CERCLE DE L'EPARGNE, DE LA RETRAITE ET DE LA PREVOYANCE

Le Cercle des Epargne, de la retraite et de la prévoyance est un centre d'études et d'information indépendant qui a pour objet de réaliser des études et d'informer les épargnants sur toutes les questions relatives à l'épargne, la retraite et la prévoyance

Il bénéfice de l'appui et de l'expertise d'un Conseil scientifique et du soutien d'AG2R La Mondiale

Pour plus de renseignements et pour tous les contacts presse, vous pouvez nous contacter au 06 13 90 75 48

lundi 15 avril 2013

L'accès au crédit des entreprises au premier trimestre


Selon la Banque de France, au premier trimestre la demande de crédit bancaire des entreprises aurait été  largement satisfaite, sauf pour les crédits de trésorerie en faveur des PME. La Banque de France souligne qu'au cours du 1er trimestre 2013, la demande de nouveaux crédits demeure faible mais est en légère progression. L’accès au crédit d’investissement des PME reste largement satisfait : 87 % des demandes sont satisfaites en totalité ou en grande partie.

L’accès au crédit de trésorerie ne poserait pas de réels problèmes  pour les ETI mais serait  toujours restreint pour les PME malgré une légère amélioration.

vendredi 12 avril 2013

le niveau de formation monte au sein de l'Union européenne


Selon Eurostat, dans l'Union européenne, 36% des personnes âgées de 30 à 34 ans avaient achevé des études supérieures en 2012, contre 34% en 2010 et 28% en 2005. L'objectif de la stratégie Europe 2020 est qu'au moins 40% de la population de cette tranche d'âge dans l'Union ait un diplôme de l’enseignement supérieur en 2020. la part des 18-24 ans dans l'Union possédant au mieux un niveau d’enseignement du premier cycle du secondaire et ne poursuivant ni études, ni formation s’établissait à 13% en 2012, contre 14% en 2010 et 16% en 2005. L'objectif visé consiste à réduire cette proportion à un niveau inférieur à 10% en 2020. La part des 30-34 ans diplômés de l'enseignement supérieur varie de 22% en Italie, en Roumanie et à Malte à 51% en Irlande. En 2012, les plus fortes proportions de personnes âgées de 30 à 34 ayant achevé des études supérieures ont été observées en Irlande (51,1%), à Chypre (49,9%), au Luxembourg (49,6%) et en Lituanie (48,7%), et les plus faibles en Italie (21,7 %), en Roumanie (21,8%) et à Malte (22,4%). Huit États membres ont déjà atteint ou dépassé leurs objectifs nationaux 2020 pour cet indicateur (le Danemark, Chypre, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Finlande et la Suède). En moyenne dans l'Union, la part des femmes âgées de 30 à 34 ans ayant achevé des études supérieures était plus élevée que celle des hommes (40,0% contre 31,6%). Ceci était le cas dans presque tous les États membres, les écarts les plus importants ayant été enregistrés en Estonie, en Lettonie et en Slovénie. Pour les femmes, les proportions s’échelonnaient de 23,2% en Roumanie à 57,9% en Irlande, tandis que pour les hommes, elles se situaient entre 17,2% en Italie et 50,4% au Luxembourg. En 2012, la proportion des 30-34 ans diplômés de l'enseignement supérieur a augmenté par rapport à 2005 dans tous les États membres. La proportion a en particulier quasiment doublé en Lettonie (passant de 18,5% en 2005 à 37,0% en 2012), en République tchèque (de 13,0% à 25,6%) et en Roumanie (de 11,4% à 21,8%). La part des jeunes quittant prématurément l'éducation et la formation varie de 4% en Slovénie à 25% en Espagne En 2012, les plus faibles proportions de la population âgée de 18 à 24 ans, possédant au mieux un niveau d'enseignement du premier cycle du secondaire et ne poursuivant ni études, ni formation, ont été observées en Slovénie (4,4%), en Slovaquie (5,3%), en République tchèque (5,5% ) et en Pologne (5,7%), et les plus élevées en Espagne (24,9%), à Malte (22,6%) et au Portugal (20,8%). Neuf États membres ont déjà atteint ou dépassé leurs objectifs nationaux 2020 pour cet indicateur (la République tchèque, le Danemark, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, l'Autriche, la Slovénie, la Slovaquie et la Suède).

Chypre, stop et encore


Après quelques semaines de difficiles négociations, La zone euro a officiellement validé ce vendredi 12 avril, les modalités du plan d'aide à Chypre portant sur 10 milliards d'euros.

Néanmoins, une nouvelle surprise de dernière minute a changé le climat avec la demande du président chypriote Nicos Anastasiades d'une assistance supplémentaire.

Selon lui, "il s'agit d'une demande de soutien et d'assistance financière supplémentaires à moyen terme de la part de nos partenaires de l'UE, justifiée par la situation financière et économique à laquelle est confrontée Chypre. La demande viserait à mieux utiliser les fonds structurels de l'UE.

A priori, il faudra trouver quelques milliards de plus pour sauver le secteur bancaire d'où la tentative de demander une rallonge à Bruxelles.

Selon le ministre des finances luxembourgeois Luc Frieden, l'UE et le Fonds monétaire international ne sont pas prêts à augmenter pas l'aide accordée à Chypre.

Création d'entreprise en hausse en mars mais en baisse sur un an


Selon l'INSEE, au mois de mars, le nombre de créations d'entreprises a progressé de 3,1 % par rapport au mois précédent  en données corrigées des variations saisonnières et du nombre de jours ouvrables y compris les demandes de création d’auto-entreprises en données brutes.

Il e st à noter que les créations ns hors auto-entrepreneurs diminue de 0,7 % et que le nombre cumulé de créations au cours des trois derniers mois se contracte de 4,9 % par rapport aux mêmes mois un an auparavant.Sur un an, la baisse est de 2,5 %.

