CERCLE DE L'EPARGNE, DE LA RETRAITE ET DE LA PREVOYANCE

Le Cercle des Epargne, de la retraite et de la prévoyance est un centre d'études et d'information indépendant qui a pour objet de réaliser des études et d'informer les épargnants sur toutes les questions relatives à l'épargne, la retraite et la prévoyance

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vendredi 15 novembre 2013

Inflation, toujours en chute

En octobre 2013, avec la poursuite de la stagnation économique, l'inflation est au plus bas. En effet, l’indice des prix à la consommation (IPC) diminue de 0,1 % après un repli de 0,2 % en septembre 2013. le taux d'inflation en base annualisée est de 0,6 % soit son plus bas niveau  depuis novembre 2009. Hors tabac, l’IPC baisse également de 0,1 % en octobre 2013 et croît de 0,5 % sur un an. Cette diminution de l'inflation a un aspect positif en améliorant le pouvoir d'achat relatif des ménages avec comme limite l'augmentation des impôts. Néanmoins, cette diminution des prix traduit la persistance des forces récessives. 

Selon l'INSEE, la diminution des prix à la consommation observée en octobre 2013 s'explique essentiellement par la baisse  des prix de l’énergie, en particulier des produits pétroliers, et dans une moindre mesure de celui, plus modéré, des prix des produits alimentaires.

À l’inverse, les prix des services sont en très légère hausse en octobre 2013 tandis que ceux des produits manufacturés sont globalement stables. En outre, alors qu’ils avaient fait l’objet d’une forte revalorisation en octobre 2012, les prix du tabac sont inchangés cette année en octobre et leur augmentation sur un an passe ainsi de +10,5 % en septembre 2013 à +3,5 % en octobre 2013.

Glissements annuels de l'indice des prix à la consommation (IPC) et de l'inflation sous-jacente (ISJ)
Glissements annuels de l'indice des prix à la consommation (IPC) et de l'inflation sous-jacente (ISJ)

jeudi 14 novembre 2013

Assurance-vie : interview dans La Croix


Philippe Crevel, Secrétaire Général du Cercle des Epargnants, a fait part de son analyse, à la suite de la présentation du projet de réforme de l'assurance-vie au Conseil des Ministres hier, dans le journal "La Croix".

Lire l'interview sur le site de "La Croix"

Retour sur l'affaire des prélèvements sociaux et de la réforme de l'assurance-vie


Suite à la polémique sur les prélèvements sociaux des produits de l'épargne et aux changements y afférant de la part du gouvernement fin octobre, le site Sicavonline revient sur le sujet et a réalisé une vidéo pour permettre de comprendre ce qui s'est déroulé, et mieux expliquer les enjeux, et la taxation des différents produits avec une interview de Philippe Crevel .

Regarder la vidéo sur le site de Sicavonline

Le portrait social de la France en 2013

Croissance, retour du négatif au 3ème trimestre

L'INSEE a communiqué le 14 novembre les résultats de la croissance du  troisième trimestre 2013. Comme il était prévu,  le PIB en volume* s'est contracté de 0,1 % après une croissance au deuxième trimestre de 0,5 %.

Cette contraction est liée à un moindre dynamisme de la consommation des ménages  qui ne progresse que de 0,2 % au 3ème trimestre contre 0,4 % au deuxième. Cette faible progression ne permet pas de compenser la diminution inquiétante de l'investissement. En effet, la formation brute de capital fixe (FBCF) baisse de nouveau de –0,6 % après –0,4 %.
Au deuxième trimestre, la consommation des ménages avait été boostée par les dépenses d'énergie qui traditionnellement sont plus faibles au 3ème trimestre.

De ce fait,  la demande intérieure finale (hors stocks) ne permet aucune croissance de l'économie. Sa contribution à la croissance est nulle après +0,4 point au trimestre précédent.

