrent


Plus de deux ans après la crise financière et la stagnation du CAC 40 autour de 3900 points, les Français semblent se détourner du marché actions et préférer  les placements sans risque.

Le dernier sondage TNS Sofres, "Les Echos", "La Banque Postale" confirme la méfiance actuelle des épargnants vis-à-vis des marchés actions. Ainsi, seulement 11 % des sondés affirment posséder en direct des actions et 7 % des SICAV et des FCP quand ils sont 83 % à détenir des comptes sur livret.

Selon l'étude SOFIA, la population des actionnaires individuels hors épargne salariale est passé sous la barre des 14 % en 2011 contre près de 14 % en 2008. La France compterait 4,2 millions d'actionnaires contre plus de 6 millions en 2008.

Moins d'un tiers des Français considèrent comme opportuns de placer son argent en action (31 %) contre 52 % en 2008.

Seuls 7 % des sondés se déclarent prêts à investir en bourse. 87 % jugent le placement en action risqué. Ils sont 74 % à le penser également pour les obligations.

Les placements préférés des Français sont 0 73 % les livrets et à 54 % les contrats d'assurance-vie.

Malgré ou à cause de la hausse des prix de la pierre, 55 % des Français considèrent que le temps n'est favorable à l'acquisition d'une résidence principale.

La culture économique et boursière des Français restent faibles. Moins d'un quart des sondés déclarent s'intéresser aux questions financières et boursières. 90 % des sondés sont incapables de citer spontanément un site traitant de ces questions.

lire l'article des Echos

mardi 7 juin 2011

Actualité économique et financière


Comme chaque semaine, les équipes de Generali Investments décryptent l'actualité économique et financière.

Le feuilleton grec a une nouvelle fois pesé sur la tendance des principales places financières, qui ont accusé une cinquième semaine de baisse consécutive. Jeudi, l’agence Moody’s a une nouvelle fois dégradé la note de la Grèce, de trois crans d’un coup, de B1 à Caa1 et a justifié sa décision par des propos inquiétants (évoquant la  probabilité d’un défaut de l’Etat grec « à au moins 50% »). Alors que Moody’s livrait son « oracle », le gouvernement grec, les représentants du FMI, de l’Union Européenne et de la BCE négociaient les conditions du versement de la cinquième tranche d’aide (12 Mds€) prévue dans le plan de 110 milliards d’euros octroyé l’an passé. En contrepartie de ce versement, Athènes s’engagerait à accroître son programme d’austérité de quelque 6,4 Mds€. Une nouvelle aide de plus de 60 Mds€ est également en discussion. Celui-ci aurait trois parties. Un effort d’économies de l’Etat grec, une nouvelle intervention internationale et la participation des investisseurs privés, au premier rang desquels les banques commerciales.  Cette semaine, les investisseurs ont été pris en étau entre, d’un côté, les perspectives d’une sortie en douceur de la crise grecque et, de l’autre, de nouvelles craintes sur la solidité de la reprise économique aux Etats-Unis. En effet, c’est d’outreAtlantique que sont venus des indicateurs préoccupants car confirmant l’essoufflement de la croissance au cours de ce deuxième trimestre. Les chiffres du chômage du mois de mai ont achevé de doucher les plus optimistes et la Réserve fédérale américaine n'entend pas engager de nouvelles mesures de relance de l'économie. Dans un entretien au Wall Street Journal, le président de la réserve fédérale de Dallas, Richard W. Fisher estime d’ailleurs que «la Fed a fait son travail», et qu'en cas de besoin de mesures de relance supplémentaires, «elles devront venir d'ailleurs». Les mois d’été s’annoncent délicats avec, entre autres, le plafonnement des indicateurs cycliques, les conséquences de la cherté du pétrole sur le moral des consommateurs et sur les bénéfices des entreprises, les prochaines hausses des taux en Europe et la fin de l’assouplissement quantitatif de la Fed.

Consulter le lettre N°322

lundi 6 juin 2011

Le lettre N°59 du Cercle des Epargnants : juin 2011


Au sommaire de la lettre N° 59 du Cercle des Epargnants du mois de juin :

- les comptes notionnels en Europe
- les retraités et la famille
- les flux de capitaux au service de la croissance

Lire la lettre






dimanche 5 juin 2011

Le Sud de l'Europe ne rime pas avec farniente

Selon une étude réalisée par Patrick Arthus pour Natixis et relayée par l'AFP, les Européens du sud travaillent beaucoup plus et parfois plus longtemps que les Allemands.


"Les Allemands travaillent beaucoup moins (sur l'année, sur leur vie) que les Européens du sud. Ils ne travaillent pas non plus plus intensément", souligne Patrick Artus.

La durée annuelle moyenne du travail d'un Allemand s'élève à 1.390 heures et est ainsi plus faible que celle d'un Grec qui atteint 2.119 heures ou celle d'un Italien qui est de 1.773 heures, d'un Portugais qui travaillle 1719 heures ou celle d'un Espagnol qui atteint 1.654 heures ou d'un Français, 1.554 heures (sources OCDE 2010).
"La performance de productivité par tête de l'Allemagne est dans la moyenne des pays du sud, celle de la productivité horaire est au-dessus de la moyenne mais pas meilleure que celle de la France ou de la Grèce", note Patrick Arthus.

Les départs effectifs à la retraite ne modifie pas réellement la donne sauf pour la France. En effet, les Portugais et les Espagnols travaillent respectivement en moyenne jusqu'à 62,6 et 62,3 ans, contre 62,2 ans pour les Allemands.
Les Grecs s'arrêtent de travailler à 61,5 ans. Seuls les Français (60 ans) et les Italiens (60,1 ans) partent actuellement en retraite deux ans plus tôt en moyenne que les Allemands.
La question ne porte donc pas sur la durée du travail sur l'ensemble de la carrière mais plus sur la productivité horaire et la qualité du travail effectié. Il est certain que les Allemands travaillent relativement eu mais ont une forte productivité comme d'ailleurs les Français.

mercredi 1 juin 2011

Réforme de la taxation du patrimoine : la position du Cercle


Le site d'actualité Internaute.com a demandé à plusieurs experts de commenter la réforme de la fiscalité du patrimoine en cours de discussion au Parlement. Ont été notamment interrogés Jérôme  Chartier (UMP), Jean-Jacques Jégou (Mouvement Démocrate), Michel Sapin (Parti socialiste), Philippe Le Clézio (CFDT), Patricia Tejas  (CGT),  Paul Perpère (Association française des investisseurs en capital - Afic), Paul Duvaux (avocat fiscaliste), Olivier Grenon-Andrieu (Equance) et Eric Lebrun (enseignant en droit fiscal. Jean-Pierre Gaillard et Philippe Crevel ont également été mis à contribution.

Lire la tribune de Jean-Pierre Gaillard et Philippe Crevel


mardi 31 mai 2011

Le Cercle dans la revue du Courtage


Dans le numéro de mois de mai de la Revue du courtage, un article est consacré à l'étude du Cercle sur l'épargne et la retraite.

Le financement des retraites n'apparaît pas réglé malgré la réforme adoptéeen 2010. De ce fait, cette thématique occupera le devant de la scène lorsde la prochaine campagne pour l'élection présidentielle ", a prédit JérômeJaffré, Directeur du Centre d'études et de connaissances sur l'Opinionpublique lors d'une conférence du Cercle des épargnants. Une affirmationqui s'appuyait sur les résultats 2011 de l'enquête " Les Français, l'épargneet la retraite" de cette structure indépendante.

Lire la suite

lundi 30 mai 2011

L'AMF et les risques



L'Autorité des marchés financiers continue de travailler sur une plus grande sécurisation des placements effectués en particulier par les épargnants individuels.


L'AMF vient de rendre publique une cartographie des risques. cet exercice annuel a été  initié en 2007 et s’intègre désormais  dans le nouveau cadre de supervision des risques mis en place depuis la crise avec l'instauration du Conseil européen du risque systémique, du  Conseil de la régulation financière et du risque systémique et du Conseil de la stabilité financière. L'analyse des risques constitue un des objectifs de stabilité financière pour l’AMF et les autorités de marché. La cartographie reflète les engagements pris par l’AMF dans son plan stratégique de renforcer la surveillance des risques.


Consulter le document de l'AMF

Le fonds de pension norvégien se porte bien

Le fonds de pension public norvégien est le deuxième plus gros fonds souverain. Sa valeur e'élève à près de 400 milliards d'euros au premier trimestre 2011.


Ses ressources proviennent en priorité des revenus pétroliers de l'Etat qui sont investies en actions et obligations internationales ainsi que dans l'immobilier. Il a atteint 395,7 milliards d'euros soit 24 milliards de plus que fin 2010 et son niveau le plus élevé jamais atteint.

Au cours des trois premiers mois de l'année, ses placements financiers se sont accrus de 59 milliards de couronnes, soit un rendement de 2,9% pour les actions et de 0,7% pour les obligations.

Le fonds a bénéficié des bons résultats des entreprises liées à l'énergie.



En revanche, le fonds a été pénalisé par le tremblement de terre au Japon, suivi de la catastrophe nucléaire de Fukushima. 5% des investissements en actions ont été, en effet, effectués sur le marché nippon, a enregistré une perte de 2,8% (exprimée en yens) dans ce pays.



Le fonds norvégien est le premier investisseur sur les Bourses européennes et il est le deuxième fonds souverain au monde derrière celui d'Abou Dhabi.

mercredi 25 mai 2011

La France 18ème selon l'indice du bien être calculé par l'OCDE


L'OCDE a établi un indice dépassant la simple mesure du PIB pour prendre en compte des paramètres liés aux conditions de vie afin de classer les pays. Onze indices ont été retenus comme le travail, les revenus, le logement, la gouvernance, l'environnement, la sécurité, l'équilibre vie professionnelle/vie privée...

Selon ce better life index, l'Australie arrive en tête suivi par le Canada et la Suède. La France arrive en 18ème position. Ce classement n'est pas officiel car chaque internaute peut élaborer son classement en pondérant les différents indices. Il est possible de surpondérer l'éducation ou l'environnement ou les revenus...

Aller sur le site de better life index de l'OCDE

lundi 23 mai 2011

Immobilier hausse ou baisse



 Selon l’étude réalisée par HSBC via son directeur des études économiques, Mathilde Lemoine, les prix des logements neufs et anciens en France ont retrouvé leurs niveaux d’avant-crise. Après une baisse « de 60 % entre le premier trimestre 2007 et le 4ème trimestre 2008, les ventes de logements neufs ont repris fortement, atteignant les 28 000 ventes par trimestre, soit les niveaux d’avant-crise ».

