CERCLE DE L'EPARGNE, DE LA RETRAITE ET DE LA PREVOYANCE

Le Cercle des Epargne, de la retraite et de la prévoyance est un centre d'études et d'information indépendant qui a pour objet de réaliser des études et d'informer les épargnants sur toutes les questions relatives à l'épargne, la retraite et la prévoyance

Il bénéfice de l'appui et de l'expertise d'un Conseil scientifique et du soutien d'AG2R La Mondiale

Pour plus de renseignements et pour tous les contacts presse, vous pouvez nous contacter au 06 13 90 75 48

mardi 22 avril 2014

La déclaration de l'impôt sur le revenu 2014 : c'est parti

C'est un rituel, avec le printemps, il faut penser à sa déclaration d'impôt sur le revenu. Ainsi, depuis quelques jours, les Français ont commencé à recevoir leur feuille de déclaration de revenus adressé par l'administration fiscale. Pour l'envoi du formulaire papier, la date limite est fixée au au 20 mai.
Pour ceux qui optent pour la version numérique, le calendrier est le suivant : 
 - mardi 27 mai à minuit pour les départements de 1 à 19 
- mardi 3 juin à minuit pour les départements de 20 à 49 
- mardi 10 juin à minuit pour les départements de 50 à 974/976 
Les dates-limites de souscription pour les résidents à l'étranger (formulaire papier et télédéclaration) : 
- le 16 juin pour l'Europe, les pays du littoral méditerranéen, l'Amérique du Nord et l'Afrique; 
- le 30 juin pour les autres pays du monde. 
En 2013, 13,6 millions de déclarations en ligne ont été effectuées leur déclaration par Internet.

samedi 19 avril 2014

La semaine économique N° 71 : la lettre hebdomadaire de Philippe Crevel



Le coin des Epargnants

La bourse a repris le chemin de la hausse durant une semaine écourtée en raison du Vendredi Saint. Le CAC 40 a terminé, jeudi soir, à 4 431 points en progression sur une semaine de 0,42 %. Depuis le début de l’année, l’augmentation est de 3,16 % et sur un an, elle atteint 23 %.

La semaine a été marquée, une fois de plus, par les événements ukrainiens et par les menaces déflationnistes en Europe. Il est à noter que l’automobile a boosté la bourse du fait d’une reprise des immatriculations depuis le début de l’année, + 10 % en mars pour l’ensemble de l’Europe.
Dans les prochains jours, il faudra suivre les résultats de la collecte du Livret A et de l’assurance-vie.

France, le répit mais pas le report

La France a gagné un répit à défaut d’obtenir un nouveau report. Manuel Valls n’obtiendra pas un nouveau délai pour le passage des déficits publics en-dessous de la barre des 3 % du PIB mais la Commission européenne en fin de mandat devrait offrir, en cadeau d’adieu, un répit à la France en prenant acte de l’effort consenti en matière d’économies budgétaires.

Les marchés financiers et donc les investisseurs semblent donner du crédit au plan gouvernemental en acceptant de prêter à la France à un taux historiquement bas, 1,97 %. La différence entre les taux français et allemand à 10 ans est de 0,46 point seulement. L'Allemagne achète à 1,51%, la France à 1,97%. Le gel des prestations sociales jusqu’au 1er octobre 2015 et le blocage de l’indice des fonctionnaires ont sans nul doute marqué les esprits.

Cette capacité à emprunter à un taux très faible allège la facture du service de la dette qui accapare environ 15 % du budget de l’Etat. Une augmentation d’un point représente une surcharge de 10 milliards d’euros.

La France bénéficie également de la raréfaction des émissions de l’Etat allemand du fait que désormais le budget est désormais à l’équilibre. De ce fait, la France bénéficie d’une partie des capitaux ainsi libérés.
Tout le pari de François Hollande et du nouveau gouvernement est de pouvoir mener de front le pacte de responsabilité, le pacte de solidarité et la réduction des déficits publics. Pour cela, il compte sur la reprise de la zone euro. Si la croissance parvenait à passer au-dessus de 1 % à la fin du second semestre, la France bénéficierait d’une petite bouffée d’air.

Economie allemande la confiance n’interdit pas la vigilance

Les autorités allemandes s’attendent à une croissance de 1,8 % cette année et de 2 % en 2015 contre 0,4 % en 2013. "L'économie allemande connaît une solide dynamique de croissance et elle a deux bonnes années devant elle", a indiqué le ministre de l'Economie Sigmar Gabriel.

La demande intérieure devrait être le moteur de la croissance avec une augmentation de 1,9% cette année et de 2,1% en 2015, avec une augmentation des dépenses des ménages et l'investissement dans le bâtiment et les équipements. Cette évolution pourrait rassurer les partenaires de l’Allemagne qui lui reprochent des exportations excessives.

La demande interne sera soutenue par une augmentation des salaires en relation avec les négociations salariales tandis qu'un marché du travail solide, une inflation modeste et des taux d'intérêt bas encouragent les Allemands, habituellement portés à épargner, à dépenser.

Selon les projections du ministère, les salaires augmenteront encore cette année et en 2015, tandis que le taux de chômage tombera à 6,7% cette année et à 6,6% en 2015.

Le ministère considère que les exportations de l'Allemagne augmenteront de 4,1% cette année, grâce à une amélioration générale de la conjoncture de la zone euro, et de 4,6% en 2015. Mais dans le même temps, les importations augmenteraient de 4,7% cette année et de 5,1% l'an prochain. Il en résulte que la contribution du commerce extérieur à la croissance serait nulle cette année et de 0,1% seulement en 2015, impliquant une réduction de l'excédent courant.

