CERCLE DE L'EPARGNE, DE LA RETRAITE ET DE LA PREVOYANCE

Le Cercle des Epargne, de la retraite et de la prévoyance est un centre d'études et d'information indépendant qui a pour objet de réaliser des études et d'informer les épargnants sur toutes les questions relatives à l'épargne, la retraite et la prévoyance

Il bénéfice de l'appui et de l'expertise d'un Conseil scientifique et du soutien d'AG2R La Mondiale

Pour plus de renseignements et pour tous les contacts presse, vous pouvez nous contacter au 06 13 90 75 48

vendredi 6 décembre 2013

Le système de protection sociale résistera-t-il à la crise ?


Philippe Crevel a répondu à une interview d'Atlantico.fr au sujet de la capacité du système de protection sociale français à résister à une faible croissance voire à la récession. Quelles solutions sont envisageables pour éviter l'implosion et quelles sont les pistes de réformes ?

Lie l'interview

jeudi 5 décembre 2013

Les trous de la raquette fiscale française


Avec la discussion du projet de loi de finances rectificative pour 2013, le Gouvernement a du admettre que les rentrées fiscales sont inférieures aux prévision. Le manque à gagner serait de 11 milliards d'euros du fait de la contraction des assiettes fiscales avec la récession, du fait d'un effet d'évitement, les contribuables avec les augmentations d'impôts, renoncent à produire ou multiplient les artifices légaux et illégaux pour échapper à l'impôt.

La TVA, qui devrait rapporter 135,6 milliards cette année est en recul de 5,6 milliards d'euros par rapport aux prévisions Ce chiffre s'explique par «la dégradation du contexte macroéconomique», selon le Gouvernement. Il faut noter que le développement du hors marché réduit d'autant les recettes issues de la TVA.

L'impôt sur les sociétés souffre également de la conjoncture avec une contraction des bénéfices des entreprises. Selon la nouvelle prévision du gouvernement, les recettes d'impôt sur les sociétés (IS) seraient en recul de 3,8 milliards d'euros.

L'impôt sur le revenu connaît un mouvement identique. Il est pénalisé par la montée du chômage qui réduit les revenus des ménages et par les faibles augmentations de salaire. Il devrait de ce fait rapporter 68,8 milliards, au lieu des 71,9 milliards d'euros soit une moins-value de 3,1 milliards d'euros.

Monnaies parallèles la Banque de France attaque


Avec les développement des réseaux Internet, la tentation de mettre en place des monnaies parallèles se multiplie. La croissance de la monnaie Bitcoin a attiré l'attention des banques centrales et notamment celle de la Banque de France qui a produit une note sur le sujet. La Banque de France souligne que l'usage du bitcoin pourrait favoriser la fraude, le blanchiment de l'argent sale voire assurer le financement d'activités terroristes. En outre, la Banque de France souligne que le cours de cette monnaie peut fluctuer de manière peu transparente.

Lire la note de la BdF

Le taux de chômage de la France est de 10,9 %

L'INSEE a publié les résultats de l'emploi du 3ème trimestre confirmant les progressions mensuelles. Ainsi, en moyenne sur le troisième trimestre 2013, le taux de chômage au sens du BIT s’élève à 10,9 % de la population active en France y.c. Dom. En France métropolitaine, le taux de chômage atteint 10,5 %, en hausse de 0,1 point par rapport au deuxième trimestre 2013. Sur un an, la hausse est de 0,6 point. Le chômage est sans surprise, malheureusement au plus haut.
Le taux de de chômage au sens du BIT
Taux de chômage au sens du BIT
Estimation à +/- 0,3 point près du niveau du taux de chômage et de son évolution d’un trimestre à l’autre
F.m. : France métropolitaine, France : F.m. + Dom
Champ : population des ménages, personnes de 15 ans ou plus
Source : Insee, enquête Emploi

Taux de chômage BIT en France métropolitaine
Données cvs, en moyenne trimestrielle - France métropolitaine
*(p) = provisoire, une fois neutralisé l’effet lié à la rénovation du questionnaire 2013
Champ : France métropolitaine, population des ménages, personnes de 15 ans ou plus
Source : Insee, enquête Emploi, une fois neutralisé l’effet lié à la rénovation du questionnaire 2013
 Taux de chômage BIT (%)Variation en points surMilliers
 2013T2 (p)*2013T3 (p)*un trimestreun an2013T3 (p)*
Ensemble10,410,50,10,63 011
15-24 ans24,524,50,00,0664
25-49 ans9,59,50,00,51 717
50 ans ou plus7,58,00,51,1630
Hommes10,310,50,20,71 566
15-24 ans23,323,2–0,1–1,3339
25-49 ans9,49,50,10,9893
50 ans ou plus7,78,20,51,3334
Femmes10,410,50,10,51 445
15-24 ans26,026,00,01,5325
25-49 ans9,69,5–0,10,2824
50 ans ou plus7,27,80,60,9

Le crédit aux entreprises attend toujours sa reprise


Le taux de croissance annuel de l’encours de crédits aux sociétés non financières est, selon la Banque de France,  légèrement négatif en octobre avec une contraction de 0,1 %, après une hausse de 0,2 % en septembre). La contraction des crédits de trésorerie est forte avec - 6,1 %, après - 5,0 %. En revanche, les crédits à l’investissement progressent de 1,9 %, comme en septembre.