Les prix ont augmenté de 9,3 % selon la banque entre le 2ème trimestre 2009 et le 4ème trimestre 2010.  « Une forte croissance observée sur l’ensemble du territoire, pas seulement Paris, bien que la capitale ait montré les plus fortes hausses », souligne Mathilde Lemoine

La construction de nouveaux logements a été soutenue par la mise en place de dispositifs d’incitation fiscale comme le Scellier et le PTZ
Selon l'économiste, la situation  pourrait évoluer.  Le récent rebond des mises en chantier (+1,4 % entre le 4ème trimestre 2010 et le 1er trimestre 2011) « cache un déséquilibre persistent entre l’offre et la demande. Le stock de logement neuf est très inégalement réparti en France ». Ainsi, selon l’étude, les délais de vente varient de 3,6 mois en Ile-de-France à 25,5 mois dans le Limousin au 4ème trimestre 2010.
Une autre limite apparaît,  la solvabilité des ménages  avec une baisse depuis le 3ème trimestre 2010 en ce qui concerne le segment des logements anciens, alors que la croissance des prix s’est accentuée, bien que stabilisée dans le neuf à la fin de l'année. Une tendance qui a continué début 2011 à mesure que les taux d’intérêt ont augmenté.
L’économiste parie sur une baisse légère.

La crise et le patrimoine des Français

Si de 2004 à 1010, le nombre de détenteurs d’un patrimoine financier est resté stable à 94 %, une moindre diversification est constatée.
Ainsi, de 2004 à 2010, le nombre de ménages détenteurs d’un portefeuille en cours de constitution régresse passant de 22 à 17 %. La chute est liée au déclin des produits d’épargne logement (PEL et CEL).

En revanche, les portefeuilles orientés transmission ont progressé avec la montée en puissance de l’assurance-vie.

Avec la crise, les ménages ont eu tendance de réduire le nombre de produits.

Le nombre des PEA et la possession des actions en direct a diminué. De 2004 à 2010, on est passé de 25 à 20 % des ménages détenteurs de valeurs mobilières. Sur la même période, la détention de PEA a reculé de 3 points et celui de compte-titres de 1,5 point.

samedi 21 mai 2011

la pierre inaccessible ou presque


Les Français sont de plus en plus propriétaires. 51 % d’entre eux étaient propriétaires de leur résidence principale au milieu es années 80, 54 % en 1996 et 57 % en 2009.

Le flux d’acquisition s’est accéléré dans les années 90 pour atteindre un flux annuel de 650 000 entre 2002 et 2006. 79 % des acquisitions s’effectuent en ayant recours au crédit.

29 % des accédants résident en zone rurale en 2006 contre 25 % au début des années 90. Cette augmentation s’explique par le coût croissant de l’immobilier en secteur urbain.

Le prix du logement augmente plus vite que les revenus. Entre 2002 et 2006, ce prix représente en moyenne quatre années de revenu contre trois entre 199è et 2001. La durée moyenne des emprunts est passée de 15 à 17 ans. L’emprunt représente 3 années de revenus contre 2 auparavant.

Le taux d’apport personnel des primo-accédants diminue ; il est passé de 25 à 22 % de 2001 à 2006. En revanche, pour les autres acquéreurs, le montant de l’apport a légèrement progressé à 45 % contre 44 % auparavant.

Il en résulte une diminution des primo-accédants parmi les accédants récents (66 % en 2001 et 60 % en 2006). Plus de la moitié des primo-accédant a moins de 40 ans. Ce taux reste stable. 

vendredi 20 mai 2011

Le patrimoine des Français passé au crible

En 2010, 94 % des ménages disposent d’un patrimoine privé. Deux tiers des ménages possèdent à la fois d’actifs financiers et de biens immobiliers.

Les jeunes ménages ont naturellement un patrimoine peu diversifié. Au fil du déroulement des carrières professionnelles, les patrimoines se diversifient et intègrent des produits plus risqués. En fin de carrière, la priorité est donnée à la préparation de la retraite.

Les ménages modestes privilégient les produits peu risqués.

L’absence de patrimoine témoigne d’une vulnérabilité sociale et constitue un marqueur pour les ménages ayant des difficultés à faire face à leurs dépenses courantes. Ils se situent essentiellement dans de très grandes agglomérations.

Le patrimoine des ménages français

20 % des ménages possèdent un ou plusieurs logements de rapports et 11 % une résidence secondaire.

94 % des détenteurs de patrimoine possèdent un ou plusieurs livrets. 80 % possèdent un Livret A ou Bleu ; 45 %un Livret de développement durable et 7 % un Livret fiscalisé.

Pour 85 % des détenteurs d’un livret défiscalisé, l’objectif est de faire face à une dépense imprévue ; 65 % pour les détenteurs d’un livret fiscalisé. 12 % mettent en avant le financement d’un projet personnel, 13 % le bon rendement et 7 % la préparation de la retraite (chiffres concernant les livrets défiscalisés).

47 % des ménages ayant des actifs financiers possèdent un contrat d’assurance-vie (12 % ont un assurance-décès et 38 % une assurance-vie).

Les motifs de souscription d’un contrat d’assurance-vie sont les suivants :

Une réserve d’argent en cas d’imprévu pour 38 %
Une aide pour ses proches pour 29 %
La préparation de la retraite pour 27 %
Le rendement du produit pour 15 %.

60 % des souscripteurs ont un ou plusieurs contrats exclusivement en euros ; 27 % possèdent exclusivement un contrat multi-supports et 8 % détiennent les deux.

20 % des ménages ayant des actifs financiers possèdent des valeurs mobilières.

Leurs motivations sont :

 38 % la constitution d’une réserve d’argent
 29 % le rendement de ce type de produits
 17 % la préparation de la retraite
 11 % l’avantage fiscal
.
61 % des détenteurs de valeurs mobilières ont un PEA et 59 % un compte titre. 64 % des ménages titulaires de valeurs mobilières détiennent des actions et 40 % des SICAV ou des FCP.

18 % des ménages détenteurs d’actifs financiers possèdent un produit retraite.

Les Français et l'endettement

En 2008, la moitié des Français sont endettés. 30 % l’est pour rembourser une emprunt immobilier et 30 % un prêt à la consommation ; 11 % des Français cumulent crédit à la consommation et crédit immobilier. Les proportions sont stables depuis 2005.

L’achat de la résidence principale concerne 70 % des ménages endettés pour des raisons immobilières.

Les Français ayant recours au crédit à la consommation le font à :


  • 54 % pour l’achat d’une voiture ou d’une moto ;
  • 14 % pour l’achat d’un bien d’équipement ;
  • 29 % pour d’autres motifs personnels ;
  • 14 % pour plusieurs des motifs précédents.


L’endettement atteint son niveau maximal entre 35 et 44 ans avec un montant mensuel de 718 euros. Ce montant décroît à partir de 45 ans.

Les ménages endettés appartiennent aux catégories les plus aisées. 58 % des personnes endettées font parties du dernier décile contre 26 % étant membres du 1er décile.

Le surendettement concerne 3 % des ménages. 5,3 % des ménages en-dessous du seuil de pauvreté sont en situation de surendettement (33 % des revenus).

20 % des ménages les plus pauvres ont des accidents de paiement contre 8,3 % pour les autres.

mardi 17 mai 2011

Niches fiscales : réduction confirmée


Le décret fixant les taux et plafonds d'imputation des réductions et crédits d'impôts concernés par la réduction de 10 % du montant des niches fiscales a été publié le 15 mai dernier. Ce décret est la traduction des dispositions législatives adoptées dans le cadre de la loi de finances pour 2011.

Lire le décret

Fonds propres des PME, les propositions de l'AFIC


L'Association française des investisseurs en capital (l'AFIC) a rappelé ses propositions afin de faciliter la croissance des PME françaises.

Elle demande ainsi que les assureurs débloque un milliard d'euros dans le cadre de leur engagement vis-à vis des PME non cotées fixé à 2 % de leurs actifs. L'AFIC préconise que cette somme soit essentiellement affecté à des fonds d'investissement avec des tickets d'entrée de 15 millions d'euros. En contrepartie, les assureurs pourraient bénéficier d'une garantie d'Oséo en cas de perte de plus de 20 %. Il faut savoir que les assureurs ont du fortement provisionner les pertes enregistrées sur le non coté.

L'AFIC propose également de mobiliser de 3 à 5 % des 67 milliards d'euros du Livret A et du Livret pour le Développement Durable non centralisés à la Caisse des dépôts. De même, l'AFIC réclame que 3 % des encours des PERP, des PERCO et des Contrats Madelin soient mobilisés pour les PME.

L'AFIC réclame aussi un avantage fiscal à l'entrée pour les contrats d'assurance-vie ayant une composante PME et une majoration de 22 à 35 % de la réduction d'impôt en vigueur pour les FCPI. En ces temps de réduction des niches fiscales, il n'est pas certain que Bercy suivent les recommandations de l'AFIC

lundi 16 mai 2011

Indemnisation des épargnants : les propositions de l'AMF

Le groupe de travail conduit par Jacques Delmas-Marsalet et Martine Ract-Madoux a rendu public le 16 mai 2011 un rapport sur la question de l'indemnisation des épargnants.

Les rapporteurs se sont prononcés en faveur de la création d'une class action à la française malgré l'opposition de Bercy et de la profession.

Les rapporteurs proposent également la possibilité pour l'AMF de transmettre au juge civil ses rapports d'enquête avec de fait le levé du secret professionnel possible aujourd'hui qu'au niveau pénal.

L'AMF pourrait également contribuer à l'évaluation des préjudices et au calcul de l'indemnisation.

l'AMF souligne qu'il est nécessaire d'assurer une meilleure publicité des procédures de médiation qui existent mais qui ne sont pas utilisées.

Lire le rapport du groupe de travail

La majoration de 10 % pour retard de paiement de ses impôts est constitutionnel

Dans le cadre d'une question prioritaire de constitutionnalité, le Conseil Constitutionnel a déclaré que la majoration de 10 % applicable notamment en cas de défaut ou de retard de paiement de l'impôt sur le revenu est constitutionnelle. Il a fondé sa décision sur le fait que cette majoration était une juste compensation du préjudice lié au retard de paiement et ne pouvait pas être considérée à ce titre comme une sanction déguisée. Elle n'est donc pas contraire aux droits de la défense.

lire la décision

dimanche 15 mai 2011

Colloque "Quel Avenir pour l'Assurance-vie ?

