LA Commission de Bruxelles a le lundi 13 juillet 2009 donné un avis favorable pour la réforme du mode de financement du régime de retraite de la RATP.
Depuis le 1er janvier 2006, il a été institué une caisse de retraite du personnel de la RATP, la CRP-RATP qui perçoit les cotisations retraite de la rATP auxquelles s'ajoute une subvention d'équilibre versée par l'Etat. Par ailleurs, afin d'assurer la neutralité financière de l'adossement du régime de la RATP sur le régime général, il est prévu que l'Etat prenne en charge le versement de soultes.
Ces subventions ont fait l'objet d'une étude approfondie de la part des services de la Commission. Si elle a reconnu qu'elles constituaient une aide en faveur de la RATP, elle a admis qu'elles étaient compatibles avec le droit européen. Néanmoins, elle a demandé à la France de poursuivre la réforme du régime de retraite de la RATP. La Commission a demandé son alignement sur le régime général.
CERCLE DE L'EPARGNE, DE LA RETRAITE ET DE LA PREVOYANCE
Le Cercle des Epargne, de la retraite et de la prévoyance est un centre d'études et d'information indépendant qui a pour objet de réaliser des études et d'informer les épargnants sur toutes les questions relatives à l'épargne, la retraite et la prévoyance
Pour plus de renseignements et pour tous les contacts presse, vous pouvez nous contacter au 06 13 90 75 48
mardi 14 juillet 2009
mercredi 8 juillet 2009
Le rapport Houillon veut faire la peau aux retraites chapeau
Philippe Houillon (UMP, Val-d'Oise) a présenté le mardi 7 juillet, les seize propositions du rapport sur les nouvelles régulations de l’économie relatifs aux rémunérations des dirigeants mandataires sociaux et des opérateurs de marchés. Ces propositions ont été élaborées par dix parlementaires de droite et de gauche.
Ce rapport suggère ainsi la transformation du comité des sages AFEP/MEDEF un observatoire des rémunérations, l'interdiction du cumul d'un contrat de travail et d'un mandat social et l'encadrement des stock-options.
Sur les retraites dites chapeau, le rapport prévoit un encadrement dissuasif afin d'en limiter l'attrait.
Le rapport souligne sur ce sujet que "aspect peu critiqué car assez peu connu du grand public, les retraites supplémentaires à prestations définies constituent un élément différé très substantiel des rémunérations consenties aux mandataires sociaux. La loi n° 2003 775 du 21 août 2003, portant réforme des retraites, a donné un cadre juridique, fiscal et social à ce type particulier de pensions, désormais définies et régies par l’article L. 137-11 du code de la sécurité sociale.
Financées par les entreprises employeurs, elles garantissent à leurs bénéficiaires un niveau de pension prédéterminé, correspondant à un pourcentage du dernier salaire annuel perçu. Compensant la différence entre les montants versés par les régimes de cotisation obligatoire (AGIRC et ARRCO) et le plancher garanti, elles donnent lieu, le plus souvent à des provisions considérables au moment du départ de leur bénéficiaire. Le cas le plus emblématique de ces dernières années est celui de l’ancien président-directeur général du groupe Carrefour, M. Daniel Bernard. Afin de lui assurer une retraite annuelle de 1,2 million d’euros, l’entreprise avait dû provisionner dans ses comptes pas moins de 29 millions d’euros. Dans une décision rendue le 7 octobre 2008, la Cour d’appel de Paris a néanmoins prononcé la nullité de la convention sur laquelle reposait cette retraite supplémentaire, en raison non seulement d’un défaut d’autorisation préalable du conseil d’administration du groupe Carrefour et, de surcroît, des conséquences dommageables que cet avantage revêtait pour la société ( ).
Il n’en demeure pas moins que de tels montants semblent monnaie courante dans les grandes sociétés cotées. À titre d’illustration, on mentionnera qu’Antoine Zacharias (ancien PDG de Vinci) est assuré de percevoir 2,2 millions d’euros chaque année à ce titre, que MM. Jean-René Fourtou (Vivendi) et Alain Joly (Air Liquide) bénéficient d’une retraite annuelle de 1,2 million d’euros, tandis que M. Bertrand Colomb (Saint-Gobain) se voit verser une rente de 1 million d’euros tous les ans du fait de ses anciennes fonctions.
Il existe des variantes, qui peuvent prendre la forme d’une distribution d’actions gratuites (Eiffage) ou d’une prime exceptionnelle, équivalente à la somme des bonus perçus sur une certaine durée (Publicis). Dans le dernier de ces deux cas particuliers, le document de référence de la société concernée indique une provision cumulée de 9,7 millions d’euros. De tels dispositifs présentent toutefois l’avantage de coûter un peu moins cher à l’entreprise ou d’être mieux indexés sur les performances des intéressés.
Tous ces avantages sont nécessairement avalisés par les conseils d’administration ou de surveillance des entreprises. Cette formalité ne pose cependant pas beaucoup de problèmes, dans la mesure où les membres de ces conseils entretiennent le plus souvent des relations étroites avec les dirigeants opérationnels, quand ils ne bénéficient pas pour une part d’entre eux des mêmes acquis".
Le rapport propose ainsi de revoir les avantages consentis pour la retraite.
Selon le rapport, "Les retraites supplémentaires à prestations définies des dirigeants mandataires sociaux, plus connues sous le vocable de « retraites chapeaux », peuvent apparaître choquantes aux salariés relevant du régime général dans la mesure où elles reviennent à faire supporter par l’entreprise employeur, parfois même en cas de départ consécutif à un échec, le coût du différentiel de revenus entre la pension liquidée et les derniers émoluments perçus.
Actuellement, trente-quatre des quarante valeurs les plus importantes de la place de Paris font bénéficier leurs dirigeants de telles retraites additives. Dans certains cas, le régime est partagé par l’ensemble des salariés du groupe, à l’instar du mécanisme en vigueur au sein de Saint-Gobain, GDF-Suez ou Suez environnement. Dans d’autres cas, plus nombreux à vrai dire, le régime de retraite supplémentaire est réservé à un petit nombre de cadres supérieurs, quand il n’a pas pour seul bénéficiaire le président-directeur général de la société, comme c’est le cas de France Télécom. Le dirigeant de cette entreprise est ainsi en situation d’obtenir une retraite supplémentaire égalant 20,8 % de la meilleure moyenne annuelle de ses rémunérations brutes des trente-six derniers mois d’activité. Pour mémoire et, à titre de comparaison, le régime général des salariés du privé est déterminé sur la base de la rémunération perçue lors des vingt-cinq meilleures années, ce qui induit un effet de lissage considérablement plus fort.
Le mécanisme des retraites supplémentaires à prestations définies engendre le plus souvent à la charge des sociétés concernées des provisions de plusieurs millions d’euros pour un nombre très réduit de bénéficiaires. Les organisations professionnelles des entreprises ont reconnu implicitement l’existence d’abus, à l’occasion de l’élaboration de leurs dernières recommandations sur les rémunérations des dirigeants mandataires sociaux. À cette occasion, elles ont souhaité poser certaines exigences de bon sens, à savoir que :
– le groupe de bénéficiaires potentiels soit sensiblement plus large que les seuls mandataires sociaux ;
– les bénéficiaires satisfassent des conditions raisonnables d’ancienneté dans l’entreprise, fixées préalablement par le conseil d’administration ou le directoire ;
– les droits potentiels ne représentent qu’un pourcentage limité de la rémunération fixe de chaque bénéficiaire ;
– la période de référence prise en compte pour le calcul des prestations soit de plusieurs années, tout gonflement artificiel de rémunération sur cette période à seule fin d’augmenter le rendement du régime de retraite se voyant proscrit.
Ces prescriptions ont représenté une réelle innovation par rapport aux recommandations publiées en janvier 2007. Il convient peut-être d’attendre un peu pour leur laisser le temps de produire leurs effets, avant d’envisager d’intervenir formellement sur la question. Néanmoins, si les aménagements proposés par le MEDEF et l’AFEP ne se révèlent pas suffisamment efficaces, il conviendra de réfléchir à un système différent. En l’espèce, la suggestion de l’institut Montaigne consistant à mettre fin à la compensation financière des entreprises en contrepartie de la mise en place pour leurs dirigeants d’un régime de retraite par capitalisation assorti le cas échéant de déductions fiscales ne manque pas d’attrait. Il s’agit d’une alternative intéressante à l’instauration d’une fiscalité confiscatoire, qui résoudrait certainement le problème en cette période de crise mais ouvrirait la voie à la réitération des excès passés une fois la reprise venue."
lire le rapport
Ce rapport suggère ainsi la transformation du comité des sages AFEP/MEDEF un observatoire des rémunérations, l'interdiction du cumul d'un contrat de travail et d'un mandat social et l'encadrement des stock-options.
Sur les retraites dites chapeau, le rapport prévoit un encadrement dissuasif afin d'en limiter l'attrait.
Le rapport souligne sur ce sujet que "aspect peu critiqué car assez peu connu du grand public, les retraites supplémentaires à prestations définies constituent un élément différé très substantiel des rémunérations consenties aux mandataires sociaux. La loi n° 2003 775 du 21 août 2003, portant réforme des retraites, a donné un cadre juridique, fiscal et social à ce type particulier de pensions, désormais définies et régies par l’article L. 137-11 du code de la sécurité sociale.
Financées par les entreprises employeurs, elles garantissent à leurs bénéficiaires un niveau de pension prédéterminé, correspondant à un pourcentage du dernier salaire annuel perçu. Compensant la différence entre les montants versés par les régimes de cotisation obligatoire (AGIRC et ARRCO) et le plancher garanti, elles donnent lieu, le plus souvent à des provisions considérables au moment du départ de leur bénéficiaire. Le cas le plus emblématique de ces dernières années est celui de l’ancien président-directeur général du groupe Carrefour, M. Daniel Bernard. Afin de lui assurer une retraite annuelle de 1,2 million d’euros, l’entreprise avait dû provisionner dans ses comptes pas moins de 29 millions d’euros. Dans une décision rendue le 7 octobre 2008, la Cour d’appel de Paris a néanmoins prononcé la nullité de la convention sur laquelle reposait cette retraite supplémentaire, en raison non seulement d’un défaut d’autorisation préalable du conseil d’administration du groupe Carrefour et, de surcroît, des conséquences dommageables que cet avantage revêtait pour la société ( ).