Les indicateurs avancés allemands sont moins optimistes que les autorités. Ils sont orientés à la baisse depuis 4 mois (indice ZEW). L’Ukraine n’est pas le seul souci. En effet, les instituts de conjoncture sont inquiets avec l'instauration d'un salaire minimum et avec la réforme des retraites permettant à certains salariés de partir à l'âge de 63 ans.

Etats-Unis, pas encore de surchauffe inflationniste

Petite surprise, l’inflation a repris des couleurs aux Etats-Unis mais pas de panique, la surchauffe ne se profile pas. Le taux d’inflation est, en effet, passé de 1,1 à 1,5 % en base annuelle au mois de mars avec une progression de 0,2 % sur le mois. Néanmoins, l’inflation sous-jacente reste contenue. La progression est imputable en partie aux évolutions conjoncturelles des prix de l’énergie. Les capacités de production restent largement excédentaires aux Etats-Unis comme dans l’ensemble des pays avancés. Par ailleurs, le taux d’emploi outre-Atlantique reste faible.

L’accélération de l’inflation ne pourrait venir que d’une augmentation de la demande intérieure ce qui suppose une progression du pouvoir d’achat. Si Barack Obama fait pression pour une revalorisation des salaires, il est fort peu entendu pour le moment. De ce fait, la probabilité de l’enclenchement d’un cycle inflationniste demeure très faible.

Quel parlement européen et quelle commission européenne ?

Dans un mois, précisément entre le 22 et le 25 mai se dérouleront dans les 28 Etats membres de l’Union européenne, les élections au Parlement européen. Dans la foulée, une nouvelle Commission européenne sera composée. Les premières projections soulignent la montée en puissance des petits partis et de l’extrême au détriment des deux grandes forces politiques que ce sont les socio-démocrates et les démocrates-chrétiens-conservateurs. Ces deux groupes seraient à égalité. Le Parti Populaire Européen qui comprend notamment la CDU et l’UMP pourrait compter sur l’appui des libéraux quand les socio-démocrates pourraient bénéficier de l’appui des verts. La constitution d’un groupe nationaliste avec le FN se posera sans nul doute même si dans le passé les partis d’extrême droite éprouvent les pires difficultés à s’unir. Il est fort probable que de toute façon qu’aucun des deux grands partis n’ait la majorité absolue et qu’une coalition plus ou moins large se dessine. Cette situation risque de rendre plus complexe la constitution de la Commission qui doit être validée par le Parlement. Cette situation pourrait fragiliser la Commission.

Au niveau économique, il n’y a pas d’inflexion majeure à attendre. L’absence de consensus sur la reprise de la construction européenne devrait peser sur l’activité de la Commission qui intervient de plus en plus en défensif.

L’euro s’apprécie car il est apprécié

L’euro s’apprécie car il est demandé. Et si notre monnaie commune est demandée, c’est en premier lieu à cause de notre excédent commercial. La zone euro exporte plus qu’elle n’importe. De ce fait, les importateurs pour régler leurs factures acquièrent de l’euro ce qui en fait monter le cours. Les Etats-Unis sont déficitaires de plus de 200 milliards de dollars par an quand l’Europe dégage un excédent d’une centaine de milliards d’euros. Sur le seul mois de février, l’excédent de la zone euro a été multiplié par deux. Logiquement, le dollar devrait se déprécier plus fortement. Son rôle d’étalon et de monnaie de réserve freine sa glissade.

Deuxième facteur, l’euro retrouve quelques lustres en raison du retour de la croissance et de la sortie de crise des Etats d’Europe du Sud. La crise des dettes publiques s’estompe et de ce fait les investisseurs placent plus facilement leur argent en Europe.

Troisième raison, les pays émergents n’inspirent plus la même confiance du fait du ralentissement de leur croissance, de l’augmentation des coûts (Chine par exemple) et des menaces de faillites bancaires. Les investisseurs rapatrient leur argent sous des cieux plus cléments ce qui favorise l’Europe.
La politique monétaire de la BCE est jugée crédible et prévisible ce qui renforce une fois de plus l’appréciation de la monnaie commune.

Il n’est pas inutile de rappeler les avantages de cette appréciation. Le coût des importations est réduit et cela vaut pour le pétrole en particulier. Cela permet des gains de pouvoirs d’achat par désinflation. Par ailleurs, cette demande d’euros contribue à maintenir les taux d’intérêt à des niveaux historiquement bas ce qui favorise le crédit.

A suivre, next week

Lundi 21 avril

Au Japon, il faudra suivre les résultats des échanges commerciaux du mois de mars. Le déficit devrait persister autour de 2,5 % du PIB, comme quoi le champion des années 80 – 90 des exportations est entrée dans un nouveau cycle.
Aux Etats-Unis, il faudra suivre les indicateurs de l’activité nationale de la FED de Chicago qui devraient indiquer la poursuite de la reprise.

Mardi 22 avril

Aux Etats-Unis, il sera utile d’analyser les résultats sur les ventes maisons pour le mois de mars. Au mois de février, un recul avait été enregistré.
Pour la zone euro, sera attendu l’indice de confiance des consommateurs pour avril

Mercredi 23 avril

Les différents indicateurs avancés PMI seront publiés (PMI services, manufacturier et composite) notamment pour la France, l’Allemagne et la zone euro ainsi que pour les Etats-Unis. Dans ce dernier pays, il faudra également suivre les résultats des ventes des maisons neuves au mois de mars. Elles avaient diminué de 3,3 % au mois de février.

