CERCLE DE L'EPARGNE, DE LA RETRAITE ET DE LA PREVOYANCE

Le Cercle des Epargne, de la retraite et de la prévoyance est un centre d'études et d'information indépendant qui a pour objet de réaliser des études et d'informer les épargnants sur toutes les questions relatives à l'épargne, la retraite et la prévoyance

Il bénéfice de l'appui et de l'expertise d'un Conseil scientifique et du soutien d'AG2R La Mondiale

Pour plus de renseignements et pour tous les contacts presse, vous pouvez nous contacter au 06 13 90 75 48

vendredi 14 juin 2013

Création d'entreprise en baisse du fait des auto-entrepreneurs

Selon l'INSEE, au mois de mai, le nombre de créations d'entreprises baisse par rapport au mois d’avril avec un recul de 2,1 % en données corrigées des variations saisonnières et du nombre de jours ouvrables y compris les demandes de création d’auto-entreprises en données brutes. En revanche le nombre de créations hors auto-entrepreneurs en données corrigées des variations saisonnières augmente de 5,1 %. Cet écart s'explique sans nul doute par les annonces faites concernant le statut d'auto-entrepreneur. La crise dans les faits ne dissuade pas les Français à créer des entreprises. Le fort volant de création d'auto-entrepreneurs au delà de la baisse de ces derniers mois traduit que de nombreux demandeurs d'emploi utilisent ce statut pour le cas échéant exercer à titre accessoire et en parallèle à leur recherche d'emploi une activité. De nombreux jeunes en attente d'emploi stable recourt également à ce statut.

Le nombre cumulé de créations au cours des trois derniers mois baisse par rapport aux mêmes mois un an auparavant baisse de  –1,9 %.  Du fait du recul des auto-entrepreneurs dans la création d'entreprise, il est assez logique que ce soit les Les secteurs des services aux ménages et du soutien aux entreprises et la construction qui baissent le plus.

Le nombre de créations au cours des 12 derniers mois recule de 1,4 % par rapport aux 12 mois précédents.
Malgré le recul des auto-entrepreneurs, ces derniers représentent toujours plus de la moitié des créations. Sur les cinq premiers mois de l’année 2013, on enregistre, en données brutes, 122 250 demandes de création d’auto-entreprises.


Demandes de création d'auto-entreprises
Données brutes
Source : Insee, répertoire des entreprises et des établissements (Sirene)
Fév. 2013Mars 2013Avril 2013Mai 2013
23 82025 27224 58222 488
1 La contribution d'un secteur à l’évolution d'ensemble est l’évolution observée dans ce secteur, pondérée par le poids relatif du secteur dans l'ensemble.

Créations d’entreprises
Créations d’entreprises
* Données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables
Source : Insee, Sirene

Créations d'entreprises par mois
* Données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables
N. B. : la série désaisonnalisée "ensemble" a été calculée comme la somme des séries "secteurs d'activité de niveau d'agrégation A 10" désaisonnalisées (cf. tableau page 2 "Nombre de créations d'entreprises").
Source : Insee, Sirene
 Fév. 2013Mars 2013Avril 2013Mai 2013
Créations CVS-CJO * hors auto-entrepreneurs22 26522 06821 71222 823
Évolution [m/(m-1)] %4,0–0,9–1,65,1
Y compris auto-entrepreneurs (en données brutes)46 08547 34046 29445 311
Évolution [m/(m-1)] %–3,0

Tout savoir sur l'économie française grâce à l'INSEE


L'INSEE vient de publier "l'économie française 2013" dans le cadre de sa collection INSEE Références.  Cette publication analyse la situation économique de la France  à partir des  comptes de la Nation.

Cette édition comprend également trois dossiers : le premier expose les conséquences du retournement de 2008 pour les entreprises françaises, le deuxième analyse l'apport de la prise en compte de la qualité du capital et du travail pour mesurer la productivité, le troisième évalue la consommation des ménages qui ne donne pas lieu à échange monétaire.

Par ailleurs des fiches thématiques permettent de faire le point sur les principales composantes de la croissance.

Consulter sur Internet 

jeudi 13 juin 2013

Complémentaires santé : les clauses de désignation jugées insconstitutionnelles


Saisi par l'opposition de la loi sur la sécurisation de l'emploi, le Conseil constitutionnel a examiné l'article 1er qui prévoit la généralisation de la couverture complémentaire collective santé pour l'ensemble des salariés. L'objet du recours sur cet article concernait les clauses de désignation permettant que toutes les entreprises d'une même branche soient liées avec un même cocontractant, organisme de prévoyance, déjà désigné par le contrat négocié au niveau de la branche.

Le Conseil constitutionnel a souligné que "l'encadrement législatif des complémentaires santé ne relève pas de la sécurité sociale mais des principes fondamentaux des obligations civiles et commerciales". De ce fait, Dès lors, le Conseil a regardé la conformité de la disposition à l'article 4 de la Déclaration de 1789, et conformément aux principes de liberté d'entreprendre et la liberté contractuelle qui en découlent. Le Conseil juge de manière constante qu'il est loisible au législateur d'apporter à ces libertés des limitations justifiées par un motif d'intérêt général, à la condition qu'il n'en résulte pas d'atteintes disproportionnées au regard de l'objectif poursuivi.

Sans nier les principes de mutualisation et d'intérêt général, le Conseil a considéré que l'atteinte à la libre entreprise était disproportionnée et de ce fait a déclaré inconstitutionnel la disposition sur les clauses de désignation.

Le Conseil a décidé de considérer que les clauses de migration méconnaissent également la liberté contractuelle et la liberté d'entreprendre.

Le Conseil constitutionnel a jugé que les dispositions de l'article L. 912-1 du CSS portent à la liberté d'entreprendre et à la liberté contractuelle une atteinte disproportionnée au regard de l'objectif poursuivi de mutualisation des risques. Il a donc déclaré contraires à la Constitution ces dispositions ainsi que le 2° du paragraphe II de l'article 1er de la loi déférée qui les complétait. Il a jugé que la déclaration d'inconstitutionnalité de l'article L. 912-1 du CSS prend effet à compter de la publication de la décision mais n'est pas applicable aux contrats pris sur ce fondement, en cours lors de cette publication, et liant les entreprises à celles qui sont régies par le code des assurances, aux institutions de prévoyance et aux mutuelles.

LCP : Un spécial retraite avec Philippe Crevel à l'émission "Ca vous regarde"


Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle a participé à l'émission de La Chaine Parlementaire "Ca Vous Regarde" qui était consacrée aux "retraites : la réforme impossible ?" avec Arnaud Robinet, dépité UMP, Eric Aubin de la CGT, Michel Issindou du Groupe PS. L'émission était présentée par Arnaud Ardouin.

Etats-Unis, le premier investisseur de l'Union européenne


Plus de 60 % des investissements réalisés par les pays tiers de l'Union européenne le sont, en 2012, par les Etats-Unis. La zone euro a récupéré 159 milliards d'euros sous forme d'investissement direct en provenance de l'étranger et a versé 171 milliards d'euros sou forme d'IDE. Les principales destinations de l'UE sont les centres financiers offshore, le Canada, l'Inde, les Etats-Unis, la Chine et Hong Kong ainsi que la Russie. Les premiers investisseurs sont les Etats-Unis en tête avec 99 milliards d'euros, la Canada (19 milliards d'euros), le Japon (8 milliards d 'euros) , la Russie et Hong Kong. Des désinvestissements ont été réalisés par la Suisse, l'Inde et le Brésil.

