CERCLE DE L'EPARGNE, DE LA RETRAITE ET DE LA PREVOYANCE

Le Cercle des Epargne, de la retraite et de la prévoyance est un centre d'études et d'information indépendant qui a pour objet de réaliser des études et d'informer les épargnants sur toutes les questions relatives à l'épargne, la retraite et la prévoyance

Il bénéfice de l'appui et de l'expertise d'un Conseil scientifique et du soutien d'AG2R La Mondiale

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jeudi 18 juillet 2013

Le retour du Livret A à 1,25 %

Le Ministre de l’Économie, Pierre Moscovici, a annoncé la baisse du taux du Livret A de 1,75 à 1,25 %.
 La décision du Gouvernement se fonde sur le recul de l’inflation qui est passé de 2,1 % en 2011 à 0,8 % en 2013. Avec l’augmentation de la TVA prévue en 2014, l’inflation devrait légèrement remonter l’année prochaine.

 Il n’en demeure pas moins que le rendement réel du Livret A reste positif, autour de 0,45 point.
 Une perte pour les épargnants

 Pour un livret avec le niveau d’encours moyen de 3 796 euros, la perte sur un an est de 19 euros.
Pour un Livret A au plafond de 22 950 euros, la perte est de 114 euros.

 Le Gouvernement avec cette baisse poursuit plusieurs objectifs : 
  •  Le premier objectif est d’inciter les Français à consommer plus. La baisse s’inscrit dans le prolongement du déblocage de l’épargne salariale. Le Gouvernement espère une très légère reprise d’ici la fin de l’année et gagner ainsi le pari du retournement de la courbe du chômage. En 2012, la consommation s'est contractée de 0,4 % % et le pouvoir d'achat a baissé de 0,9 %.
  •  Le deuxième est d’améliorer les liquidités des banques. Le Livret A et le LDD avec une collecte nette de 55 milliards d’euros en 2012 et de 21 milliards d’euros sur les cinq premiers mois de l’année captent les trois quarts de l’épargne financière française. La raréfaction des ressources bancaires classiques réduit d’autant les capacités de prêts aux PME. Les banques demandent depuis plusieurs mois un geste des pouvoirs publics soit à travers une baisse du taux du Livret A, soit à travers une moindre concentration des ressources du Livret A sur la Caisse des dépôts.
  •  Le troisième est d’améliorer l’allocation de l’épargne qui est aujourd’hui investie sur du court terme au détriment du long terme. La collecte de l’assurance-vie a été négative en 2012 et progresse, depuis le début de l’année 2013, moins vite que le Livret A et le LDD, 8,1 milliards d’euros contre 21 milliards d’euros. Le Gouvernement entend favoriser l’épargne de long terme afin de faciliter le financement des entreprises. Le taux du Livret A est un peu l’étalon des taux de rémunération de l’épargne.
  •  Le dernier objectif, réduire le coût du financement du logement social et des prêts de la BPI et améliorer le taux d’utilisation des ressources collectées. En effet, avec un taux à 1,75 % auquel il faut ajouter les coûts de collecte et de gestion, les taux des prêts proposés par la Caisse sont peu compétitifs par rapport à ceux du marché.






Évolution du taux du Livret A
Date
Taux
1er janvier 1960
3,25 %
1er janvier 1966
3,00 %
1er janvier 1968
3,50 %
1er juin 1969
4,00 %
1er janvier 1970
4,25 %
1er janvier 1974
6,00 %
1er janvier 1975
7,50 %
1er janvier 1976
6,50 %
16 octobre 1981
8,50 %
1er août 1983
7,50 %
16 août 1984
6,50 %
1er juillet 1985
6,00 %
16 mai 1986
4,50 %
1er mars 1996
3,50 %
16 juin 1998
3,00 %
1er août 1999
2,25 %
1er juillet 2000
3,00 %
1er août 2003
2,25 %
1er août 2005
2,00 %
1er février 2006
2,25 %
1er août 2006
2,75 %
1er août 2007
3,00 %
1er février 2008
3,50 %
1er août 2008
4,00 %
1er février 2009
2,50 %
1er mai 2009
1,75 %
1er août 2009
1,25 %
1er août 2010
1,75 %
1er février 2011
2,00 %
1er août 2011
2,25 %
1er février 2013
1,75 %

Le taux du Livret A devrait être ramené à 1,25 %


Le Ministre de l'économie devrait annoncer ce matin le passage du taux du Livret A de 1,75 à 1,25 %. Il devrait suivre les recommandations de la Banque de France. Il devrait retrouver son plus bas historique atteint le 1 er août 2009.

Le Gouvernement avec cette baisse poursuit plusieurs objectifs :

Le premier est d’inciter les Français à consommer plus. La baisse s’inscrit dans le prolongement du déblocage de l’épargne salariale. Le Gouvernement espère une très légère reprise d’ici la fin de l’année et gagner ainsi le pari du retournement de la courbe du chômage.En 2012, la consommation s'est contractée de 1,7 % et le pouvoir d'achat a baissé de 0,9 %.

Le deuxième est d’améliorer les liquidités des banques. Le Livret A et le LDD avec une collecte nette de 55 milliards d’euros en 2012 et de 21 milliards d’euros sur les cinq premiers mois de l’année captent les trois quarts de l’épargne financière française. La raréfaction des ressources bancaires classiques réduit d’autant les capacités de prêts aux PME.

Le troisième est d’améliorer l’allocation de l’épargne qui est aujourd’hui investie sur du court terme au détriment du long terme. La collecte de l’assurance-vie a été négative en 2012 et progresse moins vite que le Livret A et le LDD, 8,1 milliards d’euros contre 21 milliards d’euros. Le Gouvernement entend favoriser l’épargne de long terme afin de faciliter le financement des entreprises.

Dernier objectif, réduire le coût du financement du logement social et des prêts de la BPI et améliorer le taux d’utilisation des ressources collectées. En effet, avec un taux à 1,75 % auquel il faut ajouter les coûts de collecte et de gestion, les taux des prêts proposés par la Caisse sont peu compétitifs par rapport à ceux du marché.

France 5 : "C dans l'air" spécial épargne avec la participation de Philippe Crevel


Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle des Epargnants, a participé à l'émission "C dans l'air" de France 5, mercredi 17 juillet. Cette émission était consacrée à l'épargne et sur la politique de l'Etat en la matière.

Philippe Dessertine, Jean-Baptiste Giraud, Philippe Crevel, Pascale Micoleau-Marcel.

A quelques heures de la baisse du taux du Livret A, l'émission visait à faire le point sur le rôle de l'épargne pour les Français et pour l'Etat.

Les Français boudent toujours les OPCVM actions


Selon la Banque de France, la collecte des OPCVM non monétaires redevient, au mois de mai, positive après un trimestre de rachats nets. Les OPCVM non monétaires qui représentent un encours de 919 milliards d’euros en données non consolidées ont enregistré une collecte positive de 1 milliard d’euros. Ce retour à la collecte positive repose sur toutes les catégories de fonds excepté les fonds actions. La hausse de l’encours (+13,4 milliards) s'explique par un effet de valorisation (+ 10,2 milliards) observé notamment sur les fonds actions (+ 6,8 milliards). Les Français ne reviennent toujours pas vers les actions malgré la bonne année 2012 et les bons premiers mois de l'année 2013.