Les flux de contrats nouveaux (cvs) augmentent pour les montants ne dépassant pas 1 million d’euros (6,2 milliards d’euros, après 5,8 milliards en septembre) et diminuent légèrement pour les montants supérieurs (10 milliards d’euros, après 10,5 milliards en septembre).
 
 
Crédits aux sociétés non financières

mercredi 4 décembre 2013

Prélèvements sociaux sur l'assurance-vie : les sénateurs UMP saisissent le Conseil constitutionnel


Les sénateurs du Groupe UMP ont déposé un recours constitutionnel sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2014. Ils ont visé en particulier l'article 8 qui supprime l'application des taux historiques en matière de prélèvements sociaux pour les seuls contrats d'assurance-vie. Les sénateurs soulignent que cette disposition est contraire au principe d'égalité devant les impôts. Ils ont également mis en avant dans le recours la rétroactivité de la mesure. Le Conseil se prononcera sur le PLFSS et l'article 8 dans les 15 jours... Affaire à suivre...

Lire le recours des sénateurs UMP sur le PLFSS 2014

Conjoncture toujours hésitante en zone euro


Selon Eurostat, au mois d'octobre par rapport au mois de septembre le volume des ventes du commerce de détail corrigé des variations saisonnières a baissé de 0,2% dans la zone euro et de 0,4% dans l’Union européenne. Au mois de septembre dernier, le commerce de détail avait reculé respectivement de 0,6% et 0,4%. En octobre 2013 par rapport à octobre 2012, l’indice des ventes a diminué de 0,1% dans la zone euro et a augmenté de 0,5% dans l'UE. La sortie de récession reste toujours très fragile en Europe avec un commerce en détail toujours orienté à la baisse même si elle est moins forte que le mois précédent.

L'assemblée nationale durcit le texte sur l'assurance-vie


L'assemblée nationale a adopté l'article 7 du projet de loi de finances rectificative pour 2013 concernant l'assurance-vie. Le Gouvernement a décidé de lancer le contrat euro-croissance avec possibilité de transférer avec antériorité fiscale les anciens contrats. Il a également fait adopter de la majoration des droits de succession dont le taux passera de 25 à 31,25 % pour les parts excédants dépassant 700 000 euros. en outre, l'Assemblée a institué l'abattement de 20 % sur ces mêmes droits de succession qui sera applicable aux contrats en unités de comptes investies destinés à financer le logement, les PME ou l'économie solidaire.

Vieille revendication du Bercy, l'Assemblée nationale a acté la création du fichier des contrats d'assurance-vie.

Lire les articles adoptés

La France pas à la fête avec l'étude PISA


L’OCDE a publié hier son enquête triennale PISA – Programme international pour le suivi des acquis des élèves. Les résultats français sont dans la moyenne de l’OCDE, mais chutent depuis 2003, où la France se situait en 13e position pour passer aujourd’hui en 18e position sur les 34 pays membres de l’OCDE, voir même en 25e place si l’on s’intéresse aux 65 économies qui ont demandé à figurer dans cette étude.

L’Allemagne, quant à elle, avait été très choquée dans l’étude PISA des années 2000 de figurer en 20ème position en mathématique et en 21ème position en lecture, et depuis lors les Länder ont modifié largement leur école. Avec par exemple, l’allongement de la durée de classe qui finissait auparavant en début d’après-midi ou en s’inspirant du système scolaire finlandais. Aujourd’hui, ils sont à la 16ème place sur 65 pays. Ce “choc” pourrait aussi se passer en France.

Car en réalité, c’est surtout l’hétérogénéité des résultats des élèves français qui est révélé par cette enquête. En effet, le milieu social influe beaucoup sur les résultats PISA pour les élèves français : en ne prenant en compte que les performances des élèves issus de milieux sociaux favorisés, la France se situerait à la 13ème place, alors que si l’on ne prend en compte que celles des élèves les plus défavorisés, la France figurerait au 33e rang. En mathématiques, 22,5% des résultats des élèves français sont directement liés aux origines socio-économiques, contre 15 % en moyenne dans l’OCDE. La France obtient avec ce résultat la triste réputation de pays le plus inégalitaire de l’OCDE. Les chercheurs ajoutent : “En France, lorsque l’on appartient à un milieu défavorisé, on a clairement aujourd’hui moins de chances de réussir qu’en 2003. (…) En France, les élèves issus d’un milieu socio-économique défavorisé n’obtiennent pas seulement des résultats nettement inférieurs, ils sont aussi moins impliqués, attachés à leur école, persévérants, et beaucoup plus anxieux par rapport à la moyenne des pays de l’OCDE.”

