CERCLE DE L'EPARGNE, DE LA RETRAITE ET DE LA PREVOYANCE
Le Cercle des Epargne, de la retraite et de la prévoyance est un centre d'études et d'information indépendant qui a pour objet de réaliser des études et d'informer les épargnants sur toutes les questions relatives à l'épargne, la retraite et la prévoyance
Pour plus de renseignements et pour tous les contacts presse, vous pouvez nous contacter au 06 13 90 75 48
samedi 19 novembre 2011
Le miracle de la dette au pays du soleil levant
La dette publique japonaise dépasse désormais aisément les 200 % du PIB sans qu'une crise financière menace l'archipel nippon. Ce miracle résulte tout à la fois de la très forte épargne des Japonais, des excédents de la balance des paiements courants qui génère des entrées de capitaux et de la nature de la dette publique. en effet, la dépendance extérieure japonaise est très faible. La détention de la dette par des Non-Résidents est inférieur à 10 % contre 70 % en France. Ce sont les compagnies d'assurances, les banques et les collectivités publiques japonaises qui possèdent une part non négligeable de la dette avec les particuliers. L'Etat japonais est par ailleurs détenteur d'un patrimoine estimé à plus de 80 % du PIB à travers des participations.
De ce fait, le Japon même si sa note est AA- par Standard and Poors, peut continuer à emprunter à un taux de 1 % soit le taux le plus faible au monde. par ailleurs, la Banque centrale japonaise pratique des opérations de quantitative easing pour soutenir l'activité et rachète de la dette contre de l'émission de liquidités.
Cet exemple qui n'en est pas un et pourrait déboucher à terme sur un krach financier au Japon. Certes, le vieillissement de la population et l'importance des réserves accumulées durant les belles décennies permettent de faire illusion mais pour combien de temps...
Industrie en demi-teinte
Selon l'INSEE, au mois de septembre dernier, les commandes dans l'industrie diminuent nettement, la baisse est de -3,1 %. . Elles étaient en hausse en août de 0,8 %. Les commandes à l’exportation diminuent également de -2,7 %. Néanmoins sur le troisième trimestre, les commandes augmentent de 1,3 %. Il y a un ralentissement mais pas d'arrêt brutal pour le moment sur le mode de ce qui avait été enregistré en 2009.
L'industrie automobile souffre mais ne rompt pas. Il faudra suivre avec attention les résultats du mois d'octobre pour dessiner la tendance de la fin d'année et pouvoir établir des prévisions sur 2012. L'acquis de croissance sera sans nul doute plus faible qu'à la même période en 2010. Il est encore trop tôt pour savoir si la barre de la croissance sera nettement ou pas en dessous de 1 %. L'INSEE dans sa note se montre assez pessimiste. Compte tenu de la situation estivale et de la rentrée du mois de septembre marquée par la crise sans précédent des dettes publiques, le retrait des commandes industrielles est certes net mais pas excessif.
lire la note de l'INSEE
L'industrie automobile souffre mais ne rompt pas. Il faudra suivre avec attention les résultats du mois d'octobre pour dessiner la tendance de la fin d'année et pouvoir établir des prévisions sur 2012. L'acquis de croissance sera sans nul doute plus faible qu'à la même période en 2010. Il est encore trop tôt pour savoir si la barre de la croissance sera nettement ou pas en dessous de 1 %. L'INSEE dans sa note se montre assez pessimiste. Compte tenu de la situation estivale et de la rentrée du mois de septembre marquée par la crise sans précédent des dettes publiques, le retrait des commandes industrielles est certes net mais pas excessif.
lire la note de l'INSEE
L'accès au crédit plus difficile pour les PME
selon une étude de l'INSEE, 51 % des PME d'au moins 10 personne étaient à la recherche d’un financement externe en 2010. Cette proportion n’était que de 42 % en 2007. Parmi les financements recherchés, les prêts bancaires restent prédominants en 2010.
Du fait du resserrement des conditions de crédit avec la crise financière, 6 % des entreprises recherchant un prêt en 2010 n’en ont obtenu aucun soit trois fois plus qu'en qu’en 2007. Le taux d’échec en 2010 atteint 11 % pour les « gazelles » qui sont des jeunes entreprises à croissance forte.
Malgré tout, le sujet d'inquiétude des entreprises est avant tout l'état général de l’économie (cité par 80 % d’entre elles) contre 8 % le problème d'accès au crédit.
Lire l'étude de l'INSEE
Du fait du resserrement des conditions de crédit avec la crise financière, 6 % des entreprises recherchant un prêt en 2010 n’en ont obtenu aucun soit trois fois plus qu'en qu’en 2007. Le taux d’échec en 2010 atteint 11 % pour les « gazelles » qui sont des jeunes entreprises à croissance forte.
Malgré tout, le sujet d'inquiétude des entreprises est avant tout l'état général de l’économie (cité par 80 % d’entre elles) contre 8 % le problème d'accès au crédit.
Lire l'étude de l'INSEE
Et si l'avenir était au PERP
Le Plan d'Epargne retraite populaire a été souscrit par plus de 2,1 millions de Français et son encours s'élève à 6,7 milliards d'euros bien loin des 1300 milliards d'euros de l'assurance-vie. Mais, en ces temps de report de l'âge de la retraite et de chasse à la niche fiscale, le PERP devient attractif. Ce produit spécifique retraite n'est pas concerné par le rabot fiscal du Gouvernement. Il permet toujours de déduire de son revenu imposable les versements effectués dans la limite de 10 % des revenus professionnels (pris en compte jusqu'à 8 fois le plafond annuel de la sécurité sociale).
Le PERP pourrait connaître une embellie dans les prochaines années même s'il est loin des Contrats Madelin qui couvrent 61 % des indépendants.
Lire l'article du Figaro sur le sujet
jeudi 17 novembre 2011
Diminution des pressions sur l'or , le pétrole et les matières premières
La tendance est à la baisse pour les matières premières. L'or s"échangeait le 17 novembre 2011 autour de 1740 dollars l'once. Cette stabilisation s'explique par l'intégration par les investisseurs du ralentissement économique ce qui signifie l'éloignement des menaces inflationnistes. Par ailleurs, des investisseurs ont décidé de vendre de l'or pour engranger des plus-values et pour récupérer des liquidités. Ce sont en premier lieu des banques européennes.
Pour les matières premières moins médiatisées (argent, palladium...) ce sont les considérations économiques qui l'emportent. De même, les cours du pétrole commence à prendre en compte le ralentissement de la progression de la demande. Le baril de brent s'échange autour de 109 dollars le baril, toujours au-dessus du baril WTI (USA), environ 9 dollars.
Le portrait social de la France vu par l'INSEE
- De 55 à 65 millions d'habitants : pourquoi la population a-t-elle augmenté plus vite en France que dans les pays voisins ?Catherine Beaumel, Pascale Breuil-Genier En l'espace d'une génération, la population française est passée de 55 millions d'habitants en 1981 à 65 millions au 1er janvier 2011. La croissance démographique a été beaucoup plus forte en France (...
- Les immigrés, les descendants d'immigrés et leurs enfantsPascale Breuil-Genier, Catherine Borrel, Bertrand Lhommeau En 2008, 8,4 % des personnes vivant en France sont immigrées. Deux immigrés sur dix vivent en France depuis quarante ans au moins et trois sur dix sont arrivés il y a moins de dix ans. Par ailleurs, l...
- Diplômes et insertion professionnelleBéatrice Le Rhun, Pascale Pollet Les conditions d'accès à l'emploi des jeunes qui entrent sur le marché du travail varient beaucoup selon le niveau de diplôme. Les plus désavantagés sont ceux qui sortent du système éducatif sans être...
- Les écarts de revenu salarial entre personnes s'expliquent au premier chef par des différences de durée d'emploi sur l'annéeBertrand Marc, Nathalie Missègue, Laurence Rioux L'ensemble des salaires perçus par une personne au cours d'une année constitue son revenu salarial. Les écarts de revenu salarial d'un salarié à l'autre sont élevés : en 2009, le quart des personnes a...
- Les inégalités de niveau de vie sont plus fortes parmi les chômeursÉric Seguin Le niveau de vie d'une personne dépend de ses revenus personnels,mais aussi des ressources du ménage dans lequel elle vit, supposées mises en commun (les revenus des autres membres du ménage, les reve...
- La redistribution : état des lieux en 2010 et évolution depuis vingt ansMarie-Cécile Cazenave, Jonathan Duval, Alexis Eidelman, Fabrice Langumier, Augustin Vicard Les prestations sociales et les prélèvements réduisent les inégalités de revenus dans la population. En 2010, les prestations sociales (prestations familiales, minima sociaux et allocations logement) ...
- Satisfaction dans la vie : les personnes se donnent 7 sur 10 en moyennePascal Godefroy En France, en 2010, quand on demande aux personnes d'indiquer leur niveau de satisfaction dans la vie, elles répondent en moyenne 7,3 sur une échelle de 0 à 10. La satisfaction augmente systématiqueme...
- Les jeunes voient plus leurs amis, les plus âgés leur familleMichel Duée, Fella Nabli On voit en moyenne un peu plus souvent sa famille que ses amis. En 2006, 51 % des personnes de 16 ans ou plus voient au moins une fois par semaine leur famille, et 47 % leurs amis. Globalement, ceux q...
- Vivre à domicile ou en institution : effets d'âge, de santé, mais aussi d'entourage familialGérard Bouvier, Liliane Lincot, Chantal Rebiscoul En 2009, un peu plus de 600 000 personnes sont hébergées en établissements pour adultes handicapés, en établissements psychiatriques ou en établissements pour personnes âgées ou dépendantes. Ces perso...
- L'évolution du nombre d'élèves en difficulté face à l'écrit depuis une dizaine d'annéesJeanne-Marie Daussin, Saskia Keskpaik, Thierry Rocher Depuis une dizaine d'années, le pourcentage d'élèves en difficulté face à l'écrit a augmenté de manière significative et près d'un élève sur cinq est aujourd'hui concerné en début de 6e. Si le niveau ...
- Les politiques d'accès à l'emploi en faveur des jeunes : qualifier et accompagnerRomain Aeberhardt, Laure Crusson, Patrick Pommier Depuis plus de trente ans, le taux de chômage des jeunes est supérieur à 15 % et il a régulièrement franchi les 20 %. Face à ce constat, des mesures de politique de l'emploi se sont succédé pour favor...
- Les conditions d'habitat des enfants : poids des structures familiales et de la taille des fratriesClaudine Pirus Le logement dans lequel réside un enfant constitue une des composantes importantes pour son développement. Entre 1992 et 2006, les situations familiales ont évolué : la taille des familles s'est sensi...
- Fiches thématiques - Économie générale - France, portrait social - Insee Références - Édition 20112 fiches : Environnement macroéconomique - Opinion des ménages sur la situation économique....
- Fiches thématiques - Population, éducation - France, portrait social - Insee Références - Édition 20118 fiches : Démographie - Ménages et familles - Population immigrée - Parité entre hommes et femmes - Population scolaire et universitaire - Diplômes - Dépenses d'éducation - Recherche et développement...
- Fiches thématiques - Travail, emploi - France, portrait social - Insee Références - Édition 20116 fiches : Formation et emploi - Population active - Emploi - Chômage - Politiques du marché du travail - Durée et conditions de travail...
