CERCLE DE L'EPARGNE, DE LA RETRAITE ET DE LA PREVOYANCE

Le Cercle des Epargne, de la retraite et de la prévoyance est un centre d'études et d'information indépendant qui a pour objet de réaliser des études et d'informer les épargnants sur toutes les questions relatives à l'épargne, la retraite et la prévoyance

Il bénéfice de l'appui et de l'expertise d'un Conseil scientifique et du soutien d'AG2R La Mondiale

Pour plus de renseignements et pour tous les contacts presse, vous pouvez nous contacter au 06 13 90 75 48

lundi 21 janvier 2013

Les Français vendent toujours les OPCVM actions malgré la hausse des cours


Selon la Banque de France,: la collecte reste positive en novembre pour les OPCVM monétaires avec 1,3 milliard en données cvs, après 2,5 milliards en octobre du fait des souscriptions des institutions financières. l'encours des OPCVM monétaires atteint 339 milliards d’euros, données consolidées.

En revanche, les ménages effectuent de nouveau des demandes de rachats nets pour les OPCM monétaire et cela pour un montant de 1,8 milliard sur le mois de novembre. Sur les 11 premiers mois de 2012, les encours ont augmenté de 22,4 milliards.

Concernant les OPCVM non monétaires dont l'encours est de 880 milliards d’euros, données non consolidées, les retraits ont atteint en novembre 1,4 milliard d’euros en données cvs, après +0,8 milliard en octobre. ce sont les fonds actions qui sont les premiers concernés avec des rachats de 3,5 milliards. Les souscriptions nettes sont en revanche positives pour les fonds obligataires (1,4 milliard) et mixtes (1,5 milliard). La progression des valeurs liquidatives est de 1,1 % permettant à l'encours de progresser ; cette évolution est imputable aux bons résultats de la bourse.

L'épargne retraite de plus en plus incontournable ?


La question de la retraite sera au coeur des discussions publiques en 2013 avec à la clef une réduction des taux de remplacement pour les générations des années 60 et tout particulièrement pour les cadres et les indépendants. Si ces derniers ont largement souscrit des contrats Madelin, les salariés ont été moins prompts à se doter de produits d'épargne retraite espérant que leur entreprise le fasse pour eux.

Avec les mesures fiscales adoptées en 2012 et compte tenu de cette problématique retraite, le Plan d'Epargne Retraite Populaire pourrait devenir le placement de l'année. Le Madelin comme le PERP offre un avantage fiscal assez attractif sous la forme d'une déduction sur le revenu imposable.

La déduction du PERP est limitée à 10 % des revenus professionnels plafonnés à huit fois le plafond annuel de la Sécurité sociale soit 29 625 euros pour une personne seule au titre des revenus de 2013.

Pour les personnes ayant de faibles revenus ou ne disposant pas de revenus professionnels, la limite de déduction est fixée à 10 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, soit 3 703 euros au titre des revenus 2013.

les cotisations versées dans le cadre des Contrats Madelin sont déductibles à hauteur de 10 % du bénéfice imposable dans la limite de huit fois le PASS, soit 29 625 euros, plus 15 % sur la fraction du bénéfice comprise entre une et huit fois le PASS, soit une déduction maximale de 74 063 euros. Pour les professionnels dont le bénéfice imposable de 2012 est inférieur ou égal à 37 032 euros, la déduction est égale au minimum à 10 % du PASS, soit 3703 euros.

Ainsi, une personne imposée au taux de 41 % fera une économie d'impôt e 410 euros pour un placement de 1000 euros. S'il est soumis au taux de 45 %, l'économie sera de 450 euros. L'effort réel d'épargne est donc respectivement de 590 euros et de 550 euros. En tant que contrat en rente non cessible et non transmissible, le PERP échappe à l'ISF. Il n'est donc pas inutile de regarder ce type de placement pour préparer sa future retraite tout en limitant la facture fiscale.

La fiscalité de l'épargne en question


Avant la présentation du rapport de Karine Berger et de Dominique Lefebvre sur l'épargne longue, l'Observatoire de l'Epargne Européenne a rendu public une étude, le 17 janvier dernier, sur l'impact économique de la fiscalité de l'épargne. Cette étude souligne la multiplication des régimes fiscaux applicables à l'épargne nuit à leur efficacité. Fruits de considérations ponctuelles et datées, leur cohérence n'est pas évidente. Il en résulte une composition peu optimale du patrimoine des Français qui privilégient l'épargne réglementée au détriment des placements actions et des placements retraite.

L'étude indique que depuis 2011, les prélèvements sur l'épargne se sont accrus de 16,4 milliards d'euros dont 11 au titre des revenus du capital, 3,9 milliards au titre des plus-values et 1,5 milliard au titre de la détention des actifs. L'épargne financière a enregistré un surcroît de prélèvements de 11,9 milliards d'euros quand l'immobilier a été frappé à hauteur de 3,5 milliards d'euros.

Actuellement, la rémunération des livrets nette d'impôt serait de -2,3 % pour un contribuable soumis à la tranche de 45 % pour l'IR soit une perte d'un tiers du capital en 12 ans.

L'Observatoire souligne que la France est importateur net de capitaux et en particulier pour le financement des entreprises. L'Etat en plaçant ses obligations auprès des banques et des assureurs a asséché le marché financier. Il conviendrait de rééquilibrer le marché afin de permettre aux entreprises d'accéder à un financement plus national.

lire la synthèse de l'étude

samedi 19 janvier 2013

Les Français très partagés sur la baisse du taux du Livret A

L'institut IFOP a réalisé un sondage pour la radio Alouette sur l'impact de la baisse de la rémunération du Livret A sur l'épargne. Les épargnants sont très partagés. Ainsi si 51 % ne changeront rien dans leurs pratiques d'épargne quand 8 % épargneront moins et consommeront plus. 41 % épargneront autant mais entendent placer ailleurs que sur le Livret a leur argent. Les Français sont assez partagés entre résignation et volonté de trouver de meilleurs placements. Il est à noter que les cigales sont très minoritaires certainement au grand désespoir du Gouvernement qui attend de la baisse du taux du Livret A une augmentation de la consommation.

Consulter les résultats du sondage

vendredi 18 janvier 2013

La semaine économique et financière vue par le Cercle des Epargnants


L’euro, monnaie forte dans une zone convalescente

 L’euro a réussi, en 2012, à traverser la crise des dettes publiques. Le renforcement des pouvoirs de la BCE et la mise en œuvre du traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance au sein de l’Union économique et monétaire (TSGC) au 1er janvier 2013 ont modifié le climat autour de la monnaie commune. Par ailleurs, les fondamentaux de la zone monétaire sont moins dégradés que les Européens le croient. L’euro s’est apprécié le début de l’année en cotant 1,34 dollar. Cette valorisation de la monnaie permet une détente sur les prix de l’énergie mais pénalise les exportations en-dehors de la zone euro. Néanmoins, la France est très impactée par l’importation des produits énergétiques et exporte essentiellement à l’intérieur de la zone euro. De ce fait, cette appréciation n’est pas obligatoirement une mauvaise nouvelle pour l’économie française.

Le retour de flamme du Sud

Les pays en proie à des problèmes de dettes, Espagne, Italie, Irlande, commencent à engranger les premiers bénéfices des politiques d’assainissement mises en œuvre avec une progression des exportations permettant une réduction des déficits commerciaux. La réduction des dépenses publiques et les augmentations des impôts combinées à une augmentation du taux d’épargne freinent la demande intérieure et incitent les entreprises à se réorienter vers l’étranger. Ainsi, entre octobre 2011 et octobre 2012, le déficit commercial agrégé de l’Espagne et du Portugal s’est contracté de 15,7 mds dont 9,6 mds d’euros au titre  d’une hausse des exportations. En revanche, la Grèce n’arrive pas à relever ses exportations du fait des nombreuses faillites d’entrepris. Le déficit commercial a diminué de 5,8 mds d’euros en un an mais les ventes de biens à l’étranger n’ont augmenté que de 1,2 md d’euros. En Espagne, les coûts unitaires du travail ont diminué de 9 %. L’amélioration de la compétitivité des pays de l’Europe du Sud a pour conséquence d’attirer des investissements d’origine étrangère. Le Portugal enregistre ainsi une forte croissance des IDE.

