CERCLE DE L'EPARGNE, DE LA RETRAITE ET DE LA PREVOYANCE

Le Cercle des Epargne, de la retraite et de la prévoyance est un centre d'études et d'information indépendant qui a pour objet de réaliser des études et d'informer les épargnants sur toutes les questions relatives à l'épargne, la retraite et la prévoyance

Il bénéfice de l'appui et de l'expertise d'un Conseil scientifique et du soutien d'AG2R La Mondiale

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mercredi 17 août 2011

Faut-il acheter de l'or ?

Avec l'explosion du prix de l'or dont l'once a atteint 1800 dollars, faut-il encore acheter ou non.

Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle des Epargnants, considère que le potentiel de hausse du métal précieux se réduit et préconise la vente plus que l'achat.

consulter l'article des Echos

Comment placer son épargne ; un dossier de l'Express

Comment placer son argent malgré la crise financière, l'hebdomadaire "l"Express" a publié un dossier sur le sujet. Ce dossier comprend une interview de Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle des Epargnnats.

Lire les articles >

Crise, qui va payer ?

Après deux semaines de turbulences financières et après la confirmation du ralentissement de l'économie, la question de qui va en payer les conséquences sera au coeur de la rentrée d'autant plus que jamais la présentation d'un projet de loi de finances ne sera étudiée avec attention par les investisseurs. Le dernier budget du premier quinquennat de Nicolas Sarkozy ne sera pas le plus simple à réaliser même si le Gouvernement s'était donné quelques marges de manoeuvre.

Lire l'article du nouvelobs.com pour lequel le Cercle des Epargnants a été consulté.

vendredi 12 août 2011

Récession ou pas : réponse à la fin de l'année

Après un très bon premier trimestre, l'économie française s'est arrêtée nette au deuxième trimestre avec un taux de croissance nulle (+ 0,9 % au premier).

Cet arrêt s'explique tant par le remblement de terre au Japon, l'augmentation des prix de l'énergie, le ralentissement aux Etats-Unis et l'accumulation des plans d'assainissement. Les problèmes de gouvernance au sein de l'Union européenne conduit également les investisseurs à reporter leurs décisions.

Cette stagnation n'est pas une surprise compte des résultats déjà publiés pour la consommation, la production industrielle et le chômage.


Le troisième trimestre qui est en règle générale moyen du fait de la période des vacances ne devrait pas apporter de rebond d'autant plus qu'il est marqué par la crise financière.

Pour sauver l'année et surtout l'année 2012, les résultats du dernier trimestre seront cruciaux afin de pouvoir atteindre les objectifs de déficits publics.

La récession consiste à deux trimestres de recul du PIB. Donc le compteur symbolique est décalé d'un trimestre. Récession ou pas récession, résultat donc au dernier trimestre...

Consulter la note de l'INSEE

jeudi 11 août 2011

De l'or, de l'or, de l'or : vendre ou acheter ?

L'or, le métal précieux a perdu officiellement son rôle d'étalon monétaire en 1976 et concrètement depuis la fin de la convertibilité du dollar, il y a tout juste 40 ans (annonce de Richard Nixon, le 15 août 1971), il n'en demeure pas moins qu'il reste une valeur refuge en période de crise. Depuis le début de la crise de 2008, après une longue période de stagnation, son cours bat record sur record. Il a ainsi atteint 1800 dollars l'once. Faut-il alors acheter pour se prémunir de la crise des dettes souveraines ou vendre si on est heureux propriétaire d'or.

En prenant en compte les valeurs passés du métal jaune, la prudence est de plus en de plus de mise pour l'achat.

Ainsi, en prenant en compte, les cours actualisés pour tenir compte de l'inflation. Il apparaît que nous sommes presque au niveau à l'occasion du second choc pétrolier de 1980.

Le record était alors de à 850$ ce qui équivaut aujourd'hui à 2477$. Rapidement après avoir atteint son point haut, le cours de l'or s'était effondré pour rester bloqué pendant près de 20 ans autour de 400 dollars soit une baisse de 50 %.

A 1800 dollars l'once, il faut considérer que les marges de progression se réduisent et qu'il est temps de dégager des plus-values. Il ne faut pas oublier que l'intérêt de l'or, ce n'est pas son rendement qui n'existe pas mais la plus-value.

15 août 1971 - 15 août 2011 : de la fin de la convertibilité du dollar à la crise des dettes souveraines

Depuis la fin du mois de juillet, les places boursières ont perdu entre 15 et 20 % de leur valeur. Le plan de sauvetage grec comme les annonces des gouvernements et des banques centrales n’arrivent pas à endiguer le processus de dépréciation des actifs.

Les pouvoirs publics n’arrivent pas à reprendre la main sur cette crise qui prend les formes d’un krach boursier estival. Quelles sont les causes de cette incapacité à inverser la tendance.

1. Les pouvoirs publics en mal de bonne gouvernance

La crise est née d’un problème de gouvernance de part et d’autre de l’atlantique. Aux Etats-Unis, l’absence de consensus pour présenter un plan crédible d’assainissement des comptes publics a, en grande partie, justifié la décision de Standard and Poor’s d’abaisser la note américaine.

En Europe, le plan du 21 juillet a été arraché après de dures négociations et il n’entrera en vigueur qu’après de longues discussions parlementaires. L’Europe gère les crises au fil de l’eau. Le Fonds européen de stabilisation financières est insuffisamment doté (440 milliards d’euros réellement disponible quand la dette italienne s’élève à plus de 2000 milliards d’euros).

Les interventions de la Banque centrale européenne à travers les achats de titres espagnols et italiens prouvent la réalité du problème dans ces deux pays ; or ses interventions font l’objet de critiques de la part de l’Allemagne et trouveront rapidement leurs limites.

La Banque centrale américaine a réussi circonvenir l’incendie mais sans l’éteindre en promettant de maintenir des taux bas jusqu’à mi-2013. Un tel engagement est sans précédent et constitue un aveu de faiblesse. Il est le signe évident de l’attente d’un ralentissement économique et de l’épuisement des autres instruments de la politique économique. L’argent à taux zéro, déjà responsable des subprimes, ne saurait résoudre la crise. Tout comme le quantitative easing, il soulage sans guérir.

Les politiques non-coopératives en Europe comme aux Etats-Unis prennent le dessus. Quarante ans après l’annonce par Richard Nixon de la fin de convertibilité du dollar avec l’or, le 15 août 1971, la fuite en avant s’impose de plus en plus.

Les investisseurs semblent attendre des initiatives plus fortes que les annonces de rigueur budgétaire. Il y a une demande de coordination et de règlement structurel des dettes (régulation financière, eurobonds…) en lieu et place d’une politique au fil de l’eau.

2. Le ralentissement voire la récession est de plus en plus anticipé

Les résultats du second trimestre démontrent un net ralentissement au sein de la zone euro comme aux Etats-Unis. L’accumulation des plans de rigueur accroît cette tendance récessionniste d’autant plus qu’aucun gisement de croissance n’apparaît. Les investisseurs recherchent donc la sécurité et désinvestissent donc du marché actions. Un cercle vicieux risque de s’engager avec le ralentissement économique qui diminue les recettes des Etats et augmente les dépenses sociales.

Les derniers résultats français, chômage, production industrielle, consommation, prouvent également que le ralentissement économique est malheureusement bien engagé.

Les outils classiques de l’économie ont été utilisés et sont usés : relance keynésienne, taux d’intérêt faible… Il n’y a plus de marges pour de nouveaux plans de relance. Au contraire, l’exigence d’assainissement des comptes publics accentuera le ralentissement ce qui incite les investisseurs à sortir du marché actions.

3. La fragilité du système bancaire et financier amplifie le mouvement de baisse

La crise de 2008/2009 était avant tout financière. Les premiers plans mis en œuvre par les Etats avaient pour objectifs de sauver la sphère financière de l’implosion. Et d’assurer le fonctionnement du marché interbancaire. Après plus d’une semaine de baisse des cours, le secteur financier commence à être de nouveau sous tension. Le développement d’une méfiance généralisée serait pour la croissance fatale d’autant plus que les Etats ne pourraient pas rejouer leur rôle de garant de dernier ressort.

En outre, la diminution des valeurs boursières diminue les fonds des établissements financiers soumis à des contraintes prudentielles renforcées depuis la crise de 2008. Cette situation devrait conduire à un resserrement de la politique du crédit et a dégradé leur résultat.

4. Un impact direct pour les épargnants français limité pour le moment

Le patrimoine des Français est évalué à plus de 10 000 milliards d’euros. Le patrimoine financier et plus modeste ; il s’élève à 3250 milliards d’euros. La part principale du patrimoine est constituée de biens immobiliers.
En ce qui concerne la partie financière, les actions cotées représentent environ 500 milliards d’euros dont une grande partie est logée dans des OPCVM (SICAV, FCP) et dans les unités de compte des contrats d’assurance-vie (250 milliards d’euros sur un encours total de 1400 milliards d’euros).

85 % des contrats d’assurance-vie sont investis en fonds euros et bénéficie, à ce titre, d’une garantie en capital de la part des compagnies d’assurances. Les livrets A, les comptes sur livret, les plans d’épargne logement bénéficient d’une garantie en capital. La rémunération de ces placements dépend des taux d’intérêt et de l’inflation. Les taux d’intérêt sont actuellement stables notamment du fait que la France soit notée triple A.

La France compterait 4,2 millions d’actionnaires contre plus de 6 millions en 2008.
De ce fait, le nombre de Français réellement impactés par la crise est modeste d’autant plus que la perte n’est réalisée qu’au moment de la vente.

Les actions sont majoritairement détenues par les investisseurs institutionnels (assurances, fonds de pension et fonds souverains dont les actifs dépassent 54 000 milliards de dollars. Néanmoins, une dépréciation des actifs a des incidences sur le montant des pensions servies, sur les rendements des produits d’épargne ou sur la capacité d’investissement des fonds. Donc indirectement, nous sommes impactés par une dépréciation des actifs qui traduit en outre des anticipations d’un futur ralentissement économique.

En cas de faillite d’une banque (il faut souligner que la situation financière des banques françaises figure parmi les meilleures en Europe), le Fonds de garantie de dépôt indemnise les particuliers dans la limite de 100 000 euros. Cette garantie couvre les comptes courants et les comptes sur livrets (plan d’épargne logement compris). Par ailleurs, les comptes titres bénéficient d’une garantie de 70 000 euros tout comme les contrats d’assurance-vie. Ces garanties ne présagent pas d’éventuelles décisions qui pourraient être prises par les pouvoirs publics pour améliorer l’indemnisation des clients.