A l'iniative d'Yves Censi, des rencontres parlementaires associant élus et professeionnels se sont réunis le 12 mai dernier à l'Assemblée nationale. Le Cercle des Epargnants était représenté par Jérôme Jaffré, Jean-Pierre Gaillard et Philippe Crevel. A noté agelement la présence de Stéphane Dedeyan pour Generali. A l'occasion de cette réunion, Bercy a confirmé qu'il n'y aurait pas de mesures dans le collectif budgétaire visant à augmenter les prélèvements sur l'assurance-vie.

Consulter l'article de l'Argus

 

jeudi 12 mai 2011

Financement des PME par les compagnies d'assurance : état des lieux

L'observatoire du financement des PME vient de rendre public son rapport annuel . Malgré la crise, la santé financière des PME s'est améliorée. leur trésorerie a progressé de 7 % et leur niveau de fonds propres atteint 42 % contre 36 % pour les grands groupes.  Le crédit aux entreprises a augmenté en 2010 de 3,6 %. En revanche, l'activité économique et la rentabilité des PME ont reculé tout comme l'investissement.

En 2007, les assureurs s'étaient engagés à porter à 2 % la part de capitaux destinés au non-coté au sein de leurs actifs, soit 6 milliards d'euros d'investissement net.

Si en 2008, ce taux avait été dépassé, 2,1 %, il était de 1,46 % fin juin 2010ce qui représentait près de 22 milliards d'euros d'investissement.

Les assureurs ont du passer 2,5 milliards d'euros pour dépréciation fin 2009 dans le non coté.

lire le rapport

 

mercredi 11 mai 2011

Réforme de la fiscalité du patrimoine : la copie du Gouvernement

Le projet de loi de finances rectificative pour 2011 portant notamment réforme de la fiscalité du patrimoine a été présenté en Conseil des ministres le 11 mai.

Ce projet de loi aménage le régime de l'ISF, supprime le bouclier fiscal et comprend les différentes mesures de compensation.

I. L'ISF

Le barème d’imposition à l’ISF devrait être ainsi modifié :

– patrimoine net taxable compris entre 1 300 000 € et 3 000 000 € : imposition au taux de 0,25 % sur la totalité du patrimoine net taxable ;

– patrimoine net taxable supérieur ou égal à 3 000 000 € : imposition au taux de 0,50 % sur la totalité du patrimoine net taxable.

Pour éviter les effets de seuils liés à la taxation au premier euro, un dispositif de lissage serait institué pour les patrimoines compris entre 1 300 000 € et 1 400 000 €, ainsi que pour les patrimoines compris entre 3 000 000 € et 3 200 000 €.

Le plafonnement de l’ISF serait supprimé. Le dispositif d’allégement de l’ISF au titre des souscriptions au capital des PME et des dons à certains organismes ne serait pas, en revanche, modifié.

De ce fait, Les redevables détenant un patrimoine compris entre 800 000 € et 1 300 000 € seraient hors du champ de l’ISF dès l'ISF dû au titre de 2011 ce qui devrait diminuer le nombre de redevables de près de 300 000.

La déclaration d’ISF pour 2011 serait reportée au 30 septembre 2011 (les dates limites de versements ou de souscription au capital seraient également reportées au 30 septembre 2011).

A compter de 2012, la déclaration d’ISF par les redevables détenant un patrimoine imposable inférieur à 3 000 000 € serait supprimée et serait incorporée à la déclaration annuelle d’ensemble de leurs revenus.

Cette mesure générerait de un manque à gagner de 400 M€ en 2011 et de

1857 M€ à compter de 2012.

ISF 2011 A compter de l’ISF 2012

Seuil d’imposition :



Patrimoine net > 1 300 000 € Patrimoine net > 1 300 000 €
Tarif applicable :
- de 1 310 000 à 2 570 000 : 0,75%

- de 2 570 000 à 4 040 000 : 1 %

- de 4 040 000 à 7 710 000 : 1,3%

- de 7 710 000 à 16 790 000 : 1,65%

- >16 790 000 : 1,8 %



Entre 1 300 000 et 3 000 000 : 0,25%
Patrimoine > à 3 000 000 : 0,50 %


Date de déclaration :



30 septembre 2011 15 juin de l’année
Modalités de déclaration :
P < 3 000 000 € : déclaration simplifiée (ni annexes ni justificatifs) P > 3 000 000 € : sans changement




P < 3 000 000 € : déclaration du patrimoine net sur la déclaration d’IR (n°2042) P > 3 000 000 € : sans changement


« Bouclier fiscal » :



Droit à restitution au titre des revenus 2009 imposés en 2010
Droit à restitution au titre des revenus 2010 imputable uniquement sur l’ISF 2012 (report si excédent)



Droit à restitution supprimé à compter de 2013



P = patrimoine net taxable



II. La suppression du « bouclier fiscal »

Le droit à restitution des impositions directes excédant 50 % du revenu (« bouclier fiscal ») serait supprimé à compter des impôts directs payés en 2012 au titre des revenus réalisés en 2011. La suppression du droit à restitution interviendrait donc à partir de 2013.

Le gain attendu pour l'Etat est de 300 M€ en 2012, de 420 M€ en 2013 et de 7 20 M€ à compter de 2014.

III. . Le maintien du « bouclier fiscal » au titre de la taxe foncière afférente à l’habitation principale

Afin de tenir compte de la situation des contribuables propriétaires de leur résidence principale pour lesquels elle peut représenter une charge excessive au regard de leurs capacités contributives, la cotisation de taxe foncière afférente à l’habitation principale serait plafonnée à 50 % des revenus.

IV. L’assouplissement des conditions d’application des exonérations partielles de droits de mutation à titre gratuit (DMTG) et d’ISF relatives aux parts et actions de sociétés soumises à engagement de conservation (« pactes Dutreil »)

Les conditions de l’exonération partielle de droits de mutation à titre gratuit par décès ou entre vifs (abattement de 75%) de parts ou actions d’une société soumises à engagement de conservation, ainsi que de celle applicable en matière d’ISF seraient assouplies :

– L’engagement collectif initial pourrait être ouvert à un nouvel associé sans que la signature d’un nouveau « pacte » soit nécessaire, à condition que l’engagement collectif soit reconduit pour une durée minimale de deux ans ;

– En cas de cession de ses parts ou actions par l’un des associés partie à l’engagement collectif, l’exonération partielle de droits de mutation à titre gratuit et d’ISF ne serait pas remise en cause pour les autres signataires, si ces derniers conservent leurs titres jusqu’au terme de l’engagement et que les droits attachés à ces titres respectent le seuil, selon le cas, de 20 % ou 34 %, ou si le cessionnaire souscrit à l’engagement collectif de manière à ce que le pourcentage de droits demeure respecté et à la condition que l’engagement collectif soit reconduit pour une durée minimale de deux ans.

V. L’extension de la notion de bien professionnel en matière d’impôt de solidarité sur la fortune

Le régime d’exonération à l’ISF des biens professionnels serait assoupli. Il est ainsi prévu

– l 'élargissement du champ d’application du régime des biens professionnels afin de mieux tenir compte de l’exercice d’activités professionnelles multiples par le redevable : le contribuable pourrait détenir plusieurs biens professionnels sous forme de parts ou actions de sociétés soumises à l’impôt sur les sociétés ou cumuler avec l’exonération de son entreprise individuelle celle des parts d’une société dans laquelle il exerce une fonction de direction. Pour bénéficier de l’exonération des parts ou actions, le contribuable devrait, pour chaque participation, respecter l’ensemble des critères actuellement retenus pour caractériser un bien professionnel. Toutefois, les rémunérations tirées de l’exercice des fonctions de direction seraient globalisées pour apprécier si elles représentent plus de la moitié des revenus professionnels ;



– la réduction, sous certaines conditions, du seuil de détention actuellement fixé à 25 % pour bénéficier du régime des biens professionnels à 12.5 % lorsque la participation du redevable se trouve diluée du fait d’une augmentation de capital.

VI. Les mesures de compensation

Le coût net de la réforme du barème de l’ISF serait d'environ 900 millions d’€ en année pleine. Pour équilibrer la réforme, plusieurs mesures sont prévues.



Les mesures portant sur les droits de mutation à titre gratuit

Suppression des réductions de droits de donation liées à l’âge du donateur :

les réductions de droits applicables aux donations, comprises entre 10 et 50 % selon l’âge du donateur et la nature des droits transmis (nue-propriété, pleine propriété ou usufruit), seraient supprimées.

La mesure serait applicable aux donations consenties à compter de l’entrée en vigueur de la loi.

Le rendement attendu de cette mesure est de 130 M€ en 2011 puis 290 M€ à compter de 2012.

Augmentation de 5 points des taux applicables aux deux dernières tranches d’imposition pour les transmissions à titre gratuit en ligne directe et pour les donations entre époux ou partenaires liés par un pacte civil de solidarité (PACS) :

– relèvement de 35 à 40 % pour la fraction de la part nette taxable comprise entre 902 838 € et 1 805 677 € (bornes de la tranche en 2011) ;

– relèvement de 40 à 45 % pour la fraction de la part nette taxable au-delà de 1 805 677 €.

La mesure serait applicable aux successions ouvertes et aux donations consenties à compter de l’entrée en vigueur de la loi.

Le rendement attendu est de 23 M€ en 2011 puis de 185 M€ à compter de 2012.

Augmentation de six à dix ans du délai de rapport fiscal des donations :

Le délai de rapport fiscal – qui avait été réduit de 10 à 6 ans pas la loi de finances pour 2006 serait de nouveau porté à 10 ans. Applicable aux successions ouvertes et donations consenties à compter de l’entrée en vigueur de la loi aux donations consenties, cette mesure présente un caractère rétroactif dans la mesure où seront rappelées les donations consenties il y a plus de 6 ans

Par ailleurs, l’administration sera en droit de rectifier la valeur des biens ayant fait l’objet d’une donation antérieure mais pour les besoins du seul rappel fiscal (le délai de reprise de l’administration ne sera pas allongé à raison des donations concernées).