Il n’en demeure pas moins que de tels montants semblent monnaie courante dans les grandes sociétés cotées. À titre d’illustration, on mentionnera qu’Antoine Zacharias (ancien PDG de Vinci) est assuré de percevoir 2,2 millions d’euros chaque année à ce titre, que MM. Jean-René Fourtou (Vivendi) et Alain Joly (Air Liquide) bénéficient d’une retraite annuelle de 1,2 million d’euros, tandis que M. Bertrand Colomb (Saint-Gobain) se voit verser une rente de 1 million d’euros tous les ans du fait de ses anciennes fonctions.
Il existe des variantes, qui peuvent prendre la forme d’une distribution d’actions gratuites (Eiffage) ou d’une prime exceptionnelle, équivalente à la somme des bonus perçus sur une certaine durée (Publicis). Dans le dernier de ces deux cas particuliers, le document de référence de la société concernée indique une provision cumulée de 9,7 millions d’euros. De tels dispositifs présentent toutefois l’avantage de coûter un peu moins cher à l’entreprise ou d’être mieux indexés sur les performances des intéressés.
Tous ces avantages sont nécessairement avalisés par les conseils d’administration ou de surveillance des entreprises. Cette formalité ne pose cependant pas beaucoup de problèmes, dans la mesure où les membres de ces conseils entretiennent le plus souvent des relations étroites avec les dirigeants opérationnels, quand ils ne bénéficient pas pour une part d’entre eux des mêmes acquis".
Le rapport propose ainsi de revoir les avantages consentis pour la retraite.
Selon le rapport, "Les retraites supplémentaires à prestations définies des dirigeants mandataires sociaux, plus connues sous le vocable de « retraites chapeaux », peuvent apparaître choquantes aux salariés relevant du régime général dans la mesure où elles reviennent à faire supporter par l’entreprise employeur, parfois même en cas de départ consécutif à un échec, le coût du différentiel de revenus entre la pension liquidée et les derniers émoluments perçus.
Actuellement, trente-quatre des quarante valeurs les plus importantes de la place de Paris font bénéficier leurs dirigeants de telles retraites additives. Dans certains cas, le régime est partagé par l’ensemble des salariés du groupe, à l’instar du mécanisme en vigueur au sein de Saint-Gobain, GDF-Suez ou Suez environnement. Dans d’autres cas, plus nombreux à vrai dire, le régime de retraite supplémentaire est réservé à un petit nombre de cadres supérieurs, quand il n’a pas pour seul bénéficiaire le président-directeur général de la société, comme c’est le cas de France Télécom. Le dirigeant de cette entreprise est ainsi en situation d’obtenir une retraite supplémentaire égalant 20,8 % de la meilleure moyenne annuelle de ses rémunérations brutes des trente-six derniers mois d’activité. Pour mémoire et, à titre de comparaison, le régime général des salariés du privé est déterminé sur la base de la rémunération perçue lors des vingt-cinq meilleures années, ce qui induit un effet de lissage considérablement plus fort.
Le mécanisme des retraites supplémentaires à prestations définies engendre le plus souvent à la charge des sociétés concernées des provisions de plusieurs millions d’euros pour un nombre très réduit de bénéficiaires. Les organisations professionnelles des entreprises ont reconnu implicitement l’existence d’abus, à l’occasion de l’élaboration de leurs dernières recommandations sur les rémunérations des dirigeants mandataires sociaux. À cette occasion, elles ont souhaité poser certaines exigences de bon sens, à savoir que :
– le groupe de bénéficiaires potentiels soit sensiblement plus large que les seuls mandataires sociaux ;
– les bénéficiaires satisfassent des conditions raisonnables d’ancienneté dans l’entreprise, fixées préalablement par le conseil d’administration ou le directoire ;
– les droits potentiels ne représentent qu’un pourcentage limité de la rémunération fixe de chaque bénéficiaire ;
– la période de référence prise en compte pour le calcul des prestations soit de plusieurs années, tout gonflement artificiel de rémunération sur cette période à seule fin d’augmenter le rendement du régime de retraite se voyant proscrit.
Ces prescriptions ont représenté une réelle innovation par rapport aux recommandations publiées en janvier 2007. Il convient peut-être d’attendre un peu pour leur laisser le temps de produire leurs effets, avant d’envisager d’intervenir formellement sur la question. Néanmoins, si les aménagements proposés par le MEDEF et l’AFEP ne se révèlent pas suffisamment efficaces, il conviendra de réfléchir à un système différent. En l’espèce, la suggestion de l’institut Montaigne consistant à mettre fin à la compensation financière des entreprises en contrepartie de la mise en place pour leurs dirigeants d’un régime de retraite par capitalisation assorti le cas échéant de déductions fiscales ne manque pas d’attrait. Il s’agit d’une alternative intéressante à l’instauration d’une fiscalité confiscatoire, qui résoudrait certainement le problème en cette période de crise mais ouvrirait la voie à la réitération des excès passés une fois la reprise venue."
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La lettre de Conseils Privés
Le tout Etat est-il la solution pour juguler la crise? l'épargne américaine est de retour comme le dollar, la bataille de la certification dans le domaine du développement durable, Robert Reich et le projet de réforme de la régulation financière d'Obama... autant de sujets traités dans la lettre du mois de juillet de Conseils Privés.
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vendredi 3 juillet 2009
La lettre du mois de juillet du Cercle : la lettre n°36
Au sommaire de la lettre d'information du Cercle :
- le recul de l'âge légal de départ à la retraite
- le grand emprunt national
- les résultats du PERP et du PERCO
- l'assurance-vie le couteau suisse de l'épargnant français
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- le recul de l'âge légal de départ à la retraite
- le grand emprunt national
- les résultats du PERP et du PERCO
- l'assurance-vie le couteau suisse de l'épargnant français
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mercredi 1 juillet 2009
Retour sur les Entretiens de l'Epargne retraite à Montpellier le 18 juin 2009
Le 18 juin 2009, plus de 150 personnes ont participé aux Entretiens de l'Epargne et de la Retraite organisé par le Cercle des Epargnants et Generali à l'hôtel Pullman.
La réunion, animée par Jean-Pierre Gaillard, a permis à Florence Legros, économiste et professeur d'université à Paris Dauphine, à Marc Fabayre, directeur de la distribution Europe de Generali Investments, à Jacques Barthélémy, avocat conseil en droit social et à Philippe Crevel de débattre sur la situation économique et financière ainsi que sur le problème du financement des retraites.














La réunion, animée par Jean-Pierre Gaillard, a permis à Florence Legros, économiste et professeur d'université à Paris Dauphine, à Marc Fabayre, directeur de la distribution Europe de Generali Investments, à Jacques Barthélémy, avocat conseil en droit social et à Philippe Crevel de débattre sur la situation économique et financière ainsi que sur le problème du financement des retraites.
Accélération du vieillissement
Selon une étude de l'INED, il a fallu 114 ans à la France afin que la part des personnes de plus de 65 ans passe de 7 à 14 % de la population totale ; pour le Royaume-Uni, il a fallu 45 ans,; pour les Etats-Unis 71 ans. Pour les pays émergents, le vieillissement en cours sera encore plus brutal. Ainsi, pour la Chine il faudra 25 ans, pour le Brésil 24 ans, pour le Vietnam 17 ans comme pour la Syrie. Tous ces pays auront vu le doublement de la part des personnes âgées intervenir d'ici 2050. Toujours selon l'INED, le nombre de personnes de plus de 65 ans triplera d'ici 2050 quand la population mondiale n'augmentera que de 33 %.
Le défi du financement des retraites est bien mondial et imposera de modifier en profondeur le système économique et social.
lire l'étude de l'INED
Le défi du financement des retraites est bien mondial et imposera de modifier en profondeur le système économique et social.
lire l'étude de l'INED
samedi 27 juin 2009
Dossier Retraite dans le Fig Mag du 27 juin
Le Fig Mag de ce fin de mois de juin comprend un dossier sur les retraites : solutions pour l'améliorer, la question de l'âge légal de départ à la retraite... Un test réalisé par le Cercle des Epargnants pour savoir si nous sommes bien préparés pour faire financièrement face à la cessation d'activité.
Lire l'article sur la question de l'âge de départ à la retraite
Lire l'article "faire les bons choix pour de belles années"
Lire l'article "le PERP en attente de réforme"
Lire l'article sur la question de l'âge de départ à la retraite
Lire l'article "faire les bons choix pour de belles années"
Lire l'article "le PERP en attente de réforme"
jeudi 25 juin 2009
Le Cumul emploi/retraite expliqué
Depuis le 1er janvier 2009, le cumul emploi/retraite a été libéralisé pour un certain nombre d'assurés. Le Cercle a élaboré sous la forme d'une fiche pratique une synthèse des modalités du nouveau dispositif.
télécharger la fiche pratique
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mercredi 24 juin 2009
Epargne et Revenus, une enquête de l'INSEE
L'INSEE a étudié les comportements des ménages (consommation et épargne) en fonction de leurs revenus. Ainsi, 20 % des ménages les plus aisés reçoivent 40 % des revenus pendant que les 20 % les plus modestes ne reçoivent que 8 % des revenus. Les 5 millions de ménages aisés captent 80 % des revenus financiers qui représentent 36 % de leurs revenus. Pour les ménages modestes, les prestations sociales représentent la moitié de leurs revenus. La part des revenus consacrée à l'épargne atteint 36 % du revenu disponible pour les 20 % des ménages les plus riches. ce taux est de 10 % pour le décile précédent. Il est respectivement de 1 % et de 7 % pour le 2ème et le 3ème déciles. Les 20 % de ménages les plus pauvres ont un taux d'épargne négatif de 11 %. En intégrant les transferts privés (famille...), leur taux d'épargne est de 1 %.
Les écarts de consommation sont moins importants que les écarts de revenus du fait du surcroit d'épargne de la part des ménages aisés ; l'écart est de 3,3 contre 5 pour les revenus.