5. Les conséquences à terme

Le ralentissement économique

Le ralentissement économique devrait se concrétiser par le prolongement de la dégradation du chômage constatée depuis deux mois.

La croissance qui était sur une tendance de 2 % risque de tendre vers 1 % assez rapidement avec comme conséquence une augmentation du chômage.

Un durcissement de la politique fiscal

Les Français doivent s’attendre à la mise en œuvre de mesures d’assainissement qui seront d’autant plus difficiles que le ralentissement économique sera fort. Les risques d’augmentation des impôts (au-delà de l’action sur les niches fiscales) sont importants (après l’élection présidentielle si on peut tenir jusqu’au mois de mai 2012). La pression pour un relèvement de la CSG et ou de la TVA est évidente.

Un pouvoir d’achat incertain

Depuis le début de l’année, le pouvoir d’achat des Français a diminué du fait de l’augmentation des prix des matières premières et de l’énergie.

Dans les prochaines semaines, une détente est attendue sur les matières premières. La baisse du cours du pétrole devrait se prolonger d’autant plus si l’euro s’apprécie par rapport au dollar (la gestion de la crise par l’Europe pourrait infléchir la donne en cas de mésentente entre la France et l’Allemagne). Cette baisse sera d’autant plus nette si l’Asie et la Chine sont impactés (secteur financier et exportations).

En revanche, les prélèvements fiscaux et sociaux devraient ponctionner les revenus. Les majorations salariales seront plus faibles ainsi que les revenus issus du patrimoine.


L’immobilier marche sur une crête incertaine

Les prix de l’immobilier ont beaucoup augmenté, surtout dans les grandes villes, depuis la fin de la récession en 2009 (plus de 17 % à Paris). L’immobilier a constitué une valeur refuge en ces temps de crise. Il faut attirer l’attention sur le fait que l’immobilier connaît des cycles. Entre 1992 et 1997, les prix avaient baissé de 30 à 40 % dans certaines régions. Par ailleurs, plus le prix d’achat est important, plus le rendement risque d’être faible. Le rendement locatif tourne autour de 2 à 3 % avant impôt.

Depuis quelques semaines, une inflexion sur le marché est constatée avec un ralentissement du nombre de transactions et un allongement des délais de vente. Le resserrement des conditions de crédit ainsi que les menaces sur le pouvoir d’achat pourraient générer un processus de baisse. Le marché est jugé surévalué de 20 à 30 %

mercredi 10 août 2011

Interview sur I Télé l'épargne est-elle en danger ?"

Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle des Epargnants, a répondu aux questions d'I Télévision au sujet des conséquences de la crise financière sur l'épargne des Français. Il a souligné que l'impact direct serait relativement faible du fait que les épargnants français sont peu exposés au risques actions. Il a indiqué que les fonds euros des contrats d'assurance-vie bénéficie d'une garantie de capital et que les épargnants devaient s'informer avant d'agir, la précipitation étant, en règle générale, de mauvais conseil.

regarder le reportage d'I Télé

mardi 9 août 2011

France 3 : journal 19/20, l'assurance-vie et la crise financière

Dans l'édition nationale de France 3 du 19/20, mardi 9 août 2011, Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle des Epargnants, est intervenu pour expliquer la composition des contrats d'assurance-vie et la garantie du capital dont bénéficie les fonds euros. Pour mémoire, l'assurance-vie est le premier placement en volume, en France, avec 1400 milliards d'euros. La part garantie, les fonds euros, représente 85 % de l'épargne capitalisée. Le reste, les unités de compte sooit environ 250 milliards d'euros, dépend de l'évolution des marchés financiers.

Regarder le journal de France 3

Ce que risquent les épargnants ? dans l'expansion.com

Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle des Epargnants,a répondu aux questions de Alexia Eychienne au sujet des conséquences de la crise financière pour les épargnants. faut-il vendre ou acheter des actions ? faut-i acheter de l'or ? Le livret A est-il sûr et qu'en est-il de mon compte bancaire ?

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de l'Expansion.com

Pourquoi la bourse n'en finit pas de baisser ! Pourquoi


POURQUOI LA CRISE FINANCIÈRE DURE ?
QUELLES CONSÉQUENCES ?

Depuis 11 séances, la bourse de Paris est en baisse.

1. Les pouvoirs publics n’arrivent pas à reprendre la main

La crise est née d’un problème de gouvernance de par et d’autre de l’atlantique. Aux Etats-Unis, l’absence de consensus pour présenter un plan crédible d’assainissement des comptes publics a, en grande partie, justifier la décision de Standard and Poor’s d’abaisser la note américaine. En Europe, le plan du 21 juillet a été arraché après de dures négociations et il n’entrera en vigueur qu’après de longues discussions parlementaires. L’Europe gère les crises au fil de l’eau. Le Fonds européen de stabilisation financières est insuffisamment doté (440 milliards d’euros). Les interventions de la Banque centrale européenne à travers les achats de titres espagnols et italiens prouvent la réalité du problème dans ces deux pays ; or ses interventions font l’objet de critiques de la part de l’Allemagne et trouveront rapidement leurs limites.

Les Etats semblent mener un combat pour défendre leurs acquis au lieu de mettre en place une réelle politique coopérative. Les investisseurs semblent attendre des initiatives plus fortes que les annonces de rigueur budgétaire.

2. Le ralentissement voire la récession est de plus en plus anticipé

Les résultats du second trimestre démontrent un net ralentissement au sein de la zone euro comme aux Etats-Unis. L’accumulation des plans de rigueur accroît cette tendance récéssionniste d’autant plus qu’aucun gisement de croissance n’apparaît. Les investisseurs recherchent donc la sécurité et désinvestissent donc du marché actions. Un cercle vicieux risque de s’engager avec le ralentissement économique qui diminue les recettes des Etats et augmente les dépenses sociales.

3. La fragilité du système bancaire et financier amplifie le mouvement de baisse

La crise de 2008/2009 était avant tout financière. Les premiers plans mis en œuvre par les Etats avaient pour objectifs de sauver la sphère financière de l’implosion. Et d’assurer le fonctionnement du marché interbancaire. Après plus d’une semaine de baisse des cours, le secteur financier commence à être de nouveau sous tension. Le développement d’une méfiance généralisée serait pour la croissance fatale d’autant plus que les Etats ne pourraient pas rejouer leur rôle de garant de dernier ressort.

4. Un impact direct pour les épargnants français limité pour le moment

Le patrimoine des Français est évalué à plus de 10 000 milliards d’euros. Le patrimoine financier et plus modeste ; il s’élève à 3250 milliards d’euros. La part principale du patrimoine est constituée de biens immobiliers.

En ce qui concerne la partie financière, les actions cotées représentent environ 500 milliards d’euros dont une grande partie est logée dans des OPCVM (SICAV, FCP) et dans les unités de compte des contrats d’assurance-vie (250 milliards d’euros sur un encours total de 1400 milliards d’euros).

85 % des contrats d’assurance-vie sont investis en fonds euros et bénéficie, à ce titre, d’une garantie en capital de la part des compagnies d’assurances. Les livrets A, les comptes sur livret, les plans d’épargne logement bénéficient d’une garantie en capital. La rémunération de ces placements dépend des taux d’intérêt et de l’inflation. Les taux d’intérêt sont actuellement stables notamment du fait que la France soit notée triple A.

La France compterait 4,2 millions d’actionnaires contre plus de 6 millions en 2008.

De ce fait, le nombre de Français réellement impactés par la crise est modeste d’autant plus que la perte n’est réalisée qu’au moment de la vente.

Les actions sont majoritairement détenues par les investisseurs institutionnels (assurances, fonds de pension et fonds souverains dont les actifs dépassent 54 000 milliards de dollars. Néanmoins, une dépréciation des actifs a des incidences sur le montant des pensions servies, sur les rendements des produits d’épargne ou sur la capacité d’investissement des fonds. Donc indirectement, nous sommes impactés par une dépréciation des actifs qui traduit en outre des anticipations d’un futur ralentissement économique.

En cas de faillite d’une banque (il faut souligner que la situation financière des banques françaises figure parmi les meilleures en Europe), le Fonds de garantie de dépôt indemnise les particuliers dans la limite de 100 000 euros. Cette garantie couvre les comptes courants et les comptes sur livrets (plan d’épargne logement compris). Par ailleurs, les comptes titres bénéficient d’une garantie de 70 000 euros tout comme les contrats d’assurance-vie. Ces garanties ne présagent pas d’éventuelles décisions qui pourraient être prises par les pouvoirs publics pour améliorer l’indemnisation des clients.

5. Les conséquences à terme

Les Français doivent s’attendre à la mise en œuvre de mesures d’assainissement qui seront d’autant plus difficiles que le ralentissement économique sera fort. Les risques d’augmentation des impôts (au-delà de l’action sur les niches fiscales) sont importants (après l’élection présidentielle si on peut tenir jusqu’au mois de mai 2012). La pression pour un relèvement de la CSG et ou de la TVA est évidente.

Le ralentissement économique devrait se concrétiser par le prolongement de la dégradation du chômage constatée depuis deux mois.

La baisse du cours du pétrole devrait se prolonger d’autant plus si l’euro s’apprécie par rapport au dollar (la gestion de la crise par l’Europe pourrait infléchir la donne en cas de mésentente entre la France et l’Allemagne). Cette baisse sera d’autant plus nette si l’Asie et la Chine sont impactés (secteur financier et exportations).

L’immobilier marche sur une crête incertaine

Les prix de l’immobilier ont beaucoup augmenté, surtout dans les grandes villes, depuis la fin de la récession en 2009 (plus de 17 % à Paris). L’immobilier a constitué une valeur refuge en ces temps de crise. Il faut attirer l’attention sur le fait que l’immobilier connaît des cycles. Entre 1992 et 1997, les prix avaient baissé de 30 à 40 % dans certaines régions. Par ailleurs, plus le prix d’achat est important, plus le rendement risque d’être faible. Le rendement locatif tourne autour de 2 à 3 % avant impôt.

Depuis quelques semaines, une inflexion sur le marché est constatée avec un ralentissement du nombre de transactions et un allongement des délais de vente. Le resserrement des conditions de crédit ainsi que les menaces sur le pouvoir d’achat pourraient générer un processus de baisse. Le marché est jugé surévalué de 20 à 30 %.