Le déblocage à petite vitesse de l'épargne salariale


Après un déblocage de l’épargne salariale évalué à 600 millions d’euros à fin septembre 2013, les premières informations laissent penser qu’à fin novembre 2013, de 1,3 à 1,4 milliard d’euros seraient débloqués au titre de l’épargne salariale. Pour rappel, le Gouvernement avait autorisé les près de 9 millions de salariés bénéficiant d’un plan d’épargne salariale de débloquer en une seule fois jusqu’à 20.000 euros, entre le 1er juillet et le 31 décembre 2013, afin de stimuler la consommation. Ce déblocage n’atteint pas réellement un montant suffisant afin de relancer la demande intérieure française.

Le diplôme est sans surprise le meilleur sésame de l'emploi


selon l'INSEE, le niveau de formation des jeunes qui  a augmenté fortement durant les années 1990,du fait d'une forte hausse du nombre de bacheliers et à des poursuites d'études massives dans le supérieur. 70 % des jeunes possèdent aujourd'hui le bac ou un diplôme du supérieur. Dans l'étude de l'INSEE, il est souligné que dans les premières années suivant la fin de leurs études, les jeunes actifs diplômés de l'enseignement supérieur sont près de cinq fois moins souvent au chômage que ceux qui ont au plus un brevet des collèges.  En 2012, un à quatre ans après leur sortie de formation initiale, le taux de chômage des jeunes possédant au plus le brevet est très élevé (47 %). Les jeunes diplômés du supérieur ont encore un taux de chômage relativement modéré (10 %). Du fait toujours de la crise, le salaire des jeunes diplômés de l'enseignement supérieur, qui progressait depuis le début des années 2000, a baissé en euros constants à partir de 2010. Ils perçoivent par ailleurs des salaires nettement plus élevés que ceux du secondaire. Face aux inégalités d'insertion professionnelle en début de vie active, la formation continue peut constituer une deuxième chance. Toutefois, les chômeurs accèdent moins souvent à la formation que les actifs en emploi. Parmi les actifs en emploi, la formation professionnelle concerne plus souvent les plus diplômés : 67 % des diplômés du supérieur long suivent une formation pour raisons professionnelles au cours d'une année contre 26 % seulement des non-diplômés. Le volume d'heures de formation par salarié est stable ces dernières années ainsi que le nombre de diplômes délivrés en formation continue.

Lire la note de l'INSE  

mardi 3 décembre 2013

Un geste pour l'épargne sociale


Le rapporteur général du budget de la Commission des Finances à l'Assemblée nationale, Christian Eckert, a déposé, dans le cadre de l'examen du projet de loi de finances rectificative pour 2013, un amendement prévoyant de relever le plafond d'impôt sur le revenu à ne pas dépasser pour pouvoir ouvrir un Livret d'Epargne Populaire de 4 %, le plafond passant de 769 à 800 euros. Par ailleurs, le montant d'impôt retenu sera l'impôt de référence avant imputation des déductions et des réductions d'impôt.

Au moment où le Gouvernement crée deux nouveaux contrats d'assurance-vie, cet amendement vise à donner un gage compensateur à l'épargne sociale.

Consulter l'amendement     

L'assurance-vie taxée à 15,5 %, l'Assemblée a définitivement voté le texte


L'Assemblée nationale a définitivement adopté le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2014 qui prévoit pour les contrats d'assurance-vie, l'harmonisation pour tous les contrats des prélèvements sociaux au dernier taux connu, soit actuellement 15,5 %. Les PEA, l'épargne salariale et les plans d'épargne logement souscrits avant le mois de mars 2011 et de moins de 10 ans.Le texte a été adopté par 316 voix contre 233. Au Conseil constitutionnel de se prononcer maintenant sur ce texte...

lundi 2 décembre 2013

L'Espagne en voie de guérison


L'Espagne rie un peu et les Pays-bas pleurent. En efet, l’agence de notation S&P a baissé la notation des Pays Bas (de AAA à AA+), mais relevé celle de Chypre (de CCC- à B-) ainsi que les perspectives pour l’Espagne (de négative à stable). Moody’s a par ailleurs relevé la note de la Grèce de deux crans, à Caa3. L'amélioration du Sud se confirme avec le retour des excédents commerciaux et la sortie de la récession. Les Pays-BAs paient la lenteur de leur ajustement budgétaire et le ralentissement de la croissance.