Cette baisse concerne essentiellement  la construction et le soutien aux entreprises.
Comme les mois précédents, les auto-entrepreneurs représentent la moitié des créations. Sur les trois premiers mois de l’année 2013, on enregistre, en données brutes, 75 484 demandes de création d’auto-entreprises. Ces demandes représentent un peu plus de la moitié des créations.

Demandes de création d'auto-entreprises
Données brutes
Source : Insee, répertoire des entreprises et des établissements (Sirene)
Déc. 2012Jan. 2013Fév. 2013Mars 2013
17 58126 08823 91225 484


Créations d’entreprises
Créations d’entreprises* Données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables
Source : Insee, Sirene

jeudi 11 avril 2013

Demande de crédits en baisse en Frane


Selon la Banque de France, au mois de mars, la demande de crédits aux entreprises  s'est poursuivi. De même, la demande de crédits des ménages pour le financement de l’habitat continue de baisser tout comme celle des crédits à  la consommation. Cette réduction s'explique par léger resserrement des critères d’octroi des crédits à la consommation ainsi que, comme les deux derniers mois, pour les crédits à l’habitat.

 
Enquête mensuelle auprès des banques sur la distribution du crédit en France

L'inflation ramenée à un 1 % en base annuelle

L'INSEE a communiqué le taux d'inflation du  mois de  mars.  Ainsi, l’indice des prix à la consommation (IPC) augmente  de 0,8 % après avoir augmenté de 0,3 % en février. Sur un an, il s’accroît de 1,0 % en mars, comme en février. Hors tabac, l’IPC est également en hausse de 0,8 % en mars (+0,9 % sur un an, comme en février). Corrigé des variations saisonnières, il augmente de 0,3 % en mars et de 1,0 % sur un an (après +1,1 % en février 2013).

Au mois de mars,  la hausse des prix s'explique par celles des produits manufacturés après la fin des soldes d’hiver et, dans une moindre mesure, de celles de certains services liés aux vacances d’hiver ainsi que de l’augmentation saisonnière des prix des produits frais. 

En revanche,  les prix de l’énergie, notamment ceux des produits pétroliers, se sont contractés en mars.

Après la fin des soldes d’hiver, les prix des produits manufacturés ont enregistré une hausse de 2,0 % en 2013 contre 1,8 % en mars 2012. Pris sur une base annuelle, ces prix sont stables.

Les prix de l’habillement et chaussures augmentent de 12,2 % en mars  contre +11,7 % en mars 2012 et de +0,7 % sur un an.

Les prix des articles d’ameublement ont également augmenté de +1,6 %  et de +0,9 % sur un an), ceux  des équipements de sport, de camping et de loisirs en plein air de +6,6 %  et  +1,0 % sur un an, ceux  des articles d’horlogerie, bijouterie et de joaillerie de +1,1 % et  de +3,8 % sur un an, ceux des articles de maroquinerie et de voyage de +2,1 %  et de  +2,2 % sur un an) , ceux des parfums et des produits de beauté de +0,4 % et de  +1,1 % sur un an, ainsi que sur ceux des appareils ménagers +0,2 %  et de  –1,7 % sur un an.

En revanche, les prix des équipements audio-visuels, photographiques et informatiques continuent de baisser : –0,7 % en mars et –7,5 % sur un an. Il en est de même, dans une moindre mesure, pour les prix des produits de santé (–0,1 % en mars 2013 comme en février ; –3,3 % sur un an).

Glissements annuels de l'ind
ice des prix à la consommation (IPC) et de l'inflation sous-jacente (ISJ)
Glissements annuels de l'indice des prix à la consommation (IPC) et de l'inflation sous-jacente (ISJ)Source : Insee - indices des prix à la consommation


Les Etats-Unis corrigent leur croissance à la baisse


Le gouvernement américain a annoncé mercredi une correction à la baisse de son taux de croissance économique pour 2013 et 2014, à 2,3% et 3,2% respectivement. Cette révision est liée à l'impact des plans de réduction des dépenses publiques et à l'impact de la crise d la zone euro sur l'activité américaine.

La Maison-Blanche a retenu comme taux de chômage 7,7% en 2013 et 7,2% en 2014, l'inflation devrait être de 2,1% cette année, et de 2,2% l'année prochaine.

mercredi 10 avril 2013

Un rapport de un à dix en matière de coûts de la main d'oeuvre au sein de l'Union européenne


Eurostat a publié une étude très instructive sur le montant, en 2012, des coûts horaires de la main d’oeuvre dans l’ensemble de l’économie  (hors agriculture et administration publique). le coût moyen a a été estimé  à 23,4€ dans l’Union européenne à 27  et à 28,0€ dans la zone euro.

Au-delà des moyennes, des écarts importants existent au sein de l'Union.  Les coûts varient de e 3,7€ en Bulgarie, 4,4€ en Roumanie, 5,8€ en Lituanie et 6,0€ en Lettonie, à 39,0€ en Suède, 38,1€ au Danemark, 37,2€ en Belgique, 34,6€ au Luxembourg et 34,2€ en France. 

Il faut noter que dans l’économie marchande, les coûts horaires de la main d’oeuvre étaient les plus élevés dans l’industrie (24,2€ dans l’UE27 et 30,3€ dans la zone euro), suivie des services (respectivement 23,7€ et 27,6€) et du secteur de la construction (21,0€ et 24,3€).

Dans l’économie principalement non-marchande (hors administration publique), les coûts horaires de la main d’oeuvre étaient de 22,9€ dans l’UE27 et de 27,2€ dans la zone euro. 

Eurostat a retenu dans les coûts de la main-d'oeuvre les salaires et traitements auxquels s'ajoutent les coûts non salariaux tels que les cotisations sociales à la charge des employeurs. La part des coûts non-salariaux dans l’ensemble de l’économie atteignait 23,7% dans l’UE27 et 26,1% dans la zone euro, et variait de 8,2% à Malte à 33,6% en France.