Les OPCVM monétaires dont l'encours et de 323 milliards d’euros, données consolidées enregistre en mai des rachats nets du mois de -2,7 milliards d'euros. Ce sont surtout le fait des sociétés non financières (-4,3 milliards) et des administrations publiques (-2,3 milliards). A l’inverse, les autres investisseurs résidents - OPCVM non monétaires (1,7 milliard), assurances (1,1 milliard) et établissements de crédit (0,7 milliard) - et les non résidents (1,9 milliard) renforcent leur position sur ce type de titres.

mercredi 17 juillet 2013

Le fantasme des contrats non réclamés


Les contrats non réclamés constituent un véritable marronnier et alimentent de nombreux fantasmes. les compagnies d'assurance conserveraient des milliards d'euros dans de sombres coffres. Nous rêvons tous un peu d'hériter d'un oncle d'Amérique ou qu'un membre de notre famille nous est mis en bénéficiaire d'un contrat d'assurance-vie sans nous le dire...

De quoi s'agi-t-il? Il s'agit de contrat ne faisant plus d'objet d'opérations depuis de nombreuses années du fait du décès de leur titulaire ou du fait que leur titulaire en ont perdu l'usage... La Cour es Comptes estime que le montant de l'épargne ainsi non réclamée s'élèverait à 2,76 milliards d'euros soit 0,2 % de l'encours qui atteint plus de 1400 milliards d'euros. Ce taux était de 0,23 % en 2008. Depuis une loi de 2007, les compagnies d'assurances sont tenues de rechercher les bénéficiaires des contrats et d'identifier les décès des titulaires.

La Cour des Comptes souligne que la loi de 2007 n'est pas encore totalement respectée et elle propose de transférer les sommes non réclamées à la Caisse es Dépôts. Pour éviter bien des errements sur ce dossier, la possibilité de recourir à des identifiants INSEE pour les titulaires et les bénéficiaires serait fort utile.

Il n'y a pas que les compagnies d'assurance qui sont par définition concernées par ce problème. Les banques avec leurs comptes courants et leurs comptes titres sont dans la même situation. 1,2 milliards d'euros seraient ainsi en situation de non réclamés.918 millions d'euros correspondraient à des sommes de personnes disparues et 298 millions d'euros à des sommes sur des comptes dormant depuis plus de 10 ans.

La consommation en temps de crise


L'INSEE a rendu public une étude sur le comportement des consommateurs français en période de crise. Entre 2005 et 2011, le comportement est resté relativement stable sur fond de très faible progression de la consommation (+0,1 % par an en euros constants). En 2012, la consommation a diminué de 1,7 %.

Selon cette étude, les 20 % des ménages les plus aisés consomment 2,5 fois plus que les 20 % des ménages les plus modestes. Les 20 % les plus aisés consomment 53 % de plus que la moyenne. Les 20 % les moins aisés consomment 38 % de moins que la moyenne nationale.

Par rapport à 2005, le point de changement le plus important est le rapprochement des comportements entre retraités et actifs. En 2005, les ménages ayant une personne de plus de 65 ans consommaient un tiers de moins que la moyenne, en 2011, ce taux n'est plus que de 20 %.

Pour les locataires, les loyers représentent un quart des dépenses en ce qui concerne les 20 % les moins aisés et 22 % pour ceux qui sont les plus aisés.

Avec la crise, les dépenses de loisirs, d'hôtels et de restauration ont diminué. Pour le premier poste, il faut souligner que la baisse des prix joue un rôle important dans ce recul.

Les dépenses d'alimentation qui avaient tendance à baisser se stabilisent sur ces six dernières années. Le renchérissement de certains biens alimentaires et la recherche d'une plus grande qualité expliquent cette inversion de tendance. Les dépenses alimentaires représentent 16 % des dépenses de consommation des ménages. Le poids des transports restent également constant à 16 %.

Lire l'étude de l'INSEE

Loisirs et épargne !!!!


A la question que feriez-vous si vos ressources augmentaient de 10 %, 21 % des Français répondent qu'ils augmenteraient leurs dépenses de  loisirs et 18 % leur effort d'épargne. Suivent pour 13 % d'entre eux l'équipement du logement et pour 10 % l'aide aux proches.

lire l'étude de l'INSEE

mardi 16 juillet 2013

Dons manuels, présents d'usage, quelles différences


Le don manuel correspond à un transfert d'une personne vers une autre d'une somme d'argent, d'un bien... Le don manuel n'échappe pas aux droits de mutations au-delà de la franchise prévue pour les don. En revanche, le présent d'usage n'est pas soumis à ces droits. Le présent d'usage est motivé par certains événements, mariages, naissances, anniversaires, fêtes... Pour bénéficier de l'exonération, l'administration fiscale émet deux conditions. Il faut que ce présent s'inscrive dans un véritable usage social et que la valeur du présent doit être modique par rapport à la fortune de celui qui le fait. La justice a considéré qu'un présent de 15 000 euros n'était pas exagéré pour un donateur qui avait une fortune estimée à 1,2 millions d'euros.

Le présent d'usage n'est de ce fait ni soumis aux droits de mutation, ni soumis à la règle du rappel fiscal des donations antérieures. Il n'est pas rapportable à la succession de celui qui l'a consenti et n'est pas soumis à réduction.

Séparés mais ensemble !!!!


Avec la crise, de plus en plus de couples séparés ou divorcés continue de vivre ensemble. Une étude de l'INED revient sur ce phénomène avec un regard croisé sur la situation aux Etats-Unis et en France.Le difficile accès au logement explique ce phénomène ainsi que le problème du chômage.

Lire l'étude de l'INED

lundi 15 juillet 2013

pas de changement pour le crédit en France


Selon l'enquête mensuelle sur la demande de crédits réalisée par la Banque de France auprès des réseaux bancaires, le solde d’opinion des banques sur la demande de crédits des entreprises reste, sans surprise, négatif en juin. En ce qui concerne, les crédits à l’habitat et à la consommation, l’opinion positive des banques sur la demande de crédits à l’habitat augmente . Près d’une banque sur cinq signale néanmoins avoir resserré ses critères d’octroi. L’opinion sur la demande de crédits à la consommation redevient légèrement négative et quelques établissements indiquent avoir assoupli les critères d’octroi correspondants.

samedi 13 juillet 2013

La semaine économique et financière vue par l'oeil du Cercle

Le coin des épargnants

Comme tous les six mois, la vie de l’épargne est rythmée par la fixation du taux du Livret A.
Entre relancer la consommation, faire plaisir aux banquiers et ne pas désespérer les petits épargnants, les pouvoirs publics doivent faire le moins mauvais des choix. François Hollande ne pouvait pas retenir un taux de 1 % qui le placerait à un niveau historiquement bas. Il ne peut pas, en revanche, ne pas tenir compte de la baisse de l’inflation. Par ailleurs, le Gouvernement après avoir favorisé le déblocage de l’épargne salariale est à la recherche de tous les petits ruisseaux pour alimenter un filet de croissance.

Après avoir rassuré les assureurs avec le rapport Karine Berger et Dominique Lefebvre sur l’épargne longue, le Gouvernement se doit de faire un geste vis-à-vis des banquiers qui enragent de constater leurs liquidités filées vers l’épargne réglementée. A défaut d’obtenir un moindre taux de centralisation des ressources du Livret A sur la CDC, ils devront se contenter d’une baisse du taux du Livret A.

Autre fait de la semaine est la baisse confirmée de l’immobilier. Après des mois d’hésitation, d’allongement des délais de ventre et de diminution du nombre des transactions, les prix de l’immobilier s’orientent à la baisse. Elle demeure modérée au regard de celles enregistrées chez plusieurs de nos partenaires.

