CERCLE DE L'EPARGNE, DE LA RETRAITE ET DE LA PREVOYANCE

Le Cercle des Epargne, de la retraite et de la prévoyance est un centre d'études et d'information indépendant qui a pour objet de réaliser des études et d'informer les épargnants sur toutes les questions relatives à l'épargne, la retraite et la prévoyance

Il bénéfice de l'appui et de l'expertise d'un Conseil scientifique et du soutien d'AG2R La Mondiale

Pour plus de renseignements et pour tous les contacts presse, vous pouvez nous contacter au 06 13 90 75 48

mercredi 29 août 2012

La lettre de Generali Investments


Les équipes de Generali Investements décryptent chaque semaine l'actualité économique et financière dans le cadre de leur lettre.

Les indices boursiers ont enregistré un léger recul malgré des nouvelles qui se voulaient rassurantes en début de semaine. En effet, lors du Comité de Politique Monétaire de la Fed, les membres ont émis l’idée qu’ils pourraient être tentés d'augmenter leur soutien à l'économie américaine en cas de persistance du ralentissement économique. Les indices ont marqué le pas après une série de nouvelles qui n’ont pas permis de trancher sur les perspectives économiques : la remontée de l’incertitude sur l’avenir de la Zone Euro, un indicateur d’activité en Chine à son plus bas depuis 10 mois et des chiffres mitigés aux Etats-Unis. Le Premier ministre grec a demandé un délai supplémentaire de deux ans pour mettre en œuvre les réformes requises par la Troïka ce qui n’améliore pas la situation de la Grèce au sein de l’Union Européenne. L’activité chinoise demeure sans relief et ne semble pas vouloir repartir à la hausse. La santé de l'économie américaine est une autre source de préoccupation des investisseurs et sur ce front, certaines statistiques sont mitigées comme celles des commandes de biens durables qui ont certes augmenté plus qu'attendu mais les chiffres hors aéronautique et défense, jugés les plus représentatifs de la tendance, suggèrent un ralentissement de l'investissement industriel. Ces données ne sont pas suffisantes pour envisager la mise en place d’un nouvel assouplissement quantitatif. Les investisseurs restent à l’affût de nouvelles avancées ou de chiffres qui pourraient les rendre plus optimistes.

lire la suite de la lettre

L'assurance-vie vire au vert au mois de juillet


Contrairement aux craintes de la profession, le mois de juillet a été meilleur que prévu pour l'assurance-vie avec une collecte positive de 400 millions d'euros contre une décollecte de 1,1 milliard au mois de juin.

Les prestations versées par les sociétés d'assurances au cours des sept premiers mois de 2012 s’élèvent de ce fait à 73,5 milliards d’euros contre 62,6 milliards sur les sept premiers mois de l'année 2011. Depuis le début de l’année, l’assurance-vie enregistre une collecte nette négative de 4,2 milliards d'euros.L’encours des contrats d’assurance vie (provisions mathématiques + provisions pour participation aux bénéfices) s’élève à 1 366,2 milliards d’euros.

Le résultat de juillet n'est pas en soi significatif pour parier sur une inversion de tendance. Il faudra suivre surtout le mois de septembre. En juillet, les Français ont mis de l'argent de côté tant sur leur Livret A que sur l'assurance-vie. Ils ont ainsi versé 10,7 milliards sur leurs contrats. Le retraits ont été plus faibles que les précédents mois ce qui explique le retour d'une collecte positive.

consulter le document de la FFSA

Les Français parient sur le court terme


Les Français continuent à privilégier les dépôts à court terme comme le confirme les résultats publiés par la Banque de France sur l'évolution de la masse monétaire. le taux de croissance annuel de la « contribution française à M3 » est quasi-inchangé en juillet a atteint 5,1 % contre 5,2 % au mois de juin. Une légère augmentation des dépôts à vue a été enregistrée (4,5 %, après 3,7 % en juin). Les dépôts à terme d’une durée inférieure à deux ans ont progressé de 18,8 % après 16,3 % en juin. Les comptes sur livret ont augmenté de 8,4 %, comme en juin.

La croissance annuelle des instruments négociables d’une durée inférieure à deux ans est de 3,1 %, après 1,2 % en juin, principalement imputable aux titres d’OPCVM monétaires (4,6 %, après 2,7 % en juin).

mardi 28 août 2012

L'investissement résiste au marasme

Selon l'INSEE, en  2012, les chefs d’entreprise prévoient toujours une hausse de 5 % de l' investissement dans l'industrie manufacturière. hausse annuel de l'investissement en valeur dans l'industrie manufacturière
 : Taux de variation annuel de l'investissement en valeur dans l'industrie manufacturière
Ils ont néanmoins  revu d’un point à la baisse leur prévision de hausse mentionnée au ois d'avril dernier.
Les chefs d’entreprise du secteur des matériels de transport confirment leur prévision de forte hausse de leur investissement (+18 %) avec notamment un redémarrage marqué des dépenses d’équipements dans le secteur automobile (+27 % après -4 % en 2011).
Pour le premier semestre 2012, les entrepreneurs de l’industrie manufacturière confirment la progression de leurs investissements par rapport au second semestre 2011, qu’ils anticipaient en janvier dernier. En revanche, ils prévoient une baisse de leurs investissements au second semestre 2012 par rapport au premier.

Opinion des industriels sur l'évolution semestrielle des investissements (seconde estimation*)

 : Opinion des industriels sur l'évolution semestrielle des investissements (seconde estimation*)
 

Les retraites chapeaux en question


Après l'augmentation des taxes versées par les employeurs dans le cadre des retraites chapeaux, l'Argus de l'assurance a mené l'enquête sur l'avenir de ce produit. Philippe Crevel a été interrogé sur ce sujet.

Lire l'article de l'Argus

samedi 25 août 2012

Interview de Philippe Crevel sur Europe 1


Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle des Epargnants a été interrogé samedi 25 août par Pierre de Vilno dans le cadre de l'émission "C'est arrivé cette semaine" sur Europe 1 au sujet du relèvement du plafond du Livret A. Philippe Crevel est revenu sur les conséquences pour les épargnants, les banques, les assureurs et l'Etat.

Ecouter l'émission

vendredi 24 août 2012

Comment les Banques centrales vont intervenir pour éviter un septembre noir ?


La FED pourrait prendre des mesures de soutien à l'activité du fait des perspectives de ralentissement économique aux Etats-Unis. Le président de la Réserve fédérale Ben Bernanke a déclaré qu'"il y a une marge suffisante pour que la Fed prenne de nouvelles mesures pour apaiser le climat financier, pour renforcer l'économie".

Ben Bernanke devrait prononcer un discours à l'occasion de la réunion annuelle des principaux banquiers centraux en fin de semaine prochaine à Jackson Hole (Wyoming), avant la prochaine réunion de la Réserve fédérale les 12 et 13 septembre.

Par ailleurs, la BCE précise ses modalités d'intervention pour les rachets de dettes publiques. Elle pourrait fixer des objectifs de bande de fluctuation des rendements obligataires dans le cadre du futur programme de rachats de titres souverains. "C'est l'une des options qui sont actuellement discutées dans les groupes de travail et qui sera ensuite étudiée par le conseil des gouverneurs", a dit un responsable de la banque centrale qui s'exprimait sous le sceau de l'anonymat.

Le relèvement du Livret A : les gagnants et les perdants


Le Gouvernement a décidé de porter le plafond du Livret A de 15 300 euros à 19 125 euros. Cette augmentation devrait intervenir après publication d’un décret au mois de septembre. Une nouvelle augmentation de 25 % est prévue avant la fin d’année 2012, le plafond sera alors porté à 22 950 euros. Initialement, François Hollande, durant la campagne présidentielle, avait promis un doublement du plafond. Face aux risques de déstabilisation de l’épargne financière et compte tenu des besoins du logement social, le pragmatisme a prévalu en retenant deux hausses de 25 %. En revanche, pour le Livret de développement durable, le plafond passera de 6 000 à 12 000 euros au mois de septembre. Le LDD sera affecté à la Banque publique d’investissement. Selon l’Observatoire de l’épargne réglementée, 8,5 % des livrets A sont au plafond soit 5,2 millions. Ils correspondent à 43 % des encours, 89 milliards d’euros sur un total de 206 milliards d’euros. Les chiffres divergent sur le potentiel de hausse de la collecte suite au relèvement du plafond. Certains experts tablent sur une augmentation de 15 à 20 milliards d’euros. En 2011, la collecte avait atteint un record avec 17 milliards d’euros. Sur les sept premiers mois de l’année, elle s’élève déjà à 13,29 milliards d’euros. Il est probable que le relèvement au mois de septembre permette un gain de quelques milliards d’euros. La collecte pourrait dépasser ainsi 20 milliards d’euros. Sur l’année 2013, une augmentation de 20 % de la collecte est possible. Le Gouvernement a annoncé la construction de 150 000 logements sociaux en 2013 contre 110 000 en 2011. Une telle augmentation suppose de libérer de l’espace foncier et des capacités de réaction de la part des entreprises du bâtiment. De toute façon, le logement social ne manque pas de ressources actuellement du fait de l’augmentation naturelle de l’encours du Livret A. Compte tenu des faibles taux d’intérêt pratiqués actuellement, les organismes de logements sociaux ne font pas une réelle affaire en empruntant à la Caisse des dépôts si ce n’est qu’ils bénéficient d’un effet de mutualisation. En effet, aux 2,25 % offerts aux épargnants, il faut ajouter le coût de la collecte, un peu moins d’un point et les frais de gestion pour l’émission des prêts. In fine, les taux pratiqués tournent autour de 3,5 à 4 points. Les transferts d’épargne au profit du Livret A s’effectueront au détriment des livrets bancaires et de l’assurance-vie. Avant même l’entrée en vigueur du relèvement du plafond, les ménages français privilégient les placements courts sans risque. Le Livret A, épargne de précaution par définition, bénéficie depuis la crise de 2009 d’un regain de popularité d’autant plus que les écarts de rémunération entre les produits de taux sont faibles. L’Etat est amené à porter le risque d’intermédiation entre épargne courte, Livret A, et des investissements longs comme le financement du logement social ou les investissements dans l’industrie ou dans les entreprises avec la future BPI. L’Etat prend acte du refus du Français d’investir à long terme mais ne les encourage pas à modifier leur comportement ; au contraire, il les incite à opter pour des placements défiscalisés. Les banques à la recherche de liquidités seront pénalisées par l’augmentation du plafond ; la concentration des ressources du Livret A sur la Caisse des dépôts s’effectue de manière progressive La décollecte sur l’assurance-vie devrait se poursuivre d’ici la fin de l’année et atteindre entre 12 et 14 milliards d’euros. Si cela ne remet pas en cause l’architecture du premier produit d’épargne des Français, en revanche, cela pénalisera les entreprises et l’Etat. En effet, l’assurance-vie est un des grands vecteurs d’achat des obligations. L’Etat et les régimes sociaux seront également perdants. En effet, le Livret A et le LDD étant défiscalisés et non soumis aux prélèvements sociaux, l’augmentation de la collecte génèrera un manque à gagner. Avec un rendement de 2,25 %, le manque à gagner pour 2012 pourrait être de 177 millions d’euros avec un supplément de collecte de 20 milliards d’euros. Le coût fiscal et social du Livret A est de 2 milliards d’euros (prélèvements sociaux à 15,5 % et non application du prélèvement libératoire de 24 %.