Les fonds euros des contrats d'assurance-vie multi-supports sont soumis depuis le 1er juillet aux prélèvements sociaux

Depuis le 1er juillet 2011, les contrats et bons de capitalisation multisupports sont assujettis, en ce qui concerne les fonds euros,  aux prélèvements sociaux de 12,3 % au fil de l'eau et non plus au moment des rachats ou du dénouement. L'administration a précisé par une  instruction  les règles de calcul des prélèvements sociaux. Elle mentionne notamment que le règlement sans pénalités des prélèvements dus au titre de juillet 2011 peuvent s'effectuer jusqu'au 15 septembre 2011.

Consulter l'instruction

lundi 8 août 2011

Le Cercle des Epargnants dans La Croix

Le quotidien La Croix s'interroge sur les éventuelles conséquences de la crise actuelle sur l'économie réelle. Philippe Crevel a été interrogé par la journaliste Aglaé de Chalus afin d'analyser les conséquences à court et moyen terme.

Lire l'article

Les Français peu impactés directement mais indirectement...

Le patrimoine des Français est évalué à plus de 10 000 milliards d'euros. le patrimoine financier et plus modeste ; il s'élève à 3250 milliards d'euros. La part principale du patrimoine est constituée de biens immobiliers.
En ce qui concerne la partie financière, les actions cotées représentent environ 500 milliards d'euros dont une grande partie est logée dans des OPCVM (SICAV, FCP) et dans les unités de compte des contrats d'assurance-vie (250 milliards d'euros sur un encours total de 1400 milliards d'euros). La France compterait 4,2 millions d’actionnaires contre plus de 6 millions en 2008.
De ce fait, le nombre de Français réellement impactés par la crise est modeste d'autant plus que la perte n'est réalisée qu'au moment de la vente.
Les actions sont majoritairement détenues par les investisseurs institutionnels (assurances, fonds de pension et fonds souverains dont les actifs dépassent 54 000 milliards de dollars. Néanmoins, une dépréciation des actifs a des incidences sur le montant des pensions servies, sur les rendements des produits d'épargne ou sur la capacité d'investissement des fonds. Donc indirectement, nous sommes impactés par une dépréciation des actifs qui traduit en outre des anticipations d'un futur ralentissement économique. 

Quelles seront les conséquences de la perte du triple A attribué par Standard and Poor's ?



La première conséquence est d'ordre psychologique. Une agence de notation a osé dégradé la note de la première puissance mondiale. Certes, les raisons sont essentiellement liées à des facteurs politiques, l'absence de consensus pour assainir les finances publiques. Dans les faits, les marges de manoeuvre des Etats-Unis restent importantes. Les Etats-Unis conservent un potentiel de croissance et peuvent recourir à des augmentations d'impôt compte tenu que le niveau des prélèvements obligatoires compte parmi les plus faibles de l'OCDE. pour cela, il faudrait que les Républicains abandonnent leurs dogmes en la matière. 

La seconde conséquence sera une augmentation légère des taux d'intérêt aux Etats-Unis. L'appréciation devrait être limitée car nul n'imagine les investisseurs tournés le dos aux titres américains qui servent de référence. En outre, il ne faut pas oublier que les Etats-Unis ont dans leur main la principale monnaie de réserve. Les Chinois ne peuvent pas tourner le dos aux bons du Trésor américains étant donné qu'ils sont les premiers créanciers. Ils seraient les premiers perdants en cas de dépréciation de ces titres en cas d'augmentation trop forte des taux. Leur réaction vise à démontrer qu'ils ne sont pas prêts à tout accepter mais leur croissance dépend de celle des Etats-Unis.

La troisième conséquence est évidemment une affirmation du ralentissement économique provoquée par le relèvement des taux et par la méfiance généralisée des investisseurs. la chute des bourses, la semaine dernière, anticipaient le ralentissement économique. La dégradation de la note américaine est une confirmation. De ce fait, les marchés ne devraient pas surréagir à cet évènement. En revanche, la morosité sera de règle tant que la visibilité économique ne s'améliorera pas. 

La quatrième conséquence sera des pressions à la baisse sur le dollar. Les investisseurs chercheront à diversifier leurs actifs ce qui devrait conduire à une appréciation de l'euro et du yen. Il faut souligner à ce sujet que le Japon a perdu depuis plusieurs années son triple A sans que cela n'empêche l'appréciation de leur monnaie. Une réévaluation de l'euro freinera les exportations mais diminuera les prix des matières premières et réduira l'inflation. 

La cinquième conséquence est un report des investisseurs sur les pays encore notés triple A. Les taux des titres allemands et français devraient rester faibles ce qui allégera d'autant la charge de la dette. En revanche, l'Europe n'échappera pas au ralentissement général qui est alimenté par les plans d'assainissement des comptes publics. 

La sixième conséquence est sans nul doute une ralentissement économique qui frappera les pays émergents dont les exportations sont dirigées essentiellement vers les Etats-Unis et l'Europe, leur marché intérieur reste encore trop faible pour prendre le relais. 

La septième conséquence est l'espoir d'une meilleure gouvernance économique et politique au sein des deux grandes zones économiques, les Etats-Unis et l'Union européenne, mais aussi au sein du G20. Il apparaît nécessaire que l’Europe s’engage dans une politique plus forte de mutualisation de la dette avec en contrepartie un plus grand contrôle des finances publiques et l’engagement de politiques structurelles communes (recherche/équipements). Au niveau international, la régulation financière monétaire qui depuis 2009 fait du surplace devrait être relancée. Une meilleure association des pays émergents au sein du FMI devrait être organisée. 

dimanche 7 août 2011

Intervention de Philippe Crevel au TF1 de 20 heures au sujet des placements des Français face à la crise

Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle des Epargnants est intervenu au journal de 20 heures de TF1, le dimanche sept août, dans le cadre du reportage sur la crise financière après la dégradation de la note des Etats-Unis au sujet de l'assurance-vie et des éventuelles conséquences pour les épargnants français.

regarder le reportage

Philippe Crevel sur Europe 1 dans l'émission "C'est arrivé demain "

Philippe Crevel était un des invités de l'émission "C'est arrivé Demain" animé par Maxime Switek, dimanche 7 août 2011 de 9 à 10 heures. Philippe Crevel a répondu aux questions du journaliste concernant la meilleure façon de placer son argent en période de fortes turbulences.

Ecouter l'émission

samedi 6 août 2011

TF1 : 13 heures, intervention rapide de Philippe revel sur la dégradation de la note de l'Etat américain par Standard and Poor's

Le Parisien : Bourse,cinq questions que tout le monde se pose

Après une dixième journée de baisse de la bourse, le quotidien "Le Parisien" publie un article sur les conséquences pour les épargnants et pour lequel Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle des Epargnants a été interrogé.

Retrouver cet article

Les Etats-Unis perdent leur triple A : quelles conséquences ?

L'agence d'évaluation financière Standard and Poor's a abaissé vendredi la note attribuée à la dette publique des Etats-Unis pour la première fois de leur histoire.

Leur note "AAA", la meilleure possible, a été abaissée d'un cran à "AA+", a annoncé dans un communiqué S&P, la première agence à prendre cette initiative.

La perspective a été maintenue à "négative", ce qui signifie que Standard and Poor's pense que la prochaine fois que cette note changera, ce sera pour être abaissée de nouveau.

Standard and Poor's a invoqué "des risques politiques" de voir le pays prendre des mesures insuffisantes contre son déficit budgétaire.

S&P avait prévenu dès avril qu'elle envisageait cet abaissement, au vu de la persistance d'un déficit budgétaire élevé et de la montée de la dette publique.

Le déroulement conflictuel des débats sur le budget dans les mois suivants, qui ont débouché mardi sur le relèvement in extremis du plafond légal de la dette publique, n'avait fait que rapprocher cette perspective.

"Le plan de rééquilibrage du budget sur lequel le Congrès et l'exécutif se sont récemment mis d'accord est insuffisant par rapport à ce qui, de notre point de vue, serait nécessaire pour stabiliser la dynamique à moyen terme de la dette publique", a expliqué l'agence.

Elle s'est dite "pessimiste sur la capacité du Congrès et du gouvernement à être capables de transformer leur accord de cette semaine en un plan de rééquilibrage plus large".

"Il y a des problèmes graves et fondamentaux dans l'analyse de S&P", a affirmé à l'AFP un responsable gouvernemental au courant des discussions, sous couvert de l'anonymat.

Les médias américains ont affirmé que la Maison Blanche avait sévèrement contesté les projections et calculs des analystes de S&P.

Les Etats-Unis étaient notés "AAA" par Standard and Poor's depuis la création de cette agence en 1941. La doyenne des agences de notation, Moody's, avait attribué un "Aaa" aux Etats-Unis dès 1917, qui tient toujours aujourd'hui.

vendredi 5 août 2011

Quelques conseils à des épargnants déboussolés

La crise financière de 2008 s’est muée en une crise des dettes publiques. Les investisseurs et donc les marchés craignent la rechute économique et donc la récession. L’absence de visibilité et de consensus au sein des pays ainsi qu’au niveau international accroit les tensions. La baisse des différents indices boursiers n’est que la traduction ce malaise économique. Or, la bourse, par définition, sur-réagit d’autant plus que les facteurs émotionnels prennent une place de plus en plus importante dans le traitement de l’information.

Face aux menaces financières que faut-il faire et surtout éviter de faire avec son argent ?

Mettre tout son argent sous son matelas, une très mauvaise solution

Face à la succession de crises financières et aux menaces de banqueroute des Etats, certains pourraient avoir la tentation de retirer tout l’argent de leur banque et de le mettre sous leur matelas. C’est une très mauvaise idée sauf pour les éventuels cambrioleurs…

Les compagnies d’assurances tout comme les banques sont soumises à des normes dites prudentielles en vertu desquelles elles doivent pouvoir faire face à des chocs systémiques. Leurs fonds propres sont obligatoirement diversifiés (obligations, actions, immobilier…) afin de ne pas être trop fortement impactés en cas de crise.

En outre, il faut savoir qu’au cas où votre banque ferait faillite, le Fonds de garantie de dépôt indemnise les particuliers dans la limite de 100 000 euros. Cette garantie couvre les comptes courants et les comptes sur livrets (plan d’épargne logement compris). Par ailleurs, les comptes titres bénéficient d’une garantie de 70 000 euros tout comme les contrats d’assurance-vie. Ces garanties ne présagent pas d’éventuelles décisions qui pourraient être prises par les pouvoirs publics pour améliorer l’indemnisation des clients.