Le rendement attendu est de 18 M€ en 2011 et de 450 M€ à compter de 2012.

La suppression de certaines facultés d’optimisation

L’instauration d’une exit tax sur les plus-values latentes sur droits sociaux et valeurs mobilières des personnes qui transfèrent leur domicile hors de France

Seraient concernés les contribuables qui détiennent lors du transfert hors de France de leur domicile fiscal une participation d’au moins 1 % dans le capital d'une société ou une participation dans une société d’une valeur supérieure à 1,3 million d’euros.

Le principe de l'imposition, son champ d'application, les modalités et la base d'imposition seraient définis lors du transfert du domicile hors de France. L'impôt calculé sur la plus‑value latente lors du transfert de domicile serait réduit, le cas échéant, pour tenir compte des abattements pour durée de détention.

Un sursis de paiement automatique, sans prise de garanties, serait accordé uniquement lorsque le contribuable transfère son domicile dans un Etat de l'Union européenne (ou dans un autre Etat partie à l'accord sur EEE avec convention d’échange de renseignements).

Le sursis de paiement prendrait fin lors de la cession, du rachat, du remboursement, de l’annulation des titres ou de la donation de ces titres. Cependant, si le contribuable justifie que la donation n'avait pas pour seule fin d'éluder l'impôt, l'impôt sur la plus-value latente pourrait être dégrevé.

L'impôt sur le revenu afférent à la plus-value latente ne serait plus exigible à l'expiration d'un délai de huit ans suivant le transfert du domicile fiscal hors de France. Les prélèvements sociaux resteraient dus mais continueraient à bénéficier du sursis de paiement.

Afin d’éviter une double imposition, l’impôt éventuellement acquitté dans le pays de résidence est imputable sur l’impôt dû en France.

Le rendement attendu est de 87 M€ en 2012 puis de 189 M€ à compter de 2013.

La non déduction des créances détenues par des personnes non résidentes à l’égard des sociétés à prépondérance immobilière dans la valorisation des parts taxables à l’ISF

Les personnes physiques non résidentes sont imposables à l’ISF sur les parts qu’elles détiennent dans des sociétés à prépondérance immobilière (SCI par exemple), à proportion du rapport entre la valeur des biens détenus en France par la société et l’actif total de la société, mais pas sur leurs placements financiers. En conséquence, en finançant une société à prépondérance immobilière par le biais d’apports en compte courant, des associés non-résidents peuvent réduire la valeur de leurs parts dans la société qui sont imposables à l’ISF, dès lors que ces apports figurent au passif, sans que les créances ainsi détenues ne soient incluses dans leur patrimoine taxable puisqu’elles constituent des placements financiers.

Pour mettre un terme à ces schémas, seraient exclues les dettes contractées à l’égard des associés non-résidents pour la valorisation des parts qu’ils détiennent dans une société à prépondérance immobilière.

le rendement attendu est de 5 M€ à compter de 2012.

L’imposition des biens ou droits composant un trust à l’impôt de solidarité sur la fortune et aux droits de mutation à titre gratuit

Le régime fiscal des trusts ou des institutions juridiques de droit étranger comparables serait modifié pour les droits de mutation à titre gratuit et l’ISF.

Une règle de taxation sui generis du constituant et des bénéficiaires sur l’ensemble des biens, droits ou produits capitalisés composant le trust serait instaurée. Ce prélèvement serait dû, au taux de 0,50 % prévu pour l’ISF, par les bénéficiaires du trust et le constituant et il serait acquitté et versé par le trustee. Ce prélèvement ne serait pas appliqué si les biens ont été pris en compte dans le patrimoine taxable à l’ISF du constituant.

Une obligation de déclaration nouvelle serait créée pour permettre à l’administration fiscale de mieux appréhender les biens, droits ou produits capitalisés composant les trusts.

Les autres mesures de financement

1. L’instauration d’une taxe sur les résidences secondaires des non-résidents

Afin de faire contribuer les personnes physiques qui n’ont pas leur domicile fiscal en France au financement des services publics nationaux dont elles bénéficient à raison de la possession d’un logement en France, serait instaurée une taxe sur les logements dont les non‑résidents ont la libre disposition. La taxe aurait pour assiette la valeur locative cadastrale ; le taux serait de 20 %.

Cependant, les personnes pouvant justifier qu’elles ont résidé de manière continue pendant au moins trois ans en France antérieurement dans les dix ans précédant leur expatriation seraient exonérées de la taxe au titre de l’année de l’expatriation et des cinq années suivantes. La taxe entrerait en vigueur à compter du 1er janvier 2012.

Le rendement est évalué à 176 M€ à compter de 2012.

L’instauration d’une « contribution transitoire complémentaire » de la taxe exceptionnelle sur la réserve de capitalisation

Une « contribution transitoire complémentaire » de la taxe exceptionnelle sur la réserve de capitalisation définie à l’article 23 de la loi de finances pour 2011, dont le taux est fixé à 2 %, serait instaurée. Cette contribution serait affectée au budget de l’Etat afin de contribuer au financement de l’entrée en vigueur de la réforme de l’impôt de solidarité sur la fortune.

Le rendement estimé : 340 M€

Autre mesure

La création d’une contribution exceptionnelle sur la provision pour hausse des prix mise à la charge des entreprises du secteur pétrolier.

Le secteur pétrolier (exploration, production, distribution) serait soumis à une contribution exceptionnelle assise sur la provision pour hausse des prix afin de financer le coût de la revalorisation de 4,6 % des barèmes kilométriques applicables, au titre de 2010, aux salariés et à certains titulaires de bénéfices industriels et commerciaux et de bénéfices non commerciaux.

La contribution s’applique au montant de la provision pour hausse des prix qui figure au bilan des entreprises concernées au titre du premier exercice clos à compter du 31 décembre 2010 ou au bilan de l’exercice précédent si le montant de cette provision s’avère être supérieur. Un abattement de 100 000 € est prévu sur le montant de la provision servant de base au calcul de la contribution.

Le rendement attendu est de 120 M€ en 2011

mardi 10 mai 2011

Pas de bonus malus pour l'assurance-vie pour le moment

Le Gouvernement aurait renoncé de modifier le régime de l'assurance-vie en instaurant un dispositif afin de favoriser le placement en actions. La Fédération Française des Sociétés d'Assurances souhaitait la création d'un bonus à travers une diminution du taux d'imposition de 7,5 % quand le Gouvernement était plutôt favorable à l'introduction d'un malus.

Face à l'absence de consensus, le statu-quo est de rigueur ; néanmoins en cours de discussion du projet de loi de finances rectificative, il est possible que notamment Philippe Marini propose des modifications...

lundi 9 mai 2011

Réunion : Quel avenir pour l'Assurance-vie ? Invitation 12 mai 2011

Le Cercle des Epargnants vous convie le jeudi 12 mai 2011 à une réunion organisée par Ives Censi, vice président de la Commission des Finances de l'Assemblée nationale  sur le thème "Quel avenir pour l'assurance-vie ? avec la participation de François Baroin, Bernard Spitz, Jérôme Jaffré, Antoine Carré, Valérie Rosso-Debord et Philippe Crevel.


Cette réunion se déroulera :

le jeudi 12 mai de 9 H 00 à 13 H 00
salle Colbert-Assemblée nationale
126, rue de l'Université - 75007 Paris


Vous pouvez vous inscrire sur le site du Cercle

Le programme



vendredi 6 mai 2011

Fourgous, bilan des courses

Avec l'amendement dit Fourgous, les titulaires de contrats d'assurance-vie en euros ont été autorisés à les transférer en franchise fiscale vers des contrats multiupports.

En 2010, environ 148 000 contrats d’assurance vie en euros ont ainsi été transformés. Le montant de ces transferts a atteint 4,2 milliards d’euros, soit un montant inférieur à celui de l’année 2009 (5,0 milliards d’euros).

La part réinvestie sur des supports unités de compte s'élève à 1,1 milliard d’euros.

La part relative des montants transférés sur des supports unités de compte pour l’année 2010 (26 %) est en légère diminution comparéeà celle de l’année 2009 (27 %).

Depuis l'instauration de ce dispositif en octobre 2005, plus de 1,9 million de contrats ont été transformés pour un montant total transféré de 64,8 milliards d’euros dont 19,3 milliards d’euros l'ont été sur des supports en unités de compte (30 %).

jeudi 5 mai 2011

Epargne, Assurance-vie et évolutions

L'épargne des ménages français se décomposent de la manière suivante :

1446 milliards d'euros dans l'assurance-vie et les produits associés (PERP...)
517 milliards d'euros dans les actions non cotées
497 milliards d'euros dans les valeurs mobilières
744 milliards d'euros dans l'épargne réglementée (Livret A, PEL, CEL....)
368 milliards d'euros dans les dépôts à vue et les comptes à terme
Depuis quelques mois, l'épargne des ménages est en proie à quelques inflexions.

Ainsi, au mois de mars 2011, la collecte de l'assurance-vie est en baisse pour le quatrième mois consécutif. Au mois de mars, le recul a été de 45 %. Sur les trois premiers mois de l'année, la chut est de 13 %.

Cette diminution est liée en partie à un effet base. Le premier trimestre 2010 avait été marqué par un fort rebond.

Trois autres facteurs expliquent le recul.

Les incertitudes fiscales ont joué un rôle durant le premier trimestre en poussant les épargnants à l'attentisùe

Le fort engouement en faveur de l'immobilier a conduit les épargnants à reporter une partie de leur épargne vers ce placement

La baisse du taux d'épargne certes légère en relation avec la reprise de l'inflation peut expliquer également cette évolution d'autant plus que l'écart de taux entre les fonds euros des contrats d'assurance-vie et les Livrets réglementés est faible.

Un autre facteur peut également citer. Les réglementations prudentielles en cours d'élaboration incitent les banques à accroître les comptes sur livrets qui rentrent au bilan sous forme de liquidités par rapport à l'assurance-vie qui augmente leur besoin en fonds propres.

L'assurance-vie est certainement arrivée à maturité. Son encours est passé de 450 à 1330 milliards d'euros de fin 2001 à mars 2011. La progression des dernières années était imputable au déplacement de l'épargne des Plans d'épargne Logement. Le fort taux des fonds euros avait également contribué des ménages à modifier leur allocation d'actifs en diminuant la poche actions sur comptes titres.