Plusieurs facteurs expliquent pourquoi la France fait de la résistance. Notre pays connaît une progression de sa population, environ 200 000 habitants par an, exerçant automatiquement une demande supplémentaire en logements et une concentration croissante de sa population sur des grandes agglomérations conduisant à des pénuries locales.
Par ailleurs, le marché de l’immobilier est naturellement peu flexible dans un pays dont les habitants privilégient le placement foncier et où l’acquisition de la résidence principale est une religion. L’existence de nombreuses niches fiscales a également favorisé le développement de rentes de situation et a, contrairement à l’objectif poursuivi, conduit à des hausses de tarif. La segmentation du marché, locatif aidé, niches fiscales et secteur privé explique aussi la lenteur des ajustements des prix.

Le CAC 40 a terminé malgré un vendredi dans le rouge, cette semaine, en positif avec une croissance de 1,57 % à 3 855 points.

 La France, quartiers d’été avant un automne qui pourrait chaud

 Avec le 14 juillet, la France commence à prendre ses quartiers d’été. Néanmoins, la récession de la fin 2012 et du premier trimestre a laissé des traces. La rentrée risque d’être compliquée avec des entreprises qui ont serré au maximum leurs charges pour résister à la conjoncture. Les marges de manœuvre apparaissent faibles tant pour l’Etat que pour les entreprises. La dégradation de la France par l’agence Ficht rappelle que la situation reste compliquée. Certes, l’agence Ficht n’avait guère d’autre solution que de s’aligner sur les autres agences de notation.

 Le Gouvernement semble attendre la reprise de l’Europe du Sud, la confirmation de la santé retrouvée des Etats-Unis et l’élection allemande. Le pouvoir français espérera une grande coalition CDU-SPD à défaut de pouvoir compter sur une défaite d’Angela Merkel.

 Après l’automne, en fonction des résultats de l’élection allemande et de la situation économique et financière de la France ainsi qu’en Italie, des tensions pourraient se faire jour. En effet, une dérive des comptes publics français pourrait être constatée autour de 4 % du PIB. Les investisseurs pourraient, surtout si la reprise demeure aux abonnés absents, demandée des signes tangibles de réforme et d’assainissement à la France. Or, une remontée des taux rapides génèrerait un surcoût pour les finances publiques et pourrait mettre sous tensions le système financier.

 La réforme des retraites version 2013 sera suivie avec attention. Si les partenaires sociaux arrivent à bloquer tout ou partie de cette réforme, il y a un véritable risque à la fois financier et politique. L’impuissance du pouvoir pourrait être alors sanctionnée.

 L’été sera donc studieux pour le pouvoir avec en fil rouge la finalisation du projet de loi de finances et du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2014.
 Les deux ans de plus accordés par la Commission européenne pour ramener le déficit budgétaire à 3% du PIB en 2015 au lieu de 2013 n’empêcheront pas le Gouvernement de souffrir. Après un dérapage à 4,8 % du déficit en 2012, celui de 2013 devrait se situer bien au-delà de la fourchette des 3,7 % prévu dans le Programme de stabilité 2013-2017 publié en avril.

 Avec la récession, moins de recettes et plus de dépenses, le gouvernement avait fondé son PLF 2013 sur une prévision de croissance de +0,8% ramené pied à pied à +0,1% en moyenne annuelle. Chaque dixième de point de croissance en moins ajoute un dixième de point au déficit budgétaire.
 Une réduction du déficit structurel de 1 point de PIB en 2014 et de 0,6 point en 2015 est actuellement prévue dans le Programme de stabilité. Sur la base des prévisions officielles de croissance (+1,2% en 2014 et +2% en 2015), et partant d’un déficit de 4,2% en 2013, le plan prévoit de ramener le déficit budgétaire à 3,4% en 2014 et
2,5% en 2015, permettant une sortie de la France de la procédure pour déficit excessif.

 De nombreux experts considèrent que le Gouvernement ne tiendra pas le calendrier sauf à changer de braquet sur les réductions d’économie.

 Logiquement, le Gouvernement a prévu de porter l’effort de réduction des déficits sur la baisse des dépenses. Il faut qu’il fasse 14 milliards d’euros d’économies budgétaires et plus de 6 milliards en 2014, soit en tout 20 milliards ; en 2015, le même effort devra être reconduit.

 Côté recettes, il faut savoir que la somme d’EUR 6 milliards recouvre une augmentation brute bien plus importante, de l’ordre du double. En effet, il faut compter en 2014 avec EUR 6 milliards de manque à gagner dû à l’expiration de certaines mesures et au moindre rendement d’autres.
 Dans le collimateur du Gouvernement, une révision de la fiscalité sur les gros contrats d’assurance-vie, la mise en place accélérée d’une fiscalité écologique, un nouvel ajustement des taux de TVA.

 Côté dépenses, le pouvoir tentera de réduire les dépenses liées aux prestations familiales, aux retraites et à l’assurance-chômage. Les dotations de l’Etat à ses opérateurs et aux collectivités locales vont diminuer d’environ 1,5 milliard d’euros.

 Le FMI continue à ajuster la croissance mondiale à la baisse

 Le Fonds monétaire international (FMI) a publié ses perspectives économiques mondiales révisées du mois de juillet. Pour la deuxième fois cette année, il les révise en baisse. Comparé aux prévisions d’avril, le taux de croissance mondiale perd 0,2 point de pourcentage, à la fois en 2013 (3,1%) et en 2014 (3,8%). Pour l’Union économique et monétaire (UEM), le repli du PIB serait de 0,6% en 2013. Un taux un peu supérieur au consensus. Seule l’Allemagne, dans les grands pays de la zone euro, échapperait à la récession cette année. La récession serait de -0,2% en France et -1,8% en Italie. Pour 2014, la croissance de la zone serait modeste de +0,8% à +0,9%.

 Les bons résultats de la production industrielle en avril et mai devraient permettre de maintenir le caractère haussier de la conjoncture pour le second semestre même si un tassement est attendu.

 A suivre la semaine prochaine

 Lundi, il faudra suivre avec attention le résultat du PIB chinois du 2ème trimestre avec une possibilité de décrue du taux de croissance en-deçà de 7,5 %.
 Aux Etats-Unis, il conviendra de regarder de près les résultats de l’enquête manufacturière de la réserver fédéra de New York pour le mois de juillet. Elle devrait sortir en hausse. Il faudra également suivre les ventes au détail et les stocks d’entreprise.

 Mardi sera attendu les immatriculations automobiles de l’Union européenne. Et le taux d’inflation au sein de la zone euro. Il faudra également étudier l’indice Zew du climat économique au sein de la zone euro où une amélioration est attendue.
 Au Royaume-Uni comme aux Etats-Unis seront publiés mercredi les taux d’inflation du mois de juin. Aux Etats-Unis, toujours, sera diffusé le résultat de la production industrielle de juin.

 Mercredi, il faudra regarder le compte rendu de la politique monétaire de la  réunion les 10 et 11 juin.

 Au Royaume-Uni, il faudra de même étudier le compte rendu de politique monétaire de la Banque d’Angleterre.

 Pour la zone euro, sera rendue publique la production dans le secteur de la construction de mai.
 En Italie, les comptes courants de mai seront rendues publics.

 Aux Etats-Unis, il sera intéressant de regarder les permis de construire et mises en chantier de juin.
 Pour connaître un peu plus les intentions de la FED, il faudra écouter l’audition semestrielle de Ben Benarke, Président de la Réserve fédérale, par la commission des services financiers de la Chambre des représentants

 Jeudi, dans le cadre du G 20 présidé par la Russie, il conviendra de suivre la réunion des ministres des Finances et banquiers centraux à Moscou (également vendredi).
 Pour la zone euro, il conviendra d’étudier la deuxième publication de la balance des paiements du premier trimestre  et la balance des paiements de mai.
 Une série d’indicateurs devront être suivis aux Etats-Unis dont les inscriptions hebdomadaires au chômage pour la semaine achevée le 12 juillet, l’enquête de la réserve fédérale de Philadelphie pour le mois de juillet, la publication des indices composites du Conference Board du mois de juin (16 heures). Dans le prolongement de la veille, il faudra également avoir un œil sur l’audition semestrielle de Ben Benmarke pour la commission bancaire du Sénat.