Vendre toutes ses actions


Le mouton de panurge n’est pas mort. L’épargnant commet souvent l’erreur d’acheter au plus haut, de vendre au plus bas et d’être ainsi toujours perdant. C’est ainsi que de nombreux épargnants ont acheté en 2000 au moment de la bulle Internet et sont toujours dix ans plus tard en moins-values.

Dans un marché en crise, il ne faut pas obligatoirement rester immobile. La vente d’actions peut être réalisée à condition de vouloir revenir sur ce marché. Certes, cela suppose avoir un esprit un peu aventurier ; il peut être, en effet, intéressant de vendre à la baisse pour racheter au moment où le point bas aura été atteint pour dégager de plus amples plus-values. Evidemment, il ne faut pas rater les bons moments….

Au-delà des vicissitudes actuelles, plusieurs points ont à prendre en considération.

A court terme, les risques de stagnation ne sont pas nuls et les marchés anticipent cette dégradation. Les actions des grandes entreprises dont la grande majorité est bien gérées sont donc attractives. Il est impossible en l’état actuel de déterminer la date de retournement mais le potentiel de gains n’est pas négligeable surtout pour les entreprises qui sont présentes au sein des pays émergents et sur les secteurs porteurs (agro-alimentaire, équipement, transports, réseaux…).

Il ne faut pas oublier que les actions rapportent des dividendes ; or les entreprises continuent à faire des bénéfices.

Il ne faut donc certainement pas se débarrasser de ces actions. Il peut être utile d’effectuer des arbitrages afin de vendre des poids morts et racheter des actions à fort potentiel.

Faut-il conserver son contrat d’assurance-vie ?

Après le Livret A, l’assurance-vie est le principal outil d’épargne des Français. 42 % des ménages possèdent un contrat d’assurance-vie. Le montant de l’épargne capitalisée est de 1400 milliards d’euros.

Les contrats d’assurance-vie sont, dans les faits, des enveloppes contenant des produits financiers et bénéficiant d’un régime fiscal spécifique.

Deux types de produits financiers sont insérés dans ces enveloppes : le fonds euros et les unités de compte.

Les compagnies d’assurances garantissent le montant en capital des versements des assurés sur le fonds euros. Cette garantie peut-elle être remise en cause du fait des crises ?

L’argent collecté dans le cadre du fonds euros est investi principalement en produits de taux et en immobilier. Les compagnies diversifient leurs placements afin d’éviter d’être trop dépendants d’un émetteur. Dans le fonds euros, il y a donc principalement des emprunts d’Etat mais aussi des obligations d’entreprises, des titres monétaires et de l’immobilier. La part des obligations d’entreprises s’est accrue ces dernières années.

Que se passerait-il si un Etat ferait défaut ?

Les compagnies d’assurances feraient passer en provisions les éventuelles pertes et devraient les compenser en puisant notamment sur leurs fonds propres dont le montant et la composition sont réglementés.

La faillite de l’Etat grec pourrait-il avoir une incidence sur les fonds euros ?

Chaque titulaire de contrat d’assurance-vie est par son fonds euros susceptible d’avoir quelques euros de dette grecque. Les compagnies d’assurance ont les moyens de faire face à l’étalement de cette dette sans que cela affecte les épargnants. Il est donc sauf besoin financier ou dans l’optique d’un investissement de sortir du fonds euros.

Le rendement du fonds euros risque-t-il encore de baisser ? La rémunération des fonds euros a baissé ces dernières années du fait de la diminution des taux d’intérêt. En outre afin de sécuriser au mieux les fonds euros, les compagnies d’assurance sont incitées à investir sur des titres très bien notés et qui offrent, de ce fait, de faibles rendements comme le Bund allemand.

Faut-il vendre ses unités de compte ?

Les unités de compte représentent des parts d’actions et obéissent à la même logique que ces dernières, logique examinée ci-dessus. Vendre pour vendre, c’est la garantie d’une perte ; vendre pour racheter, c’est une option pour un gain futur. Il ne faut donc pas sur-réagir et se précipiter.

L’or est-il le meilleur placement ?

Plus dure sera la chute !

Depuis 2005, le prix de l’or a été multiplié par plus de quatre. Ces derniers jours, l’once d’or a battu record sur record. Mais, il ne faut pas oublier que l’or n’est pas un placement tranquille. Lors du second choc pétrolier, l’or avait déjà connu une flambée de son cours, il avait été également multiplié par quatre, avant de chuter de plus de 50 % et rester stable pendant près de vingt ans. En outre, à la différence des produits financiers, l’or ne rapporte rien.

A plus de 1600 dollars l’once, le prix d’achat est élevé. Si vous voulez acheter à tout prix de l’or, il faut surtout penser à le revendre assez rapidement afin d’éviter d’être bloqué pour plusieurs années. Pour ceux qui l’ont acheté à 400 ou à 1000 euros, le temps de vendre est venu.

L’or n’échappe pas à l’impôt. Les plus-values sont soumises à un impôt de 31,3 % ou à une taxe forfaitaire sur le capital de 8 %.

Le Livret A, il n’y a que cela de vrai ?

Les Français plébiscitent le Livret A avec une épargne capitalisée de plus de 200 milliards d’euros. Ce produit bénéficie de la garantie de l’Etat et son taux de rendement est de 2,25 %. En réel, une fois l’inflation enlevée, le rendement n’est plus que de 0,15 % mais la sécurité n’a pas de prix. Plafonné à 15 300 euros, il est l’outil de base mais pas exclusif du parfait épargnant.

Pas de salut sans immobilier ?

Les prix de l’immobilier ont beaucoup augmenté, surtout dans les grandes villes, depuis la fin de la récession en 2009. L’immobilier a constitué une valeur refuge en ces temps de crise. Il faut attirer l’attention sur le fait que l’immobilier connaît des cycles. Entre 1992 et 1997, les prix avaient baissé de 30 à 40 % dans certaines régions. Par ailleurs, plus le prix d’achat est important, plus le rendement risque d’être faible. Le rendement locatif tourne autour de 2 à 3 % avant impôt.

Depuis quelques semaines, une inflexion sur le marché est constatée avec un ralentissement du nombre de transactions et un allongement des délais de vente. Le resserrement des conditions de crédit ainsi que les menaces sur le pouvoir d’achat pourraient générer un processus de baisse.

L'automne financier en plein été n'est pas une fatalité

Jusqu'à maintenant, il était admis que les bourses n'aimaient pas les mois d'octobre, il faudra y ajouter le mois d'août. Il est vrai qu'en France, cet été ressemble à un automne.

Les investisseurs considèrent que les menaces de crise sont supérieures aux espoirs d'un rebond d'où le mouvement baissier actuel.

Quelles sont les raisons pouvant expliquer le processus de baisse ?

Le manque de crédibilité des plans adoptés de part et d'autre de l'atlantique et les menaces de récession expliquent ce krach estival.

Le plan américain permettant de relever le seuil de la dette publique comme le plan européen pour régler le problème grecque n'ont pas convaincu. L'accord entre démocrates et républicains a été obtenu après d'affres discussions ; il est tout à la fois précaire et temporaire. De nouveaux débats devront avoir lieu l'année prochaine. Par ailleurs, en récusant toute augmentation d'impôts et en taillant, avec parcimonie, dans les dépenses, il ne résout aucun des problèmes.

Concernant la dette grecque, les Etats de la zone euro ont surtout démontré que la solidarité ne pouvait jouer que sous l'impérieuse nécessité de l'urgence. L'absence de consensus a été constatée, la gouvernance de l'Union ne s'améliore pas. Le transfert sur les banques d'une partie de la charge a abouti au résultat inverse de celui recherché. L'affaiblissement de la sphère financière qui se relève à peine de la crise de 2008 a été jugé durement.

Les investisseurs croient en un possible retour de la récession. L'affaiblissement de la croissance aux Etats-Unis comme en Europe au deuxième trimestre démontre que ce risque est réel. L'accumulation de plans d'assainissement qui intervient après l'interruption des plans de relance a obligatoirement un impact dépressif d'autant plus qu'il n'y pas de foyer de croissance interne alimentée par des innovations permettant de dégager des gains de productivité.

L'occident est en crise. Les Etats-Unis, l'Europe et le Japon sont en stagnation. La question est de savoir comment ils peuvent retrouver le chemin de la croissance afin de rembourser les dettes. Actuellement, le chacun pour soi prédomine tout comme la politique de l'autruche. Il apparaît nécessaire qu'une conférence rassemblant les pays occidentaux ainsi que les pays émergents dont l'avenir dépend des leurs exportations pour permettre un réel redémarrage de l'économie soit organisée. Certains ont trop vite cru que les plans de relance néo-keynésiens suffiraient à endiguer la plus violente crise de ces soixante dernières années ; or le mal n'est pas que conjoncturel, il est structurel. Il est lié à l'affaiblissement des gains de productivité qui a été masqué par une politique du crédit facile et par le développement des importations à bas coûts.

Il y a donc un double problème à résoudre : solidifier les dettes publiques et relancer sainement l'économie. Pour l'Union européenne, les Allemands dont la croissance dépend de la santé des autres pays membres doivent accepter le principe de la création d’euro-bonds et la possibilité pour l'Union de racheter de la dette publique provenant des Etats membres. La contrepartie serait un droit de regard plus important sur les finances publiques.

Au niveau mondial, les pays émergents qui dépendent aussi de la santé des pays occidentaux doivent être mis à contribution en acceptant de prêter à des conditions favorables. En échange, leur pouvoir devrait être accru au sein des instances internationales. Il serait également opportun de réinstituer un embryon de système monétaire international à travers l'émission de DTS (droits de tirage spéciaux qui sont calculés à partir d'un panier des principales monnaies) et à travers un rattachement des monnaies aux DTS. La nature occidentale de la crise devrait inciter l'OCDE à modifier son rôle et reprendre la mission qui lui avait été donnée à la fin de la seconde guerre mondiale, assurer le refinancement des Etats.