La Matinale d'Europe 1 : "Europe 1 vous répond" spécial retraite


Philippe Crevel a participé à la Matinale d'Europe 1 dans le cadre de la rubrique "Europe 1 vous répond" sur le thème "comment améliorer sa retraite ?". Il a répondu aux questions de Thomas Sotto et de Julie Leclerc ainsi qu'à celles des auditeurs.

Ecouter la rubrique en podcast

Spécial Retraite dans Question d'Argent de France Info


Patrick LeLong de France Info a consacré son "Question d'argent" du 30 novembre à la réforme des retraites. Sur ce sujet, il avait interviewé Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle des Epargnants.

L'Institut de Protection Sociale publie son livre blanc


L'Institut de la Protection Sociale animé par Bruno Chrétien  publie un livre blanc quis sera présenté  mardi 3 décembre ses propositions à l'occasion des rencontres annuelles de l'IPS. Bruno Chrétien réclame une véritable refonte de la protection sociale. il insiste tout particulièrement sur la prévoyance et la retraite. Il réclame plus d'égalité entre les différentes catégories professionnelles et une meilleure prise en compte de la prévoyance. Il souhaite que la réglementation sur l'épargne retraite collective soit revue. Il demande une plus grande stabilité juridique afin de faciliter le développement des régimes de retraite et de prévoyance.

Pour les futurs retraités, l'IPS propose de «préfinancer tout ou partie de la complémentaire santé du retraité pendant son activité». Chaque actif aurait un compte individuel financé par une fraction de la cotisation santé du salarié. Au moment du départ en retraite, cette épargne serait débloquée de façon à subventionner la complémentaire santé sans accroître le montant de la cotisation.

Le vocabulaire de la démographie


François Héran, membre du Conseil scientifique du Cercle des Epargnants a publié une étude sur le vocabulaire de la démographie dans la série de l'INED "Population et Sociétés". Pour analyser la fréquence d'utilisation des mots liés à la démographie, François Héran a eu recours à des outils d'analyse numérique.

Lire le numéro de" Population et sociétés"

dimanche 1 décembre 2013

La lettre du Cercle des Epargnants du mois de décembre : N°89


Au sommaire de la lettre N°89 du Cercle des Epargnants :

  • L'édito de Philippe Crevel "la pierre, notre meilleure ennemie"
  • Touche pas au Grisbi
  • Le rush fiscal de l'épargne est engagé
  • Le sapin de Noël de l'épargnant
  • Internet et assurance, chien ou chat
  • La réforme n'est pas celle que vous voyez
  • C'est toujours la faute des enfants


Lire la lettre 

L 89 P1

samedi 30 novembre 2013

La semaine économie et financière vue par l'oeil du Cercle

Le coin des épargnants

Le CAC 40 est toujours en dessous de la barre des 4300 points. En de semaine, il s’en est rapproché à 4295 points. En une semaine, la progression a été de 0,39 % et sur le mois, la hausse a été de 0,40 %. Il y a une barre psychologique autour des 4300 points. L’attentisme est de rigueur au vu des résultats américains sur un marché en mode pause du fait de Thanksgiving.

Depuis le début de l’année, le CAC 40 a gagné 17,97 % et 20,35 % en un an.

L’or ne fait plus recette. L’once de métal jaune se situe autour de 1250 dollars l’once après être tombé à près de 1225 en début de semaine, loin de ses records de 2012. Depuis le début de l’année le métal précieux a perdu près de 25 % de sa valeur à Londres.

Zone euro, le Sud va mieux, le Nord confirme, le centre hésite

Le Sud sort de la récession. L’Espagne et le Portugal retrouvent des couleurs au niveau de la croissance et de la balance commerciale. L’Italie reste en revanche toujours en deux eaux. Le Nord confirme avec néanmoins la perte du triple A pour les Pays-Bas .

L’Espagne  a enregistré une augmentation de son activité économique au troisième trimestre de 2013, ce qui un fait nouveau depuis plus de deux ans.

La consommation, l’investissement des entreprises, ont montré des signes de stabilisation. Les exportations ont augmenté de près de 40% en volume depuis le printemps 2009.

Les coûts unitaires de production ont baissé, les investissements directs étrangers ont progressé le rétablissement de la profitabilité des entreprises a été importante.

Face à cette amélioration, l’Agence Standard & Poor’s a relevé le 29 novembre, la note de « négative » à « stable » pour la perspective attachée à la dette du pays, notée BBB-.

Zone euro, inflation en légère hausse, emploi en très légère baisse

Selon Eurostat, le taux d'inflation annuel de la zone euro est évalué pour le mois de novembre à  à 0,9%  contre 0,7 % au mois d'octobre dernier.