Encore plus inquiétant est la baisse des exportations  qui est de 1,5 %  contre une hausse de 1,9 % au deuxième trimestre. De plus, les importations continuent d'augmenter ce qui va contribuer à dégrader notre solde commercial. Les importations ont augmenté de 1,0 % après une hausse au  deuxième trimestre de 1,6 %. De ce fait,  la contribution comptable du commerce extérieur à la croissance du PIB est négative à hauteur de 0,7 point contre une contribution neutre  au cours du trimestre précédent.
Les variations de stocks ont évité une contraction plus nette du PIB en  contribuant positivement à hauteur de  0,5 point (après +0,1 point). Cette augmentation des stocks peut être appréciée positivement comme le signe que les entreprises anticipent une reprise de l'activité dans les prochains mois. 
Comme il était attendu et au vu des annonces des plans de licenciements,   la production de biens et services a  reculé au troisième trimestre  de 0,3 % après une hausse de 0,9 % au deuxième trimestre.  La production manufacturière s'est retournée assez fortement avec une baisse de 1,0 %  contre une hausse de +2,0 % au deuxième trimestre.

Les résultats du troisième trimestre marquent bien que l'embellie du deuxième trimestre était en partie artificielle. Deux points sont inquiétants, la baisse continue de l'investissement et la régression des exportations. La consommation des ménages n'est plus la roue de secours de la croissance en raison de la dégradation du pouvoir d'achat. Il est à noter que de toute façon compte tenu du sous-investissement, l'outil productif français a du mal à répondre à la demande interne et à s'adapter à la demande extérieure.   
Malgré ses mauvais signaux, la France devrait éviter de retourner en récession avec le retour à une faible croissance au dernier trimestre de l'année 2013 qui devrait se situer entre 0 et 0,1%. Sur l'année, la croissance devrait être proche de zéro. 
Ces résultats devraient inciter les pouvoirs publics à mener des actions plus dynamiques en faveur de l'investissement afin d'augmenter la croissance potentielle de la France. 

* Les volumes sont mesurés aux prix de l’année précédente chaînés et corrigés des variations saisonnières et des effets des jours ouvrables (CVS-CJO).
Le PIB et ses composantes
Le PIB et ses composantes

mercredi 13 novembre 2013

Assurance-vie : la réforme

Le Projet de loi de finances rectificative pour 2013 prévoit, comme cela était annoncé, la création de deux nouveaux types de contrats d’assurance-vie : euro-croissance et contrat transmission.
 Ces deux nouvelles catégories se fixent comme objectif de réorienter une partie de l’épargne collectée dans le cadre de l’assurance-vie vers les entreprises. Actuellement, 85 % de l’épargne de l’assurance-vie est placée sur les fonds euros investis majoritairement en titres publics.

 Le projet du Gouvernement lève des hypothèques qui au fil des débats et des déclarations s’étaient constituées et qui pouvaient nuire à l’assurance-vie. Même si quelques zakouskis fiscaux polluent le projet du Gouvernement, celui-ci conforte l’assurance-vie comme vecteur du financement de l’économie à long terme. En outre, il offre la possibilité aux épargnants de bénéficier de meilleurs rendements après des années de vache maigre du fait de la baisse des taux des obligations d’Etat.

 l’architecture de l’euro-croissance

 Les contrats euro-croissance seront des contrats multi-supports avec un fonds euro qui ne sera pas doté d’une garantie en captal à tout moment mais d’une garantie à terme.

 Cette garantie à terme devrait avoir comme contrepartie un potentiel de rendement supérieur pour les assurés. En effet, les compagnies d’assurance du fait de la garantie à terme avoir une allocation d’actifs plus diversifiée et plus ouverte sur les actions et obligations d’entreprises.

 Afin de favoriser le développement ce nouveau contrat, le Gouvernement accorde l’antériorité fiscale en cas de transfert effectué à partir d’un contrat mono-support ou multi-support classique.

 Ces contrats ne seront pas soumis à un prélèvement au fil de l’eau mais au moment du rachat étant donné que le montant du capital pourra fluctuer durant la période non-garantie.

 l’architecture du contrat « transmission »  

 De manière plus inattendue, le Gouvernement lance un contrat pas encore officiellement nommé qui prend la forme d’un contrats mono-supports b libellés en unités de compte portant des investissements  dans les PME, les entreprises de taille intermédiaire, le logement ou l’économie sociale solidaire et situés principalement en Europe.

 Ce contrat sera doté d’un avantage fiscal spécifique avec l’application d’un  abattement supplémentaire de 20 % pour les droits de succession, abattement qui sera imputé avant celui de 152 500 €.
 Comme pour l’euro-croissance, il sera possible d’effectuer des transferts des contrats actuels  vers ces contrats sans perte d’antériorité fiscale et cela jusqu’en 2016.