Une initiative mondiale en faveur de la recherche devrait être également lancée. Sous Ronald Reagan, le programme "Guerre des Etoiles" auquel l'Europe avait répondu avec "Eureka" avait permis de créer un élan indéniable au-delà des résultats directs obtenus. L'essentiel est de montrer qu'il y a des objectifs et de l'espoir. L'économie avant d'être des chiffres c'est de la psychologie. Le programme de recherche international pourrait se consacrer aux énergies renouvelables ou aux problèmes de l'alimentation...

jeudi 4 août 2011

Tout n'est pas rose en Allemagne

L'Allemagne qui bat record sur record en matière économique est confrontée à un défi qui pourrait se révéler meurtrier, le déclin démographique. En effet, la population à diminuer de plus de 50 000 habitants par an. Au rythme actuel, sa population pourrait passer de 81,7 millions à 65/70 millions d'ici 2060. Comble de l'ironie, la France redeviendrait la première puissance démographique d'une Europe vieillissante.

Cette situation est la conséquence d'un taux de fécondité très bas de 1?36 quand il s'élève, en France, à 2.

Ce déclin démographique s'il permet aujourd'hui d'avoir u taux de chômage inférieur à 7 % constitue une menace pour les prochaines années avec des goulots d'étranglement dans certains secteurs d’activité.

"Comment bien placer son argent ? "un débat sur RTL avec Philippe Crevel

Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle des Epargnants était l'invité de Philippe Corbé sur l'antenne de RTL dans le cadre de l'émission débat RTL de 8 H 30, le jeudi 4 août, sur le thème de "comment bien placer son argent ?".
Après la huitième journée de baisse de la bourse de Paris, avec les menaces pesant sur différents Etats, plusieurs auditeurs de RTL ont interrogé Philippe Crevel sur les moyens de protéger au mieux son épargne.
Ecouter le débat sur le site de RTL

mardi 2 août 2011

Les assureurs, béquilles des Etats, pas si sûr

Au 3& décembre 2010, les actifs des compagnies d'assurances représentaient 1684 milliards d'euros dont 17 % étaient placés en actions, 37 % en obligations d'entreprises, 33 % en obligations d'Etat, 6 en placements monétaires et 7 % en autres dont l'immobilier. Contrairement à une idée reçue, les obligations d'Etat ne sont pas majoritaires dans les portefeuilles des compagnies d'assurances. En période de crise de dette souveraine, cette information est plutôt une bonne nouvelle...

La collecte de l'assurance-vie au premier semestre 2011

La baisse de la collecte de l'assurance-vie atteint à fin juin 11 % par rapport à 2010. La collecte depuis le 1er janvier a atteint 69 milliards d'euros contre 78 milliards d'euros. La baisse au mois de juin a été de 7,5 %. Elle passée de 14,5 à 13,5 milliards d'euros.
L'encours de l'assurance-vie s'élevait au 30 juin 2011 à 1378 milliards d'euros contre 1290 milliards d'euros à fin décembre.

lundi 1 août 2011

La réforme de la fiscalité du patrimoine entrera en vigueur

La réforme de la fiscalité du patrimoine a été jugée conforme à la Constitution par le Conseil constitutionnel. Les mesures concernant l'ISF, le bouclier fiscal l'ISF ainsi que celle relative à la taxation de l'épargne retraite en cas de sortie sous forme de capital seront prochainement promulguées.

Consulter la décision du Conseil constitutionnel

le taux du Livret A passe à 2,25 %

Le taux du Livret A est passé à 2,25 % le 1er août 2011 en hausse de 0,25 point. Cette augmentation est la traduction de la hausse des prix constatée depuis quelques mois. En rythme annuel, le taux d'inflation est passé à 2,1 %. Le rendement réel du Livret A reste donc modeste autour de 0,15 point...

dimanche 31 juillet 2011

La lettre du Cercle - N°61 - août 2011


Au sommaire de la lettre d'information N° 61 :


- L'édito : "Epargner a toujours été un art"
- Retraite : êtes-vous prêt : le quizz du Cercle
- Si l'assurance-maladie se porte mal, ce n'est pas la faute des retraités
- La taxe sur les retraites-chapeaux devant le juge constitutionnel
- Naître et Mourir, mais dans quelle région française ?
- Madelin, le bilan 2010
Consulter la lettre N°61

vendredi 29 juillet 2011

Conjoncture : un deuxième trimestre difficile

Au mois de juin, le chômage a progressé en France de 1,3 % soit 33 600 de plus qu'au mois de mai dernier. Les hausses des deux derniers mois annulent les baisses enregistrées durant les quatre premiers mois de l'année. Le nombre de demandeurs d'emplois s'établit à 2 720 400 à la fin du mois de juin. le taux de chômage est, en France, de 9,5 % soit en juste en dessous de la moyenne européenne qui est de 10 %. Si la France fait mieux que l'Espagne, la Grèce ou l'Irlande, en revanche, nos résultats sont loin derrière ceux de l'Allemagne, des Pays-bas ou même du Royaume-Uni.

La dégradation de ces deux derniers mois est la conséquence directe de l'affaiblissement de la croissance. En effet, après un bon premier trimestre qui s'est conclu par un taux de croissance de 1 %, la conjoncture s'est ralentie. Le taux de croissance pour le second trimestre ne devrait être que de 0,2 %.

Ce ralentissement trouve son origine dans les à-coups provoqués dans les cycles de production par le tremblement de terre japonais, par le renchérissement du coût des matières premières et par le resserrement des politiques budgétaires.

Les Français ont ainsi souffert d'une dégradation de leur pouvoir d'achat expliquant le recul de la consommation sur le deuxième trimestre.

En effet, même si en juin, la consommation des ménages en biens est en hausse (+1,2 %), elle recule sur le trimestre (-1,8 %).

IL est attendu un rebond pour le second semestre à condition que l'environnement financier se stabilise afin de permettre aux entreprises d'investir dans de bonnes conditions.

mercredi 27 juillet 2011

Crise grecque : une enquête de News-Assurance

Le site d'information sur l'assurance News-Assurance a réalisé un dossier sur le règlement de la crise grecque en interviewant notamment Philippe Crevel, Secrétaire général du Cercle des Epargnants.

Retrouver l'article de Laurène Rimondi

La règle d'or budgétaire en sommeil ?

Le Président de la République a écrit à tous les parlementaires afin de souligner la nécessité d'adopter la règle d'or budgétaire en vertu de laquelle les comptes de  Etat doivent tendre à l'équilibre hors circonstances exceptionnelles. Cette volonté réaffirmée par l'exécutif s'inscrit dans le cadre de la crise des dettes souveraines et sur l'attention croissant que portent les investisseurs sur la capacité à venir des Etats à faire face à leurs échéances. Or, en France, il faut remonter à 1974 pour un  budget de l'État voté et exécuté à l'équilibre. 25 000 euros es 'est le montant de la dette publique que doit chaque enfant né en 2011.
L'inscription dans la loi fondamentale de principes de bonne gestion s'est généralisée. 90 pays ont déjà  des règles budgétaires contraignantes pour réduire leur déficit et revenir à l'équilibre.
Le projet de loi constitutionnelle  français adopté par l'Assemblée nationale et le Sénat crée une nouvelle catégorie de lois : les lois-cadres d'équilibre de finances publiques, qui devront préciser quand et comment le Gouvernement s'engage à revenir à l'équilibre. Ces lois-cadres couvriront une période minimale de trois ans. Elles détermineront une date de retour à l'équilibre des finances des administrations publiques et fixeront, pour chaque année, le plafond de dépenses et un effort minimum de recettes supplémentaires pour tenir cet objectif.
 La Constitution interdira en effet de voter une loi de finances ou une loi de financement de la sécurité sociale sans loi-cadre. Les lois-cadres d'équilibre des finances publiques s'inscrivent dans le prolongement des lois de programmation des finances publiques, créées en 2008. Mais à la différence de ces dernières, ces lois-cadres  auront en effet une valeur supérieure aux lois de finances annuelles et aux lois de financement de la sécurité sociale. Le Conseil constitutionnel veillera au respect de la règle d'or. Il examinera systématiquement les lois-cadres avant leur promulgation, afin de vérifier qu'elles respectent l'objectif constitutionnel de retour à l'équilibre. Il sera automatiquement saisi des lois de finances annuelles et des lois de financement de la sécurité sociale, pour s'assurer qu'elles respectent les plafonds de dépenses et le minimum de recettes fixés par la loi-cadre d'équilibre des finances publiques.
Pour être adopté, ce projet de loi doit recueillir au Congrès réunissant les députés et les sénateurs la majorité des trois cinquièmes. Du fait de l'opposition du PS, cette majorité qualifiée n'est pas atteignable ce qui ne permet pas pour le moment l'exécutif de réunir le Congrès. Le rapport de force risque après les élections sénatoriales du mois de septembre d'être encore plus défavorable. 

mardi 26 juillet 2011

Rendement de l'assurance-vie : une étude de l'ACP

Selon l'Autorité de Contrôle Prudentiel, l'ACP, le rendement des contrats d'assurance-vie en 2010 a été de 3,40 % contre 3,65 % en 2009. L'étude de l'ACP porte sur plus de 6000 contrats représentant un encours de plus de 1000 milliards d'euros euros sur un total de 1300 milliards.
Les contrats en euros (à capital garanti) dominent nettement le marché de l’assurance-vie et ont pesé 86% des versements en 2010, selon les chiffres de la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA).
Le taux de rendement était de 3,9 % en 2008.
Cette baisse est imputable à la diminution des taux d'intérêt et à un contrôle plus strict par l'ACP des taux promotionnels qui font l'objet l'objet également depuis deux ans d'un encadrement plus resserré.

lundi 25 juillet 2011

La semaine économique et financière vue par Generali Investments

La semaine s’est mieux terminée qu’elle n’avait débuté. Les tests de résistance des banques européennes, publiés la veille du week-end, n’ont pas été jugés assez crédibles et l’évocation d’une taxe pour faire participer les banques au sauvetage de la Grèce a été très mal accueillie. Dès mardi, le rebond a été facilité par l’espoir d’une solution concernant les dettes souveraines lors du sommet européen de Bruxelles et par des résultats semestriels meilleurs qu’attendu aux Etats-Unis. La rencontre entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, avant la divulgation des premières dispositions du plan de sauvetage de la Grèce, a rassuré sur l’issue du sommet. Par la suite, les investisseurs ont apprécié le plan massif de 160 milliards d'euros, qui prévoit notamment un allongement des concours et une baisse des taux d'intérêt, de façon à rendre l'endettement du pays plus supportable. En outre, le fonds de secours pour les pays en difficulté (FESF) pourra acheter de la dette publique sur le marché obligataire secondaire, pour soulager les détenteurs de ces titres dont la valeur a été dépréciée. Il pourra aussi accorder aux Etats des lignes de crédit pour qu'ils recapitalisent leurs banques. Le marché de la dette des pays européens, thermomètre de la santé de la Zone Euro, a immédiatement répercuté ces bonnes nouvelles. Cependant, l'euphorie s'est quelque peu estompée car le risque de contagion n'est pas totalement écarté et il est encore trop tôt pour « crier victoire ». D'autant que la première sanction attendue est tombée : l'agence de notation Fitch a annoncé son intention de placer la dette de la Grèce en défaut partiel. Les autres agences de notation devraient parvenir au même verdict. Les dirigeants de la  Zone Euro espèrent toutefois que le défaut de paiement sera limité dans le temps et donc maîtrisable. Néanmoins, après le feuilleton grec, tous les yeux se tournent désormais vers les États-Unis. Le déplafonnement de la dette n'est toujours pas réglé. Le Trésor américain a prévenu que, faute d'accord d'ici le 2 août, il se retrouverait rapidement en défaut de paiement, ce qui aurait de graves conséquences pour l'économie américaine. Les responsables politiques américains affichent leur volonté d'éviter absolument que cela se produise, mais aucun accord n'a encore été trouvé.
Lire la suite de la lettre