- Fiches thématiques - Salaires, niveaux de vie - France, portrait social - Insee Références - Édition 20117 fiches : Salaires du secteur privé et semi-public - Salaires de la fonction publique - Revenu disponible et pouvoir d'achat des ménages - Niveaux de vie - Pauvreté monétaire - Protection sociale - C...
- Fiches thématiques - Conditions de vie - France, portrait social - Insee Références - Édition 20118 fiches : Logement - Dépenses de logement - État de santé de la population - Dépenses de santé - Culture et loisirs - Vie sociale et vie publique - Insécurité, délinquance - Justice...
- Fiches thématiques - Cadrage européen - France, portrait social - Insee Références - Édition 2011
mercredi 16 novembre 2011
Impôts, dernières nouvelles du Front
Les députés entrent dans dernière ligne droite de l'examen du projet de loi de finances pour 2012. Ainsi, ils ont adopté das le cadre de la discussion des articles de seconde partie les amendements suivants (ces dispositions s'appliqueront pour les revenus 2012) :
- les modalités d’imposition des plus-values mobilières des personnes physique sont modifiées. En remplacement du dispositif d’exonération de ces plus-values à l’issue d’une détention pendant huit ans (abattement d’un tiers à partir de la 6ème année de détention), qui ne s'est jamais appliqué dans les faits; les députés ont avec l’avis favorable du gouvernement, retenu un dispositif consistant à exonérer ces plus-values seulement en cas de réemploi de la plus-value nette dans les cas prévus ci-dessous :
– les titres cédés doivent avoir été détenus pendant au moins huit ans et avoir représenté au moins 10 % des droits de vote ou des droits financiers de la société dont les titres sont cédés ;
– la plus-value nette bénéficie d’un report d’imposition en cas de réinvestissement dans un délai de 3 ans de 80 % de la plus-value, nette des prélèvements sociaux, dans la souscription de plus de 5 % du capital d’une société soumise à l’IS dans laquelle le contribuable ne détenait aucune participation préalablement ni n’exerçait d’activité ;
– la plus-value en report d’imposition est exonérée lorsque les titres ainsi souscrits sont conservés plus de 5 ans ;
Les députés ont également supprimé conformément à l'annonce du Premier Ministre le 7 novembre dernier, la réduction d’impôt sur le revenu « Scellier » et de celle en faveur des loueurs en meublés non professionnels à compter du 1er janvier 2013.
Toujours dans le prolongement du plan du 7 novembre dernier, les dupés ont relevé de 10 à 15 % de la réduction des « niches fiscales » figurant dans le champ du plafonnement global à l’impôt sur le revenu et la réduction de 20 % du taux du crédit d’impôt en faveur du développement durable. Le plafonnement global des niches fiscales à l’impôt sur le revenu a été fixé à 4 % (au lieu de 6%) des revenus imposables à compter de 2012 (le plafond en valeur de 18 000 € serait inchangé). Comme pour les précédentes baisses, les investissements « Scellier », les investissements locatifs non professionnels et les investissements outre-mer initiés en 2012 ne seraient pas concernés.
La lettre de l'AMF
L'Autorité des Marchés Financiers publie chaque mois une lettre qui analyse la conjoncture économique, la situation des marchés actions et du crédit. Une rubrique est consacrée à l'épargne et à la gestion collective ainsi qu'aux activités réglementaires de l'autorité de contrôle.
Retrouver la lettre de l'AMF
La création d'entreprise en baisse
L'INSEE a publié le nombre de création d'entreprise au mois d'octobre 2011. Une légère baisse est enregistrée.
Lire la note de l'INSEE
Créations d’entreprises
* Données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables
Source : Insee, Sirene
* Données brutes pour les auto-entrepreneurs
Source : Insee, Sirene
* Données brutes pour les auto-entrepreneurs
Source : Insee, Sirene
Est-ce l'effet de la crise ou est-ce la fin de l'effet auto-entrepreneur mais Le nombre cumulé de créations au cours des mois d’août, septembre et octobre 2011 est en baisse par rapport aux mêmes mois un an auparavant (-10,8 %). Sont particulièrement concernés les secteurs des services aux entreprises et aux ménages. Sur les 12 derniers mois, la baisse atteint -12 %. Il n'en demeure pas moins qu'une création sur deux s'effectue en auto-entreprise depuis le début de l'année 2011.
Sur les dix premiers mois de l’année 2011, 244 174 demandes de création d'auto-entreprises ont été enregistrées.
| Données brutes | ||||||||
| Source : Insee, répertoire des entreprises et des établissements (Sirene) | ||||||||
| Juil. 2011 | Août 2011 | Sept. 2011 | Oct. 2011 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 20 584 | 18 353 | 27 728 | 25 843 | |||||
Créations d’entreprises dans le commerce et les services - Données CVS-CJO (+brutes) *
Créations d’entreprises dans la construction et l'immobilier - Données CVS-CJO (+brutes) *
| * Données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables | ||||||||
| N. B. : la série désaisonnalisée "ensemble" a été calculée comme la somme des séries "secteurs d'activité de niveau d'agrégation A 10" désaisonnalisées (cf. tableau page 2 "Nombre de créations d'entreprises"). | ||||||||
| Source : Insee, Sirene | ||||||||
| Juil. 2011 | Août 2011 | Sept. 2011 | Oct. 2011 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Créations CVS-CJO * hors auto-entrepreneurs | 18 083 | 23 002 | 24 215 | 18 150 | ||||
| Évolution [m/(m-1)] % | –14,0 | 27,2 | 5,3 | –25,0 | ||||
| Y compris, en données brutes, auto-entrepreneurs | 38 667 | 41 355 | 51 943 | 43 993 | ||||
| Évolution [m/(m-1)] % | –15,5 | 7,0 | 25,6 | –15,3 | ||||
| Données brutes | ||||
| * Créations d'entreprises durant les 3 ou 12 derniers mois comparées aux mêmes mois un an auparavant | ||||
| // = sans objet | ||||
| Source : Insee, Sirene | ||||
| Glissement (%) annuel du cumul* | Cumul sur les 10 | Cumul sur les 10 | ||
|---|---|---|---|---|
| sur 3 mois (T/T-4) | sur 12 mois | premiers mois de 2011 | premiers mois de 2010 | |
| Ensemble | –10,8 | –12,0 | 459 236 | 528 324 |
| Forme sociétaire | 0,6 | 1,2 | 137 958 | 135 849 |
| Entreprises individuelles | –14,7 | –16,7 | 321 278 | 392 475 |
| dont auto-entrepreneurs | –15,5 | –19,3 | 244 174 | 308 648 |
| Données CVS - CJO (+brutes) * | ||||
| N. B. : les différentes séries présentées dans ce tableau ont été désaisonnalisées indépendamment les unes des autres. La série désaisonnalisée "ensemble" est la somme des séries "secteurs d'activité de niveau d'agrégation A 10" désaisonnalisées. | ||||
| * Données brutes pour les auto-entrepreneurs | ||||
| ** Nomenclature agrégée : les codes sur 2 caractères correspondent au niveau d’agrégation A 10 de la NA ; les codes sur 1 caractère correspondent aux sections de la NAF rév. 2, ou niveau d’agrégation A 21, de la NA. | ||||
| Source : Insee, Sirene | ||||
| NA** | Août 2011 | Sept. 2011 | Oct. 2011 | |
|---|---|---|---|---|
| Ensemble | 41355 | 51943 | 43993 | |
| Industrie | BE | 2126 | 2656 | 2378 |
| dont industrie manufacturière | C | 1742 | 2229 | 2027 |
| Construction | FZ | 6722 | 7511 | 6566 |
| Commerce, transports, hébergement et restauration | GI | 11521 | 13877 | 11279 |
| dont Commerce ; réparation d'autos et de motos | G | 8519 | 10551 | 8740 |
| dont Transports et entreposage | H | 896 | 913 | 729 |
| dont Hébergement et restauration | I | 2072 | 2381 | 1845 |
| Information et communication | JZ | 2019 | 2618 | 2235 |
| Activités financières et d'assurance | KZ | 1079 | 1118 | 931 |
| Activités immobilières | LZ | 1439 | 1737 | 1448 |
| Soutien aux entreprises | MN | 7910 | 10515 | 9190 |
| Enseignement, santé, action sociale | OQ | 4227 | 6227 | 4841 |
| Services aux ménages | RS | 4314 | 5685 | 5126 |
| En % - Données brutes (cumul) | ||||
| * Nomenclature agrégée : les codes sur 2 caractères correspondent au niveau d’agrégation A 10 de la NA ; les codes sur 1 caractère correspondent aux sections de la NAF rév. 2, ou niveau d’agrégation A 21, de la NA. |
Le changement de calendrier du report de l'âge de la retraite en Conseil des ministres le 23 novembre
La décision d'avancer d'un an du calendrier du report de l'âge de retraite à 62 et 67 ans annoncée le 7 novembre dernier par le Premier Ministre fera l'objet d'un projet de financement rectificatif de la sécurité sociale pour 2011. Ce texte sera présenté le 23 novembre en Conseil des Ministres. Le report sera effectif dès 2017 pour les 62 ans et 2022 pour les 67 ans.
mardi 15 novembre 2011
La France de plus en plus en première ligne
Après la stagnation du second trimestre, les résultats européens portant sur la croissance du 3ème trimestre sont meilleurs que prévu. Le s résultats donnent pour la France +0,4 %, pour l'Allemagne +0,5 %, pour la zone euro +0,2 %. La récession semble ainsi éviter pour la fin de l'année.
En revanche, la tourmente obligataire se poursuit.
la France est vivement attaquée avec le taux des emprunts d'Etat à 10 ans qui atteint lardi 15 novembre 3,58 %, contre 3,06 % il y a une semaine. L'écart ou spread avec l'Allemagne est de 194 pb constituant depusi l'entrée de l'euro un nouveau record.
Concernant l'Italie, les taux atteignent 7 % ; l'effet Monti ne joue pas pour le moment du fait des aléas sur la composition du gouvernement et sur sa capacité à réformer le pays.
L’Espagne, la Belgique ou encore l’Autriche sont également confrontés à l'augmentation des taux
des titres publiques.
Seules les Pays-Bas et la Finlande arrivent à coller à l'Allemagne.
lundi 14 novembre 2011
Comme chaque semaine, les équipes de Generali Investements France reviennent sur les derniers évènements économiques et financiers.
Semaine intense et volatile sur les principales places financières. Une fois n’est pas coutume, ce n’est pas la
Grèce qui a polarisé l’attention, mais l’Italie. Face au flou qui régnait autour de la démission de Silvio Berlusconi, elle même révélatrice de l’état inquiétant des finances publiques italiennes, les opérateurs ont pris peur et cette angoisse s’est traduite par une flambée des taux d’intérêt à un niveau record de près de 7,7% pour le 10 ans italien et, par ricochet, une forte remontée du différentiel de taux entre la France et l’Allemagne (168 pb jeudi). Le calme est revenu vendredi à la faveur des progrès dans la transition politique de l'Italie, notamment. L’économiste Mario Monti, ancien commissaire européen aux antipodes du « Cavaliere », a été pressenti pour former un nouveau Cabinet, ce qui a lancé un signal rassurant aux marchés. Le vote de la loi de stabilité financière par le Sénat italien, vendredi, intégrant un ensemble de mesures d’austérité budgétaire, a été un autre motif de soulagement. En Grèce, Lucas Papadémos a prêté serment comme Premier Ministre d’un gouvernement d’unité nationale. Le Portugal a, de son côté, adopté un budget de crise. Sur le front conjoncturel, la rigueur est devenue le maître mot, ce qui fait naturellement craindre une rechute de l’activité. En Europe, la Commission Européenne a prévenu que la région risquait de connaître une nouvelle "phase de récession". Elle a révisé sa prévision de croissance pour la Zone Euro en 2012 à seulement 0,5% contre 1,8% auparavant. Le risque d’un assèchement du crédit est évoqué. Toutes les mauvaises nouvelles ne sont toutefois par arrivées en même temps. Le marché a plutôt apprécié qu’aux Etats-Unis les inscriptions hebdomadaires au chômage aient reculé, que le déficit commercial ait diminué et que l’indice de confiance des consommateurs soit ressorti plus élevé que prévu.