 Vendredi sera plus calme avec la simplement la communication en Allemagne de l’orientation des 
prix de production en juin, celle de la situation budgétaire de juin au Royaume-Uni et  la balance commerciale de mai en Espagne.

vendredi 12 juillet 2013

Faut-il jeter son Livret A ?


Philippe Crevel a répondu aux questions de Mathieu Bruckmüller pour 20 Minutes.fr au sujet de la baisse annoncée du taux du Livret A.

Lire l'article sur 20 Minutes.fr

Livret A : les questions à se poser


Après la préconisation du Gouverneur de la Banque de France sur le taux du Livret A, Philippe Crevel a répondu aux questions de la rédaction de l'Expansion/Express.

Lire le papier sur le site de l'Expansion et de l'Express

Riches et alors !!!!!!


Philippe Crevel a répondu à une interview sur Atlantico.fr sur le classement des 500 plus riches Français du journal Challenge.

Atlantico : La fortune des 500 Français les plus riches a augmenté de 25% en moyenne en un an selon l'hebdomadaire Challenges. Alors que la France peine à sortir de la crise avec une croissance de 0,2% selon la Banque de France, que révèle ce classement et ces chiffres sur l'état de l'économie française ? Philippe Crevel: Les chiffres sur les 500 premières fortunes françaises peuvent donner le tournis. Mais, il faut nuancer. En effet, la très grande majorité des 500 premières fortunes sont riches de leur patrimoine professionnel. Que ce soit Bernard Arnault avec LVMH, Gérard Mulliez avec le Groupe Auchan, Bertrand Puech avec Hermès ou François Pinault avec Kering, ce sont avant tout des chefs d’entreprise. Si demain leur entreprise est confrontée à un problème, leur patrimoine peut fondre très rapidement. Ainsi, la fortune des Peugeot avec la crise de l’automobile a fondu en deux ans de 70 %. Il en est de même pour Jacques Servier depuis l’affaire du Médiator. Il ne faut pas confondre fortune professionnelle et richesse personnelle. Néanmoins, la valorisation de 25 % des patrimoines des Français dits les plus riches constitue une bonne nouvelle. Cela prouve que nos grandes entreprises arrivent à capter le vent de l’économie mondiale. C’est évidemment le cas de LVMH, d’Hermès, de Chanel mais aussi de Boloré qui est implanté en Afrique. 70 % du chiffre d’affaires des grandes entreprises françaises est réalisé au-delà des frontières nationales. Cette situation permet de réduire l’impact de la récession française sur les résultats de ces entreprises.

Lire la suite de l'interview

La Banque de France préconise 1,25 % pour le taux du Livret A

Le Gouverneur de la Banque de France conseille 1,25 % pour le taux du Livret A. Ce taux était celui en vigueur le 1er août 2009 au moment de la récession. Le Gouvernement a la possibilité de suivre ou de ne pas suivre la recommandation de la Banque de France. 

Plusieurs arguments jouent en faveur de cette baisse : 
  • la relance de la consommation
  • la demande des banques de disposer de plus de liquidités en contrepartie de quoi elles pourraient s'engager à financer plus abondamment les PME
  • la nécessité de favoriser l'épargne longue afin de financer l'économie
  • la réduction du coût du financement du logement social
Quelques arguments contre : 
  • le pouvoir d'achat des Français est entamé par les impôts
  • le Président de la République risque d'annoncer quelques mesures impopulaires pour le financement des retraites
  • le Livret A est le symbole de l'épargne populaire de précaution.
La fixation du taux du Livret A est éminemment politique compte tenu de son impact. De ce fait, avant un 14 juillet et à quelques mois des élections municipales, le Gouvernement doit arbitrer entre plusieurs considérations. 


Création d'entreprises en berne

Selon l'INSEE, la création d'entreprise continue de baisser. Ainsi, le nombre cumulé de créations au cours des trois derniers mois baisse par rapport aux mêmes mois un an auparavant avec un recul de 2 % Comme les mois précédents, les secteurs qui contribuent le plus à cette baisse sont la construction, les services aux ménages et le soutien aux entreprises.

Le recul sur un an est de 2,6 %. Comme précédemment, plus d’une création sur deux est une demande de création d’auto-entreprise. Sur les six premiers mois de l’année 2013, on enregistre, en données brutes, 144 168 demandes de création d’auto-entreprises. 

Créations d’entreprises
Créations d’entreprises* Données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables
Source : Insee, Sirene

TF1 : reportage sur la baisse du taux du Livret A


Philippe Crevel a été interrogé au sujet de la future baisse du taux du Livret A par TF1 20 heures.Le Gouvernement devrait aujourd'hui ou dans les prochains jours annoncé la diminution du taux de 0,25 à 0,5 point

jeudi 11 juillet 2013

Quel pouvoir d'achat en 2013 ?


La sortie de la récession dépend en grande partie des capacités de consommation des Français et donc de leur pouvoir d'achat. Après une très mauvaise année 2012, -0,9 %, le pouvoir d’achat des ménages s’est fortement redressé au premier trimestre 2013 avec une hausse de 1% t/t (après -0,9% t/t). La baisse des impôts sur le revenu et le patrimoine, après une forte progression au quatrième trimestre 2012 constitue autant d'éléments d'explication.

L'INSEE table sur une augmentation de 0,2 % du pouvoir d'achat en 2013 avec à court terme, un soutien lié à la faiblesse de l’inflation. Néanmoins, les augmentations d'impôt joueront a contrario contre. Un scénario avec une stagnation parfaite est possible.

Le Gouvernement table sur un recul de l'épargne avec en particulier le déblocage de l'épargne salariale et la baise du taux du Livret A

Immobilier, une baisse générale en Europe ou presque


Selon Eurostat, le prix des logements, a diminué de 2,2% dans la zone euro et de 1,4% dans l'Union européenne au premier trimestre 2013 comparé au même trimestre de l'année précédente. Cette baisse témoigne de la fin des bulles immobilières avec une raréfaction du crédit et une stagnation du pouvoir d'achat des ménages. Par rapport au quatrième trimestre 2012, le prix des logements a reculé au premier trimestre 2013 de 1,0% dans la zone euro et de 0,6% dans l'UE.

Parmi les États membres pour lesquels les données sont disponibles, les plus fortes augmentations annuelles du prix des logements ont été enregistrées au premier trimestre 2013 en Estonie (+7,7%), en Lettonie (+7,2%), au Luxembourg (+4,3%) et en Suède (+4,1%), et les baisses les plus marquées en Espagne (-12,8%), en Hongrie (-9,3%), au Portugal (-7,3%) et aux Pays-Bas (-7,2%).Les plus fortes hausses trimestrielles ont été observées au premier trimestre 2013 en Roumanie (+4,3%), en Estonie (+3,1%) ainsi qu’en Lettonie et en Slovaquie (+2,3% chacun), et les baisses les plus importantes en Espagne (-5,1%), à Chypre (-4,8%), en Hongrie (-3,3%) et au Portugal (-3,2%).La France s'inscrit en baisse à -1,4 % sur un an.

