CERCLE DE L'EPARGNE, DE LA RETRAITE ET DE LA PREVOYANCE

Le Cercle des Epargne, de la retraite et de la prévoyance est un centre d'études et d'information indépendant qui a pour objet de réaliser des études et d'informer les épargnants sur toutes les questions relatives à l'épargne, la retraite et la prévoyance

Il bénéfice de l'appui et de l'expertise d'un Conseil scientifique et du soutien d'AG2R La Mondiale

Pour plus de renseignements et pour tous les contacts presse, vous pouvez nous contacter au 06 13 90 75 48

jeudi 12 juin 2014

Le Livret A baissera -t-il au 1er août ?

Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, a indiqué qu'il conviendrait de baisser le taux du Livret a de 1,25 à 1 % au 1er août 2014. Le Gouverneur de la Banque de France est dans son rôle. en effet, il se réfère au taux d'inflation pour préconiser la baisse du taux du Livret A. En effet, le taux d'inflation a été de 0,7 % en avril dernier. En retenant la formule en vertu de laquelle le taux du Livret A est égal au taux d'inflation majoré de 0,25 %, le taux devrait être de 1 %. 
Cette baisse aurait comme avantage de réduire le coût des prêts pour le logement social. Par ailleurs, elle serait cohérente avec l'objectif du Gouvernement de favoriser l'épargne longue investie en actions. Par ailleurs, cette baisse répondrait à une attente des banques qui ont besoin de conserver des liquidités afin de respecter les ratios prudentiels et afin de pouvoir prêter aux ménages et aux entreprises. Une grande partie des ressources collectées dans le cadre du Livret A est centralisée à la Caisse des Dépôts. C'est pour cette raison, entre autre, que le gouvernement ne relèvera  pas le plafond du Livret A.  
Le Gouvernement pourrait être incité comme au 1er février dernier de ne pas suivre le Gouverneur de la Banque de France. Il n'aura guère envie de la fixer à un plus bas historique. En outre, au moment où des efforts sont demandés aux Français, il est toujours difficile de s'en prendre au produit le plus populaire de l'épargne française. 

Le'évolution du taux du Livret A
Date Taux
1er janvier 1960 3,25 %
1er janvier 1966 3,00 %
1er janvier 1968 3,50 %
1er juin 1969 4,00 %
1er janvier 1970 4,25 %
1er janvier 1974 6,00 %
1er janvier 1975 7,50 %
1er janvier 1976 6,50 %
16 octobre 1981 8,50 %
1er août 1983 7,50 %
16 août 1984 6,50 %
1er juillet 1985 6,00 %
16 mai 1986 4,50 %
1er mars 1996 3,50 %
16 juin 1998 3,00 %
1er août 1999 2,25 %
1er juillet 2000 3,00 %
1er août 2003 2,25 %
1er août 2005 2,00 %
1er février 2006 2,25 %
1er août 2006 2,75 %
1er août 2007 3,00 %
1er février 2008 3,50 %
1er août 2008 4,00 %
1er février 2009 2,50 %
1er mai 2009 1,75 %
1er août 2009 1,25 %
1er août 2010 1,75 %
1er février 2011 2,00 %
1er août 2011 2,25 %
1er février 2013 1,75 %
Depuis le 1er août 2013 : 1,25 %

mardi 10 juin 2014

L'assurance-vie et l'assurance-retraite face au défi du digital

Le cabinet de conseil PWC a publié un intéressant rapport  international intitulé "Forcing the pace: The fast way to becoming a digital front-runner", qui concerne les voies de croissance du secteur de l'assurance vie d'ici 2020. 

Le rapport souligne que le développement passera par celui de certains marchés sous-exploités, notamment au niveau des jeunes et des consommateurs à faibles revenus
.
Le rapport souligne que les personnes à bas revenus, la génération millenium, accroc  de nouvelles technologies, ainsi que leurs aînés de la génération X se tournent de plus en plus vers le numérique et les réseaux sociaux pour comparer et souscrire leurs assurances. 