L'avenir de l'épargne retraite
Philippe Crevel a abordé dans le cadre de la revue Agefi Actifs la situation du marché de la retraite. Il est revenu sur l'évolution des différents produits et sur l'état du marché. Il préconise quelques pistes afin de relancer les produits d'épargne retraite qui souffrent de complexité et d'une fiscalité pas toujours cohérente.
Lire l'interview
Lire l'interview
L'Etat actionnaire
A la fin de l'année 2010, l'État contrôlait plus de 1 200 sociétés en France qui emploient 791 900 salariés.
Par rapport à 2009, le nombre de sociétés contrôlées par l'État progresse fortement de 270 unités. L'emploi dans les sociétés contrôlées par l'État augmente de + 0,3 %. Par rapport à la liste des entreprises privatisables fixées en 1993, il ne reste plus que la Caisse nationale de réassurance à privatiser.
Aucune privatisation n'est intervenu l'année dernière mais cela n'a pas empêché de nombreux mouvements dans le périmètre des groupes.
Plus d'une soixantaine de sociétés sont sorties de la sphère publique en raison de la cession de filiales ou de cessations d'activité. L'ensemble de ces transferts de sociétés concerne plus de 7 000 personnes. En sens inverse, plus de 330 sociétés entrent dans le secteur public, soit environ 22 000 salariés.
A titre d'exemples, la SNCF qui, par l'intermédiaire de différentes branches, a pris le contrôle du groupe Keolis et de ses filiales ainsi que du groupe Ermewa. Ces deux structures étaient déjà de fait sous contrôle de la SNCF.
Le groupe EDF, via sa filiale EDF Énergies nouvelles, continue son développement dans le domaine des énergies renouvelables avec les parcs éoliens et l'énergie solaire photovoltaïque.
L'État a, en revanche, cédé au privé sa participation dans la Caisse de développement de la Corse (Cadec).
Fin 2010, parmi les 1 217 sociétés publiques, l'État ne contrôle directement que 93 société dites de premier rang à travers la possession d'au moins 50 % de leur capital. Sur ces 93 sociétés de premier rang, 45 d'entre elles n'ont aucune filiale. Parmi les 48 autres, 13 seulement sont à la tête de groupes rassemblant chacun au moins une dizaine de sociétés. Les groupes Électricité de France (EDF) et La Poste en contrôlent plus d'une centaine chacun. La Société nationale des chemins de fer (SNCF) en contrôle près de 500.
L'emploi du secteur public est très concentré. Les effectifs des dix premières sociétés réunissent plus de 75 % de l'ensemble des salariés. Les trois plus importantes sont La Poste, la SNCF et EDF. Avec leurs filiales au nombre de 771, elles pèsent 575 300 emplois, soit plus de 72 % de l'ensemble des sociétés publiques.
Le secteur public intervient surtout dans le secteur tertiaire. En premier lie, il faut souligner l'importance du secteur public dans le domaine des transports. Les sociétés publiques du secteur des transports et de l'entreposage emploient près de 499 000 salariés. 96 % de ces salariés dépendent des groupes La Poste, la SNCF et dans une moindre mesure de la Régie autonome des transports parisiens (RATP).
Selon l'INSEE, "loin derrière les transports, les secteurs des activités scientifiques et techniques, des services administratifs et de soutien emploient plus de 61 700 salariés. Parmi eux, près de 50 % sont employés dans le secteur de la recherche et du développement scientifique. Plus de la moitié de ces 28 800 salariés dépendent du CEA".
Avec plus de 24 000 emplois, le secteur de l'information et de la communication représente 3,8 % des salariés des sociétés publiques du tertiaire. Les salariés de France Télévisions représentent 60 % des salariés des secteurs de l'édition, de l'audiovisuel et de la diffusion du secteur public.
Le secteur des activités financières et d'assurance représente 3 % des emplois du tertiaire du secteur public. Plus des deux tiers des salariés de ce secteur font partie du personnel de la Banque de France et 14 % de celui du groupe La Post à travers La Banque Postale.
Moins de 20 % des salariés du secteur publics travaillent dans l'industrie. Ce taux était de 3,5 % en 2009.
Fin 2010, dans les secteurs des industries extractives, de l'énergie, de l'eau, de la gestion des déchets et de la dépollution, moins de quarante sociétés restent détenues par l'État. EDF et le CEA demeurent les deux groupes importants de ce secteur et emploient 110 000 salariés (soit près de 900 de plus qu'en 2009).
En particulier, le secteur de la production et de la distribution d'électricité, de gaz, de vapeur et d'air conditionné comprenant essentiellement le groupe EDF. Plus de 900 emplois supplémentaires ont été enregistrés entre 2009 et 2010.
Dans le secteur de la fabrication d'autres produits industriels, l'emploi a chuté de plus de 15 %. Plus d'une quarantaine de sociétés y sont présentes au travers du CEA, la Société nationale des poudres et explosifs (SNPE) et de Giat Industrie. L'Institut français du pétrole et l'Imprimerie nationale représente 5 % des effectifs.
L'emploi du secteur de la fabrication d'équipements électriques, électroniques, informatiques et de la fabrication de machines a chuté de près de 70 % entre 2009 et 2010. Il ne représente plus que 1,2 % du secteur de l'industrie contre 3,8 % en 2009, notamment suite à la cessation de l'activité transmission et distribution par Areva.
Le secteur agricole est marginal dans le secteur public en représentant 1,2 % des emplois du secteur public. L'Office national des forêts en concentre plus de 99 % des effectifs.
dimanche 13 novembre 2011
Les Français bonnets d'âne en économie
Cette étude menée par le Credoc pour le compte de l'Autorité des marchés financiers (l'AMF) et de l'Institut pour l'éducation financière du public (IEFP) visait à évaluer la "culture financière" d'un panel représentatif à répondre à dix questions relativement simples. Ainsi, 50% des Français répondent correctement à la moitié au moins des questions posées. Les hommes, les diplômés, les travailleurs indépendants, les professions intermédiaires et les hauts revenus s'en sortent mieux que les autres. Les cadres par exemple obtiennent une note moyenne de 6,4/10. Seulement 1% de l'ensemble des personnes interrogées sont capables de répondre juste à toutes les questions.
Lire l'ensemble des résultats de l'enquête
Israël se propose de former les épargnants
Le ministre israélien des finances, Youval Steinitz, a proposé la création d’un “Département d’Education financière” au sein même du ministère des Finances. Cette création rendue nécessaire, à ses yeux, par la crise financière mondiale vise à améliorer le niveau de formation des Israéliens dans le domaine financier et de leur permettre de prendre des décisions réfléchies sur l’utilisation de leur revenu et de leur épargne.
A l'occasion d'une conférence, Youval Steinitz a souligné que les citoyens israéliens manquaient "cruellement de connaissances en ce qui concerne les questions financières et principalement les retraites, l’assurance et les prêts hypothécaires. Les citoyens prennent des décisions sur ces questions sans vraiment les comprendre, bien qu’il s’agisse souvent de décisions qui déterminent leur avenir financier ».
Pour la réalisation de son projet, le ministre des Finances compte s'appuyer sur tous les réseaux éducatifs et sociaux pour améliorer le niveau de formation des Israéliens : écoles, Internet, instruments technologiques modernes, etc. Un budget annuel de 10 millions de shekels (2 millions d’euros) a été débloqué et 5 postes de fonctionnaires ont été créés.
Youval Steinitz a également indiqué « l’éducation financière sera utile non seulement au citoyen mais aussi à l’économie dans son ensemble ». la presse israélienne s'interroge sur le contenu de la formation et son orientation. Sera-t-elle critique à l'encontre de la mondialisation ou plus anglo-saxonne. Affaire à suivre...
vendredi 11 novembre 2011
La retraite, première motivation de l'épargne salariale
Le Club de l'épargne salariale, dans le cadre de ses rencontres annuelles, a commandé à l'institut CSA une étude qui a été présentée le 7 novembre dernier.
Selon cette étude, 3 Français sur 10 ont accès l'épargne salariale. Les personnes interrogées indiquent verser 12 % de leur salaire net dans leur épargne salariale et les deux tiers des épargnants choisissent le PEE. Un tiers opte pour un produit retraite pour l'investissement de leur épargne salariale. Compte tenu de la situation économique, 23 % des bénéficiaires de l'épargne salariale pensent épargner davantage et 18 % moins. 42 % ne pensent pas modifier leur comportement. La retraite demeure la première finalité de l'épargne salariale (48 % des opinions contre 35 % constitution d'un capital pour de grosses dépenses, 21 % pour un achat immobilier, 15 % pour faire face au risque dépendance.
59 % des Français interrogés déclarent avoir une bonne connaissance des mécanismes d'épargne salariale. 13 % ne savant pas du tout de ce qu'il s'agit et 28 % en ont entendu parler sans savoir de quoi il s'agit.Sans surprise, l'épargne salariale renforce les liens entre les salariés et l'entreprise et permet de donner une image valorisante de l'entreprise en particulier à l'extérieur.
Lire les résultats complets du sondage
Selon cette étude, 3 Français sur 10 ont accès l'épargne salariale. Les personnes interrogées indiquent verser 12 % de leur salaire net dans leur épargne salariale et les deux tiers des épargnants choisissent le PEE. Un tiers opte pour un produit retraite pour l'investissement de leur épargne salariale. Compte tenu de la situation économique, 23 % des bénéficiaires de l'épargne salariale pensent épargner davantage et 18 % moins. 42 % ne pensent pas modifier leur comportement. La retraite demeure la première finalité de l'épargne salariale (48 % des opinions contre 35 % constitution d'un capital pour de grosses dépenses, 21 % pour un achat immobilier, 15 % pour faire face au risque dépendance.
59 % des Français interrogés déclarent avoir une bonne connaissance des mécanismes d'épargne salariale. 13 % ne savant pas du tout de ce qu'il s'agit et 28 % en ont entendu parler sans savoir de quoi il s'agit.Sans surprise, l'épargne salariale renforce les liens entre les salariés et l'entreprise et permet de donner une image valorisante de l'entreprise en particulier à l'extérieur.
Lire les résultats complets du sondage
jeudi 10 novembre 2011
Inflation, légère augmentation en octobre
L'indice des prix à la consommation corrigé des variations saisonnières est de en hausse de 0,3 % et de 2,4 % en un. Non corrigé des variations saisonnières, l'augmentation est de 0,2 % en octobre et de 2,2 % sur un an.
Au mois de septembre les prix avaient baissé de 0,1 % .