 Etats-Unis, la croissance s’accroche

 Malgré les doutes sur le relèvement du plafond de dettes et les augmentations d’impôts décidées au début du mois de janvier, la confiance fait de la résistance. Par ailleurs, les résultats du dernier trimestre 2012 sont meilleures que prévue. Les dépenses de consommation restent bien orientées. Les ventes de détail ont progressé de 5,8% (taux trimestriel annualisé) au quatrième trimestre après 5,3% au troisième. Le secteur de la construction a confirmé sa sortie de crise avec une progression de près de 29% des permis de construire en glissement annuel). Le secteur de l’immobilier a créé environ 58 000 emplois entre mai et décembre 2012, soit une progression des effectifs de 1%. Les ventes de logement, en novembre, ont augmenté de 12,4 %  dans l’ancien et 15,3% dans le neuf, en glissement annuel).

 A suivre dans les prochains jours

La semaine prochaine, il faudra suivre au Royaume-Uni l’annonce des résultats du nombre de demandeurs d’emploi du mois de décembre. En France, l’Insee publiera l’indicateur sur le climat des affaires INSEE (janvier) qui pourrait être en hausse. Au niveau de la zone euro pour le mois de novembre, seront publiées les enquêtes PMI. L’indice composite d’activité pourrait progresser pour le deuxième mois consécutif. Il faudra suivre le sommet franco-allemand pour le 50ième anniversaire du traité de 1963 même si aucune annonce importante n’est attendue. Aux Etats-Unis, les résultats du mois de décembre concernant la vente de logements anciens seront publiés la semaine prochaine ; Les premiers résultats sur la croissance du Royaume-Uni de 2012 seront publiés Vendredi tout comme l’indice des affaires en Allemagne.  

Philippe Crevel aux Experts d'Europe 1 sur les placements et les Français

L'émission "Les Experts" du 17 janvier d'Europe 1 animée par Héléna Morna était consacrée à l'épargne. Etaient invités  Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle des Epargnants, Isabelle Quenin, journaliste et Axel de Tarlé, journaliste économique.

Ecouter l'émission 384463/

les taux du crédit baissent pour les entreprises


Si les banques ont tendance à resserrer l'accès aux crédits, en revanche, les taux continuent à baisser. A court terme, ils sont à 1,74 % et à long terme à 2,99 % du jamais vu...

lire la note de la Banque de France

En 2012 : il fallait manger moins et téléphoner plus, augmentation des prix de l'alimentation et baisse de ceux des communications


L'INSEE vient de publier les résultats de l'inflation moyenne. Cet indicateur ne doit pas être confondu avec l'indice des prix à la consommation. En moyenne annuelle, les prix ont augmenté de 2,0 % en 2012 après +2,1 % en 2011. Hors tabac, les prix à la consommation ont progressé de 1,9 % entre 2011 et 2012 (+2,1 % entre 2010 et 2011) et les prix du tabac de +6,2 %. Cette hausse est imputable en partie par l'augmentation des prix des produits alimentaires. Ils ont augmenté de 3,0 % en moyenne annuelle contre 1,9 % en 2011.

Les prix de l'énergie a augmenté de 5,2 % soit un taux élevé mais moindre qu'en 2011 (+12,3 % ). Les produits pétroliers ont progressé de 5,8 % en 2012 après 15,8 % en 2011.

Par ailleurs, les loyers des résidences principales ont augmenté un peu plus vite en 2012, avec une hausse en moyenne annuelle de 1,6 % contre +1,2 % en 2011.

En revanche, les prix de la santé ont diminué de 0,7 % en moyenne annuelle en 2012 du fait d'une réduction des prix des produits de santé (—2,5 % après —1,5 % en 2011).

La montée en puissance de Free a favorisé la la baisse des prix des communications. En moyenne annuelle, ils ont baissé de 9,5 %, après s’être déjà contractés de 2,5 % en 2011.

jeudi 17 janvier 2013

Ne toucher pas au grisbi : l'Allemagne ouvre le coffre fort de la Banque de France


La France détient la 5eme réserve d'or mondiale, derrière les Etats-Unis, l'Allemagne, le FMI et l'Italie. Elle détient 2.435 tonnes d'or d'une valeur de 140 milliards de dollars.

Contrairement à l'Allemagne qui a réparti ses lingots dans plusieurs pays durant la guerre froide, l'or français est intégralement sur le territoire français, au siège de la Banque de France. Le Général de Gaulle avait tenu à concentrer l'or en France.

La Banque de France est l'un des trois refuges, avec New York et Londres, pour les pays du monde entier. Si la sécurité de son coffre fort attire les clients, ses atouts majeurs sont le faible prix proposé et l'absence de facturation des droits de garde.

La décision de l'Allemagne de rapatrier son or placé en France, représentant 11% de ses 3. 391 tonnes d'or, d'ici 2020, fait suite à une polémique sur le coût de gestion de cet or. Par ailleurs, l'Allemagne, vingt ans après la chute du mur de Berlin, entend retrouver la totalité de l'expression de sa souveraineté. Il n''y a plus d'intérêt à maintenir son or dans d'autres banques centrales d'autant plus que la création de l'euro règle les questions de conversion et de compensation entre les pays membres. 50 ans après la signature du traité d'amitié franco-allemand de 1963, ce n'est pas un geste très positif mais il n'est pas économiquement et politiquement irrationnel.

Le chèque décline au profit de la carte de paiement et les virements


Les Français, selon une enquête de la Banque de France, utilisent de moins en moins le chèque au profit de la carte bancaire. Les virements se développement surtout pour les achats plus importants. Les prélèvements (TIP) se maintiennent. Le paiement électronique continue de progresser.

Consulter la rapport

Mains basses sur l'épargne...


Le Gouvernement est-il tenté d'orienter l'épargne des Français vers des actions qu'ils jugent prioritaires et afin de financer la dette publique ainsi que la dépense publique à moindre coût. Le relèvement du plafond du Livret A et du LDD ainsi que la baisse du taux de l'épargne réglementée obéissent à cette logique. Par ailleurs, la tentation est grande de renationaliser la dette afin de réduire la part du financement assuré par les non-résidents. Sur ce sujet, Philippe Crevel a répondu à une interview du site en ligne JOL Presse

. Consulter l'article

mercredi 16 janvier 2013

L'inflation à 2,2 % au sein de la zone euro


Le taux d’inflation annuel de la zone euro stable est selon Eurostat de 2,2% en décembre et est de 2,3 % au sein de l'Union européenne.

Sur un an, le taux d'inflation est passé de 2,7 à 2,2 % au sein de la zone euro et de 3 à 2,3 % pour l'ensemble de l'union. , il était de 3,0%. Le taux d’inflation mensuel a été de 0,3% en décembre 2012. En décembre 2012, les taux annuels les plus faibles ont été observés en Grèce (0,3%), en Suède (1,1%) ainsi qu'en France et à Chypre (1,5% chacun), et les plus élevés en Hongrie (5,1%), en Roumanie (4,6%) et en Estonie (3,6%). Par rapport à novembre 2012, l’inflation annuelle a baissé dans onze États membres, est restée stable dans quatre et a augmenté dans onze.

Les taux moyens sur douze mois jusqu’en décembre 2012 ont été les plus faibles en Suède (0,9%), en Grèce (1,0%) et en Allemagne (2,1%), et les plus élevés en Hongrie (5,7%), en Estonie (4,2%) ainsi qu'en Pologne et en Slovaquie (3,7% chacun).

Le ralentissement économique pèse sur les prix comme en témoigne la réduction de l'inflation de la France dont le taux en 2012 est selon Eurostat de 1,5 %.

  Consulter la note d'Eurostat

Indépendants TNS et dividendes : les cotisations sociales s'appliquent dès le 1er janvier 2013


La loi 2012-1404 du 17 décembre 2012 de financement de la sécurité sociale pour 2013 a prévu assujettissement à cotisations et contributions sociales une part des dividendes perçus par les travailleurs indépendants exerçant leur activité dans une société soumise à l’impôt sur les sociétés.

La part de dividendes perçus par les travailleurs indépendants exerçant leur activité dans une société soumise à l’impôt sur les sociétés, leur conjoint ou leur partenaire de Pacs ou leurs enfants mineurs excédant 10 % du capital social et des primes d’émission et des sommes versées en compte courant détenus en toute propriété ou en usufruit par ces personnes sont désormais à cotisations sociales.