Dans ce contexte, la vente directe s’impose comme un secteur clé de croissance.«Pour les jeunes et les personnes à faibles revenus, l'assurance vie et l'assurance retraite sont loin d'être des priorités. 


D’après une enquête réalisée en parallèle avec ce rapport, les critères principaux des consommateurs dans le choix d’une assurance vie en ligne sont la facilité d'accès (63% des personnes sondées), la disponibilité en continu (60%) et le rapport coût-efficacité (53%).

«L'assurance vie fait ses premiers pas dans l'ère digitale. Cependant, pour les consommateurs il est essentiel de pouvoir garder un rapport de proximité avec leur conseiller et d'avoir la possibilité de comparer les prix aussi bien sur internet que via leur intermédiaire d'assurance», estime Paul Neyens.


Selon ce rapport, les secteurs de l'assurance vie et de l'assurance retraite sont en retard en matière de numérisation. 

Le digital change l'approche produit en obligeant leur redéfinition. L'approche afinitaire est une parmi d'autres. «Les méthodologies traditionnelles utilisées pour la mise au point de nouveaux systèmes d'entreprise sont généralement assez laborieuses. Pour répondre aux exigences de ce marché en constante évolution, les assureurs auront besoin de solutions rapides et économiques. Par exemple, ceci pourra se faire par le biais d'investissement dans de jeunes entreprises innovantes aux côtés des activités existantes. Pour tirer leur épingle du jeu, les assureurs devront se montrer suffisamment agiles pour cerner ces nouveaux marchés et les exploiter sans perdre de temps», .

samedi 7 juin 2014

La lettre économique N°78 de Lorello Ecodata est publiée

Vous pouvez retrouver l'actualité économique de la semaine passée et les événements de la semaine à venir avec la lettre économique de Lorello Ecodata N°78

Accéder à la lettre 

vendredi 6 juin 2014

L'argent ne rapporte plus rien ou presque

Les taux restant faibles, la rémunération de l'épargne à court terme touche des points bas inconnus. Avec la décision de la BCE d'abaisser ses tau.
(en pourcentage)




avr-13
juin-13
nov-13
févr-14
mar-14 (h)
avr-14 (i)










DÉPÔTS ET PLACEMENTS MONÉTAIRES (b)

0,88
0,86
0,69
0,71
0,70
0,71










dont : - dépôts à vue


0,15
0,15
0,15
0,16
0,16
0,16
       - dépôts à terme ≤ 2 ans


2,19
2,13
2,00
1,99
1,94
1,92
       - livrets à taux réglementés (c)

1,77
1,77
1,27
1,27
1,27
1,27

dont : livret A


1,75
1,75
1,25
1,25
1,25
1,25
       - livrets à taux de marché (y compris livret jeune)

1,55
1,52
1,25
1,28
1,21
1,25

dont : livrets ordinaires

1,50
1,46
1,19
1,22
1,15
1,19
       - titres d'OPC monétaires (d) (e)

0,16
0,12
0,05
0,08
0,09
0,09










AUTRES DÉPÔTS NON INCLUS DANS LES AGRÉGATS

















Plan d'épargne-logement


3,06
3,05
3,00
3,09
2,94
2,97
Autres dépôts à terme > 2 ans


2,93
2,90
2,91
2,93
2,85
2,84
Pour mémoire :









       Taux de soumission minimal aux appels d'offres Eurosystème
0,75
0,50
0,25
0,25
0,25
0,25
       Euribor 3 mois (f)


0,21
0,21
0,22
0,29
0,31
0,33
       Rendement du TEC 5 ans (f), (g)