L’accroissement de l’indice des prix à la consommation s'explique notamment par la fin de promotions dans l’habillement et les chaussures et dans l’alimentation. Les prix du tabac (+2,7 %) et des services de loyers, eau et ordures ménagères augmentent également, hausses, en partie compensées par une baisse des prix des autres produits manufacturés et des autres services.
Les produits manufacturés progressent de 0,2 % en octobre 2011 (+0,6 % sur un an).
Les prix des équipements audio-visuels, photographiques et informatiques ont poursuivi leur baisse (—0,8 % ; —9,9 % sur un an). Ces baisses sont compensées par la hausse des prix des automobiles neuves (+0,2 % ; +3,5 % sur un an) et par celle des prix de l’horlogerie, bijouterie, joaillerie (+1,1 % ; +12,1 % sur un an).
mercredi 9 novembre 2011
les sénateurs attaquent l'épargne...
Le Sénat examine le projet de loi de financement de la sécurité sociale en première lecture. Il a adopté de nombreux amendements contre l'avis du Gouvernement, amendements qui ne devraient pas rester en état à l'occasion de l'examen en dernière lecture à l'Assemblée.
Ces amendements donnent néanmoins le ton des mesures qui pourraient être adoptés en cas d'alternance.
Les sénateurs ont relevé le taux du forfait social qui s'applique à la participation, à l'intéressement, au PERCO de 8 % à 11 %.
Pour les retraites supplémentaires en prestations définies (article 39), le Sénat a adopté un amendement qui relève de 3 points les taux de la contribution à la charge des employeurs sur les régimes de retraite supplémentaire à condition d’achèvement de la carrière dans l’entreprise (L. 137-11), de 16 % à 19 % quand la contribution est assise sur les rentes, de 12 % à 15 % quand elle est assise sur les primes et de 24 % à 27 % lorsqu’elle est assise sur la dotation aux provisions.
Les sénateurs ont également prévu d'assujettir les rentes versées dans le cadre de ces mêmes régimes lorsqu’elles sont supérieures à 5 fois le plafond annuel de la sécurité sociale (PASS), soit environ 176 760 €, au lieu de 8 PASS actuellement, à la contribution additionnelle de 30 % à la charge des employeurs.
Ils ont également décidé de modifier les taux de la contribution à la charge du bénéficiaire de rentes versées dans le cadre de ces mêmes régimes comme suit :
- pour les rentes versées au titre des retraites liquidées avant le 1er janvier 2011, le taux resterait à 7 % au-delà de 500 € pour les rentes comprises entre 500 et 1000 €, le taux de la contribution au premier euro serait de 14 % quand la valeur mensuelle de la rente est comprise entre 1 000 € et 2 fois le plafond mensuel de la sécurité sociale (PMSS) (5892 €), de 20 % pour les rentes comprises entre 2 et 3 PMSS (8838 €) et de 25 % pour les rentes qui excèdent 3 PMSS ;
- pour les rentes versées au titre des retraites liquidées à compter du 1er janvier 2011, le taux de la contribution au premier euro resterait à 7 % entre 400 et 600 €, le taux de la contribution serait de 14 % quand la valeur mensuelle de la rente est comprise entre 600 € et 2 PMSS, de 20 % pour les rentes comprises entre 2 et 3 PMSS et de 25 % pour les rentes qui excèdent 3 PMSS. Ce dispositif a été jugé conforme par le Conseil constitutionnel dans le cadre d'une question prioritaire de constitutionnalité.
Pour les actions gratuites et les stock-options; Les sénateurs ont adopté des amendements qui relève les taux de contribution sur les stock-options, de 14 % à 20 % pour la contribution employeur sur la valeur de l’option d’achat ou de souscription lors de son attribution et de 8 % à 10 % pour la contribution salariée sur la plus-value d’acquisition.
Les taux de contribution sur les attributions gratuites d’actions passerait de 14 % à 20 % pour la contribution employeur, quel que soit le montant des actions attribuées et de 8 % à 10 % pour la contribution salariée quel que soit le montant de la plus-value d’acquisition.
Les sénateurs ont également prévu d'augmenter le prélèvement social sur les revenus du patrimoine et les produits de placement en le passant de 3,4 % à 3,9 %. Le taux global des prélèvements sociaux sur ces revenus serait porté à 14 % (CSG, CRDS, RSA, prélèvement social et contribution additionnelle). Le Gouvernement a décidé de la passer de 12,3 à 13,5 % au 1er janvier 2012.
mardi 8 novembre 2011
l'Etat joue le court terme mais pour combien de temps
Du fait des très faibles taux à court terme liés à la politique des Banques centrales, la France est le pays qui repose le plus sur le financement à court terme. L’Allemagne a aussi augmenté son recours à la dette monétaire tandis que l’Italie est en train de réduire son exposition.
Le montant des crédits à court terme est passé en quelques années de 100 à 200 milliards d'euros. 17 % du financement de l’Etat passe par le court terme contre 9 % en 2007. Compte tenu des taux pratiqués, la France allège sa facture son service de la dette. En revanche, elle se met en situation de danger en cas de retournement du marché et surtout en cas d'absence de prêteurs. Il faut souligner que du fait du risque de l'Italie, ce dernier emprunte à 3.6 % à 6 mois contre 0,6 % pour la France.
Point conjoncture, le marché de l'automobile se maintient
Selon l'INSEE, au mois d'octobre, les immatriculations de voitures particulières neuves baissent de 0,4 % par rapport à septembre 2011 et s'élèvent à 171 008 contre 171 765 véhicules en données corrigées des variations saisonnières et des effets de jours ouvrables (CVS-CJO).
Comparées au mois d’octobre 2010, les immatriculations augmentent de 0,7 % en données brutes (172 553 après 171 274 véhicules). Le niveau des immatriculations est dans la moyenne de ces dernières années et ne témoigne pas d'un effondrement du marché. Compte tenu de la conjoncture, c'est plutôt un bon résultat. Néanmoins, compte tenu des délais de livraison, il faudra surveiller les chiffres de la fin de l'année pour savoir si les Français ont différé leurs achats d'automobile.
La semaine vue par Generali Investments France
Le G 20, le référendum grec puis son abandon, les marchés ont été fortement bousculé par les évènements politiques et diplomatiques. Pour faire le point sur ces derniers développements, les équipes de Generali Investments comme chaque semaine ont réalisé une synthèse économique et financière.
Lire la lettre N°340
lundi 7 novembre 2011
L’assurance-vie passe à travers les gouttes
L'assurance-vie n'est pas a priori concernée par le relèvement de 5 points du taux du prélèvement libératoire qui passera de19 à 24 %, prélèvement qui d'applique aux produits financiers issus des livrets bancaires, des dépôts à terme, des obligations...
L'assurance-vie qui est le placement préféré des Français après le Livret A est ainsi préservé.
Le plan du Gouvernement de réduction des déficits, la retraite concernée
Compte tenu de la révision de la croissance de 1,75 à 1 point, le Gouvernement a présenté le 7 novembre 2011 un plan visant à permettre le respect du plan d’assainissement des comptes publics qui avait été entériné par la Commission de Bruxelles.
Le nouveau plan du 7 novembre qui fait suite à celui du 21 août engage la France au-delà des élections de 2012. Il s’inscrit sur la durée avec en particulier la mesure relative à la retraite.
Ce nouveau plan se veut plus équilibré en touchant à la fois aux dépenses et aux recettes. Il faudra voir son application en ce qui concerne la maîtrise des dépenses de l’Etat et de santé.
Au niveau des recettes, le Gouvernement a opté pour plusieurs curseurs, la TVA, l’impôt sur les sociétés et l’impôt sur le revenu. Les revenus financiers seront affectés par la hausse du prélèvement libératoire.
I. LES OBJECTIFS
Le Premier Ministre a confirmé que le retour à l’équilibre budgétaire en 2016 avec un déficit public à 4,5 % du PIB en 2012 et 3 % en 2013. Il faudra réduire de 100 milliards d’euros d’ici 2016 le montant du déficit.
Pour atteindre ces objectifs, le plan de rigueur porte sur 18,6 milliards d’euros en 2012 et 2013 (7 milliards d’euros en 2012 et 11,6 milliards d’euros en 2013).
Ce plan repose sur une croissance de 1 % en 2012 éloignée des prévisions initiales de 2,25 % revue à 1,75 % durant l’été. Le léger rebond américain constitue un signe encourageant pour l’économie mondiale. En revanche avec une croissance de 1 %, le taux de chômage devrait continuer à augmenter.
II. ACTIONS SUR LES DEPENSES
Le Premier Ministre a décidé de réduire les dépenses de l’Etat de 500 millions d’euros de plus et de réduire la progression des dépenses maladie. Il a appelé les collectivités locales à une maîtrise des leurs dépenses.
1. dépenses de l’Etat
Hors dette et pensions, les dépenses de l’Etat diminueront de 1,5 milliards d’euros en 2012. Le plan de rigueur accroît de 500 millions d’euros le montant des économies.
Les dépenses de l’Etat seront gelées jusqu’au retour de l’équilibre.
Les rémunérations des membres du Gouvernement sont gelées. Les dotations aux partis politiques et pour les campagnes électorales sont diminuées de 5 %. Le Premier Ministre a appelé les dirigeants d’entreprises cotées au CAC 40 à geler leurs salaires. Ces mesures sont symboliques et visent à démontrer l’engagement de tous dans la maîtrise des coûts.
2. dépenses de santé
La progression des dépenses de santé est fixée à 2,5 % pour 2012 au lieu de 2,8 %. Une économie supplémentaire de 500 millions d’euros est prévue. Entre 2010 et 2012, les économies auront porté sur 3 milliards d’euros. Pour 2012, l’économie serait de 700 millions d’euros.
Depuis deux ans, les dépenses de santé ont faiblement progressé, 3 % en 2010 et 2,9 en 2011. Compte tenu de l’évolution des dépenses ces vingt dernières années et l’évolution de la structure de la population, passer en-dessous de 3 % est un vrai défi qui sera obtenu en continuant les déremboursements.
3. désindexation
Les prestations sociales hors pensions et minimas sociaux seront indexées sur le PIB avec pour 2012 et 2013 un taux de 1 %. Le gain de cette mesure est de 400 millions d’euros.
Les pensions restent indexées sur les prix.
Cette mesure constitue un changement de cap important. Les prestations seraient ainsi indexées sur l’évolution de la création de richesse en France.
4. dépenses de retraite
Le calendrier de report à 62 ans de l’âge légal de départ à la retraite est avancé d’un an. Le report passe de 4 à 8 mois par an.
Le gain est de 200 millions d’euros en 2012 et de 4,4 milliards d’euros de 2012 à 2016.
De nombreux pays européens ont pris des mesures pour limiter l’impact des dépenses de retraite (report à 67 ans en Espagne, passage à 65 ans pour l’Italie).
III. ACTIONS SUR LES PRELEVEMENTS
1. impôt sur le revenu/ISF/donations
Le barème de l’IR, de l’ISF et des donations est gelé pour les revenus 2011 et 2012 avec un gain de 1,7 milliard d’euros en 2012.