Les OPCVM se délestent en actions


Selon les statistiques de la Banque de France, les OPCVM monétaires qui pèsent 342 milliards d'euros en données consolidées ont enregistré une collecte au 2ème trimestre 2012 de 3,6 milliards d’euros. Elle a été essentielement investie en titres de créance de court terme émis par des sociétés non financières de la zone euro etégalement par des établissements de crédit du reste de la zone euro. En revanche les OPCVM monétaires ont un peu allégé leur position en titres des établissements de crédit français. Les OPCVM non monétaires qui représentent en encours 843,2 milliards d'euros ont enregistré des rachats nets au 2nd trimestre 2012 de 16,8 milliards euros. Ces rachats ) ont principalement donné lieu à des cessions d’actions, notamment de sociétés non financières, ainsi que de titres de créance, à court et à long terme.

jeudi 23 août 2012

Réactions de Philippe Crevel sur le relèvement du plafond du Livret A


Après la décison du Gouvernement d'augmenter le plafond du Livret A de 25 %, Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle, a été interviewé afin d'analyser les conséquences sur les épargnants et sur le financement de l'économie.

Lire l'interview dans le Nouvel Obs.fr
Lire l'interview sur le site "tout sur les placements.com"
Lire l'article sur 20 minutes.fr    

mercredi 22 août 2012

Augmenter le plafond du Livret A, à quoi bon ?


Après quelques semaines de tergiversations, le Gouvernement a décidé d’augmenter le plafond du Livret A de 25 %. Ce relèvement peut se justifier par le fait que depuis son instauration à 15 300 euros, en 2002 au moment de l’entrée en vigueur de l’euro, l’inflation n’a pas été prise en compte. En fixant le plafond à 19 000 euros, le Gouvernement corrige la quasi-totalité de la dépréciation liée à l’inflation. Il serait assez logique de prévoir à terme une règle d’indexation afin d’éviter des à-coups. Faut-il aller plus loin ? Dans un contexte économique et financier complexe et incertain, l’augmentation trop rapide du plafond serait une source de déstabilisation. Aujourd’hui, les Français privilégient l’épargne à court terme sans risque au détriment des placements longs. Les résultats du mois de juillet de la collecte du Livret A témoignent de cet engouement. Depuis le début de l’année, la collecte nette a atteint 13,29 milliards d’euros quand dans le même temps l’assurance-vie enregistre une décollecte. L’économie française a besoin de financements longs. Il n’est pas sain que l’Etat via la Caisse des dépôts porte le risque de conversion de l’épargne courte, liquide en investissements longs. Il conviendrait de favoriser le financement des entreprises et de ne pas oublier que l’Etat a besoin de ressources longues à bas prix afin de financer sa dette. Le logement social a-t-il besoin de fonds supplémentaires ? Avec environ 100 000 logements sociaux construits l’année dernière, il est difficile d’aller au-delà compte tenu des goulets d’étranglements (entreprises de BTP et problèmes fonciers). L’augmentation des ressources du Livret a avant même le relèvement permet aisément de financer les programmes des organismes du logement social. Une augmentation du nombre de logements sociaux, sachant que la France détient déjà le record en la matière, ne peut être que progressif (formation des salariés du BTP, viabilisation des terrains). Par ailleurs, cette mesure de relèvement du plafond du Livret A génère un manque à gagner pour l’Etat du fait de l’exonération fiscale et sociale. Il faut souligner que la Cour des Comptes a envisagé l’assujettissement aux prélèvements sociaux du surplus d’épargne qu’entrainerait ce relèvement. Cette mesure ne concerne qu’un nombre réduit de Français. Seuls 9 % des titulaires des Livrets A ont atteint le plafond. Ce relèvement est plutôt destiné aux familles multi-équipés (livrets pour les parents et les enfants) et issues des classes moyennes et supérieures.

mardi 21 août 2012

Livret A. le. doublement progressif du plafond


Le gouvernement a décidé de doubler le plfond progressivement afin de ne pas destabiliser le marché financier et afin de preserver le financement de l Etat et des entreprises. cette decision est justifié. Du fait que lelivret A a encore connu u e collecte nette au mois de juiillet.

samedi 11 août 2012

Assurance-vie : faut-il changer la législation concernant l'âge limite es versements ?


Le député UMP, Thierry Lazaro, a dans le cadre d'une question écrite attiré l'attention du ministre délégué auprès du ministre de l'économie et des finances, chargé du budget, sur le problème de la limite d'âge fixée à 70a ns et instaurée par l'article 757 B du code général des impôts et l'intérêt. Le régime fiscal de l'assurance-vie s'applique en matière de successions que pour les primes versées avant l'âge de 70 ans sinon c'est le droit commun qui s'applique. Le député demande le report de cette limite d'âge à 75 ans compte tenu de l'allongement de l'espérance de vie. Affaire à suivre....

vendredi 10 août 2012

L'Autorité des marchés financiers publie une série de recommandations sur les OPCVM


L'Autorité des marchés financiers (AMF) a publié le 8 août une série de documents relatifs à la gestion des OPCVM avec à la clef des recommandations.

Consulter le guide relatif aux OPCVM d'épargne salariale
Consulter les recommandations relatives aux frais

Le patron de la FED réclame plus d'éducation économique et financière pour lutter contre les crises


Ben Bernanke, le président de la Fed, a souligné devant un public d'enseignants à Washington, que l'éducation financière des étudiants devait leur permettre de développer des qualités d'épargne ultérieurement et de "mieux faire face à la turbulence du marché". Afin de mieux appréhender les crises et avoir une gestion financière plus en phase avec l'intérêt collectif, il est important selon lui d'améliorer les connaissances sur les produits financiers.

jeudi 9 août 2012

ne jamais laisser dormir son argent !!!!


Un épargnant a perdu son argent il l'avait laissé dormi depuis 30 ans. Dans une question écrite au gouvernement de Jean-Marc Ayrault, le député UMP du Bas-Rhin (67) Antoine Herth, a attiré l'attention du ministre de l'Economie et des Finances, Pierre Moscovici, sur la question de la prescription trentenaire appliquée aux comptes bancaires. Ainsi, un épargnant a vu les sommes déposées sur son livret A reversées à l'État application de la prescription trentenaire. En effet, depuis le 1er janvier 2009, le Code général de la propriété des personnes publiques mentionne que les sommes déposées sur le compte-épargne sans activité depuis 30 ans sont versées aux caisses de l'Etat.

Morale de l'histoire, il faut toujours quelques opérations sur ses comptes et éviter de disperser son épargne sur des livrets au risque de les oublier.

mercredi 8 août 2012

Récession : réaction de Philippe Crevel


Après l'annonce de la Banque de France d'une prévisible récession au troisième trimestre 2012, Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle, a été interviewé par la rédaction de 20 minutes.fr.

Lire l'article sur 20 minutes.fr

La France face à la récession !


La chronique d’une récession malheureusement prévisible

Selon la Banque de France, l'économie française pourrait entrer officiellement en récession à compter du 3ème trimestre avec une contraction du PIB de 0,1%.

Depuis la fin de l’année 2011, la France flirte avec la récession. Au premier trimestre, la croissance a été nulle. Pour le second trimestre, un recul de 0,1 à 0,2 point est attendu.

Cette prévision de récession n’est pas malheureusement pas une surprise.

La récession frappe de nombreux Etats de la zone euro : Espagne, Italie, Pays-Bas et également hors zone euro, le Royaume-Uni. L’Allemagne enregistre également un net affaiblissement de sa croissance en parallèle à la stagnation du commerce international.

Le ralentissement est mondial comme en témoignent les derniers résultats chinois et américains. Le marasme de l’Union européenne qui est le premier marché mondial a un impact réel et rapide sur l’économie mondiale.

Au niveau national, la consommation, principal moteur de la croissance, est freinée par la stagnation du pouvoir d’achat des Français (chômage, inflation en début d’année et relèvement d’impôt).

Depuis plusieurs mois, tous les indicateurs avancés marquent une dégradation nette de la situation économique française (climat des affaires, taux d’utilisation des équipements).

<strong>Quelles conséquences ? Cette prévision de récession ne fait que confirmer la tendance lourde que les Français ressentent depuis le début de l’année avec comme signes, l’augmentation du chômage et le recul du pouvoir d’achat.

Une diminution des recettes publiques

Le Gouvernement refuse à court terme de réviser son hypothèse de croissance. Une contraction de 0,2 à 0,3 points devrait entrainer un manque à gagner fiscal de 2 à 3 milliards d’euros s’ajoutant aux 30 à trouver pour atteindre le seuil de 3 % de déficit public.

L’augmentation des prélèvements obligatoires ne pourra que renforcer la récession.

La récession renforcera le pessimisme et l’épargne de précaution

Les Français n’ont pas le moral et cela risque de s’accroître avec l’annonce de la Banque de France. Le risque d’un cercle vicieux récessif du fait d’un manque de confiance est à craindre. En termes de comportements, les Français risquent de différer les achats importants (voiture, immobilier) et de privilégier les placements courts sans risque (Livret A).

 Comment sortir du trou noir économique ?

 La zone euro s’enfonce dans la crise sans disposer de cordes de rappel. Les Etats membres ne peuvent plus utiliser les moyens budgétaires du fait du surendettement. Les armes monétaires ont été largement exploitées (baisse des taux, émission de liquidités avec prêts aux banques…). La BCE pourrait réinjecter des liquidités ou racheter des titres sur le marché secondaire…

L’assainissement des Etats surendettés n’est efficace que s’il ne tue pas les patients. Or, aujourd’hui, aucun remède n’apparaît efficace.

Les Etats surendettés sont anémiés par des années de facilité budgétaire et par une forte désindustrialisation.

L’Europe souffre par ailleurs d’un affaiblissement de ses gains de productivité du fait d’un refus implicite ou explicite du progrès technique.

 Le mal européen dépasse de loin la question de l’euro qui est plus un révélateur qu’une cause de la crise. 

Pour sortir du trou noir, il faut créer un choc d’offre et favoriser les gains de productivité. Compte tenu du niveau d’endettement des Etats membres, l’échelon européen est le seul à même de générer un plan de grande envergure. La réalisation d’infrastructures énergétiques, de transports, l’engagement de plans de recherche et de formation sont nécessaires pour redonner confiance et recréer un cadre économique porteur.

La question du fédéralisme se pose à court terme pour éviter le scénario catastrophe, une implosion de la zone euro. Elle doit s'accompagner d’un programme de "rééconomisation" des pays qui accumulent déficits commerciaux et déficits publics.

Déficit commercial, le point faible de la France


Au premier semestre 2012, le déficit commercial s'élève à 34,4 milliards d'euros. Sur la même période,l'excédent commercial allemand atteint 93,3 milliards d'euros.