L'assurance-vie est aujourd'hui alimentée pour les contrats les plus importants par la cession des activités professionnelles (5000 000 dirigeants d'entreprise vont prendre leur retraite d'ici 10 ans). En revanche, avec l'érosion du pouvoir d'achat et temps que l'immobilier sera en tête de gondole des placements, les cotisations ne pourront pas connaitre une croissance à deux chiffres.

mercredi 4 mai 2011

Immobilier, bulle ou pas bulle ?

le Centre d'Analyse stratégique vient de rendre publique une notre très instructive sur l'évolution de l'immobilier en France.

En quinze ans, les prix des loyers ont globalement progressé comme le revenu disponible quand les prix d'acquisition ont été multipliés par deux.

Selon cette étude, la relative maîtrise des prix du locatif semblerait prouver qu'il n'y a pas de réel déséquilibre sur le marché.

En revanche, la hausse rapide à l'achat nourrirait une bulle spéculative. L'éclatement de cette bulle aurait des incidences réduites du fait du niveau faible d'endettement des ménages français par rapport à leurs homologues espagnols ou américains.

Lire l'étude du CAS

lundi 2 mai 2011

Les OPCVM souffrent

Les retraits en matière de gestion collective ont atteint 18,7 milliards d'euros portant ce montant à 70 milliards d'euros sur un an.

La baisse a atteint 2 % au premier trimestre après une diminution de 0,2 % au 4ème trimestre 2010. Le nombre de trimestres de baisse s'élève à 6. La baisse d'encours atteint 6,1 % en un an. Le total des actifs gérés est de 821,5 milliards d'euros. Ce sont les OPCVM de trésorerie qui ont été les plus touchés du fait des faibles taux d'intérêt et de la politique des banques d'inciter les épargnants à placer leur argent sur les comptes à terme. La décollecte s'est accélérée pour les OPCVM obligataires. La valorisation des actions de 1,5 milliard d'euros n'a pas permis d'effacer une décollecte de 2 milliards d'euros sur le premier trimestre.

Lettre N° 58 - MAI 2011

Au sommaire de la lettre du mois de mai :
- Un monde sans mémoire
- l'emploi des seniors et des juniors : même combat
- le taux d'épargne aux Etats-Unis et en France - les retraités français, des bienheureux ?

 

 







Lire la lettre

L'immobilier en tête de la rentabilité

le rendement de l’investissement immobilier a atteint 10% en 2010 après avoir enregistré en 2008 et 2009 un recul de 12 % d'’après l’indice IPD pour les investisseurs institutionnels.

Les revenus locatifs ont procuré un rendement de 5,8% l’an dernier. Le rendement en capital s'est élevé à 4%, après une baisse de 7,1% en 2009.

Pour le résidentiel, le rendement en capital est de 6,3% ; pour le les secteurs des locaux d’activité et de la logistique, les rendements respectifs ont été de 0,1 et -0,9%.

Par catégorie d’acteurs, les foncières cotées ont enregistré une hausse de 10 %. Les fonds non cotés et les compagnies d’assurance ont obtenu une performance respective de 9,3 et 9,2%.


La France a enregistré le troisième meilleur résultat européen derrière le Royaume-Uni (15,1%) et la Suède (10,4%).

Au niveau mondial, la France se situe en sixième position, devancée également par les Etats-Unis, l’Afrique du Sud et le Canada.

vendredi 29 avril 2011

PERCO en progression mais sans plus

L'Association Française de Gestion a communiqué les résultats du PERCO pour l'année 2010.

Ainsi, à la fin de l'année dernière, l'encours du PERCO a atteint 4 milliards d'euros contre 3 en 2009, en progression de 35 %.

Le nombre d’entreprises équipées atteint 123 000, en hausse de 18 %. 2,8 millions de salariés sont désormais potentiellement couverts par un PERCO.

Le nombre de salariés adhérents s'élève à  690 000, en hausse de 27 %.

Lire le communiqué de l'AFG

ISF et la prime aux salariés : les derniers ajustements du Gouvernement

Dans le cadre d'une interview au quotidien "Les Echos", le Ministre du Budget et des Comptes Publics, François Baroin, a confirmé le réaménagement de l'ISF et son application dès cette année avec un report des déclarations. Les systèmes ISF PME et ISF don seront conservés.

LA première tranche de l'ISF sera supprimée avec à la clef la sortie de 300 000 assujettis. Le nouveau barème sera de 0,25 % au-dessus de 1,3 million et de 0,55 % au-delà de 3 millions d'euros. Un dispositif de lissage sera applicable pour éviter les phénomènes de ressaut.

L'ISF devrait rapporter 2,3 milliards d'euros contre 3,7 milliards en 2010. La compensation proviendra d'un alourdissement de la fiscalité sur les successions les plus importantes et sur un durcissement du régime des donations.

L'exit tax devrait rapporter 200 millions d'euros. Tout contribuable vendant ses actifs français durant les 8 années après son départ sera taxé comme s'il était resté en France. Une taxe sur les résidents étrangers ayant une résidence en France permettra de récupérer 200 millions d'euros. Cette taxe sera assise sur la valeur foncière de leur propriété.

Sur les dividendes, François Baroin a confirmé qu'avant l'été un dispositif serait adopté.

A ce titre, le président de la République avait réuni le mercredi 20 avril le Premier ministre, la ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, le ministre du Budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l’Etat, et le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé afin de définir les mesures concernant le partage de la valeur entre les salariés et les actionnaires bénéficiant de la distribution de dividendes.

Il a été arrêté les principes suivants :

Dans les entreprises de plus de 50 salariés, qui bénéficient déjà du dispositif légal de participation, une prime sera versée aux salariés lorsque le montant des dividendes versés aux actionnaires est en augmentation. Son montant sera fixé au terme d’une négociation dans l’entreprise. Elle sera exonérée de charges sociales dans la limite d’un plafond, et soumise à CSG/CRDS et au forfait social.

Dans les entreprises de moins de 50 salariés, un dispositif analogue sera prévu mais de caractère facultatif.

Pour mémoire, les sociétés du CAC 40 ont versé pour 43 milliards d'euros de dividendes en 2011 contre 39,9 milliards d'euros en 2010 et 35 en 2009.

Selon du Ministre du Budget, 40 000 entreprises sont potentiellement concernées et employant 8 millions de salariés.

jeudi 28 avril 2011

Les revenus et le patrimoine des ménages par l'INSEE

L'Insee vient de publier son étude annuelle sur les revenus et le patrimoine des ménages.

cette étude révèle que 94 % des ménages détiennent un patrimoine privé. Deux tiers des ménages possèdent à la fois des actifs financiers et des biens immobiliers. Les manages jeunes sont sans surprise les moins bien dotés en patrimoine. Ils possèdent en règle générale un livret d'épargne. Le développement du patrimoine s'effectue en milieu de cycle d'activité. Les plus modestes privilégient les produits moins risqués ; les ménages à revenus moyens privilégient les outils de transmission quand les plus aisés optent pour la diversification de leur patrimoine et l'immobilier.

l'âge, le statut professionnel, l'origine social jouent des rôles clef dans la composition du patrimoine des ménages français.

Les ménages sans patrimoine sont en situation de précarité et habitent, en règle générale, dans une grande agglomération.

Pour en savoir plus

mercredi 27 avril 2011

Assurance-vie : la collecte toujours en baisse

La collecte nette d'assurance-vie (versements moins retraits) est encore en recul au mois de mars 2011. Par rapport au résultat de 2010, le repli est de 50 %.

Pour le premier trimestre 2011, la collecte nette est la plus faible enregistrée depuis que l'indicateur a été institué en 2005.

Selon les données de la FFSA et du GEMA, le recul de 54%, à 3,1 milliards d'euros, s'explique tout à la fois par une baisse des versements et par une hausse des prestations (retraits effectués sur les contrats).

La concurrence de l'immobilier et la baisse des rendements des contrats d'assurance-vie expliquent sans nul doute ces résultats.

La part des contrats en euros reste dominante, avec plus de 85% des versements.

Les prestations sont en hausse de 13% sur les trois premiers mois de l'année, à 26,5 milliards.

La collecte nette restant positive, le total des sommes placées sur des contrats d'assurance-vie s'élevait, fin mars, à 1.354 milliards d'euros.

Pour plus d'information, aller sur le site de la FFSA

mardi 26 avril 2011

Livret A : une nouvelle hausse du taux possible

Avec la progression des prix et la remontée des taux, il est fort probable que le taux du Livret A soit relevé au mois d'août. Il devrait passer de 2 à 2,25 %. Un éventuel à 2,5 % est peu probable cet été mais possible avant les échéances électorales de 2012.

vendredi 22 avril 2011

La population active françaie va continuer de progresser

Du fait de la réforme des retraites et du maintien du taux de fécondité autour de 2 points, la population active devrait continuer à augmenter jusqu'en 2060 selon une étude de l'INSEE rendue publique le 22 avril 2011.
La population active devrait passe en un demi-siècle de 29 à 31,2 millions de personnes.Selon cette étude, l'activité des 60-64 ans continuera de progresser, comme depuis le début des années 2000. Elle avait diminué régulièrement depuis 1975. Les 55-59 ans resteront quant à eux également plus longtemps en emploi. Le taux d'activité des femmes appartenant à cette classe d'âge devrait passer de 61% aujourd'hui à 77% en 2060 et celui des hommes, de 69% à 80%.

En ce qui concerne le taux d'activité des 15-24 ans - qui ne baisse plus depuis le milieu des années 1990, en lien avec l'arrêt du mouvement d'allongement des études -, il devrait selon l'INSEE progresser avant de se stabiliser.

lire l'étude de l'INSEE

mardi 19 avril 2011

Actualité économique et financière

Les équipes de Generali Investments France reviennent sur l'actualité économique et financière de ces derniers jours.