Le Gouvernement a décidé de réduire les niches fiscales avec un rendement de 2,6 milliards d’euros avec la suppression du dispositif Scellier pour 2012. L’application d’un rabot supplémentaire sur les niches (10 % initialement prévu qui pourrait être porté à 15 ou 17 %), rabot supplémentaire de 20 % sur le crédit d’impôt développement durable, recentrage du prêt à taux zéro
Le prélèvement forfaitaire sur les produits financiers passera de 19 à 24 % avec comme objectif un alignement entre taxation du capital sur celle du travail. Il faut souligner que les prélèvements sociaux sur les produits financiers passeront de 12,3 à 13,5 % au 1er janvier 2012 et que le passage à 19 % date du printemps 2011. Le rendement de cette mesure est de 600 millions d’euros.
2. la TVA
Le taux réduit de TVA passe de 5,5 à 7 % sauf produits de première nécessité (alimentation, gaz, électricité). Le rendement est de 1,8 milliard d’euros.
3. impôt sur les sociétés
Il a été décidé de majorer de 0,5 point l’impôt sur les sociétés de manière temporaire pour les entreprises réalisant plus de 250 millions d’euros de CA. Cette surtaxe s’appliquera jusqu’en 2013 sous réserve de la réduction à 3 % du PIB du déficit public. Le rendement de cette surtaxe est évalué à 1,1 milliards d’euros.
samedi 5 novembre 2011
Immobilier, des crédits plus rares
Le montant des crédits immobiliers attribués sur un an, de septembre 2010 à septembre 2011, s'élève à 162,9 milliards euros contre environ 180 milliards d'euros en début d'année. Après une forte baisse au printemps, la tendance est la stabilisation à un niveau relativement bas. Le faible niveau des taux d'intérêt ne compensent par le durcissement des conditions d'octroi des prêts par les banques. Les taux fixes hors assurances sont, en moyenne, à 3,97 % et à 3,65 % pour les taux variables.
Les banques tendent à augmenter leur taux pour améliorer leurs marges atteintes avec les emprunts grecs et avec la nécessité de se recapitaliser. Il y a donc fort à parier qu'elles ne prendront aucun risque sur ce secteur. Le marché de l'immobilier devrait donc enregistrer une baisse des transactions et un allongement des délais de vente.
Le PERCO dopé par la la réforme des retraites de 2010
890 000 salariés ont souscrit un Plan d'Epargne Retraite Collective (PERCO) depuis sa création par la loi Fillon de 2003. En un an, la progression atteint 40 %. Cette augmentation est la conséquence du dispositif adopté dans le cadre de la loi Fillon qui prévoit que sauf avis contraire des salariés, 50 % de la participation est affectée au PERCO. 135 000 entreprises proposent un PERCO à leurs salariés (en hausse de 20 % en un an) et sont donc concernées par cette mesure de versement implicite. L'encours au 30 juin 2011 atteint dans ces nouvelles conditions 4,8 milliards d'euros en hausse de 40 % sur un an.
La hausse des prélèvements et du forfait social décidé dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2012 risquent de freiner le PERCO comme les autres produits d'épargne retraite.
Du 1er janvier au 30 juin 2011, les flux d’alimentation du PERCO se sont élevés à 807 millions d’euros,
soit une progression de 21 % par rapport à la même période en 2010. Les versements proviennent à hauteur de :
- 32 % de la participation
- 13 % des versements volontaires des salariés
- 20 % de l'intéressement
- 35 % de l'abondement de l’entreprise
L’encours moyen détenu par chaque bénéficiaire est de 5.400 euros.
L’âge moyen de l’adhérent à un PERCO est de 46,5 ans. La proportion femmes/hommes reste stable à
40 %/ 60 %, qui correspond à leur répartition au sein de la population active du secteur privé.
vendredi 4 novembre 2011
Interview de Philippe Crevel dans le quotidien La Tribune
Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle des Epargnants a été interviewé pour le quotidien "La Tribune" par Eric Leroux. Il a notamment évoqué la question du rendement des fonds euros et le rôle de l'assurance-vie en période de crise. Il souligne que si les fonds euros auront un rendement autour de 3,1 % en 2011, ils offrent l'avantage d'offrir aux assurés une garantie en capital avec un régime fiscal attractif.
Lire l'interview
jeudi 3 novembre 2011
le sénat en pointe sur le forfait social
Le sénat qui est dans l'opposition par rapport au gouvernement a adopté en Commission des Affaires sociales modifiant le projet de loi e financement de la sécurité sociale. Il est fort probable que ces amendements soient rejeté par l'Assemblée.
Le sénat a ainsi décidé de relever le forfait social afin de gage un retour à un taux de 3,5 % au lieu de 7 % pour la « taxe spéciale sur les conventions d'assurance » sur les contrats responsables (ainsi qu’une suppression de la franchise médicale sur les médicaments à hauteur de 0,5 euro). Le taux du forfait social passerait de 8 % à 15 % %. Par ailleurs, l'imposition du capital augmenterait de 0,5 point.
L'actualité économique et financière vue par generali Investments
Les équipes de Generali Investments France décrypte la semaine économique et financière dans le cadre de leur lettre
Le début de la semaine boursière a été rythmé par les rumeurs portant sur le sommet européen qui s'est déroulé dans la nuit de mercredi à jeudi. Cette réunion, qui a permis de trouver un accord sur le dossier de la dette souveraine en Zone Euro, après des semaines d’incertitudes, a provoqué, dans un premier temps un soulagement à la hauteur des craintes qui avaient été suscitées. Trois décisions majeures ont été prises : une extension du FESF, qui devrait voir sa capacité d'intervention passer de 440 milliards d'euros à 1 000 milliards d'euros, une décote de 50% acceptée par les créanciers de la Grèce sur leurs obligations souveraines et une recapitalisation des banques européennes. Ceci dit, cesdécisions pour éviter le pire laissent encore des points d’ombre et ne résolvent pas tout. Il reste le problème fondamental de la croissance et sur ce point, l’Europe n’a pas suffisamment investi pour réinsuffler une dynamique dans l’économie. Réduire la dette sans tuer la reprise relèvera d’un numéro d’équilibriste. Outre-Atlantique, l’annonce d’une croissance de 2,5% au troisième trimestre et l’amélioration de la confiance du consommateur laissent supposer que les Etats-Unis échapperont à la récession.
Consulter la lettre
la Banque centrale baisse son taux directeur à 1,25 %
Le site Gecodia publie les principaux taux directeurs des banques centrales. L'article de ce site souligne que le statu-quo a été de règle ces dernières semaines. La banque centrale du Royaume-Uni a accru ses achats d'actifs de 75 milliards de Livres. A l'exception de l'Inde, les pays émergents ont abaissé leurs taux afin de prendre en compte le ralentissement de l'économie mondiale.
Les anticipations inflationnistes apparaissent moindres même si les prix de l'énergie restent à un haut niveau. La FED a réussi son pari en maintenant son taux à 0,25 % et en menant son opération Twist afin de peser sr les taux longs. En effet, la croissance américaine a repris quelques couleurs depuis le mois de septembre. la BCE vient de décider d'abaisser son taux directeur à 1,25 % prenant acte des risques de récession. Cette baisse marque la volonté de la BCE de calmer les esprits en pleine période de crise grecque.
Le sénat s'en prend à l'épargne retraite
La Commission des Affaires sociales du Sénat a dans le cadre de l'examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale critiqué les dispositifs d'épargne retraite en vigueur. Elle a repris à son compte les arguments de la Cour des Comptes. Le sénat qui a basculé à gauche entend montrer son opposition au dispositif actuel d'épargne retraite. Néanmoins, elle ne demande pas leur suppression totale. Elle réclame des aménagements.
Dans son rapport, elle mentionne qu'en 2009, l’épargne retraite représentait un volume de 13 milliards d’euros, constitué aux deux tiers de dispositifs collectifs dans le cadre del’entreprise et pour un tiers de dispositifs individuels.
Elle juge ces montants modestes au regard des dépensesd’assurance vieillesse, supérieures à 200 milliards d’euros pour les seulsrégimes de base et considère que les aides publiques en faveur de l'épargne retraite sont importantes. Elle mentionne le chiffre de la Cour des Comptes de 2,4 milliards d’euros par an.
Le régime dérogatoire de l’épargne retraitereprésente une perte de recettes de 1,8 milliard pour les régimes sociaux et de 600 millions pour l’Etat.
la Commission des affaires sociales mentionne reprend les avis de la Cour des comptes dresse concernant l'effet d’aubaine pour certaines catégories socioprofessionnelles qui ont déjà accès, pour compléterleurs pensions de retraite, à d’autres formes d’épargne. la Cour souligne que les mécanismes d'épargne retraite ignorent les actifs modestes. La Commission des Affaires sociales fait sienne la volonté de la Cour de réorienter les aides publiques de l’épargne retraite vers les salariés du secteur privé disposant de revenus faibles. La Cour des Comptes a demandé la réduction, voire la suppression, des incitations à l’épargne retraite individuelle pour les foyers à revenus élevés. La Commission des Affaires sociales défend l'idée de réduire les possibilités de déblocages en vue de l'achat de sa résidence.
mardi 1 novembre 2011
Lettre du Cercle - Novembre 2011 - N°64
Au sommaire de la lettre d'information N°64 du mois de novembre 2011
- Dessine moi un marché !
- L'épargne toujours plus haute, toujours plus liquide
- L'immobilier, c'est fini
- L'emploi des seniors
- La surcote
- Etre polypensionnés, c'est grave docteur ?
En attendant le G20, quelques réflexions fiscales
Le Président de la République a calé le niveau de croissance pour 2012 autour de un point obligeant de réduire l'engagement d'un plan d'assainissement supplémentaire d'environ 7 milliards d'euros sous forme d'économies budgétaires et de relèvements fiscaux.
Le Gouvernement doit tout à la fois veiller à ne pas casser les dernières brides de croissance existantes et à ne pas trop mécontenter son électorat à la veille des échéances de 2012. Les marges de manoeuvre sont faibles. Comme le rappelle le site Geodia, "l’Etat et ses organismes rattachés ont, en 2010, prélevé 503,5 milliards € d’impôts divers. L’Etat collecte pour 253,6 milliards d'euros.
Il faut souligner qu'aujourd'hui l'impôt sur le revenu représentent environ 50 milliards d'euros (46,3 milliards d'euros) soit le poids du service de la dette, c'est à dire le paiement des seuls intérêts. La TVA représente 134,5 milliards d'euros et et la CSG, 85 milliards d'euros avec la CRDS, 89 milliards d'euros
Le Gouvernement étudie la possibilité de relever le taux réduit de TVA qui est de 5,5 %. Depuis de nombreuses années, il est admis que ce taux est trop faible et génère des distorsions de concurrence avec le taux normal de 19,6 %. L'écart est de 14,1 points quand chez nos partenaires il tourne autour de 12 points. C'est au nom de cet écart que certaines professions ont réclamé l'application à leur secteur d'activité du taux réduit (restauration, BTP). L'augmentation du taux de TVA réduit pose un problème politique du fait qu'il s'applique aux biens dits de première nécessité (alimentation en particulier). Le Gouvernement pourrait être tenté justement de sortir les produits alimentaires de la hausse mais elle pourrait être alors contraire au droit européen et rapporter peu. Il faut savoir qu'en 2009, le taux réduit a rapporté 23,4 milliards € (net de déductions) et le taux normal 82,4 milliards € (net).
Le relèvement de la TVA à taux réduit devrait être accompagné de mesures ciblant les contribuables aisés et l'épargne...