Immobilier, la baisse se confirme


Avec un ralentissement des transactions et l'allongement des délais de vente, les prix ont commencé à baisser. Ainsi, au premier trimestre 2013, les prix des logements baissent de 0,8 % par rapport au trimestre précédent ; ceux des logements neufs diminuent de 0,9 % et ceux des logements anciens de 0,7 %. Sur un an, les prix des logements diminuent de 1,4 % ; la baisse est plus prononcée dans le neuf que dans l’ancien : —1,9 % pour le neuf contre —1,4 % pour l’ancien. Ce processus devrait se poursuivre sur l'ensemble de l'année 2013. Les prix de l'immobilier ont doublé en dix ans en France. Le potentiel de baisse est d'environ 20 % au regard des prix pratiqués en Europe et des évolutions constatées chez nos partenaires. Néanmoins, la croissance de la population et la concentration dans certaines zones urbaines jouent contre la baisse. Il n'en demeure pas moins que l'infléchissement des prix est réel et cela malgré des taux historiquement bas pour le crédit.

La baisse du taux du Livret A



Le Gouverneur de la Banque de France continue son travail de teasing en répétant presque chaque semaine que le taux du Livret A devrait baisser au 1er août prochain.

Avec la publication du taux d’inflation du mois de juillet, le taux de 1,75 % a certainement vécu. Le taux d’inflation a été de 0,8 % hors tabac et de 0,9 % corrigé des variations saisonnières. De ce fait, le taux du Livret A pourrait être abaissé à 1 % mais plus certainement à 1,25 ou à 1,50 %. En jouant le rôle du méchant, le Gouverneur de la Banque de France offre quelques marges de manœuvre au Gouvernement.

Le taux du Livret A avait atteint son point historique el plus bas à 1,25 point le 1er août 2009 durant la récession. Le Gouvernement sera sans nul doute tenter de ne pas rééditer ce taux ce qui devrait le conduire à choisir 1,5 point. La baisse du taux du Livret A est toujours une mesure impopulaire surtout à proximité des élections municipales. Les arguments économiques ont de peu de poids par rapport au ressenti. Le fait que le rendement réel n’évolue qu’à la marge du fait de la diminution de l’inflation ne saurait corriger l’impression que le rendement facial diminue.

Pour justifier son choix, le Gouvernement pourra mettre en avant que les prochaines augmentations de la TVA devraient légèrement augmenter le taux d’inflation.

Les objectifs de la baisse

Plusieurs objectifs sont poursuivis.

Le premier est d’inciter les Français à consommer plus. La baisse s’inscrit dans le prolongement du déblocage de l’épargne salariale. Le Gouvernement espère une très légère reprise d’ici la fin e l’année et gagner ainsi le pari du retournement de la courbe du chômage.

Le deuxième est d’améliorer les liquidités des banques. Le Livret A et le LDD avec une collecte nette de 55 milliards d’euros en 2012 et de 21 milliards d’euros sur les cinq premiers mois de l’année captent les trois quarts de l’épargne financière française. La raréfaction des ressources bancaires classiques réduit d’autant les capacités de prêts aux PME.

Le troisième est d’améliorer l’allocation de l’épargne qui est aujourd’hui investie sur du court terme au détriment du long terme. La collecte de l’assurance-vie a été négative en 2012 et progresse moins vite que le Livret A et le LDD, 8,1 milliards d’euros contre 21 milliards d’euros. Le Gouvernement entend favoriser l’épargne de long terme afin de faciliter le financement des entreprises.

Dernier objectif, réduire le coût du financement du logement social et des prêts de la BPI et améliorer le taux d’utilisation des ressources collectées. En effet, avec un taux à 1,75 % auquel il faut ajouter les coûts de collecte et de gestion, les taux des prêts proposés par la Caisse sont peu compétitifs par rapport à ceux du marché.

Le rapport sur l'épargne réglementée 2012 est publié


La Banque de France a rendu public le 10 juillet le rapport de l'épargne réglementée de 2012. Ce rapport souligne que les Français ont en 2012 boudé l'épargne financière et surtout les placements longs. Les flux annuels vers l'épargne financière a atteint son plus bas niveau depuis 2000 avec 70 milliards d'euros en 2012 contre 93 milliards d'euros en 2011. L’encours des placements financiers s’établit à 3 809,5 milliards fin 2012.

La collecte nette du Livret A et du LDD a été de plus de 55 milliards d'euros. Sur les cinq premiers mois de l'année 2013, elle est de 21 milliards d'euros. Le Gouverneur de la Banque de France s'inquiète des conséquences des transferts vers l'épargne réglementée qui réduisent les liquidités des banques et qui limitent d'autant leurs capacités de prêts.

Lire le rapport

L'inflation reste basse et le Livret A baissera

Selon l'INSEE, le taux d'inflation a progressé de 0,2 % en juin et s'établit en base annuelle à 0,9 %. Il y a une légère remontée du taux qui_ était en base annuelle de +0,8 % en mai et de  +0,7 % en avril. Hors tabac, la croissance de l’indice des prix est de 0,2 % en juin et de 0,8 % sur un an.


Corrigé des variations saisonnières, il est également en hausse de 0,2 % en juin et en base annuelle de +0,9 % sur un an après +0,8 % en mai).


En juin 2013, les prix des services ont progressé de  0,2 %, sous l’effet de hausses saisonnières en lien avec les congés d’été. Sur un an, les prix des services croissent de 1,0 % en juin, contre +1,1 % en mai. Les prix des services d’hébergement augmentent de 5,5 % en juin 2013 (+4,5 % en juin 2012) et de 1,4 % sur un an. De même, les loyers des résidences de vacances, stables sur un an, sont en hausse de 2,5 % en juin 2013 (+3,2 % en juin 2012). Il en va de même pour les prix des transports aériens de voyageurs, dont la hausse est toutefois plus limitée en juin cette année (+1,1 % sur un mois) que l’année dernière (+5,5 %). À l’opposé, de manière saisonnière, les prix des voyages touristiques tout compris baissent fortement en juin (—11,2 % en juin 2013 contre —12,5 % en juin 2012). Par ailleurs, après un rebond en mai, les prix des télécommunications augmentent de nouveau légèrement en juin (+0,3 % après +1,3 % en mai), en raison de la hausse des prix d’abonnement de téléphonie fixe. Sur un an, les prix des services de télécommunications demeurent cependant en forte baisse (—13,3 % en juin 2013). Enfin, les prix des services de santé ont légèrement augmenté en juin (+0,1 %), leur hausse sur un an ayant ralenti de 1,2 % en mai à 1,1 % en juin 2013.


Glissements annuels de l'indice des prix à la consommation (IPC) et de l'inflation sous-jacente (ISJ)

Glissements annuels de l'indice des prix à la consommation (IPC) et de l'inflation sous-jacente (ISJ)

Cette inflation de 0,9 % incitera sans nul doute le Gouvernement à abaisser le taux du Livret A à 1,25 % ou plus certainement à 1,5 % contre 1,75 % aujourd'hui. 

mercredi 10 juillet 2013

CAC 40, l'économie et vous


La corbeille ne tient plus en haleine la vie économique de la France mais la baisse du CAC 40 n'est pas sans conséquence. Philippe Crevel revient sur les dernières semaines de baisse dans le cadre d'un article publié par Atlantico.fr. Lire l'article 

Atlantico.fr : baisse du taux du Livret A quelles conséquences ?


Philippe Crevel a été interrogé par le site d'information, Atlantico.fr sur les conséquences économiques de l'éventuelle baisse du taux du Livret A qui pourrait intervenir au 1er août.

Lire le papier 

L'industrie n'a pas aimé le mois de mai

selon l'INSEE, le moi de mai n'a pas été bon pour l'industrie manufacturière française avec un recul de 1,1 % par rapport à avril qui s'était soldé par une forte progression de 2,6 %. Les jours fériés ont certainement joué en défaveur de l'industrie. 