La France a bénéficié en flux entrant de 22,7 milliards d'euros et e flux sortant de 19,6 milliards d'euros. Le premier investisseur sont les Etats-Unis avec 7,1 milliards d'euros. Le premier pays d'accueil des investissements français est le Canada avec 5,5 milliards d'euros.

Salaires et charges en baisse ?

Avec les charges, les salaires baissent de 1,9 % au premier trimestre du fait de l'entrée en vigueur du crédit d'impôt compétitivité. L’indice du coût du travail (ICT) - salaires seuls de l’ensemble des secteurs marchands non agricoles est, en revanche, selon l'INSEE, stable (+0,0 %) en données corrigées des variations saisonnières. Au quatrième trimestre 2012, l’indice avait augmenté de 0,7 %.

En glissement annuel, l’ICT - salaires seuls croît de 1,7 %. Le temps de travail moyen est stable (+0,0 % en glissement annuel).

ICT - salaires seuls : glissements annuels
ICT - salaires seuls : glissements annuels

Les salaires augmentent de 0,3 % dans l’industrie après +1,0 % au quatrième trimestre 2012. Ils stagnent dans l’industrie manufacturière (+0,1 %) mais augmentent dans le secteur du gaz et de l’électricité (+1,8 % après –0,4 %). Sur un an, les salaires augmentent de 1,9 % dans l’industrie. Ce résultat est une spécificité française. Avec la récession, les salaires ont plutôt tendance à baisser chez nos partenaires.

Dans la construction, ils baissent de 0,6 % au premier trimestre 2013. En glissement annuel, ils ralentissent (+1,2 % après +1,8 %).

En revanche, les salaires se contractent toujours selon l'INSEE de  0,1 % dans le tertiaire au premier trimestre 2013 après +0,6 %. Cette baisse concerne l’immobilier (+0,0 % après +1,2 %),  la finance et assurance (-1,4 % après +1,2 %). 

Sondage BFM-TV sur les retraites : les Français hésitent


Selon un sondage réalisé par CSA pour  pour BFMTV, "plus d’un Français sur deux (52%) privilégieraient les solutions qui consistent à allonger la durée de la vie active (dont 21% pour une augmentation de la durée de cotisations et 31% pour le relèvement de l’âge légal de départ à la retraite).  A l’inverse, 30% opteraient pour l’augmentation des cotisations".

Comme pour le sondage du Cercle des Epargnants du début de l'année, des différences existent en fonction de l'âge, des CSP et entre actifs et inactifs. Ainsi  66% des retraités privilégieraient un relèvement de l’âge légal ou une augmentation de la durée de cotisations quand  les actifs hésitent : 46% opteraient pour cette solution.  Une majorité de cadres (59%) sont favorables à l’allongement de la vie active, contre 44% parmi les ouvriers qui sont plus attachés à un départ tôt. ce résultat est à mettre en parallèle avec l'espérance de vie et avec la pénibilité.

Les sympathisants de droite favorisent majoritairement un relèvement de l’âge légal ou une augmentation de la durée de cotisations (69%), ces solutions n’étant  retenues que par 46% des sympathisants de gauche (42% préfèrent une augmentation des cotisations).

 .Ce sondage a été réalisé par internet  du  11 au 12 juin 2013 auprès d’un échantillon national représentatif de 950 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d’après la méthode des quotas après stratification par région et taille d’agglomération.

Balance des paiements toujours en déficit au mois d'avril

La France a enregistré selon la Banque de France un déficit des transactions courantes  stable à -2,8 milliards d’euros en avril (données cvs-cjo). Ce résultat est lié à une légère baisse de l’excédent des échanges de services, à 2,7 milliards d'euros compensée par une légère amélioration des échanges de biens (déficit de -4,5 milliards) et des revenus (2,2 milliards). La diminution de la consommation entraîne une diminution des importations. 

Dans le compte financier (données non cvs), les investissements directs se soldent par des entrées de capitaux pour le troisième mois consécutif, sous l’effet notamment de désinvestissements français à l’étranger. Le solde des autres opérations (investissements de portefeuille, instruments financiers dérivés et autres investissements) est légèrement positif, traduisant aussi une entrée nette de capitaux.
 
 
Balance des paiements de la France

mercredi 12 juin 2013

Avec des destructions d'emploi en baisse, François Hollande peut-il gagner son pari ?

Après une année 2012 marquée par une forte destruction d'emplois, 2013 semble commencer par un ralentissement en la matière. Un point bas de la récession est peut être atteint. Les entreprises ont adapté leur production à la donne du marché et celles qui ne sont plus rentables ont chuté en 2012. Cette situation aiderait à défaut François Hollande à ternir son pari de retourner la courbe du chômage avant la fin de l'année. Par ailleurs, l'année 2013 sera marquée par de très nombreux départs à la retraite du fait de l'adoption du dispositif du départ à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler tôt et par le fait que le prochain relèvement de l'âge légal interviendra au 1er janvier 2014. De ce fait, environ 800 000 départs à la retraite sont attendus cette année ce qui améliorera le marché du travail à défaut d'améliorer les comptes des régimes vieillesse. 

Selon l'INSEE, l’emploi dans les secteurs marchands continue de se détériorer durant le premier trimestre 2013  mais plus lentement qu’au quatrième trimestre 2012: -8 300 postes après -41 200. Hors intérim, les pertes d’emplois marchands s’atténuent (-21 600 postes ce trimestre contre -32 500 au quatrième trimestre). Sur un an, le bilan reste sombre avec une perte de  109 000 postes (soit -0,7 %).

Dans l’industrie, l’emploi  continue de baisser avec - 0,4 % (-11 800 postes) au premier trimestre, au même rythme qu’au cours des précédents trimestres de 2012. Sur un an, l’industrie a perdu 38 000 postes (soit -1,2 %).

L’emploi dans la construction diminue au premier trimestre (-7 300 postes, soit -0,5 %) et sur un an, la construction a perdu 23 400 postes, soit -1,6 %.
Le secteur tertiaire ne progresse que grâce à l'intérim ; en effet, les effectifs intérimaires augmentent légèrement ce trimestre (+13 300 postes, soit +2,6 %). Sur un an, ils restent en baisse avec -41 800. L’emploi du secteur tertiaire hors intérim recule, en revanche avec -2 500 après -14 000 au quatrième trimestre. Au total, l’emploi dans le secteur tertiaire augmente de +10 900 après -22 700 postes. Ce secteur a perdu 47 600 postes sur un an (soit -0,4 %).

Emploi salarié des secteurs principalement marchands
Emploi salarié des secteurs principalement marchands

Très légère augmentation des prix en mai

 Selon l'INSEE, au mois de mai, l’indice des prix à la consommation (IPC) a progressé de 0,1 % après une baisse de 0,1 % en avril. Sur un an, il augmente de 0,8 % en mai contre 0,7 % en avril.
Hors tabac, l'indice augmente également de 0,1 % en mai et de 0,7 % sur un an contre 0,6 % en avril.
Corrigé des variations saisonnières, l'indice PC est également en hausse de 0,1 % en mai et de 0,8 % sur un an contre 0,7 % en avril.