 Ce contrat devra éviter l’écueil de l’échec des précédents contrats NSK et DSK spécialisés sur le financement des entreprises en forte croissance.

 durcissement de la fiscalité sur les droits de succession

 Le Gouvernement a décidé de porter le taux des droits de succession de 25 % à 31,25 % pour la fraction de la part taxable de chaque bénéficiaire excédant  902 838 euros.

 Cette mesure de pointillisme fiscal marque un peu au fer rouge les contrats les plus importants et suppose la constitution d’un fichier en fonction des montants. 

Crédits, les banques durcissent les conditions d'octroi

Selon la Banque de France,  il y a moins de  banques qui   signalent une baisse de la demande de crédits des entreprises  au mois d'octobre. Quelques banques indiquent avoir légèrement resserré leurs critères d’octroi.

A la différence 
des mois précédents,  le solde d’opinion des banques devient négatif pour la demande de crédits à l’habitat. Certains établissements déclarent avoir resserré leurs critères d’octroi de ces crédits.
Enquête mensuelle auprès des banques sur la distribution du crédit en France

Réforme de l'assurance-vie : le Gouvernement aurait pu mieux faire


Philippe Crevel a répondu aux questions de Thibault Lamy pour le site "Tout sur l'assurance-vie" au sujet de la réforme de l'assurance-vie que le Gouvernement vient de présenter dans le cadre du projet de loi de finances rectificative pour 2013.

Lire l'interview

mardi 12 novembre 2013

Réforme de l'assurance-vie : le raffinage est l'ennemi du bien


Conformément aux engagements pris au moment de la crise sur les prélèvements sociaux, le Gouvernement met dans le cadre du projet de loi de finances rectificative pour 2013, présenté en Conseil des Ministres le 13 novembre, le nouveau contrat d’assurance-vie « Euro-croissance ». Le texte du Gouvernement s’inspire de la proposition du rapport Berger / Lefebvre. En vertu de ce produit, les assurés auront une garantie de capital après huit ans permettant aux compagnies d'assurances d'offrir des rendements supérieurs aux contrats en euros en ayant une allocation d'actifs plus dynamique.

Afin de faciliter le développement de ce nouveau contrat, le Gouvernement accordera l'antériorité fiscale aux épargnants qui effectueront un transfert à partir d'un ancien contrat d'assurance-vie.

Néanmoins, le Gouvernement a décidé de taxer indirectement les transferts. Pour compenser le manque à gagner pour l'Etat et les régimes sociaux, les compagnies d'assurance devront acquitter une taxe de 0,32 %. In fine, ce sont les épargnants qui la paieront sous forme d’un moindre rendement.

Par ailleurs, le Gouvernement prévoit de majorer le taux des droits s’appliquant au-delà d’un million d’euros passeront en effet de 25 % à 31,25 %.

Pour compenser cette éventuelle majoration, le Gouvernement a décidé de propose un second produit destiné aux gros patrimoines. Un abattement sur les droits de succession de 20 % serait consenti en contrepartie d'une affectation d'une des parties des fonds dans des actifs clairement définis : actions, logement, économie social et solidaire.

La création de ce nouveau produit s’inscrit dans les discussions qu’avaient eues le Gouvernement avec les compagnies d’assurance il y a quelques mois. Au-delà de l’effet d’affichage, ce nouveau produit ne correspond pas un réel besoin. Le logement social n’est pas en manque de crédits, la collecte nette du Livret A est d’une vingtaine de milliards d’euros depuis le début de l’année. La Caisse des Dépôts est plus en manque de projets que de crédits.

En outre, ce produit risque de connaître le même problème que les contrats DSK et NSK, l’incitation fiscale ne suffisant pas à compenser les doutes sur leur rendement réel.

Il ne faut pas fixer plus d’objectifs à l’assurance qu’elle ne peut réellement atteindre. Une offre complexe risque de dissuader les épargnants. L’assurance-vie est un produit d’épargne et non un instrument de politique économique et sociale.

Conjoncture France


La Banque de France publie chaque semaine un point de conjoncture reprenant les prévisions des différents instituts. La croissance pour le troisième trimestre qui devrait être connue cette semaine devrait se situer entre -0,1 et + 0,1 %. Pour l'ensemble de l'année, le taux de croissance devrait se limiter à 0,2 %. En 2014, il devrait être entre 0,1 et 1,2 %.

lire la note de conjoncture   

Brésil entre mirage et terre promise !