La France a souffert du ralentissement économique de la zone euro. Cette explication de Bercy ne saurait expliquer pourquoi les Allemands résistent mieux. Le positionnement haut de gamme des produits allemands et leur relative insensibilité aux effets prix les protègent mieux que les produits français.

Le déficit commercial de la France au premier semestre enregistre néanmoins un recul de 9,8% sur un an, la contre-performance ayant été particulièrement nette durant la première moitié de 2011.

Sur les 12 derniers mois, le déficit cumulé est de 71,2 milliards d'euros. Sur le seul mois de juin, le déficit commercial a atteint atteignant 6 milliards d'euros. Sur l'ensemble de l'année 2011, il s'était établi à 69,6 milliards d'euros ce qui constitue un record. Avec l'augmentation des prix de l'énergie, un creusement du déficit pourrait encore intervenir au second semestre. Or, ce déficit commence à constituer un dangereux points faibles car il s'ajoute aux déficits publics. La France a un besoin croissant de capitaux extérieurs pour couvrir ses besoins.

mardi 7 août 2012

La semaine économique et financière vue par Generali Investments


Les équipes de Generali Investments décryptent l'actualité économique et financière de la semaine dans  le cadre de leur lettre n°377.

La semaine a été très volatile, les marchés évoluant en fonction de la perception des investisseurs vis-à-vis des décisions des banques centrales. En premier lieu, la Banque Centrale américaine (FED) n'a pas succombé aux sirènes d'un nouveau plan d'assouplissement quantitatif, même si elle a admis que de nouveaux rachats d'actifs pourraient se produire à terme afin de soutenir une économie qui perd de son élan. Cette démarche est apparue comme floue aux yeux des investisseurs. En second lieu, la Banque Centrale Européenne (BCE) a également opté pour un statu-quo mais a admis que de nouveaux rachats d'actifs pourraient intervenir à terme pour faire baisser les coûts d'emprunts de pays sous pression comme l'Espagne ou l'Italie. Finalement, portés par des créations d’emplois aux Etats-Unis meilleures que prévue et la forte probabilité d’une mise en place de politiques d’assouplissement monétaire par les banques centrales, les marchés ont enregistré de fortes progressions. Ainsi, vendredi, à Paris, le CAC 40 a affiché sa deuxième plus forte hausse de l’année.

  Lire la lettre

lundi 6 août 2012

Pessimisme confirmé sur la zone euro


Selon les résultats de l'enquête mensuelle du cabinet d'études Sentix, le moral des entrepreneurs de la zone euro est au plus bas. L'indice Sentix est à -30,3 en août, après -29,6 en juillet, en baisse pour le cinquième mois consécutif. Il est à son plus bas depuis juillet 2009.

Le sous-indice mesurant les anticipations des investisseurs s'est en revanche légèrement amélioré, à -23,3 contre -24 en juillet. Le sous-indice des conditions actuelles a en revanche poursuivi sa chute, à -37 contre -35 le mois dernier.

Contrats Madelin, combien pouvez-vous verser ?


Quel est le montant minimal et maximal des cotisations Retraite Madelin ? En vertu de l’article R144-2 du code des assurances, « les contrats mentionnés à l’article L. 144-1 souscrits en vue de garantir un revenu viager comportent une clause qui permet aux adhérents d’opter chaque année pour le versement d’une prime ou cotisation dont le montant annuel est compris entre un minimum qui varie chaque année parallèlement au plafond prévu à l’article L. 241-3 du code de la sécurité sociale et un maximum égal à quinze fois le montant annuel de la cotisation minimale. »

vendredi 3 août 2012

Indicateurs économiques et financiers


La Banque de France vient de mettre en ligne la version actualisée des indicateurs économiques et financiers de la zone euro. ce document permet de dresser un état des lieux de la situation de la zone euro ainsi que de la France. Les graphiques sur la compétitivité illustrent parfaitement le problème auquel est confronté notre pays. Consulter le document de la Banque de France

Omnibus 1 et la supervision du secteur financier à l'ordre du jour du dernier Conseil des Ministres


Au Conseil des Ministres du 1er août, le ministre de l'économie et des finances a présenté un projet de loi portant diverses dispositions d'adaptation de la législation au droit de l'Union européenne en matière économique et financière. Ce projet de loi transpose trois directives européennes. Il est ainsi prévu de transposer la directive 2009/ 110/CE du 19 septembre 2009 sur la monnaie électronique, la directive 2010/78/CE du 24 novembre 2010, dite « Omnibus I », sur les compétences des autorités européennes de supervision des banques, des assurances et des marchés financiers, et la directive 2011/7/UE du 16 février 2011 sur la lutte contre les retards de paiement dans les transactions commerciales.

Le texte fait suite à la création à l'automne 2010 des autorités européennes de supervision, à savoir l'Autorité bancaire européenne, l'Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles, l'Autorité européenne des marchés financiers et le Comité européen du risque systémique. Les échanges d'information entre les autorités de supervision nationales (Autorité de contrôle prudentiel et Autorité des marchés financiers) et ces autorités européennes sont accrues contribuant ainsi à l'efficacité de la supervision des acteurs financiers.

En matière de supervision du secteur de l'assurance, le projet Omnibus 2 est toujours en cours de négociation en vue de la révision de Solvabilité II dont l'entrée en vigueur a été de ce fait décalée.

Stabilité de l'épargne au sein de l'Union européenne


Selon Eurostat, au premier trimestre 2012, par rapport au quatrième trimestre 2011, le taux d'épargne des ménages et le taux d'investissement des ménages sont stables que ce soit au sein de l'Union européenne (UE 27) ou au sein de la zone euro (ZE 17).

Dans la zone euro, le revenu disponible des ménages a augmenté  en termes réels de 0,2%, après avoir enregistré une baisse de 0,5% au trimestre précédent. Au premier trimestre 2012, le taux d'épargne brut des ménages s'est élevé i à 11,6% dans l'UE 27, contre 11,5%au quatrième trimestre 2011. Dans la zone euro, le taux d'épargne des ménages a été de 13,3% au premier trimestre 2012, soit le même niveau qu' au trimestre précédent.

Dans l'UE27, le taux d'investissement brut des ménages s'est élevé  à 8,3% au premier trimestre 2012, contre 8,4% au trimestre précédent. Dans la zone euro, le taux d'investissement des ménages a été de 9,0%, contre9,1% au trimestre précédent.

Lire la note de Eurostat

jeudi 2 août 2012

La BCE déçoit les marchés qui reculent en ce début de mois d'août


Mario Dragh, le Gouverneur de la BCE, a déçu. Il i a déclaré que de nouvelles mesures non-conventionnelles de la BCE étaient "possibles" mais a souligné qu'elle pouvait intervenir sur le marché obligataire pour atteindre son objectif de la bonne transmission de sa politique monétaires à la condition que les gouvernements concernés en fassent la demande.

La BCE ne rachètera de la dette espagnole que si gouvernement espagnol le demande et accepte de se soumettre à des conditions fixées par les partenaires européens. Jusqu'à maintenant, le gouvernement espagnol a rejeté le principe d'une telle demande.

"Les gouvernements doivent continuer les efforts de consolidation budgétaire, de réformes structurelles pour améliorer la compétitivité et de réformes institutionnelles au niveau européen", a-t-il mentionné, assurant que l'"euro était irréversible".

Les marchés attendaient une annonce plus volontariste avec la possibilité pour la BCE d'intervenir plus activement sur le marché secondaire. L'absence de consensus sur le sujet au sein de la zone euro et les statuts de la BCE empêchent une telle évolution.

Les loyers commerciaux progressent plus vite que l'inflation


les locaux commerciaux sont devenus un investissement prisé. Ils sont intégrés dans le cadre de fonds de placement dans l'offre offerte aux épargnants. A juste titre car ces dernières années, leur rendement a été supérieur aux autres types de placements.

Au premier trimestre 2012, l’indice des loyers commerciaux s'élève  à 107,01. Sur un an en hausse de 3,25 % soit plus que l'inflation qui est inférieure à 2 %.

 : Indice des loyers commerciaux    

Le Conseil constitutionnel a été saisi dur le projet de loi de finances rectificative


Après l'adoption le 31 juillet du projet de loi de finances rectificative par le Parlement, les groupes UMP de l'Assemblée et du Sénat ont saisi le Conseil constitutionnel en mettant en avant le caractère confiscatoire de la contribution sur la fortune. Les élus de l'opposition contestent également la suppression des exonérations sur les heures supplémentaires et la suppression de la franchise de 30 euros pour les étrangers se faisant soigner en France. Le Conseil constitutionnel devra se prononcer avant le 9 août, en urgence sur ce texte.

mercredi 1 août 2012

Une nouvelle taxe sur les actions


La loi de finances rectificative qui a été adoptée par le Parlement le mardi 3& juillet prévoit la création d’une taxe de 3 % sur les distributions. Cette taxe vise à compenser budgétairement la suppression de la retenue à la source applicable aux distributions de dividendes de source française à des OPCVM étrangers.

Cette contribution est de 3 % et s'applique sur les montants distribués par les sociétés françaises ou étrangères passibles de l’impôt sur les sociétés en France.

Cette nouvelle contribution permet d’imposer tout type de distribution :

  • les dividendes (à l’exclusion des dividendes payés en actions) ;
  • les revenus considérés comme distribués au sens de la législation fiscale en vigueur.
Ne sont pas soumises à la contribution :
  • les distributions au sein d’un groupe fiscal intégré ;
  • les sommes non distribuées (en particulier celles réinvesties dans l’entreprise).


La loi vise les distributions dont la mise en paiement intervient à compter de sa date de publication au Journal Officiel après validation par le Conseil constitutionnel.

Le crédit à l'habitat a bénéficié de la baisse des taux d'intérêt


Au mois de juin, contrairement à une idée reçue, la production de crédits à l’habitat aux ménages a augmenté passant de 6,3 à 7,8 Mds d’euros. La production des crédits à la consommation est restée stable à 4,1 Mds d'euros au mois de juin après 4,2 Mds. L'immobilier a profité de la baisse des taux d’intérêt.

La production de crédits nouveaux aux sociétés non financières augmente légèrement pour les montants unitaires inférieurs à 1 million d’euros (5,8 Mds après 5,5 Mds en données cvs) et se réduit pour les montants unitaires supérieurs (13,1 Mds d’euros après 15,1 Mds). Le taux d’intérêt moyen des crédits aux sociétés non financières est resté stable à 3,21 %.

lire la note de la Banque de France

Quoi de neuf ?


Philippe Crevel a été interrogé par 20 minutes.fr au sujet de certaines mesures prises par le nouveau Gouvernement et qui entrent en vigueur ce premier août.

Avant même la promulgation de la loi de finances rectificative pour 2012 qui vient d'être adoptée par le Parlement, certains dispositifs sont directement applicable ce 1er août.