A priori et compte tenu des informations recueillies, l'assujettissement s’applique à compter du 1er janvier 2013 (sous réserve des mesures transitoires au titre de 2013 et 2014). En effet, le Régime social des indépendants devrait opter pour cette date.

Livret A : 20 minutes.fr


Philippe Crevel a répondu aux questions de la rédaction de 20 minutes.fr sur la baisse du taux du Livret A et ses conséquences pour les épargnants.

Consulter l'article

Livret A : interview de Philippe Crevel sur Nouvel Obs.com


Après la baisse à 1,75 % du taux du Livret A par le Gouvernement qui interviendra le 1er février, Philippe Crevel a été interrogé par la rédaction du Nouvel Obs.com

Retrouver l'interview

mardi 15 janvier 2013

65,8 millions d'habitants en France mais l'espérance de vie des femmes a baissé


Au 1er janvier 2013, la France comptait, selon l'INSEE, 65,8 millions d’habitants dont 63,7 vivent en métropole. La France maintient son exception européenne avec un taux de fécondité élevé de 2,01 presque au niveau du remplacement des générations qui nécessiterait un taux de 2,1. Le nombre de naissances a été de 822 00 et le nombre de décès a été de  571 000. Du fait d'une grande mortalité durant l'hiver 2012, l'accroissement de la population a été plus faible l'année dernière. Le solde naturel est ainsi le plus faible enregistré depuis 2003. Il a été de 250 000 contre 275 000 en 2011. Avec les flux migratoires, le solde est d'environ 300 000.

Évolution générale de la situation démographique
en milliers
(p) résultats provisoires à fin 2012.
* Les arrondis ne permettent pas de retrouver la population de l’année suivante par simple sommation.
Champ : France hors Mayotte. En tenant compte de Mayotte, la population en 2013 est de 65,8 millions d’habitants.
Source : Insee, estimations de population et statistiques de l’état civil.
AnnéePopulation au 1erjanvierNombre de naissances vivantesNombre de décèsSolde naturelSolde migratoire évaluéAjustement *
200361 824793,0562,5+ 230,6+ 102+ 94
200462 251799,4519,5+ 279,9+ 105+ 94
200562 731806,8538,1+ 268,7+ 92+ 95
200663 186829,4526,9+ 302,4+ 1120
200763 601818,7531,2+ 287,5+ 740
200863 962828,4542,6+ 285,8+ 570
200964 305824,6548,5+ 276,1+ 320
201064 613832,8551,2+ 281,6+ 54 (p)0
201164 949 (p)823,4545,1+ 278,3+ 54 (p)0
201265 281 (p)822 (p)571 (p)+ 251 (p)+ 54 (p)0
201365 586 (p)...


Pour la première fois depuis 2003, l'espérance de vie recule pour les femmes de deux mois pour les femmes à 84,8 ans, soit et reste stable à 78,4 ans pour les hommes.

Autre surprise, le nombre de mariages croît légèrement en 2012. 241 000 mariages ont été célébrés contre 237 000 en 2011. Au début des années 2000, il y avait environ 280 000 mariages. L’âge moyen au premier mariage continue, en revanche, de s’élever et atteint 31,9 ans pour les hommes et 30,1 ans pour les femmes.L'âge moyen du premier accouchement continue à reculer. Il est de 30,1 ans.

Depuis 1994, l’écart d’espérance de vie entre les hommes et les femmes est passé  de 8,2 à 6,4 années. Depuis le début des années 2000, la progression de l’espérance de vie a été de 3 années pour les hommes contre 1,9 an pour les femmes et aboutit à une réduction de l'écart constatée dans tous les pays européens.

Au 1er janvier 2013, la France compte 17,5 % d’habitants âgés d’au moins 65 ans ; c’est 1,4 point de plus qu’en 2003. Près d’un habitant sur dix a au moins 75 ans. L’allongement de la durée de la vie et l’avancée en âge des générations du baby-boom sont les principaux facteurs de ce vieillissement. Dans les pays de l’Union européenne, entre les 1ers janvier 2001 et 2011, la part des habitants de 65 ans ou plus a progressé de 1,7 point, contre 0,8 point en France. En France, sur cette période, grâce à une natalité importante, la part des habitants de moins de 15 ans n’a diminué que de 0,5 point contre 1,4 point dans l’Union européenne. Le Luxembourg, l’Espagne et l’Irlande sont les seuls pays dont la part des 65 ans ou plus n’a pas augmenté.

Après avoir stagné entre 2005 et 2009, la baisse de la baisse de la mortalité infantile a repris et elle s'élève désormais à 3,5 pour mille.

Évolution de l’espérance de vie

Graphique 3 - Évolution de l’espérance de vie
Champ : France hors Mayotte.
Source : Insee, estimations de population et statistiques de l’état civil.

Nombre de décès par jour, selon le mois

Graphique 2 - Nombre de décès par jour, selon le mois
Champ : France hors Mayotte.
Source : Insee, estimations de population et statistiques de l’état civil.

L'ACP veut protéger les épargnants


L'Autorité de Contrôle Prudentiel, l'autorité de régulation des banques et du secteur de l'assurance a publié des recommandations sur le devoir de conseil des professionnels vis-à-vis de leurs clients dans le cadre d'opération de vente de contrats d'assurance-vie. les professionnels doivent ainsi veiller à ce que leurs clients comprennent bien les termes du contrat et leurs obligations en la matière.

Lire les recommandations de l'Autorité de Contrôle Prudentiel sur le devoir de conseil en matière d'assurance-vie

Comment orienter l'épargne des français ? Jean Berthon - 14 janvier - In...

Pierre Moscovici confirme la baisse du taux du Livret A


Au nom de la baisse d'inflation et du financement du logement social, le Ministre de l'Economie et des Finances confirme la baisse du taux du Livret  A sur RTL.

regarder l'interview.

 
Pierre Moscovici : "Le taux du livret A passera... par rtl-fr

lundi 14 janvier 2013

Livret A : le taux sera bien 1,75 %


Le suspense n'en était plus un. Le taux du Livret A passera bien de 2,25 à à 1,75 % soit une baisse de 0,5 point. la fixation du taux du Livret A reste un geste hautement politique même si elle obéit à des considérations économiques comme le taux d'inflation ou le taux du marché monétaire. En retenant 1,75 %, le Gouvernement a coupé la poire en deux en évitant de trop mécontenter tant les épargnants que les organismes d'HLM qui auraient eu intérêt à obtenir une baisse plus forte.

Avec un taux d'inflation à 1,3 %, le rendement réel du Livret A restera positif autour de 0,45 %. Le rendement réel est faible mais reste positif. Cette baisse aboutit à une meilleure hiérarchie des taux entre épargne courte et épargne longue.

Retraites complémentaires, la négociation reprend le 15 janvier


Les discussions entre partenaires sociaux sur les retraites complémentaires reprend le 15 janvier. Au mois de décembre, après avoir abordé le problème des pertes de l'Agirc et de l'Arrco et d'étudier les propositions du MEDEF, les partenaires sociaux vont devoir aller plus en avant sur la réforme de ces deux régimes. Le Medef a proposé de désindexer les pensions pendant trois ans des prix ou d'instituer une indexation inférieure à l’inflation pendant cinq ans. il a également suggéré la mise en place d’un abattement de 10 % sur les pensions jusqu’à l’âge de 67 ans. Le Medef est opposé à une hausse des cotisations que réclament en particulier la CGT qui refuse l’idée d’une revalorisation des pensions versées inférieure à l’inflation. FO, la CFTC et la CGC demandent un effort partagé entre salariés et employeurs. La CFDT refuse que les régimes complémentaires soient soumis à des règles d'accès différentes par rapport aux régimes de base mais souligne que la hausse des cotisations n'est pas en soi une solution.

Santé des entreprises, rien d'extraordinaire en perspective



Selon l'INSEE, au second semestre 2012, la situation de trésorerie dans l’industrie s'est améliorée par rapport au premier semestre en fonction des avis recueillis auprès des entreprises.  Néanmoins la situation reste tendue avec un solde d’opinion qui tout en augmentant de  dix-sept points  reste cependant au dessous de sa moyenne de longue période.