Il suffit d'attendre la fin du G20...
dimanche 30 octobre 2011
Résultats encourageants pour l'emploi des seniors
Le taux d'emploi des seniors qui avait baissé dans les années 80 et 90 s'améliore depuis les années 2000. Il est passé de 38,1 % en 2006 à 38,9 % en 2009. Il a atteint à 39,7 % en 2010 et au deuxième trimestre 2011, il est de 40,9 %.
Ce résultat est la traduction des mesures prises ces dernières années : fin des préretraites, plan seniors, cumul emploi/retraite. Néanmoins, le taux d'emploi des seniors en France reste inférieur à la moyenne européenne, 46,3 % en 2010.
Il faut souligner que la rupture intervient autour de l'âge légal de départ à la retraite. Ainsi, au deuxième trimestre 2011, le taux d’emploi des 55-59 ans s’élève à 63,4 % quand celui des 60-64 ans est de 18,1 % (60,6 % et 17,9 % en 2010).
Contrairement aux idées reçues, le taux d'emploi des 55-59 ans est supérieur au taux moyen de l’Union Européenne (62,6 % au deuxième trimestre 2011).
vendredi 28 octobre 2011
La retraite au centre de l'Intervention Présidentielle
Nicolas Sarkozy a placé le sujet de la retraite au coeur de son intervention télévisée du jeudi 27octobre. Il a ainsi rappelé que la réforme d 2010 constituait un des moyens de lutter contre les déficits publics. Il a par ailleurs souligné que les pensions avaient diminué en Grèce, en Irlande, en Espagne...
Il a mentionné que plusieurs pays avaient fixé l'âge légal de départ à la retraite à 67 ans. Concernant une éventuelle harmonisation sur le sujet avec l'Allemagne, il a rappelé que les durées de cotisation diffèrent d'un pays à un autre, de 35 à 45 ans Outre-Rhin et 41 ans et 6 mois en France.
Baisse de la consommation en septembre
Sans surprise, la consommation a diminué au mois de septembre. La crise et la progression du chômage ont contribué à ce recul. Les dépenses liées au textile ainsi qu'à l'énergie ont baissé. La baisse des tarifs sur l'énergie explique en partie ce mouvement.
Sur le troisième trimestre, la consommation progresse d'un petit 0,2 %.
lire la note de l'INSEE
mercredi 26 octobre 2011
Interview sur 20 minutes.fr
Placements : « A moins d’avoir besoin d’argent à court-terme, il faut encore privilégier l’Assurance-vie »
INTERVIEW – L’analyse de Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle des épargnants …
En septembre, les Français ont plus retiré d’argent qu’ils n’en ont déposé dans les contrats d’Assurance-vie. C’est seulement la seconde fois que cela arrive en quatorze ans. Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle des épargnants, revient pour 20minutes sur cette tendance et sur les conséquences qu’il faut ou non en tirer pour votre épargne.
Les Français ont plus retiré que déposé d’argent dans les assurances vie en septembre. Comment expliquer cette désaffection ? Est-ce une tendance de fonds ?
Il s’agit effectivement d’un mouvement de fonds, que l’on constate depuis le début de l’année. Il y un inversement de tendance notable, après plusieurs années de progression des placements dans les assurances-vie, notamment en 2010. C’est évidement du au contexte économique. La différence de rendement entre les livrets et l’assurance-vie est faible. Par ailleurs, les banques incitent plutôt leur clients à placer leur argent dans les premiers, car elles ont besoin de cash. Au final, les Français placent de plus en plus dans les livrets.
Il y a aussi beaucoup de retraits. Cela veut-il dire que les Français épargnent moins à long terme ? Ou qu’ils préfèrent d’autres formes d’épargen ?
Au premier semestre, on remarque que les particuliers qui ont engagé des rachats d’assurance-vie l’ont surtout fait investir dans l’immobilier. Sur le long terme, ce placement est aujourd’hui privilégié par rapport à l’Assurance-vie, parce qu’il est une valeur refuge en période de crise. De plus en plus de gens achètent sans recourir au crédit : à Paris c’est le cas dans plus d’une transaction sur deux. Les acquéreurs piochent en général dans leurs réserves de cash disponibles, donc l’assurance-vie. Cela n’est pas inquiétant pour autant : quand on épargne, ce n’est pas pour collectionner des images mais pour en utiliser les revenus !
Quel conseil donneriez-vous à un épargnant aujourd’hui ?
Je tiens à rappeler que l’investissement locatif rapporte peu aujourd’hui. Si l’on a de l’argent disponible sans besoins de court terme, je conseille de parier sur les marchés d’action, qui ont atteint un niveau très bas aujourd’hui. Mais à la seule condition d’avoir un attrait pour le risque et du temps à y consacrer !
Et pour arbitrer entre livret et assurance-vie ?
Tout dépend de l’objectif. Les livrets ont un rendement assez faible et un niveau d’imposition assez élevé. Par contre, ils permettent des retraits immédiats. L’assurance-vie est intéressante au niveau fiscal après quatre ans de détention. A moins d’avoir besoin d’argent à court-terme, il faut encore privilégier l’Assurance-vie.
La semaine économique et financière vue par Generali Investments
Comme chaque semaine, les équipes de Generali Investements Farnce décrypte les évolutions économiques et financières des derniers jours dans le cadre de leur lettre hebdomadaire.
Les yeux rivés sur l'Europe, les investisseurs ont fait peu de cas des publications trimestrielles au cours de cette semaine. La tendance a en effet été dictée par les informations ou rumeurs évoquant l’imminence d’un plan coordonné et massif pour résoudre la crise de la dette ou, à l’inverse, l’impasse dans laquelle se débattent les dirigeants européens et franco-allemand en particulier. La nécessité d’un plan d’envergure se fait pressante, alors que l’agence de notation Moody’s a annoncé mardi 18 octobre placer sous surveillance le triple A de la France puis dégradé le lendemain la note de l’Espagne. Aussi, l’annonce jeudi soir d’un nouveau calendrier européen par le couple franco-allemand a rassuré et a contribué au rebond de vendredi, également soutenu par un climat des affaires un peu meilleur que prévu outre-Rhin. Au-delà de cela, le round des négociations ouvert vendredi par les ministres des Finances de la Zone Euro se poursuivra au moins jusqu’à mercredi prochain (26 octobre), où une nouvelle rencontre des responsables politiques est prévue, à Bruxelles, afin de sortir de la crise de la dette. La négociation est rendue particulièrement délicate par l’entremêlement des différents sujets : Grèce (augmentation du montant de la décote), banques (recapitalisation massive pour répondre au risque de contagion), fonctionnement du FESF (discussions sur le moyen de démultiplier sa capacité d’intervention), gouvernance économique (réforme du traité européen), etc…Sur tous ces chantiers du sommet européen, la vision allemande semble l’emporter à Bruxelles. Sur le plan macroéconomique, les dernières statistiques, pourtant plus rassurantes venant des Etats-Unis, n'ont pas permis d'amortir le choc de la crise de confiance vis-à-vis de l'Europe. Quant aux résultats des sociétés, ils ont été en demi-teinte des deux côtés de l’Atlantique. Plusieurs d’entre elles ont reconnu que leurs objectifs étaient exagérément optimistes mais un bel accueil a été réservé aux groupes ayant été précis et rassurants dans leurs perspectives, quand le rythme de croissance en Europe, voire en Chine, vient s’ajouter aux inquiétudes.
Retrouver la lettre N°338
Conjoncture : l'industrie sur une pente dangereuse
Selon l'INSEE, la demande adressée au 3ème trimestre à l'industrie manufacturière est en nette baisse confirmant la tendance observée depuis le mois de mars 2011. le taux d'utilisation des capacités de production recule à 82% pour une moyenne de longue période de 85 %. En matière d'emploi, la situation est contrastée. Selon les chefs d'entreprise, le solde serait en repli mais supérieur à la moyenne.De même, les entreprises éprouvant des difficultés de recrutement reste supérieur à la moyenne. Toujours selon les chefs d'entreprise, les salaires auraient progressé de 0,4 % au 3ème trimestre et la durée du travail aurait augmenté. En revanche, ils estiment que la compétitivité de l' industrie française s'est détériorée au niveau national. Elle serait néanmoins améliorée au niveau mondial. Les perspectives en matière d'exportations sont en net repli et inférieures à la moyenne de longue période.
mardi 25 octobre 2011
Epargne de précaution en période de crise
Les Français sont des fourmis, le taux d'épargne des ménages pourrait attendre les 17 % du revenu disponible brut contre 16,6 % à la fin du second trimestre. Cette progression témoigne de la montée des inquiétudes d'autant plus que les Français optent pour des placements courts sans risque. Les derniers résultats de l'assurance-vie en témoigne. Certes, ce comportement est assez logique mais il n'est pas interdit de le regretter. Pour lutter contre la récession, mieux vaut soit consommer, soit épargner à long terme afin de financer l'économie.
L'inquiétude est mauvaise conseillère tant en matière de placements qu'en matière de conjoncture. Le repli vers des produits à court terme n'est sans nul doute pas optimal pour l'économie. Que l'épargne finance la consommation, l'immobilier, des dépenses liées à la dépendance.... c'est tout à fait logique, que l'épargne se canabalise elle même n'est pas en soi un progrès.
lundi 24 octobre 2011
L'assurance-vie dans le rouge
Au mois de septembre 2011, les cotisations versées sur les contrats d'assurance-vie ont atteint 9,7 milliards d'euros et ont été inférieurs aux prestations (rentes et rachats) qui se sont élevées à 11,5 milliards d'euros.
Une telle situation est assez rare, il faut remonter à 2008 et la faillite de Lehman Brothers pour enregistrer des rachats de contrats supérieurs à la collecte (en octobre et décembre 2008). Depuis 1997, il n'y a donc eu en prenant en compte le mois de septembre 2011 que trois mois de solde négatif. L'encours de l'assurance-vie a baissé passant de 1373 à 1367 milliards d'euros du mois d'août au mois de septembre 2011
Les raisons de ce phénomène sont multiples :
La crise financière depuis le mois d'août incite les épargnants à rechercher la sécurité et le court terme. Si les premiers mois de l'année avaient été favorables au LIvret A, cela est moins vrai en septembre avec une collecte de 1,13 milliards d'euros.
Les banques à la recherche de liquidités ont orienté leurs clients vers les livrets bancaires en proposant des taux comparables à ceux de l'assurance-vie voire supérieurs (néanmoins la fiscalité est plus élevée)
Cette recherche de liquidités est en partie liée aux difficultés que rencontrent les banques pour se financer sur le marché interbancaire et aussi sur leur obligation de s'adapter au plus vite aux nouvelles exigences réglementaires de Bâle III.
Autre facteur qui joue en défaveur de l'assurance-vie, l'immobilier qui est la valeur refuge en période de crise.
Il y aussi pour certains épargnants la tentation de s'expatrier du fait des annonces d'alourdissement fiscal.
Les rachats sont d'autant plus aisés qu'une grande partie des contrats d'assurance-vie arrive à maturité. 64 % de l'encours de l'assurance-vie a plus de 8 ans et 47 % des contrats ont plus de 12 ans. Les épargnants craignant une hausse d'impôts peuvent être incités à sortir tout ou partie de leur argent des contrats.
samedi 22 octobre 2011
Les députés modifient encore la fiscalité du patrimoine
Les députés ont décidé, dans le cadre de l'examen en première lecture du projet de loi de finances pour 2012, de revenir sur la taxation des plus-values immobilières qui avait été durcie au mois de septembre. Les contribuables non propriétaires de leur résidence principale qui vendent leur résidence secondaire afin d'acquérir une résidence principale dans les deux ans seront exonérés de la taxation.