Ce petit ressaut a été occasionné par  l'alimentation, les boissons alcoolisées & le tabac. Ont joué également à la hausse les services (1,5% contre 1,2% en octobre). En revanche, les biens industriels hors énergie restent stables avec +0,3%. En revanche, l'énergie continue de se contracter avec -1,1% contre -1,7% en octobre.
L'amélioration dans le Sud et la reprise de la demande interne allemande peuvent expliquer ces variations à la hausse qui demeurent néanmoins très limitées. L'inflation demeure en-dessous de la cible de 2 % de la BCE.

Selon Eurostat, dans la zone euro, le taux de chômage corrigé des variations saisonnières s'élève à 12,1% au mois d'octobre 2013 contre  12,2% relevé en septembre. Dans l’Union Européenne, le taux de chômage a été de 10,9%, stable par rapport au taux relevé en septembre.

En octobre 2013, 26,654 millions d’hommes et de femmes étaient au chômage dans l’Union  dont 19,298 millions dans la zone euro. Par rapport à septembre 2013, le nombre de chômeurs a diminué de 75 000 dans l’Union  et de 61 000 dans la zone euro. Comparé à octobre 2012, le chômage s’est accru de 512 000 personnes dans l’Union et de 615 000 dans la zone euro. Le chômage demeure au plus bas en Autriche (4,8%), en Allemagne (5,2%) et au Luxembourg (5,9%). Il demeure au plus haut en Grèce (27,3% en août 2013) et en Espagne (26,7%). Sur un an, le taux de chômage a augmenté dans la moitié des États membres et a baissé dans l’autre moitié. Les plus fortes hausses ont été enregistrées à Chypre (de 13,2% à 17,0%), en Grèce (de 25,5% à 27,3% entre août  2012 et août 2013) et aux Pays-Bas (de 5,5% à 7,0%).Les baisses les plus marquées ont été observées en Lettonie (de 14,0% à 11,9% entre les troisièmes trimestres 2012 et 2013), en Irlande (de 14,5% à 12,6%) et en Lituanie (de 13,0% à 11,1%). La France, avec un taux de chômage à 10,9 % se situe dans la moyenne pour l'Union européenne (10,9 +%) et en-dessous de la moyenne de la zone euro (12,1 %).

A titre de comparaison, au mois d'octobre 2013, le taux de chômage a été de 7,3% aux États-Unis, en hausse par rapport au taux de 7,2% enregistré en septembre 2013 et en baisse par rapport au taux de 7,9% observé en octobre 2012.

France, de modestes espoirs et des craintes

La France a enregistré une baisse de son chômage grâce à l’amélioration de la situation de l’emploi chez les jeunes en relation avec le développement des emplois aidés. Il faut noter que les départs à la retraite contribuent également à ce mouvement. En revanche, le chômage de longue durée se développe et concerne plus de 40 % des demandeurs d’emploi.

Questions craintes, les indicateurs relatifs à la confiance des ménages et de chiffres d’affaires redeviennent négatifs. De même, le recul de la consommation en octobre témoigne de la persistance de la crise. Les augmentations d’impôts pèsent sur l’activité économique plus fortement que prévu. Une augmentation d’un point de PIB des impôts réduit la croissance d’un point. De ce fait, le trend de la croissance reste toujours mal orienté.

Allemagne, Angela Merkel à la tête de sa deuxième grande coalition

Après 66 jours de négociation, la grande coalition est sur les rails. Ce délai dépasse la durée moyenne qui était de  37 jours. Les deux partis sont arrivés à un accord écrit de 185 pages. Ce contrat prévoit l’introduction d’un salaire minimum, l’abaissement de l’âge de départ à la retraite, la double nationalité pour les enfants nés en Allemagne de parents non ressortissants de l’UE, la parité homme-femme au sein des entreprises. Ces mesures sont issues du programme du SPD. L’ensemble de ces mesures représente 23 milliards d’euros sur 4 ans soit 1 point de PIB annuel. Le contrat de coalition semble donc, à première vue participer du changement de cap économique, que les Etats-Unis, le FMI et la Commission européenne ont appelé de leurs vœux au cours des dernières semaines.

Le salaire horaire minimum sera fixé à 8,50 euros à partir de 2015 et devrait concerner 7 millions de salariés, soit 16% de la masse salariale. Toutefois, la nouvelle loi devrait exclure les apprentis, les travailleurs saisonniers et les « mini-jobs ». Les secteurs où les accords de branche sont inférieurs à EUR 8,50 auront jusqu’en 2017 pour s’aligner. En outre, une commission paritaire formée de représentants des salariés (3), des employeurs (3) et d’experts (2) se réunira régulièrement pour négocier la réévaluation annuelle du salaire minimum. Sur le front
des retraites, le SPD voulait faire abroger la loi de 2007 qui prévoit de repousser à 67 ans l’âge de départ à la retraite d’ici à 2029. Désormais, la retraite à taux plein pourra être touchée dès 63 ans, mais sous certaines conditions, à savoir uniquement pour ceux qui auront totalisé 45 ans de cotisations.