Entre 2008 et 2012, les coûts horaires de la main d’oeuvre dans l’ensemble de l’économie, exprimés en euros, ont augmenté de 8,6% dans l’UE27 et de 8,7% dans la zone euro.

Au sein de la zone euro, les hausses les plus marquées ont été enregistrées en Autriche (+15,5%), en Slovaquie (+13,8%), en Finlande (+13,7%) ainsi qu’en Belgique (+13,1%), et les plus faibles au Portugal (+0,4%) et en Irlande (+0,8%). La seule baisse a été observée en Grèce (-11,2%).

L'analyse coût doit être complété par celle de la productivité qui diffère fortement d'un Etat à un autre. 


Le déblocage de la participation, la proposition de loi est déposée


L'engagement pris par le Président de la République de débloquer une partie de la participation a été repris sous forme d'une proposition de loi déposée par le Président du Groupe socialiste et les membres du groupe PS.

Selon l'exposé des motifs de cette proposition de loi, "Le dispositif de déblocage exceptionnel  permet aux bénéficiaires de retirer au cours de l’année 2013, tout ou partie des avoirs bloqués dans l’un de ces dispositifs d’épargne salariale, à l’exception de ceux qui sont placés dans un plan d’épargne retraite collectif (PERCO) et de ceux investis dans les fonds solidaires. Les sommes ainsi débloquées – y compris les intérêts – bénéficieront d’une exonération d’imposition sur le revenu, sous réserve de la CSG et de la CRDS sur les intérêts".

Il est précisé que " le déblocage de la participation gérée en compte courant bloqué, ou de la participation et de l’intéressement investis en titres de l’entreprise dans le cadre d’un plan d’épargne salariale, est subordonné à un accord collectif ou à l’accord du chef d’entreprise, selon les cas. Le montant des sommes débloquées dans le cadre de ce dispositif est limité globalement à 20 000 € par bénéficiaire".

Lire la proposition de loi 

Augmentation du nombre de défaillances d'entreprises


Selon la Banque de France, le nombre de défaillances sur un an en janvier progresse de 1,7 % , le cumul sur 12 mois des défaillances s’étant élevé à 61 100. Selon les données encore provisoires, à fin février la progression diminue et se situe à + 1,1 %.

Ce sont les activités immobilières et de transport qui souffrent les plus en phase avec les évolutions conjoncturelles respectivement + 12,3 % et + 9,0 %.

En revanche, le secteur de l’information et communication et l’industrie enregistrent une baisse du nombre de défaillances (respectivement - 3,3 % et - 1,9 %).

Toutes les catégories d'entreprises sont impactées avec en janvier, une hausse du nombre de défaillances pour les PME de 1,2 %, pour les ETI et pour les grandes entreprises.

Stabilisation de la demande de crédits


Selon la Banque de France, les encours de crédits mobilisés par les entreprises (hors entrepreneurs individuels ) ont, au mois de février, très légèrement progressé de 0,2 %.

Sur un an, pour l’ensemble des PME hors EI et hors activités immobilières, l’encours progresse de 2,0 % sur un an. Pour les PME appartenant à un groupe – qui peut être un groupe de PME – le taux de croissance est de 3,8 % identique à celui mesuré à fin décembre 2012. Pour les PME indépendantes et micro-entreprises, la progression demeure plus faible avec + 1,1 %.

S’agissant des holdings et grandes entreprises, la baisse globale des crédits mobilisés continue avec – 3,9 %) du fait d'un recours accru au financement par le marché.

Les Luxembourgeois et les Chypriotes, les plus riches de la zone euro


Dans une époque où la transparence au niveau des revenus et du patrimoine est de rigueur, une étude de la BCE tombe à propos. Elle souligne que les Européens les mieux dotés en patrimoine sont sans surprise les Luxembourgeois qui disposent par ailleurs du PIB par habitant le plus élevé de la zone euro. L'Allemagne figure en bas de peloton avec un patrimoine médian de 51 400 euros contre 267 000 euros pour les Chypriotes. L'Espagne, l'Italie et le France sont également au-dessus de l'Allemagne. la valeur médiane en zone euro est de 218 000 euros pour les ménages propriétaires de leur résidence principale. 60 % des habitants de la zone euro sont propriétaires.

En prenant en compte le patrimoine moyen par habitant, les écarts sont encore plus élevés. Le patrimoine moyen français est de 233 000 euros, celui des Espagnols de 291 000 euros (en 2008 avant la chute de l'immobilier). Le patrimoine moyen à Chypre est de 671 000 euros et celui de l’Italie de 275 000 euros.

Il faut souligner que l'étude ne prend pas en compte les droits retraite logés dans les fonds de pension.

Evolution du coût du travail


L'INSEE établit un indicateur de suivi du coût du travail et un relatif aux charges patronales. Depuis 2008, le coût du travail a augmenté de 11,6 % dans les industries mécaniques et électriques (janvier 2013) et de 11,4 % (décembre 2012) contre 14,7 % pour les services administratifs et soutien (déc 2012). La hausse est de 7,6 % dans le secteur de l'électricité et du gaz et de 8,5 % dans le secteur de la finance et de l'assurance.

voir la note de l'INSEE

Petit rebond de la production manufacturière


Après un triste mois de janvier marqué par un recul de 1,3 %, la production de l’industrie manufacturière a en volume augmenté en février de 0,8 %.  La production de l’ensemble de l’industrie a également progressé de 0,7 %. En revanche sur ces  trois derniers mois, la production manufacturière demeure  en baisse, selon l'INSEE de baisse de 0,3 % et de 0,1 % pour l'industrie. 

Sont concernés par les baisses  les équipements électriques, électroniques, informatiques, machines (-1,3 %) et les matériels de transports (-1,3 %). Elle est quasi stable dans les autres produits industriels(-0,1 %) et dans les industries agricoles et alimentaires (+0,1 %). La production progresse pour  le raffinage (+3,6 %).