La production de l’ensemble de l’industrie est également en baisse avec un recul de 0,4 %, après +2,2 % le mois dernier. Au cours des trois derniers mois, la production manufacturière augmente néanmoins de 0,6, celle de l'industrie de 1 %. Sur ces trois mois, la production augmente fortement dans les matériels de transport (+5,0 %) ainsi que dans le raffinage (+8,1 %). Elle augmente de façon plus modérée dans les équipements électriques, électroniques, informatiques, machines (+0,8 %) et est stable dans les autres produits industriels. À l’inverse, la production diminue dans les industries agricoles et alimentaires (-1,1 %).

Sur un an, la baisse est de  1,9 % au niveau atteint l’année précédente. La production manufacturière des trois derniers mois est, en effet, en repli par rapport aux trois mêmes mois de l’année précédente (-1,9 %).

Indices mensuels de la production industrielle
Indices mensuels de la production industrielle
Légende : CZ : industrie manufacturière - (C1) : IAA - (C3) : équipements électriques, électroniques, informatiques ; machines - (C4) : matériels de transport - (C5) : autres industries



Sources : Insee, SSP, SOeS

Les retraités heureux !!!!


En pleine récession, il y a au moins une catégorie de Français qui sont heureux, les seniors. 89 % des Français de plus de 70 ans  se déclarent heureux selon un sondage réalisé par Viavoice pour le Monde. 37 % indiquent qu'elles sont très heureuses.   62 % affirment ne pas avoir peur de vieilli.  et 76 % estiment que l'allongement de l'espérance de vie est une "bonne chose". Et autant de personnes âgées ont le sentiment de s'être "bien préparées". 60 % pensent que l'on s'occupe bien des personnes âgées.

44 % déclarent apprécier  avoir du temps à consacrer du temps à leur famille et à leurs proches, et 38 % avoir  du temps pour leurs activités de loisirs, culturelles ou associatives. 

La dépendance  est évidemment la plus grande crainte des plus de 70 ans. . Un sur deux se dit préoccupé par "la crainte de ne plus être suffisamment autonome". La seconde préoccupation étant la maladie pour 47 % d'entre eux. Là aussi, le sentiment est partagé par la génération de leurs enfants dans les mêmes proportions.

lire l'article du Monde 

mardi 9 juillet 2013

Défaillances entreprises, toujours en haut de la crête

Selon la Banque de France, à la fin du mois d'avril, le nombre de défaillances enregistrées sur les 12 derniers mois progresse de près de 3 % et a atteint  61 489.  Selon les données encore provisoires, à fin mai la progression serait de + 4,2 %. Les secteurs les plus concernés sont les activités immobilières, l’hébergement restauration et le soutien aux entreprises (respectivement + 17,2 %, + 7,2 % et + 4,8 %).
En revanche, une amélioration est enregistrée pour le  secteur de l’information et communication connaît au contraire une baisse (– 2,3 %).  La progression des défaillances concerne aussi les entités de plus grande taille. Sur l’ensemble des PME, le nombre de défaillances est en hausse sur douze mois de 2,1 %, avec un accroissement de 2,4 % pour les micro-entreprises alors qu’une baisse est observée pour les autres tailles  de PME (– 0,9 %). Pour l’ensemble ETI et grandes entreprises, 10 entités de plus ont connu une défaillance sur les douze derniers mois, comparés aux douze mois précédents.  
Défaillances d'entreprises

Crédits aux entreprises, le calme plat

Selon la Banque de France, l'accroissement de l'encours du crédit des entreprises reste très modéré du fait de la récession. Ainsi, l’encours de crédits mobilisés s'élève au mois de mai  808,7 milliards d’euros, en progression de 1,3 % en glissement annuel (+ 1,2 % en avril 2013). Les PME (y compris les entrepreneurs individuels) représentent plus de 44 % de cet encours : leurs crédits mobilisés augmentent de 0,4 % sur un an. En revanche, les encours de crédits mobilisables, qui correspondent à la part non consommée mais disponible de lignes de crédits confirmés, se replient de 1,1 %.  Au total, entre mai 2012 et mai 2013, les enveloppes mobilisées et mobilisables augmentent faiblement (+ 0,7 %).
 
 
Crédit aux entreprises (encours)

Les femmes majoritaires chez les immigrés


Selon l'INED, Les femmes sont majoritaires parmi les immigrés en France. Les femmes immigrent de plus en plus pour trouver du travail et non au titre du simple regroupement familial.  Ainsi,  en 1911, elles représentaient 47 % des immigrés ; en  1931,  40 % de la population immigrée. Au début du 21ème siècle, les femmes deviennent majoritaire  (51 % en 2008).

lire la note de l 'INED

samedi 6 juillet 2013

Les entreprises jouent la prudence en matière de crédit


Selon les chiffres communiqués par la Banque de France, le 5 juillet, le taux de croissance annuel du total des crédits à l’ensemble des sociétés non financières est de 1,0 % contre 0,9 % en avril. Ce taux de croissance demeure faible. Les crédits à l’investissement ralentissent légèrement avec un taux de 2,1 % contre 2,3 %. Le repli des crédits de trésorerie se poursuit avec une contraction de - 3,4 %, après - 4,2 %.

Le coût des crédits nouveaux est inchangé pour les contrats de montant unitaire jusqu’à 1 million d’euros et reste à un niveau faible, 2,87 %, comme en avril. Il en est de même pour ceux de montant supérieur (1,88 %, après 1,89 % en avril).

Les flux de crédits nouveaux augmentent pour les montants jusqu’à 1 million d’euros (6,7 Milliards, après 6,1 Milliards en avril) comme pour les montants supérieurs (11,2 Milliards, après 10,8 Milliards).

Les entreprises françaises privilégient toujours le désendettement et restent prudentes en matière d'investissement. Malgré des taux historiquement bas, il n'y a pas de reprise du crédit. Les éventuels blocages demeurent faibles.

vendredi 5 juillet 2013

La semaine économique et financière vue par l’œil du Cercle

Le coin des épargnants

Le CAC 40 a gagné 0,4 % sur la semaine tout en faisant du yoyo. Il a terminé à 3 753 points. Rassurées par la position de la BCE et les bonnes statistiques américaines, les bourses ont repris quelques couleurs en cette semaine. Les investisseurs ont retrouvé les charmes du secteur de l’automobile qui est une activité hautement cyclique et également le secteur bancaire du fait des bonnes orientations de la politique monétaire.
Les rumeurs sur un éventuel durcissement de l’assurance-vie se sont fait jour dans le cadre de la préparation du futur projet de loi de finances. Une augmentation de l’imposition des contrats de plus de 500 000 euros est toujours d’actualité. De même, il faut s’attendre à une majoration de 6 milliards d’euros des prélèvements obligatoires en 2014.

La BCE joue les pompiers

Jeudi 4 avril, la BCE a voulu jouer à la nounou en confirmant à la différence de la FED qu’il n’y aurait pas de changement de politique monétaire à court et moyen terme. Elle a confirmé le maintien des taux bas et ne s’interdit d’accroître sa politique accommodante en cas de persistance des forces récessives. Ce discours visait à enrayer les anticipations négatives après l’intervention de la FED du 19 juin dernier qui organisait la sortie progressive du quantitative easing d’ici la mi-2014.

Etats-Unis, l’emploi reste bien orienté

Le secteur privé américain a augmenté ses effectifs de plus de 200 000 postes pour le deuxième mois consécutif. Ces créations d’emploi ne se matérialisent pas au niveau du taux de chômage car l’amélioration de la conjoncture conduit de nombreux chômeurs non-inscrits à effectuer des démarches pour obtenir un emploi.
Sur les trois derniers mois, l’économie américaine a créé 589 000 emplois après 622 000 créations au premier trimestre. Ces résultats ont été obtenus malgré la diminution des dépenses publiques et l’augmentation des impôts qui ont pesé sur l’activité. Le taux de chômage demeure inchangé à 7,6 %.