0,70
1,08
1,01
0,96
0,92
0,86
       Plan d'épargne logement


2,50
2,50
2,50
2,50
2,50
2,50
       (taux applicables aux nouveaux PEL hors prime d'État)








    a. Les taux d’intérêt présentés ici sont des taux apparents calculés en rapportant les flux d’intérêts courus des mois sous revue à la moyenne mensuelle des encours correspondants. Pour les différents types de dépôts, ils correspondent à la moyenne des conditions pratiquées par les établissements de crédit français sur les dépôts des sociétés et des ménages (y compris institutions sans but lucratif au service des ménages) résidents.
    b. Moyenne, pondérée par les encours correspondants, des taux de rémunération des différents dépôts et placements monétaires (taux nul pour les billets en circulation, équivalent à l’Euribor 3 mois pour les produits inclus dans M3 - M2 à l’exception des OPC monétaires).
    c. Les livrets à taux réglementés comprennent les livrets A, livrets bleu, livrets de développement durable, comptes épargne-logement et livrets d’épargne populaire.
    d. Rendement annuel apparent des titres d’OPC monétaires pour l’ensemble des détenteurs (source Fininfo - série calculée sur la base des rendements annuels des OPC de trésorerie régulière).
    e. Rendements des OPC monétaires après imputation des frais de gestion.
    f. Moyenne mensuelle.
    g. Taux de l’Échéance Constante 5 ans. Source : Comité de Normalisation Obligataire.
    h. Données révisées.
    i. Données provisoires
    Source : Banque de France

Les crédits aux particuliers progressent de 3 % l'an au mois d'avril

Selon la Banque de France, l’encours de crédits aux particuliers a augmenté au même rythme annuel en avril (+3,0%, après +2,9% en mars). Le crédit à l’habitat continue de progresser  (+3,1 %, après +3,2 %) tandis que la contraction de l’encours des crédits de trésorerie s’atténue sensiblement (-0,1 %, après  -1,0 %).

La production de nouveaux crédits amortissables à la consommation est inchangée (3,7 milliards), alors que celle de crédits à l’habitat augmente (9,4 milliards d’euros, après 9 milliards).

Les taux d’intérêt moyens des crédits nouveaux diminuent, de façon plus marquée pour les crédits à la consommation (5,72 %, après 5,91 %) et les découverts (7,94%, après 8,11 %) que pour les crédits nouveaux à l’habitat à long terme à taux fixe (3,17 %, après 3,20 %). Par contre, ceux des prêts à l’habitat à court terme ou à taux variable augmentent d’un mois sur l’autre (2,79 %, après 2,7 %).
 

Epargne salariale, les propositions de l'Association Française de Gestion

Après l'assurance-vie, le Gouvernement souhaiterait s'engager dans une réforme visant à favoriser le développement de l'épargne salariale. En amont de la présentation du texte, l'AFG a présente ses 10 propositions :

1. Poursuivre l’objectif de la loi de 2001 en couvrant mieux les PME et les fonctionnaires
2. Généraliser le PERCO
3. Elargir les bénéficiaires aux mandataires sociaux des Entreprises de Taille Intermédiaire (ETI)
4. Simplifier la gestion des plans inter-entreprises
5. Aligner les modalités de versement de l’intéressement sur celles de la participation
6. Revoir la formule de calcul de la participation et supprimer la prime de partage des profits
7. Rétablir un forfait social moins pénalisant sur l’épargne retraite
8. Transférer la taxe de 8,2% de l’abondement du PERCO à celui du PEE
9. Revenir à une épargne obligatoire de la participation, comme avant 2008
10. Aider les salariés à investir à long terme grâce à la « gestion pilotée »

La réforme de l'épargne salariale s'inscrit dans la nécessité de procurer des financements long des entreprises et dans la nécessité de redonner un peu de perspectives financières aux salariés qui doivent faire face à la stagnation des salaires et à la hausse des prélèvements. Au moment où les retraites sont malmenées, l'idée de favoriser l'émergence d'un pilier professionnel autour du PERCO prend forme. 