Sur un an la baisse est nette avec un recul pour la production manufacturière de 3,4 %. Sur cette période, la production décroît fortement dans les autres produits industriels (-3,2 %), et plus encore dans les matériels de transport (-9,5 %). Elle diminue dans une moindre mesure dans les équipements électriques, électroniques, informatiques, machines (-0,9 %) et dans les industries agricoles et alimentaires(-0,8%). Elle est en forte baisse dans le raffinage (-6,3 %).

Indices mensuels de la production industrielle

Indices mensuels de la production industrielle

mardi 9 avril 2013

"Le mystère français" par Hervé le Bras et Emmanuel Todd


Dans la collection la république des Idées, Seuil vient de publier un ouvrage décapant permettant d'échapper à la grisaille actuelle. Les deux démographes et sociologues, Hervé le Bras et Emmanuel Todd décryptent la France à travers la cartographie. A partir de 120 cartes, ils analysent les évolutions des mœurs françaises. Entre 1980 et 2010, la France s'est profondément modifiée selon les auteurs : ascension éducative, émancipation des femmes, bouleversement du mariage, fécondité, crise industrielle, immigration, mutation des classes sociales, inégalités, chômage, problèmes scolaires, métamorphose politique... Ils analysent le basculement des valeurs et leur décalage entre les politiques mises en oeuvre.

Les entreprises françaises souffrent toujours et encore

Selon la Banque de France, l'indicateur synthétique relatif à l'investissement et la situation financière des entreprises continue de se dégrader en perdant un point entre le dernier trimestre 2012 et le premier trimestre 2013. Il est ainsi à 91 quand il était à 99 au 4ème trimestre 2011.  Sur la même période, l'indicateur du climat des affaires est passé de 97 à 93 et celui dans le commerce de gros de 98 à 88.

Cette dégradation est également enregistrée pour les dépenses d'investissement. Les marges se sont encore dégradées et les résultats brus d'exploitation sont à la baisse.

Lire les résultats de la Banque de France  

lundi 8 avril 2013

Inégalités de patrimoine entre les hommes et les femmes


Les inégalités de revenus entre hommes et femmes ont fait l'objet de nombreuses études ; en revanche, rares sont celles consacrées aux inégalités de patrimoine en fonction du sexe. L'INED remédie à ce manque en publiant une étude très complète sur le sujet.

Ainsi, selon l'INED, le patrimoine financier détenu par les hommes excède celui détenu par les femmes de 38 % en 2003 et de 37 % en 2009 . Cette inégalité est réelle pour les valeurs mobilières (actions et obligations), les hommes en détenant deux fois plus que les femmes.

L'écart se réduit avec la prise en compte de l'immobilier. Ainsi en intégrant tous les biens mobiliers et immobiliers, le patrimoine des hommes est de 12 % à 16 % plus élevé que celui des femmes. les logements sont soient détenus à part égale ce qui contribue à réduire l'écart d'autant plus que la patrimoine immobilier représente plus de 70 % du patrimoine des Français.

lire l'étude

L'administration a précisé l'assiette des dividendes soumis à charges sociales


Depuis le 1er janvier 2013, la part de dividendes excédant un certain seuil perçus par les travailleurs indépendants exerçant dans une société soumise à l'impôt sur les sociétés est assujettie à cotisations sociales.

Il faut mentionner à l'administration le montant des dividendes avant l'abattement fiscal de 40 %.

Cette assiette a été précisée par une circulaire du 28 mars 2013 de l'Acoss. Cette position s'applique vaut également pour les sociétés d'exercice libéral. Dans ces structures, l'assujettissement d'une fraction des dividendes s'applique depuis 2009, mais il n'avait pas été fixé de règles en la matière.

les livrets d'épargne rémunèrent de moins en moins


Avec la baisse du taux d’intérêt moyen des livrets d’épargne réglementée (Livret A et LDD notamment) intervenue au premier février, les autres produits d'épargne de taux ont suivi.

La rémunération des livrets ordinaires est passée de 1,69 à 1,60 % de janvier à février. Celle des titres d'OPCVM monétaires est passée de 0,27 à 0,23%. En revanche, une légère progression est constatée sur les dépôts à terme qui sont passés de 2,23 à 2,29 % de janvier à février. De même, les dépôts à terme de plus de deux ans sont passés de 3 à 3,10 %

samedi 6 avril 2013

La semaine économique et financière vue par le Cercle


Coin de l’épargnant

Immobilier, attention chute de pierre

La baisse de l’immobilier se confirme en France. Le nombre de transactions avait chuté en 2012 mais les vendeurs avaient fait de la résistance en retardant autant que possible l’ajustement sur les prix. Depuis le milieu de l’été, les prix auraient baissé de 7 %. The Economist estime que le marché devrait baisser de 35 %.

Euro-croissance pour briser la récession

En 2014, les Français auront-ils accès à un nouveau contrat d’assurance-vie dit « Euro-croissance » ? Le rapport sur l’épargne longue si attendu a laissé les épargnants un peu sur leur faim. Les contours du nouveau contrat d’assurance qui devrait favoriser le financement des entreprises et des PME restent flous tout comme le bâton fiscal qui devrait inciter les gros contrats classiques à migrer. A travers les lignes, il est néanmoins indiqué que ce durcissement fiscal pourrait être rétroactif, une nouveauté en matière d’assurance-vie. Sur le PEA-PME, le rapport est eu prolixe sur les modalités, sur les moyens d’agréger les demandes des PME en capitaux. De même, le rapport reste discret sur les solutions à apporter à l’épargne salariale et à l’épargne retraite.

CAC 40, trou d’air ou aveu de faiblesse

Le CAC 40 aura perdu 1,8 % cette semaine. Les mauvais chiffres de l’emploi américain auront miné le CAC 40 qui ne peut guère trouver de soutien du côté de la conjoncture européenne. Les entreprises exposées à la conjoncture américaine, celles liées au secteur de la construction ont enregistré de fortes baisses. En terminant à 3 663 points vendredi 5 avril, le CAC 40 n’enregistre plus qu’une hausse de 0,62 % depuis le début de l’année.