Le Brésil qui va accueillir successivement la coupe du monde de football et les jeux olympiques devient progressivement une grande puissance. les dernières émeutes et le ralentissement de la croissance ont souligné néanmoins que les vieux démons étaient toujours présents, l'inégalité, la violence, l'inflation, le déficit de la balance commerciale. Il n'en demeure pas moins que pour l'OCDE ce pays a réussi à engager d'importantes réformes structurelles qui devraient porter leurs fruits. L'organisation souligne en particulier que les inégalités se réduisent fortement.

Visites mystères de l'AMF dans les agences bancaires


Afin de teste la qualité des informations fournies aux clients en matière de placements financiers et de vérifier si les règles en vigueur sont respectées, l'AMF réalise des visites mystères dans des agences.
Pour en savoir plus

Les Français un peu moins pessimistes et encore...


Selon un sondage commandé par BFMTV à CSA, l’optimisme des Français pour l’avenir de l’avenir de la société française continue de progresser. Il atteint ainsi 36% en hausse de deux points tandis que le pessimisme demeure toujours majoritaire et s’établit à 62% (-1).

CSA explique cette évolution par l’impression d’une amélioration de la situation économique et sociale, probablement nourrie par les différentes publications des indicateurs économiques ces derniers mois indiquant une éclaircie pour les mois à venir.

En dépit de ce léger rebond, les Français restent  fortement pessimistes pour l’avenir de la société française et ce pour de multiples raisons. En effet, à la différence des vagues précédentes, nombreuses sont les personnes faisant part d’un ras-le-bol général, décelable à  travers à la fois l’augmentation du nombre de citations exprimant pêle-mêle différents griefs et à travers la diminution du nombre de motifs  d’insatisfaction ciblées sur un élément en particulier. Le ras le bol fiscal contribue nettement à ce pessimisme.

Lire la note du CSA    

vendredi 1 novembre 2013

La semaine économique et financière vue par l'Oeil du Cercle


Le coin des épargnants

Après la reculade du Gouvernement sur les prélèvements sociaux applicables à certains produits d’épargne et l’annonce du futur contrat d’assurance-vie « euro-croissance », la semaine a été plus calme que la précédente.
Le CAC 40 a terminé à 4273 points. Sur la semaine, la progression est de 0,57 %. Depuis le 1er janvier, la hausse est de 18 % et de 25 % sur un an. En revanche, la barre des 4300 points n’a pas réussi à être franchie. 

Zone euro, dures réalités

Si le Royaume-Uni commence à connaître une réelle sortie de récession en ayant opté pour une politique de l’offre, la zone euro est certes sortie de la récession mais la reprise sera longue à se dessiner. Les indicateurs restent encore très négatifs.
En zone euro, les indicateurs ont confirmé la force du ralentissement économique de ces derniers mois avec un record en matière de chômage en septembre et une inflation au plus bas depuis novembre 2009.

Le taux de chômage de la zone euro corrigé des variations saisonnières s’est établi à 12,2%au mois de septembre 2013, stable par rapport à août. Dans l’Union européenne, le taux de chômage a été de 11,0%, stable également par rapport au taux relevé en août. Dans les deux zones, les taux ont augmenté par rapport à septembre 2012, où ils se situaient respectivement à 11,6% et 10,6%.
Le taux d'inflation annuel de la zone euro a été de 0,7% en octobre 2013, en baisse par rapport au mois de septembre où il était de 1,1%.

Le déficit public de la zone euro pourrait être légèrement inférieur à 3 % cette année et atteindre 2,5 % en 2014. La France continue toujours à être largement au-dessus de la moyenne avec un déficit public de 4,1 % du PIB cette année et de 3,6 % en 2014. L’Allemagne est et demeurera à l’équilibre quand l’Italie devrait passer d’un déficit de 3 à 2,5 % du PIB. Avec la France, parmi les mauvais élèves figurent l’Espagne, le Portugal, l’Irlande, Chypre… La Grèce devrait avoir un déficit inférieur au notre en 2014 avec 3,3  