La semaine économique et financière vue par Generali Investments


La semaine s’est mieux terminée qu’elle n’avait débuté. Les tests de résistance des banques européennes, publiés la veille du week-end, n’ont pas été jugés assez crédibles et l’évocation d’une taxe pour faire participer les banques au sauvetage de la Grèce a été très mal accueillie. Dès mardi, le rebond a été facilité par l’espoir d’une solution concernant les dettes souveraines lors du sommet européen de Bruxelles et par des résultats semestriels meilleurs qu’attendu aux Etats-Unis. La rencontre entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, avant la divulgation des premières dispositions du plan de sauvetage de la Grèce, a rassuré sur l’issue du sommet. Par la suite, les investisseurs ont apprécié le plan massif de 160 milliards d'euros, qui prévoit notamment un allongement des concours et une baisse des taux d'intérêt, de façon à rendre l'endettement du pays plus supportable. En outre, le fonds de secours pour les pays en difficulté (FESF) pourra acheter de la dette publique sur le marché obligataire secondaire, pour soulager les détenteurs de ces titres dont la valeur a été dépréciée. Il pourra aussi accorder aux Etats des lignes de crédit pour qu'ils recapitalisent leurs banques. Le marché de la dette des pays européens, thermomètre de la santé de la Zone Euro, a immédiatement répercuté ces bonnes nouvelles. Cependant, l'euphorie s'est quelque peu estompée car le risque de contagion n'est pas totalement écarté et il est encore trop tôt pour « crier victoire ». D'autant que la première sanction attendue est tombée : l'agence de notation Fitch a annoncé son intention de placer la dette de la Grèce en défaut partiel. Les autres agences de notation devraient parvenir au même verdict. Les dirigeants de la  Zone Euro espèrent toutefois que le défaut de paiement sera limité dans le temps et donc maîtrisable. Néanmoins, après le feuilleton grec, tous les yeux se tournent désormais vers les États-Unis. Le déplafonnement de la dette n'est toujours pas réglé. Le Trésor américain a prévenu que, faute d'accord d'ici le 2 août, il se retrouverait rapidement en défaut de paiement, ce qui aurait de graves conséquences pour l'économie américaine. Les responsables politiques américains affichent leur volonté d'éviter absolument que cela se produise, mais aucun accord n'a encore été trouvé.
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Partir à 65 ans : qui et pourquoi ?


L'âge légal de la retraite à taux plein passera de 65 à 67 ans avec l'application de la loi portant réforme des retraites de 2010. En France, la grande partie des départs à la retraite s'effectue bien avant ce âge. En effet, en 2010, en matière de départs à la retraite, seules 16 % concernaient des personnes de plus de 65 ans soit environ 113 000. Les femmes représentent 65 % des départs à 65 ans. Le départ à 65 ans est plus subi que voulu. En effet, 87 % des assurés concernés ne disposent pas de la durée d'assurance nécessaire pour obtenir la retraite à taux plein. Pour les femmes, ce taux est de 93 %. Le faible nombre de trimestres validés s'explique par les interruptions de carrière occasionnées notamment par la survenue d'enfants. Ainsi, 40 % des femmes concernées ont eu au moins 3 enfants soit plus que la moyenne des femmes partant à la retraite.
Les retraités partis à la retraite à 65 ans touche des pensions moindres que l'ensemble des nouveaux retraités. Pour 72 % d'entre-eux, ils sont bénéficiaires du minimum contributif contre 43 % pour l'ensemble des départs.

vendredi 22 juillet 2011

Assurance-vie en demi teinte


Au mois de juin dernier, selon la Fédération Française des Sociétés d'Assurances, l’assurance vie a bénéficié d'une collecte nette de 3,2 Mds € en juin. La collecte comme au mois de mai s’inscrit en hausse  (+ 1,8 Md € pour mai). Le cumul sur le premier semestre s'élève à 17,2 Mds €, en recul de 46 % par rapport à la même période l’année précédente. Le rebond intervient malgré les incertitudes sur la dette grecque.

Euro, bilan de la négociation pour sauver la Grèce


Le 21 juillet 2011, les chefs d'Etat et de Gouvernement de la zone euro ont décidé de mettre en oeuvre un second plan en faveur de la Grèce. Ce plan permet un étalement de la dette sur 30 ans avec en outre assorti conditions de taux plus favorables. Cette décision vise à faciliter l'assainissement des comptes publics grecs. Ce plan prévoit un engagement volontaire du secteur privé.

Par ailleurs, les mécanismes de solidarité devraient être renforcés. Des propositions sur la gouvernance de la zone euro seront réalisées dans les prochains mois.


COMMISSION EUROPÉENNE

SECRETARIAT GENERAL

Bruxelles, le 21 juillet 2011

TEXTE FR

CONSEIL DE L'UNION EUROPEENNE

Bruxelles - 21 juillet 2011

DÉCLARATION DES CHEFS D'ÉTAT OU DE GOUVERNEMENT DE LA ZONE EURO ET DES INSTITUTIONS DE L'UE

_________________

DÉCLARATION DES CHEFS D'ÉTAT OU DE GOUVERNEMENT DE LA ZONE EURO ET DES INSTITUTIONS DE L'UE

Nous réaffirmons notre attachement à l'euro et sommes résolus à faire tout ce qui est nécessaire pour assurer la stabilité financière de la zone euro dans son ensemble et celle de ses États membres. Nous réaffirmons également notre détermination à renforcer la convergence, la compétitivité et la gouvernance dans la zone euro. Depuis le début de la crise de la dette souveraine, des mesures importantes ont été prises pour stabiliser la zone euro, réformer les règles et élaborer de nouveaux outils de stabilisation. Dans la zone euro, la reprise est en bonne voie et l'euro repose sur des fondamentaux économiques solides. Mais les difficultés auxquelles nous sommes confrontés ont montré que des mesures plus ambitieuses s'imposent.

Aujourd'hui, nous sommes convenus de prendre les mesures suivantes:

Grèce:

1. Nous nous félicitons des mesures prises par le gouvernement grec pour stabiliser ses finances publiques et réformer son économie, ainsi que du nouveau train de mesures, y compris de privatisation, récemment adopté par le parlement grec. Ces mesures constituent des efforts sans précédent, mais qui sont nécessaires pour que l'économie grecque retrouve la voie d'une croissance durable. Nous sommes conscients des efforts que les mesures d'ajustement entraînent pour les citoyens grecs, et nous sommes convaincus que ces sacrifices sont indispensables pour la reprise économique et qu'ils contribueront à la stabilité et à la prospérité futures du pays.

2. Nous convenons de soutenir un nouveau programme pour la Grèce et, avec le FMI et la contribution volontaire du secteur privé, de couvrir intégralement le déficit de financement. Le financement public total s'élèvera à un montant estimé à 109 milliards d'euros. Ce programme visera, notamment grâce à une réduction des taux d'intérêt et à un allongement des délais de remboursement, à ramener l'endettement à un niveau bien plus supportable et à améliorer le profil de refinancement de la Grèce. Nous appelons le FMI à continuer de contribuer au financement du nouveau programme pour la Grèce. Nous avons l'intention d'utiliser le FESF en tant qu'instrument de financement pour le prochain décaissement. Nous suivrons avec beaucoup d'attention la mise en œuvre rigoureuse du programme sur la base d'une évaluation régulière effectuée par la Commission en liaison avec la BCE et le FMI.

3. Nous avons décidé d'allonger dans toute la mesure du possible le délai de remboursement des futurs prêts consentis par le FESF à la Grèce en le portant des 7,5 années actuelles à un minimum de 15 ans et jusqu'à 30 ans avec un délai de grâce de 10 ans. À cet égard, nous assurerons une surveillance adéquate après la fin du programme. Dans le cadre du FESF, nous accorderons des prêts à des taux d'intérêt équivalents à ceux prévus par le mécanisme de soutien à la balance des paiements (environ 3,5 % actuellement), proches du coût de financement du FESF, sans descendre en dessous. Nous avons également décidé de repousser sensiblement les échéances de la facilité existante mise en place pour la Grèce. Cela s'accompagnera d'un mécanisme prévoyant des incitations appropriées en faveur de la mise en œuvre du programme.

4. Nous préconisons l'adoption d'une stratégie globale pour la croissance et l'investissement en Grèce. Nous saluons la décision de la Commission de créer un groupe de travail qui collaborera avec les autorités grecques pour canaliser les fonds structurels vers la compétitivité et la croissance, la création d'emplois et la formation. Nous mobiliserons des fonds et des institutions de l'UE, comme la BEI, vers cet objectif et relancerons l'économie grecque. Les États membres et la Commission mobiliseront immédiatement toutes les ressources nécessaires pour apporter une assistance technique exceptionnelle en vue d'aider la Grèce à mettre en œuvre ses réformes. La Commission fera rapport en octobre sur les progrès accomplis à cet égard.

5. Le secteur financier a indiqué qu'il était prêt à soutenir la Grèce sur une base volontaire en recourant à différentes possibilités permettant de renforcer encore la viabilité globale. La contribution nette du secteur privé est estimée à 37 milliards d'euros1. Un rehaussement de crédit sera fourni pour étayer la qualité de la garantie, afin d'en permettre l'utilisation continue pour que les banques grecques puissent accéder aux opérations de liquidités de l'Eurosystème. Nous fournirons des ressources appropriées pour recapitaliser les banques grecques si nécessaire.