Trois grands postes de consommation absorbent entre 50 et 60 % des revenus : le logement, l'alimentation et les transports.
Les écarts de consommation sont moins importants que les écarts de revenus du fait du surcroit d'épargne de la part des ménages aisés ; l'écart est de 3,3 contre 5 pour les revenus.
Trois grands postes de consommation absorbent entre 50 et 60 % des revenus : le logement, l'alimentation et les transports.
lundi 22 juin 2009
L'assurance vie, le couteau suisse de l'épargne française
Après le Conseil d'Analyse Economique, c'est au tour du CES d'étudier l'assurance-vie à travers un rapport baptisé "l'assurance vie : protection individuelle et financement du développement économique".
Le rapport rappelle sans surprise que l'assurance vie avec ses 12 millions de contrats est le placement préféré des Français. Son essor n'est pas sans lien avec l'absence dans notre pays de fonds de pension.
L'assurance-vie représente 40 % des placements financiers des ménages en 2007 contre 30 % en 1998. A la fin de l'année 2008, l'encours de l'assurance-vie représentait 1144 milliards d'euros. En 1994, elle pesait moins de 300 milliards d'euros.
La progression de l'assurance-vie est d'autant plus à signaler que sa fiscalité a été alourdie au fil des années. Au départ, l'exonération était quasi la règle.
En matière d'impôt sur le revenu, le régime dépend de trois facteurs :
- la date de conclusion du contrat
- la date de versement des primes avec deux dates à prendre en compte (le 1er janvier 1983 fin de l'exonération des contrats d'assurance vie quelle que soit leur durée; le 26 septembre 1997, fin du régime d'exonération totale des contrats de plus de 8 ans)
- durée de détention du contrat à la date de rachat (contrat de moins de 8 ans, imposition majorée, contrat de plus de 8 ans, imposition allégée).
Depuis 1983, le taux d'imposition est de 35 % pour les contrats de moins de 4 ans et de 15 % pour ceux de 4 à 8 ans.
A l'exception des contrats DSK et NSK, depuis le 1er janvier 1998, les contrats de plus de 8 ans sont soumis à une imposition de 7,5 % avec application d'un abattement de 4600 euros pour une personne seule et 9200 euros pour un couple.
Les prélèvements sociaux qui n'existaient pas il y a 20 ans se sont accrus ces dernières années.
Pour les contrats en unités de compte, ils sont acquittés au moment du rachat ; pour les fonds euros, ils sont perçus annuellement.
Depuis le 1er janvier 2009, les prélèvements sociaux représentent 12,1 % (0,5 % de CRDS, 8,2 % de CSG, 2 % de prélèvements sociaux, contributions additionnelles de 0,3 % et de 1,1 % pour le RSA).
Le régime fiscal au moment de la succession reste avantageux. 20 % des contrats se dénouent au moment du décès du titulaire.
Les montants des contrats de l'assurance vie ne rentrent pas dans l'actif successorale. La fiscalité applicable dépend de trois facteuurs :
- la date d'ouverture du contrat
- la date de versement des primes
- l'âge du souscripteur.
Pour les contrats ouverts depuis le 20 novembre 1991,
- pour les assurés de moins de 70 ans, exonération totale (jusqu'au 13 octobre 1998) puis depuis cette date imposition à 20 % avec abattement de 152 000 euros;
- pour les assurés de plus de 70 ans, droits de succession applicable pour les primes supérieures à 30 500 euros.
La dépense fiscale du régime de l'assurance-vie est de 2,8 milliards d'euros.
Le CESE préconise une simplification du régime fiscal.
Les multiples objectifs de l'assurance-vie :
- la constitution d'une épargne de précaution
- la préparation de l'achat d'un logement ou de la construction d'une résidence principale ou secondaire
- la préparation de la retraite
- la constitution d'une épargne en vue de la dépendance
- la préparation de la succession
Les contrats d'assurance-vie ont bénéficié d'importantes innovations. Autrefois, constitués en fonds garanti, ils se sont mués en enveloppe accueillant tout type d'instruments financiers (fonds en unités de compte, fonds multisupports, fonds diversifiés).
Avec l'amendement Fourgous (2005), le bénéficiaire d'un contrat d'assurance-vie souscrit en euros peut sans perdre les avantages fiscaux qui y sont attachés le transformer en contrats multi-supports à condition de consacrer 20 % de l'actif aux actions. Plus de 1,3 million de contrats ont été transformés représentant 47 milliards d'euros.
La force des contrats d'assurance-vie provient de leur souplesse : différents types de gestion, versements programmés ou libres, prime unique, sortie en rente, en capital....)
lire le rapport
Le rapport rappelle sans surprise que l'assurance vie avec ses 12 millions de contrats est le placement préféré des Français. Son essor n'est pas sans lien avec l'absence dans notre pays de fonds de pension.
L'assurance-vie représente 40 % des placements financiers des ménages en 2007 contre 30 % en 1998. A la fin de l'année 2008, l'encours de l'assurance-vie représentait 1144 milliards d'euros. En 1994, elle pesait moins de 300 milliards d'euros.
La progression de l'assurance-vie est d'autant plus à signaler que sa fiscalité a été alourdie au fil des années. Au départ, l'exonération était quasi la règle.
En matière d'impôt sur le revenu, le régime dépend de trois facteurs :
- la date de conclusion du contrat
- la date de versement des primes avec deux dates à prendre en compte (le 1er janvier 1983 fin de l'exonération des contrats d'assurance vie quelle que soit leur durée; le 26 septembre 1997, fin du régime d'exonération totale des contrats de plus de 8 ans)
- durée de détention du contrat à la date de rachat (contrat de moins de 8 ans, imposition majorée, contrat de plus de 8 ans, imposition allégée).
Depuis 1983, le taux d'imposition est de 35 % pour les contrats de moins de 4 ans et de 15 % pour ceux de 4 à 8 ans.
A l'exception des contrats DSK et NSK, depuis le 1er janvier 1998, les contrats de plus de 8 ans sont soumis à une imposition de 7,5 % avec application d'un abattement de 4600 euros pour une personne seule et 9200 euros pour un couple.
Les prélèvements sociaux qui n'existaient pas il y a 20 ans se sont accrus ces dernières années.
Pour les contrats en unités de compte, ils sont acquittés au moment du rachat ; pour les fonds euros, ils sont perçus annuellement.
Depuis le 1er janvier 2009, les prélèvements sociaux représentent 12,1 % (0,5 % de CRDS, 8,2 % de CSG, 2 % de prélèvements sociaux, contributions additionnelles de 0,3 % et de 1,1 % pour le RSA).
Le régime fiscal au moment de la succession reste avantageux. 20 % des contrats se dénouent au moment du décès du titulaire.
Les montants des contrats de l'assurance vie ne rentrent pas dans l'actif successorale. La fiscalité applicable dépend de trois facteuurs :
- la date d'ouverture du contrat
- la date de versement des primes
- l'âge du souscripteur.
Pour les contrats ouverts depuis le 20 novembre 1991,
- pour les assurés de moins de 70 ans, exonération totale (jusqu'au 13 octobre 1998) puis depuis cette date imposition à 20 % avec abattement de 152 000 euros;
- pour les assurés de plus de 70 ans, droits de succession applicable pour les primes supérieures à 30 500 euros.
La dépense fiscale du régime de l'assurance-vie est de 2,8 milliards d'euros.
Le CESE préconise une simplification du régime fiscal.
Les multiples objectifs de l'assurance-vie :
- la constitution d'une épargne de précaution
- la préparation de l'achat d'un logement ou de la construction d'une résidence principale ou secondaire
- la préparation de la retraite
- la constitution d'une épargne en vue de la dépendance
- la préparation de la succession
Les contrats d'assurance-vie ont bénéficié d'importantes innovations. Autrefois, constitués en fonds garanti, ils se sont mués en enveloppe accueillant tout type d'instruments financiers (fonds en unités de compte, fonds multisupports, fonds diversifiés).
Avec l'amendement Fourgous (2005), le bénéficiaire d'un contrat d'assurance-vie souscrit en euros peut sans perdre les avantages fiscaux qui y sont attachés le transformer en contrats multi-supports à condition de consacrer 20 % de l'actif aux actions. Plus de 1,3 million de contrats ont été transformés représentant 47 milliards d'euros.
La force des contrats d'assurance-vie provient de leur souplesse : différents types de gestion, versements programmés ou libres, prime unique, sortie en rente, en capital....)
lire le rapport
L'assurance vie, le couteau suisse de l'épargne française
Après le Conseil d'Analyse Economique, c'est au tour du CES d'étudier l'assurance-vie à travers un rapport baptisé "l'assurance vie : protection individuelle et financement du développement économique".
Le rapport rappelle sans surprise que l'assurance vie avec ses 12 millions de contrats est le placement préféré des Français. Son essor n'est pas sans lien avec l'absence dans notre pays de fonds de pension.
L'assurance-vie représente 40 % des placements financiers des ménages en 2007 contre 30 % en 1998. A la fin de l'année 2008, l'encours de l'assurance-vie représentait 1144 milliards d'euros. En 1994, elle pesait moins de 300 milliards d'euros.
La progression de l'assurance-vie est d'autant plus à signaler que sa fiscalité a été alourdie au fil des années. Au départ, l'exonération était quasi la règle.
En matière d'impôt sur le revenu, le régime dépend de trois facteurs :
- la date de conclusion du contrat
- la date de versement des primes avec deux dates à prendre en compte (le 1er janvier 1983 fin de l'exonération des contrats d'assurance vie quelle que soit leur durée; le 26 septembre 1997, fin du régime d'exonération totale des contrats de plus de 8 ans)
- durée de détention du contrat à la date de rachat (contrat de moins de 8 ans, imposition majorée, contrat de plus de 8 ans, imposition allégée).
Depuis 1983, le taux d'imposition est de 35 % pour les contrats de moins de 4 ans et de 15 % pour ceux de 4 à 8 ans.
A l'exception des contrats DSK et NSK, depuis le 1er janvier 1998, les contrats de plus de 8 ans sont soumis à une imposition de 7,5 % avec application d'un abattement de 4600 euros pour une personne seule et 9200 euros pour un couple.