Retour sur la semaine 

L’Allemagne appelée à l’aide

Face aux risques d’enracinement de la récession en zone euro, l’Allemagne est de plus en plus appelée à l’aide. Ainsi, Christine Lagarde a demandé à l’Allemagne d’augmenter les rémunérations et de favoriser une légère poussée de l’inflation, considérant que cela faisait aussi « partie de la solidarité paneuropéenne.

 A quelques mois des élections et face à une possible victoire du SPD et de ses alliés, certaines voix se font entendre Outre-Rhin pour améliorer le pouvoir d’achat des Allemands. Ainsi, Peter Bofinger, l’un des cinq sages du conseil des experts économiques soutient la position de la Directrice générale du FMI. . Il s’est prononcé à une revalorisation de 5% des rémunérations dans tous les secteurs (3%, couvrant les gains de compétitivité et l’inflation, et 2% supplémentaires « pour sauver l’euro ») Cela reviendrait à généraliser des accords intervenus dans la métallurgie. La Bundesbank a récemment évalué les effets à long terme d’une hausse des salaires exogène sur la croissance et l’emploi en Allemagne et dans la zone euro, à partir d’un modèle économétrique. Ces résultats économétriques soulignent le peu d’impact économique d’une hausse de 2 % des salaires allemands. Il faut savoir que les Allemands sont des épargnants importants et que les augmentations n’auraient qu’un effet dans le temps.
Il n’en demeure pas moins que le débat allemand se focalise à la veille de la campagne pour le Bundestag sur les questions sociales.

Ainsi, rien n’est encore tranché concernant l’introduction d’un salaire minimum. Il est proposé un salaire horaire minimum de 8,5 euros au niveau fédéral soit environ 1300 mensuels. Ce salaire minimum serait supérieur à celui du Royaume-Uni mais resterait inférieur à celui de la France, des Pays-Bas et de l’Irlande.
Si la question des majorations de salaire tient l’actualité, en revanche, pour l’équilibre budgétaire, il n’y a pas de changement de ligne. En effet, le Bundestag a adopté le budget 2014 avec un déficit inférieur à 7 milliards euros, soit le plus faible niveau de 2000, et un retour à l’équilibre structurel pour l’année prochaine.

La BCE attend le mois de mai de pied ferme

Au mois de mai, il est fort probable que la BCE ajustera à la baisse ses taux directeurs. Le Conseil des gouverneurs a différé la décision de les abaisser afin de prendre le temps d’étudier les conséquences de la crise chypriote et pour bien appréhender l’évolution des prix sur le premier trimestre.

Les Etats-Unis déçoivent

Pluies écossaises version américaine. Les enquêtes et indicateurs ne permettent pas de se faire une idée précise sur 

la force et la durabilité de la croissance américaine.

Si en début de semaine, le résultat plus élevé que prévu des commandes de biens durables du mois de février avait rassuré les observateurs, en revanche, l’indice ISM pour le secteur manufacturier a connu un décrochage après trois mois de hausses qui ont porté l’indice de 49,9 en novembre à 54,2 en février. La baisse de mars a été de 2,9 points.

Au mois de mars, l’économie américaine a créé 80 000 emplois soit son plus mauvais résultat depuis neuf mois. Les experts tablaient sur 200 000. Près de 500 000 chômeurs américains ont renoncé à chercher un emploi expliquant le recul du taux de chômage de 7,7 à 7,6 %.

Ces résultats décevants devraient conduire la FED à maintenir sa politique de stimulation. Les Etats-Unis pourraient connaître un début d’année plus difficile que prévu.

A suivre

Lundi, au Japon sera publiée l’enquête auprès des observateurs de l'économie du mois de mars avec un climat des affaires devant rester bien orientés, grâce aux politiques budgétaire et monétaire
En Allemagne sera connue la production industrielle du mois de février qui être stable.

Mardi, au Royaume-Uni sera communiquée la production industrielle du mois de février qui pourrait connaître un léger rebond.

Mercredi, c’est au tour de la France de communiquer les résultats de la production industrielle avec l’espoir d’une légère amélioration après une forte baisse au mois de janvier.

Jeudi, l’INSEE communiquera les prix à la consommation du mois de mars avec un possible taux inférieur à 1%  du fait d'un effet de base favorable sur les prix de l'énergie et de la poursuite de la décélération de l'inflation sous-jacente (de 0,6% à 0,5%). Ce taux pourrait d’ici le mois d’août rouvrir le débat sur une éventuelle baisse du taux du Livret qui est à 1,75 %. Il pourrait être revu à la baisse à 1,25 %.

Vendredi seront attendus les résultats des ventes de détail du mois de mars aux Etats-Unis.
Eurostat présentera toujours vendredi la production industrielle du mois de février de la zone euro avec un résultat incertain.

L'INSEE croit au retour de la croissance


L'INSEE dans une note confirme une éventuelle sortie de récession d'ici la fin de l'année pour la zone euro. Une très légère reprise économique devrait se faire sentir en France.

Au quatrième trimestre 2012, l’activité dans la zone euro a diminué de 0,6 % contre -0,1 % au trimestre  précédent). Le recul des exportations a pesé sur la croissance et la demande intérieure a continué de diminuer du fait des plans d'assainissement mis en oeuvre.

L'INSEE voit la sortie du tunnel du fait qu'au premier trimestre 2013, le climat des affaires commence à s'améliorer. L'institut prévoit que l’activité dans la zone euro passerait d'un taux de croissance  nul à un taux de 0,1 % au deuxième et  +0,2 % au troisième. Cette croissance serait portée par les exportations du fait de l'augmentation de demande des pays émergents. L'INSEE fait le pari du maintien d'un bon niveau de croissance aux États-Unis  ce qui n'est pas tout à fait gagner.