Après une belle envolée à la fin mars et au début du mois d’avril, le marché n’a pas trouvé de moteur assez puissant pour maintenir le cap haussier. Certes, le FMI a confirmé la reprise économique mondiale, avec des prévisions de croissance maintenues à 4,4% en 2011 et 4,5% en 2012, malgré les problèmes rencontrés par le Japon et l’envolée des cours du pétrole. Cependant, en début de semaine, de nouvelles secousses sismiques dans l’archipel nippon et le relèvement du seuil d’alerte de la centrale nucléaire de Fukushima au niveau 7 (le plus élevé) ont provoqué des prises de bénéfices, notamment sur les matières premières. Autre motif d’inquiétude et non des moindres, l’inflation fait de nouveau parler d’elle un peu partout dans le monde. En Chine, où la croissance reste forte, un nouveau durcissement de la politique monétaire serait imminent. Aux Etats-Unis, la publication d’une augmentation significative des prix à la production pourrait inciter la Réserve fédérale à passer à l’action. En Europe, il semble inévitable que la BCE poursuive sa politique de hausse des taux, après la publication d’une progression de 2,7% des prix sur un an en mars dans la Zone Euro. Par ailleurs, les investisseurs n’ont pas vu d’un très bon oeil la remontée vertigineuse des taux des obligations grecques, signe que le marché redoute une prochaine restructuration de la dette du pays. Les déclarations de Dominique Strauss-Kahn, le patron du FMI, selon qui la Grèce devrait « s'en sortir », n'ont pas suffi à enrayer la dynamique baissière. En outre, Moody’s a dégradé de deux crans la dette de l’Irlande, qui est ainsi passée de Baa1 à Baa3, et qui a été assortie d'une perspective négative. Enfin, les premiers résultats américains n’ont pas soulevé l’enthousiasme (Alcoa, Google…). Lors de la semaine à venir, les publications de chiffres d’affaires et de résultats seront plus nombreuses, ce qui permettra de tirer de meilleures conclusions sur leur qualité.

consulter la lettre

lundi 18 avril 2011

Chine, un tiers des réserves de change mondiales

Les réserves de change de la Chine ont progressé de 200 milliards de dollars entre fin décembre 2010 et fin mars 2011. Elles ont atteint 3.040 milliards de dollars à la fin du mois de mars d’après la Banque populaire de Chine. Elles sont trois fois supérieures à celles du Japon. les réserves de change mondiales s'élèvent à 10 000 milliards d'euros.


Cette progression de 7,3 % au premier trimestre, contre 7,6 % au quatrième trimestre 2010, ne résulte pas des excédents commerciaux. Si le solde commercial de l'empire du Milieu reste structurellement excédentaire, il n'en demeure pas moins que Pékin a annoncé son premier déficit commercial trimestriel depuis sept ans en raison de la progression des cours des matières premières et à un pic d'importation à l'occasion du Nouvel An chinois.

La Chine afin de limiter l’appréciation du yuan doit continuer à accumuler des réserves de change.


Les fluctuations du dollar explique les variations des réserves Celles-ci sont en effet mesurées en dollars mais composées, pour une part non spécifiée, d’autres devises. Le repli du dollar au premier trimestre a donc amplifié la hausse des réserves. En données ajustées, la hausse des réserves s’élèverait à 5,2%, soit un peu moins que la progression brute de 7,3 %, d’après Steven Englander, responsable de la stratégie change pour le G10 chez Citi.

vendredi 15 avril 2011

Fiscalité du patrimoine


Le Gouvernement a annoncé le 12 avril les grandes lignes de la fiscalité du patrimoine qui donneront lieu à un projet de loi qui sera présenté en Conseil des Ministres le 11 mai prochain et ensuite examiné au Parlement dans le courant du mois de juin.

ce projet prévoit :

La suppression du bouclier fiscal Ce bouclier concernait 16 000 personnes et coûtait 600 millions d'euros.

La suppression de la première tranche de l'ISF

Cette suppression concernera  500 000 ménages actuellement soumis à l'ISF ou sont sur le point de l'être. le seuil de déclenchement de l'ISF passe de 800 000 à 1,3 million d'euros.

L'ISF serait allégé de 1,5 milliard d'euros sur les 4 milliard qu'il rapportait.

L'allègement du barème de l'ISF

Deux  taux (0,25% et 0,5%) applicable dés le premier euro remplaceront le barème progressif qui d'étaliat de 0,55 à 1,8 %.

Entre 1,3 et 3 millions d'euros de patrimoine, le taux d'imposition sera de 0,25% et les redevables de cette tranche n'auront plus à faire de déclaration d'ISF (leur patrimoine sera porté sur la déclaration de revenus et ils paieront cet impôt en même temps que l'impôt sur le revenu).
Au-delà de 3 millions de patrimoine, le taux d'imposition sera de 0,5% et les assujettis auront à remplir une déclaration d'ISF comme aujourd'hui.

La perte de recettes liée à la réduction de l'ISF est compensée par un alourdissement des droits pesants sur la transmission des gros patrimoines les plus importants. le coût des mesures sur l'ISF est de 300 millions pour la suppression de la première tranche et de 600 millions pour l'allègement du barème.

Les taux des deux dernières tranches du barème des droits de succession seront augmentés de 5 points. Cette mesure  touchera les patrimoines de plus de 4 millions d'euros. Le délai de reconstitution de l'abattement pour les donations est porté de 6 à 10 ans et les réductions des droits de donation liées à l'âge sont supprimées.

Le Gouvernement a décidé la création d'une nouvelle « exit tax » afin selon ses dires de dissuader l'exil fiscal. Cette taxe sera assise sur les plus-values sur titres constatées lors du transfert de la résidence fiscale hors de France et exigibles en cas de cession des titres dans les 8 années qui suivent.

Le Gouvernement a renoncé au durcissement du régime fiscal de l'assurance-vie et à la la création d'une tranche d'impôt sur le revenu supplémentaire à 45%.

mercredi 13 avril 2011

L'assurance-vie saine et sauve

Les arbitrages sur la réforme fiscale du patrimoine sont tombés. Le bouclier fiscal est définitivement supprimé et la contrepartie est le relèvement du seuil de la première tranche de l'ISF de 800 000 0 1,3 million d'euros avec également une baisse des taux.

La réduction de l'ISF serait compensée par un durcissement de la fiscalité sur les successions et une diminution des dispositifs de réduction de l'ISF via le financement des PME.

A priori, la majorité a décidé de ne pas modifier le régime fiscal de l'assurance-vie.

lundi 11 avril 2011

Protection des assurés : un nouveau projet de loi

La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a déclaré dans le cadre d'une interview publié dans le Parisien du 11 avril 2011 que le Gouvernement entend instituer un délai unique de résiliation des polices d'assurance.


"Je souhaite qu'il n'y ait plus qu'un seul délai pour pouvoir résilier sa police d'assurance". "Tout le monde devra systématiquement être averti vingt jours avant la date anniversaire de son contrat", a-t-elle souligné. "Cela vaudra pour les assurances automobile, deux-roues, multirisques habitation, complémentaires santé souscrites à titre individuel ou vols de téléphone portable."

L'objectif poursuivi est de rendre plus claires les contrats et les droits des assurés. "A réception de l'appel de paiement de sa prime, tout assuré doit savoir qu'il a la possibilité de résilier sa police d'assurance", a-t-elle mentionné.

Ces mesures devront entrer en vigueur "avant la fin de l'année" et seront prochainement incorporées dans un projet de loi.

la Ministre de l'Economie souhaite, par ailleurs, améliorer les dispositifs de comparaison des contrats d'assurance afin qu'ils ne portent pas que sur le tarifs mais aussi sur les garanties.

jeudi 7 avril 2011

La dette publique française dépasse 80 % du PIB

En 2010, la dette publique française est passée de 78,3 à 81,7 % du PIB. Elle s'établit désormais à 1591,2 milliards d'euros contre 1492,7 un an auparavant. Elle dépasse sensiblement le montant de l'encours de l'assurance-vie qui est de 1300 milliards d'euros.

La dette de l'Etat est passée de 1167 à 1245 milliards d'euros ; celles des administrations locales a atteint 160 milliards d'euros contre 155 milliards d'euros fin 2009.  La dette des administrations sociales est passée de 151 à 170 milliards d'euros.

Pour en savoir plus

 

mercredi 6 avril 2011

Rachat de contrat d'assurance-vie et ISF : jurisprudence de la Cour de Cassation

Dans une décision rendue le 15 mars dernier, la Cour de Cassation a indiqué que du fait qu'un contrat d’assurance vie était à la base rachetable, la valeur de rachat devait être incluse dans l’assiette de l’impôt de solidarité sur la fortune même si des restrictions avaient été apportées, dans le cadre de la délégation effectuée à titre de garantie d'un emprunt et même si les souscripteurs avaient renoncé à effectuer des rachats durant la durée de leur emprunt.

(Cass. com. 15 mars 2011 n° 10-11.575 (n° 268 F-PB), DGFiP c/ Felciai)

mardi 5 avril 2011

Rapport annuel de l'ACP

L'ACP est l'autorité de contrôle commune aux banques et aux assureurs.  Ell est née de la fusion de l'ACAM et de la Commission bancaire. Elle est avec l'AMF l'une des deux grandes autorité de contrôle du secteur financier franaçis. Elle vient de publier son premier rapport annuel dans lequel elle souligne la solidité des deux secteurs "banque" et "assurance".

Consulter le rapport annuel

Consulter le document de présentation synthétique

lundi 4 avril 2011

Pas touche à l'assurance-vie, sondage FFSA

La Fédération Française des Sociétés d'Assurances a, avec Logica, réalisé un sondage réalisé par IPSOS sur l'épargne et notamment sur la fiscalité de l'assurance-vie.

Selon cette enquête qui confirme celle du Cercle, en cas de durcissement de la fiscalité, 59 % des souscripteurs seraient prêts à changer leur stratégie d'épargne. 35 % opteraient pour de nouveaux placements et 24 % seriaent prêts à fermer leur contrat. Aujourd'hui 64 % de l'encours de l'assurance-vie a plus de 8 ans.

Seuls 8 % des Français considèrent qu'il faut accroître la taxation de l'assurance-vie. Ils sont favorables à un durcissement de la taxation des oeuvres d'art ou des actions.

Consulter le dossier complet

La CSG stagne, c'est la faute au capital

le capital a toujours tort. AInsi, selon les derniers résultats de m'INSEE publiés jeudi 31 mars, al CSG ne s'est accru en 2010 que de 1,3 %. Pour l'Agence centrale des organismes de sécurité sociale, la hausse ne serait que de 0,1 %.

En 2009, la CSG avait baissé de 2,6 milliards d'euros du fait de la contraction de la masse salariale. En 2010, celle-ci a augmenté de 2 %.

La faible progression de la CSG serait due à la stagnation des revenus non salariaux et également des ressources liées à la participation et à l'intéressement.

La CSG a néanmoins rapporté 83,8 milliards d'euros en 2010 contre 82,8 milliards d'euros en 2009 et 62,2 milliards d'euros en 2004.