Les prélèvements sociaux qui n'existaient pas il y a 20 ans se sont accrus ces dernières années.
Pour les contrats en unités de compte, ils sont acquittés au moment du rachat ; pour les fonds euros, ils sont perçus annuellement.
Depuis le 1er janvier 2009, les prélèvements sociaux représentent 12,1 % (0,5 % de CRDS, 8,2 % de CSG, 2 % de prélèvements sociaux, contributions additionnelles de 0,3 % et de 1,1 % pour le RSA).
Le régime fiscal au moment de la succession reste avantageux. 20 % des contrats se dénouent au moment du décès du titulaire.
Les montants des contrats de l'assurance vie ne rentrent pas dans l'actif successorale. La fiscalité applicable dépend de trois facteuurs :
- la date d'ouverture du contrat
- la date de versement des primes
- l'âge du souscripteur.
Pour les contrats ouverts depuis le 20 novembre 1991,
- pour les assurés de moins de 70 ans, exonération totale (jusqu'au 13 octobre 1998) puis depuis cette date imposition à 20 % avec abattement de 152 000 euros;
- pour les assurés de plus de 70 ans, droits de succession applicable pour les primes supérieures à 30 500 euros.
La dépense fiscale du régime de l'assurance-vie est de 2,8 milliards d'euros.
Le CESE préconise une simplification du régime fiscal.
Les multiples objectifs de l'assurance-vie :
- la constitution d'une épargne de précaution
- la préparation de l'achat d'un logement ou de la construction d'une résidence principale ou secondaire
- la préparation de la retraite
- la constitution d'une épargne en vue de la dépendance
- la préparation de la succession
Les contrats d'assurance-vie ont bénéficié d'importantes innovations. Autrefois, constitués en fonds garanti, ils se sont mués en enveloppe accueillant tout type d'instruments financiers (fonds en unités de compte, fonds multisupports, fonds diversifiés).
Avec l'amendement Fourgous (2005), le bénéficiaire d'un contrat d'assurance-vie souscrit en euros peut sans perdre les avantages fiscaux qui y sont attachés le transformer en contrats multi-supports à condition de consacrer 20 % de l'actif aux actions. Plus de 1,3 million de contrats ont été transformés représentant 47 milliards d'euros.
La force des contrats d'assurance-vie provient de leur souplesse : différents types de gestion, versements programmés ou libres, prime unique, sortie en rente, en capital....)
lire le rapport
Le rapport rappelle sans surprise que l'assurance vie avec ses 12 millions de contrats est le placement préféré des Français. Son essor n'est pas sans lien avec l'absence dans notre pays de fonds de pension.
L'assurance-vie représente 40 % des placements financiers des ménages en 2007 contre 30 % en 1998. A la fin de l'année 2008, l'encours de l'assurance-vie représentait 1144 milliards d'euros. En 1994, elle pesait moins de 300 milliards d'euros.
La progression de l'assurance-vie est d'autant plus à signaler que sa fiscalité a été alourdie au fil des années. Au départ, l'exonération était quasi la règle.
En matière d'impôt sur le revenu, le régime dépend de trois facteurs :
- la date de conclusion du contrat
- la date de versement des primes avec deux dates à prendre en compte (le 1er janvier 1983 fin de l'exonération des contrats d'assurance vie quelle que soit leur durée; le 26 septembre 1997, fin du régime d'exonération totale des contrats de plus de 8 ans)
- durée de détention du contrat à la date de rachat (contrat de moins de 8 ans, imposition majorée, contrat de plus de 8 ans, imposition allégée).
Depuis 1983, le taux d'imposition est de 35 % pour les contrats de moins de 4 ans et de 15 % pour ceux de 4 à 8 ans.
A l'exception des contrats DSK et NSK, depuis le 1er janvier 1998, les contrats de plus de 8 ans sont soumis à une imposition de 7,5 % avec application d'un abattement de 4600 euros pour une personne seule et 9200 euros pour un couple.
Les prélèvements sociaux qui n'existaient pas il y a 20 ans se sont accrus ces dernières années.
Pour les contrats en unités de compte, ils sont acquittés au moment du rachat ; pour les fonds euros, ils sont perçus annuellement.
Depuis le 1er janvier 2009, les prélèvements sociaux représentent 12,1 % (0,5 % de CRDS, 8,2 % de CSG, 2 % de prélèvements sociaux, contributions additionnelles de 0,3 % et de 1,1 % pour le RSA).
Le régime fiscal au moment de la succession reste avantageux. 20 % des contrats se dénouent au moment du décès du titulaire.
Les montants des contrats de l'assurance vie ne rentrent pas dans l'actif successorale. La fiscalité applicable dépend de trois facteuurs :
- la date d'ouverture du contrat
- la date de versement des primes
- l'âge du souscripteur.
Pour les contrats ouverts depuis le 20 novembre 1991,
- pour les assurés de moins de 70 ans, exonération totale (jusqu'au 13 octobre 1998) puis depuis cette date imposition à 20 % avec abattement de 152 000 euros;
- pour les assurés de plus de 70 ans, droits de succession applicable pour les primes supérieures à 30 500 euros.
La dépense fiscale du régime de l'assurance-vie est de 2,8 milliards d'euros.
Le CESE préconise une simplification du régime fiscal.
Les multiples objectifs de l'assurance-vie :
- la constitution d'une épargne de précaution
- la préparation de l'achat d'un logement ou de la construction d'une résidence principale ou secondaire
- la préparation de la retraite
- la constitution d'une épargne en vue de la dépendance
- la préparation de la succession
Les contrats d'assurance-vie ont bénéficié d'importantes innovations. Autrefois, constitués en fonds garanti, ils se sont mués en enveloppe accueillant tout type d'instruments financiers (fonds en unités de compte, fonds multisupports, fonds diversifiés).
Avec l'amendement Fourgous (2005), le bénéficiaire d'un contrat d'assurance-vie souscrit en euros peut sans perdre les avantages fiscaux qui y sont attachés le transformer en contrats multi-supports à condition de consacrer 20 % de l'actif aux actions. Plus de 1,3 million de contrats ont été transformés représentant 47 milliards d'euros.
La force des contrats d'assurance-vie provient de leur souplesse : différents types de gestion, versements programmés ou libres, prime unique, sortie en rente, en capital....)
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retraite, l'heure des choix
En 2050, le scénario sera le suivant : 22,1 millions de retraités, 18,9 millions d'actifs et un déficit pour l'assurance vieillesse de 44,5 milliards d'euros. C'est en 2030 que les retraités l'emporteront sur les actifs si aucune réforme n'est mise en oeuvre. En 2020, le déficit de l'assurance retraite sera de 25 milliards d'euros contre 7,7 milliards d'euros prévus en 2009 et encore à condition que le chômage soit de 4,5 % et que la croissance soit de retour. Beaucoup de conditions à la réalisation non garantie.
Le gouvernement a demandé au COR d'étudier la transformation du régime général en régime par points qui permettrait de lisser plus finement les effets du vieillissement et de mieux valoriser la poursuite de l'activité au-delà de 60 ans.
Le gouvernement a demandé au COR d'étudier la transformation du régime général en régime par points qui permettrait de lisser plus finement les effets du vieillissement et de mieux valoriser la poursuite de l'activité au-delà de 60 ans.
mardi 16 juin 2009
les âges de départ à la retraite
Le retour sur le devant de la scène de la question de l'âge de départ à la retraite ne doit pas nous faire oublier qu'il n'y a pas, en la matière, pas un âge mais plusieurs âges rentrant en jeu pour partir à la retraite.
Ainsi, il y a l'âge réel de départ à la retraite, l'âge à partir duquel on ne travaille plus et à partir duquel on perçoit une pension. En 2008, les Français sont partis à la retraite, en moyenne à 61,03 ans contre 60,91 ans en 2007. Néanmoins, de très nombreux actifs prennent leur retraite avant 60 ans (préretraite, retraite anticipée, dispense de recherche d'emploi, régimes spéciaux). Seulement 49 % des Français sont encore actifs après 59 ans.
L’âge réel de départ à la retraite est de 53,8 ans à la RATP, de 58,5 ans pour les fonctionnaires de l’Etat, de 61,1 ans pour les salariés su privé et de 65 ans pour les avocats.
L'âge légal de départ à la retraite qui est fixé depuis 1982 renvoie à la notion de l'âge à partir duquel un actif peut prendre de sa propre initiative sa retraite ce qui ne signifie pas qu'il obtiendra une retraite à taux plein. Sa retraite sera calculée en fonction des droits accumulés durant sa période d'activité. Pour obtenir la retraite à taux plein sans condition de droits, il faut avoir 65 ans.
Enfin, depuis le 1er janvier 2009, tout salarié ne peut pas être mis d'office à la retraite jusqu'à 70 ans. Si un employeur souhaite se séparer d'un salarié de plus de 65 ans, il faut qu'il passe par un licenciement. Cette barrière fixée à 70 ans est certainement illégale car elle constitue une discrimination en fonction de l'âge.
De nombreux pays ne disposent pas d'âge légal de départ à la retraite. Ils retiennent simplement des âges permettant de partir avec une retraite à taux plein sans décote.
En moyenne, l'âge de la retraite sein de l'OCDE est aujourd'hui de 65 ans. Plusieurs pays ont prévu de la porter progressivement à 67 voire 69 ans.
En Australie, l'âge de la retraite a été reculé de 60 à 65 ans. En Autriche, il est en voie de passer de 62 à 65 ans. En Corée, il a été relevé de 60 à 65 ans. Au Danemark, un système de relèvement progressif de 65 à 67 ans a été adopté. En Grèce, il est porté de 58 à 65 ans. En Hongrie, il a été fixé à 62 ans tout comme en Italie. Au Japon, l'âge a été fixé à 65 ans tout comme en Nouvelle Zélande et au Portugal. En République Slovaque, l'âge a été relevé à 62 ans ; en république Tchèque à 63 ans. Au Royaume-Uni, l'âge d'éligibilité des droits est de 65 ans. En Turquie, l'âge de la retraite est de 65 ans. En Norvège, en Islande et aux Etats-Unis, l'âge de la retraite est fixé à 67 ans. La France avec son âge fixé à 60 ans est le pays où l'âge est le plus bas.