Mauvaise surprise, l'épargne rapporte moins que prévue à l'Etat

Malgré ou à cause des augmentations des taxes et impôts  les revenus de l'épargne, les prélèvements sociaux progressent moins que prévu.

En 2013, ils n'ont progressé que de 0,6 %. Pour 2014, la hausse devrait être de 0,4 % portant les recettes à 19,9 milliards d'euros. la hausse avait été de 25,8 % en 2011 et  de 18,4 % en 2012. Cette stagnation est liée au recul de 40 % des dividendes distribués  « Ce recul intervient après plusieurs années d'un dynamisme exceptionnel et pourrait être le contrecoup des anticipations des règles d'imposition », analyse le rapport de la commission des comptes de la Sécurité sociale. En l'absence d'augmentation des prélèvements, le rendement aurait été moindre. 

En 2014, le Gouvernement espère de bonnes rentrées avec les plus-values qui sont maintenant intégrées au barème de l'IR. Avec la forte progression de la bourse, elles devraient générer un surcroît d'impôt. En revanche de l'immobilier, il ne devrait pas d'avoir d'augmentation du fait de la stagnation des prix et de l'abattement exceptionnel de 25 %t entré en vigueur pour les ventes de résidences secondaires intervenant avant le 31 août 2014.
La suppression des taux historiques pour  les produits d'assurance-vie ne rapportera que 70 millions d'euros cette année soit beaucoup moins que prévu. 

jeudi 5 juin 2014

L'épargne salariale, nouveau chantier des pouvoirs publics

François Hollande la promet depuis 2012 et depuis la réforme de l'épargne salariale attend dans les cartons. Avec la nécessité de développer l'épargne longue et le financement direct des entreprises, l'épargne salariale reprend tout son lustre. La page de l'augmentation du forfait social et du déblocage du second semestre 2013 semble être tournée au profit d'une vision plus positive du rôle de l'épargne salariale. 

Les objectifs de la réforme est une stabilisation du régime fiscal et social ainsi qu'une ouverture plus grande du dispositif en faveur des PME.

.Les pistes serait de descendre à 20 salariés au lieu de  50 à le seuil à partir duquel un accord de participation est obligatoire. Il faudrait revenir au principe du blocage sauf cas exceptionnel de l'épargne salariale sur une durée de 5 ans. Il faudrait certainement moduler le forfait social de 20 % qui est dissuasif et qui pénalise les PME. L'augmentation du forfait social a pénalisé les salariés qui ont reçu moins de participation et d'intéressement. 

Cette réforme devrait également permettre de mettre en place un véritable régime de retraite par capitalisation collectif . 

Affaire à suivre  



L'assurance-vie en Allemagne dans une mauvaise passe

L'assurance-vie, en Allemagne, est dans une mauvaise phase du fait de taux garanti trop élevés. A quelques heures de la possible annonce d'une nouvelle baisse des  taux attendue de la Banque centrale européenne. Le gouvernement allemand a présenté mercredi son projet de réforme de l'assurance-vie visant à protéger ce placement vedette «  Dans un scénario de stress avec un environnement prolongé de taux bas, plus d'un tiers des assureurs-vie allemands ne seraient pas capables de remplir les critères de fonds propres relatifs aux règles actuelles de solvabilité (Solvabilité I) d'ici à 2023 », indiquait la Bundesbank en novembre.
Les autorités allemandes ont diminué le taux de rendement minimum garanti pour les  nouveaux souscripteurs. Il  sera abaissé à 1,25 % au 1er janvier 2015, après avoir déjà été ramené à 1,75 % en 2012. 
L'Allemagne compte  93 millions de contrats pour 80,5 millions d'habitants.
Selon le ministère des Finances, le taux moyen garanti sur la totalité des contrats existant s'élève à 3,2 % or, en l'état actuel des taux, les assureurs éprouvent les pires difficultés pour trouver les placements assurant de tels rendements. Avec les nouvelles mesures avancées, le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble a déclaré que "nous nous assurons que les engagements pris pourront être remplis. Nous conservons de la sorte la stabilité et la robustesse des assurances-vie pour la prochaine génération. »