Jeudi 24 Avril

Aux Etats-Unis, seront connues les commandes de biens durables de mars qui devraient être en progression grâce à l’industrie aéronautique.
Aux Etats-Unis, il faudra suivre les inscriptions au chômage.
Pour la zone euro, il faudra suivre les enquêtes PMI du mois d’avril. Les indicateurs de confiance soulignent que la reprise de l’activité se renforce. Les données d’avril de l’indice PMI composite d’activité (53,1 en mars) devraient confirmer cette amélioration.
En Allemagne, il faudra suivre l’indice IFO du mois d’avril. A 110,7 en mars, l'indice du climat des affaires de l'enquête IFO avait reculé. En avril, il devrait baisser à nouveau, tiré vers le bas par l'indice des anticipations qui recule depuis janvier dernier, après avoir atteint un plus haut depuis trois ans.
En France, il sera intéressant de regarder les enquêtes de l’INSEE sur le climat des affaires pour le mois d’avril. Après un léger mieux en mars (+1 point, à 95), le climat des affaires est susceptible de s'améliorer de manière plus franche en avril, grâce, cette fois, à la contribution de l'ensemble des secteurs d'activité, sur fond de redressement des perspectives de croissance.

Vendredi 25 Avril 2014

Au Japon, il faudra regarder l’indice des prix à la consommation du mois de mars et les premières estimations d’avril. Les prix seraient en hausse en raison de la forte demande avant la hausse de TVA.

La semaine économique est une publication réalisée par Lorello Eco Data, société d’études et de stratégies économiques dirigée par Philippe Crevel
Téléphone : 01 45 00 37 37 / 06 03 84 70 36
Mail : phcrevel@lorello.fr
Sites Internet

vendredi 18 avril 2014

Crédits aux entreprises, crédits pour l'habitat en baise


Selon la Banque de France, les crédits aux entreprises sont en hausse ; la proportion des banques portant une appréciation positive sur la demande de crédits par les PME augmente en mars. En revanche, les crédits à l’habitat et à la consommation : le solde d’opinion des banques reste négatif pour la demande de crédits à l’habitat, tandis qu’il redevient positif pour la demande de crédits à la consommation.

La progression de la demande des crédits aux entreprises est un signe positif car si cela était confirmé, cela signifierait que les entreprises reprendraient le chemin de l'investissement. Pour l'habitat, le marché reste assez calme et la prudence est de mise pour les ménages. La baisse des prix de l'immobilier incite les acheteurs à attendre, les vendeurs préférant renoncer à vendre ce qui réduit les transactions.

mercredi 16 avril 2014

Les OPC obligataires ont la cote

Selon la Banque de France, les souscriptions nettes de titres d’OPC non monétaires sont positives en février de 5,2 milliards en données cvs, après -3,6 milliards le mois précédent). la croissance est venue des fonds obligations (+6,1 milliards). L’encours global augmente de 2,8 %, du fait de la hausse des valeurs liquidatives (+2,1 % toutes catégories confondues), particulièrement marquée pour les fonds actions (+4 %) et s'établit à 965 milliards d'euros.

Pour les OPC monétaires (302,6 milliards d’euros, données consolidées), une reprise des retraits nets de 7,9 milliards en données cvs est enregistrée  après les souscriptions du mois précédent (+12,8 milliards)
Souscriptions nettes de titres d’OPC

La création d'entreprise stagne en France

Selon l'INSEE, au mois de  mars 2014, le nombre de créations d'entreprises en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables (CVS-CJO) a baissé par rapport au mois de février de 1,5 % de créations y compris auto-entrepreneurs, et -0,9 % pour le nombre de créations hors auto-entrepreneurs. Sur trois mois, en revanche, une hausse est enregistrée

Le nombre cumulé de créations au cours des trois derniers mois augmente par rapport aux mêmes mois un an auparavant (+1,9 %).Les secteurs qui contribuent1 le plus à cette hausse sont le commerce, les transports, l’hébergement et la restauration et le soutien aux entreprises.
Sur un an, la création d'entreprises est en baisse de 0,1  %.
En mars, 50,9 % des créations enregistrées sur les douze derniers mois, en données brutes, sont des demandes d’auto-entreprises.
Part dans l'ensemble des créations en %
Cumul données brutes sur 12 mois
Source : Insee, répertoire des entreprises et des établissements (Sirene)
Jan. 2014Fév. 2014Mars 2014
Forme sociétaire29,529,529,7
Entreprises individuelles hors auto-entreprises19,519,519,4
auto-entreprises51,151,050,9
1 La contribution d'un secteur à l’évolution d'ensemble est l’évolution observée dans ce secteur, pondérée par le poids relatif du secteur dans l'ensemble.
Créations d’entreprises (CVS-CJO*)
Créations d’entreprises (CVS-CJO*)* Données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables
Source : Insee, Sirene
Créations d’entreprises dans le commerce et les services - Données CVS-CJO

mardi 15 avril 2014

L'euro ne peut que s’apprécier avec les résultats de la balance commerciale de février

Selon Eurostat, l'excédent de la zone euro a atteint au mois de février 13,6 milliards d’euros et 4,4 milliards d’euros pour l’Union européenne. Le solde était de  +9,8 mrds en février 2013 pour la zne euro. En février 2014 par rapport à janvier 2014, les exportations corrigées des variations saisonnières se sont accrues de 1,2% et les importations de 0,6%.