Cette légère hausse est imputable à l'augmentation des prix des services de transport et de communications. Par ailleurs, l'indice enregistre les hausses, en partie saisonnières, des prix des produits alimentaires frais et des autres services.


Glissements annuels de l'indice des prix à la consommation (IPC) 

et de l'inflation sous-jacente (ISJ)

Glissements annuels de l'indice des prix à la consommation (IPC) et de l'inflation sous-jacente (ISJ)

Les femmes se sentent plus touchées que les hommes par la crise



Les résultats soulignent que les femmes se déclarent plus touchées que les hommes par la crise même si les écarts sont faibles, 97 contre 94 %.  Les femmes se déclarant particulièrement touchées sont 40 % contre 36 % pour es hommes. Ce taux augmente de 5 points pour les femmes et de 8 points pour les hommes par rapport à 2012. Le processus de désindustrialisation touche plutôt les hommes d'où certainement une nette aggravation du taux chez ces derniers. Les femmes sont traditionnellement inquiètes du fait des conséquences des baisses de revenus sur les foyers.

Sans surprise, le moral des Françaises comme des Français est en baisse. La vie professionnelle est le domaine où le niveau de moral est faible. Il est en baisse pour les hommes quand il reste stable pour les femmes.

Les femmes ont moins optimistes que les hommes concernant leur avenir, 56 % contre 67 %. Si l'optimisme des hommes est stable depuis 2011, celui des femmes est en nette baisse, 73 % en 2011.
Au niveau des préoccupations, des différences apparaissent entre les hommes et les femmes.

Les femmes mettent en avant
  • l’éducation des enfants
  • la préparation de l'avenir et de la vieillesse
  • la protection des proches
Les hommes mettent en avant
  • la protection des proches
  • la réussite sentimentale
  • la protection de la santé des proches
Les femmes sont plus portés à l'épargne que les hommes. Face à une rentrée financière imprévue, les hommes sont plus tentés de dépenser (15 % achèteraient une voiture contre 11 % pour les femmes ; 14 % achèteraient des biens de consommation contre 11 % pour les femmes). 69 % des femmes souhaiteraient épargner cette somme contre 63 % des hommes.

Néanmoins, au quotidien, les hommes sont un peu plus nombreux à déclarer qu'ils épargnent 66 % contre 61 %). C'est lié sans nul doute au niveau des salaires et au rôle du salaire féminin dans la gestion des foyers. 14 % des femmes déclarent ne jamais mettre de l'argent de côté pour 9 % des hommes. La crise a un impact réel. ainsi, 58 % des femmes et 46 % des hommes déclarent moins épargner aujourd'hui par rapport à l'avant crise.

Dans les comportements d'épargne, les femmes mettent en avant la sécurité quand les hommes sont un peu plus attachés au rendement. 84 % des femmes mettent la sécurité en avant contre 77 % pour les hommes ; 6 % des femmes sont prêtes à prendre des risques pour un meilleur rendement contre 12 % pour les hommes.
En matière de choix de placements, il n' y a pas en revanche de réelles différences entre les hommes et les femme. Néanmoins, les femmes sont moins portées que les hommes sur les valeurs mobilières (actions, obligations...) du fait de leur faible appétence aux risques. Elles souscrivent un peu plus de livrets d'épargne et de contrats d'assurance-vie.

En matière d'information concernant leur épargne, les femmes privilégient la proximité, le contact quand les hommes se reposent davantage sur la presse spécialisée. Les femmes passent un peu moins de temps que les hommes à s'occuper de leur argent (69 % des hommes y passent au moins une heure par moins contre 50 % pour les femmes.

mardi 11 juin 2013

La lettre de l'Observatoire de l'Epargne de l'AMF - juin 2013


L'Autorité des Marchés Financiers a publié le quatrième numéro de sa lettre de l'Observatoire de l'épargne.

Au sommaire de ce numéro :


  • les retraites avec belle référence au sondage du Cercle des Epargnants
  • la confiance des épargnants français
  • l'actualité de l'épargne décryptée par l'AMF


Lire la lettre

Crédits aux entreprises, pas de reprise

Selon la Banque de France, au mois de mai, les demandes de crédits aux entreprises sont en baisse. Ce résultat est issu de l'enquête réalisée par la Banque de France auprès des banques. En revanche, pour les crédits à l’habitat et à la consommation,  les banques font état d’une demande de crédits à l’habitat en hausse pour le deuxième mois consécutif. Les critères d’octroi relatifs à ces crédits ont été assouplis après les quelques resserrements des mois précédents.



Enquête mensuelle auprès des banques sur la distribution du crédit en France

Chute de la consommation et du pouvoir d'achat confirmée en 2012 !


Même la crise de 2009 n'avait pas entraîné un recul de la consommation. Mais, en 2012, elle n'a pas résisté. selon l'INSEE, la dépense de consommation des ménages a diminué de 0,4 % en volume contre une hausse de 0,5 % en 2011.

Phénomène rarissime, cette baisse est la seconde depuis 1949, après celui de 1993 (- 0,2 %).

La consommation effective des ménages, qui inclut les dépenses directement financées par la collectivité, est stable. En effet, la hausse de la dépense de consommation individualisable des administrations publiques (+ 1,4 %) et celle des institutions sans but lucratif au service des ménages (+ 1,9 %) compensent le repli de la dépense de consommation des ménages. En valeur, le revenu disponible brut des ménages ralentit fortement en 2012 (+ 0,9 % après + 2,7 %). Les prix de la dépense de consommation des ménages continuent en revanche de progresser à un rythme proche de celui de 2011 (+ 1,9 % après + 2,1 %).

Cette baisse de la consommation est imputable à une forte chute du pouvoir d’achat qui se contracte de de 0,9 %, après une hausse de 0,7 % en 2011.

Ce repli du pouvoir d’achat est mesuré à partir de l’ensemble des revenus perçus par les ménages. Au niveau individuel, c’est-à-dire rapporté au nombre d’unités de consommation, le pouvoir d’achat se contracte également de 1,5 % après avoir stagné en 2011. Une fois déduites les dépenses « pré-engagées », le pouvoir d’achat du revenu arbitrable par unité de consommation baisse de 2,7 %. En effet, les dépenses pré-engagées augmentent plus fortement que les autres dépenses (+ 2,8 % en valeur contre + 0,8 %) en raison du rebond des dépenses consacrées au logement et à son chauffage.

En 2012, la consommation des ménages augmente en valeur plus vite que le revenu disponible brut (+ 1,4 % contre + 0,9 %). Leur taux d’épargne baisse en conséquence de 0,4 point, pour s'élever à 15,6 %.

lundi 10 juin 2013

Attention les contrats d'assurance-vie pourront faire l'objet de saisies


Dans le cadre du projet de loi relatif à la lute contre la fraude fiscale et la grande délinquance économique et financière qui est actuellement examiné par l'Assemblée nationale, il est prévu d'autoriser les pouvoirs publics de saisir la part en euros des contrats d'assurance-vie. Les unités de compte resteront à l'abri de cette procédure dite d'avis au tiers détenteur. Actuellement, nul ne pouvait saisir un contrat d'assurance-vie.