L’Allemagne souffre mais ne plie pas

Avec la récession en zone euro et la diminution des importations de la part des pays en crise, l’Allemagne enregistre des résultats décevants concernant la production manufacturière. Les commandes manufacturières ont reculé de 1,3% en mai après avoir enregistré une contraction de 2,2% le mois précédent. Les inondations ont pénalisé les commandes et pourraient déboucher sur une hausse en juin.

Il n’en demeure pas moins que les commandes en provenance de la zone euro ont diminué de 3,9 % en mai après -3,5 % en avril prouvant l’impact de la récession sur l’activité allemande.

Chine, il faudra gérer la décrue

La croissance chinoise est orientée à la baisse. L’important n’est pas de savoir si elle sera de 7 ou de 7,5 % mais c’est le symbole. Le nouveau pouvoir chinois a un défi à gérer en permettant le passage d’une économie d’exportation à une économie de consommation. Ce type de transition est difficile à mener et exige du temps. L'indice PMI flash manufacturier est en basse sur juin et a atteint son plus bas depuis neuf mois. Il est entré dans la zone de contraction économique. Le sous-indice qui mesure les nouvelles commandes a atteint 47,1, soit un plus bas de dix mois.
La Chine e enregistré son huitième trimestre de ralentissement d'affilée en phase avec le ralentissement des exportations chinoises ont enregistré leur croissance la plus faible depuis près d'un an (+1%), Point inattendu est le recul des importations avec une baisse de 0,3% quand les prévisionnistes tablaient sur une hausse de 6 %.

A suivre

Lundi 08 Juillet, il faudra suivre les résultats de la production industrielle en Allemagne pour le mois de mai. Elle devrait s’inscrire en baisse par rapport à avril du fait notamment les intempéries.

Mardi, au Royaume Uni, ce sera également la production industrielle du mois de mai qui sera communiquée. Elle pourrait être en légère hausse.

Mercredi 10 juillet, l’INSEE communiquera à son tour la production industrielle du mois de mai avec une possible contraction du fait du rebond d’avril, des jours de congés et du climat peu porteur.

Jeudi 11 Juillet, l’INSEE dévoilera les prix à la consommation du mois de juin. L’inflation devrait rester stable à 0,8% en juin en glissement annuel.

Vendredi, Eurostat donnera les résultats de la production industrielle de la zone euro du mois de mai. Elle est attendue en hausse.

Les Français pour l'allongement de la durée de cotisation

Selon un sondage CSA pour les Echos et l'Institut Montaigne, 53 % des Français se déclarent favorable à l'allongement de la durée de cotisation contre 45 % qui sont contre dont 23 % tout à fait opposés.

Les retraités en étant pas concernés sont les plus favorables (59 % pour) ;suivent les cadres qui seraient pourtant les plus impactés en commençant à travailler tard (62 %). En revanche, les catégories les plus modestes sont opposés (52 % contre).

Deux tiers des sympathisants de droite sont favorables à l'allongement de la durée de cotisation mais seulement 52 % des sympathisants de gauche. Les sympathisants du Front de gauche sont très opposés (seulement 28 % de favorables). 50 % des électeurs de François Hollande sont opposés quand 64 % des électeurs de Sarkozy y sont favorables.

Consulter le sondage 

Crédits aux ménages : calme plat

Les crédits aux ménages évoluent lentement. Ainsi, selon la Banque de France, le taux de croissance annuel des crédits à l’habitat évolue au mois de mai au même rythme qu'en  avril soit 2,7 %. Le repli des crédits de trésorerie aux ménages s’accélère en revanche avec - 2,6 %, après - 2,1 %.

Le taux d’intérêt moyen des crédits à l’habitat poursuit sa baisse  pour les prêts à taux fixe avec un taux de 3,23 % contre  3,28%. Il remonte légèrement pour les prêts à court terme ou à taux variable (2,81 %, après 2,72 %).

La baisse du coût des prêts amortissables à la consommation se poursuit (5,92 %, après 5,99 % en avril). La production de crédits nouveaux échéancés aux ménages (prêts à la consommation et crédits à l’habitat) reste proche de son niveau du mois précédent (15,8 Milliards d’euros en mai, après 15,9 Milliards en avril).
 
 
Crédits aux ménages

Coût de la construction en hausse

L'INSEE a rendu public ce vendredi 5 juillet, l’indice du coût de la construction (ICC). cet indice s'élève à  1 646 au premier trimestre 2013 après 1 639 au trimestre précédent. En glissement annuel, l’ICC augmente de 1,79 %, après une hausse de 0,06 % au quatrième trimestre 2012. L'indice demeure toujours en France à un niveau élevé malgré la récession. 

Indice du coût de la construction (ICC)
Indice du coût de la construction (ICC)
Indice de coût des facteurs de production de la construction (index BT01)
Indice de coût des facteurs de production  de la construction (index BT01)

jeudi 4 juillet 2013

Taux toujours en baisse

Selon la Banque de France, au mois de mai, les taux moyens des dépôts bancaires sont toujours orientés à la baisse. Elle concerne les livrets à taux de marché (- 4 pdb), les dépôts à terme de durée inférieure à 2 ans (- 2 pdb) et les titres d’OPCVM monétaires (- 2 pdb). La rémunération des livrets à taux réglementés et celle des dépôts à vue sont inchangées.

La zone euro pourrait sortir du trou noir


Selon les instituts de statistiques français, italien et allemand, le retour de la croissance devrait intervenir au second semestre au sein de la zone euro.

Ainsi, le PIB s'est contracté  de 0,3 % au premier trimestre 2013, pour le sixième trimestre consécutif. La croissance du PIB redeviendrait positive au deuxième trimestre 2013 avec un taux de +0,1 %. Une accélération serait au rendez-vous au second semestre avec +0,2 % au troisième trimestre et +0,3 % au quatrième.Ce retour de la croissance reposerait sur l’amélioration progressive des exportations et le léger rétablissement de la demande intérieure au second semestre.

Néanmoins,  la consolidation budgétaire et la poursuite du  désendettement du secteur bancaire dans plusieurs pays de la zone euro continueraient de peser sur la  croissance.

Les trois instituts considèrent que le marché du travail resterait fortement dégradé et continuerait à peser sur le revenu disponible et donc la consommation privée.

De même, l’investissement resterait peu porteur. La  croissance des exportations et le besoin de renouvellement des capacités de production permettraient néanmoins une modeste reprise de l’investissement aux troisième et quatrième trimestres (+0,1 % puis +0,4 %).

Lire la note des trois instituts

La BCE ne change pas de cap


A l'issue de la réunion du 4 juillet, la BCE a décidé de maintenir inchangé ses taux d'intervention. Dans son forward guidance, la BCE ne s'interdit pas une baisse de son taux directeur au cas où la situation économique s'aggravait. Elle s'engage par ailleurs à garantir ses taux bas pour une période prolongée.

Le régime de retraite par répartition aux Etats-Unis



La population américaine compte environ 315 millions d'habitants et augmente de 1 % par an. Les personnes de plus de 60 ans représentent 19,5 % de la population contre 14 % en 1970. Elles représenteront 25 % de la population en 2025. La part des personnes de plus de 60 ans par rapport à la population active passera de 34 à 52 % de 2013 à 2050.

Les dépenses de retraite sont le premier poste de dépenses fédérales obligatoires avec 773 milliards de dollars en 2012 soit 31 % des dépenses totales. En 2017, le montant des retraites pourraient atteindre 1026 milliards de dollars.

Le système de retraite américain est inséré dans le programme de sécurité sociale "Social Security" qui prend en charge la vieillesse, le décès, l'invalidité, Medicare (soins de santé pour les plus de 65 ans).