Participation du secteur privé:

6. Pour ce qui est de notre approche générale à l'égard de la participation du secteur privé dans la zone euro, nous tenons à préciser que la Grèce appelle une solution exceptionnelle et bien spécifique.

7. Tous les autres pays de la zone euro réaffirment solennellement qu'ils sont fermement déterminés à honorer pleinement leur propre signature souveraine et tous les engagements qu'ils ont pris en matière de viabilité des finances publiques et de réformes structurelles durables. Les chefs d'État ou de gouvernement de la zone euro appuient sans réserve cette volonté, la crédibilité de toutes leurs signatures souveraines étant un élément déterminant pour assurer la stabilité financière de l'ensemble de la zone euro.

Outils de stabilisation:

8. Afin d'améliorer l'efficacité du FESF et du MES et de faire face au risque de contagion, nous décidons d'augmenter leur souplesse, assortie de conditions appropriées, pour leur permettre:

- d'intervenir sur la base d'un programme établi à titre de précaution;

- de financer la recapitalisation des établissements financiers par des prêts aux gouvernements, y compris dans les pays ne bénéficiant pas d'un programme;

- d'intervenir sur les marchés secondaires sur la base d'une analyse de la BCE constatant l'existence d'une situation exceptionnelle sur les marchés financiers et de risques pour la stabilité financière et sur la base d'une décision prise d'un commun accord par les États participant au FESF/MES, afin d'éviter la contagion.

Nous mettrons en place les procédures nécessaires pour la mise en œuvre de ces décisions le plus rapidement possible.

9. Le cas échéant, un contrat de garantie sera mis en place de façon à couvrir le risque résultant, pour les États membres de la zone euro, des garanties qu'ils auront fournies au FESF.

Assainissement budgétaire et croissance dans la zone euro:

10. Nous sommes déterminés à continuer à apporter un soutien aux pays bénéficiant d'un programme jusqu'à ce qu'ils puissent accéder à nouveau au marché, à condition qu'ils mettent en œuvre ces programmes avec succès. Nous nous félicitons de la détermination de l'Irlande et du Portugal à mettre en œuvre leurs programmes de manière rigoureuse et réaffirmons notre ferme volonté de voir aboutir ces programmes. Les taux et les délais de remboursement de prêt que nous avons arrêtés pour la Grèce dans le cadre du FESF seront appliqués également au Portugal et à l'Irlande. Dans ce contexte, nous notons que l'Irlande est disposée à participer de manière constructive aux discussions sur le projet de directive sur l'assiette commune consolidée pour l'impôt sur les sociétés (ACCIS) et aux discussions structurées sur les questions de politique fiscale dans le cadre du Pacte pour l'euro plus.

11. Tous les États membres de la zone euro respecteront à la lettre les objectifs budgétaires fixés, amélioreront la compétitivité et remédieront aux déséquilibres macroéconomiques. Les déficits publics dans tous les pays, à l'exception de ceux bénéficiant d'un programme, seront ramenés sous le seuil de 3 % d'ici 2013 au plus tard. Dans ce contexte, nous nous félicitons du train de mesures budgétaires présenté récemment par le gouvernement italien, qui permettra de ramener le déficit sous le seuil des 3 % en 2012 et d'équilibrer le budget en 2014. Nous saluons également les réformes ambitieuses entreprises par l'Espagne sur les plans budgétaire, financier et structurel. Pour donner suite aux résultats des tests de résistance des banques, les États membres fourniront à celles‑ci, le cas échéant, des filets de sécurité.

12. Nous mettrons en œuvre les recommandations adoptées en juin en ce qui concerne les réformes qui favoriseront notre croissance. Nous invitons la Commission et la BEI à développer les synergies entre les programmes de prêts et les fonds de l'UE dans tous les pays bénéficiant d'une assistance de l'UE/du FMI. Nous appuyons tous les efforts déployés par ces pays pour améliorer leur capacité à absorber les fonds de l'UE afin de stimuler la croissance et l'emploi, notamment par une augmentation temporaire des taux de cofinancement.

Gouvernance économique:

13. Nous appelons à la mise au point rapide du paquet législatif sur le renforcement du Pacte de stabilité et de croissance et sur la nouvelle surveillance macroéconomique. Les membres de la zone euro appuieront sans réserve la présidence polonaise afin de parvenir à un accord avec le Parlement européen sur l'adoption de règles de vote dans le volet "prévention" du pacte.

14. Nous nous engageons à mettre en place, d'ici la fin 2012, des cadres budgétaires nationaux, comme prévu dans la directive relative aux cadres budgétaires.

15. Nous convenons qu'il y a lieu de réduire la dépendance à l'égard des notations de crédit externes dans le cadre réglementaire de l'UE, en tenant compte des récentes propositions de la Commission dans ce sens, et nous attendons avec intérêt les propositions de la Commission sur les agences de notation.

16. Nous invitons le président du Conseil européen, en concertation étroite avec le président de la Commission et le président de l'Eurogroupe, à présenter d'ici le mois d'octobre des propositions concrètes sur la manière d'améliorer les méthodes de travail et de renforcer la gestion des crises dans la zone euro.

___________________

1 :

En prenant en compte le coût du rehaussement de crédit pour la période 2011‑2014. De plus, un programme de rachat de la dette contribuera à hauteur de 12,6 milliards d'euros, portant le total à 50 milliards d'euros. Pour la période 2011‑2019, la contribution nette totale de la participation du secteur privée est estimée à 106 milliards d'euros.

Livret A : bilan du premier semestre


Selon la Caisse des dépôts (CDC), la collecte du livret A a recueilli sur les six premiers mois de l'année 2011 a atteint 10,7 milliards d'euros. Elle s'était élevée à 2,34 milliards pour le premier semestre 2010.

L'encours de ce produit est de 205,4 milliards d'euros à fin juin. Cumulé au LDD (ex-Codevi), le total des encours s'élève à fin juin à 274 milliards d'euros.

Selon l'Observatoire de l'épargne, près de 59,7 millions de livrets A étaient détenus par des particuliers en mars dernier.

jeudi 21 juillet 2011

Les épargnants et la crise grecque


Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle des Epargnants, est intervenu sur Europe 1 durant le journal de 12 H 00 au sujet des conséquences de la crise grecque pour les épargnants français dans le cadre d'un débat animé par Patrick Roger avec Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des Epargnants et avec Nicolas Dupont-Aignan, président du mouvement "Debout de la République"

Ecouter le journal du 21 juillet 12 H 30 de Patrick Roger

Assurance-vie : un succès malgré la crise

L'INSEE, dans un document publié le 21 juillet, souligne qu'au début de l'année 2010, 62 % des ménages français possèdent de l'assurance-vie soit autant que de propriétaires immobiliers. 41 % ont des contrats d'assurance en cas de vie et de capitalisation  et 39 % des contrats d'assurance en cas de décès.

Les contrats d'assurance en cas de vie et de capitalisation représentent 93 % des cotisations qui se sont élevées en 2010 à 143 milliards d'euros et 99 % de l'encours, 1317 milliards d'euros toujours en 2010. Depuis 2004, le taux de pénétration des contrats vie a augmenté de 7 points.

Les détenteurs de contrats d'assurance en cas de décès le sont au titre d'un prêt immobilier à hauteur de 22 points sur 39.

Les contrats d'assurance en cas de vie sont après  les livrets défiscalisés les placements préférés des Français, 42 % contre 85 %. 31 % des ménages détiennent de l'épargne logement, 19 % des valeurs mobilières et 16 % de l'épargne salariale.

Les contrats d'assurance en cas de vie sont détenus par 14,6 millions de personnes et 11,2 millions de ménages.  le nombre de bénéficiaires a augmenté de 3,2 millions depuis 2004 soit 530 000 de plus par an. Le taux de pénétration a progressé dans toutes les tranches d'âge et dans toutes les catégories socioprofessionnelles. Le taux de détention a fortement augmenté chez les plus de 50 ans avec en parallèle la modification du régime fiscal de l'épargne logement. Les non-salariés et les cadres sont sans surprise les principaux souscripteurs. parmi les motifs de souscription, la précaution, la transmission et la préparation de la retraite sont mis en avant.

consulter le document de l'INSEE

mardi 19 juillet 2011

PERP : un nouveau régime fiscal pour la sortie en capital

L'article 41 de la loi de finances rectificative pour 2011 a modifié le régime fiscal optionnel pour les sorties en capital des produits d'épargne retraite comme le PERP.

La loi de finances pour 2011 avait institué un système de quotient. Le montant était divisé par quinze avant d'être ajouté au revenu imposable ; le supplément d'impôt généré faisait in fine l'objet d'une multiplication par quinze.

En lieu et place de ce dispositif, il est prévu à compter de l'imposition des revenus de 2011, l'application d'un prélèvement libératoire de 7,5 % après application d'un abattement de 10 %.

lundi 18 juillet 2011

Retraite Chapeau : la taxe soumise au Conseil constitutionnel

Par l'entremise de l'association ADRESE, le Conseil Constitutionnel a été saisi par le Conseil d'Etat afin de statuer, dans le cadre d’une Question Prioritaire de Constitutionnalité, sur la constitutionnalité de l'article L. 137-11-1 du code de la sécurité sociale qui a institué une contribution sociale sur les rentes versées par des régimes de retraite supplémentaires à prestations définies à la charge du bénéficiaire.

Depuis le 1er janvier 2011,  les bénéficiaires de rentes perçues en vertu d'un supplément de retraite à prestations définies doivent acquitter une taxe non déductible del'impôt sur le revenu dont le taux varie de 7 à 14 % . Deux barèmes coexistent en fonction de la date de liquidation de la pension.

Cette taxe n'a fait l'objet d'un examen lors de la saisine du Conseil constitutionnel sur le projet de loi de finances pour 2011 et sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2011 qui ont institué cette taxe.

Le motif invoqué est la rupture d'égalité devant les charges publiques. Le Conseil constitutionnel a trois mois pour statuer.

Consulter la saisine

 

Les marchés selon Generali Investments France

Comme chaque mois Generali Investments France analyse les évolutions des marchés financiers au cours du mois écoulé.  GIF revient sur la crise des dettes souveraines et conseille la prudence tout en ne cédant pas à la panique.

Au cours du mois de juin, les marchés financiers ont fortement pâti de la persistance de la crise grecque et des inquiétudes concernant l’ampleur du ralentissement de l’économie mondiale.