Consulter le dossier législatif   

baisse de la production industrielle en mai sur fond de jours fériés


Selon la Banque de France, du fait des jours fériés, la production industrielle a diminué au mois de mai après une hausse en avril, notamment dans le matériel de transport hors automobile, la métallurgie, le plastiques caoutchouc et la pharmacie.

Il n'en demeure pas moins que les carnets de commandes demeurent insuffisamment remplis. Les commandes intérieures baissent légèrement. Les stocks sont jugés moins lourds. Les trésoreries sont stables à un niveau inférieur à la moyenne de long terme.  Du fait de la faible demande et de la baisse des coûts de l'énergie, les prix des produits finis continuent de baisser légèrement.Point positif, les chefs d’entreprise interrogés prévoient cependant un rebond de l’activité en juin.

Lire la note de la Banque de France 

Regain d'activité en avril ?

Après un décevant mois de mars marqué par un recul de 0,7 ,  la production de l’industrie manufacturière a progressé de 2,6 % au mois d'avril en volume. La production de l’ensemble de l’industrie est également en hausse (+2,2 %).


Sur ces  trois derniers mois, la production manufacturière augmente de 0,8  et l'industrie de 0,9 %.
Selon l'INSEE, sur ces trois mois, la production augmente légèrement dans les autres produits industriels (+0,4 %), et, de façon plus soutenue, dans les équipements électriques, électroniques, informatiques, machines (+1,5 %). Elle croît nettement dans les matériels de transport (+2,0 %). Le raffinage est en forte hausse (+14,7 %). À l’inverse, la production est en léger retrait dans les industries agricoles et alimentaires (-1,2 %).


Néanmoins, ces bons résultats ne doivent pas masquer que la production manufacturière est inférieure de 2,3 % au niveau atteint l’année précédente. Sur cette période, la production décroît nettement dans les autres produits industriels (-2,4 %), dans les matériels de transport (-4,9 %), dans les industries agricoles et alimentaires (-2,5 %). Elle baisse sensiblement dans les équipements électriques, électroniques, informatiques, machines (-1,2 %). Elle augmente fortement dans le raffinage (+12,9 %).

Il faut rester prudent sur l'interprétation des résultats du mois d'avril surtout que mai vu le nombre de jours fériés sera moins bon. Il n'en demeure pas moins qu'un point bas de la récession a été peut être atteint.

Indices mensuels de la production industrielle
Indices mensuels de la production industrielle

dimanche 9 juin 2013

La semaine économique et financière vue par l’œil du Cercle

Le coin des épargnants

Le CAC 40 a terminé la semaine à 3 872 points en recul de 1,9 % par rapport à la semaine précédente même si vendredi grâce aux bons résultats américains en matière d’emploi, Paris comme les autres places financières a enregistré un rebond (1,53 %).
Le statu-quo monétaire de la BCE a contribué à la baisse du CAC 40 sur la semaine Les investisseurs continuent également d’engranger des plus-values après les derniers bons mois. Le secteur financier a été touché sauf SCOR qui bénéficie du rachat des activités américaines de réassurance du Groupe Generali.

L’or et l’argent ont continué de reculer. L’Inde a cessé d’être acheteuse d’or et les investisseurs se sont remis à parier sur les titres en dollar du fait de la confirmation de l’embellie conjoncturelle. L’once d’or est désormais à 1379 dollars.

Etats-Unis, toujours et encore

Tout en réduisant leur déficit public qui devrait passer de 8 à 5 % du PIB, les États-Unis obtiennent un taux de croissance de 2 %. Elle ne pourra pas atteindre 3 % du fait du frein budgétaire qui pèsera cette année et la prochaine. L'économie américaine a créé 175 000 nouveaux postes au mois de mai. Certes, le taux de chômage a augmenté en passant de 7,5% à 7,6%. Cette progression est imputable à l’amélioration taux d’activité qui est passé de 63,3% à 63,4%. Les Américains qui ne cherchaient plus un travail du fait de la conjoncture reviennent sur le marché du travail. Il faut également souligner la croissance des rémunérations horaires, qui progressent actuellement plus rapidement que les prix, permettant une augmentation du pouvoir d'achat des salaires.

La FED semble avoir décidé de maintenir sa politique monétaire accommodante réduisant les anticipations sur un relèvement des taux obligataires.

Zone euro, à quand la sortie du marasme

La BCE a révisé à la baisse ses prévisions pour 2013. Elle estime le recul du PIB à 0,6 % cette année. Pour 2014, la croissance serait légèrement plus forte que prévu avec 1,1 %. Les prévisions étaient jusqu'alors d'un recul de 0,5 % en 2013 et d'une croissance de 1 % en 2014.
Les prévisions d'inflation pour les 17 pays de l'euro ont été également revues à la baisse avec un taux de 1,4 % pour cette année (1,6 % précédemment). Pour l'an prochain, le pronostic est inchangé par rapport aux prévisions de mars, à 1,3 %. Néanmoins, la BCE considère que les risques de déflation sont faibles et ne prévoit pas de remettre en cause sa stratégie monétaire.

Le programme de soutien à l’activité au sein de l’Union européenne est toujours en  négociation. Ainsi, sont en cours d’élaboration les initiatives de la Banque européenne d’Investissement (BEI) visant à stimuler les prêts aux PME. Néanmoins, l’accord n’est pas encore à porter de main.

En revanche, le Conseil de la BCE a indiqué qu’il était disposé d’étudier la possibilité d’adopter une «forward-guidance» concernant les taux directeurs, prenant exemple sur la Fed qui a annoncé qu’il ne remettrait pas en cause sa politique tant que le taux de chômage ne serait pas revenu à 6,5 %.

La BCE souligne que «la politique monétaire demeurera accommodante aussi longtemps que nécessaire», mais, ce faisant, la BCE fait surtout allusion aux opérations d’apport de liquidités et non aux taux d’intérêt. Or un engagement sur les taux d’intérêt est demandé par les investisseurs.

Guerres commerciales entre l’Europe et la Chine

Ici, l’Europe est jugée pas assez offensive en matière de respect des règles de l’OMC ; en Chine, l’Europe est jugée protectionniste.

La Commission européenne a décidé de taxer les panneaux solaires chinois. En réaction, la Chine a accru les droits sur le vin et menace de le faire sur les voitures. La France et l’Allemagne seraient ainsi pénalisées sachant que le gouvernement d’Angela Merkel a critiqué les annonces de la Commission. La Chine est touchée par le ralentissement du commerce international généré par la récession de la zone euro. Par ailleurs, les tentations protectionnistes se développent et la France est plutôt en point sur ce sujet. Compte tenu du potentiel du marché intérieur chinois, l’Allemagne qui est le deuxième exportateur mondial ne saura admettre trop longtemps une guerre commerciale avec la Chine. La France afin de d’obtenir la cohésion de l’Union a demandé une réunion des ministres de l’Economie et des Finances sur ce sujet. Affaire à suivre…

France, l’heure de la retraite a sonné

Les préparatifs pour la nouvelle réforme des retraites se mettent en place avec les fuites organisées sur le prochain rapport Moreau qui devrait servir de base aux futures propositions du Gouvernement. Le défi est d’endiguer le déficit de l’assurance-vieillesse qui pourrait atteindre une vingtaine de milliards d’euros d’ici 2020. Le cocktail pressenti comporte l’allongement de la durée de cotisation, des relèvements de prélèvements et de la désindexation. En revanche, le changement de mode de calcul des pensions des fonctionnaires suggéré par le rapport Moreau promet un beau combat à supposer que le Gouvernement souhaite l’engager.

