CERCLE DE L'EPARGNE, DE LA RETRAITE ET DE LA PREVOYANCE

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jeudi 6 mars 2014

le taux de chômage a baissé de 0,1 % au 4ème trimestre

Si l'inversion de la courbe du chômage version ministère de l'emploi n'a pas été au rendez-vous aux mois de nombre et de décembre, le Gouvernement pourra se réjouir que de l'annonce du taux de chômage pour le 4ème trimestre du Bureau International du Travail. En effet, le BIT a indiqué que le taux de chômage a diminué de 0,1 point au quatrième trimestre en France métropolitaine. En moyenne sur le quatrième trimestre 2013, le taux de chômage au sens du BITs’élève à 10,2 % de la population active en France avec les  Dom. En France métropolitaine, avec 2,8 millions de personnes au chômage, le taux de chômage atteint 9,8 %, en baisse de 0,1 point par rapport au troisième trimestre 2013. Sur un an, le taux de chômage est stable.
Cette légère baisse est consécutive au bon résultat d'octobre et à la montée en puissance des emplois aidés, + 100 000 en 2013 avec un total d'environ 500 000. 

Taux de chômage au sens du BIT
Taux de chômage au sens du BIT
Estimation à +/- 0,3 point près du niveau du taux de chômage et de son évolution d’un trimestre à l’autre
Champ : population des ménages, personnes de 15 ans ou plus
Source : Insee, enquête Emploi
Parmi les personnes inactives au sens du BIT, 1,3 million de personnes souhaitent un emploi sans être comptées dans la population des personnes au chômage au sens du BIT. En intégrant cette population, le chômage continue d'augmenter en France. 

vendredi 31 janvier 2014

L'OCDE demande à la France d'agir en faveur de l'empli des seniors


Si le chômage des jeunes diminue grâce aux emploi d'avenir et donc au traitement social de l'emploi, la situation des seniors se dégrade. L'OCDE vient de publier une note sur le sujet enjoiggnant la France à agir en la matière.

Cette note souligne que "la transition de l’emploi à la retraite est particulièrement précoce et problématique pour de nombreux seniors". "Entre 2008 et 2011, seuls 55 % des seniors sont passés directement de l’emploi à la retraite". "Les autres ont connu à la fin de leur carrière des périodes de non-emploi, souvent de longue durée".

L'OCDE note que la France reste parmi les mauvais élèves en se classant presque au dernier rang pour l’âge effectif de départ à la retraite. En 2012, il est estimé à 59.7 ans pour les hommes et à 60.0 ans pour les femmes, contre respectivement 64.2 ans et 63.3 ans dans la zone OCDE.

L'organisation souligne que l’emploi des seniors a légèrement progressé en France, comme dans presque tous les pays de l’OCDE durant la crise, le taux d’emploi des seniors (55-64 ans) reste en dessous des moyennes internationales : en 2012, 44.5 % des seniors étaient en emploi, contre 48 % en moyenne européenne et 54 % en moyenne de l’OCDE.

La situation se dégrade fortement après l’âge de 60 ans alors que l’emploi des jeunes seniors a nettement progressé : avec 67 % en 2012, le taux d’emploi des 55-59 ans a, en effet, atteint un niveau plus élevé que les moyennes internationales (63 % en moyenne européenne et 66 % en moyenne de l’OCDE).

Dans son rapport, l'OCDE demande à la France de :

  • Lutter contre la discrimination liée à l’âge : combattre les représentations négatives des seniors dans le monde du travail qui constituent une entrave majeure à l’allongement de la vie active et qui incitent les employeurs à peu recruter après l’âge de 55 ans.
  • Rendre la rupture conventionnelle moins attractive en fin de carrière pour les salariés et les entreprises : ce mode de rupture est particulièrement financièrement attractif pour les seniors les mieux rémunérés et leurs employeurs mais semble peu s’accompagner d’un retour à l’emploi.
  • Renforcer les actions de Pôle emploi en faveur du retour à l’emploi des seniors : déterminer précocement le meilleur accompagnement des seniors à partir d’un profilage solide et privilégier les mesures les plus efficaces comme une aide intensive à la recherche d’emploi et un emploi aidé dans le secteur marchand.
  • Inscrire les besoins des seniors dans la réforme de la formation professionnelle : promouvoir la mise à jour des compétences et la montée en qualification des seniors pour leur permettre une mobilité professionnelle en fin de carrière.
  • Privilégier la reconversion professionnelle et l’accès à un temps partiel sans perdre en salaire pour les salariés qui auront un compte personnel de prévention de la pénibilité : l’option de départ anticipé ne devrait être préconisée que pour les salariés proches de la retraite les premières années de la mise en place du compte pénibilité.


lire la note de l'OCDE

mercredi 25 décembre 2013

L'inversion de la courbe du chômage


Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle des Epargnants a répondu à une interview du site Atlantico.fr au sujet de l'inversion du taux de chômage en France. Cette inversion est rendue possible par la montée en puissance des emplois aidés. Ce sont donc les villes pouvant de tels emplois qui peuvent enregistrer une baisse de leur taux de chômage. Par ailleurs, ce sont les jeunes qui profitent essentiellement de ces dispositifs qui malheureusement ne sont pas des emplois pérennes.

Lire l'interview

mardi 17 décembre 2013

L'emploi en France 1955 - 2012


Selon une étude de l'INSEE, la France comptait à la fin de l'année 1955, 20,4 millions d'emplois. Fin 2012, 26,3 millions étaient dénombrés  soit près de 6 millions d'emplois créés en plus de 55 ans. 