Les chefs d’entreprise jugent que les résultats d’exploitation sont en légère baisse et que leur niveau reste faible. parmi les facteurs explicatifs figurent le faible volume des ventes et les charges salariales ainsi que la difficulté à passer des hausses de  prix de vente. En revanche, la hausse des prix d’approvisionnement est moins pénalisante.

Selon les industriels, les variations des stocks sont devenus favorables à la trésorerie. En revanche, ils estiment que le rythme des dépenses d’équipement, les investissements financiers et la variation des crédits-fournisseurs et des crédits-clients pèsent sur la trésorerie. 

Pour le premier semestre 2013, les entreprises sont pessimistes et attendent une dégradation de leur situation de trésorerie et de leur résultats d’exploitation : le rythme de production et les horaires de travail baisseraient tandis que la hausse des prix de vente serait difficile à faire passer. 

Trésorerie dans l'industrie
Trésorerie dans l'industrie
Résultats d'exploitation
Résultats d'exploitation


550 000 créations d'entreprise en 2012


550 000 entreprises ont été crées en 2012 soit presque le même chiffre qu'en 2011. Néanmoins, un tassement est constaté en fin d'année. La moitié des créations proviennent des auto-entrepreneurs. Avec le durcissement de ce régime, il faudra suivre l'évolution des créations en début 2013. 
Selon l'INSEE, en décembre 2012, le nombre de créations d'entreprises a diminué de 15,4 % en données corrigées des variations saisonnières et du nombre de jours ouvrables y compris les demandes de création d’auto-entreprises en données brutes par rapport à novembre.

Cette baisse est imputable aux auto-entrepreneurs car les  les créations hors auto-entrepreneurs progressent de 1,5 %.

Le nombre cumulé de créations au cours du dernier trimestre 2012 est en baisse par rapport au même trimestre un an auparavant (–2,8 %). Sans surprise du fait de la conjoncture, les activités immobilières contribuent fortement à la  la baisse.

Le statut d'auto-entrepreneurs a encore eu beaucoup de succès sur l'année avec avec 307 478 demandes de création. Ces demandes représentent un peu plus de la moitié des créations. %Mais le ralentissement est très net en fin d'année, les annonces fiscales et sociales ont commencé à avoir un impact. 
Le nombre de créations au cours des 12 derniers mois demeure stable par rapport aux 12 mois précédents.


Demandes de création d'auto-entreprises
Données brutes
Source : Insee, répertoire des entreprises et des établissements (Sirene)
Sept. 2012Oct. 2012Nov. 2012Déc. 2012
26 28930 83824 75317 581


Créations d’entreprises
Créations d’entreprises* Données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables
Source : Insee, Sirene

Créations d’entreprises dans le commerce et les services - Données CVS-CJO (+brutes) *
Créations d’entreprises dans le commerce et les services - Données CVS-CJO (+brutes) ** Données brutes pour les auto-entrepreneurs
Source : Insee, Sirene

Créations d’entreprises dans la construction et l'immobilier - Données CVS-CJO (+brutes) *
Créations d’entreprises dans la construction et l'immobilier - Données CVS-CJO (+brutes) ** Données brutes pour les auto-entrepreneurs
Source : Insee, Sirene

dimanche 13 janvier 2013

Livret A : le Gouvernement devrait retenir 1,75 %


Le Gouvernement devrait retenir le taux de 1,75 % pour le Livret A à compter du 1er février 2013. Après la publication du taux d'inflation 2012 qui est de 1,3 %, le Gouvernement pouvait retenir 1,5 % mais cela entraîner une baisse de 0,75 point et aurait pu aboutir à un rendement réel négatif. En retenant 1,75 %, le Gouvernement choisit un taux à mi chemin entre la tentation de l'Elysée et la nécessité de réduire le coût du financement du logement social ainsi que la nécessité de réorienter l'épargne des Français vers l'épargne longue et vers les placements en faveur des entreprises. Le taux de 1,75 % pour le Livret A devrait inciter les épargnants à chercher des placements plus rémunérateurs.

vendredi 11 janvier 2013

La semaine économique et financière vue par Le Cercle



La BCE campe sur ses positions

La Banque centrale européenne a décidé le 10 janvier de maintenir inchangé ses taux d’intervention malgré la baisse du taux d’inflation et de l’orientation toujours négative de l’économie française. La BCE peut toujours considérer que sur la zone l’inflation demeure toujours légèrement au-dessus de la cible de 2 %. Le niveau élevé du chômage devrait conduire à une modération des prix d’autant plus que l’impact des plans fiscaux diminuera dans les prochains mois.

La BCE juge non nécessaire l’assouplissement de la politique en agissant par les taux car elle a mis en œuvre de nombreux dispositifs non conventionnels. La BCE conserve la faculté de 25 point de base ses taux d’intervention au cas où la récession s’approfondissait dans les prochaines semaines.

Quelques rayons de soleil sur la conjoncture mondiale

L’indice ISM manufacturier a rebondi aux Etats-Unis de 50 points. Dans la zone euro, le sentiment économique a progressé deux mois de suite faisant suite à 18 mois de dégradation. Au Japon les anticipations se révèlent plus favorables. La production industrielle enregistre un léger mieux en France, en Allemagne et au Royaume-Uni. Les balances commerciales s’améliorent en France et dans le sud de l’Europe. La crise des dettes publique semble s’estomper du fait de l’importance des moyens mis en œuvre au niveau européen (MESF, BCE…).

La zone euro doit pour autant oublier l’année 2012

D’après les derniers chiffres publiés par Eurostat, le taux de chômage enregistré dans la zone euro atteint le niveau record de 11,8 % en novembre 2012 soit 0,1 % de plus qu’en octobre. Dans l’Europe des 27 le chômage est de 10,7 %. En novembre 2011, les chiffres étaient respectivement de 10,6% en zone euro et de 10 % dans l’Union Européenne.

Les niveaux de chômage les plus bas sont enregistrés en Autriche (4,5%), au Luxembourg et en Allemagne quand les taux les plus importants sont en Espagne (26,6%) et en Grèce. Sur un an le taux de chômage a progressé dans 18 pays.

En parallèle avec l’augmentation du chômage, le PIB de la zone euro  s’est contracté au troisième trimestre de 0,1 %. Il devrait encore diminuer de 0,4 % au quatrième. La zone euro sortirait de la récession au premier semestre 2013 avec une croissance nulle au premier trimestre et une croissance de 0,2 % au deuxième. La production industrielle aurait été fortement impactée au dernier trimestre avec une contraction de 2 %. Cette baisse intervient dans un contexte morose pour le commerce international et de recul du pouvoir d’achat. La diminution de l’inflation mettrait un terme à cette dégradation au premier semestre 2013.

Baissera ou ne baissera pas ?

La semaine économique française aura été marquée par le taux d’inflation qui a atteint 1,3 % en 2012. La contraction de l’inflation est la preuve manifeste du ralentissement économique même si les prix des services demeurent toujours orientés à la hausse. Les coûts salariaux augmentent toujours malgré la montée du chômage ce qui constitue une spécificité française.

Le débat public a tourné sur une éventuelle baisse du taux du Livret A qui pourrait passer de 2,25 à 1,5 % même si 1,75 % est un taux envisageable. L’Élysée souhaiterait maintenir un taux à 2 %.

Autre sujet, l’immobilier baissera-t-il ou non ? Le nombre de transactions se contracte et devrait durant l’année 2013 peser sur les prix.

A suivre

Lundi 14 janvier, l’indicateur de la production industrielle de la zone euro sera publié. Ce chiffre donnera le la sur la tendance pour la fin de l’année. Il est espéré un petit rebond par rapport au mois d’octobre qui avait enregistré un recul de 1,4 %. Mardi 15 janvier, les ventes de détail américaines seront connues avec l’espoir d’une croissance de 0,3 % malgré des résultats moyens pour l’automobile. En Allemagne, le taux d’inflation du mois de décembre et le montant du déficit public seront publiés.

Toujours mardi, le taux d’inflation anglais pour décembre et l’année 2012 sera connu. Il devrait se situer à 2,7 % soit nettement au-dessus du taux de la zone euro.

Mercredi, ce sera au tour des Etats-Unis de dévoiler leur taux d’inflation 2012 qui devrait être de 2,2 %. Mercredi, les immatriculations 2012 d’automobile en Europe seront suivies de prêt au regard des problèmes de surproduction.