Lire l'article sur 20 minutes.fr

Baisse de l'épargne et progression du patrimoine des Français


Au premier trimestre 2012, le patrimoine financier des ménages atteint 3 701,6 milliards d'euros contre 3608,7 à la fin de l'année 2011. La remontée des marchés financiers et la légère reprise des flux de placements expliquent cette évolution. Le taux d'épargne est passé de 15,7 à 15,5 % du revenu disponible brut.ce taux avait atteint 16,3 % à la fin du premier semestre 2011. La baisse enregistrée au dernier trimestre est imputable à l'épargne financière dont le taux est passé de 6,4 à 6,1 % du revenu disponible brut. A la fin du premier semestre 2011, le taux d'épargne financière était de 7,1 %.

Le montant de la dette des ménages par rapport au revenu disponible brut est passé de 81,8 à 82 % de la fin de l'année 2011 à la fin du premier trimestre 2012. ce taux était de 80 % en 2010.

Stagnation du chiffre d'affaires dans l'industrie


Selon l'INSEE, au mois de mai, le chiffre d’affaires des entreprises de l’industrie manufacturière est resté stable après avoir enregistré une hausse en avril. Il augmente, en revanche fortement à l’exportation (+5,1 %). Pour l'ensemble de l'industrie, la hausse est de 0,3 %.

En ce qui concerne le chiffre d’affaires des industries agricoles et alimentaires, la hausse est de 1,4 %. Le chiffre d’affaires des matériels de transport augmente de 1 %, principalement dans les autres matériels de transport (+2,0 %). L'industrie automobile enregistre une hausse de 0,2 %.

L'actualité vue par Generali Investments


Les équipes de Generali Investments reviennent dans leur lettre hebdomadaire sur les dernières évolutions des marchés et de l'économie.

Les places boursières ont globalement fini en nette hausse vendredi, dopées par les propos du « patron » de la BCE et portées par l'espoir de voir les banques centrales adopter prochainement de nouvelles mesures de soutien à l'économie. Le début de semaine a été chahuté suite aux incertitudes concernant l’Espagne et les demandes d’aide de certaines régions espagnoles. L’abaissement de « stable » à « négative » sur la perspective de l’évolution de la note souveraine allemande (3A) a renforcé la « mauvaise humeur » des investisseurs. La semaine s’est poursuivie par des annonces qui auraient pu avoir un impact négatif mais qui ont, à contrario, soutenu les marchés. Ainsi, malgré la confirmation de la récession au Royaume Uni, l’agence de notation Standard and Poor’s a confirmé son triple A. D’autre part, l’annonce du ralentissement de la croissance américaine au deuxième trimestre, conforme aux attentes, conforte l’espoir de voir la Réserve Fédéral s’engager dans un nouveau cycle de mesures de soutien à l’économie.

lire la suite

mardi 31 juillet 2012

La consommation atone au deuxième trimestre


Selon l'INSEE, malgré une  légère hausse des  dépenses de consommation des ménages en biens de  0,1 % en volume qui fait suite à une progression de 0,5 % en mai, sur l’ensemble du deuxième trimestre, ces dépenses se contractent  de 0,2 % après une stagnation au premier trimestre 2012.

Selon l'INSEE, la légère hausse des dépenses en juin s'explique par la progression des dépenses alimentaires qui compense le recul des dépenses en énergie.

Les dépenses en biens durables ont augmenté de 0,6 % en juin  après +0,3 % en mai. Malgré un léger recul en juin (–0,2 %, après +2,2 % en mai), dû au marché de l’occasion, les dépenses en automobiles ont enregistré un bon deuxième trimestre (+0,9 %, après –7,0 %).

Textile-cuir : en recul La consommation de textile-cuir diminue en juin (–1,7 %), après un mois de mai très dynamique (+9,3 %). Cette baisse pourrait être imputable au début tardif de la période des soldes. Sur l’ensemble du deuxième trimestre, elle recule plus fortement (–5,3 %, après +0,3 %).

 

La consommation totale de biens

 : La consommation totale de biens

Alimentaire et biens fabriqués

 : Alimentaire et biens fabriqués

Décomposition des biens fabriqués

 : Décomposition des biens fabriqués

Alimentaire : en hausse en juin

En juin, la consommation en produits alimentaires progresse (+1,0 %, après +0,1 % en mai). Elle recule de 1,3 % sur l’ensemble du deuxième trimestre, après +0,8 % au premier trimestre 2012.

La consommation des ménages en énergie baisse de nouveau en juin (–1,3 %, après –2,9 % en mai). Elle augmente sur l’ensemble du deuxième trimestre (+2,7 %, après +3,5 % au premier trimestre 2012) en raison des fortes dépenses de chauffage en avril.

L’évolution de mai est révisée en hausse de 0,1 point
L’évolution de la consommation en biens est maintenant estimée à +0,5 % en mai, au lieu de +0,4 % précédemment.

Cette révision est notamment imputable à l’intégration de nouvelles informations connues depuis lors, ainsi qu’à l’actualisation des coefficients de correction des variations saisonnières.

Énergie

 : Énergie  

L'épargne fléchit

En 2011, le taux d'épargne des ménages français avait dépassé 16 % du revenu disposnible brut. Il avait même atteint 16,8 %.Cette baisse s'explique par la diminution du pouvoir d'achat des ménages en raison de l'augmentation de l'inflation à la fin de l'année 2011 mais surtout par le relèvement des prélèvements obligatoires. La baisse du taux 'épargne était attendue mais peut être pas aussi rapidement et aussi nettement

dimanche 29 juillet 2012

La lettre du Cercle des Epargnants N°73 mois d'août

Au sommaire de la lettre du Cercle des Epargnants N°73 du mois d'août :
  • L'édito du Cercle, "le plomb, l'or et l'alchimiste"
  • Le relèvement du plafond du Livret A en question
  • La France entre épargne et consommation, il faut choisir !
  • La réforme des retraites ou les 12 travaux d'Astérix


  • Lire la lettre

17 000 milliards de dollars de fraude fiscale


Selon la Banque Mondiale, la fraude fiscale s'élève à 17 000 milliards de dollars au sein de l'économie mondiale. L'auteur de l'étude, James Henry, ancien économiste en chef pour le cabinet McKinsey, considère même que la somme pourrait selon lui se situer autour de 26 000 milliards d'euros, soit dix fois le PIB annuel de la France. Avec une hypothèse de travail que ces milliards dissimulés au fisc rapportent chaque année 3 % à leurs propriétaires et à supposer que les gouvernements soient en mesure d'imposer ces revenus à 30 %, 155 à 225 milliards d'euros pourraient être récupérés chaque année dans les caisses publiques.

vendredi 27 juillet 2012

Les Français optent pour le court terme en termes de placements


Selon les statistiques de la Banque de France concernant le mois de juin, la croissance annuelle de la « contribution française à M3, la masse monétaire au sens large du terme est de 5,1 % après 3,7 % en mai.

Cette évolution repose sur une progression  soutenue des dépôts des ménages et des entreprises que compense un repli des dépôts effectués par les institutions financières non bancaires.

Si les dépôts à vue progressent moins vite, 3,6 %, après 6,0 %, en revanche, les comptes sur livrets augmentent rapidement, 8,2 %, après 7,9 %. La hausse est également forte pour les dépôts à terme d’une durée inférieure à deux ans (16,3 % après 15,7 %).

Il est à noter que la recherche du zéro risque a pour conséquence d'une reprise de la croissance des encours de titres d’OPCVM monétaires (2,8 %, après 0,7 %).

Lire la note de la Banque de France

Le crédit immobilier se tasse selon la Banque de France


Selon les statistiques de la Banque de France, la moyenne sur trois mois des flux nets (production de nouveaux crédits diminuée de l’amortissement de prêts existant) mensuels CVS des crédits aux SNF a légèrement été positive au mois de juin avec une croissance de 1,3 Md € : celle des crédits de trésorerie est proche de zéro du fait essentiellement d’une activité assez dynamique en juin dans l’affacturage tandis que celle des crédits à l’investissement se stabilise. La croissance annuelle des crédits aux sociétés non financières continue de se se réduire en passant de 2,8 en mai à 2,0 % en juin.

La baisse du taux de croissance annuel de l’encours des crédits aux ménages se poursuit en juin (3,8 %, après 4,2 %) en raison du ralentissement des crédits à l'immobilier. lire la note de la Banque de France

jeudi 26 juillet 2012

le taux du Livret A reste à 2,25 % :!


Sans surprise, le Gouvernement a entériné les recommandations de la Banque de France en ne modifiant pas au 1er août les taux de l'épargne défiscalisée ou réglementée. La baisse de l'inflation qui est passée au-dessous des 2 % a conduit à cette décision. Le taux d'inflation pourrait revenir assez rapidement passer à 1,8 % ce qui au contraire pourrait amener les pouvoirs publics à réduire le taux du Livret A.

Au 1er août, le taux du Livret A reste à 2,25 % comme pour le livret de développement durable. Le taux demeure à 2,75 % pour le livret d'épargne populaire, à 1,50 % pour le livret d'épargne-entreprise et à 1,50 % pour le compte d'épargne logement.

Assurance-vie : un premier semestre à oublier


Après -1,5 milliard d'euros au mois de mai, la collecte nette (cotisations -prestations) a reculé de 1,1 milliard d'euros au mois de juin. Les cotisations se sont élevées à 9,5 milliards d'euros et les prestations à 10,6 milliards d'euros. La décollecte s'explique avant tout par la progression des prestations (rente et rachat) que par la baisse des cotisations même si elles ont reculé de 13 % en un mois, de 15 % depuis le mois de janvier et de 16 % en un an. Les prestations ont augmenté de 21 % au mois de juin ; la hausse est de 18 % sur le premier semestre et de 9,2 % sur un an. L'augmentation de 21 % est le plus constaté depuis le début de l'année avec celle du mois de janvier, également 21 %.

Sur les 12 derniers mois, la collecte n'a été positive que deux fois, en juillet 2011 et en février 2012. Sur l'ensemble de l'année, la décollecte pourrait être supérieure à 12 milliards d'euros.

Les encours de l"assurance-vie sont stables à 1369,9 milliards d'euros.

Les assurés se désengagent des unités de compte. Les versements en UC sont en baisse de 28 % au mois de juin contre -13 % pour les fonds euros. Les supports UC représentent 13 % des cotisations contre 14 % à fin 2011. Les UC dans les provision mathématiques s'élèvent à 201,4 milliards d'euros pour 1 145,8 milliards d'euros pour les fonds euros. Les UC pèsent 14,6 % de l'encours.

Les revenus au sein des couples


L'INSEE vient de publier une étude très intéressante sur la manière dont les ménages gèrent leurs revenus. Ainsi, en 2010, 64 % des couples  s'organisent selon le principe de la mise en commun totale, 18 % selon celui de la mise en commun partielle et 18 % déclaraient maintenir leurs revenus totalement séparés.

- Organisation des revenus dans les couples actifs-

Graphique 1 : Organisation des revenus dans les couples actifs
Champ : couples dont au moins un des conjoints est actif.
Source : Insee, enquête Emploi du temps 2010, module "Décisions dans les couples".