Le Gouvernement, en revanche, s’interdit de reporter l’âge légal et de se lancer dans une réforme systémique. Les tenants de l’introduction d’un régime unique par points avec compte notionnels sont très discrets. La CFDT qui après l’adoption de l’ANI sur la sécurisation de l’emploi n’entend pas s’exposer sur ce sujet très sensible et source de divisions entre les syndicats.

A suivre, next week

Lundi, en France, l’INSEE publiera les résultats de la production industrielle du mois d’avril. Il est 
espéré un rebond après le très mauvais mois de mars.
Après des résultats ambigus de la politique monétaire mise en œuvre par le Japon, mardi 11 juin est prévue une réunion clef de la Banque centrale BoJ. Elle pourrait décider d’anticiper ses achats de JGBs en laissant son objectif de doublement de la base monétaire inchangé.

Mardi, ce sera au tour du Royaume-Uni de publier les résultats de la production industrielle du mois d’avril. En mars, la production industrielle avait affiché une deuxième hausse consécutive (+0,7% m/m). Une légère augmentation en avril est attendue.

Mercredi, les autorités japonaises communiqueront les résultats des commandes qui devraient être en baisse.

Le Royaume-Uni publiera les résultats de l’emploi du mois d’avril avec certainement peu d’évolution par rapport à mars.
Pour la zone euro, sera connue la production industrielle d’avril. En mars, elle avait progressé de 1% m/m en mars, après+ 0,3% en février. Une petite hausse est espérée.

Toujours mercredi, l’INSEE publiera le résultat de l'inflation en France. En glissement annuel est attendue quasi inchangée à 0,8% contre 0,7% en avril, la hausse des prix alimentaires contrant la baisse des prix de l'énergie.

Jeudi, aux Etats-Unis seront publiés les résultats des ventes de détail pour mai qui devraient être en hausse de 0,3 %. 

vendredi 7 juin 2013

L'Europe excédentaire au niveau de sa balance des paiements courants


Selon Eurostat, le compte des opérations courantes de l’Union a enregistré un excédent de 21,8 milliards d’euros (0,7% du PIB) au premier trimestre 2013 contre un déficit de 7,7 mrds (-0,2% du PIB) au premier trimestre 2012.

Au premier trimestre 2013 par rapport au premier trimestre 2012, le solde du compte des biens est passé d’un déficit à un excédent (+0,8 mrd d'euros contre -32,8 mrds). L’excédent du compte des services a légèrement diminué (+29,8 mrds contre +31,2 mrds), de même que celui du compte des revenus (+11,9 mrds contre +12,2 mrds), tandis que le déficit du compte des transferts courants a augmenté (-20,7 mrds contre -18,3 mrds).

Cette amélioration est imputable au ralentissement de la demande intérieure en phase avec la récession en particulier dans les Etats d'Europe du sud.

Augmentation rapide des dépenses de retraite en 2013


En 2012, l'assurance-vieillesse et le fonds de solidarité vieillesse en charge des dépenses de solidarité ont, en 2012, enregistré un déficit de 8,9 milliards d'euros contre 9,5 milliards d'euros en 2011 et 13 milliards d'euros en 2010. Pour 2013, un déficit de 6,5 milliards d'euros est attendu selon les comptes de la Sécurité sociale. Le régime retraite serait déficitaire de 3,5 milliards d'euros et le FSV de 3 milliards d'euros.

En 2013, les prestations retraite devraient augmenter de 4,2 % malgré la moindre revalorisation des pensions. Il est attendu 715 000 départs à la retraite cette année soit un bond de 24 % par rapport à 2012. Cette augmentation s'explique par la montée en charge de la réforme de 2010. Par ailleurs, 138 000 départs anticipés sont attendus contre 84 000 en 2012.

La CNAV et le FSV réduisent, en 2013, leur déficit du fait des augmentations de ressources. Ainsi, les cotisations vieillesse ont augmenté de 0,2 % au 1er novembre 2012. Les prélèvements sociaux ont également été augmentés l'année dernière.

Les régimes sociaux sont très dépendants de la croissance et de l'évolution de la masse salariale. Une contraction d'un point du taux de croissance génère une moins-value de près de 2 milliards d'euros pour le régime général de la Sécurité sociale et de 680 millions pour la seule assurance-vieillesse. Compte tenu des hypothèses retenues à l'automne d'une croissance de 0,8 point et d'un possible recul de 0,2 point du PIB en réel en 2013, il est fort probable que la dérive des comptes sera située autour de 2 à 3 milliards d'euros cette année.

jeudi 6 juin 2013

Grand fichier unique de l'assurance : l'Etat nous surveillera de près


Bercy y travaille depuis de nombreux mois et repris dans le rapport sur l'épargne longue de Karine berger et Dominique Lefebvre, le fichier des contrats d'assurance-vie sera en place au 1er janvier 2015.

Pour faire adopter ce projet, le Gouvernement s'appuie sur le contexte de lutte anti-blanchiment et de lutte contre la fraude fiscale.

L'avant projet prévoit que les assureurs devront chaque année communiquer un grand nombre d'informations sur les contrats et les assurés.

Ainsi devraient figurer dans le fichier "le nom ou la raison sociale et le domicile de l’organisme d’assurance ou assimilé, les références du contrat, la date de sa souscription et, le cas échéant, les références, nature et date de souscription de ses avenants, ainsi que les clauses de démembrement, les noms, prénoms et domicile du ou des souscripteurs".

Le texte prévoit la communication des sommes versées à chaque bénéficiaire en cas de décès de l’assuré, ainsi que leurs noms, prénoms et domiciles, tout comme les différentes opérations effectuées sur le contrat.

Bercy aura accès à toute la base commerciale des assureurs. Il peut y avoir une atteinte à la liberté d'entreprise et à la liberté de la vie privée. L'Etat disposera d'informations sur les intentions en matière de succession des assurés. L'Etat a certainement l'idée de faire main basse sur les contrats en déshérence de manière plus rapide.