mercredi 4 juin 2014

L'assurance-vie qui devient un compte titre

Avec l'alourdissement de la fiscalité sur les comptes titres, il est de plus en plus tentant de vouloir loger des actions et des obligations Les assureurs sont de plus en plus nombreux à vouloir proposer des contrats d'assurance-vie qui permettent d'investir sur des titres en direct.Il faut faire attention aux frais et aux modalités de gestion..

La loi sur les comptes bancaires inactifs et les contrats d'assurance-vie non réclamés a été définitivement adoptée

Le Sénat a adopté le 3 juin la loi sur les comptes bancaires inactifs qui prévoit la constitution d'un fichier des comptes qui n'enregistrent aucun mouvement durant un an. Elle prévoit également le transfert des fonds à la Caisse des Dépôts ai bout de 10 ans. Les assureurs devront mieux informer et rechercher les éventuels bénéficiaires des contrats d'assurance-vie qui seront également transférés à la Caisse des Dépôts au bout d'un certain délai.

Lire le texte définitif

mardi 3 juin 2014

taux des crédits à l'immobilier au plus bas

Selon une enquête Crédit Logement / CSA, les taux d'intérêt des crédits immobiliers accordés aux particuliers par les banques en France sont au plus bas et ont atteint 2,85% en moyenne au mois de mai (2,98% pour l'accession dans le neuf et 2,85% pour l'accession dans l'ancien).

Depuis le début de l'année, le recul des taux est rapide, puisqu'ils ont perdu 23 points de base, pour descendre sous leur niveau de juin 2013, qui était de 2,90%. Les taux sont à niveau bas historique depuis 1940. 
Cette baisse est plus forte sur le marché des travaux (2,79% en mai contre 3,12% en décembre) et sur celui de l'ancien (2,84% contre 3,08%). Elle est restée plus modérée dans le neuf (2,94% en mai contre 3,08% toujours en décembre).
En mai, la durée des prêts s'est établie à 202 mois, en moyenne, après avoir fortement reculé début 2013 - du fait des restrictions apportées au Prêt à taux zéro, qui a fait reculer la primo accession - se stabilisant à un niveau plus bas qu'auparavant.
La durée moyenne des prêts accordés a recommencé à diminuer début 2014, tandis que "les flux de la primo accession des ménages jeunes ou modestes sont particulièrement déprimés", note l'observatoire Crédit Logement / CSA.


Le niveau de l'apport personnel augmente de 2,6% sur les cinq premiers mois de l'année, après -5,3% l'an dernier, les primo accédants éprouvent toujours des difficultés pour financer leur projet. 

Très léger mieux pour les crédits aux entreprises

Selon la Banque de France, la croissance du crédit aux sociétés non financières a progressé de 0,4 %  en avril Il est à noter que les crédits à l’investissement ont augmenté de +2,9%, après +2,7% en mars. De leurs côtés, les crédits de trésorerie continuent à se contracter mais de manière moins forte (-4,4%, après -6,2%).

Le taux d’intérêt moyen des crédits nouveaux augmente que pour les montants unitaires inférieurs à 1 million d’euros (2,87 %, après 2,84 % en mars) et diminue pour les montants supérieurs (1,90 %, après 2,01 %). 

En revanche, la production de crédits nouveaux (cvs) est en très légère baisse pour les montants ne dépassant pas 1 million d’euros (5,3 milliards d’euros, après 5,6 milliards)  et reste  inchangée pour les montants supérieurs (10,4 milliards d’euros, après 10,3 milliards).

Ces chiffres ne permettent pas d'indiquer de manière nette une réelle reprise de l'investissement qui est indispensable pour soutenir la croissance. 

lundi 2 juin 2014

Les héritiers peuvent-ils contester la désignation d'un bénéficiaire d'un contrat d'assurance-vie ?