L'INSEE table sur un recul de la consommation privée au premier trimestre et une stabilisation aux deuxième et troisième trimestres grâce au recul de l’inflation et à l’atténuation de l’effort de consolidation budgétaire. La hausse du chômage empêcherait une reprise en la matière. L'INSEE a retenu comme hypothèses une   stabilisation du prix du baril de Brent à 110$ par baril et d’un taux de change dollar/euro autour de  1,30 permettant une ’inflation diminuerait de 1,8 % au premier trimestre 2013 à 1,5 % au troisième trimestre. 

jeudi 4 avril 2013

Immobilier, des prêts en baisse


Le montant médian des prêts pour l'acquisition d'une résidence principale est de 157 000 euros (hors primo-accédant), pour les primo-accédants, ce montant est de 139 000 euros, celui d'un investissement locatif est de 137 000 euros.

Ces montants sont en baisse depuis 2011. Au mois d'août 2011, le montant médian pour a résidence hors résidence principale était de 176 000 euros, de 143 000 euros pour les primo-accédants et de 138 000 euros pour l'investissement locatif.

Le resserrement de l'accès au crédit et les demandes d'apports supérieurs conduit à ce renversement de tendance. Il peut expliquer la réduction du nombre de transactions constatée depuis plusieurs mois. Cette baisse du montant intervient au moment même où les taux sont au plus bas ; ce n'est donc pas le coût du crédit qui réduit l'endettement des ménages.

L'inflation baisse que va faire la Banque centrale ?


selon Eurostat, le taux d'inflation annuel de la zone euro a été évalué à 1,7% en mars 2013 contre 1,8 % au mois de février.

Le taux d'inflation demeure élevé pour l'alimentation, les boissons alcoolisées & le tabac (2.7%, stable comparé à février). Les services connaissent une petite augmentatin (1,9%, contre 1,5% en février). L'énergie se ralentit nettement (1,7%, contre 3,9% en février) quand les biens industriels hors énergie sont stables(1,0%, contre 0,8% en février).

Cette baisse de l'inflation qui place désormais le taux en dessous du taux cible de 2 % fixé par la BCE pourrait ouvrir une discussion sur une éventuelle baisse des taux d'intervention de la Banque centrale compte tenu de l'enracinement de la récession.

mercredi 3 avril 2013

La répartition des entreprises sur le territoire vue par l'INSEE


L'INSEE a étudie la répartition géographique des entreprises en fonction de leur taille. En 2010, l'INSEE a dénombré 3 millions d’entreprises   relevant du secteur marchand non agricole sont implantées en France qui  emploient au total 15,7 millionsde salariés soit 13 millions de salariés en  équivalent temps plein hors intérimaires. Ces emplois sont concentrés pour plus de la moitié d’entre eux travaillent dans cinq régions : Île-de-France (26 %), Rhône-Alpes (10 %), Provence-Alpes Côte d’Azur (7 %), Pays de la Loire (6 %) et Nord - Pas-de-Calais (6 %). La Région Ile de France concentre sans surprise les sièges sociaux. La France compte  229 grandes entreprises, qui emploient à elles seules 31 % des salariés, 4 600 entreprises de taille intermédiaire (22 % des salariés), 136 000 petites et moyennes entreprises (27 %) et 2,9 millions de microentreprises (19 %). 

  Consulter la note de l'INSEE Consulter les documents de l'INSEE

Production manufacturière toujours dans en baisse


Selon l'INSEE, le chiffre d’affaires recule dans l’industrie manufacturière de 1,7 % sur ses trois derniers mois. La production industrielle diminue également de 1,2%. Ces mauvais résultats confirment tout à la fois k'enracinement de la récession et la vulnérabilité de l'industrie française.

Sont principalement responsables de cette baisse  les matériels de transport (–5,1 %) et la cokéfaction et raffinage (–6,5 %). Les équipements électriques, électroniques, informatiques et  machines se contractent de 1,4 %.  En revanche, une bonne nouvelle avec la légère progression des  industries agricoles et alimentaires (+0,5 %).
Actuellement, à la différence de l'Allemagne, il n' y pas d'indices de retournement de la conjoncture permettant d'espérer une reprise de la production manufacturière

Le chiffre d'affaires dans l'industrie manufacturière
Le chiffre d'affaires dans l'industrie manufacturière

Interview sur Nouvelobs.com de Philippe Crevel


Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle des Epargnants a réagi sur Nouvelobs.com à la présentation du rapport sur l'épargne longue remis au Premier Ministre le 2 avril par les députés Karine Berger et Dominique Lefebvre.

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mardi 2 avril 2013

Chypre, toujours et toujours



La Télévision Radio Suisse a interrogé Philippe Crevel sur les derniers développements de l'affaire chypriote.

La facture s'alourdit pour les épargnants fortunés qui ont placé leurs avoirs dans la plus grande banque de Chypre. Les détenteurs de gros dépôts à la "Bank of Cyprus" pourraient enregistrer des pertes allant jusqu'à 60%. C'est ce qu'a laissé entendre la banque centrale avant-hier. C'est bien plus que les 40% évoqués il y a une semaine lors de l'adoption du plan de sauvetage du secteur bancaire de l'île. Philippe Crevel est économiste et selon lui, ces nouvelles modifications sont malsaines.

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Le rapport Berger propose de créer un nouveau contrat d'assurance-vie



Après des semaines d'attente, le rapport sur l'épargne longue est enfin sorti avec à la clef la proposition d'un nouveau contrat d'assurance-vie "Euro-croissance"  et un PEA-PME.

Loin de la révolution attendue, ce rapport tout en reconnaissant le rôle de l'épargne longue et de l'assurance-vie porte des coups de canifs concernant la fiscalité.

La création d'un nouveau type de contrats d'assurance-vie est une source d'interrogations. Comment ce nouveau produit se placera vis-à-vis des contrats euro-diversifiés ? Comment cohabiteront les anciens contrats et les contrats "Euro-croissance" ? N'y ay-t-il pas un risque de connaître un échec comme avec les NSK et DSK ?