  Les ménages changent peu de modèle d'organisation financière,  90 % des couples enquêtés indiquent qu’ils n’en ont jamais changé.  Les couples qui mettent en commun partiellement leurs revenus déclarent plus souvent avoir adopté ce système après avoir étudié diverses possibilités (32 %) ou du fait d’un évènement particulier (21 %), par exemple à l’arrivée d’un enfant, ou lors de l’achat d’un logement. Plus les revenus sont importants tout comme les diplôme, moins la mise en commun des revenus est élevée.

Lire la note de l'INSEE  

mercredi 25 juillet 2012

Le Livret A se porte toujours bien


Au mois de juin, selon la Caisse des Dépôts, la collecte nette (dépôts moins retraits) sur le Livret A et le LDD a atteint 0,65 milliard d'euros. Sur les 6 premiers mois de 2012, la collecte nette est de 12,65 milliards d'euros. L'encours total pour ces deux produits est de 299,5 milliards d'euros.

Pour le Livret A, la collecte est de 11,17 milliards d'euros depuis le début de 2012. Au mois de juin, la collecte nette a été de 0,75 milliard d'euros soit un peu près le même niveau qu'en mai et en retrait par rapport au premier trimestre. Néanmoins, la collecte nette sur le premier semestre est supérieure à celle de la même période de 2011 (10,07 milliards d'euros), l'année dernière ayant été la deuxième meilleure de l'Histoire du Livret A avec 17,38 milliards d'euros sur 12 mois.

La collecte nette la plus élevée est intervenue en 2008, année de la crise financière, avec 18,7 milliards d'euros, 2009 arrivant en troisième position avec 16,55 milliards. Hormis ces trois années, le Livret A n'a jamais dépassé 7,05 milliards en 194 années de son histoire. L'encours à fin juin s'élevait à 228,1 milliards d'euros pour le Livret A.

Contrairement au Livret A, le Livret de développement durable (LDD), dont le taux est identique, a connu une décollecte nette en juin (retraits supérieurs aux dépôts), pour le deuxième mois consécutif.

Cette progression du Livret A s'explique par la persistance du pessimisme et des incertitudes qui pèsent sur la fiscalité des produits d'épargne.

L'immobilier, le crédit se resserre malgré les faibles taux d'intérêt


Logiquement la baisse des taux devrait s'accompagner d'une augmentation du nombre de prêts mais la crise et la défiance q'elle génère sont passées par là. Comme le souligne le quotidien "Les Echos" la production de crédit s'est contracté de 33 % au premier semestre 2012. Le resserrement des conditions d'accès des crédits et le niveau élevé des prix gênent un nombre croissant d’acquéreurs potentiels.

La chute d'octroi des prêts s'est accéléré au deuxième trimestre avec une baisse de 39 % sur un an.

Toujours selon les Echos, "sur l'ensemble de l'année 2012, les banques devraient accorder de 110 à 120 milliards d'euros de crédits immobiliers, soit une baisse de 25 à 30 % en un an". Ce mouvement s'effectue dans un cadre de taux bas, 3,59 % en moyenne en juin. Au deuxième trimestre 2012, le taux d'intérêt moyen s'établit à 3,63 %, contre 3,83 % l'an dernier. Avec la baisse de 0,5 point du taux de la BCE, les taux devraient rester pour l'immobilier entre 3,5 et 3,7 % sauf accident sur la dette.

Le marché de l'immobilier se complique tant par le haut où les prix sont aujourd'hui un obstacle que par le bas où les revenus modestes n'ont plus la capacité d'emprunter. Le nombre de crédits à 20 ou 25 ans diminue ce qui prouve la forte prudence des établissements bancaires en la matière.

L'industrie ne voit pas la vie en rose


Selon l'INSEE, au deuxième trimestre 2012, les demandes globale et étrangère adressées aux industriels a continué de se contracter.  Pour le troisième trimestre 2012, les perspectives demeurent sombres.



Évolution passée de la demande

 : Évolution passée de la demande
Au cours du deuxième trimestre 2012, le  taux d’utilisation des capacités de production perd un point par rapport au trimestre précédent. Il est inférieur de cinq points à son niveau moyen de long terme. Il y a plus d'entreprises en surcapacité qu'en sous-capacité.

Au niveau de l'emploi, selon les données fournies par les chefs d’entreprise,  le repli s'est poursuivi dans l’industrie au cours du deuxième trimestre 2012 . Au vu des anticipations des industriels, les effectifs pourraient continuer à ralentir.

 

Les effectifs de l'industrie manufacturière

 : Les effectifs de l'industrie manufacturière
En matière de rémunération, une augmentation de 0,5 % aurait été constaté au dernier trimestre. D’après les industriels, la durée hebdomadaire du travail est quasi stable au cours du deuxième trimestre avec une perspective à la baisse certainement en liaison avec la fin des exonérations sur les heures supplémentaires.

Les difficultés de trésorerie auraient augmenté d’un point par rapport au trimestre précédent. Le resserrement du crédit et les difficultés commerciales pourraient expliquer la situation.

Point positif, les entrepreneurs pensent  qu’au deuxième trimestre 2012, la compétitivité des industries françaises s’est améliorée tant sur le marché national qu’européen, mais qu’elle s’est légèrement dégradée sur le marché mondial. néanmoins, les perspectives générales d’exportation se sont contractées  et sont nettement inférieures à leur niveau de long terme.

Position de compétitivité

 : Position de compétitivité
   

mardi 24 juillet 2012

Les actifs financiers ne prennent pas de vacances


Le climat financier reste compliqué et l'été pourrait être lourd à défaut d'être réellement beau. Generali Investments dans sa lettre Interactifs examine pour les différentes classes d'actifs les évolutions en cours.



Le sentiment des marchés a oscillé ces derniers mois entre optimisme et méfiance quant aux perspectives de la sortie de la crise de la Zone Euro. Au mois de juin, pour donner un coup de pouce aux économies, les banques centrales ont abaissé leurs taux (Europe, Brésil, Corée du Sud) et parfois même plusieurs fois (Chine) et/ou ont opté pour une reprise des assouplissements quantitatifs (Royaume-Uni, Japon, Chine). Cependant, ces décisions ne sont plus saluées par les marchés. Tous les espoirs se placent paradoxalement dans une dégradation accrue des fondamentaux économiques pour que les principales banques centrales s’engagent dans des mesures d’assouplissement de grande envergure. En Europe, les avancées à l’issue de l’Eurogroupe réuni fin juin ont finalement laissé les marchés sur leur faim, après un moment de satisfaction. Ils se sont rendus compte que le calendrier de mise en place des mesures était flou et que la rupture entre banques et Etats ne sera pas effective au mieux avant la fin de l’année 2012. Dans un contexte où la mauvaise conjoncture économique alimente la défiance, la pression sur les taux dits périphériques (Espagne et Italie) pourrait se poursuivre. Les Etats-Unis et les émergents souffrent aussi de la situation européenne instable. La première puissance mondiale est sur la voie d’une reprise molle et les indicateurs offrent peu de visibilité sur la situation à moyen terme. La croissance des émergents nous interpelle dans le sens où ces économies, qui ont connu une expansion forte basée sur les exportations, éprouvent des difficultés à relayer la croissance via la consommation des ménages à l’interne. Les politiques suivies sont révélatrices des inquiétudes actuelles sur le devenir de leur économie. Pour que la Chine compense, en partie, un moindre dynamisme, elle s’est engagée dans une baisse progressive des taux directeurs et dans le développement de projets d’investissements en infrastructures pour doper notamment la consommation domestique. La plus puissante des économies émergentes n’est pas la seule à entreprendre des mesures de soutien. Le Brésil, qui souffre aussi d’un ralentissement, renforce sa compétitivité et l’investissement avec une politique monétaire assumée de baisse des taux et de réduction des taux d’imposition. Ces deux émergents contrastent avec l’Inde où l’immobilisme politique est de mise depuis un an et demi. La roupie chute, les finances publiques se dégradent, les investisseurs sont défiants, la croissance est en berne, les investissements étrangers sont de plus en plus rares et, le gouvernement continue de perdre en crédibilité par son manque d’initiatives. En définitive, la croissance mondiale se poursuit même si le rythme se ralentit. L’accroissement du dynamisme économique semble, plus que jamais, passer par ce que les américaines appellent péjorativement « la Veille Europe ». Il apparait dorénavant de plus en plus évident que, sans une solution concrète et efficace, l’économie mondiale pâtisse durablement de cette situation instable.



Lire la lettre Interactifs de Generali Investments

Le climat reste maussade sur la France


Selon l'INSEE qui vient de publier les indicateurs avancés du mois de juillet, le climat des affaires continuent de se dégrader.

L’indicateur du climat des affaires en France, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité,se contracte de  2 points en juillet et s’élève à  à 87 points nettement en  dessous de sa moyenne de longue période (100).

Tous le indicateurs synthétiques du climat des affaires sont dans le rouge. Les indicateurs  ont perdu 1 point en juillet dans l’industrie, 2 points dans le bâtiment et 6 points dans le commerce de détail. Néanmoins, l’indicateur dans les services est resté stable tandis que l’indicateur dans le commerce de gros a gagné 2 points en 2 mois.

L'indicateur de retournement calculé au niveau France est en zone défavorable. C’est également le cas de tous les indicateurs de retournement sectoriels.

Indicateur de climat des affaires France


 : Indicateur de climat des affaires FranceSources : Insee, enquêtes de conjoncture

Indicateur de retournement France


 : Indicateur de retournement France


Le climat européen pèse lourdement sur la conjoncture. Le secteur touristique devrait être impacté par la crise. Les premières indications témoignent d'un repli des dépenses.

lundi 23 juillet 2012

L'épargne salariale à la peine après le collectif budgtéaire


L'Assemblée nationale a adopté le relèvement du taux de la contribution patronale sur les stock-options ou les attributions gratuites de 14 % à 30 % qui devait concerner les options consenties ou attribuées à compter du 1er septembre 2012 s'appliquerait en fait dès le 11 juillet 2012. La hausse du forfait social applicable notamment à la prime de partage des profits, à la participation et aux abondements des employeurs aux plans d'épargne salariale s'appliquera à compter du 1er août 2012.

vendredi 20 juillet 2012

Quelle épargne pour demain ?

La faible croissance des pays de l'OCDE et les menaces sur les dettes publiques devraient inciter les pays émergents non pétroliers à changer leur mode d'allocation d'actifs. La nécessité de contrebalancer le ralentissement occidental et de se prémunir du risque de banqueroute devraient encourager une allocation plus nationale de l'épargne conduisant les pays occidentaux à faire de même. Or, ces dernières années, les pays occidentaux ont bénéficié d'un flux importants de capitaux tant pour financer leur dette publique que pour financer leurs investissements privés. Une modification des flux d'épargne devrait désavantager les pays occidentaux tant que leur désendettement ne sera pas achevé. Il pourrait y avoir une remontée des taux afin d'inciter à un renforcement d épargne. Il pourrait également la poursuite du phénomène de baisse de l'investissement. Le taux d'investissement atteint 19 % du PIB au sein des pays occidentaux et 33 % dans les pays émergents.