Le déficit de l'Union  s'est réduit dans le domaine de l’énergie  (-32,5 mrds d’euros en janvier 2014, contre -34,9 mrds en janvier 2013), tandis que l'excédent pour les machines et véhicules s’est accru (+14,9 mrds contre +14,3 mrds). Les importations de l'UE28 en provenance de la plupart de ses principaux partenaires ont diminué en janvier 2014 par rapport à janvier 2013, à l'exception de celles en provenance de Turquie (+3%) et de Chine (+1%), tandis qu’elles sont restées stables avec l’Inde. Les baisses les plus importantes ont concerné les importations en provenance de Russie (-10%), du Japon (-7%) et du Brésil (-5%). En ce qui concerne les exportations de l'Union, les plus fortes hausses ont été enregistrées pour les exportations vers la Chine (+12%) et le Japon (+8%), et les baisses les plus marquées pour celles à destination du Brésil et de la Russie (-10% chacun) ainsi que de la Turquie (-5%).

Dans ces conditions, l'excédent commercial de l’Union s’est accru avec les États-Unis (+6,6 mrds d’euros en janvier 2014 contre +6,1 mrds en janvier 2013), s’est réduit avec la Turquie (+1,3 mrd contre +1,7 mrd) et est resté stable avec la Suisse
(+5,7 mrds). Le déficit commercial de l’UE28 s'est réduit avec la Chine (-13,6 mrds contre -14,6 mrds) et la Russie (-9,3 mrds contre -10,4 mrds), et est resté stable avec la Norvège (-3,8 mrds).

S'agissant du commerce total des États membres, l’Allemagne (+15,3 mrds d’euros en janvier 2014) a affiché le plus fort excédent, suivie des Pays-Bas (+5,0 mrds), de l'Irlande (+2,4 mrds) et de la République tchèque (+1,6 mrd). Le Royaume-Uni (-9,6 mrds) a accusé le plus large déficit, suivi de la France (-8,2 mrds), de l’Espagne (-2,5 mrds) et de la Grèce (-1,6 mrd).

Cet excédent ne conduira pas à une baisse du taux de change de l'euro...

Le PERCO : les résultats de 2013

Dopé par la loi sur les retraites de 2010 qui a permis le fléchage de 50 % de  la participation à son profit, le PERCO a enregistré de bons résultats en n forte progression en 2013. L'encours a augmenté de 28 % à 8,6 milliards d'euros quand le nombre d'entreprises équipées a augmenté de 11  % à 180 000 et le nombre de salariés adhérents est de 1,540 million en hausse de 23 %.

Au 31 décembre 2013, les flux bruts d’alimentation des PERCO se sont élevés à  1,7 milliards d’euros en hausse de  près de 7 % sur un an et se répartissent ainsi :

- Participation : 21 %
- Intéressement : 17 %
- Versements volontaires des salariés : 26 %
- Abondement de l’entreprise : 35 %

Le montant des rachats s’élevant à 420 millions d’euros, le solde net de souscription atteint 1,3 milliards d’euros.  L’encours moyen détenu par chaque bénéficiaire s’élève à 5.600 euros.  Près d’un tiers des salariés bénéficient d’une gestion pilotée de leur PERCO, c'est-à-dire une gestion  financière basée sur une désensibilisation programmée de l’allocation de leurs actifs au fur et à mesure  de l’approche de la retraite.

L’âge moyen de l’adhérent est de 45,5 ans. La proportion hommes / femmes est de 62 % / 38 %.

Légère amélioration de l'accès aux crédits !

Selon la Banque de France, au premier trimestre 2014, l’accès des PME au financement bancaire arrête de se dégrader. Au cours du premier trimestre 2014, la demande de nouveaux crédits de la part des PME (hors TPE) est stable pour les crédits de trésorerie comme pour les crédits d’investissement.
L’accès au crédit de trésorerie des PME progresse par rapport au trimestre précédent ; 70 % des PME obtiennent totalement ou en grande partie les financements souhaités (68 % au T4 2013). Contrairement au ressenti par les chefs d'entreprise, selon la Banque de France, l’accès au crédit d’investissement reste largement satisfait : plus de 9 PME sur 10 obtiennent (en totalité ou à plus de 75 %) les crédits demandés.

Pour la première fois, la Banque de France conduit également une enquête auprès des TPE. Il en ressort qu'au premier trimestre 2014, 10 % des TPE ont demandé un crédit de trésorerie ; 61 % d’entre elles obtiennent totalement ou en grande partie (à plus de 75 %) le crédit souhaité. Le taux d’obtention est de 84 % pour les crédits d’investissement, également demandés dans 10 % des cas.

La demande de nouveaux crédits des ETI est en progression ce trimestre : 29 % ont souhaité obtenir  un financement bancaire contre 25 % le trimestre précédent. Le taux d’obtention rebondit (79 % pour  les crédits de trésorerie, 90 % pour les prêts à l’investissement).
Accès au crédit des entreprises

Les conséquences de la désindexation des pensions en France

L'INSEE vient de mettre en ligne un document très intéressant sur les conséquences des changements de règles d'indexation des retraites. L'INSEE souligne que si rien n'avait été entreprise, le poids des pensions aurait atteint plus de 20 % du PIB en 2060. Du fait des réformes, ce poids devrait être réduit à 16 % du PIB. En revanche, ce qui est logique, les pensions dont le niveau avait augmenté dans les années 70 et 80 progressent moins vite que les salaires.

lundi 14 avril 2014

Les ventes de détail ont connu un mauvais premier trimestre

Selon la Banque de France, au mois de mars, les achats auprès du commerce de détail ont fortement reculé de 2,0 %, données cvs-cjo). sur le trimestre, la baisse atteint 1 %par rapport au 4ème trimestre 2013.