Par ailleurs, il faudra attendre l'automne et le projet de loi de finances pour 2014 pour savoir si le Gouvernement traduit en acte tout ou partie des propositions du rapport.
Le Cercle des Epargnants se réjouit que Karine Berger et Dominique Lefebvre reconnaissent à travers leur rapport sur l’épargne longue que cette dernière doit être encouragée et non punie. Le Cercle des Epargnants se félicite de la volonté de maintenir les régimes fiscaux attachés aux produits d’épargne longue sous réserve que les modifications proposées n’ouvrent pas la boite de pandore des ajustements permanents. Il ne faudrait surtout pas que le principe de non-rétroactivité fiscale se perde au nom du louable objectif de financement des PME.

En effet, l’épargnant qui renonce à consommer sur une longue période a besoin d’un cadre clair et stable. Son effort est utile pour la croissance doit justement être rémunéré.

 Le Cercle regrette que le rôle de l’épargne retraite et de l’épargne salariale ne soit pas mieux analysé.

 Cessons d’opposer épargne et consommation, épargne et croissance !

 Le rapport admet que face à la baisse du financement des crédits aux entreprises, il est nécessaire de développer un financement par les marchés financiers. Le financement administré via l’épargne réglementée de court terme (Livret A, LDD…) ne peut pas tout et ne peut pas se substituer totalement au financement privé, en premier lieu à cause de son coût.
Au-delà de recommandations classiques, le rapport entend créer une deuxième catégorie de contrat d’assurance-vie et à créer un PEA-PME

La fiscalité doit rester stable, lisible, cohérente et non-rétroactive :  attention au coup de canif

Le rapport propose un cadre fiscal avec un engagement de stabilité avec à la clef néanmoins quelques majorations (la pénalisation des rachats avant quatre ans au barème de l’impôt sur le revenu et de plafonner l’avantage fiscal des contrats en euros au-delà de 500 000 euros).
Il ne faudrait pas que le principe de non-rétroactivité fiscale qui a toujours été respectée pour l’assurance-vie soit mis à mal au nom de l’instauration d’incitations vers les nouveaux contrats.
A travers ce rapport, li ne faudrait pas qu’un coup de canif fiscal soit donné à l’encontre de l’assurance-vie.

Le nouveau contrat « Euro-croissance »

Les rapporteurs proposent la création d’une nouvelle catégorie de contrats d’assurance-vie dit « Euro-Croissance » avec la constitution d’un fonds euros investi plus fortement en valeurs d’entreprise, en contrepartie de quoi, la garantie en capital ne serait plus en temps réel mais à terme.

Ne pas recommencer les mêmes erreurs qu’avec les contrats DSK et NSK

La création d’un nouveau type de contrats d’assurance-vie est toujours un pari risqué comme en témoignent les échecs des contrats DSK et NSK qui visaient à orienter l’épargne vers les entreprises. Ces produits ont échoué car les épargnants ont vu les inconvénients et non pas les avantages.
Le contrat NSK, créé en 2005, devait comporter au moins 30 % d’actions ou de titres assimilés dont 10 % de titres risqués et 5 % en titres non cotés en contrepartie de quoi l’épargnant bénéficiait d’une exonération totale des revenus après 8 ans de détention (le contrat DSK créé en 1998, devait comporter au moins 50 % d’actions françaises dont 5 % de titres non cotés). Ces contrats avaient été victimes de l’éclatement de la bulle Internet pour le premier et de la crise pour le second. Ces produits n’ont jamais trouvé leur public du fait de leur positionnement haut de gamme.

Les rapporteurs ont tiré les enseignements de ces deux échecs en axant leur proposition sur les fonds euros qui représentent plus de 85 % de l’encours des contrats d’assurance-vie.
Les épargnants trouveront un intérêt dans ces nouveaux contrats que si un rendement supérieur leur est offert assorti d’un régime fiscal incitatif et stable. Les dispositifs qui vivent le temps d’un Ministre ou d’une mandature sont voués à l’échec.

Faciliter le transfert vers les nouveaux contrats

L’amendement Fourgous qui permettait de transférer sans pénalité fiscale les sommes des contrats dits mono-supports vers des contrats multi-supports a permis de 2005 à 2012 de transférer 70 milliards d’euros et a concerné 2,1 millions de contrats.

Le recours à cette technique préconisée par les rapporteurs constitue une piste à retenir sans nul doute afin de multiplier rapidement les transferts.

Créer un réseau dense de financement des PME et des entreprises

Le succès du contrat Euro-Croissance et du PEA-PME repose sur le développement de structures permettant de mettre en contact les PME et les compagnies d’assurances.

La France manque de structures « business angels » qui jouent le rôle d’intermédiaires entre investisseurs et entreprises. Il faut, par ailleurs, faciliter l’accès des PME aux marchés financiers que ce soit pour les actions ou les obligations.

Un blocage culturel devra être également levé, les dirigeants d’entreprise sont en règle général peu favorables à l’ouverture du capital de leur entreprise à des capitaux extérieurs.

Le PEA-PME qui sera ouvert par obligation aux entreprises européennes ne doit pas aboutir à financer exclusivement les entreprises de taille intermédiaire allemandes ou anglaises aussi sympathiques soient-elles. Ce sera un véritable défi pour créer rapidement une offre de PME françaises pouvant recevoir des financements via ces nouveaux PEA.

L’épargne retraite aurait mérité mieux

Les rapporteurs critiquent à la marge les régimes d’épargne retraite mais sans pour autant présenter de propositions concrètes visant à la moderniser et à relancer une dynamique. Nous sommes très en retard par rapport à nos voisins qui ont développé ce type de placements. Ainsi, en Allemagne, le plan  Riester a abouti à la couverture de 70 % des actifs.