La lettre mensuelle de Generali Investments

Les équipes de Generali Investments décryptent les évolutions économiques et financières de ces dernières semaines. Les dernières décisions de la BCE, le ralentissement économique confirmé à l'échelle mondiale ont évidemment conséquences sur la gestion financière.

Lire la lettre mensuelle de juillet/août

Les commandes industrielles à la peine au mois de mai

Selon l'INSEE, au mois de mai 2012, les commandes dans l'industrie hors matériels de transports a baissé de 1,7 % après avoir enregistré une hausse de 1,7 % en avril. En revanche, les commandes de mai augmentent à l’exportation ont augmenté de 1,7 %.  Au cours des trois derniers mois, les commandes industrielle ont augmenté de 1,2 %.

 

Les commandes hors matériels de transport autres qu'automobile

 : Les commandes hors matériels de transport  autres qu'automobile  

mercredi 18 juillet 2012

Faut-il tuer l'épargne ? tribune de Philippe Crevel dans le Huffingtonpost

Dans le Hufftingtonpost.fr, Philippe Crevel a publié un papier polémique sur le rôle de l'épargne en ces temps d'augmentation des prélèvements. Le pays manque à la fois d'épargne pour financer l'investissement et améliorer la compétitivité, pourtant jamais l'épargne n'a été autant décriée qu'actuellement. A partir de ce constat, quelles conséquences pour les épargnants ?
Lire l'article

Le bon cru 2010 de la démographie française

L'INSEE vient de mettre en ligne les résultats définitifs de la démographie française en 2010. Ainsi, au 1er janvier 2011, la population française dépasse pour la première fois les 65 millions d'habitants et fait plutôt positif le taux de fécondité dépasse les deux enfants par femme pour la troisième année consécutive. Dans l'Union européenne à 27, seule l'Irlande a une fécondité supérieure.

L'espérance de vie a fortement augmenté en 2010, pour les hommes comme pour les femmes. Elle s'élève à 78 ans pour les hommes et à 84,7 ans pour les femmes. Après quatre ans de stagnation, le taux de mortalité infantile diminue de nouveau en 2010. Par ailleurs, en 2010, trois Pacs ont été conclus pour quatre mariages célébrés. Si le nombre de mariages reste stable par rapport à 2009, celui des Pacs a fortement augmenté.

Lire les données de l'INSEE

mardi 17 juillet 2012

La semaine économique et financière vue par Generali Investements


La semaine a été en demi-teinte mais les places boursières ont majoritairement clôturé dans le vert. Certaines annonces sont venues contraster l’élan des marchés. Du cotés des bonnes perspectives, l’Eurogroupe, réuni en début de semaine, s’est conclu par un accord de prêt de 30 milliards d’euros aux banques espagnoles en difficultés et un délai supplémentaire d’un an pour que l’Espagne ramène sont déficit budgétaire en dessous de 3%. Les investisseurs n’ont quasiment pas réagi à la dégradation surprise par Moody’s de l’Italie (l’émission obligataire suivant la rétrogradation s’est bien déroulée) mais leur optimisme a été un peu mis à mal. Les publications chinoises, sans faire craindre un atterrissage brutal imminent de l'économie, montrent un ralentissement qui se poursuit et a conduit la Banque Populaire de Chine à baisser ses taux directeurs pour la seconde fois en un mois. D’autre part, le bal des résultats trimestriel s’est ouvert mardi avec Alcoa. Les chiffres sont globalement un peu décevants quelque soit le secteur (même le luxe est touché) mais n’ont pas entrainé une forte déstabilisation des marchés. Ces derniers devraient donc se concentrer plus sur le discours des entreprises, et plus particulièrement sur les perspectives d'activité que sur les chiffres. Enfin, la FED, très prudente sur les perspectives économiques, est dans une position d’attente. Elle se tient prête à envisager de nouveaux rachats d'actifs pour soutenir l'économie, mais la reprise devra sans doute fléchir davantage pour qu'un consensus se dégage. C’est pour cette raison que la publication en fin de semaine de l’indice « UMich » du moral des ménages en baisse, qui ravive l’espoir d’une intervention de la Banque Centrale américaine, a été bien accueilli par les marchés européens et américains qui se sont inscrit en hausse hebdomadaire. Cette semaine, les marchés regarderont probablement très attentivement, l’indice Empire State de la FED de New York pour l’activité aux Etats-Unis et l’Indice ZEW pour le moral en Europe

lundi 16 juillet 2012

Inflation réelle et inflation perçue


Les Français remettent en cause l'indice des prix tel qu'il est établi par l'INSEE. Ils considèrent que l'inflation réelle qu'ils supportent est bien plus forte. Il en résulte une certaine forme d'incompréhension et de défiance. L'INSEE revient sur ce sujet avec une note d'analyse permettant d'expliquer les écarts de perception.

Lire la note INSEE

Christian Noyer au sujet de la dette et de l'épargne


A l'occasion des rencontres économiques d’Aix en Provence, Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France et Président de l'ACP, est intervenu, le 6 juillet dernier, sur le thème "dette publique, dette privée : déséquilibres de l’épargne mondiale". Il décrit parfaitement les problèmes liés au surendettement des pays occidentaux et sur l'excès d'épargne non affecté à des investissement productifs. Il revient sur la notion de confiance et sur les messages que les Etats doivent faire passer concernant leur volonté de rembourser leurs dettes.

Intervention de Christian Noyer

Solvency II pas avant 2014


Initialement, le nouveau cadre prudentiel applicable à l'assurance, Solvency II, devait s'appliquer dès 2012 puis en 2013. Mais, du fait des retards pris par les institutions européennes sur Omnibus II, le texte qui vient modifier la directive-cadre, l'application est différée au mieux à 2014. La discussion se poursuit sur l'assurance-vie et n'ont pas encore abouti. Une prochaine réunion est prévue le 18 septembre. De ce fait, Omnibus II ne pourra être examiné en séance plénière au Parlement pas avant la fin du mois d'octobre. Toujours en débat, les contraintes passif/actif qui pèsent sur les assureurs. L'assurance-vie dont les engagements sont sur le long terme est fortement pénalisée. Le risque est un moindre rendement pour les épargnants. Cette réforme intervient, en outre, en période de faible taux d"'intérêt et de marasme financier. Les actions et le private equity seraient les grands perdants de Solvency II.

dimanche 15 juillet 2012

Jean-Pierre Jouyet souhaite une autorité unique pour superviser l'épargne des Français


Après un peu moins de quatre ans à la tête de l'Autorité des Marchés Financiers, Jean-Pierre Jouyet en part pour prendre la direction générale de la Caisse des Dépôts.

Interviewé par les Echos, il revient notamment sur le rôle de l'AMF dans la protection de l'épargne et des épargnants et propose une autorité unique qui superviserait tous les produits d'épargne quel que soit le mode de distribution (banque, assurances, conseillers en gestion de patrimoine...).

Il a ainsi déclaré "dans le contexte de crise, nous avons fait de la protection de l'épargne notre première priorité et considérablement accru notre vigilance sur la commercialisation. Mais j'ai un regret, notre action pourrait être plus efficace si la régulation et le contrôle de la commercialisation des produits d'épargne n'étaient pas morcelés entre l'AMF et l'ACP. Je suis favorable à une autorité unique qui superviserait la distribution de l'ensemble des produits d'épargne, y compris ceux des assureurs et des banques. Je suggère aussi à mon successeur d'être plus offensif sur l'encadrement des métiers du conseil. On l'a vu après l'apparition de « petits Madoff » dans le Var ou en Bretagne : on ne peut pas laisser des milliers de CIF être aussi peu encadrés. Enfin, il faut progresser au niveau de la gouvernance. La France a pris du retard dans la législation du « Say On Pay » (vote consultatif des rémunérations par les actionnaires) et aussi sur les actions collectives permettant l'indemnisation des épargnants".

Consulter l'ensemble de l'interview

samedi 14 juillet 2012

Cour des comptes : le doublement du plafond du Livret A : un oui mais avec à la clef l'application des prélèvements sociaux


Dans le cadre de son récent rapport sur le financement de l'économie, la Cour des Comptes souligne que le doublement du plafond du Livret A et du LDD n'est pas sans inconvénient. " Un relèvement du plafond du livret A et du livret de développement durable pourrait entraîner des transferts depuis l’assurance-vie qui mobilise théoriquement une épargne plus longue. Il pourrait aussi provoquer des mouvements à partir des livrets bancaires fiscalisés et avoir un impact sur la liquidité bancaire alors que le système bancaire français se caractérise déjà par un déséquilibre entre l’encours des prêts et les dépôts collectés et doit faire face à de nouvelles exigences prudentielles. En outre, un tel relèvement se traduirait par une augmentation des ressources centralisée sau Fonds d’épargne qui impliquerait un renforcement de ses fonds propres dans un contexte où ceux-ci sont déjà insuffisants".

La Cour précise que ce doublement ne serait pas obligatoirement une mesure sociale. En effet, " seuls 9 % des livrets atteigne le plafond. Ce relèvement du plafond du livret A et de celui du livret de développement durable ne profiterait pas, aux catégories les moins aisées de la population, ou seulement indirectement dans la mesure où les sommes centralisées au Fonds d’épargne sont employées en priorité au financement du logement social".

La Cour propose même de soumettre à prélèvements sociaux les revenus tirés des sommes au-delà du plafond actuel. Elle propose par ailleurs une augmentation par tranche du plafond et une modification des règles de centralisation afin de ne pas nuire aux banques.

En tout état de cause, le doublement du plafond du livret A et du livret de développement durable devrait, dans le souci de préserver le financement de la protection sociale, conduire à soumettre aux prélèvements sociaux tous les revenus tirés des dépôts pour leur partie supérieure aux plafonds actuels des livrets.Pour limiter les contre-effets de ce doublement sur l’assurance-vieet sur l’équilibre du système bancaire, une solution serait, sans modifier le taux de centralisation des ressources supplémentaires collectées, de répartir par paliers, sur plusieurs années, ce relèvement, a fortiori dans un contexte où le Fonds d’épargne dispose, aujourd’hui du moins, d’une liquidité abondante.

vendredi 13 juillet 2012

Minutes Marchés par Generali Investments


Generali Investements par l’intermédiaire de son directeur commercial, marc Fabayre, revient sur l'actualité économique et financière dans le cadre d'une vidéo de quelques minutes.

  • Inquiétudes autour de la zone euro : crise politique de la Grèce, niveau des taux de référence de l'Espagne et de l'Italie difficilement soutenable sur du long terme.
  • Sommet européen : accord pour refinancer directement les banques sans passer par les états.
  • Euro très volatile.
 

Regarder la vidéo    

La Cour des Comptes réclame une réforme de l'assurance-vie et de l'épargne retraite


La Cour des Comptes a publié le 12 juillet 2012 un rapport sur le financement de l'économie dans lequel est abordée la question de l'assurance-vie et de l'épargne à long terme.

la Cour des Comptes souligne que la France souffre d'une épargne trop faible et mal orienté. C'est dans ce cadre, que les rapporteurs demandent une réforme de l'assurance-vie et de l'épargne retraite.