Jeudi, plusieurs indicateurs concernant le bâtiment seront publiés : pour la zone euro, la production dans le secteur de la construction en novembre et aux Etats-Unis, les permis de construire et les mises en chantier de décembre.

Pour terminer la semaine prochaine, il faudra suivre la croissance du PIB chinois au quatrième trimestre et les statistiques de la production industrielle de décembre.  Et aux Etats-Unis la publication de l’indice de confiance de l'Université du Michigan pour le mois de janvier. Il apparaît que le dénouement complexe du cliff fiscal n’aura pas pesé sur la confiance des chefs d'entreprises. En décembre, l'indicateur du moral des Américains s'était replié de près de dix points à 72,9 points. Selon le consensus de l'agence Bloomberg, l'indice de l'Université du Michigan aurait rebondi à 75 points.

Balance des paiements courants déficitaire de 2,9 milliards d'euros


Comme au mois d'octobre, le déficit des paiements courants de la France a été déficitaire de 2,9 milliards d'euros. Les services et les revenus des placements à l'étranger ont contribué à réduire le déficit commercial qui a été de 5 milliards d'euros. lire la note de la Banque de France

Livret A,quel avenir ?


Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle a été interviewé par la rédaction du site Atlantico.fr au sujet de la baisse probable du taux de rendement du Livret A compte tenu de la diminution de l'inflation en France. Lire l'interview sur le site d'Atlantico.fr

jeudi 10 janvier 2013

L'inflation à 1,3 % , à quel taux sera le Livret A ?


L'INSEE a publié les résultats de l'inflation de l'année 2012. Le verdict est tombé, le taux est de 1,2 % lançant l'opération de la baisse du taux du Livret A qui devrait intervenir au 1er février. 

En décembre 2012, l’indice des prix à la consommation (IPC) est en hausse de 0,3 % après une baisse de 0,2 % en novembre. Sur un an, il augmente de 1,3 % (+1,4 % en novembre). Hors tabac, l’indice est également en hausse de 0,3 %  portant le taux sur l'année à +1,2 % sur un an. Corrigé des variations saisonnières, la hausse de l’IPC atteint 0,1 % en décembre  le portant sur l'année à 1,3 % sur un an ce qui est donc l'indice de référence pour le Livret A . Au mois de décembre, les services ont poussé à la hausse des prix, néanmoins, l'inflation sous-jacente, demeure faible autour de 0,7 %.

Compte tenu du niveau d'inflation, le Gouvernement descendre le taux du Livret A à 1,5 ou 1,6 %. Il est probable qu'il retienne comme taux 1,6 ou  1,75  %. En vertu de la formule qui prévoit que le taux du Livret A devrait égal au taux d'inflation +0,25%, le taux du Livret A devrait être de 1,55 %.  

Glissements annuels de l'indice des prix à la consommation (IPC) et de l'inflation sous-jacente (ISJ)
Glissements annuels de l'indice des prix à la consommation (IPC) et de l'inflation sous-jacente (ISJ)

mercredi 9 janvier 2013

Zone euro : vive l'année 2013


Le PIB de la zone euro  s'est contracté au troisième trimestre de 0,1 %. Il devrait encore diminuer de 0,4 % au quatrième. La zone euro sortirait de la récession au premier semestre 2013 avec une croissance nulle au premier trimestre et une croissance de 0,2 % au deuxième. La production industrielle aurait été fortement impactée au dernier trimestre avec une contraction de 2 %. Cette baisse intervient dans un contexte morose pour le commerce international et de recul du pouvoir d'achat. La diminution de l'inflation mettrait un terme à cette dégradation au premier semestre 2013.

lire la note de l'INSEE  

La France médaille de bronze pour les prélèvements obligatoires


Eurostat vient de publier les résultats des prélèvements pour 2011. Ainsi, le taux des prélèvements obligatoires est de 40 % du PIB au sein de l'Union européenne à 27 et de 40,8 % au sein de la zone euro en augmentation respective de 0,4 et 0,5 point par rapport à 2010.

La France arrive en troisième position derrière le Danemark (48,6 ), la Belgique (46,7 %) avec un taux de 45,9 %.  L'Allemagne enregistre un taux de 40 % du PIB et le Royaume-Uni de 37,8 %.  L'Espagne est à 32,4 % quand l'Italie est à 42,8 %.

En 2011, les pays ayant enregistré les plus fortes hausses sont la France (+1,4 point), le Portugal (+1,3 point) et la République Tchèque ainsi que la Finlande (1 point).

La hausse des prélèvements est due aux plans d'assainissement mis en oeuvre dans différents pays et par un effet  d'assiette avec une contraction des masses imposables.

lire la note d'Eurostat

Livret A suite, le Gouverneur proposerait 1,25 %


L'inflation, avec la crise, aurait atteint un niveau très faible au mois de décembre avec 1,1 % ce qui devrait entraîner un ajustement à la baisse du taux du Livret A qui est aujourd'hui de 2,25 %. Christian Noyer, le Gouverneur de la Banque de France, considérant que les anticipations de prix sont orientées sensiblement à la baisse propose au gouvernement de réduire fortement le taux du Livret A en le mettant à 1,25 % . Il apparaît peu imaginable que le Gouvernement suive le Gouverneur. Néanmoins, cela ouvre les champs du possible pour la baisse qui pourrait être de 0,25 à 0,75 point.

Les taux d'intérêt toujours orientés à la baisse


Selon les statistiques de la Banque de France, les taux d'intérêt sont toujours orientés à la baisse. En effet, le taux d’intérêt moyen des crédits aux sociétés non financières était, au mois de novembre de 2,80 %, contre 3,50 % un an auparavant. Pour les crédits d’un montant unitaire inférieur à 1 million d’euros, le taux moyen est de 3,13 % au lieu de 3,89 % en novembre 2011.

Le taux d’intérêt moyen des crédits nouveaux à l’habitat des ménages est de 3,51 %, après 3,59 % en octobre pour les taux fixes ; pour les taux variables et ceux des crédits à moins d’un an, ce taux est de 3,01 %, après 3,16 %. Au mois de décembre 2012, le taux pour les crédits immobiliers a atteint un plus bas historique à 3,23 % soit un plus bas historique, le précédent datait de novembre 2010 à 3,25 %.

La production de crédits nouveaux, aux ménages comme aux sociétés non financières, baisse légèrement par rapport à octobre dans toutes les catégories de prêts.

Taux du Livret A : la baisse oui mais de combien, c'est une autre affaire


Pierre Moscovici, interviewé mercredi 9 janvier sur Europe 1, au sujet du taux du Livret A a indiqué que le Gouvernement n'était pas lié par les recommandations éventuelles du Gouverneur de la Banque de France. Il a démenti le fait que le taux de 1,25 % serait le futur taux du Livret A.

Il a mentionné qu'il défendrait les épargnants tout en veillant à faciliter le financement du logement social. Compte tenu de la baisse de l'inflation, autour de 1,4 %, le taux du Livret A devrait sans nul doute se situer entre 1,75 et 2 % .

mardi 8 janvier 2013

Les épargnants français parient sur le sûr


Selon un sondage réalisé par TNS Sofres pour le groupe Banque Postale, les Français sont toujours peu portés sur les actions en direct. les actionnaires ne représentent plus que 8,3 % des Français de 15 ans et plus contre 8,5 % en jui 2012. Depuis décembre 2008, la Bourse a perdu 2,4 millions d’investisseurs.

Seulement 5 % des Français se disent incités à acheter des actions. Malgré la hausse de 2012, plus de 15 %, 1 sondé sur 10 estime qu’il s’agit plutôt d’un « bon moment » pour placer une partie de son épargne en Bourse (contre 16 % il y a un an et demi).

Avec la crise des dettes publiques, le regard sur les obligations a changé : 78 % les jugent « risquées », alors qu’ils n’étaient que 63 % il y a cinq ans.

Les Français sont toujours des fourmis mais éprouvent de plus en plus de difficulté pour épargner. Ils ne sont plus que 50% à avoir épargné au cours des six derniers mois,contre 56 % en avril 2012 et 60 % en mars 2010.