L’épargne retraite est par nature un placement long, la période de constitution dure plusieurs décennies et la période de versement des rentes dépasse, en moyenne, 25 ans. Il aurait été utile de revoir les régimes à prestations définies tout comme il aurait été bienvenu de simplifier la gestion des plans d’épargne retraite populaires.

Lire le rapport 


Europe du Nord et Europe du Sud, deux continents en un pour le chômage


Eurostat a communiqué les résultats du chômage pour le mois de février. Il s'établit à à 12,0% au sein de la zone euro stable par rapport à janvier. La progression se maintient dans les pays frappés par la récession. Il y a une véritable divergence au sein de l'Union entre les pays de l'Europe du Nord et ceux du Sud reflétant la situation économique et le problème dette publique.

Au sein de l'Union européenne, il était de 10,9%, en hausse par rapport au taux de 10,8% du mois précèdent.

Dans les deux zones, les taux ont augmenté de façon significative par rapport à février 2012, où ils se situaient respectivement à 10,9% et 10,2%.

26,338 millions d’hommes et de femmes étaient au chômage au mois de février dans l'Unions dont 19,071 millions dans la zone euro.

En un an, le chômage s'est accru de 1,805 million dans l'Union et de 1,775 million dans la zone euro.

Parmi les États membres, les taux de chômage les plus faibles ont été enregistrés en Autriche (4,8%), en Allemagne (5,4%), au Luxembourg (5,5%) ainsi qu'aux Pays-Bas (6,2%), et les plus élevés en Grèce (26,4% en décembre 2012), en Espagne (26,3%) ainsi qu’au Portugal (17,5%). la France fait toujours un peu mieux que la moyenne avec un taux de 10,9 %.

Sur un an, le taux de chômage a augmenté dans dix-neuf États membres et a baissé dans huit. Les plus fortes hausses ont été enregistrées en Grèce (de 21,4% à 26,4% entre décembre 2011 et décembre 2012), à Chypre (de 10,2% à 14,0%), au Portugal (de 14,8% à 17,5%) et en Espagne (de 23,9% à 26,3%).

Les baisses les plus marquées ont été observées en Lettonie (de 15,6% à 14,3% entre les quatrièmes trimestres 2011 et 2012), en Estonie (de 10,8% à 9,9% entre janvier 2012 et janvier 2013) et en Irlande (de 15,1% à 14,2%).

Le chômage des jeunes reste un problème majeur. Ainsi, en février 2013, 5,694 millions de jeunes de moins de 25 ans étaient au chômage dans l'UE27, dont 3,581 millions dans la zone euro. Par rapport à février 2012, le nombre de jeunes chômeurs a augmenté de 196 000 dans l'Union et de 188 000 dans la zone euro.

En février 2013, le taux de chômage des jeunes s'est élevé à 23,5% dans l’Union et à 23,9% dans la zone euro, contre respectivement 22,5% et 22,3% en février 2012. Les taux les plus bas en février 2013 ont été observés en Allemagne (7,7%), en Autriche (8,9%) et aux Pays-Bas (10,4%), et les plus élevés en Grèce (58,4% en décembre 2012), en Espagne (55,7%), au Portugal (38,2%) et en Italie (37,8%).

Eurostat souligne que le taux de chômage était de 7,7% aux États-Unis en février et de 4,2% au Japon en janvier.

La lettre du Cercle N°81 - avril 2013





  • L'épargne à toutes les sauces
  • Les jeunes, la retraite et l'épargne, retour sur le sondage 2013 du Cercle
  • La taux de dépendance de la France
  • La réversion dans l'oeil du viseur
  • L'OCDE demande la réforme systémique 

Lire la lettre N°81 du mois d'avril 2013

Quelle réforme pour l'assurance-vie ?

Philippe Crevel a été interrogé par 20 minutes.fr au sujet de la publication du rapport de Karine Berger et de Dominique Lefebvre sur l'épargne longue. Ce rapport qui sera présenté, aujourd'hui, à 17 heures, devrait comporter 15 propositions visant à favoriser le développement de l'épargne longue.

Lire l'article de 20 minutes.fr

lundi 1 avril 2013

Les épargnants chypriotes n'en ont pas fini avec la crise


Les nerfs des épargnants chypriotes sont mis à dure épreuve. La résolution de la crise donne lieu à des tergiversations. Le montant du prélèvement sur les sommes supérieures à 100 000 euros dans la seconde banque du pays varie au gré des calculs et des informations. Actuellement, les sommes supérieures à 100.000 euros déposées à la Bank of Cyprus sont bloquées et devraient le rester pour plusieurs semaines pour éviter des retraits massifs. Il est prévu que ces dépôts subissent une ponction de 37,5% transformée en actions" de la banque ; 22,5% supplémentaires seront immobilisés pendant 90 jours, le temps de déterminer "si une ponction plus importante est nécessaire". Les 40% restants seront placés "dans un compte bloqué pendant six mois pour empêcher les gens de retirer tout leur argent". In fine, les propriétaires pourraient en retrouver la possession. Mario Skandalis, expert et cadre de la Bank of Cyprus, a confirmé cette procédure: "Il y a eu un calcul préliminaire qui a abouti à une ponction de 37,5%, mais cela n'est pas le chiffre final car certains comptes vont être exemptés". A défaut d'atteindre les 2,8 milliards d'euros prévu par le plan, le taux de prélèvement sera relevé. "Il pourrait atteindre 40% ou plus (...). Les gens sont en train de faire les calculs en ce moment même", a-t-il précisé. Une ponction de plus de 60% "est une possibilité, mais je dirais qu'elle reste assez lointaine", a-t-il mentionné.

Ces hésitations sont évidemment liées à la complexité du dossier et aux multiples revirements des autorités chypriotes et européennes. Il n'en demeure pas moins que ce plan à géométrie variable ne facilité pas la sortie de crise et ne peut faire que douter sur la capacité des Etats membres de la zone euro à juguler une crise.