71,8 % de la CSG provient des revenus d'activité (salaire, intéressement...), de 16,8 % des revenus de remplacement (pensions...), de 10,8 % des revenus du capital et de 0,6 % des jeux.

jeudi 31 mars 2011

Sondages 2011 : quelques articles

Après la publication du sondage du Cercle, plusieurs articles reprennent les principales conclusions :

Après les Echos et l'Agefi, il faut notamment souligner les publications dans :

L'expansion.com

Terra Femina

Boursorama

mercredi 30 mars 2011

le Cercle dans les Echos

Après la présentation du sondage du Cercle, le quotidien Les Echos du 30° mars revient sur les résultats et notamment ceux sur la dépendance.

"Le comportement des Français en matieie d'épargne porte encore les stigmates de la crise financière, et reflète de véritables inquiétudes sur le financement de la retraite Selon l'enquête Cecop / CSA réalisée pour le Cercle des epargnants et Generali, ils resteront plus fourmis que cigale cette année 35% des sondes déclarent en effet vouloir renforcer leur épargne de précaution, soit 12 points de plus qu'en 2010 .

Lire l'article

Le Cercle dans l'Agefi

94 % des Français contre la majoration de la fiscalité de l'assurance-vie.  Le journaliste de l'Agefi a retenu que pour compenser l'éventuel allègement de l'ISF, les Français ne souhaitent pas que les pouvoirs publics modifient le régime fiscal de l'assurance-vie.

lire l'article de l'Agefi

mardi 29 mars 2011

Lettre du Cercle N°57 Avril 2011: spécial sondage CSA

La lettre du Cercle des Epargnants du mois d'avril 2011 est consacrée au sondage 2011 sur l'épargne et la retraite.

Retrouver la lettre

lundi 28 mars 2011

Déclaration des revenus 2010 : le compte à rebours est lancé

Bercy a communiqué les dates limites pour la déclaration de l'impôt sur le revenu au titre de 2010.


La date limite de souscription de la déclaration d’ensemble des revenus de 2010 est connue

Cette date est fixée au 30 mai prochain. Pour les télédéclarants, elle est reportée au 9 juin (habitants des départements n° 01 à 19), 16 juin (habitants des départements n° 20 à 49) ou 23 juin (habitants des départements n° 50 à 974).

vendredi 25 mars 2011

Baisse du taux d'épargne sur fond d'amélioration de la conjoncture

Après deux années de hausse, le taux d'épargne des ménages français a fléchi au cours de l'année 2010 pour atteindre 15,6 % du revenu disponible brut en fin d'année; Sur l'année, son taux est de 15,8 % contre 16,2 % en 2009. La chute concerne en premier lieu l'épargne financière qui est passée de 7 à 6,8 % et à 6,6 % au cours du dernier trimestre 2010.

Ces résultats confirment que les Français privilégient l'épargne de précaution et l'immobilier au détriment des placements longs comme l'assurance-vie.

Le pouvoir d'achat s'est accru en 2010 de 1,2 % contre 1,6 % en 2009 mais avec un net ralentissement en fin d'année du fait du retour de l'inflation et de l'augmentation des prix des matières premières et de l'énergie ainsi que des produits agricoles.

Cette érosion des gains de pouvoir d'achat a conduit les Français à réduire leur effort en matière d'épargne.

Les dépenses de consommation se sont accrus de 1,2 % en 2010 contre -0,6 % en 2009 avec une accélération en cours d'année permettant d'expliquer la révision à la hausse de la progression du PIB.

La croissance du PIB aura été de 1,5 % en 2010 après -2,5 % en 2009. L'année 2010 aura été marquée par un rebond au 1er et 2ème trimestre suivi d'u,e stagnation au 3ème avant une reprise au dernier.

Les Français : plus fourmis que cigales

Si dans les années soixante-dix, le taux d'épargne des Français dépassait les 20 % du revenu disponible brut, il a connu un forte baisse dans les années quatre-vingt (autour de 12 %) avant de remonter autour de 16 %. Avec la crise, il se maintient à un haut niveau, 16,2 % pour 2010 soit deux points au-dessus de la moyenne européenne.

jeudi 24 mars 2011

Fécondité et crise économique font-elles bon ménage

Dans le cadre de la revue "Population et Sociétés" Gilles Pison de l'INED a publié un article sur le lien entre taux de fécondité et crise économique.

En 2010, la France a enregistré un nombre record de naissances, 797 000 et un taux de fécondité de 2,0 soit des niveaux jamais atteints depuis 35 ans. Or, ce petit bond démographique est intervenu l'année suivant une des plus fortes récessions depuis plus de 50 ans.

Logiquement, une récession s'accompagne d'une baisse de la natalité un an après. Cette évolution a été constatée aux Etats-Unis où le taux de fécondité est passé de 2,12 en 2007 à 2,01 en 2009. Ce taux devrait baisser en 2010 compte tenu des premiers résultats enregistrés.

Dans le passé, les ralentissements économiques ont eu, en France, en règle générale, un impact négatif sur la fécondité. Ainsi, la crise de 1952/1953 conduit à une baisse de la natalité en 1954. En revanche, la rigueur des années 58/59 a peu d'effet. En 1973, la récession intervient en plein mouvement de baisse de la natalité avec la fin du baby-boom. La crise ne fait qu'accélérer le phénomène. La crise de 1993 a un impact réel sur les naissances en 1994/1995.

A première vue, la crise de 2009 aurait eu peu d'impact sur les décisions des couples d'avoir ou non des enfants.

Selon l'INED, une récession n'affecte guère le nombre final d'enfants des générations. Elle en modifie le calendrier. Le retard concerne surtout l'arrivée du premier enfant. Ce report dépend de la situation du couple. Les données macro-économiques, taux de chômage, évolution du PIB, semblent avoir plus d'importance sur la décision d'avoir un enfant que la situation personnelle des parents.

Evidemment, les pays dotés d'un fort système de protection sociale sont moins sensibles aux aléas de la conjoncture en ce qui concerne leur taux de fécondité.

En 2008/2009, le taux de fécondité a baissé dans la moitié des pays de l'OCDE et a augmenté dans l'autre moitié. En 2010, sur 25 pays, le taux de fécondité a baissé dans 15 pays et augmenté dans 11 pays.

La crise est intervenue au moment où le taux de fécondité a tendance à réaugmenter dans les pays occidentaux. La crise a freiné la hausse constatée ces dernières années, en particulier en Russie ou en Slovénie. Elle a même diminué en Espagne, au Royaume-Uni, en république Tchèque, en Estonie, en Lettonie et en Ukraine.

la France, au-delà de ses bons résultats, n'échappe pas à la règle si on examine en détail les résltats. Les jeunes femmes de moins de 30 ans ont eu moins d'enfant et l'arrivée du premier a été retardé. Sans la crise, il est fort possible que la France ait pu dépasser le taux de 2,0 pour la fécondité.

Rendez-vous en 2012...

Lire l'étude l'INED

Minutes Marché par Generali Investments

En quelques minutes et en vidéo, une analyse de la situation économique et financière par les responsables de Generali Investments France

regarder la vidéo

Epargne retraite : quoi de neuf avec un vieux sondage

Plusieurs quotidiens dont "20 minutes" utilisent depuis plusieurs semaines les résultats d'un sondage de la BPCE sur l'épargne et la retraite, sondage datant du mois de novembre 2010. Pas très frais comme résultats mais il est vrai que les Français sont attentistes en matière d'épargne retraite. Du fait de l'environnement économique et des changements attendus en ce qui concerne la fiscalité du patrimoine, le statu quo prédomine. Par ailleurs, surtout au mois de novembre 2010, les effets de la réforme des retraites ne pouvaient pas être mesurés.

Il ne reste plus qu'à attendre les résultats de l'étude du Cercle des Epargnants

Lire l'article de 20 minutes

vendredi 18 mars 2011

OCDE / retraite, la France peut mieux faire

L'OCDE a, dans le cadre de son rapport annuel sur les pensions 2011, une note de synthèse de la situation française.

L'organisation internationale note comme les autres pays membres, la France est confrontée à un vieillissement rapide de la population avec néanmoins une spécificité, la part très importante des dépenses publiques dans le financement des retraites. Les dépenses publiques pour les pensions atteignent 12,5 % du PIB en 2010 en France contre une moyenne au sein de l'OCDE de 7 %. En 2050, le taux serait pour la France de 14,2 % contre 11,4 % en moyenne dans l'OCDE.

L'OCDE souligne que le report de l'âge de départ à la retraite était nécessaire pour assurer la viabilité financière du système de retraite du fait que les marges de manoeuvre étaient dans ce domaine importantes.

L'organisation souligne que l'âge de sortie du marché du travail est de 59 ans en France pour les hommes et les femmes, un des plus bas de l'OCDE, l'âge moyen de sortie pour les hommes est de 64 ans et de 62,5 ans pour les femmes.
L'espérance de vie à la cessation d'activité est en France de 81 ans pour les hommes et de 87 ans pour les femmes ce qui fait que la durée de la retraite compte parmi les plus longues au sein de l'OCDE (22 ans pour les hommes et 27 ans pour les femmes contre respectivement 18 et 22 ans en moyenne au sein de l'OCDE).

L'OCDE souligne une nouvelle fois que le taux d'emploi des seniors de plus de 60 ans est, en France, très faible, 19 % des 60-64 ans participent au marché de l'emploi contre 54,5 % au sein de l'OCDE. Pour es 65-69 ans, le taux est de 5,5 % contre 29,3 % en moyenne au sein de l'OCDE.

L'OCDE demande à la France de mettre en oeuvre de véritables politiques de formation en direction des seniors et de lutter contre les discriminations en fonction de l'âge.

L'étude de l'OCDE souligne que le taux de remplacement pour le salaire moyen est, en France, de 49,1 % contre 57,3 % en moyenne au sein de l'OCDE.

Pour les bas salaires (50 % du salaire moyen), le taux de remplacement est, en France, de 55,9 % contre 72,1 % au sein de l'OCDE.


L'OCDE rappelle qu'en 2050 il y aura deux fois moins d'actifs pour chaque personne de plus de 65 ans qu'actuellement.

L'OCDE demande aux Etats de développer l'épargne retraite

L'OCDE vient de publier son étude annuelle sur les régimes de retraite. L'organisation internationale souligne que "les réformes adoptées récemment ne permettront toujours pas de couvrir le coût des retraites à l’avenir, en dépit des allongements de l’âge de la retraite arrêtés dans la moitié des pays membres".