Cette chute concerne tous les produits. Ainsi, les ventes de produits alimentaires diminuent par rapport de 2,8 % par rapport à février et de 1,9 % sur le trimestre.

Les ventes de produits industriels se contractent de 1,4 % en mars avec néanmoins une stagnation sur les trois derniers mois grâce à la hausse de l’électronique grand public, du bricolage, de la parfumerie et du matériel de
sport.

Toutes les formes de commerces sont pénalisées avec une chute de 4,2 %  pour les ventes du petit commerce déclinent en mars ; sur le trimestre, la baisse n'est que de 0,4 %. Pour les grandes surfaces, le recul est de 3 % en mars et de 1 % sur le trimestre malgré  la  progression  des grands magasins.
Ces résultats témoignent de l'atonie de la consommation et du développement des formes parallèles d'achat (boncoin.fr). Ce résultat ne permet pas d'espérer une réelle reprise sur le premier semestre. 

samedi 12 avril 2014

La semaine économique vue par Philippe Creel


La semaine économique est réalisée par Philippe Crevel et n'engage que l'auteur


Le coin des Epargnants

Mauvaise semaine pour les actionnaires avec un recul de la bourse de Paris. A 4365 points, le CAC 40 en retraite de 2,65 %. Depuis le début du mois, la hausse n’est plus que de 0,37 %. Depuis le 1er janvier, le CAC 40 a gagné 1,63 %.

La bourse de Paris a pâti de la chute du Nasdaq aux Etats-Unis. Les investisseurs révisent leurs jugements sur les valeurs de la netéconomie qui connaissaient depuis plus d’un an des trajectoires proches de celles qui étaient enregistrées durant la première bulle Internet.

Retour en grâce de la Grèce

La Grèce est de retour sur les marchés financiers. Le pays a émis pour 3 milliards d’euros d’obligations souveraines à 5 ans, titres portant un coupon de 4,95% ce qui compte tenu de son niveau de croissance est très élevé. Néanmoins, cette émission apparait comme une victoire pour un pays qui était sorti du marché il y a 4 ans. A l’époque, le taux avait dépassé 6 %. Entre temps, le PIB du pays a été amputé de 25 %. La Grèce espère sortir réellement de la récession en 2014. Le retour sur le marché marque l’intérêt des investisseurs pour les dettes périphériques ; ils sont convaincus que la solidarité européenne a été renforcée suffisamment pour prendre le risque de prêter à un Etat encore très fragile. Il ne faut pas négliger le fait que la dette publique grecque dépasse 175 % du PIB.

La guerre des taux n’est pas engagée

La FED ne devrait pas relever ses taux avant la fin de l’année 2015 d quoi calmer les anticipations et apaiser les pays émergents qui craignaient une fuite de capitaux.  En zone euro, l’inflation ne redécolle toujours pas ce qui conduit de plus en plus d’experts de faire pression sur la BCE afin qu’elle intervienne. Pour le moment, la BCE plie mais ne rompt pas en admettant qu’elle suit la situation de près tout en maintenant sa politique monétaire prudente.

La guerre de mouvement en France et en Italie est lancée

Concomitamment en France et en Italie, les gouvernements respectifs ont décidé de briser quelques tabous et de miser sur la guerre de mouvement pour enrayer tout à la fois une spirale de déclin et une crise politique plus ou moins larvée.

De ce côté des Alpes, un nouveau Premier Ministre né dans les années 60 ; de l’autre côté des Alpes, un nouveau Président du Conseil né au milieu des années soixante-dix, la rupture est nette dans les discours. Il faudra voir la traduction dans les actes.

Pour la France, Manuel Valls confirme le tournant en faveur de la politique d’offre qui avait été annoncée par le Président de la République fin décembre et au mois de janvier.

Le nouveau Gouvernement fait le pari de la baisse des charges et de celui du retour si attendu de la croissance. Si le programme de Manuel Valls est appliqué, la France dans 3 ans aura une autre allure que celle d’aujourd’hui : moins de régions, des départements mangés par le bas, les agglomérations de communes et par le haut avec les grandes régions, des collectivités locales devant chercher des ressources par elles-mêmes, des hôpitaux obligés de se repenser pour dégager des économies, des prestations sociales ciblées sur les publics en réelle difficulté… A un moment donné, le programme suppose le retour de la croissance pour donner de l’oxygène. Cette croissance est indispensable car les mesures annoncées ne sont pas toutes financées en l’état actuel.

Le programme du Premier Ministre Valls

2014 : 12 milliards d’euros pour le  CICE

Été 2014 : collectif budgétaire avec recalage du déficit
Loi sur la transition énergétique ; 2ème loi de décentralisation (avec la suppression de la clause de compétence générale)

50 mesures de simplification de règles et de normes existantes en faveur du logement

1er janvier 2015 : 4,5 milliards d’allègement des cotisations patronales à l’URSSAF entre 1 et 1,6 SMIC (zéro charges au niveau du SMIC soit un gain de 188 euros par mois) ; allègement des cotisations salariales entre 1 et 1,3 SMIC

2015 : baisse de plus de 3 points des cotisations famille des travailleurs indépendants et artisans (1 milliard d’euros)