Les députés ont décidé d'accroître la fiscalité sur les sociétés d'investissement immobilier cotées (SIIC). Actuellement, quand un épargnant acquière des actions et perçoit des dividendes, il acquitte l'impôt sur le revenu après application d'un abattement de 40 %, permettant d'effacer l'impôt déjà payé par l'entreprise. Or les SIIC ne sont pas soumis à d'IS. De ce fait, il a adopté un amendement qui supprime cet abattement.
Comment préparer sa retraite en payant moins d'impôt ?
Sur le site du Figaro.fr, un article fait le point sur les moyens d'améliorer sa retraite tout en faisant une bonne affaire fiscale. Le PERP et les contrats Madelin sont mis en avant avec une petite erreur sur l'encours des contrats Madelin qui n'est pas de 1,1 milliards d'euros mais de 17,3 milliards d'euros. Ce sont les cotisations qui ont atteint 1,1 milliards d'euros l'année dernière.
Retrouver l'article
vendredi 21 octobre 2011
Le patrimoine financier des Français sous pression
Le taux d'épargne des ménages continue de progresser et atteint 16,6 % du revenu disponible brut (à la fin du second semestre 2011, source BdF). La montée des inquiétudes conduit les ménages à épargner d'avantage. Le taux d'épargne financière s'élève à 7,3 % fin juin contre 6,5 % à la fin de l'année 2010.
Au deuxième trimestre, les flux d'actifs liquides et non risqués (dépôt à vue, livrets CEL, OPCVM monétaires, numéraire) ont atteint 11,2 milliards d'euros et l'encours s'élève 940 milliards d'euros.
Les actifs liquides et risqués (titres de créance, actions cotées, titres OPCVM non monétaires) atteignent 504,6 milliards d'euros dont 204 milliards d'euros pour les actions cotées. Ils ont progressé de 0n1 milliard d'euros au second semestre 2011.
Les actifs non liquides et non risqués (compte à terme, épargne contractuelle, assurance-vie en fonds euros) s'élèvent à 1456 milliards d'euros en progression de 14 milliards d'euros au second trimestre contre 17 milliards d'euros au premier trimestre. L'assurance-vie en fonds euros représente 166 milliards d'euros. Elle a progressé de 11 milliards d'euros au deuxième trimestre contre 14 milliards d'euros au premier.
Les actifs non liquides et risqués ont atteint 783 milliards d'euros. les supports UC des contrats d'assurance-vie à fin juin s'élevaient à 227 milliards d'euros en progression de 1,1 milliards d'euros par rapport à fin mars. Au premier trimestre, la hausse avait été de 1,2 milliard d'euros.
Le total des placements financiers des ménages atteignent 3682 milliards d'euros en progression de 30,7 milliards d'euros au deuxième trimestre après 30,1 au premier. L'augmentation est très faible.
Avec la baisse des cours des actions, le troisième trimestre devrait enregistrer une stagnation, voire une baisse du patrimoine financier des ménages.
Pour mémoire, le patrimoine non financier, essentiellement immobilier, s'élève à 6311 milliards d'euros (fin 2009-dernier chiffre connu).
Dégradation du climat économique
Le climat de confiance économique mesuré par l'INSEE est en baisse du mois de juillet à septembre. Ce n'est pas une surprise au regard du contexte actuel. Après avoir perdu 9 points de juillet àseptembre. Il se situe désormais à 95 points et restedonc à un niveau inférieur à sa moyenne de longuepériode (100)
lire l'analyse de l'INSEE
mardi 18 octobre 2011
L'actualité économique et financière vue par Generali Investments
Comme chaque semaine, les équipes de Generali Investements décrypte l'actualité économique et financière.
Les principales places financières ont signé une nouvelle semaine de hausse. De manière générale l'amélioration du climat économique américain et un regain de confiance dans la zone euro grâce aux multiples démarches politiques encours, ont rassuré les investisseurs, qui ont repris le chemin de la Bourse. Plus particulièrement, les investisseurs ont apprécié les avancées dans le règlement de la crise de la dette grecque. Entente entre Paris et Berlin le week-end passé sur la recapitalisation des banques même si les principales intéressées affirment qu’elles n’en ont pas besoin, accord pourle déblocage de la tranche de 8 milliards d’euros à la Grèce par la Troïka, présentation d’une feuille de route par le Président de la Commission Européenne, vote en faveur de l’élargissement du FESF en Slovaquie après deux jours d’attente pour des raisons politiques, etc... Si ces annonces ont rassuré les investisseurs à propos de l'impact de la crisede la dette souveraine sur la conjoncture mondiale, en revanche, ils ont observé avec inquiétude les statistiques en provenance de Chine et du Brésil, prouvant que le ralentissement économique frappe aussi les pays émergents. En outre,les mauvais résultats de JP Morgan, la dégradation de la note espagnole et la mise sous surveillance négative de plusieurs banques européennes par les agences de notation ont été de nouveaux motifs d’inquiétude. Etant donné que les négociations entre européens à propos de la dette vont aller bon train jusqu’au G20 des 3 et 4 novembre prochains (avec entre temps le sommet européen du 23 octobre), le marché risque encore d’osciller au gré des déclarations politiques des uns et des autres et des éventuelles nouvelles dégradations de la part des agences de notation. Toutefois, le marché vient d’entrer dans la période de publication de résultats, ce qui signifie que les sociétés vont faire entendre leur voix. Macroéconomie et politique ne monopoliseront plus la parole sur les marchés.
lire la lettre
lundi 17 octobre 2011
Les placements en période de crise
Les Echos ont réalisé une enquête sur les placements e, période de crise. Ils ont ainsi passé au crible les différents types de placements. Philippe Crevel a été interrogé dans le cadre de cette enquête.
Retrouver l'article des Echos
Le point des marchés financiers par Generali Investments
Generali Investments vient de publier sa lettre mensuelle du mois d'octobre qui revient sur les tensions que connaissent les marchés financiers depuis deux mois. Les équipes de Generali Investments considèrent que les pouvoirs publics commencent à prendre conscience de la situation et prennent les mesures pour arrêter l'hémorragie. En ce qui concerne le marché actions, ils n'envisagent pas de réel rebond dans les prochaines semaines du fait du ralentissement économique. La baisse des actions dans les pays émergents pourraient inciter les acheter à se réintéresser à ce type de placements. Pour les obligations, Generali Investments table sur un maintien de taux faibles pour les pays de la zone euro en triple A et un élargissement des spreads.
Lire la lettre mensuelle du mois d'octobre de Generali Investments
Les Banques se font tirer l'oreille
Afin de respecter les ratios prudentiels de Bâle III, les banques incitent les clients à placer leur argent sur des comptes sur livret et de ne pas trop augmenter le fonds euros de leurs contrats d'assurance-vie. Compte tenu du rendement faible des comptes sur livret et de leur fiscalité peu attrayante, il n'est pas sûr que les épargnants fassent une bonne affaire. De même, les banques freinent au maximum les transferts de compte ou les clôtures afin de conserver leurs clients. Transférer un Livret A ou demander des rachats, actes simples par définition, peuvent devenir de véritable parcours du combattant.
dimanche 16 octobre 2011
Le fonds euros des contrats d'assurance-vie supportera-t-il le choc grec ?
Sur les 1400 milliards d'euros d'encours de l'assurance-vie, plus de 80 % est constitué des fameux fonds euros pour lesquels les compagnies d'assurances garantissent la valeur du capital aux assurés.
Les fonds euros sont constitués autour de 50 % de titres émis ou garantis par l'Etat. les obligations d'entreprises représentent en moyenne 40 %, les actions d'entreprises de 4 à 10 % selon les fonds, l'immobilier de 2 à 10 % toujours selon les fonds.
En fonction des compagnies, le poids des titres grecs varie de 0,1 à 2 % ce qui rend supportable pour toutes les compagnies opérant en France une éventuelle défaillance de l'Etat grec.
Concernant l'impact sur le rendement, la crise grecque pourrait entraîner une baisse de 0,1 à 0,2 point en fonction de la nécessité ou non de passer en provisions 21 % ou plus de la valeur des obligations grecques.
L'heure est aux actions mais avec quelle fiscalité ?
Le marché actions est, en règle générale, en avance sur les évolutions de la conjoncture. La bourse baisse en anticipant les mauvais résultats à venir. De ce fait, l'épargnant avisé doit acheter en ces périodes chahutées afin de pouvoir dégager des plus-values.
Il est fréquemment souligné que la durée moyenne des actions doit être de 5 à 8 ans; or avec une telle règle rien ne garantit à malheureux épargnant de vendre à contretemps. Il faut privilégier une autre règle en matière d'actions. En effet, l'épargnant a tout intérêt à se fixer un objectif de hausse et de vendre dès qu'il ait atteint. Ce taux peut être de 20 ou 30 % à chacun d'évaluer son goût pour les risques et son appât pour le gain.
La rentabilité des actions dépend d'une part des dividendes distribués et de l'appréciation de leur cours.
Les entreprises cotées ont réussi à dégager des dividendes ces dernières années et le rapport dividendes/cours des actions est très faible ce qui rend d'autant plus intéressant le placement "actions".
En matière de fiscalité, les dividendes sont soumis au choix de l'épargnant soit au barème progressif de l'impôt sur le revenu, soit à un prélèvement libératoire.
En cas de choix de l'impôt sur le revenu, les dividendes sont imposables après application d'un abattement de 40 % auquel s'ajoute un second abattement de 1525 euros pour un célibataire et de 3050 euros pour un couple. Les droits de garde peuvent être également déduits.
Si un couple marié touche 10 000 euros de dividendes, le montant des dividendes imposables est de :
10 000- 40 % de 10 000 =6000-3050= 2950 euros. Ce dernier montant sera ajouté à leurs revenus pour application du barème progressif. Il peut être également déduit les droits de garde.
En cas de choix du prélèvement libératoire, le taux est de 19 % sans abattement et sans prise en compte des droits de garde. Cette option n'est intéressante que pour les contribuables imposés au taux marginal et ayant plus de 39 000 euros de dividendes.
Les prélèvements sociaux sont appliqués aux dividendes et s'élèvent 12,3 %. Ils passeront à 13,5 % au 1er janvier 2012.
Les plus-values sont imposées au taux de 31,3 % (19 % de prélèvement libératoire +12,3 % de prélèvements sociaux qui passeront à 13,5 % au 1er janvier 2012). Depuis le 1er janvier 2011, il n'y a plus d'abattement pour le déclenchement de la taxation. Les moins-values sont réimputables au cours des 10 années suivantes mais pas sur le revenu imposable. Elles sont réimputables sur des plus-values de même nature.