Retraite du public VS retraite du privé


Après les fuites du futur rapport Moreau sur l'avenir du système de retraite, Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle des Epargnants présente dans un article publié sur le site d'Atlantico les différences entre les retraites versées par le régime générale et celles de la fonction publique. Le mode de calcul et certains avantages diffèrent. Le chantier de l'éventuelle harmonisation ne sera pas simple à conduire. Lire l'article de Philippe Crevel sur Atlantico.fr

mercredi 5 juin 2013

Les crédits aux entreprises restent peu dynamiques


Le taux de croissance annuel des encours de crédit aux sociétés non financières a diminué légèrement en avril avec + 0,9 %, après 1,1 % en mars. Cette réduction est liée à l’accentuation du repli des crédits de trésorerie (- 4,2 %, après - 2,5 % en mars). Les crédits à l’investissement augmentent, en revanche plus fortement (2,3 %, après 1,9 %). La production de crédits amortissables ou échéancés diminue également un peu : 16,9 milliards d’euros en avril contre 17,8 milliards en mars. Le taux d’intérêt des crédits nouveaux baisse légèrement en avril, notamment pour ceux d’un montant unitaire inférieur à 1 million d’euros (2,87 % après 2,90 %).

Les crédits à l'habitat en hausse et des taux d'intérêt en baisse


Le taux de croissance annuel des encours de crédits à l’habitat a, selon la Banque de France augmenté au mois d'avril de 2,7 % contre 2,5 % en mars. Le repli des crédits de trésorerie diminue en passant de -2 % à - 1,6 %.

La production mensuelle de crédits nouveaux s’élève à 15,9 milliards en avril (données CVS), après 13,5 milliards en mars. La hausse est proportionnellement plus marquée pour les crédits à l’habitat (11,8 milliards, après 9,7 milliards) que pour les crédits amortissables à la consommation (4,1 milliards, après 3,8 milliards).

Le taux d’intérêt moyen des crédits à l’habitat continue leur mouvement de baisse. le taux des prêts à taux variable et des prêts à court terme passe de 2,78 à 2,72 %. Celui des prêt à long terme et à taux fixe passe de 3,32 à 3,28 %. Celui des crédits à la consommation amortissables est également en baisse (5,99 % après 6,08 %), de même que celui des découverts (7,56% après 7,97%).

Livret A pour quoi faire ?


Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle des Epargnants" a publié une tribune sur le Livret A qui peut être lu sur le site de la"La Tribune". Il revient sur les résultats de la collecte et analyse les conséquences économiques de l'engouement des Français pour ce produit d'épargne de proximité.

Lire le papier 

mardi 4 juin 2013

Commission Moreau sur les retraites : les pistes et premières analyses

Le Conseil d'Orientation des Retraites le 19 décembre 2012 avait alerté le Gouvernement et l’opinion sur le fait que le solde financier du système de retraite serait déficitaire d’environ 20Md€ en 2020 (- 20,8Md€ dans le scénario le plus optimiste, -24,9Md€ dans le plus pessimiste). Ce défi pourrait même atteindre plus de 70 milliards d’euros en 2040.

Le 27 février dernier, le Premier Ministre a installé une Commission dite « Commission pour l’avenir des retraites ». Cette commission avait reçu comme mission d’établir des propositions que le Gouvernement pourrait le cas échéant retenir en vue d’une négociation avec les partenaires sociaux.
Les pistes officieuses de cette commission semblent pour certaines d’entre elles être en phase avec les lignes de force retenues par le Gouvernement (durée de cotisation) et pour d’autres sont plus ambitieuses et sujettes à la polémique.

Ce rapport a pour vocation de servir de base de négociation et ne sera pas a priori repris en tant que tel dans le texte qui sera soumis au parlement à l’automne.

1. les retraités ne sont pas à la fête

Le Gouvernement osera-t-il à quelques mois des élections municipales s’attaquer aux retraités en alourdissant leurs prélèvements ? Le rapport remet en question les niches fiscales et sociales dont bénéficient les retraités dont le montant total est évalué à 14 milliards d’euros.

Il est ainsi  proposé de supprimer l'exonération d'impôt de 10% pour frais professionnels dont bénéficient les retraités (cette mesure rapporterait 2,7 milliards d’euros) ou de fiscaliser les majorations de 10% pour les parents de trois enfants et plus.

Il est aussi suggéré d’aligner le taux de CSG des retraités aisés sur celui des actifs. Aujourd'hui le taux de CSG sur les retraités assujettis à l'impôt sur le revenu est de 6,6 % contre 7,5 % pour les actifs. Cette mesure rapporterait environ 1,2 milliard d’euros. Les retraités bénéficiant des minima sociaux sont exonérés de CSG et ceux qui acquittent un impôt sur le revenu inférieur à 61 euros sont soumis à un taux de 3,8 %. 49 % des retraités seraient concernés par le passage de 6,6 à 7,5 %.

Il est précisé dans le rapport que ces mesures ne sont pas forcément cumulatives.

2. allongement de la durée de cotisation

Sans surprise, Yannick Moreau indique qu'il faudra travailler plus longtemps. Si elle ne choisit pas entre allongement de la durée de cotisation et le  report de l'âge légal, sa préférence semble aller à la première. La durée actuelle est de 41,5 années. Le principe actuel est que l’allongement de l’espérance de vie est répartie deux tiers pour la durée de cotisation et un tiers pour la retraite. Il pourrait être décidé d’accélérer le passage à 42 voire à 43 ans.

3. hausse des cotisations patronales

Au moment où le MEDEF est en pleine campagne électorale, la proposition d'augmenter les cotisations risque d'entraîner quelques débats. Il est proposé de relever de 0,3% de la cotisation patronale déplafonnée, qui augmenterait ainsi de 1,6% à 1,9%. Cette mesure pénaliserait le facteur travail. Il faut déjà souligner que la réforme de l’été 2012 sur le retour partiel de la retraite à 60 ans a prévu une augmentation des cotisations retraite (0,1 point sur la part salariale et la part patronale). En augmentant de 0,3 %, le gain serait supérieur à 2 milliards d’euros.

4. désindexation

Le rapport prévoit d’instaurer une sous-indexation des salaires des actifs  (portés au compte) pour le calcul de leur retraite. Cette mesure est indolore mais terriblement efficace pour diminuer les pensions qui seront versées ultérieurement. La désindexation par rapport aux salaires en 1993 a entraîné une baisse du taux de remplacement de 10 points.

Cette mesure s’inscrit dans le prolongement de l’accord sur les complémentaires du mois de mars dernier.

5. Modification des règles de calcul des retraites des fonctionnaires

Autre sujet brûlant, le rapport propose de calculer les pensions des fonctionnaires sur la base des traitements des 10 dernières années, et non plus des six derniers mois. Pour information, la retraite mensuelle moyenne est de 1256 euros pour le régime général, de 1937 euros pour la fonction  publique d’Etat, de 2104 euros pour les retraités de la RATP et de 1840 euros pour ceux de la SNCF (chiffres 2011 – DRESS).

Pour faire passer cette modification substantielle, les primes seraient mieux prises en compte dans le calcul. Il faut noter qu’en 2003, le régime additionnel de la fonction publique a été institué  pour permettre aux fonctionnaires de cotiser sur leurs primes.

6. Pénibilité

Au sujet de la pénibilité, le rapport Moreau propose deux solutions: mettre en place des congés de fin de carrière ou un système d'acquisition de suppléments de retraite. Le rapport retient deux types de situation de travail pénible: le travail de nuit et l'exposition à des substances cancérigènes.