Le CICE est porté à 20 milliards d’euros

A partir de 2015 : suppression, en 3 ans de la Contribution Sociale de Solidarité des Sociétés (gain de  5,5 milliards d’euros dont 1 milliard au titre de 2015)

Au 1er janvier 2016 : baisse de 1,8 point des cotisations famille pour tous les salaires jusque 3,5 SMIC soit un gain de 4,5 milliards d’euros

2016 : suppression de la surtaxe de 10,7% sur l’IS (EUR 2,5 milliards)

2017 : début de baisse de l’IS ; EUR 5 milliards d’allègements fiscaux cumulés en faveur des plus modestes  division par 2 du nombre de régions

Au 1er janvier 2018 : nouvelle carte intercommunale

2020 : baisse de 33,33% à 28% du taux normal de l’IS (gain de 6 milliards d’euros ; le taux moyen est de 25% en Europe)

2021 : suppression des conseils départementaux

Le financement de ce programme reste encore assez incertain. Après quelques tergiversations, Manuel Valls s’est prononcé pour le respect des engagements de la France, mais sans plus de précision. Le nouveau gouvernement n’a pas donné de nouvelles prévisions pour le déficit budgétaire qui reste prévu à 3,6% du PIB en 2014 et 2,8% en 2015 (sur la base d’une croissance de 0,9% et 2%, respectivement). Or, il faut intégrer la dérive de 2013 avec un déficit de 4,3 contre 4,1 % initialement prévu et le fait que la Commission européenne considère qu’en l’état actuel des choses, le déficit français serait de 4 % en 2014 et de 3,9 % en 2015.

Manuel Valls a annoncé un collectif budgétaire pour le début de l’été. Une négociation est en cours avec la Commission pour obtenir un nouveau délai pour revenir sous les 3% de déficit budgétaire. Le calendrier pourrait jouer en faveur de la France car le Parlement européen et la Commission européenne seront renouvelés à la fin du mois de juin.

Les annonces du Premier Ministre dans le cadre de son discours de politique générale porte devraient générer un manque à gagner de 25 milliards d’euros sachant que toute exonération de charges doit être compensée par l’Etat aux régimes sociaux.

Le Premier Ministre a simplement précisé la clef de répartition du plan de 50 milliards d’euros d’économies : 19 milliards pour l’État et ses opérateurs, 10 milliards pour l’assurance maladie, 10 milliards pour les collectivités locales et le solde proviendra d’une redéfinition du champ des prestations sociales.

Comme son homologue italien, Manuel Valls a annoncé une réforme institutionnelle avec une division par deux du nombre de régions d’ici à 2017, la suppression des conseils départementaux à l’horizon 2021).

Côté Italie, l'autre guerre de mouvement 

L’Italie se languit d’une croissance faible avec un objectif en 2014 de 0,8 %. Néanmoins, sa situation budgétaire est meilleure que celle de la France avec un excédent primaire (le budget est en excédentaire avant paiement des intérêts de la dette ce qui n’est pas le cas de la France). Tout compris, le déficit public devrait être de 2,6 % en 2014 et de 1,8 % en 2015.

Matteo Renzi a lancé un plan assez ambitieux comportant des mesures institutionnelles et des mesures économiques. S’il a critiqué un temps la Commission de Bruxelles, il n’entend pas mener une démarche commune avec la France pour un assouplissement des règles budgétaires.

Au niveau institutionnel, il a promis une nouvelle loi électorale et la disparition des provinces qui étaient un échelon intermédiaire entre les communautés de communes et les régions.

Sur le plan économique, il a annoncé la réduction du « coin fiscal » avec un allégement de l'Irpef (l'impôt sur le revenu des personnes physiques) pour 10 millions de salariés à partir du 1er mai : 6,6 milliards d'euros en 2014 et 10 milliards d'euros en année pleine.

Il a également promis la diminution de la taxe professionnelle (Irap) : 5 % en 2014 et 10 % en 2015
Par ailleurs, il a demandé l’encadrement des rémunérations des dirigeants du secteur public, dont le plafond annuel est aligné sur l'indemnité du Président de la république ce qui génèrerait une économique de  400 millions d'euros d'économies

Il a également annoncé des économies sur les programmes d'acquisitions des administrations pour un milliard d'euros en 2014

Il compte récupérer 2 milliards d’euros dans le cadre du plan de rapatriement des capitaux de l'étranger à travers la « voluntary disclosure » :

Enfin, un plan de privatisations (ENI, Terna, Fincantieri…) sur 2015-2017 : devrait rapporter 12 milliards d'euros par an (0,7 % du PIB).

A suivre next week…

Lundi 14 avril

Aux Etats-Unis, seront publiés les résultats des ventes de détail pour le mois de mars. Une augmentation de 0,7 % est attendue compte tenu de la fin des intempéries.

Pour la zone euro sera connue la production industrielle du mois de février avec logiquement un résultat en hausse

En Italie, sera connu l’indice des prix à la consommation du mois de mars. Les prix ont dû augmenter de 0,1 % portant l’indice annuel à 0,3 %.

Sera également connue la production industrielle de la zone euro pour le mois de février. Le résultat devrait ressortir en légère hausse de 0,2 % compensant la baisse de janvier. Sur une base annuelle, la hausse serait de 1,7 %.

Au Royaume-Uni seront publiés les résultats des ventes de détail qui devraient avoir progressé en mars de 0,5 %.

Mardi 15 avril

Aux Etats-Unis, sera connu l’indice des prix à la consommation du mois de mars. Une hausse est attendue à 1,4 % contre 1,1 % en février du fait de l’augmentation des prix alimentaires  mais l’inflation sous-jacente resterait inchangée (1,6 %).