Un Français sur trois a épargné au cours des six derniers mois sur son Livret A. Depuis le 1er octobre, 41 % des détenteurs ont fait des versement sur leur livret, et 1 sur 10 en lien avec le relèvement du plafond. L'assurance-vie résiste bien. Un tiers des Français privilégie ce produit. C’est aussi le produit clef pour préparer sa retraite.Sur les 34% de Français qui épargnent pour leur retraite, 60% le font via l’assurance-vie. Seulement 16 % optent des placements boursiers (actions,sicav, FCP ou PEA).

Les Etats-Unis sont de retour


Les Etats-Unis enregistrent leurs meilleurs résultats en matière de chômage depuis 4 ans. L’économie américaine a encore créé 155.000 emplois en décembre. Le chômage est à 7,8 % ce qui pour les Etats-Unis est élevé mais est nettement inférieur à la moyenne de la zone euro, environ 4 points en-dessous.

Les indicateurs avancés aux Etats-Unis sont plutôt bien orientés au point d'inciter la Banque centrale d'étudier un éventuel arrêt de ses procédures de quantitative easing qui porte de 85 milliards de dollars par mois.

La croissance américaine est portée par des prix faibles de l'énergie et par une dépréciation du taux de change. Elle se manifeste par une reprise du secteur immobilier et par une amélioration de la balance commerciale.

L'assurance-maladie maîtrisée ?


Les dépenses de soins de ville remboursées par la Sécurité sociale n'ont progressé sur les onze premiersmois de 2012 que de 0,5%par rapport aux onze premiers mois de 2011, selonles chiffres de l’assurance-maladie, soit un taux quasi-inconnu. Les remboursements d’honoraires des médecins et dentistes sont restés stables Les ventes de médicaments délivrés par les pharmacies ont reculé de 1,5%,sous l’effet des baisses de prix et de la progression des génériques. Les dépenses d’indemnités journalières versées aux salariés en arrêt-maladie ont diminué de 1,6 %, certes en raison d'un changement de ode de calcul.. Les dépenses de soins réalisés par les auxiliaires médicaux (infirmières, kinés...) ont, en revanche, progressé de 6%, tandis que les frais de transports des malades augmentent de 4,1 %. Ces bons résultats devront être suivis de près pour savoir s"il s'agit d'un véritable retournement ou s'il s'agit d'une pause qui pourrait trouver sa source dans la crise économique actuelle.

Les Français moins malheureux que prévu


La France, championne de la consommation d'antidépresseurs, comporterait moins de malheureux que prévu selon une étude de l'INSEE.  En effet, les adultes vivant en France métropolitaine déclarent en 2011 un niveau moyen de satisfaction dans la vie de 6,8 sur une échelle allant de 0 à 10. 13 % des Français sont réellement heureux en estimant leur bien-être à 9 ou 10. Seulement  7 %   le situent  à moins de 5 sur l’échelle de satisfaction.

L'argent ne fait pas le bonheur même s'il faut mieux en avoir. Toujours selon cette étude,  les restrictions monétaires, contraintes financières ou faibles revenus, sont jugés moins importantes  que des aspects liés à la qualité de vie, comme la faiblesse des liens sociaux  ou le stress dans la vie courante. Sans surprise,  les difficultés liées à la santé, au logement, et à l’insécurité physique et économique figurent parmi les facteurs déterminants. Les actifs occupant un emploi et en situation de mal-être au travail sont également plus fréquemment ceux qui déclarent une moindre satisfaction 
Paris, la ville lumière peut être source d'insatisfaction. Ainsi, les habitants de l’agglomération parisienne, et les adultes vivant seuls ou uniquement avec des mineurs, sont respectivement 9,8 % et 10,8 % à exprimer un niveau de satisfaction inférieure à 5. 22,5 % parmi les personnes les plus modestes, situées dans le premier décile de revenu fiscal sont aussi dans ce cas.

Les personnes âgées sont plutôt satisfait de leur vie. Les personnes se situant au-dessus de 8 sont, en effet,  proportionnellement  un peu plus nombreuses (15,5 %) parmi les personnes âgées de 65 ans ou plus. Mais c’est encore le revenu qui apparaît jouer le rôle le plus significatif, avec 23,4 % de personnes satisfaites parmi celles appartenant à un ménage qui dispose de hauts revenus (situés dans le dernier décile).

Graphique - Satisfaction dans la vie en général

Graphique - Satisfaction dans la vie en général    Lecture : à la question « en général, que diriez-vous de votre vie, sur une échelle de 0 à 10, de la pire à la meilleure possible ? », un quart des personnes déclarent un niveau de satisfaction égal à 8.
Champ : population de France métropolitaine âgée de 18 ans ou plus, vivant en logement ordinaire, hors institution.

Source : Insee, enquête qualité de vie, 2011.

lundi 7 janvier 2013

Les entreprises toujours en difficulté


Sans surprise, malheureusement, les faillites d'entreprises progressent aux mois d'octobre et de novembre. En effet, selon les statistiques de la Banque de France, A la fin du mois d'octobre 2012, en cumul sur douze mois glissants, le nombre de défaillances augmente par rapport à septembre, à 60 448 unités légales après 59 575 (+ 1,5 %). La hausse est de 1,6 % par rapport à octobre 2011.

Selon les données encore provisoires, à fin novembre 2012 le nombre de défaillances en cumul sur 12 mois se stabiliserait.

Les défaillances diminuent encore dans la construction (– 0,8 % après – 2,9 % fin septembre 2012) mais progressent dans la majorité des autres secteurs. Les transports sont lourdement touchés avec + 15,1 % après + 11,0 %) tout comme les activités immobilières (+ 11,8 % après + 10,3 %).

Le crédit aux entreprises souffre


Selon les statistiques de la Banque de France, à la fin du mois de novembre 2012, les encours de crédits mobilisés par les entreprises (hors entrepreneurs individuels et hors activités immobilières), ont augmenté de 0,7 % en rythme annuel. Pour l’ensemble des PME hors EI et hors activités immobilières, l’encours augmente de 2,5 %. Dans les PME appartenant à un groupe – qui peut être un groupe de PME – le taux de progression reste plus élevé mais continue de ralentir (+ 3,9 % contre + 4,3 % en octobre). Pour les PME indépendantes et micro-entreprises l’encours augmente plus faiblement (+ 1,8 %) . Concernant les holdings et grandes entreprises, la baisse des crédits mobilisés est moins marquée qu’en octobre (– 4,3 %, après – 5,7 %).

Le processus de substitution des financements de marché au financement bancaire se poursuit en particulier pour les grandes entreprises.

vendredi 4 janvier 2013

La semaine économique et financière vue par le Cercle


Start me up

La première semaine 2013 a été marquée par l’adoption d’un compromis budgétaire aux Etats-Unis permettant d’éviter l’application du cliff fiscal qui aurait plongé l’économie américaine et mondiale en récession. Le compromis a été perçu comme une victoire de Barack Obama du fait que le Congrès a accepté de relever contre l’avis des Républicains les impôts. Le choc fiscal porte sur 600 milliards de dollars.

Néanmoins, l’accord est bancal car il n’est que temporaire. Il pourra être remis en cause avec le vote sur le relèvement du plafond de dettes publiques fixé à 16.394 milliards de dollars, vote qui devrait intervenir dans les deux mois. Il faut également souligner que certaines mesures de réduction des dépenses prendront effet dans deux mois. Selon le Congressional Budget Office (CBO), organisme parlementaire équivalent à la Cour des comptes, l'accord, comparé aux mesures prévues par le mur budgétaire, augmentera le déficit budgétaire de près de 4.000 milliards de dollars (3.000 milliards d'euros) sur dix ans. Il permettra toutefois de réaliser une économie de 650 milliards sur la même période. Les marchés même s’ils n’ont pas été surpris par l’accord ont évidemment bien réagi.

Times waits for no one

Cérémonie des vœux de rigueur, le Gouvernement français a précisé ou pas le calendrier de travail. Les dossier retraite, santé et dépendance devraient être traités en 2013 mais il n’y a pas de calendrier précis. La présentation d’un projet de loi sur l’épargne ne figure pas au rang des priorités du Gouvernement ; il pourrait être laissé au soin des parlementaires en prolongement du rapport berger/Lefebvre.