Le régime de retraite a été institué en 1935 par Roosevelt et concerne tous les secteurs d'activité publics et privés. 96 % de la population active est couverte par le Old Age and Survivors Insurrance appelé OAS.

La retraite est de la compétence du Congrès. Les partenaires sociaux ne participent pas à la gestion de l'OAS. Néanmoins, ils sont consultés par le Congrès.

Le régime OAS fonctionne selon le principe de la répartition et est financé par des prélèvements. Les cotisations sont à la charge des employeurs et des salariés. (6,2 % sur les 110 100 premiers dollars tant pour les salariés que pour les employeurs ; 12,4 % pour les 110 100 dollars pour les indépendants).

La pension est obtenue sous réserve d'avoir un nombre trimestres cotisés minimum (40) et avoir atteint un âge minimum. Pour les personnes nées après 1960, cet âge minimum est fixé à 67 ans. Il est néanmoins possible de l'obtenir à 62 ans sous réserve d'une décote. Une surcote s'applique jusqu'à 70 ans.

La pension est calculée sur la base des salaires perçues dans la limite de 110 100 dollars par an. Le calcul tient compte des 35 meilleures années avec une indexation. Des majorations s'appliquent en cas d'enfant à charge et de la présence d'un conjoint. Il y aussi un dispositif de réversion.

A ce régime par répartition, il faut ajouter les régimes par capitalisation professionnels et individuels. La capitalisation assure le versement de 456 milliards de dollars.

Il n'en demeure pas moins que la répartition assure la première source de revenus des retraités.

mercredi 3 juillet 2013

Impôts, plein de nouveaux contribuables


Avec le gel du barème de l'impôt sur le revenu en 2012, 900 000 foyers sont devenus imposables. Comme le barème a été gelé en 2013, cette progression devrait se poursuivre. La France compte de ce fait presque autant de contribuables à l'IR (18,19 millions)que de foyers exonérés . Pour la taxe d'habitation, la progression est encore plus forte avec 1,6 million de contribuables supplémentaires. 31,6 millions de redevables ont payé en 2012 une taxe d'habitation.

Des trésoreries toujours tendues dans l'industrie

Selon l'INSEE, les industriels éprouvent toujours des difficultés de trésorerie  : le solde d’opinion correspondant est quasi stable à un niveau au-dessous de sa moyenne de longue période.
Les chefs d’entreprise jugent que les résultats d’exploitation sont en recul par rapport au deuxième semestre 2012. Sont responsable de cette situation  le faible volume des ventes et les cotisations sociales.  L’évolution récente des prix de vente est également jugée défavorable. 

Les chefs d'entreprise estiment que  leur situation financière se dégrade L'opinion des industriels relative tant aux encours de crédits à court terme et aux billets de trésorerie qu’aux fonds propres externes se détériore et le niveau des soldes correspondants se situe désormais au-dessous de leur moyenne de long terme.

Les industriels n'attendent pas d'amélioration en matière de trésorerie dans les prochains mois. Ils pensent néanmoins que l’évolution de leur résultat d’exploitation sera légèrement moins défavorable.
Trésorerie dans l'industrie
Trésorerie dans l'industrie
Résultats d'exploitation
Résultats d'exploitation

Fraude à la carte bancaire : une augmentation toute relative

la Banque de France vient de communiquer le bilan 2012 de l'Observatoire sur la sécurité des cartes de paiement.  Pour l’ensemble des paiements par carte, le taux de fraude a atteint en  2012 à 0,080 %. Une  légère augmentation a été enregistrée pour la cinquième année consécutive. La fraude s'élève ainsi à 450,7 millions d’euros (contre 0,077 % et 413,2 millions d’euros en 2011).

La Banque de France estime que cette progression est imputable à l'augmentation de la fraude au niveau international (+ 11,2 %) due à une recrudescence des cas de vol de carte et/ou de compromission des données de carte lors de séjours à l’étranger et à une hausse de la fraude sur Internet (+ 37 %), qui peut notamment s’expliquer par un report partiel de la fraude nationale sur ce canal suite à l’adoption progressive des dispositifs de sécurisation des paiements sur Internet en France alors que des sites situés à l’étranger restent moins bien protégés.Ensuite, au niveau national, l'augmentation est de  7,1 % avec en 2012 une progression des  des attaques de distributeurs automatiques de billets (+ 73 % par rapport à 2011) et de points de vente (2,5 fois plus de cas qu’en 2011), qui sont devenus  des cibles privilégiées pour des réseaux de fraude organisés, et le nombre toujours élevé des cas de vols de carte avec code confidentiel.

Par rapport au volume des transactions, le taux de fraude reste relativement constant.

Consulter le rapport annuel 

mardi 2 juillet 2013

La Croatie, membre de l'Union européenne


Depuis le 1er juillet, l'Union européenne compte un 28ème membre, la Croatie qui pourrait à terme intégrer la zone euro. La Hrvatska narodna banka, la banque centrale nationale de la Croatie, fait partie du Système européen de banques centrales (SEBC) et son gouverneur est membre du Conseil général de la Banque centrale européenne (BCE). De plus, les experts de la Hrvatska narodna banka sont désormais membres à part entière des comités du SEBC quand ceux-ci se réunissent à ce niveau. La Croatie n’adoptera pas l’euro immédiatement, mais le fera dès qu’elle aura rempli les conditions fixées par le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Contrairement au Danemark et au Royaume-Uni, la Croatie ne bénéficie pas d’une clause d’exemption concernant l’adoption de la monnaie unique. Tous les deux ans, ou à la demande d’un État membre n’ayant pas encore adopté l’euro, la BCE et la Commission européenne rédigent chacune un rapport sur la convergence. Sur la base de ces rapports, le Conseil de l’Union européenne décide si les États membres concernés remplissent les conditions nécessaires pour l’adoption de l’euro. La Croatie, Etat d'environ 4 millions d'habitants, qui tire une part non négligeable de ses revenus du tourisme et a tout intérêt à intégrer la zone euro.

La Cour des Comptes certifie les comptes de la branche vieillesse mais avec des réserves


Comme en 2011, la Cour des Comptes a certifié les comptes de l'assurance-vieillesse mais en énonçant six réserves. La Cour a souligné qu'il existait des incertitudes relatives aux données de carrière adressées par les organismes sociaux et les employeurs de salariés, de nombreuses erreurs de calcul des pensions de retraite : 9,1 % des pensions nouvellement attribuées sont affectées par une erreur de portée financière (soit une incidence financière de 0,84 % du montant total des droits), contre 7,5 % en 2011 (incidence financière de 0,69 %). La Cour des Comptes a rappelé que pour avoir une vision claire du déficit de la branche vieillesse il faudrait imputer celui du FSV. Dans les faits, le déficit de la branche vieillesse est minoré de près de 4 milliards d’euros par la non intégration du déficit du Fonds de solidarité vieillesse (FSV). Le FSV, qui finance notamment le minimum vieillesse (pour les personnes âgées n’ayant pas ou très peu de pension de retraite) et les cotisations retraite des chômeurs, a enregistré un déficit de 4,1 milliards d’euros en 2012, contre 3,5 milliards en 2011.Ce déficit du FSV, «de nature structurelle» selon la Cour des comptes, est «lié à l’insuffisance des ressources dont il est doté». «Les règles de combinaison des comptes en vigueur n’autorisent pas l’intégration du FSV dans le périmètre des comptes du régime général», regrette la Cour dans son rapport. La Cour des Comptes a recalculé le déficit de la branche vieillesse qui serait de 3,9 milliards au dessus de son niveau affiché, 4,8 milliards d'euros en 2012. ».