Au Royaume-Uni, le taux d’inflation du mois de mars sera publié avec un repli attendu.

Il faudra suivre les enquêtes ZEW sur la situation économique en Allemagne avec une amélioration attendue. De même sera publié l’indice ZEW sur le sentiment économique en zone euro. Toujours pour l’Europe seront connus les résultats de la balance commerciale de février dont le solde devrait avoir progressé ce qui devrait encore favoriser l’appréciation de l’euro.

Mercredi 16 avril

Au Royaume-Uni, seront rendues publiques les statistiques sur l’emploi avec une amélioration attendue.

Au Japon sera publié le résultat de la production industrielle du mois de mars qui devrait être en baisse.
Au niveau européen, il faudra suivre les résultats de la balance commerciale italienne de février et l’indice des prix à la consommation de la zone euro pour le mois de mars. Le taux d’inflation devrait se maintenir à un niveau très bas (0,5 à 0,6 %).

Jeudi 17 avril

Seront publiés les résultats du compte courant de la zone euro et l’indice des prix à la production en Allemagne.

La semaine économique est une publication réalisée par Lorello Eco Data, société d’études et de stratégies économiques dirigée par Philippe Crevel.
Téléphone : 01 45 00 37 37 / 06 88 87 16 59
Mail : pcrevel@gmail.com
Sites Internet

vendredi 11 avril 2014

Les entreprises françaises utilisent moins Internet que leurs homologues européennes

Si les entreprises françaises disposent de plus en plus de sites Internet, elles ont en revanche pas assez recours aux réseaux sociaux pour faire connaitre leurs activités,  leurs prooduits Ainsi, seulement une société sur cinq d'au moins 10 personnes utilise les médias sociaux

Les médias sociaux désignent plusieurs types d’applications Internet : les réseaux sociaux (Facebook, LinkedIn, Xing, Viadeo, Yammer, Google+, etc.), les blogs d’entreprise ou les microblogs (Twitter, Present.ly, etc.), les sites web de partage de contenus multimédias (Youtube, Flickr, Picasa, Slideshare, etc.) et les wikis et autres outils de partage des connaissances. Destinés au grand public à leur apparition au début des années 2000, les médias sociaux sont maintenant investis par certaines sociétés. Elles y trouvent un moyen de renforcer ou développer aussi bien leurs relations externes (clients, partenaires ou autres organisations) que leur communication interne.

En 2013, en France, 20 % des sociétés d’au moins 10 personnes disposent d’un profil, d’un compte ou d’une licence d’utilisateur pour accéder à un ou plusieurs médias sociaux. Les plus fréquemment utilisés sont les réseaux sociaux (18 % des sociétés ont un compte). Les blogs et les sites web de partage de contenus multimédias sont plus rarement utilisés (5 %), tout comme les wikis et autres outils de partage des connaissances (4 %). La France est en retard par rapport aux autres pays européens. La moyenne au sein de l''UE est de 30 % pour l'utilisation de réseaux sociaux.


 - Utilisation des médias sociaux en 2013

Figure 1 - Utilisation des médias sociaux en 2013
Sans surprise, l'usage d’un média social est deux fois plus fréquent qu’en moyenne au sein des sociétés d’au moins 250 personnes (43 %). Les sociétés du secteur de l’information, de la communication et de la réparation d’ordinateurs utilisent davantage les médias sociaux (60 % utilisent au moins un média), étant tournées naturellement vers les technologies proches de leur cœur de métier. Par ailleurs, les sociétés de l’hébergement et de la restauration recourent plus que la moyenne nationale aux réseaux sociaux  (38 %). Les sociétés des secteurs de la construction, des transports et de l’industrie sont les moins utilisatrices (de  10 % à 13 %).

Seulement 4 % des sociétés d’au moins 10 personnes ont une charte d’utilisation des médias sociaux (20 % si l’on se restreint aux utilisatrices des médias sociaux). L’existence d’une telle charte, qui implique la définition d’objectifs clairs, de procédures et de règles, notamment des règles légales et éthiques d’utilisation par les employés, peut être révélatrice d’un investissement important d’une société dans les médias sociaux. En France, l’utilisation des médias sociaux paraît ainsi rarement intégrée à la stratégie d’une entreprise.

 - Motifs d'utilisation des médias sociaux en 2013
Figure 2 - Motifs d'utilisation des médias sociaux en 2013

S'il y a un retard pour les réseaux sociaux, en revanche, le recours au site web se généralise même si la France est toujours à la traîne par rapport aux autres pays européens. 

Parmi les sociétés implantées en France d’au moins 10 personnes, 65 % possèdent un site ou une page d’accueil web début 2013, contre 73 % des sociétés de l’UE28. Cette proportion a cependant augmenté puisqu’elle était seulement de 54 % en 2009 (58 % en 2010, 60 % en 2011), mais elle semble se stabiliser (64 % en 2012).
La présence sur le web est d’autant plus fréquente que la société est de taille importante. Ainsi, 94 % des sociétés d’au moins 250 personnes possèdent un site web contre 58 % des sociétés de 10 à 19 personnes.
C’est dans le secteur de l’information, de la communication et de la réparation d’ordinateurs que les sociétés s’affichent le plus sur le web : 94 % d’entre elles possèdent un site ou une page d’accueil web début 2013. Cette proportion est la même dans le secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC), qui regroupe les secteurs d’activité dont les TIC constituent le cœur de métier (encadré). A contrario, la construction, avec 46 % de sociétés concernées, est le secteur le plus en retrait.