L’OCDE rappelle qu’en 2050, l’âge moyen d’ouverture des droits dans les pays membres atteindra 65 ans pour les hommes et pour les femmes, soit une hausse d’un an et demie pour les hommes et deux ans et demi pour les femmes mais que sur la même période l’espérance de vie continue de progresser à un rythme encore plus rapide, environ 2 ans pour les hommes et 1.5 an pour les femmes.

De ce fait, dans tous les pays de l’OCDE sauf cinq, l’allongement de la durée de la retraite augmentera.

Néanmoins, l'organisation internationale note que les réformes récentes marquent "une avancée sur la voie d’une meilleure maîtrise de la hausse des dépenses publiques au titre des retraites, hausse qui résulte du vieillissement de la population".

Selon l'OCDE, la population active atteindra son sommet pour les pays membres autour de 2015 et diminuera d’un peu plus de 10 % d’ici 2050.

L'OCDE indique que "les réformes des retraites entreprises dans les pays de l’OCDE depuis le début des années 90 ont minoré les prestations futures de 20 % en moyenne. En Allemagne, aux États Unis, au Japon et au Royaume-Uni, par exemple, les actifs faiblement rémunérés ne perçoivent, une fois à la retraite, que la moitié environ de leur salaire antérieur".


L'OCDE demande que les politiques mises en oeuvre n'aboutissent pas à l'accroissement des inégalités et à la diminution des petites pensions. "Dans de nombreux pays, ce risque est exacerbé par la montée des inégalités de salaires, qui se traduira par un creusement des inégalités entre les retraités".

Le rapport de l'OCDE note que "les prestations publiques sont aujourd’hui la pierre angulaire des revenus des personnes âgées, puisqu’elles représentent en moyenne 60 % de leurs revenus. Les 40 % restants se divisent pratiquement à parts égales entre le revenu d’activité d’une part, et les pensions privées et d’autres formes d’épargne d’autre part".

La diminution de la part publique, inévitable compte tenu de la situation des finances publiques, obligera à recourir de manière plus importante à l'épargne et aux régimes privés de retraite.

L'OCDE rappelle que le simple recul de l'âge de départ à la retraite ne suffit pas à résoudre la question des retraites. Il faut en effet améliorer le taux d'emploi des seniors et lutter contre les discriminations en fonction du sexe et de l'âge. Des actions des formation doivent être développées pour faciliter l'emploi d'une population vieillissante.

par ailleurs, l'OCDE recommande "d'inciter les actifs à investir davantage dans les pensions privées. Certains pays, comme l’Allemagne et la Nouvelle-Zélande, sont parvenus à élargir la couverture des systèmes de retraite privés. L’Irlande et le Royaume-Uni prennent également des mesures innovantes en ce sens".

Consulter les documents de l'OCDE sur le sujet

note de synthèse de l'OCDE

mardi 15 mars 2011

Pénibilité : état des lieux de l'élaboration des décrets

Sur l’application de la loi portant réforme des retraite, le dernier grand chantier en discussion concerne les décrets d’application de la pénibilité

Les décrets devraient être prochainement publiés.

Sur le maintien du départ à 60 ans, le débat porte sur les compositions des commissions chargés d’étudier les salariés et sur la durée d’exposition au travail pénible

Deux cas sont distingués :

 Le premier cas permet la maintien de l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans pour les salariés souffrant d’un taux d’incapacité de 20 % ou plus. Le départ est alors automatiquement accordé.
 Le second cas concerne les salariés dont le taux d’incapacité se situe entre 10 et 20 %. Ces salariés devront passer devant une commission pluridisciplinaire qui décidera du départ ou non à la retraite. L’assuré devra prouver qu’il a été réellement exposé à des travaux pénibles (travail de nuit, bulletins de salaire prouvant qu’il a travaillé dans des secteurs pénibles).

La durée minimale d’exposition aux facteurs pénibles est fixé à 17 ans.

Les facteurs pénibles retenus sont également définis par décret. Il s’agit

 des contraintes physiques marquées
 des pénibilités liées à un environnement agressif (agents chimiques, températures, bruit, hautes pressions
 Des contraintes liées au rythme de travail (travail de nuit, en équipe, répétitif)

Une commission par région sera instituée composée par 5 représentants de l’Etat, de la Sécurité sociale dont deux médecins.

Par ailleurs, un fonds chargé de financer des actions de prévention en matière de pénibilité sera institué et doté de 20 millions d’euros financé à 50 % par l’Etat et à 50 % par les entreprises via la branche des accidents du travail de la sécurité sociale. Les décrets devraient être publiés avant le 1er mars 2011. Les partenaires sociaux demandent à être représentés au sein des commissions.

Le second porte sur la mise en œuvre de plan contre le travail pénible par l’entreprise faute de quoi une sanction financière lui sera appliquée (1 % de la masse salariale).

D'ici au 1er janvier 2012, toutes les entreprises de plus de 50 salariés doivent, en effet, négocier un accord de prévention de la pénibilité, sous peine de payer une amende. Le projet actuel de décret d'application prévoit de ne soumettre à cette nouvelle obligation que les entreprises employant une forte proportion (le chiffre de 40 % est évoqué) de salariés exerçant des métiers dits pénibles. Les syndicats demandent à ce que toutes les entreprises soient concernées.

lundi 14 mars 2011

Emploi des Femmes, Emploi des seniors même Combat

Logiquement, il n'y a pas de lien mais il n'en demeure pas moins que ce sont les pays qui ont les plus forts taux d'emploi des femmes qui ont les meilleurs résultats en matière de taux d'emploi des seniors. Ainsi, le taux d'emploi des femmes de 15 à 64 ans est de 73,1 % au Danemark et le taux d'emploi des seniors est de 57,5 %. Le taux d'emploi des femmes est de 46,4 % en Italie et l'emploi des seniors est de 35,7 %. En Allemagne, le taux d'emploi des femmes est de 71,5 % et le taux d'emploi des seniors est de 56,2 %.
La France a un taux d'emploi des femmes moyen de 60,1 % et un faible taux d'emploi des seniors (38,9 %).
A priori, peu de liens directs. Il faut prendre en compte la vitalité des marchés de l'emploi? Néanmoins, un marché centré sur les jeunes hommes actifs est par nature peu ouvert aux femmes et aux actifs plus âgés. Les pays latins (Espagne, Italie, malte et la France) sont pas définition des pays pratiquant des discriminations importantes en fonction de l'âge et du sexe. Il n'est si étonnant qu'un parallélisme statistique soit constaté.

La semaine économique et financière vue par Generali Investments

Generali Investments France édite chaque semaine une analyse économique et financière qui permet de faire le point en quelques minutes sur les évènements de la semaine passée.

Résumé économique de la semaine
Les principales places financières ont accusé le coup : le séisme au Japon s’est ajouté aux doutes envers la
croissance mondiale et les dettes européennes. L’abaissement de la note des dettes espagnole et grecque par l’agence Moody’s a relancé les craintes sur les emprunts souverains européens. Ces dégradations n’ont pas empêché l’Espagne, la Grèce et le Portugal de se financer sur les marchés cette semaine, mais à un coût prohibitif. En outre, des statistiques décevantes aux Etats-Unis et en Chine, dont la balance commerciale des deux pays, ont relancé les doutes envers la solidité de la croissance mondiale. Il ne manquait plus qu’un cataclysme sismique pour inquiéter un peu plus les investisseurs. D’une ampleur inédite dans l'archipel japonais, le tremblement de terre a provoqué un tsunami dévastateur, et menace une économie déjà fragile. Les conséquences de la catastrophe, dont l’ampleur est découverte progressivement, pourraient continuer de peser sur la tendance des marchés. Elle sera encore dominée, sinon, par la macroéconomie avec notamment les réunions respectives des ministres des Finances européens et du comité de politique monétaire de la Réserve Fédérale.

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L'assurance-vie dévisse

Le mois de février confirme le mois de janvier avec un nouveau recul de la collecte évalué à 15 % après -11 % le mois précédent et -4 % au mois de décembre 2010. Ces résultats négatifs s'expliquent tant par le recul du rendement des fonds euros, par la crise qui pousse à l'attentisme que par les incertitudes fiscales qui pèsent sur l'assurance-vie. Depuis des mois, les Français sont abreuvés de propositions visant d'un côté à diminuer l'ISF de l'autre à trouver des compensations. Il en résulte un concours Lépine de la meilleure innovation fiscale. L'assurance-vie en paie les frais.

mercredi 9 mars 2011

Réforme de la fiscalité du patrimoine : le casse tête

Au fil des semaines et des différentes propositions, le débat sur la réforme de la fiscalité du patrimoine ne gagne pas en clarté.

Après la taxation des plus-values immobilières abandonnée sur ordre de l'Elysée, Bercy a proposé une taxation de l'enrichissement. Une telle mesure apparaît impossible à mettre en oeuvre du fait des variations permanentes du patrimoine et aboutirait à pénaliser l'épargne longue. Elle pourrait inciter les épargnants à vendre leurs actifs pour payer leur impôt en cas de forte appréciation, par exemple,boursière. Que faire si la bourse progresse de 40 % puis baisse de 30 % l'année suivante ?

Si la suppression du bouclier simple est simple, en revanche le principe de réformer l'ISF à coût nul est devenue un casse tête pour les pouvoirs publics.

Complémentaires : accord en vue ?

Les partenaires sociaux se réunissent mercredi 9 mars avec en main les propositions du MEDEF.

L'organisation patronale prend acte du souhait des partenaires sociaux de stopper la baisse du rendement des régimes complémentaires (Agirc 10,21 % en 1993, 6,70 % en 2010). La fin de la dégradation pourrait intervenir avec une harmonisation du taux de rendement des deux régimes (6,59 % pour l'ARCCO et 6,70 % pour l'AGIRC).

Le MEDEF souhaite intégrer le report de l'âge légal de départ à la retraite pour la liquidation des pensions complémentaires et refuse toute augmentation des cotisations.

En revanche, l'organisation patronale est favorable pour le prolongement de l'AGFF qui permet le paiement des pensions complémentaires entre 60 et bientôt 62 jusqu'à 65 (67 ans). La CFDT serait favorable à cette base de discussion quand la CGT et FO réclament d'autres concessions.