En revanche, le SPD a renoncé à ses exigences européennes. Le contrat de coalition s’oppose à toute idée de mutualisation de la dette ainsi qu’à l’instauration d’un fonds européen de garantie des dépôts. En revanche, il est favorable à l’utilisation des fonds du MES pour recapitaliser directement des banques en difficulté, dans la mesure où « tous les autres moyens prioritaires » auront été épuisés.

L’objectif d’orthodoxie budgétaire est maintenu avec le maintien de l’équilibre du solde budgétaire structurel d’ici à 2015 et la réduction de la dette qui devrait être
ramenée à 70% du PIB d’ici à 2017, contre 80% en 2013. Il est également convenu que le Gouvernement ne recourra pas à des hausses d’impôts pour financer le train de nouvelles mesures.

La CSU a obtenu quelques concessions de ses partenaires. Les automobilistes étrangers empruntant les autoroutes allemandes ainsi que les poids lourds traversant le pays devront acquitter un péage. Néanmoins, cette mesure est contraire au droit européen.
Cet accord sera soumis à référendum auprès des 473 000 adhérents du SPD. Ces derniers voteront par correspondance entre les 6 et 12 décembre. Les résultats seront annoncés le 15 décembre.

Si le « oui » l’emporte le 15 décembre, le Bundestag se réunira le 17 pour réélire Angela Merkel, pour la troisième fois. La Chancelière disposera alors de quelques jours pour former son gouvernement. Par le passé, la répartition des portefeuilles ministériels était calquée sur celle des sièges obtenus au Bundestag. Ainsi le SPD devrait disposer de six portefeuilles ministériels sur les quatorze du nouveau cabinet Merkel. La CDU en aurait cinq et sa petite sœur bavaroise, la CSU, trois.

Etats-Unis, toujours en mode hésitant

Le retour de la croissance forte est toujours attendu. Les indicateurs avancés régionaux sont incertains. L’évolution des carnets de commandes de l’industrie manufacturière tend à confirmer les résultats moyens des enquêtes régionales.

Certes, il faut noter que les créations d’emplois ont été supérieures en octobre aux prévisions  avec un solde positif de 212 000. Mais, le taux de chômage reste calé à 7,3% en octobre. De ce fait, le taux de chômage reste bien supérieur à son taux naturel. Ce dernier est estimé à 5,5% par le CBO (Congressional Budget Office) et entre 5% et 6% par les membres du FOMC. La main d’œuvre disponible est ainsi bien supérieure aux offres d’emplois, pesant sur la formation des salaires, dont la progression en glissement annuel évolue aux alentours de 2% depuis deux ans et demi.

Dans ces conditions, la politique monétaire ne devrait pas être modifiée.

A suivre... next week
Lundi 2 décembre, aux Etats-Unis seront communiqués les résultats dépenses de construction pour les mois de septembre et octobre
Toujours aux Etats-Unis, sera rendu public l’indice ISM manufacturier du mois de novembre. Il est attendu en baisse.
 
Au Royaume-Uni, il faudra suivre l’indice  PMI manufacturier du mois de novembre.  
En octobre, l’indice global du secteur manufacturier avait légèrement été en baisse. Après cette correction, il est attendu en hausse pour novembre.  

Mardi 3 décembre

En France, il faudra suivre le débat sur l'avenir du nucléaire, à l'Assemblée nationale.

Mercredi 4 décembre, en France, sera rendu public l’indice PMI de services pour le mois de novembre. Se tiendra, par ailleurs un forum sur l'énergie, à l'université Paris-Dauphine, en présence.

Au Royaume-Uni, il faudra regarder l’indice d’activité dans les services qui  avait atteint, dans les services, son niveau le plus élevé depuis le printemps 1997 (à 62,5, après 60,3 en septembre). L’indice pourrait subir une légère correction en novembre.
 
L’OPEP se réunit à Vienne. Il n’y a pas de changement de cap à attendre.
 
Aux Etats-Unis, seront communiqués l’enquête emploi ADP du mois de novembre, les ventes de logements neufs pour les mois de septembre et octobre et le Livre beige de la Fed.
 
Au Canada, est attendue une réunion de la Banque centrale.  

Jeudi 5 octobre

En France sera publié le taux de chômage au sens du BIT pour le 3ème trimestre.