Si le Gouvernement décidait de fixer la retraite à 62 ans, cette mesure génèrerait une économie de près de 7 milliards d'euros (6,6 milliards d'euros). Selon le dernier sondage du Cercle des Epargnants, une majorité de Français n'était pas opposée à travailler jusqu'à 62 ans ce qui constituait une inflexion par rapport aux précédents résultats.
Ainsi, il y a l'âge réel de départ à la retraite, l'âge à partir duquel on ne travaille plus et à partir duquel on perçoit une pension. En 2008, les Français sont partis à la retraite, en moyenne à 61,03 ans contre 60,91 ans en 2007. Néanmoins, de très nombreux actifs prennent leur retraite avant 60 ans (préretraite, retraite anticipée, dispense de recherche d'emploi, régimes spéciaux). Seulement 49 % des Français sont encore actifs après 59 ans.
L’âge réel de départ à la retraite est de 53,8 ans à la RATP, de 58,5 ans pour les fonctionnaires de l’Etat, de 61,1 ans pour les salariés su privé et de 65 ans pour les avocats.
L'âge légal de départ à la retraite qui est fixé depuis 1982 renvoie à la notion de l'âge à partir duquel un actif peut prendre de sa propre initiative sa retraite ce qui ne signifie pas qu'il obtiendra une retraite à taux plein. Sa retraite sera calculée en fonction des droits accumulés durant sa période d'activité. Pour obtenir la retraite à taux plein sans condition de droits, il faut avoir 65 ans.
Enfin, depuis le 1er janvier 2009, tout salarié ne peut pas être mis d'office à la retraite jusqu'à 70 ans. Si un employeur souhaite se séparer d'un salarié de plus de 65 ans, il faut qu'il passe par un licenciement. Cette barrière fixée à 70 ans est certainement illégale car elle constitue une discrimination en fonction de l'âge.
De nombreux pays ne disposent pas d'âge légal de départ à la retraite. Ils retiennent simplement des âges permettant de partir avec une retraite à taux plein sans décote.
En moyenne, l'âge de la retraite sein de l'OCDE est aujourd'hui de 65 ans. Plusieurs pays ont prévu de la porter progressivement à 67 voire 69 ans.
En Australie, l'âge de la retraite a été reculé de 60 à 65 ans. En Autriche, il est en voie de passer de 62 à 65 ans. En Corée, il a été relevé de 60 à 65 ans. Au Danemark, un système de relèvement progressif de 65 à 67 ans a été adopté. En Grèce, il est porté de 58 à 65 ans. En Hongrie, il a été fixé à 62 ans tout comme en Italie. Au Japon, l'âge a été fixé à 65 ans tout comme en Nouvelle Zélande et au Portugal. En République Slovaque, l'âge a été relevé à 62 ans ; en république Tchèque à 63 ans. Au Royaume-Uni, l'âge d'éligibilité des droits est de 65 ans. En Turquie, l'âge de la retraite est de 65 ans. En Norvège, en Islande et aux Etats-Unis, l'âge de la retraite est fixé à 67 ans. La France avec son âge fixé à 60 ans est le pays où l'âge est le plus bas.
Si le Gouvernement décidait de fixer la retraite à 62 ans, cette mesure génèrerait une économie de près de 7 milliards d'euros (6,6 milliards d'euros). Selon le dernier sondage du Cercle des Epargnants, une majorité de Français n'était pas opposée à travailler jusqu'à 62 ans ce qui constituait une inflexion par rapport aux précédents résultats.
vendredi 12 juin 2009
Hausse des taux, good news or bad news
De nombreux experts avaient annoncé une remontée des taux d'intérêt. La rareté des émissions d'actions, la multiplication des émissions d'obligation et la crainte d'un retour de l'inflation conduisent à l'augmentation des taux. Ainsi, les taux des emprunt des emprunts d'Etat à 10 ans ont franchi la barre des 4 % le jeudi 11 juin. Ils étaient descendu à 2 % en fin d'année 2008. Ces tensions sur les taux sont alimentées par les rumeurs d'une révision à la baisse de la notation des Etats-Unis. Une méfiance, encore faible, se fait jour vis-à-vis des titres souverains.
A 4 % en période d'inflation faible, les obligations d'Etat redeviennent compétitifs. Cette remontée des taux a un effet sur les crédits immobiliers. Leur taux est en vive progression aux Etats-Unis et dépassent désormais 5 %. Cette augmentation risque de freiner la reprise dans le secteur de l'immobilier et du bâtiment. La progression des taux obligataires peut favoriser les épargnants titulaires de fonds euros dans leurs contrats d'assurance-vie. En revanche, sur le stock récent obligataires, cela a un effet dépressif...
A 4 % en période d'inflation faible, les obligations d'Etat redeviennent compétitifs. Cette remontée des taux a un effet sur les crédits immobiliers. Leur taux est en vive progression aux Etats-Unis et dépassent désormais 5 %. Cette augmentation risque de freiner la reprise dans le secteur de l'immobilier et du bâtiment. La progression des taux obligataires peut favoriser les épargnants titulaires de fonds euros dans leurs contrats d'assurance-vie. En revanche, sur le stock récent obligataires, cela a un effet dépressif...
jeudi 11 juin 2009
Retraite anticipée, fin d'une époque
En 2008, plus de 120 000 actifs avaient demandé de bénéficier du dispositif de retraite anticipée au titre d'une carrière longue mis en place par la loi Fillon et qui permet aux personnes ayant commencer de travailler avant 18 ans de prendre leur retraite avant 60 ans. En cinq ans, 600 000 personnes ont eu recours à cette mesure dont le coût a été évalué à 2,3 milliards d'euros pour 2008. Le Gouvernement a décidé de durcir les conditions d'accès à la retraite anticipée en appliquant immédiatement et non de manière progressive le passage de 40 à 41 années de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein. Par ailleurs, le contrôle des validations de trimestres a été renforcé. Il suffisait initialement de déclarations sur l'honneur pour valider des trimestres anciens ce qui a généré de nombreux abus. Para ailleurs, l'obligation de scolarité jusqu'à 16 ans commence à se faire sentir. Il en résulte depuis le début de l'année une décrue rapide des demandes. Seulement 35 000 dossiers devraient être validés soit quatre fois moins qu'en 2008. Le gain pour la CNAV serait de 100 millions d'euros par rapport aux prévisions. De même, le recul de l'inflation devrait amener une économie de plus de 700 millions d'euros en raison d'une plus faible revalorisation des pensions (1 % au mois d'avril)
lundi 8 juin 2009
La lettre n°35 du Cercle
Au sommaire de la lettre n°35 du Cercle des Epargnants :
- les derniers résultats de l'assurance-vie
- l'emploi des seniors
- la directive Solvency 2
- le rapport du Conseil d'analyse économique sur l'épargne
- l'emploi des seniors
- la dépendance.
télécharger la lettre n°35
- les derniers résultats de l'assurance-vie
- l'emploi des seniors
- la directive Solvency 2
- le rapport du Conseil d'analyse économique sur l'épargne
- l'emploi des seniors
- la dépendance.
télécharger la lettre n°35
jeudi 4 juin 2009
"La crise influence peu les épargnants français" par Florence Legros
Florence Legros, membre du Conseil scientifique du Cercle, économiste, professeur à l'Université Paris Dauphine, à travers un papier publié dans l'AGEFI Hebdo du 4/10 juin, analyse les conséquences de la crise sur le comportement des épargnants français. En s'appuyant sur les résultats du sondage du Cercle, Florence Legros souligne que la remontée du taux d'épargne des ménages est plus faible que chez nos voisins. Elle note que la crise n'a pas sensiblement modifié la perception des Français vis-à-vis de leur future retraite même si l'intervention de l'Etat est souhaitée par plus de Français qu'en 2008. Florence Legros est dubitative sur la volonté des Français de mieux anticiper les effets du papy-boom en mentionnant que "les risques financiers et leur perception semblent peu infléchir les comportements d'épargne qui dépendent plutôt aujourd'hui des évolutions du revenu disponible. Une certaine myopie et une forte préférence pour le présent caractérisent donc toujours les décisions d'épargne retraite".
lire l'analyse de Florence Legros
lire l'analyse de Florence Legros
vendredi 29 mai 2009
mardi 26 mai 2009
Philippe Crevel sur Europe 1
Après l'annonce des résultats de la collecte d'assurance-vie , en progression de 11 % au mois d'avril, Philippe Crevel a été interviewé sur Europe 1
écouter l'interview
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lundi 25 mai 2009
Le Come back de l'assurance-vie
La crise, la baisse du taux du livret A et les taux attractifs des fonds euros ont permis le retournement du marché pour l'assurance-vie. Les cotisations collectées au mois d'avril ont progressé de 11 % pour atteindre près de 12 milliards d'euros. Depuis le début de l'année, la hausse est de 5 %. Les versements en fonds euros progressent de plus de 13 % quand ceux en unités de comptes diminuent de 33 %.
Au 30 avril 2009, l'encours de l'assurance vie s'élevait à 1 154,7 milliards d'euros en progression de 2 % par rapport à 2008.
Dans le même temps, la collecte sur le Livret A diminue mais reste positive. Les Français, en période de crise, ont tendance à accroitre leur effort en matière d'épargne et à reconstituer leur patrimoine atteint par la chute des cours en 2008.
Le taux d'épargne qui était de 14,9 % du revenu disponible brut en 2008 devrait atteindre 16 % d'ici la fin de l'année.
Au 30 avril 2009, l'encours de l'assurance vie s'élevait à 1 154,7 milliards d'euros en progression de 2 % par rapport à 2008.
Dans le même temps, la collecte sur le Livret A diminue mais reste positive. Les Français, en période de crise, ont tendance à accroitre leur effort en matière d'épargne et à reconstituer leur patrimoine atteint par la chute des cours en 2008.
Le taux d'épargne qui était de 14,9 % du revenu disponible brut en 2008 devrait atteindre 16 % d'ici la fin de l'année.