Satisfaction guarantee

Le taux de chômage allemand est de 6,8 % fin 2012 soit son plus faible taux depuis 1991. Certes, l’Allemagne est aidée par une démographie déclinante mais il n’en demeure pas moins que l’économie d’Outre Rhin tourne à plein régime malgré le ralentissement de la zone euro. Pour mémoire, le taux de chômage est en France de 10,7 %, de 11,1 % en Italie et de 26,2 % en Espagne.

La dette de la zone euro n’en finit pas de progresser. Elle a dépassé en 2012 le seuil des 90 % et pourrait atteindre en fin d’année 93 %. Le seuil de 90 % est perçue comme celui qui est non économiquement viable. Le taux de 90 % est sans précédent en période de paix.

Time is on my side ou à suivre la semaine prochaine

Mardi 8 janvier sera publié pour la zone euro, l’indice du climat économique qui s’était inscrit à 85,7 en novembre, en hausse de 1,4 point sur le mois. Une amélioration supplémentaire est attendue pour le mois de décembre.

La BCE se réunira jeudi 8 janvier avec réexamen des taux. Le statu-quo est fort probable.

Toujours jeudi, l’INSEE publiera les prix à la consommation du mois de décembre pour la France avec un glissement possible de 1,4 à 1,3 %. Cette baisse justifiera la baisse du taux du Livret A.

Toujours jeudi est attendu le résultat du mois de novembre de la production industrielle  française avec certainement un nouveau recul évalué à 1 % sur un mois et de 5 % sur un an.

Les crédits aux sociétés non-financières, stabilité ou presque


La Banque de France vient de publier l'évolution des crédits aux sociétés non-financières. Les résultats témoignent du ralentissement de l'économie. Malgré des signes d'essoufflement, le montant de scrédits à l'habitat reste soutenu. Ainsi, le taux de croissance annuel des crédits aux sociétés non financières progresse de 0,8 % en novembre après 0,3 % en octobre. Le flux mensuel net corrigé des variations saisonnières est légèrement négatif en novembre avec une contraction de 0,8 Md €. Cette baisse est imputable à une réduction des crédits de trésorerie (- 1,5 Mds €, après - 2,1 Mds en octobre) en partie compensée par la hausse des crédits à l’investissement (+ 0,7 Md €, après + 2,1 Mds en octobre).

Les crédits à l’habitat augmentent de + 3,5 % en novembre, après + 3,6 % en octobre.

Les comptes sur livret ont le vent en poupe en France


Au mois de novembre dernier, selon les statistiques de la Banque de France, les dépôts à vue ont progressé de 2,3 % contre 4 % en octobre et 6,4 % en septembre. L'encours est de 573 milliards d'euros.

Au sein de la zone euro, avec la crise, les dépôts à vue restent dynamique avec une croissance moyenne de 7,7 % contre 7,1 % en octobre. La France se démarque du fait du dynamisme du Livret A et du LDD.

Les dépôts à terme de moins de deux ans ont reculé de 4,4 % après une baise de 2 % en octobre et de 4,7 % en septembre. L'encours est de 145 milliards d'euros quand les comptes sur livret pèsent 608 milliards d'euros en progression de 9 % en novembre après 8,8 % en octobre et 8 % en septembre. L'effet Livret A et LDD se fait sentir.

2,2 % l'inflation en zone euro au mois de décembre


Selon Eurostat, le taux d'inflation annuel de la zone euro est estimé à 2,2% en décembre 2012, stable par rapport au mois de novembre. Les prix de l'énergie décélère avec +5,2%, contre 5,7% en novembre. Ils devraient atteindre leur pic annuel en décembre. L'alimentation, les boissons alcoolisées et le tabac enregistre une hausse de 3,1%, contre 3,0%, les services 1,8%, contre 1,6% en novembre et les biens industriels hors énergie progressent de 1,1%, stable comparé à novembre.

Le dispositif Duflot précisé


Les mesures d'application du dispositif « Duflot »  ont fait l'objet d'un décret du 29 décembre 2012 et d'un arrêté du même jour publiés au Journal Officiel du 30 décembre dernier.
Les dispositions réglementaires  concernent les plafonds de loyers et de ressources des locataires, le classement des communes par zones comportant un déséquilibre important entre l'offre et la demande de logements, le niveau de performance énergétique globale des logements ainsi que le plafond du prix de revient des logements servant de base au calcul de la réduction d'impôt.


Consulter le décret


Consulter l'arrêté

jeudi 3 janvier 2013

Teasing sur la baisse du Livret A


Pierre Moscovici dans une interview au quotidien "Les Echos" du 4 janvier 2013  a déclaré qu'il attendrait le tau d'inflation publié à mi janvier et les recommandations du Gouverneur de la Banque de France avant de décider une éventuelle baisse du taux du Livret A  qui est aujourd'hui de 2,25 %. Compte tenu de la tendance du taux d'inflation, autour de 1,4 %,(hors tabac) le taux du Livret A pourrait passer à 2 %. Le Ministre de l'Economie semble avoir indiqué qu'il ne serait pas favorable d'aller au-delà. Logiquement, le taux du Livret A dépend soit de l'évolution des taux du marché monétaire, soit 0,25 point de plus que le taux d'inflation. Compte tenu des faibles taux  du marché monétaire, c'est la deuxième clef de la formule qui est depuis plusieurs années retenue. 

Le Gouvernement semble préparer l'opinion publique à une éventuelle révision du taux du Livret A. La forte collecte générée du Livret A générée par le relèvement du plafond devrait faciliter la baisse du Livret A.

La révision du taux du Livret A devrait intervenir le 1er février 2013.

Evolution du taux du Livret A depuis 1960
1er janvier 1960 3,25 %
1er janvier 1966 3,00 %
1er janvier 1968 3,50 %
1er juin 1969 4,00 %
1er janvier 1970 4,25 %
1er janvier 1974 6,00 %
1er janvier 1975 7,50 %
1er janvier 1976 6,50 %
16 octobre 1981 8,50 %
1er août 1983 7,50 %
16 août 1984 6,50 %
1er juillet 1985 6,00 %
16 mai 1986 4,50 %
1er mars 1996 3,50 %
16 juin 1998 3,00 %
1er août 1999 2,25 %
1er août 2003 2,25 %
1er août 2004 2,25 %
1er août 2005 2,00 %
1er février 2006 2,25 %
1er août 2006 2,75 %
1er août 2007 3,00 %
1er février 2008 3,50 %
1er août 2008 4,00 %
1er février 2009 2,50 %
1er mai 2009 1,75 %
1er août 2009 1,25 %
1er août 2010 1,75 %
1er février 2011 2,00 %
1er août 2011 2,25%

Les Français aiment les cotes


Selon l'INSEE, en quatre ans, la France s'est accrue de 1,4 Millions pour atteindre 64,6 millions dont 62,7 millions pour la métropole. La population française connait une progression deux fois supérieure à la moyenne européenne. 7 régions françaises ont enregistré un taux de croissance de population supérieur à 0,75 %. Il s'agit de la Corse, de la Bretagne, des Pays de la Loire, de l'Aquitaine, de la région Midi Pyrénées et de la région Languedoc Roussillon.

70 % de la croissance démographique provient de communes de moins de 5000 habitants. Ce sont des viles périurbaines qui accueillent une part croissante de la population. Les villes de 20 000 à 100 000 habitants connaissent, en revanche, une diminution de leur population du fait du coût des logements. Les grandes agglomérations comme Paris conservent leur pouvoir d'attraction. Paris comptait au 1er janvier 2010 2 243 893 et a gagné 118 587 habitants en onze ans.

La belle année 2012 pour les bourses de la planète


Après une difficile année 2011, l'année dernière a été plutôt favorable aux actionnaires qui ont enregistré une hausse de leurs actions. Ainsi, l'indice CAC 40 à Paris a progressé de 15,2 %. L'indice allemand a fait mieux porté par les succès économiques des entreprises d'Outre-Rhin avec une hausse du DAX de 29,06%. Après des années de chue libre, l'indice grec a enregistré une hausse de 33,43 % preuve peut être que les investisseurs croient au rebond de l'économie grecque en 2013. La Turquie qui est devenue le pays atelier de l'Europe a vu son indice boursier de référence bondir de 52,5 %. En Europe, l'Ukraine a enregistré une chue de 38,5 % et l'Espagne de 4,56 %. Il est à noter que la Russie a enregistré une simple hausse de 5,4 % et que le Royaume-Uni a fait à peine mieux avec 5,84 %.