 Parts des sociétés disposant d’un site web et de celles utilisant au moins un média social en 2013
Figure 3 - Parts des sociétés disposant d’un site web et de celles utilisant au moins un média       social en 2013

La vente web plus fréquente que par messages de type EDI, mais avec des montants moindres

Durant l’année 2012, 14 % des sociétés d’au moins 10 personnes ont reçu des commandes électroniques,  soit le même taux qu'en  2011. En 2012, 43 % des sociétés d’au moins 250 personnes ont pratiqué ce type de vente, contre 18 % de celles de 20 à 249 personnes et 9 % de celles de 10 à 19  personnes.
Le secteur de l’information, de la communication et de la réparation d’ordinateurs, ainsi que le commerce et l’hébergement-restauration, pratiquent davantage la vente électronique que les autres secteurs (environ une société sur cinq). Dans ces secteurs, la vente via un site web est beaucoup plus fréquente que celle via des procédures de type EDI, tandis que les ventes électroniques des secteurs de l’industrie et des transports sont majoritairement des ventes de type EDI (figure 5).
Si la vente de type EDI est moins répandue que celle via un site web, elle génère une part de chiffre d’affaires beaucoup plus importante : 10 % de celui de l’ensemble des sociétés d’au moins 10 personnes (33 % en se restreignant aux sociétés qui vendent par messages de type EDI) contre 4 % pour la vente web (13 % en se restreignant aux sociétés pratiquant ce type de vente). La quasi-totalité des sociétés commerçant sous forme électronique ont reçu des commandes de clients localisés en France ; mais les sociétés qui vendent sur le web ont enregistré plus souvent des commandes de l’étranger que celles qui vendent par EDI : 49 % contre 27 %.

 Part des sociétés qui réalisent des ventes électroniques en 2012
Figure 5 - Part des sociétés qui réalisent des ventes électroniques en 2012    * EDI : échange de données informatisé.
Champ : sociétés d'au moins 10 personnes implantées en France des secteurs principalement marchands hors secteurs agricole, financier et d'assurance.
Sources : Insee, Eurostat, enquêtes TIC

jeudi 10 avril 2014

Immobilier en baisse, est-ce la déflation ?

Le prix des logements, tel a diminué de 1,4% dans la zone euro  et de 0,1% dans l'Union européenne  au quatrième trimestre 2013 comparé au même trimestre de l'année précédente, selon les estimations publiées par Eurostat. 

Par rapport au troisième trimestre 2013, le prix des logements a reculé au quatrième trimestre 2013 de 0,7% dans la zone euro et de 0,3% dans l'Union européenne.

Les prix baissent de 1,5 % sur un an au quatrième trimestre 2013 en France.

Parmi les États membres pour lesquels les données sont disponibles, les baisses annuelles les plus marquées du prix des logements au quatrième trimestre 2013 ont été enregistrées en Croatie (-14,4%), à Chypre (-9,4%) et en Espagne (-6,3%), et les plus fortes augmentations en Estonie (+15,6%), en Lettonie (+7,9%) ainsi qu’en Suède (+7,0%).
Les baisses trimestrielles les plus importantes ont été observées en Hongrie (-1,8%), en Espagne (-1,3%) ainsi qu’au Danemark et en Italie (-1,2% chacun), et les plus fortes hausses en Lettonie (+2,7%), en Estonie et en Lituanie (+2,6% chacun) ainsi qu’en Irlande (+2,5%)

Cette baisse pourrait conduire la BCE à infléchir sa politique monétaire. En effet, c'est un signe déflationniste qui s'ajoute au faible taux d'inflation et à l'évolution mesurée du crédit. 


Défaillances d'entreprises en hausse

Selon la banque de France, à fin janvier, le nombre de défaillances sur 12 mois s’élève à 62 583, soit une hausse de + 2,5 % par rapport à janvier 2013, après une relative stabilisation en 2012. De plus, selon les données qui sont encore provisoires, à fin février, la progression serait de + 3,4 %.
Les secteurs les plus touchés par sont l’hébergement-restauration et les activités immobilières (respectivement + 4,7 % et + 3,9 %). La défaillances d'entreprise concerne davantage les petites structures puisque sur l’ensemble des PME, le nombre de défaillances est en hausse, sur douze mois, de 2,6 %, avec un accroissement de 2,7 % pour les micro-entreprises et de 0,5 % pour les autres tailles de PME. Le nombre de défaillances d’ETI et de grandes entreprises est au contraire en baisse de 4,2 % .
2014-02-stat-info-defaillances-entreprises

Augmentation de l'encours de crédits pour les entreprises en France

Selon la Banque de France, au mois de février, les encours de crédits mobilisés (part des crédits effectivement consommée par les entreprises) ont progressé de 1,0 % sur un an et atteignent 811,4 milliards d’euros. La croissance s’accélère légèrement (+ 0,5 % à fin janvier).

Pour les PME, l’évolution des encours de crédits mobilisés augmente de  + 0,8% sur un an. En revanche, l’encours de crédits mobilisés par les ETI recule de 0,4 % en glissement annuel.

Les crédits mobilisés et mobilisables accordés aux ETI augmentent de 0,7 % traduisant une progression des seuls crédits mobilisables.  Pur les grandes entreprises, l’encours de crédits mobilisés recule de 3,3 %, alors que le total des crédits mobilisés et mobilisables ne se contracte que de 0,4 %. Cette diminution s'explique en partie par le développement du financement par les marchés  par émission de titres.