Les principales  recommandations de la Cour dans le domaine de l’assurance-vie pour inciter à la détention dans la durée
  • -redéfinir la durée fiscale des contrats en fonction de l’historique des versements ;
  • moderniser le régime fiscal des rentes viagères constituées à titre onéreux ;
  • réaménager le profil des taux de prélèvements forfaitaires libératoires s’appliquant aux revenus de l’assurance-vie de façon à encourager plus efficacement la détention longue ;
  • promouvoir une rémunération des contrats d’assurance-vie différenciée selon la durée de détention.
Le rapport prévoit également d' améliorer la lisibilité des produits d’épargne retraite
  • aménager le régime fiscal du plan d’épargne retraite populaire (PERP) en redéployant l'incitation fiscale vers les ménages moyens et modestes ;
  • privilégier financièrement la sortie en rente des produits d’épargne destinés à la retraite, par rapport à la sortie en capital, tout en laissant le choix entre les deux modes de sortie.


Lire le rapport
lire la présentation des fiches

La création d'entreprise entre deux eaux


Au mois de juin, 2012, le nombre de créations d'entreprises a progressé de 1,8 % au mois de mai hors auto-entrepreneurs, en données corrigées des variations saisonnières et du nombre de jours ouvrables. Avec les autoentrepreneurs, la hausse est de +5,5 %. En revanche, en glissement annuel, la baisse est de 1,2 % sur les trois derniers mois.

Les secteurs concourant à la baisse sont le commerce et le soutien aux entreprises. Sur un an, la baisse des créations est de 3,2 %.Plus d’une création sur deux est une demande de création d’auto-entreprise. Sur les six premiers mois de l’année 2012, on enregistre, en données brutes, 163 734 demandes de création d’auto-entreprises. Ces demandes représentent un peu plus de la moitié des créations.

Indice des loyers


Selon l'INSEE, au  deuxième trimestre 2012, l’indice de référence des loyers s'élève à  122,96. Sur un an, la progression est de 2,20 %.


Variations annuelles de l'indice de référence des loyers

 : Variations annuelles de l'indice de référence des loyers

jeudi 12 juillet 2012

Le rapport annuel de l'Observatoire de l'épargne réglementée


L'Observatoire de l'épargne réglementée qui dépend de la Banque de France a présenté son rapport 2011 mercredi 11 juillet.

L'épargne réglementée, Livret A, LDD, LEP, a connu un très bon cru 2011. En effet au cours de l'exercice 2011, le taux de croissance du Livret A a atteint 10,5 % soit 20,6 milliards d'euros. L'encours des LDD a augmenté de 2 % ; en revanche, l'encours des LEP a baissé de 3,6 %.

Le rapport souligne que les premiers mois de 2012 confirme la tendance 2011 avec un encours qui est passé de 214,7 à 225,2 milliards d'euros.

A fin 2011, 61,6 millions de ménages avaient un livret A. 8,5 % des livret a un solde créditeur égal ou supérieur au plafond de 15 300 euros. Les avoirs correspondants représentent 43,2 % des encours. Les livrets ayant un montant unitaire compris entre 7500 et 15 300 représente 34,9 % de l'encours.

Pour les LDD, 61 % des encours correspondent à des livrets ayant atteint le plafond de 6000 euros.

ire le rapport

Retraite : le COR se remet au travail !!!


Le Conseil d'Orientation des Retraites a engagé mercredi 11 juillet un important chantier d'actualisation des prévisions de déficit. Ce travail vise à prendre en compte de nouvelles 'hypothèses de croissance et de chômage qui sont  moins optimistes qu'en 2010, année de la dernière prévision.

Les nouvelles projections serviront de base à la négociation annoncée lors de la conférence sociale.

La Direction du Trésor a présenté trois scénarii qui s'échelonne jusqu'en 2060 contre 2050 lors de ces précédentes prévisions.

Pour le court terme, jusqu'en 2017, les prévisions de chômage, de croissance du PIB et de la productivité du travail sont communes. Elles correspondent aux hypothèses retenues par le gouvernement pour ses prévisions du quinquennat : un taux de chômage de 8,4 % en moyenne, une hausse de la productivité limitée à 1,1 % par an, un taux de croissance potentielle du PIB de 1,6 %. Par rapport aux prévisions de 2010, la diminution du chômage a été revue à la baisse  ainsi que  prévisions de progression de la productivité.

Au-delà de 2017, deux des trois scénarios ont été retenues par la Direction du  Trésor reprenant ceux de 2010.  Néanmoins, "un nouveau scénario plus défavorable a été ajouté pour tenir compte de la possibilité que les gains de productivité aient été durablement amoindris par la crise".

Selon ce scénario, le taux de chômage  ne descendrait pas en dessous de 7 % jusqu'en 2060 quand  les deux autres tablent sur un taux de 4,5 % à long terme. Une telle situation serait lourde de conséquences en matière de déficit.

Le Conseil d'Orientation devrait publier son rapport d'ici la fin de l'année.

Retraite : des prévisions plus pessimistes en vue de la réforme de 2013

L'inflation passe en dessous de la barre des 2 %


Au mois de juin, l’indice des prix à la consommation (IPC) est resté stable, après avoir enregistré une baisse de 0,1 % en mai. DE ce fait sur un an, l’évolution de l’indice est inférieur à 2 % avec un taux de 1,9 %. La baisse d l'inflation pourrait reposer la question de la révision du taux du Livret A. Mais, la règle d'un écart de 0,25 % entre le taux d'inflation et le taux de rendement conduit plutôt au statu-quo. Il faudrait que l'inflation s'abaisse à 1,8 % pour légitimer le passage à 2 % du taux du Livret A. Affaires à suivre !

Hors tabac, la même évolution est constatée avec une stabilité en juin et une progression de 1,9 % sur un an. En revanche, corrigé des variations saisonnières, l’IPC augmente de 0,1 % et de 2,0 % sur un an.

En juin 2012, avec le ralentissement économique et l'amélioration des conditions climatiques, les prix de l’énergie diminuent, en revanche, pour des raisons en partie saisonnières, les prix de l’alimentation et des services liés au tourisme augmentent. Les prix des produits manufacturés s’accroissent légèrement.

En juin 2012, les prix de l’énergie ont baissé de 2,1 %, après 1,5 % en mai. La hausse sur un an est néanmoins de 3,3 %. Du fait du recul des cours du pétrole brut, les prix des produits pétroliers baissent de 3,5 %. Sur un an, leur hausse est de 3,3 %.

Au mois de juin, les prix des services ont progressé de 0,3 % ; sur un an de 1,7 %. Avec le début de la saison estivale, sont en hausse les prix des hébergements de vacances (+14,4 % ; +1,5 % sur un an), de l’hôtellerie y compris pension (+1,2 % ; +4,4 % sur un an) et des transports aériens (+5,5 %). À rebours, et de façon habituelle au mois de juin, les prix des voyages touristiques tout compris diminuent (—12,5 % ; —0,6 % sur un an).

Les prix de l’alimentation augmentent de 0,4 % en juin et de 3,2 % sur un an.

Glissements annuels de l'indice des prix à la consommation (IPC) et de l'inflation sous-jacente (ISJ)


 : Glissements annuels de l'indice des prix à la consommation (IPC) et de l'inflation sous-jacente (ISJ)
Source : Insee - indices des prix à la consommation  

mercredi 11 juillet 2012

L'épargne taxée et surtaxée ?


Après le passage des prélèvements sociaux de 13,5 à 15,5 % au 1er juillet dernier, le nouveau Gouvernement entend maintenant accroître la CSG d’environ 3 points ce qui porterait le taux pour les produits de l'épargne à 18,5 %. A ce prélèvement, il faut ajouter la taxation au titre de l'IR. Avec le principe d'une taxation au barême de l'IR et non en ayant recours au prélèvement libératoire, le taux d'imposition pourrait atteindre 63,5 % voire 93,5 % pour ceux qui seront à 75 %.

A ce sujet, Philippe Crevel est mentionné dans l'article de la Tribune.

Lire l'article de la Tribune

Lire l'article sur Bercy et les revenus de l'épargne  

Les dépenses de santé se stabilisent au sein de l'OCDE


L'OCDE dans sa dernière édition 2012 de la base de données santé souligne que les dépenses de santé ont progressé beaucoup plus lentement en  2010. Elles ont même baissé  en termes réels dans la quasi-totalité des pays de l’OCDE.

consulter  l’édition 2012 de la Base de données de l’OCDE sur la santé.

En effet, les dépenses de santé des pays de l’OCDE ont augmenté en moyenne de près de 5 % par an en termes réels au cours de la période 2000-2009. En 2010, la  croissance a été nulle.

Pour 2011, les premiers chiffres confirment la tendance.  L’arrêt de la progression des dépenses de santé en 2010 s’explique par un recul de 0.5 % des dépenses publiques, après une hausse de plus de 5 % par an en 2008 et 2009.

 


Accéder à l'ensemble des graphiques et données en Excel

En pourcentage du PIB, les États-Unis sont toujours en tête en matière de de dépenses de santé (17.6 %) ; viennent ensuite les Pays-Bas (12 %), la France et l’Allemagne (11.6 %). Le Mexique (6.2 %) et la Turquie (6.1 %) sont les pays qui consacrent à la santé la part la plus faible du revenu national. Au Japon, la proportion des dépenses affectées à la santé a augmenté sensiblement ces dernières années (9.5 % contre 7.6 % en 2000), atteignant désormais la moyenne de l’OCDE. Ce pourcentage a également enregistré une hausse en Corée (7.1 % en 2010, par rapport à 4.5 % en 2000).

mardi 10 juillet 2012

La France emprunte à taux négatifs


En pleine crise des dettes publiques, il est assez surprenant et réconfortant que la France puisse emprunter à taux négatif. Ainsi, la France a emprunté à -0,005 % à trois mois et à -0,006 % à 6 mois. Compte tenu de l'inflation, les investisseurs acceptent de perdre de l'argent conte la garantie de bénéficier des bonnes capacités de remboursement de la France. Du fait des faibles taux d'intérêt et des Etats en délicatesse, il n'y a pas beaucoup de possibilité actuellement pour placer son argent à court terme.

Ces faibles taux peuvent inciter la France à poursuivre son endettement au moment où il y a une obligation de le réduire. pour les épargnants, de tels taux ne présagent pas d'augmentation du taux de rendement de leur épargne.

Pas de rebond pour la production industrielle


La faiblesse économique française s'explique par le processus de désindustrialisation. Malheureusement, les derniers chiffres confirment la tendance de fond.

Selon l'INSEE, au mois de mai 2012, la production de l’industrie manufacturière diminue en volume a diminué de 1 point par rapport à avril.  Elle avait déjà baissé de 0,9 % au mois d'avril.La production de l’ensemble de l’industrie diminue de 1,9 %.