Le député Jean-Paul Bacquet a posé une question au  garde des sceaux, ministre de la justice, sur la réserve héréditaire. La quotité disponible prévue à l'article 913 du code civil. Le député souligne que cet espace de libre disposition s'élargit en raison d'un usage croissant de l'assurance vie. Il dispense le bénéficiaire de rapporter ce dont il bénéficie à la masse successorale, privant ainsi les héritiers réservataires exclus du bénéfice de l'assurance de leur part de réserve. Il note que  les héritiers ne bénéficient pas de véritables moyens de protection. La jurisprudence, sur le constat de l'utilité du contrat pour le souscripteur, écarte le plus souvent rapport et réduction, sauf dans des situations très particulières de souscriptions tardives. La réserve des héritiers est de fait mise à mal par l'assurance vie. Aussi, le député demande s'il ne serait pas envisageable de faire rapporter civilement à la masse successorale les capitaux reçus par le ou les bénéficiaires pour une éventuelle réduction et donc d'envisager la suppression de l'article L. 132-13 du code des assurances.
Le Ministre a aaux termes de l'alinéa 1er de l'article L. 132-13 du code des assurances, le capital ou la rente versés au titre d'une assurance-vie souscrite au bénéfice d'un tiers ne sont soumis ni aux règles du rapport à succession ni à celles de la réduction pour atteinte à la réserve des héritiers du contractant. En effet, ils ne figurent pas dans les biens existant au décès de l'assuré dans la mesure où le bénéficiaire les acquiert directement contre l'assureur en vertu d'un droit propre né de la stipulation pour autrui sur laquelle repose l'opération d'assurance. Ainsi, l'assurance-vie n'est pas prise en compte lors du calcul de la quotité disponible et de la réserve héréditaire. Si les héritiers du de cujus bénéficiant de la réserve héréditaire s'estiment lésés dans leurs droits, ils disposent aujourd'hui de deux moyens pour obtenir la prise en compte de l'assurance-vie dans la masse de calcul des droits successoraux que la loi leur garantit. Ils peuvent faire valoir le caractère manifestement excessif des primes pour obtenir, si tel est le cas, leur réintégration dans la masse, en vertu de l'alinéa 2 de l'article L. 132-13 précité. Ils peuvent aussi soutenir, le cas échéant, que l'assurance-vie ne présentant aucun caractère aléatoire mais révélant au contraire une volonté de dépouillement irrévocable en faveur du bénéficiaire désigné, est constitutive d'une donation indirecte qu'il convient de réunir fictivement aux biens existant au décès. Ainsi, il ne paraît pas nécessaire de procéder à une modification du droit en la matière, les mécanismes proposés par la loi permettant déjà d'assurer aux héritiers une protection suffisante de leurs droits.

dimanche 1 juin 2014

La lettre économique hebdomadaire N°° 77 de Lorello Ecodata

La société Lorello Ecodata a publié sa lettre économique hebdomadaire N°77 du 1er juin 2014.

Au sommaire,

  • le coin des épargnants
  • le Japon , la deuxième et la troisième flèches de l'Abenomics 
  • la BCE au tournant
  • la France enfer et damnation


Lire la lettre

La lettre de l'épargne et de la retraite du mois de juin est publiée

Lire la lettre de l'épargne et de la retraite N°2 du mois de juin 2014 

Au sommaire de la lettre :


  • L'édito de Philippe Crevel "et si on reparlait des fonds de pension"
  • Les Français remplissent leur bas de laine
  • Les contrats DSK, un exemple à ne pas suivre 
  • La croissance, l'emploi et la retraite
  • Les femmes et la retraite, la difficile marche vers l'égalité
  • La guerre des retraites aura-t-elle lieu?
  • Quelques chiffres pour sourire


lire la lettre en pdf