7. Avantages familiaux /égalité homme - femme

Conformément aux souhaits du Gouvernement, la Commission Moreau a travaillé sur des mesures visant à réduire les inégalités hommes/femmes en matière de pension. La retraite moyenne des femmes représente 72 % de celle des hommes (58 % pour les droits directs en 2011). Néanmoins, l’écart tend à se réduire du fait de carrière plus complète.

Le rapport Moreau demande une refonte des avantages familiaux liés au nombre d'enfants. Ce système, proportionnel au niveau de la pension, favorise en effet plus les hommes que les femmes.

réforme des retraites, les pistes du rapport Moreau


A partir d'un constat établi par le Conseil d'Orientation des Retraites qui a à la fin de l'année 2012 indiqué que la dérive des comptes pourrait atteindre 20 milliards d'euros en 2020 et face à la demande répétée de l'Union européenne de réformer le système de retraite, le Gouvernement et le Président de la République ont pris l'engagement de présenter un texte avant la fin d'année.

Le rapport de la Commission sur l'avenir es retraites installé par Jean-Marc Ayrault doit remettre dans quelques jours son rapport qui servira de base à la future réforme des retraites.

Ce rapport que les partenaire sociaux ont pu consulter risque de générer quelques polémiques.

Les retraités mis à contribution

Ainsi, il serait proposé de supprimer l'exonération d'impôt de 10% pour frais professionnels dont bénéficient les retraités. IL prévoit aussi la fiscalisation des pensions majorées de 10% pour les parents de trois enfants et plus, ou encore l'alignement du taux réduit de CSG des retraités aisés sur celui des actifs. Aujourd'hui le taux de CSG sur les retraités assujettis à l'impôt sur le revenu est de 6,6 % contre 7,5 % pour les actifs.Il est précisé dans le rapport que ces mesures ne sont pas forcément cumulatives.

Allongement de la durée de cotisation

Sans surprise, Yannick Moreau indique qu'il faudra travailler plus longtemps. Si elle ne choisit pas entre allongement de la durée de cotisation et report de l'âge légal, sa préférence semble aller à la première.

Hausse des cotisations patronales

Au moment où le MEDEF est en pleine campagne électorale, la proposition d'augmenter les cotisations risque d'entraîner quelques débats. IL est proposé de relever e 0,3% de la cotisation patronale déplafonnée, qui augmenterait ainsi de 1,6% à 1,9%.

Par ailleurs, les salariés pourraient subir une sous-indexation de leurs salaires (portés au compte) pour le calcul de leur retraite.

Modification des règles de calcul des retraites des fonctionnaires

Autre sujet brûlant, le rapport propose de calculer les pensions des fonctionnaires sur la base des traitements des 10 dernières années, et non plus des six derniers mois. En échange, les primes seraient mieux prises en compte dans le calcul. De quoi faire hurler, là, les syndicats de fonctionnaire.

Au sujet de la pénibilité, le rapport Moreau propose deux solutions: mettre en place des congés de fin de carrière ou un système d'acquisition de suppléments de retraite. Le rapport retient deux types de situation de travail pénible: le travail de nuit et l'exposition à des substances cancérigènes.

Le rapport demande également une refonte des avantages familiaux liés au nombre d'enfants. Ce système, proportionnel au niveau de la pension, favorise en effet plus les hommes que les femmes.

Le Gouvernement travaille à une réforme du code des assurances


dans le prolongement du rapport Karine Berger et Dominique Lefebvre sur l'épargne longue, le Gouvernement élabore des mesures visant à modifier le code de l'assurance. Il est ainsi à l'étude la possibilité de faciliter les opérations de prêts aux entreprises pour les assureurs. L'Etat envisage de rendre légal les prêts directs aux sociétés non cotées avec des limites. Les assureurs pourraient effectuer des opérations de prêts dans la limite de 5 % de leur bilan et aucune exposition ne pourrait atteindre 1 % du bilan. l'Autorité de Contrôle Prudentiel devra donner son accord pour les prêts en direct. En cas de recours à des fonds de prêts, il devra être monotranche et non découpé en tranches en fonction des risques encourus afin d'assurer une meilleure visibilité. Le Gouvernement attend une orientation de 90 milliards d'euros au profit des PME.

Baisse des taux du crédit dans l'immobilier confirmée


Depuis 18 mois selon l'Observatoire du Crédit Logement, les taux ds crédits immobiliers sont en baisse. Ils ont franchi le seuil des 3 % pour atteindre hors assurance et sûreté les 2,97 %. Par rapport au début de l'année 2012, la baisse est de un point. Si les crédits sont en hausse de 16 % sur le dernier trimestre, sur un an, la production est en recul de 7,5 %. La baisse des taux se traduit par une diminution des apports personnels et par une réduction de la durée des prêts qui est passée en moyenne de 17,9 à 17,7 ans de 2012 à 2013. Cette baisse ne concerne pas le marché du neuf.

10 milliards d’habitants et après


Gilles Pison (directeur de recherche à l'Ined) aborde dans le cadre d'une vidéo l'accroissement de la population mondiale qui pourrait atteindre d'ici une vingtaine d'années 10 milliards d'habitants Séminaire Ined autour de la parution du "Dictionnaire de démographie et des sciences de la population" (Armand Collin, 2011).

Vers 10 milliards d'hommes ? par Gilles Pison (2011). Durée : 12'49 from Ined on Vimeo.

lundi 3 juin 2013

L'économie mondiale bouge dans la bonne direction


En 1990, 43 % de la population des pays en voie de développement étaient considérés en situation d'extrême pauvreté. ce taux était de 33 % en 2000 et il n'est plus que de 21 en 2010. En 20 ans, le taux de pauvreté a été réduit par deux. En Chine, de 1981 à 2010, le nombre de pauvres a diminué de 680 millions. Le taux de pauvreté est passé de 84 à 10 %. Aujourd'hui, la pauvreté se concentre en Afrique dans des Etats comme la Somalie qui sont en déshérence.

La population mondiale en mode senior


Le vieillissement de la population mondiale est la grande affaire des prochaines années. Parti d'Europe, il touchera tous les continents. Il faut déjà souligner qu'à l'échelle mondiale, la population des plus de 60 ans est supérieure à celle des moins de 14 ans. L'âge médian qui était de 29 ans en 2010 sera de 38 ans en 2050. L'âge médian en Afrique passera durant la période de 20 à 28 ans quand en Europe il passera de 40 à 47 ans. Nous sommes confrontés à un changement global des équilibres démographiques. Cette évolution est imputable à l'allongement de l'espérance de vie mais aussi à l'abaissement du taux de fécondité qui tend vers 2,1 à l'échelle mondiale. L'espérance de vie a gagné 20 ans depuis 1950. L'espérance de vie à 60 ans a gagné également 5 ans. Si 740 millions de personnes avaient plus de 60 ans en 2010, ils seront 2 milliards en 2050. Toujours en 2050, 79 % des personnes de plus de 60 ans vivront dans un pays émergents ou en développement contre 64 % en 2010. 400 millions de personnes auront plus de 80 ans en 2050 contre 100 millions aujourd'hui.

samedi 1 juin 2013

La semaine économique et financière vue par l’œil du Cercle

Le coin des épargnants

La bourse de Paris a joué les yoyos autour des 4000 points avec une fin de semaine en baisse. Le CAC a terminé à 3948 points en repli de 0,2 % sur une semaine mais avec une chute de 1,19 % vendredi. Sur l’ensemble du mois de mai, le CAC 40 a progressé de 2,38 %. Mai est le troisième mois consécutif de hausse et a été marqué par des records sur plusieurs places financières. Les sociétés dites cycliques ont enregistré de fortes hausses du fait des prévisions de l’OCDE prévoyant une accélération de la croissance en 2014. Vallourec bénéficie également du boom de l’exploitation gazière. Il faut noter une appréciation des cours des banques également dopées par l’amélioration conjoncturelle attendue. Les prises de bénéfices à la bourse japonaise et les mauvais indices européens ont certainement conduit à cette baisse et ont plus que compensé les bonnes nouvelles en provenance des Etats-Unis.