Au Royaume-Uni, la BoE se réunit. Compte tenu de l’évolution récente de la situation économique, la BoE devrait maintenir inchangé son taux directeur à 0,5%, ainsi que le montant de ses achats d’actifs à GBP 375 mds.
 
En parallèle, la BCE se réunit également. Le taux d’inflation de 0,9 % devrait rassurer le board. La BCE devrait laisser ses taux inchangés lors de la réunion de décembre.
 
Vendredi 6 décembre,

A Paris, se tient un sommet à l’Elysée sur la sécurité en Afrique. Toujours à Paris seront connus les résultats du commerce extérieur du mois d’octobre et la situation mensuelle budgétaire de l'Etat d’octobre.

A Washington, seront publiés les résultats des créations d'emploi et le taux de chômage du mois de novembre. Après un rebond en octobre, les créations d'emplois devraient se ralentir autour de 180 000 créations par mois. 

vendredi 29 novembre 2013

Septembre fut lourd à porter pour l'industrie française

 chiffre d'affaires dans l'industrie manufacturière
Le chiffre d'affaires dans l'industrie manufacturière

Le chômage a baissé au mois d'octobre en zone euro


Selon Eurostat, dans la zone euro, le taux de chômage corrigé des variations saisonnières s'élève à 12,1% au mois d'octobre 2013 contre  12,2% relevé en septembre. Dans l’Union Européenne, le taux de chômage a été de 10,9%, stable par rapport au taux relevé en septembre.

En octobre 2013, 26,654 millions d’hommes et de femmes étaient au chômage dans l’Union  dont 19,298 millions dans la zone euro. Par rapport à septembre 2013, le nombre de chômeurs a diminué de 75 000 dans l’Union  et de 61 000 dans la zone euro. Comparé à octobre 2012, le chômage s’est accru de 512 000 personnes dans l’Union et de 615 000 dans la zone euro. Le chômage demeure au plus bas en Autriche (4,8%), en Allemagne (5,2%) et au Luxembourg (5,9%). Il demeure au plus haut en Grèce (27,3% en août 2013) et en Espagne (26,7%). Sur un an, le taux de chômage a augmenté dans la moitié des États membres et a baissé dans l’autre moitié. Les plus fortes hausses ont été enregistrées à Chypre (de 13,2% à 17,0%), en Grèce (de 25,5% à 27,3% entre août 2012 et août 2013) et aux Pays-Bas (de 5,5% à 7,0%).Les baisses les plus marquées ont été observées en Lettonie (de 14,0% à 11,9% entre les troisièmes trimestres 2012 et 2013), en Irlande (de 14,5% à 12,6%) et en Lituanie (de 13,0% à 11,1%). La France,avec un taux de chômage à 10,9 % se situe dans la moyenne pour l'Union européenne (10,9 +%) et en-dessous de la moyenne de la zone euro (12,1 %).

A titre de comparaison, au mois d'octobre 2013, le taux de chômage a été de 7,3% aux États-Unis, en hausse par rapport au taux de 7,2% enregistré en septembre 2013 et en baisse par rapport au taux de 7,9% observé en octobre 2012.

  lire la note d'Eurostat

L'inflation à 0,9 % en zone euro, une très légère remontée


Selon Eurostat, le taux d'inflation annuel de la zone euro est évalué pour le mois de novembre à à 0,9% contre 0,7 % au mois d'octobre dernier.

Ce petit ressaut a été occasionné par l'alimentation, les boissons alcoolisées & le tabac. Ont joué également à la hausse les services (1,5% contre 1,2% en octobre). En revanche, les biens industriels hors énergie restent stables avec +0,3%. En revanche, l'énergie continue de se contracter avec -1,1% contre -1,7% en octobre.

L'amélioration dans le Sud et la reprise de la demande interne allemande peuvent expliquer ces variations à la hausse qui demeurent néanmoins très limitées. L'inflation demeure en-dessous de la cible de 2 % de la BCE.

Régime internes de retraite (article 39), le Gouvernement passera par ordonnances


En pleine polémique sur les retraites chapeaux, il est à noter que l'article 33 du projet de loi sur les retraites en cours de discussion concerne les fameux régimes article 39 en gestion interne au sein des entreprises. Dans le texte initial, le Gouvernement avait prévu d'obliger les entreprises de les externaliser sous six mois. Après discussion avec le patronat, un amendement a rectifié le dispositif. Pour régler cette question et mettre le droit français en conformité avec le droit européen, le Gouvernement aura recours aux ordonnances dans les conditions prévues à l’article 38 de la Constitution. L'article 33 prévoit que " le Gouvernement est autorisé à prendre par voie d’ordonnance toute mesure relevant du domaine de la loi afin de protéger les intérêts des travailleurs salariés et des personnes ayant déjà quitté l’entreprise ou l’établissement de l’employeur à la date de la survenance de l’insolvabilité de celui-ci, en ce qui concerne leurs droits acquis, ou leurs droits en cours d’acquisition, à des prestations de retraite supplémentaire d’entreprise. L’ordonnance est prise dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi. Le projet de loi de ratification de cette ordonnance est déposé devant le Parlement au plus tard le dernier jour du troisième mois suivant la publication de l’ordonnance".