Sur les derniers trois mois, la production de l’industrie manufacturière a reculé de 0,2 % et a stagné dans l’ensemble de l’industrie avec un baisse de -0,1 %.

La production est désormais inférieure de 2,2 % par rapport à l'année précédente.

lundi 9 juillet 2012

La lettre de Generali Investments


Comme chaque semaine, retrouvez la lettre de Generali Investments qui analyse les évolutions économiques et financières des derniers jours.

La perception positive du sommet européen avait déjà commencé à s'éroder depuis le début de la semaine, les annonces des banques centrales n’ont fait qu’alourdir la baisse. Cette semaine a donc créé un fort contraste avec le soulagement apporté par le sommet européen en fin de semaine passée. Les espoirs nés du sommet européen se sont heurtés d’une part, aux doutes sur la mise en place concrète et difficile des mesures annoncées (MES pas opérationnel, supervision bancaire) et d’autre part, aux décisions des banques centrales. La plupart des marchés ont connu cette semaine des reculs car, loin d'avoir rassuré, les actions des trois banques centrales ont ravivé les inquiétudes sur l'état de santé de l'économie mondiale. La Banque Centrale Européenne (BCE), la Banque d'Angleterre (BoE) et la Banque Populaire de Chine (PBoC) ont toutes trois annoncées soit des réductions de taux (BCE et PBoC), soit une reprise des rachats d'actifs (BoE) dans une tentative de doper des économies toujours moroses. Ces décisions, déjà anticipées par les marchés, n’ont pas permis une progression dans la lignée de la semaine passée. En début de semaine, les investisseurs risquent de rester sur leur réserve avant le compte rendu de la FED qui pourrait être annonciateur de meilleures perspectives.

lire la lettre

Les maternités précoces, révélateur sociale

Les maternités précoces, intervenant entre 15 et 19 ans sont caractéristiques des pays en développement mais il est à noter que quelques pays dits avancés sont également concernés  : les Etats-Unis, la Russie, le Royaume-Uni ou l'Irlande. 135 millions d'enfants sont nés dans le monde en 2010 dont 16 millions soit 12 % ont une mère de moins de 20 ans. Le taux de fécondité des femmes de 15 à 19 ans est de 54 pour 1000 contre 64 pour 1000 en 2000. Le taux de fécondité varie de 1 à 100 selon les pays. Il est le plus en Libye avec un taux de 3 pour 1000 et e plus haut en République démocratique du Congo avec un taux de 201 pour 1000.  le taux en France est de 7 pour 1000 mais il atteint 41 pour 1000 aux Etats-Unis, 30 pour mille en Russie et au Royaume-Uni et 18 pour 1000 en Irlande. Ces chiffres sont à relativiser. En effet, les pays d'Europe du Nord qui ont des taux de fécondité des femmes 15 à 19 ans faibles ont, en revanche, un taux élevé d'IVG. Aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en Irlande, les maternités précoces sont perçues comme un grave problème social. Elle s'observent dans les milieux pauvres n'ayant pas accès aux contraceptifs et n'ayant pas les moyens de pratiquer d'IVG.  La France se situe dans une position moyenne avec une légère augmentation des maternités précoces ainsi qu'avec un niveau élevé d'IVG. La France se rapproche de la situation suédoise ou allemande. Néanmoins, il y a quatre fois moins de maternités précoces en France en 2010 qu'en 1970. Une stabilisation est constatée depuis 1990. Lire l'étude

dimanche 8 juillet 2012

Quel taux pour le Livret A au 1er août ?


Avec la baisse du taux d'inflation et des taux d'intérêt, la question d'un éventuel ajustement du taux de rendement du Livret A pourrait à nouveau se poser. En effet, l'inflation est en train de revenir au-dessous de 2 %. Elle pourrait se situer à 1,8 % d'ici la fin de l'année ce qui pourrait inciter les pouvoirs publics à ramener le taux du Livret A à 2 %. La Banque de France devrait donner sa recommandation le 15 juillet. Il est fort probable que le taux soit maintenu à 2,25 % du fait de l'engagement de François Hollande de modifier les règles de fixation du taux de l'épargne réglementée.

vendredi 6 juillet 2012

Baisse des taux par la BCE : bonne ou mauvaise nouvelle ?


La BCE a décidé d'abaisser le taux de refinancement de 1 % à 0,75 % soit le taux le plus depuis la création de l'euro. par ailleurs, elle a décidé de supprimer la rémunération des dépôts des banques en son sein. le taux de facilité de dépôt était de 0,25 % jusqu'à maintenant. Cette mesure vise à inciter les banques à remettre en circulation une partie des liquidités gelées à la BCE, liquidités qui s'élèvent à 800 milliards d'euros.

Le taux de facilité marginale de prêt est passé de 1,75 à 1,50 %. Il s'agit du taux pratiqué par la BCE pour les banques à la recherche d'un financement urgent.

Ces mesures visent à endiguer la récession qui s'installe en zone euro. Le taux du crédit devrait être diminué en particulier dans les Etats qui enregistrent de forts spreads. Les particuliers et les entreprises et les Etats devraient être gagnants à condition que l'accès aux crédits soit réel.

En revanche, les épargnants seront perdants du fait que la baisse des taux frappera l'ensemble des placements à revenus fixes (obligations, titres monétaires).

Les banques du fait de la disparation du rendement de leusr dépôts à la BCE pourrait vouloir accélérer le remboursement de leurs dettes vis-à-vis de la banque centrale ce qui ne contribuerait pas à augmenter les liquidités sur le marché interbancaire.

Le Livret A attaque ou comment le fonds épargne défend son bilan


La Caisse des dépôts qui devrait être bientôt dotée d'une nouvelle gouvernance avec l'arrivée de Jean-Pierre Jouyet en directeur général et de Henri Emmanuelli à la présidence devrait être au coeur des débats économiques. Dans le cadre du futur rapport de l'Observatoire de l'épargne réglementée, le fonds épargne qui centralise une grande partie des ressources issues du ivret A et du Livret de développement durable (LDD) a publié ses projections pour les prochaines années.

Il est ainsi indiqué que d'ici 2016, le fonds d'épargne devrait avoir financé la construction ou l’acquisition de 500 000 logements, et lancé 900 000 opérations de réhabilitation de logements.

Les nouveaux prêts destinés au logement social et à la politique de la ville atteindraient à 78.6 milliards d’euros. Les auteurs de la note ne modifie pas le volume de prêts par rapport au plan précédent même si le livret A a connu une année de collecte record en 2011 et qu'il est question d'augmenter le plafond. Le rapport 2010 évoquait la somme de 73 milliards d’euros débloqués sur la période 2011-2015.

Les prêts destinés aux autres secteurs s'élèveraient à 15 milliards d’euros.

L'encours de prêts s'élèverait à 187 milliards d’euros en 2016 (dont 162 milliards pour le logement social et la politique de la ville), et environ 220 milliards d’euros en 2020.

Si le le décret du 16 mars 2011 a fixé un objectif de centralisation de 65 % pour les banques en ce qui concerne le Livret A et le LDD, la date limite pour atteindre l'objectif est en 2022. Le taux de centralisation est passé de 24% de centralisation en 2010 à 34% en 2011. Les réseaux historiques (Banque Postale et Caisse d’Epargne) ont quant à eux diminué leur taux de centralisation de 87% en 2010 à 84% en 2011.

En 2011, le projet de rapport note que les nouveaux prêts octroyés par le fonds d’épargne ont atteint un record, à plus de 22 milliards d’euros. Cette augmentation est imputable aux enveloppes de prêts en faveur de nouveaux emplois, dont infrastructures, ouvertes les années précédentes dans le cadre du plan de relance, ainsi que de la mise en place de financements exceptionnels pour les collectivités locales", lit-on dans le projet de rapport.

Sur ces 22 milliards d’euros, les nouveaux prêts dédiés au logement social et à la politique de la ville se montent à 14.8 milliards d’euros, contre 16.1 milliards d’euros en 2010. Les 7 milliards d’euros restant concernent les "emplois d’intérêt général", à savoir les infrastructures de transport, de santé ou d’éducation (pour 4.3 milliards d’euros), les prêts à Oseo (pour 1.8 milliard d’euros), et le financement des collectivités locales et des établissements de santé (pour 1.2 milliard d’euros.

Du fait des problèmes d'accès aux crédits et de la faillite de Dexia, le fonds d’épargne a, en 2011, ouvert une enveloppe de prêts "ponctuelle" de 5 milliards d’euros destinés aux collectivités locales et aux établissements de santé, dont 3.5 milliards d’euros proviennent de la Caisse des dépôts et 1.5 milliards d’euros directement des banques.

En 2011, sur un encours total de 186.4 milliards d’euros, le fonds d’épargne de la Caisse des dépôts a débloqué 133 milliards d’euros de prêts, 89% concernant le logement social et la politique de la ville.

jeudi 5 juillet 2012

Les premières mesures fiscales


Le Président de la République et le Gouvernement avaient promis de revenir sur certaines dispositions prises sous Nicolas Sarkozy. Cela concerne en premier lieu l'ISF et les droits de succession. 7,5 milliards d'impôt supplémentaires ont été décidés.

Il est mis un terme au barème de l'ISF institué en 2011 comportant deux tranches : 0,25 % pour les patrimoines compris entre 1,3 million et 3 millions d'euros et 0,5 % au-delà. La nouvelle majorité envisage de revenir à partir de 2013 à l'ancien barème (en l'occurrence six tranches, dont les taux sont compris entre 0,55 % et 1,80 %). Une contribution exceptionnelle est instituée pour 2012 étant donné que la période de déclarations est terminée pour l'ISF.

Pour les donations et les successions, le plafond par enfant est ramené de 159.325 euros à 100 000 euros. L'exonération des transmissions au conjoint survivant serait maintenue.

Pour les non-résidents, une mesure est prévue. Elle concerne les revenus issus de biens immobiliers (qu'il s'agisse de loyers ou de plus-values) qui seront soumis désormais aux prélèvements sociaux.

60.000 ménages seraient concernés.

La fiscalité sur les stock-options est durcie. La contribution sociale patronale appliquée lors de l'attribution de 14 % passe à 30 % et la contribution salariale lors de la levée passe de 8 % à 10 %. Ces taxes s'appliquent aux stock-options et aux actions gratuites (les taux sont plus bas pour les attributions gratuites en dessous d'un certain seuil).

Dans son projet de loi, le gouvernement propose de taxer à 3 % le montant des dividendes distribués par les entreprises soumises à l'impôt sur les sociétés en France. Cette taxation ne concernera pas les« distributions des placements collectifs », ni sur celles des PME « indépendantes ».

La taxe sur les transactions financières instaurée au printemps qui entre en vigueur au 1er août prochain sur les transactions sur les actions passe de 0,1 à 0,2 %.

Le forfait social passe de 8 % à 20 % pour l'épargne salariale. Le gain est évalué à 550 millions d'euros de plus dès cette année et 2,2 milliards en 2013. Ces recettes supplémentaires seront affectées à la Sécurité sociale dont le déficit devrait avoisiner les 15 milliards d'euros en 2012.