Le retour de la question du taux de change de l’euro

L’euro s’est échangé contre 1,38 dollar au milieu de la semaine soit le taux le plus haut depuis deux ans. Il s’est replié vendredi 1er novembre à 1,35 dollar. Depuis le point bas d’août 2012, la parité a enregistré un gain de 10 %. Cette appréciation concerne toute les monnaies : depuis août 2012, 40 % face au yen, plus de 22 % face au dollar australien, près de 17 % contre le dollar canadien et plus de 7 % vis-à-vis de la livre sterling. Le taux de change effectif nominal a ainsi grimpé d’environ 8 %.
Cette appréciation ne repose pas sur l’amélioration des perspectives de croissance qi demeurent moins bonnes dans la zone euro qu’aux Etats-Unis. Le processus de désendettement et la fragmentation du marché du crédit constituent toujours des freins pour l’activité. L’appréciation s’explique par la réduction des tensions financières suite au lancement de l’OMT.
La situation de blocage politique aux Etats-Unis, concernant la dotation budgétaire provisoire (continuing resolution) et le plafond de la dette, a pesé sur le dollar. Enfin et surtout, l’orientation des politiques monétaires joue un rôle. Les banques centrales des autres grands pays développés ont adopté des politiques plus accommodantes que la BCE. Ainsi, aux Etats-Unis, la Fed ne devrait pas freiner ses achats de titres (QE3) avant la fin du premier trimestre 2014. Le bilan de la Banque du Japon a, quant à lui, sensiblement augmenté depuis la mise en place de l’Abenomics. En revanche, celui de la BCE n’a cessé de se contracter depuis la mi-2012. Or, une hausse prolongée du taux de change pourrait faire dérailler une reprise économique déjà fragile. Les conditions monétaires et financières sont devenues moins accommodantes avec l’ascension de l’euro et le regain de tensions sur les marchés financiers, qui a fait suite à l’annonce de la Fed au printemps d’un possible ralentissement de QE3 avant la fin de l’année. 
La baisse de vendredi témoigne de la prise de conscience de la fragilité de la reprise européenne et de la faible volonté des autorités monétaires de modifier leur politique.

La FED joue la montre

Sans surprise, compte tenu du contexte économique, la FED a différé son annonce de réduction des injections de liquidités. Il est fort probable qu’elle n’intervienne que dans le courant de l’année 2014. La faible régression du chômage et les indicateurs mitigés expliquent sans nul doute cette décision.

 A suivre

Mardi 5 Novembre, il faudra regarder au Royaume-Uni, l’indice PMI services du mois d’octobre qui devrait reculer en octobre.

Jeudi, aux Etats-Unis, les résultats du PIB du troisième trimestre seront connus. Après +2,5% au deuxième trimestre, la croissance du PIB ne devrait pas avoir beaucoup accéléré au 3ème. Néanmoins, les dépenses de consommation pourraient avoir été plus fortes mais compensées par les réductions des dépenses publiques auront une fois de plus pesé sur la croissance.
Toujours, jeudi, la BCE se réunira avec certainement le statu-quo malgré des pressions insistantes pour limiter l’appréciation de la monnaie.
 En Allemagne, la production industrielle du mois de septembre sera connue avec
Après la progression d’août (+1,4% m/m), la production industrielle devrait rester stable

Vendredi, aux Etats-Unis, le rapport emploi du mois d’octobre sera publié. Du fait du shutdown, une dégradation est attendue.   

En France, la production industrielle du mois de septembre sera connue avec un espoir de progression.

les taux à court terme étales


Malgré les petites tensions générées par les déclarations de la FED, les taux à court terme en France restent faibles et étales. La rémunération moyenne des dépôts et placements monétaires s’établit à 0,71% en septembre, niveau identique à celui du mois précédent. Les taux des différents types de dépôts monétaires n’enregistrent pas de variations significatives. Le rendement moyen des titres d’OPCVM monétaires baisse légèrement.

Lire la note de la Banque de France

La lettre N° 88 du Cercle des Epargnants


Au sommaire de la lettre N° 88 du mois de novembre


  • La martingale Lagarde passée au crible
  • 2013, les premières tendances
  • 2014, les premières prévisions
  • Retour sur le cafouillage fiscal de l'automne 2013
  • Piketty ou le mur du capital
  • Le Cercle on the net


Lire la lettre 

  L 88 P1