Travailler plus longtemps pour vivre mieux
Selon une étude réalisée par des chercheurs du Kings College de Londres sur le bénéfice d’une retraite prise plus tard, il apparaît nettement que les risques de survenue de la maladie d’Alzheimer diminuent.
Pour l’équipe des Dr Powell et Lovestone, travailler plus longtemps a un impact positif sur la stimulation du cerveau au point de retarder l’apparition de la maladie d’Alzheimer.
Plus de 1300 Britanniques atteints de démence sénile ont été étudiés. Leur éducation, leur emploi et l’âge de leur prise de retraite ont notamment été vérifiés.
Les chercheurs ont remarqué que ceux qui avaient poursuivi leurs activités au-delà de l’âge moyen de départ à la retraite avaient développé la maladie d’Alzheimer plus tardivement que ceux qui avaient pris leur retraite plus tôt.
Ils considèrent qu’une année de travail de plus entraînerait un retard de six semaines dans l’apparition des premiers symptômes de la maladie.
Pour l’équipe des Dr Powell et Lovestone, travailler plus longtemps a un impact positif sur la stimulation du cerveau au point de retarder l’apparition de la maladie d’Alzheimer.
Plus de 1300 Britanniques atteints de démence sénile ont été étudiés. Leur éducation, leur emploi et l’âge de leur prise de retraite ont notamment été vérifiés.
Les chercheurs ont remarqué que ceux qui avaient poursuivi leurs activités au-delà de l’âge moyen de départ à la retraite avaient développé la maladie d’Alzheimer plus tardivement que ceux qui avaient pris leur retraite plus tôt.
Ils considèrent qu’une année de travail de plus entraînerait un retard de six semaines dans l’apparition des premiers symptômes de la maladie.
dimanche 24 mai 2009
Les Entretiens de l'Epargne et de la Retraite le 18 juin à Montpellier
Le Cercle et Generali organisent le 18 juin 2009 à Montpellier un grand débat sur le thème
"Epargne, Retraite, face à la Crise que faire ?"
à l'Hôtel Pullman Antigone (ex Sofitel)
1, rue des Pertuisanes - Montpellier
Participeront à cette réunion Jean-Pierre Gaillard, journaliste économique, Jacques Barthélémy, avocat conseil en droit social, Florence Legros, économiste et professeur d'université à Paris Dauphine et Philippe Crevel.
Ce débat est ouvert à tous. Vous pouvez vous inscrire en ligne
Télécharger l'invitation
à l'Hôtel Pullman Antigone (ex Sofitel)
1, rue des Pertuisanes - Montpellier
Participeront à cette réunion Jean-Pierre Gaillard, journaliste économique, Jacques Barthélémy, avocat conseil en droit social, Florence Legros, économiste et professeur d'université à Paris Dauphine et Philippe Crevel.
Ce débat est ouvert à tous. Vous pouvez vous inscrire en ligne
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vendredi 22 mai 2009
Plan Sénior le décret est publié
Après quelques tergiversations, le Gouvernement a publié le décret qui impose aux entreprises de prendre des mesures en faveur de l'emploi des seniors. La non mise en oeuvre d'un plan en ce domaine sera sanctionnée par une taxe fixée à 1 % de la masse salariale.
Si les intentions sont louables, l'application risque d'être hasardeuse compte tenu de la complexité et l'hétérogénéité des situations.
Les entreprises devront se fixer des objectifs et les suivre par des indicateurs sur les points suivants :
« 1° Recrutement des salariés âgés dans l’entreprise ;
« 2° Anticipation de l’évolution des carrières professionnelles ;
« 3° Amélioration des conditions de travail et prévention des situations de pénibilité ;
« 4° Développement des compétences et des qualifications et accès à la formation ;
« 5° Aménagement des fins de carrière et de la transition entre activité et retraite ;
« 6° Transmission des savoirs et des compétences et développement du tutorat."
Le Ministre de l'Emploi et les préfets de région seront compétents pour valider les plans.
La taxe sera perçue sur une base mensuelle pour tout mois de non mise en oeuvre d'un plan en faveur de l'emploi des seniors.
Je pense qu'il y a du travail pour les juristes et que le contentieux ne manquera pas de se développer d'autant plus que ses plans peuvent être élaborés au niveau des branches, au niveau de l'entreprise de manière paritaire. En cas d'échec des négociations, le chef d'entreprise pourra élaborer un plan.
télécharger le décret
Si les intentions sont louables, l'application risque d'être hasardeuse compte tenu de la complexité et l'hétérogénéité des situations.
Les entreprises devront se fixer des objectifs et les suivre par des indicateurs sur les points suivants :
« 1° Recrutement des salariés âgés dans l’entreprise ;
« 2° Anticipation de l’évolution des carrières professionnelles ;
« 3° Amélioration des conditions de travail et prévention des situations de pénibilité ;
« 4° Développement des compétences et des qualifications et accès à la formation ;
« 5° Aménagement des fins de carrière et de la transition entre activité et retraite ;
« 6° Transmission des savoirs et des compétences et développement du tutorat."
Le Ministre de l'Emploi et les préfets de région seront compétents pour valider les plans.
La taxe sera perçue sur une base mensuelle pour tout mois de non mise en oeuvre d'un plan en faveur de l'emploi des seniors.
Je pense qu'il y a du travail pour les juristes et que le contentieux ne manquera pas de se développer d'autant plus que ses plans peuvent être élaborés au niveau des branches, au niveau de l'entreprise de manière paritaire. En cas d'échec des négociations, le chef d'entreprise pourra élaborer un plan.
télécharger le décret
dimanche 17 mai 2009
500 000 à 700 000 entreprises concernées par la retraite de leurs dirigeants
D'un côté, plus de 145 000 auto-entrepreneurs; de l'autre, dans les dix prochaines années, 500 000 à 700 000 PME seront cédées du fait de l'arrivée à l'âge de la retraite de leurs dirigeants. Rien d'anormal, les dirigeants de PME sont plus âgés que la moyenne de la population. 28 % des dirigeants d'entreprise ont moins de 40 ans; 34 % ont entre 40 et 49 ans ; 32 % ont entre 50 et 59 ans et 6 % ont plus de 60 ans. 45 % des entreprises françaises sont dirigées par un responsable ayant plus de 50 ans.
La transmission d'une entreprise est un double défi, pour le cédant qui doit retrouver un acheteur et pour le repreneur qui logiquement a comme objectif de pérenniser et de développer l'entreprise. Si dans les entreprises de taille moyenne, des mécanismes d'accompagnement existent (banques, CCI...), pour les TPE, les dirigeants sont, en règle générale, moins aidés.
La transmission d'une entreprise est un double défi, pour le cédant qui doit retrouver un acheteur et pour le repreneur qui logiquement a comme objectif de pérenniser et de développer l'entreprise. Si dans les entreprises de taille moyenne, des mécanismes d'accompagnement existent (banques, CCI...), pour les TPE, les dirigeants sont, en règle générale, moins aidés.
vendredi 15 mai 2009
Point sur les Marchés Financiers par Generali Investments
Comme tous les mois, Generali Investments France décrypte l'évolution des marchés financiers.
Pour le mois de mai, c'est Marc Fabayre qui participe aux "Minutes Marché" et qui répond au questions suivantes :
- Après le rebond de mars et avril, où en est-on ?
- Les chiffres : indicateurs économiques fiables ?
- Comment aborder le 2è trimestre ?
- Pourquoi en avril ce fort rebond des petites capitalisations ?
- Parmi les petites capitalisations, que sélectionner ?
Marc Fabayre est directeur de la distribution Europe de Generali Investments et participe aux réunions du Cercle des Epargnants "Les Entretiens de l'Epargne Retraite " en tant que spécialiste Financier.
regarder la vidéo
Pour le mois de mai, c'est Marc Fabayre qui participe aux "Minutes Marché" et qui répond au questions suivantes :
- Après le rebond de mars et avril, où en est-on ?
- Les chiffres : indicateurs économiques fiables ?
- Comment aborder le 2è trimestre ?
- Pourquoi en avril ce fort rebond des petites capitalisations ?
- Parmi les petites capitalisations, que sélectionner ?
Marc Fabayre est directeur de la distribution Europe de Generali Investments et participe aux réunions du Cercle des Epargnants "Les Entretiens de l'Epargne Retraite " en tant que spécialiste Financier.
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vendredi 8 mai 2009
La lettre 34 du Cercle - Mai 2009


Au sommaire de la lettre n°34 du Cercle des Epargnants :
- l'avenir du PERP
- quelles limites pour la dette publique
- l'information en matière de droits à la retraite
- le Cercle et le développement durable
- l'emploi des seniors
- la dépendance
télécharger la lettre n°34
mercredi 6 mai 2009
Revenus du patrimoine, montée des inégalités ?
L'INSEE a publié le 6 mai sa deuxième édition de son ouvrage consacré aux revenus du patrimoine.
L'INSEE souligne que les divergences de pouvoir d'achat ont augmenté ces dernières années. Ainsi, si de 2003 à 2005, en euros constants, le niveau de vie médian a progressé de 1,3%, il s'est accru de plus de 10 % pour un tiers des ménages et a diminué d'autant pour un autre tiers. Pour 12,7 % de la population, la baisse atteint même 30 %. Pour 18,6 % de la population, la hausse est de plus de 30 %.
lire le rapport
L'INSEE souligne que les divergences de pouvoir d'achat ont augmenté ces dernières années. Ainsi, si de 2003 à 2005, en euros constants, le niveau de vie médian a progressé de 1,3%, il s'est accru de plus de 10 % pour un tiers des ménages et a diminué d'autant pour un autre tiers. Pour 12,7 % de la population, la baisse atteint même 30 %. Pour 18,6 % de la population, la hausse est de plus de 30 %.
lire le rapport
lundi 4 mai 2009
La Commission Européenne au chevet des retraites
La Commission européenne vient de publier son rapport annuel sur le vieillissement de la population.