France, It’s raining again

Augmentation du chômage, baisse de la consommation, confiance des ménages en recul, cette semaine est encore à oublier. Le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté de 40 000 et le taux de chômage tourne autour de 11 % de la population soit une hausse de 1 point en un an. La confiance des ménages est à un niveau historiquement bas comparable à celui atteint au moment de la crise de 2008/2009. La consommation se replie de 0,3 % ce qui est compte tenu du contexte économique peu. La baisse de l’inflation réduit l’impact des pertes de pouvoirs d’achat ; par ailleurs, les ménages doivent également puiser dans leur épargne.

G 8 du 17 et 18 juin : cap sur la croissance

Le G8 se réunira cette année en Irlande du Nord sous présidence anglaise avec comme ordre du jour, la croissance, l’emploi et la prospérité à long terme. L’OCDE et la Commission européenne dans leurs prévisions soulignent que le sommet de la crise a été atteint et qu’une amélioration est à attendre en 2014. Il n’en demeure pas moins que la zone euro devrait enregistrer une contraction de son PIB de 0,6 % en 2013 avant de connaître une croissance de 1,1 % en 2014. Les divergences au sein du G8 ne devraient pas faciliter l’élaboration de décisions concrètes pour favoriser la croissance.

Attention, il va falloir réformer en Europe

La Commission de Bruxelles a d’un commun accord laissé du lest aux Etats membres pour revenir en-dessous des 3 % de PIB de déficit public mais il y a une contrepartie, l’engagement de réformes structurelles. La Commission a accordé deux ans supplémentaires à la France, à la Slovénie et à l’Espagne, un an supplémentaire au Portugal et aux Pays-Bas. 12 des 17 Etats membres de l’Union sont sous procédure de déficit excessif. La Belgique a échappé de peu à une demande de sanction financière de la Commission auprès du Conseil européen. De même, la Slovénie a pu échapper à une procédure pour déséquilibres macro-économiques excessifs. Néanmoins, ce pays doit se soumettre à un audit de son système bancaire. Il faut noter que l’Italie est sortie de la procédure de dispositif de déficit excessif. Il a été signifié à la France une série de réformes à réaliser rapidement. Ainsi, la France doit engager, en 213, une réforme des retraites, une baisse du coût du travail, une ouverture des professions réglementées, une réforme de l’indemnisation du chômage. Le Président de la République, François Hollande, n’a pas apprécié ces demandes jugées comme de l’ingérence.

Etats-Unis, le retour de l’Empire ?

La confiance des ménages est au plus haut aux Etats-Unis depuis 5 ans. Le taux de croissance au premier trimestre a été de 2,4 % et est porté essentiellement par les dépenses des ménages qui encaissent bien les augmentations d’impôt. Il faut souligner que les revenus ont fortement augmenté permettant de compenser la surcharge fiscale et sociale. Le marché immobilier est en nette reprise permettant au prix de retrouver leurs niveaux de 2010. Cette hausse s’accompagne d’une réduction de la dette hypothécaire. Le marché de l’immobilier serait tiré par une pénurie de l’offre. Les Etats-Unis bénéficient tout à la fois de la réduction de leurs coûts énergétiques et de la réduction de leurs coûts salariaux.

Chine, la fin d’un cycle

La croissance faiblit en Chine du fait de la récession de l’économie mondiale. Tombée en 2012 à 7,8 %, elle poursuivrait son repli. La Chine s’offusque de la multiplication des pratiques protectionnistes de la part des pays européens. L’Allemagne a souligné qu’elle s’opposerait à l’adoption de mesures protectionnistes demandées par les pays membres de l’Union.

A suivre

 Lundi 3 juin, aux Etats-Unis, sera publié l’indice ISM manufacturier du mois de mai avec une possible augmentation. Au Royaume-Uni, il faudra également suivre la publication de l’indice PMI manufacturier toujours du mois de mai avec également une hausse attendue.

Mercredi, l’indice PME des services sera rendu public. Il est attendu stable. Jeudi, encore au Royaume-Uni, la Banque d’Angleterre se réuni avec à la clef la reconduction de la politique monétaire. La Banque centrale européenne se réunit le même jour. Logiquement, le taux refi devrait rester inchangé.

Vendredi sera rendu public le rapport empli américain du mois de mai avec un taux de chômage qui pourrait baisser à 7,4 %. En Allemagne, sera communiqué le résultat de la production industrielle du mois d’avril avec une légère hausse attendue.

La lettre N°83 du Cercle des Epargnants - juin 2013

Sans titre

  Au sommaire de la lettre N°83 du Cercle des Epargnants du mois de juin :


  • L'édito : "Faut-i sortir son parapluie ?"
  • Epargne retraite, quand l'autruche sortira-t-elle a tête du sable ?
  • Que font nos chers voisins
  • L'assurance-vie du rapport à la réforme 
  • Quand la Chine s'éveillera à la retraite...


Lire la lettre N°83    

vendredi 31 mai 2013

Industrie en recul au premier trimestre 2013

Selon l'INSEE; au mois de mars, le chiffre d’affaires dans l’industrie manufacturière a augmenté de 0,8 % après s +0,7 % en février. Cette hausse est imputable çà l'augmentation du chiffre d’affaires des matériels de transport (+9,9 %). Dans l’industrie manufacturière hors matériels de transport, le chiffre d’affaires baisse (–0,9 %).Sur les trois derniers mois, l'industrie manufacturière est en recul de 0,2 % tout comme pour l'industrie. 

Sur un an, le recul est de 0,9 % pour l'industrie manufacturière. 

Le chiffre d'affaires dans l'industrie manufacturière

Le chiffre d'affaires dans l'industrie manufacturièreSource : Insee
Le chiffre d'affaires dans l'industrie manufacturière par secteur
Le chiffre d'affaires  dans l'industrie manufacturière par secteur

Les livrets toujours en forme au mois d'avril


Au mois d'avril, les dépôts à vue et les comptes sur livret ont enregistré une hausse de leur encours. Ainsi, selon la Banque de France, les dépôts à vue ont progressé de 2,7 % et les dépôts à terme de moins de deux ans de 3,2 %. Les comptes sur livret qui intègre notamment le Livret A ont connu une progression de 9,1 % après 8,9 % au mois de mars. Les OPCVM monétaires continuent de reculer avec -6 % après -3,2 % en mars. L'agrégat monétaire monétaire M3 a progressé de 3,7 % en avril après 2,2 % en mars.