Les périodes de fortes créations d'emplois ont été la deuxième moitié des années 1960, le début des années 1970, la deuxième moitié des années 1980, la deuxième moitié des années 1990 et le début des années 2000. Il y a eu également des phases de stagnation, voire de diminution du niveau global d'emploi à la fin des années 1970, durant la  première moitié des années 1980, la première moitié des années 1990 et durant les années 2008-2009 et depuis 2012.

La croissance de l'emploi sur les trente dernières années s'est accompagnée de changements structurels importants. En 1970, l'emploi était principalement masculin (65 %). L'industrie (26 %), l'agriculture (12 %) et la construction (9 %) représentaient près de la moitié des emplois, et plus d'une personne sur cinq ayant un emploi exerçait une activité non salariée (21 %). En 2012, l'emploi est essentiellement salarié (91 %), tertiaire (78 %) et proche de la parité (48 % de femmes).

Une autre évolution marquante concerne les types d'emploi, avec une tendance générale à la hausse des « formes particulières d'emploi »  : contrats à durée déterminée (CDD), intérim, contrats aidés et apprentissage.

De 1982 à 2012, la part des formes particulières d'emploi a plus que doublé, passant de 5 % à 12 % de l'emploi.

Lire l'étude de l'INSEE

mercredi 11 décembre 2013

Le secteur marchand continue de perdre des emplois en France

Si les pertes d'emplois se réduisent au 3ème trimestre, elles restent néanmoins fortes. C'est en liaison avec la diminution du PIB de 0,1 % et le recul de la compétitivité française.  Ainsi, selon l'INSEE,  l’emploi dans les secteurs marchands diminue  au troisième trimestre 2013 est en  baisse de 15 600 postes contre une contraction de 37 700 le trimestre précédent. Hors intérim, le recul de l’emploi marchand est plus modéré ce trimestre qu’au trimestre précédent (-20 600 postes contre -34 400 au deuxième trimestre). Sur un an, les secteurs principalement marchands ont supprimé 132 500 postes (soit -0,8 %).

L’industrie est toujours très affectée par les destructions d'emplois avec une baisse 14 600 postes au troisième trimestre, après des pertes d’emplois plus importantes au deuxième trimestre. Sur un an, l’industrie a perdu 56 600 postes (soit -1,7 %).

L’emploi dans la construction diminue au troisième trimestre (-6 700 postes, soit -0,5 %) et sur un an, la construction a perdu 27 600 postes, soit -1,9 %.

Les effectifs intérimaires augmentent légèrement ce trimestre (+5 000 postes, soit +1,0 %), ainsi que sur un an (+3 000 postes, soit +0,6 %). Les intérimaires, comptabilisés dans le secteur tertiaire quel que soit le secteur dans lequel ils effectuent leur mission, contribuent à la hausse de l'emploi dans ce secteur.
L’emploi du secteur tertiaire hors intérim est quasi stable au troisième trimestre 2013 (+600 postes).
Au total, l’emploi dans le secteur tertiaire augmente légèrement par rapport au trimestre précédent (+5 600 après -14 700 postes). Ce secteur a perdu 48 300 postes sur un an (soit -0,4 %).

Emploi salarié des secteurs principalement marchands
Emploi salarié des secteurs principalement marchandsInsee, estimations d'emploi

vendredi 15 novembre 2013

Emploi, rien de neuf malheureusement au troisième trimestre

Au troisième trimestre, selon l'INSEE, l'emploi a de nouveau reculé en France avec une perte de 17 000 postes , soit -0,1 %, après -34 600 emplois détruits au deuxième trimestre 2013.

La baisse est sensible dans l’industrie et dans la construction  au troisième trimestre 2013  avec respectivement -0,5 % et -0,4 %.

En revanche, l’emploi du secteur tertiaire dans son ensemble reste stable. Hors intérim, l’emploi marchand diminue de nouveau ce trimestre avec une perte de 21 800 postes, soit -0,1 %, après -30 300 postes au deuxième trimestre.



Évolution de l'emploi salarié dans les secteurs concurrentiels : en milliers…
données cvs en milliers en fin de trimestre
Évolution sur 3 moisÉvolution sur un anNiveau
2013201320132013
T2T3T3T3
Secteurs principalement marchands–34,6–17,0–107,715911,7
Industrie–19,0–16,5–58,83195,2
Construction–7,7–5,8–30,31394,8
Tertiaire–7,85,3–18,611321,7
dont intérim*–4,34,83,3522,1

lundi 11 juillet 2011

Conseil d'analyse stratégique : rapport sur l'emploi

Le Conseil d'Analyse Stratégique vient de rendre public un rapport sur les évolutions possibles du marché de l'emploi dans les vingt prochaines années.

Le CAS a retenu deux scénarios  : un scénario d’accélération technologique et sociétale” et un scénario de “rééquilibrage et de volontarisme des acteurs”. Dans les deux cas, les auteurs considèrent que les acteurs, notamment de l’Etat, devront évoluer, face aux enjeux d’emploi, de mobilité et de qualité du travail ou, plus globalement, de compétitivité et de cohésion sociale.
le rapport comporte une série de propositions dont notamment la mise en place d'un compte individuel social de droits portables.  Il s'agirait d'amplifier le système de compte épargne temps et du droits individuel à la formation compte tenu que dans les prochaines années la mobilité devrait s’accroître. le rapport met également l'accent sur la responsabilité sociale de l'entreprise et sur la nécessité d'améliorer  la qualité du travail.