A travers ce rapport, la Commission souligne que malgré la crise, les Etats membres doivent poursuivre les réformes en matière de retraite. En effet, d'ici 50 ans, l'âge médian, qui s'établit aujourd'hui à environ 40 ans, devrait passer à 48 ans en raison de la hausse de l'espérance de vie, de la faiblesse du taux de natalité et du ralentissement de l'immigration. Selon le rapport, d'ici 2060, les dépenses augmenteront en moyenne de 4,7 % du PIB, en raison du nombre croissant de seniors. Pour chaque personne de plus de 65 ans, il ne restera plus que deux personnes en âge de travailler (de 15 à 64 ans), contre quatre aujourd'hui.
lire le rapport
A travers ce rapport, la Commission souligne que malgré la crise, les Etats membres doivent poursuivre les réformes en matière de retraite. En effet, d'ici 50 ans, l'âge médian, qui s'établit aujourd'hui à environ 40 ans, devrait passer à 48 ans en raison de la hausse de l'espérance de vie, de la faiblesse du taux de natalité et du ralentissement de l'immigration. Selon le rapport, d'ici 2060, les dépenses augmenteront en moyenne de 4,7 % du PIB, en raison du nombre croissant de seniors. Pour chaque personne de plus de 65 ans, il ne restera plus que deux personnes en âge de travailler (de 15 à 64 ans), contre quatre aujourd'hui.
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vendredi 1 mai 2009
L'immobilier, le retour de la raison
En 2008, les transactions concernant les logements neufs ont atteint 79 400 soit un repli de 37,5 % par rapport à 2007.Cette diminution est la plus forte constatée depuis 30 ans. Les prix des logements neufs a progressé de 3 % contre plus de 10 % les précédentes années.
Pour l'ancien, les premiers résultats tablent sur une baisse des transactions situées entre 15 et 20 %. Sur les trois premiers trimestres 2008, 600 000 logements anciens ont été vendus avec une baisse des prix de 3 %.
En 2008, les mises en chantier se sont élevées à 307 507 logements contre 500 000 attendus.
Compte tenu de la progression des prix ces dernières années, nous sommes qu'au début de l'ajustement. A Paris, les prix avaient augmenté de 130 % en 12 ans. Malgré la baisse des taux d'intérêt dont les effets commencent à se faire sentir pour les acheteurs, il est fort probable que les prix devraient sur la période 2009/2011 baisser de 10 à 20 % en fonction de l'ampleur et de la durée de la crise.
Pour l'ancien, les premiers résultats tablent sur une baisse des transactions situées entre 15 et 20 %. Sur les trois premiers trimestres 2008, 600 000 logements anciens ont été vendus avec une baisse des prix de 3 %.
En 2008, les mises en chantier se sont élevées à 307 507 logements contre 500 000 attendus.
Compte tenu de la progression des prix ces dernières années, nous sommes qu'au début de l'ajustement. A Paris, les prix avaient augmenté de 130 % en 12 ans. Malgré la baisse des taux d'intérêt dont les effets commencent à se faire sentir pour les acheteurs, il est fort probable que les prix devraient sur la période 2009/2011 baisser de 10 à 20 % en fonction de l'ampleur et de la durée de la crise.
mercredi 29 avril 2009
Revalorisationdu minimum vieillesse
Le décret fixant les prochaines augmentations du minimum vieillesse a été publié le 29 avril 2009 au JO. Il prévoit l'augmentation jusqu'en 2012 conformément aux engagements pris par Nicolas Sarkozy.
Le décret
Le décret
mercredi 22 avril 2009
haro sur les retraites chapeau
Le Premier Ministre a annoncé son attention d'ici la fin de l'année et certainement dans le cadre du futur projet de loi de finances pour 2010 instauré une fiscalité dissuasive concernant les retraites chapeau. Il a souligné qu'il avait, en 2003, eu l'objectif de les supprimer mais qu'il avait reculé face à la volonté du Parlement. Or, il y a retraite chapeau et retraite chapeau. Il y a les quelques cas qui ont fait les grosses lignes dans les journaux mais il y a aussi tous les dispositifs qui permettent aux cadres de maintenir un relatif pouvoir d'achat durant leur retraite car par construction ils sont les plus pénalisés par les règles de plafonnement en vigueur en matière de calcul des retraites. Il faut savoir que le taux de remplacement pour les cadres supérieurs atteindra 40 % d'ici 20 ans.
Retraite entre démagogie et refondation
Le rendez-vous des retraites de 2008 a été manqué du fait de la crise financière, du fait que le chômage était à son niveau le plus bas, du fait que l'harmonisation des régimes spéciaux obtenue sans grande casse a été perçue comme un exploit...
Mais, le dossier n'a été que partiellement fermé. L'accroissement plus rapide des déficits en raison justement de la crise mais aussi du dispositif mis en oeuvre pour les carrières longues devient préoccupant. Le déficit de la sécurité sociale dépassera 18 milliards d'euros en 2009 et celui de l'assurance vieillesse flirtera avec les 10 milliards d'euros.
Face à cette situation qui n'a vocation, malheureusement, qu'à s'aggraver le Gouvernement est tiraillé entre les vieilles recettes pour lutter contre l'envolée du chômage, c'est à dire la remise au goût du jour des préretraites et de l'autre l'adoption de réformes audacieuses pour garantir la pérennité de notre système de retraite.
A travers une proposition de loi déposée par plusieurs députés UMP, la majorité entend, à titre exceptionnel, remettre en cause la suppression des préretraites décidée il y a quelques mois dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2009. C'est bien connu dans le passé, les préretraites ont réussi à endiguer le chômage des jeunes... Comme quoi les vieilles rengaines n'en finissent pas de hanter les couloirs des palais nationaux même si elles riment avec échecs. Comment croire qu'une entreprise se séparant de vieux salariés les remplacera par des jeunes, comment croire qu'un vieux salarié occupe un emploi identique à celui d'une jeune recrue ? Il n'y a que dans le cinéma pour voir de telle scène. En outre, cette année plus de 750 000 retraités partiront à la retraite, la question n'est donc pas celle d'élaguer les vieilles branches des entreprises françaises mais au contraire d'améliorer la formation des futurs salariés. L'argent destiné aux préretraites serait plus utile s'il était affecté à la formation des jeunes actifs. La crise contrairement aux idées reçues est une crise d'offre et non une crise de la demande.
Au-delà de la démagogie, certaines voix se font entendre pour débattre enfin réellement de l'âge légal de départ à la retraite. Notre pays est un des derniers a resté avec un âge fixé à 60 ans. La moyenne est à 65 ans et certains Etats ont décidé progressivement de le repousser à 67 voire 69 ans. Affreux, recul social, exploitation des vieux... Mais, il faut souligner qu'en soixante ans, l'espérance de vie à la retraite est passée de 10 à 17 ans. Bien évidemment, le travail des seniors suppose des adaptations, la prise en compte des capacités physiques. La Finlande et globalement les pays d'Europe du Nord sont en avance sur le sujet. Par ailleurs, un senior au travail a moins de risque de développer des maladies en particulier celles liées à la dégénérescence du cerveau...
Autre piste de réflexion lancée au sein de la majorité et sur laquelle travaille le Conseil d'Orientation des Retraite, la transformation du régime général de retraite qui est aujourd'hui un système à cotisations définies en un système par points ou en un système notionnel sur le modèle suédois. Les avantages d'une telle modification est de pouvoir mieux anticiper financièrement les effets du vieillissement sur les comptes de l'assurance vieillesse en jouant sur deux paramètres, la valeur d'achat du point en période de constitution de sa retraite et la valeur de rachat du point au moment de la liquidation. Le régime par points permet de mieux prendre en compte les parcours professionnels des salariés et rend plus facile les achats supplémentaires de points pour améliorer sa retraite. Les salariés décidant de poursuivre leur activité au-delà de l'âge légal et ayant le nombre de trimestres suffisant peuvent tirer un plus grand bénéfice que dans le système actuel.
La page du rendez-vous des retraites pour 2008 est à peine tournée que celle de 2010 s'annonce. Les discussions seront marquées tout à la fois par la nécessité d'endiguer un déficit structurel mais aussi par l'éventuelle persistance de la crise. Entre passion et raison, le débat entre les partenaires sociaux risque d'être délicat.
Mais, le dossier n'a été que partiellement fermé. L'accroissement plus rapide des déficits en raison justement de la crise mais aussi du dispositif mis en oeuvre pour les carrières longues devient préoccupant. Le déficit de la sécurité sociale dépassera 18 milliards d'euros en 2009 et celui de l'assurance vieillesse flirtera avec les 10 milliards d'euros.
Face à cette situation qui n'a vocation, malheureusement, qu'à s'aggraver le Gouvernement est tiraillé entre les vieilles recettes pour lutter contre l'envolée du chômage, c'est à dire la remise au goût du jour des préretraites et de l'autre l'adoption de réformes audacieuses pour garantir la pérennité de notre système de retraite.
A travers une proposition de loi déposée par plusieurs députés UMP, la majorité entend, à titre exceptionnel, remettre en cause la suppression des préretraites décidée il y a quelques mois dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2009. C'est bien connu dans le passé, les préretraites ont réussi à endiguer le chômage des jeunes... Comme quoi les vieilles rengaines n'en finissent pas de hanter les couloirs des palais nationaux même si elles riment avec échecs. Comment croire qu'une entreprise se séparant de vieux salariés les remplacera par des jeunes, comment croire qu'un vieux salarié occupe un emploi identique à celui d'une jeune recrue ? Il n'y a que dans le cinéma pour voir de telle scène. En outre, cette année plus de 750 000 retraités partiront à la retraite, la question n'est donc pas celle d'élaguer les vieilles branches des entreprises françaises mais au contraire d'améliorer la formation des futurs salariés. L'argent destiné aux préretraites serait plus utile s'il était affecté à la formation des jeunes actifs. La crise contrairement aux idées reçues est une crise d'offre et non une crise de la demande.