Un nouveau régime de calcul des plus-values prendra effet au 1er janvier 2012. Le montant de la plus-value ou moins value est diminué d'un tiers par année de détention au-delà de la cinquième, ce qui aboutit à une exonération totale au terme de huit ans (hors prélèvements sociaux). Mais attention : ce délai de détention ne commence qu'au 1er janvier 2006. Les abattements ne seront donc applicables qu'aux cessions réalisées après le 1er janvier 2012, l'exonération totale n'intervenant que pour les cessions postérieures au 1er janvier 2014.
samedi 15 octobre 2011
La Banque centrale européenne au coeur de la bataille
Face à la crise financière de la zone euro, la Banque centrale européenne est contrainte de multiplier les interventions non-conventionnelles. Ainsi, elle a acheté pour plus de 160 milliards € de dettes grecques, irlandaises, portugaises, espagnoles et italiennes. Aucun plafond n'a été fixé. Ces interventions avaient commencé durant la première phase de la crise durant l'automne 2009. Initialement concentrées sur les dettes grecques et irlandaises, elles ont été élargies aux dettes portugaises, espagnoles puis italiennes.
Ces achats ont entraîné une forte augmentation de l’encours du SMP depuis le mois d’août 2011 qui s'élève désormais à 163 milliards € de dettes publiques contre 74 milliards € début août. A la différence des opérations de quantitative easing de la FED, la Banque Centrale Européenne a décidé que le SMP serait stérilisé et de ce fait il n'y a pas d'émission de liquidités, pas de planche à billet.
Les achats de titres dépassent désormais largement ceux de covered bond (dettes structurées émises par des banques et assises sur leur portefeuille de prêts). Le programme covered bond purchase programme (CBPP) plafonne à 59,2 milliards € depuis mi-2010. En octobre, a BCE a décidé de rajouter 40 milliards € de dettes bancaires au CBPP.
Au total, le SMP et le CBPP s'élèvent à 222,3 milliards € d’actifs et est voisin du portefeuille d’obligations détenues dans des « conditions normales » par la BCE, soit 338,5 milliards € de dettes privées et publiques.
La BCE joue le rôle de prêteur de dernier ressort. Elle se substitue de plus en plus aux investisseurs traditionnels et aux banques. La BCE est un acteur de plus en plus important sur le marché secondaire de la dette. Il faut souligner que de plus en plus d'entreprises ont décidé de placer leurs liquidités à la BCE du fait des problèmes rencontrés par les banques.
vendredi 14 octobre 2011
Les années 80 de retour ?
Au mois de septembre, la hausse des prix dans la zone euro s'est accélérée. le taux d'inflation a atteint 3 %, contre 2,5% le mois d'août. Il est supérieur aux prévisions. Les analystes avaient prévu une stabilisation à 2,5%.
L'inflation demeure pour la dixième fois consécutive au-dessus du seuil de 2% visé à moyen terme par la Banque centrale européenne.
Or, la BCE doit faire face au ralentissement de l'économie et étudiait la possibilité d'une baisse de ses taux directeurs. Entre les deux objectifs, la BCE doit devoir trancher avec un risque de favoriser le retour inopinée de la stagflation même si nous en sommes encore très loin.
Le quotidien "Les Echos" mène l'enquête sur les placements financiers
Les Echos Patrimoine font le point en ce vendredi 14 octobre sur les placements financiers dans un contexte tendu . Mireille Weinberg et Edouard Lederer ont interrogé Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle des Epargnants au sujet de l'évolution du prix de l'or et ainsi que sur les placements financiers en période de crise.
Retrouver l'article de Mireille Weinberg sur les placements financiers
Retrouver l'article d'Edourad Lederer sur l'or
Le Conseil constitutionnel valide la taxe sur les rentes des retraites chapeaux
Le Conseil constitutionnel a rendu public le 13 octobre 2011 sa décision sur la question prioritaire de constitutionnalité au sujet de la taxe sur les rentes applicables aux retraites chapeaux depuis le 1er janvier de cette année. Le Conseil constitutionnel avait été saisi par le Conseil d'Etat suite à un recours de l'association ADRESE. La taxe de 7 et 14 % sur les rentes non déductibles de l'impôt sur le revenu qui a été instituée par la loi de finances et la loi de financement de la sécurité sociale pour 2011 a été jugée conforme à la constitution malgré l'existence de deux barèmes dont l'application dépend de la date de liquidation de la rente. Les arguments sur la rupture d'égalité et le non respect des droits n'ont pas été retenus.
Lire la décision du Conseil constitutionnel
mercredi 12 octobre 2011
Projet de loi de finances 2012, en attendant justement l'année prochaine
Le Gouvernement a présenté le 28 septembre dernier le projet de loi de finances pour 2012 qui sera examiné au mois d'octobre et au mois de novembre par le parlement.
Les tranches du barème sur le revenu ont été augmentées de 2,1 % et la limite d'application de la décote a été fixée à 896 euros.
Le nouveau barème de l'IR est le suivant (pour une part) :
- n'excédant pas 6 088 euros : 0 %
- de 6 088 à 12 146 euros : 5,5 %
- de 12146 à 26 975 euros : 14 %
- de 26 975 à 72 317 euros : 30 %
- plus de 72 317 euros : 41 %
Une contribution exceptionnelle qui est depuis le 11 octobre fixée à 3 et 4 % pour les revenus par part dépassant respectivement 250 000 et 500 000 euros.
L'avantage procuré par certaines réductions ou crédits d'impôt a été à nouveau diminué de 10 %. L'épargne retraite, la réduction d'impôt pour les emplois de proximité et l'aide à l'investissement locatif social en outre-mer ne sont pas impactées.
En revanche, sont concernées les dispositifs en faveur des investissements dans le secteur forestier, les réductions en faveur des placements dans les FIP, les FCPI et les souscriptions au capital de PME, les réductions d'impôt liées aux dispositifs Scellier, Malraux, résidences meublées...
Inflation, légère décrue en septembre
Avec la fin de la période touristique et le ralentissement économique qui pèse sur les prix des matières premières et de l'énergie, l'inflation est en recul. Au mois de septembre, les prix ont recul de 0,1 %. La hausse sur un an est de +2,2 %. Au mois d'août, la hausse avait été de 0,5 %. Corrigé des variations saisonnières (CVS), l’IPC croît de 0,1 % en septembre et de +2,3 % sur un an).
Selon l'INSEE, "la diminution de l’IPC du mois de septembre provient essentiellement de la baisse saisonnière des prix des services, à la fin de la période estivale, baisse non totalement compensée par la hausse saisonnière des prix des produits manufacturés, liée à la fin des soldes d’été, et par celle des prix de l’énergie. Par ailleurs, en raison de la hausse saisonnière des prix des produits frais, les prix des produits alimentaires croissent".
Les prix des services ont diminué en septembre 2011 (—1,1 % ; +1,5 % sur un an ; —0,8 % en septembre 2010). Les prix des hébergements de vacances baissent de —44,5 % sur un mois mais augmentent de 1,7 % sur un an, Les voyages touristiques tout compris enregistrent une diminution de —27,8 % en septembre et une baisse de 2,0 % sur un an. Les transports aériens enregistrent une diminution de 7,6 % et une hausse de 3,7 % sur un an.
De façon traditionnelle en septembre, les prix des services des deEn revanche, avec la rentrée, les services d’éducation augmentent (+1,6 % en septembre ; +1,8 % sur un an) et les services récréatifs (+0,9 % ; +5,2 % sur un an). Enfin, la fin de la gratuité de certains parkings accroît les prix des péages et parkings (+1,8 % ; +1,5 % sur un an).
Il faudra payer
Le temps est aux augmentations d'impôt et il est fort probable que cette tendance durera plus d'une saison.
Ainsi, après le plan du 21 août, le projet de loi de finances comporte de nouvelles dispositions dont une taxe sur les hauts revenus. En vertu d'un arbitrage intervenu mardi 11 octobre à Matignon, la taxe s'appliquera pour les contribuables ayant plus de 250 000 euros par part au taux de 3 % et au taux de 4 % pour ceux ayant plus de 500 000 euros de revenus par part. le rendement est évalué à 400 millions d'euros.
Après les élections, il est fort à parier que le Gouvernement quel que soit sa couleur sera contraint de trouver autour de 30 à 40 milliards d'euros. le relèvement de la TVA ou de la CSG apparaît incontournable assorti de mesures plus centrées sur les hauts revenus et les revenus du capital. La disparition de certaines niches, l'augmentation de la fiscalité sur l'épargne devraient intervenir au mois de juin prochain
mardi 11 octobre 2011
L'or, début de la fin d'un cycle haussier ?
L'or après avoir lourdement chuté de plus de 15 % se stabilise autour de 1670 dollars l'once. Des investisseurs à la recherche de liquidités et pour encaisser des plus-values ont été vendeurs ces derniers jours. Plusieurs banques centrales des pays émergents ont ralenti leurs achats. par ailleurs, le ralentissement économique diminue les besoins en or de plusieurs secteurs d'activité dont l'électronique et l'informatique.
Il n'en demeure pas moins que l'or reste à un niveau élevé. Il est possible qu'il renoue avec la hausse si les solutions à l'euro et à la crise des dettes souveraines tardent à être prises. Le potentiel de progression en temps et en valeur se réduit ce qui doit conduire les épargnants à la plus grande prudence. Il faut savoir que la précédente grande hausse de l'or date du second choc pétrolier en 1980, crise durant laquelle il avait atteint en valeur actualisée 2400 dollars l'once avant de stagner autour de 800 dollars l'once durant une vingtaine d'années.
Le point économique et financier de la semaine
Les équipes de Generali Investments décryptent chaque semaine l'actualité économique et financière.
Semaine en deux temps sur les principales places financières. Les indices ont tout d’abord plongé, sur fond d'inquiétudes sur l'issue de la crise grecque, de dégradation des notes de l'Italie et de l'Espagne et de doutes sur la solidité de la croissance mondiale. Les craintes des investisseurs se sont ensuite atténuées avec l'espoir d'un plan d’action coordonné à l’échelle des Etats européens afin de recapitaliser les établissements bancaires les plus fragiles et d’éviter un effet domino après la faillite de Dexia. L’idée fait son chemin dans l’esprit de différents responsables politiques et devrait être au coeur des discussions du prochain sommet européen. De son côté, la BCE a maintenu inchangés ses taux directeurs (malgré de multiples pressions) lors du dernier conseil présidé par Jean-Claude Trichet, mais n’est pas restée inerte face aux problèmes de liquidités des banques. La BCE prévoit ainsi l'ouverture aux établissements bancaires de deux nouvelles lignes de crédit à volume illimité sur un an et une relance du programme de rachat d'obligations sécurisées pour un montant total de 40 milliards d'euros entre novembre 2011 et octobre 2012. Sur le front macroéconomique enfin, les nouvelles ont été meilleures que prévu, notamment aux Etats-Unis, où les bons chiffres de l’emploi ont éloigné le spectre d’une récession. La semaine à venir signera le retour des entreprises sur le devant de la scène, avec la saison des publications de résultats trimestriels, qui s’ouvre dans un climat de nervosité. Reste à espérer que le ralentissement économique constaté depuis quelque temps ne transparaisse pas dans les comptes des entreprises.
lire la lettre de Generali Investments
lundi 10 octobre 2011
Argus de l'Assurance : quel avenir pour l'épargne...?
Philippe Crevel a été interviewé par la rédaction de l'Argus de l'Assurance au sujet de l'évolution de l'assurance vie et de l'épargne en cette période tourmentée. Il aborde la question des dettes souveraines et de leur impact sur l'économie et les placements.
Lire l'article de l'Argus de l'Assurance
Inscription à :
Articles (Atom)