Fait décisif, le Parlement grec a toutefois approuvé le nouveau plan d’austérité budgétaire, condition à l’obtention de l’aide supplémentaire de l’UE et du FMI.

Dans ce contexte, nous pensons que les inquiétudes concernant les besoins de liquidités de la Grèce vont s’atténuer, même si la question de sa solvabilité à plus long terme subsiste.

Dans la mesure où nous continuons de considérer le récent tassement des statistiques macro-économiques comme un simple« trou d’air » et non comme l’amorce d’une récession sévère, nous estimons que les marchés devraient être mesure de se stabiliser en juillet. Cela étant, nous recommandons de limiter la prise de risque et d’adopter un positionnement neutre vis-à-vis des indices de référence.

Consulter l'étude mensuelle de GIF

dimanche 17 juillet 2011

Banque de France : les Français et l'épargne

La Banque de France vient de publier une étude sur l'épargne des Français en 2010.

Ainsi le taux d’épargne des ménages français qui avait augmenté avec la crise financière à l’automne 2007 en atteignant 16,7 % de leur revenu disponible brut (RDB) au troisième trimestre de 2009, a diminué fort logiquement au cours de l’année 2010, revenant en fin d’année à 15,6 %. La décomposition du taux d’épargne
montre que sa baisse constatée en 2010 est marquée par diminution de la part afférente à l’épargne financière. Elle se réduit de 1,4 point de RDB pour s’établir fin 2010 à 6,5 %.

lire l'étude

vendredi 15 juillet 2011

réforme des retraites 2010 : 1er bilan d'application

L'Assemblée nationale a présennté le 6 juillet dernier un rapport sur l'application de loi de novembre 2010 portant réforme des retraites. Ce rapport souligne que le Gouvernement doit encore prendre des décrets et des arrêtés d'application en particulier en ce qui concerne l'épargne retraite et le droit d'information des assurés. De nombreuses mesures réglementaires sont attendues pour le mois de septembre.

Lire le rapport

mercredi 13 juillet 2011

Réforme de la fiscalité du patrimoine

Le sénat a adopté définitivement la réforme de la fiscalité du patrimoine. Le bouclier fiscal qui plafonnait, depuis le 1er août 2007, à 50% des revenus les impôts directs payés par les contribuables a été supprimé. En 2010, son coût avait été évalué à environ 680 millions d’euros et bénéficiait à près de 19.000 contribuables.

En contrepartie de cette suppression, des aménagements ont été adoptés. La première tranche de l’ISF (entre 800.000 euros et 1,3 million d’euros de patrimoine) a été supprimée. Le seuil d’entrée à l’imposition sur la fortune est désormais fixé à 1,3 millions d’euros de patrimoine. 300.000 ménages seront exonérés de l’ISF.

A compter de 2012, le barème de l’ISF ne comportera plus que deux tranches d’imposition :
- Entre 1,3 et 3 millions d’euros de patrimoine, le taux d’imposition sera de 0,25% et les redevables de cette tranche n’auront plus à faire de déclaration d’ISF (leur patrimoine sera porté sur la déclaration de revenus et ils paieront cet impôt en même temps que l’impôt sur le revenu).

- Au-delà de 3 millions d’euros de patrimoine, le taux d’imposition sera de 0,5% et les assujettis auront à remplir une déclaration d’ISF comme aujourd’hui.

- Les taux sont applicables dès le premier euro, d’où les effets de seuil faisant passer l’ISF de 0 à 3250€ dès franchissement de la barre de 1,3 millions (même phénomène à 3 millions).


Afin que la réforme soit neutre pour les finances publiques, le taux d’imposition des deux dernières tranches du barème des droits de succession est augmenté de 5 points. Pour la part taxable comprise entre 900.000 et 1.800.000€,le taux des droits de succession et donation passe sont augmentés de 35 à 40%. Pour la part taxable supérieure à 1.800.000€, le taux des droits de succession et donation sont augmentés de 40 à 45%.

Les réductions de droit en fonction de l’âge du donateur sont supprimées :

Sont supprimées les réductions de 35% des donations en nue-propriété lorsque le donateur est âgé de moins de 70 ans et de 10% entre 70 et 80 ans, ainsi que les donations autres que celles en nue-propriété de 50% lorsque le donateur est âgé de moins de 70 ans et de 30% entre 70 et 80 ans.

Les réductions de droit sont toutefois maintenues pour la transmission des titres d'une entreprise avec engagement de conservation des titres.

Le délai entre deux donations exonérées est allongé. Il faudra attendre 10 ans et non plus 6 ans pour donner à ses proches en franchise de droits de donation un certain montant qui est plafonné. Ainsi par exemple le plafond ou plus exactement l’abattement, est de 159.325€ si l’on donne à un enfant. Passé le délai de 10 ans il est à nouveau possible d’effectuer des donations sans payer de droits.

Hausse des droits de partage de 1,1% à 2,5% :

Tous les nouveaux divorcés et tous les héritiers sortant d'une indivision sont concernés par la hausse de 1,1 à 2,5%. Ainsi un couple qui possède un patrimoine, après déduction des dettes, de 300.000€, payera 7.500€ de droits de partage à son divorce en 2012 contre 3.300 cette année.

Sur les plus-values de cession des participations significatives pour les contribuables qui transfèrent leur domicile fiscal hors de France. Cette 'exit tax' qui entrera en vigueur dès cette année, est inspirée du modèle allemand et est assise sur les plus-values sur titres constatées lors du transfert de la résidence fiscale hors de France et exigibles en cas de cession des titres dans les huit années qui suivent.

Le Sénat a relevé de 5 points, de 20 à 25%, la taxation, au décès du souscripteur, des plus gros contrats d’assurance-vie (lorsque la valeur du contrat excède 903.000€ après abattement).

Les épargnants et la crise de la dette souveraine

Avec la crise des dettes souveraine qui frappe plusieurs Etats membres de la zone euro, l'inquiétude des épargnants concernant notamment leur assurance-vie se fait jour.

Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle des Epargnants est intervenu sur le sujet sur l'antenne d'Europe 1. Il a souligné que le rééchelonnement éventuel de certaines publiques n'aura pas d'impact sur la valeur des fonds euros. Au sujet de leur rendement, cela pourra avoir à terme un effet même si, il faut souligner, les compagnies d'assurance ont, ces dernières années, procédé à une gestion diversifiée de leurs actifs.

écouter l'interview

La semaine économique et financière vue par Generali Investments

Generali Investments publie chaque semaine une lettre d'actualité retraçant et analysant la situation économique et financière.

Le deuxième semestre commence aussi mal que le premier avait bien terminé. Après un début se semaine sous le signe de la nervosité, les investisseurs ont pris une douche froide vendredi, l’ensemble de l’économie américaine ayant créé quatre fois moins d’emplois qu’espéré. Le taux de chômage officiel du pays a continué sa remontée entamée enavril, pour s'établir à 9,2%, son niveau le plus haut depuis le début de l'année, alors même que la population active baissait. Le rapport officiel sur l'emploi est largement considéré comme le meilleur témoin de la vitalité de l'économie américaine. A la mauvaise nouvelle concernant l'emploi s'en ajoute une sur les salaires, qui ont baissé en termes nominaux: la baisse du pouvoir d'achat s'accentue alors que l'économie aurait besoin d'embauches et de hausses des salaires pour se relancer grâce à la consommation des ménages. Par ailleurs, les nouveaux rebondissements de la crise de la dette en Zone Euro ont alimenté cette nouvelle vague d’aversion pour le risque. Malgré le déblocage de la crisegrecque, les pays européens peinent à mettre sur pied un nouveau plan d'aide à Athènes, et le Portugal semble s'enfoncer dans la crise depuis que l'agence Moody's a relégué la note de sa dette dans la catégorie "spéculative" mardi. Seule bonne nouvelle : certains pays européens sont en croissance, au point de générer de l’inflation. La BCE a donc relevé sans surprise son taux directeur d’un quart de point, à 1,5%. Dans ce contexte globalement incertain, le retour dela microéconomie, au travers de la saison des résultats qui commence ce lundi, pourrait donner un peu d’air au marché et favoriser un rally estival.

lire la suite de la lettre

mardi 12 juillet 2011

Le Livret A à 2,25 %

Le Premier Ministre, François Fillon, a annoncé mardi 12 juillet 2011 à Europe 1 que le taux du Livret A devrait être revalorisé de 0,25 point au mois d'août. Cette annonce fait suite à celle de l'INSEE sur le taux d'inflation qui a été de 0,1 point en juin portant sur un an l'inflation à 2,1 points.
En effet, l'INSEE a communiqué "qu'en juin 2011, l’indice des prix à la consommation (IPC) est en hausse de 0,1 %, comme en mai. Sur un an, il s’accroît de 2,1 % (+2,0 % en mai)".

"En juin 2011, hausses et baisses se compensent quasiment : l’accroissement des prix de l’alimentation se poursuit et, de façon saisonnière, les prix des services augmentent ; a contrario, les prix de l’énergie et des services de transports et de communications sont en baisse".

lundi 11 juillet 2011

Conseil d'analyse stratégique : rapport sur l'emploi

Le Conseil d'Analyse Stratégique vient de rendre public un rapport sur les évolutions possibles du marché de l'emploi dans les vingt prochaines années.

Le CAS a retenu deux scénarios  : un scénario d’accélération technologique et sociétale” et un scénario de “rééquilibrage et de volontarisme des acteurs”. Dans les deux cas, les auteurs considèrent que les acteurs, notamment de l’Etat, devront évoluer, face aux enjeux d’emploi, de mobilité et de qualité du travail ou, plus globalement, de compétitivité et de cohésion sociale.
le rapport comporte une série de propositions dont notamment la mise en place d'un compte individuel social de droits portables.  Il s'agirait d'amplifier le système de compte épargne temps et du droits individuel à la formation compte tenu que dans les prochaines années la mobilité devrait s’accroître. le rapport met également l'accent sur la responsabilité sociale de l'entreprise et sur la nécessité d'améliorer  la qualité du travail.

vendredi 8 juillet 2011

Etes-vous préparé pour votre future retraite ? A vous de jouer

Le Quizz "Etes-vous prêt pour la retraite ?" du Cercle est en ligne. En quelques minutes en répondant à 15 questions, vous pouvez déterminer votre degré de préparation financière pour la retraite. Ce quizz prend en compte votre âge et votre situation professionnelle. Il se veut ludique et pédagogique.

A vous de jouer !!!

Faites le quizz