Les entreprises par cette procédure ont gagné du temps et pourront négocier les conditions de transfert. Il est à noter que depuis 2010, tout nouveau régime de retraite doit être géré en externe.

les flux vers les comptes sur livret se réduisent


Selon la Banque de France, le taux de croissance des comptes sur livrets continue de se réduire passant de 6,2 à 4,0 %, de septembre à octobre.) et des Les dépôts à terme ne dépassant pas 2 ans enregistre une décollecte de 6,8%, après -0,6% en septembre. Les titres de créance jusqu’à 2 ans enregistrent un repli de 30,2%, après -22,8%.

Les comptes sur livrets comprennent les livrets A, les livrets de développement durable, les comptes d’épargne logement, les livrets d’épargne populaire, les livrets jeunes et les livrets ordinaires. Les pensions sont des opérations d’achats temporaires de titres par la clientèle (notamment entreprises, assurances et OPCVM non monétaires). Les titres de créance à moins de deux ans comprennent principalement des certificats de dépôts émis par les banques françaises et souscrits par des clients qui n’ont pas la qualité d’établissement de crédit ou d’OPCVM monétaire.

L'OCDE décrypte les régimes de retraite

L'OCDE a publié son rapport sur les retraites. L'organisation internationale demande notamment à la France d’accélérer le rythme des réformes.

L'OCDE souligne que les récentes réformes des systèmes de retraite ont contribué à contenir la hausse des coûts futurs résultant du vieillissement de la population et de l’allongement de l’espérance de vie au sein des pays membres. L'organisation s'inquiète du maintien du niveau de vie des retraités et demandent la mise en oeuvre de politiques adaptées pour éviter une hausse de l'inégalité et de la pauvreté parmi les retraités.

Selon le rapport, l'âge moyen de départ à la retraite pourrait être d'au moins 67 ans, pour les hommes comme pour les femmes, d’ici 2050. Cela représente un recul de l’âge de la retraite, par rapport aux niveaux actuels, d’environ 3.5 années en moyenne pour les hommes et 4.5 années pour les femmes.

Le Secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría, souligne que « l’augmentation de l’âge de la retraite et le développement des régimes des retraites privées sont des mesures qui vont dans la bonne direction, mais seules, elles ne seront pas suffisantes », a déclaré « Les gouvernements doivent tenir compte des effets à long terme sur la cohésion sociale, les inégalités et la pauvreté. Garantir à chacun un niveau de vie décent après une vie de travail doit être au cœur des politiques publiques ».

Toujours selon l'Organisation, les bas salaires ont en grande partie été protégés contre les baisses de prestations dans la plupart des pays de l’OCDE et ils bénéficieront d’une retraite représentant environ 70 % de leurs revenus d’activité pour une carrière complète. Il est à souligner que les salaires moyens ne recevront en moyenne que 54 % de leurs revenus d’activité lorsqu’ils seront à la retraite, risquant ainsi de voir leur niveau de vie chuter de façon importante après avoir quitté le monde du travail. De la même façon, les hauts revenus ne recevront que 48 % de leurs revenus d’activité mais ils sont moins vulnérables grâce à des économies personnelles et des investissements plus importants.alors qu’il était de 15.1 % en 2007, et il a reculé dans 20 pays, n’augmentant qu’au Canada, en Pologne et en Turquie. En fait, les enfants et les jeunes sont aujourd’hui confrontés à un risque de pauvreté supérieur, de 13.4 % et 13.8 % respectivement.L'OCDE souligne que le taux de pauvreté parmi les retraités a reculé, s’établissant à 12.8 % en 2010.

L'OCDE réclame des efforts en matière de coûts de gestion des régimes de retraite personnels et professionnels.

Le rapport analyse l’impact de la propriété du logement et du patrimoine financier sur les revenus des retraités. Environ 77 % des plus de 55 ans sont propriétaires de leur logement, alors que la proportion n’est que de 60 % chez les moins de 45 ans, bien que plus d’une personne sur cinq parmi les personnes âgées propriétaires de leur logement, en Europe continentale, continue de rembourser son emprunt.

Le rapport constate que le patrimoine financier des retraités est très inégalement réparti, à l’intérieur même des pays et entre pays.

L'OCDE a mis en place un comparateur très ludique pour analyser la situation des différents pays.



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