En Asie, la palme revient à l'Inde avec une hausse de 25,7 % suivi par le Japon avec 22,94 % et Hong Kong avec 22,91 %. Shanghai a enregistré une progression de 3,17 % marquant une pause après des années de fortes progressions. La Chine a souffert du ralentissement du commerce mondial et des relèvements de rémunérations des salariés.

En Afrique, après les troubles de l'année passée, l'Egypte a enregistré un rebond de 50,8 % suivi par l'Afrique du Sud qui a connu une hausse de 22,22 %.

Pour les Amériques, le Mexique a connu une hausse de 17,88 % suivi de l'Argentine avec + 13,41 %. Le S&P 500 américain a connu une progression de 11,8 % faisant mieux que l'indice brésilien (+7,4 %) et l'indice canadien (3,36 %).

Au niveau mondial, le MSCI a connu une progression de 15,2 % et le MSCI pays émergents une hausse de 13,41 %.

mercredi 2 janvier 2013

Les plafonds 2013 de l'épargne retraite


Nouvelle année, nouveau plafond pour l'épargne retraite. La déduction du PERP est limitée à 10 % des revenus professionnels plafonnés à huit fois le plafond annuel de la Sécurité sociale soit  29 625 euros pour une personne seule au titre des revenus de 2013.

Pour les personnes ayant de faibles revenus ou ne disposant pas de revenus professionnels, la limite de déduction est fixée à 10 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, soit 3 703 euros au titre des revenus 2013.

les cotisations versées dans le cadre des Contrats Madelin sont déductibles à hauteur de 10 % du bénéfice imposable dans la limite de huit fois le PASS, soit 29 625 euros, plus 15 % sur la fraction du bénéfice comprise entre une et huit fois le PASS , soit une déduction maximale de 74 063 euros.

Pour les professionnels dont le bénéfice imposable de 2012 est inférieur ou égal à 37 032 euros, la déduction est égale au minimum à 10 % du PASS, soit 3703 euros.  

mardi 1 janvier 2013

lundi 31 décembre 2012

2013 : de nouvelles règles fiscales


Avec la promulgation de la loi de finances pour 2013 et de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2013, de nouvelles règles fiscales entrent en vigueur à compter du 1er janvier. Ainsi, le barème de l'impôt sur le revenu est gelé pour la deuxième année consécutive ce qui se traduit par un alourdissement du montant du taux d'inflation.Une tranche de 45 % est instituée pour les revenus supérieurs à 150 000 euros. Pour les revenus de 2012, il n'y a pas du fait de la décision du Conseil constitutionnel de contribution de 75 % pour les revenus d'activité supérieurs à 1 million d'euros. L'avantage fiscal tiré du quotient familial est abaissé à 2000 euros.

Les revenus de l'épargne sont désormais assujettis au barème de l'IR sauf pour des intérêts inférieurs à 2000 euros. Pour les dividendes, l'abattement de 40 % reste applicable. Les plus-values réalisées sur les produits financiers sont également soumises au barème de l'IR. Les niches fiscales son plafonnées à 10 000 euros au lieu de 18 000 euros + 4 % du revenu imposable. La niche DOM et celle des SOFICA sont intégrées au régime des 10 000 euros.

Le barème de l'ISF d'avant 2011 est rétabli. Il s’étale de 0,55 à 1,5 % avec l’introduction d’un plafond à 75 %. Le seuil de déclenchement est maintenu à 1,31 million d’euros. La réforme devrait permettre un gain de 1,4 milliard d’euros.

Les dividendes perçues par les TNS pourront être assujetties aux cotisations sociales.

Les retraités devront acquitté une taxe de 0,3 % pour financer les dépenses de dépendances.

Pour l’imposition des plus-values immobilières hors résidence principale. Ainsi, il sera instauré une surtaxe de 2% pour les plus-values à partir de 50.000 euros pour croître progressivement et atteindre 6% au-dessus de 250.000 euros.

Le dispositif «Scellier» pour les investisseurs achetant des logements neufs pour les louer est remplacé par un nouveau dispositif dénommé Duflot aux conditions plus strictes en matière de loyer et de lieu mais assorti d'une réduction d'impôt plus intéressante, de 18% sur neuf ans, calculé sur un investissement maximal de 300.000 euros.

Les Français des nostalgiques du franc ?


Selon un sondage Ifop réalisé pour le site d'informations Atlantico, 62% des personnes interrogées regrettent le franc comme monnaie. Ce taux est de 70% chez les femmes contre 54% chez les hommes. La crise financière et les doutes sur l'euro ont, sans nul doute, contribué à la montée de ce taux qui n'était que de 39% en 2002. En 2005, les insatisfaits étaient 61%, avant de monter à 69% en 2010 en raison de la crise. Le taux de nostalgiques atteint 77% parmi les ouvriers et employés, contre 41% chez les cadres supérieurs et professions libérales.

L'euro avait été accusé d'avoir entraîné une augmentation des prix, le ressenti l'ayant emporté sur la réalité. Le problème grec et les plans d'assainissement ont transformé la monnaie unique en bouc-émissaire.

Le sondage Ifop, publié par Atlantico, a été réalisé par téléphone entre le 18 et le 20 décembre auprès d'un échantillon de 1007 personnes, représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus.

Le CAC 40 a repris des couleurs en 2012


Le CAC 40 a repris quelques couleurs en 2012 avec une progression de 15 % en clôturant à 3.641,07 points. Néanmoins, la bourse de Paris à la différence de New York ou de Francfort est très en deçà de son niveau de la fin 2007 (5.614,08 points). La bourse parisienne s'est redressée avec le règlement de la crise des dettes publiques au second semestre. La possibilité pour la BCE de racheter des titres sur le marché secondaire a changé la donne. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que la croissance de l'économie mondiale a été de plus de 3 % et que les grandes entreprises françaises travaillent à plus de 80 % à l'international. Elles ont renforcé leurs implantations en Asie et en Océanie tout comme en Amérique Latine. Le décollage économique de l'Afrique constitue également une bonne nouvelle pour les entreprises du CAC 40.

Avec le règlement partiel de la crise des dettes souveraines, les valeurs financières qui avaient en 2011 fortement baissé ont retrouvé le chemin de la hausse. Ainsi, la Société Générale a enregistré un rebond de 65%. BNP Paribas a repris 40%, Crédit Agricole 40% ...

Les difficultés du secteur nucléaire et les problèmes stratégiques d'Areva,ont contribué à une diminution du cours de l'action de 33%. Parmi les autres grandes baisses se retrouvent des anciens monopoles soumis à une concurrence forte : France Télécom a reculé de 31%, Pages Jaunes a perdu 33%, GDF Suez 26%, EDF -26% et Neopost -23%...

dimanche 30 décembre 2012

Les Français et la prévoyance, un couple difficile et une nécessité de pédagogie (enquête TNS Sofres pour Generali)


  Selon un sondage réalisé par TNS Sofres pour Generali Assurances, 66% des Français sont préoccupés par la protection financière de leur famille en cas de coup dur. 81% des Français estiment qu’il est important de s’assurer pour répondre à cette préoccupation, et même 34% jugent que c’est indispensable… Sans surprise, l’assurance prévoyance est jugée plus indispensable par les familles avec enfant à charge que par les seniors.

Selon cette enquête, seulement un Français sur deux déclare être couvert par un contrat d’assurance prévoyance à titre individuel (y compris assurance emprunteur, mais hors Garantie Accident de la Vie). Il s’agit principalement de contrats d’assurance en cas de décès, d’invalidité ou d’incapacité (43%), davantage détenus par les familles et les personnes aux revenus plus élevés.

  Pourquoi les Français ne souscrivent pas de tels produits ?
  • - 36% déclarent ne pas en avoir besoin
  • - 35% ne pas en avoir les moyens (plus de la moitié des personnes dont le foyer gagne moins de 1200 euros nets par mois)
  • - 14% ne pas suffisamment connaître les risques ou les produits (1 jeune de moins de 35 ans sur 4)


La méconnaissance et le coût sont donc les arguments mis en avant. Il y a un véritable effort de pédagogie à réaliser pour expliquer la nature des risques et les moyens de s'en prémunir.

Consulter les résultats de l'enquête