Au-delà de la démagogie, certaines voix se font entendre pour débattre enfin réellement de l'âge légal de départ à la retraite. Notre pays est un des derniers a resté avec un âge fixé à 60 ans. La moyenne est à 65 ans et certains Etats ont décidé progressivement de le repousser à 67 voire 69 ans. Affreux, recul social, exploitation des vieux... Mais, il faut souligner qu'en soixante ans, l'espérance de vie à la retraite est passée de 10 à 17 ans. Bien évidemment, le travail des seniors suppose des adaptations, la prise en compte des capacités physiques. La Finlande et globalement les pays d'Europe du Nord sont en avance sur le sujet. Par ailleurs, un senior au travail a moins de risque de développer des maladies en particulier celles liées à la dégénérescence du cerveau...
Autre piste de réflexion lancée au sein de la majorité et sur laquelle travaille le Conseil d'Orientation des Retraite, la transformation du régime général de retraite qui est aujourd'hui un système à cotisations définies en un système par points ou en un système notionnel sur le modèle suédois. Les avantages d'une telle modification est de pouvoir mieux anticiper financièrement les effets du vieillissement sur les comptes de l'assurance vieillesse en jouant sur deux paramètres, la valeur d'achat du point en période de constitution de sa retraite et la valeur de rachat du point au moment de la liquidation. Le régime par points permet de mieux prendre en compte les parcours professionnels des salariés et rend plus facile les achats supplémentaires de points pour améliorer sa retraite. Les salariés décidant de poursuivre leur activité au-delà de l'âge légal et ayant le nombre de trimestres suffisant peuvent tirer un plus grand bénéfice que dans le système actuel.
La page du rendez-vous des retraites pour 2008 est à peine tournée que celle de 2010 s'annonce. Les discussions seront marquées tout à la fois par la nécessité d'endiguer un déficit structurel mais aussi par l'éventuelle persistance de la crise. Entre passion et raison, le débat entre les partenaires sociaux risque d'être délicat.
mardi 21 avril 2009
Epargne, Retraite... Que change la crise ? Un grand débat du Cercle
Le Cercle des Epargnants organise avec le Groupe d'assurances Generali un grand débat :
"Epargne, Retraite... Que change la crise ?"
le 19 mai 2009 à 19 heures
à Lyon à la Cité Internationale (salon Pasteur)
50, quai Charles de Gaulle
Interviendront à ce débat Jérôme Jaffré, directeur du CECOP, ancien vice-président de la SOFRES, Florence Legros, économiste, spécialiste des questions de retraite et professeur à Paris Dauphine, Marc Fabayre, directeur commercial Europe de Generali Investments et Jean-Pierre Thomas, associé-gérant de la Banque Lazard, ancien député et auteur de la première loi sur l'épargne retraite.
Les débats seront animés par Jean-Pierre Gaillard, Président du Cercle des Epargnants et journaliste économique sur LCI et France Info.

Télécharger l'invitation
Vous pouvez également vous inscrire en ligne ou par téléphone au 01 58 38 65 87.
le 19 mai 2009 à 19 heures
à Lyon à la Cité Internationale (salon Pasteur)
50, quai Charles de Gaulle
Interviendront à ce débat Jérôme Jaffré, directeur du CECOP, ancien vice-président de la SOFRES, Florence Legros, économiste, spécialiste des questions de retraite et professeur à Paris Dauphine, Marc Fabayre, directeur commercial Europe de Generali Investments et Jean-Pierre Thomas, associé-gérant de la Banque Lazard, ancien député et auteur de la première loi sur l'épargne retraite.
Les débats seront animés par Jean-Pierre Gaillard, Président du Cercle des Epargnants et journaliste économique sur LCI et France Info.
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Vous pouvez également vous inscrire en ligne ou par téléphone au 01 58 38 65 87.
lundi 20 avril 2009
Déclaration d'impôts 2008, c'est parti
Les déclarations d'impôts sur les revenus 2008 seront adressées aux contribuables à partir du 24 avril prochain. Elles devront être retournées avant le vendredi 29 mai 2009 à minuit. Pour les utilisateurs d'Internet, les délais en fonction des régions d'habitation sont les 11, 18 ou 25 juin.
Les déclarations préremplies comporteront pour la première fois les revenus mobiliers.
Par ailleurs, conformément au plan de relance annoncée par Nicolas Sarkozy le 18 février dernier, six millions de foyers seront concernés par l'allègement sur la première tranche. Cette réduction est évaluée à 1,1 milliard d'euros.
Les déclarations préremplies comporteront pour la première fois les revenus mobiliers.
Par ailleurs, conformément au plan de relance annoncée par Nicolas Sarkozy le 18 février dernier, six millions de foyers seront concernés par l'allègement sur la première tranche. Cette réduction est évaluée à 1,1 milliard d'euros.
Le Madelin traverse bien la crise
En 2008, 212 000nouveaux contrats ont été signés soit une augmentation de 10 % par rapport à 2007 qui avait elle même enregistré une hausse de 12 %.
86 % des nouveaux contrats l'ont été par des compagnies d'assurances et 14 % par des bancassurances.
Le montant des cotisations nouvelles annualisées a atteint l'année dernière 134 millions d'euros en progression de 15 %.
Le montant annuel des cotisations des nouveaux contrats est passé de 606 à 637 euros de 2007 à 2008.
Fin 2008, il a été dénombré 1,4 million de contrats Madelin soit une augmentation de 9 % par rapport à 3007. Le taux de sortie a baissé passant de 10 à 7 % de 2007 à 2008. 102 000 sorties ont été enregistrées par décès ou résiliations contre 125 000 en 2007.
Le montant des cotisations a atteint en 2008 1,180 milliard d'euros en hausse de 11 % par rapport à 2007.
Quatre acteurs contrôlent 55 % du marché en ce qui concerne les cotisations.
Le montant annuel des cotisations sur le stock total des contrats est de 845 euros contre 824 en 2007. Les contrats des assureurs bénéficient de montant de cotisations nettement supérieurs à ceux des banques (343 euros).
86 % des nouveaux contrats l'ont été par des compagnies d'assurances et 14 % par des bancassurances.
Le montant des cotisations nouvelles annualisées a atteint l'année dernière 134 millions d'euros en progression de 15 %.
Le montant annuel des cotisations des nouveaux contrats est passé de 606 à 637 euros de 2007 à 2008.
Fin 2008, il a été dénombré 1,4 million de contrats Madelin soit une augmentation de 9 % par rapport à 3007. Le taux de sortie a baissé passant de 10 à 7 % de 2007 à 2008. 102 000 sorties ont été enregistrées par décès ou résiliations contre 125 000 en 2007.
Le montant des cotisations a atteint en 2008 1,180 milliard d'euros en hausse de 11 % par rapport à 2007.
Quatre acteurs contrôlent 55 % du marché en ce qui concerne les cotisations.
Le montant annuel des cotisations sur le stock total des contrats est de 845 euros contre 824 en 2007. Les contrats des assureurs bénéficient de montant de cotisations nettement supérieurs à ceux des banques (343 euros).
jeudi 16 avril 2009
Information des actifs sur leurs droits en matière de retraite, la route est longue
Conformément à la loi Fillon et avec un peu de retard, les actifs sont progressivement informés de leur situation en matière de retraite. Ainis, les assurés nés entre 1958 et 1963 ont reçu un relevé de situation reprenant les droits accumulés depuis le début de leur carrière professionnelle. Les assurés nés en 1950 et 1951, en plus de ce relevé, ont reçu une estimation de leur future pension calculée en retenant plusieurs âges de départ. 3 millions de personnes ont ainsi bénéficié d'information.
Pour 2009, 4 millions de personnes seront touchés par ces dispositifs. Les classes d'âge 1952 et 1953 recevront les deux documents quand les générations de 1959, 1964 et 1969 disposeront d'un relevé de situation. A compter de 2010, tous les assurés à partir de 35 ans seront informés tous les cinq ans.
Ce système a été mis en place par le GIP Info Retraite qui regroupe 36 organismes de retraite.
Les retards dans la mise en oeuvre de ce système d'information sont liés à des problèmes informatiques et de la complexité liée au rattachement des actifs à un grand nombre d'organismes de retraite. Avec la mobilité et les changements de statuts, les assurés dépendent en moyenne de 2,9 régimes différents. Certains peuvent être rattachés jusqu'à plus de 9 régimes.
Pour 2009, 4 millions de personnes seront touchés par ces dispositifs. Les classes d'âge 1952 et 1953 recevront les deux documents quand les générations de 1959, 1964 et 1969 disposeront d'un relevé de situation. A compter de 2010, tous les assurés à partir de 35 ans seront informés tous les cinq ans.
Ce système a été mis en place par le GIP Info Retraite qui regroupe 36 organismes de retraite.
Les retards dans la mise en oeuvre de ce système d'information sont liés à des problèmes informatiques et de la complexité liée au rattachement des actifs à un grand nombre d'organismes de retraite. Avec la mobilité et les changements de statuts, les assurés dépendent en moyenne de 2,9 régimes différents. Certains peuvent être rattachés jusqu'à plus de 9 régimes.
lundi 6 avril 2009
Le plan senior attendra
La loi de financement pour la sécurité sociale pour 2009 prévoyait à compter du 1er janvier 2010 pour les entreprises n'ayant pas mis en oeuvre de plan en faveur de l'emploi des 55/65 ans une pénalité fixée à 1 % de la masse salariale. Ce dispositif nécessitait la publication de décrets d'application afin de fixer le contenu du plan et les indicateurs retenus. Le Gouvernement semble avoir décidé de reporter leur publication compte tenu de la situation économique. Même si dans le passé, il a été constaté que le départ des salariés âgés n'avait jamais permis d'améliorer le taux d'emploi des générations plus jeunes, il n'en demeure pas mois que les pouvoirs publics n'ont pas voulu ouvrir un autre front avec les partenaires sociaux.
Pour mémoire, le taux d'emploi des 55/64 ans était en 2007 de :
- 70 % en Suède
- 57,4 % au Royaume-Uni
- 51,5 % en Allemagne
- 50,9 au Pays Bas
- 44,7 % en moyenne au sein de l'Union Européenne
- 44,6 % en Espagne
- 38,6 % en Autriche
- 38,3 % en France
- 34,4 % en Belgique
- 33,8 % en Italie
Pour mémoire, le taux d'emploi des 55/64 ans était en 2007 de :
- 70 % en Suède
- 57,4 % au Royaume-Uni
- 51,5 % en Allemagne
- 50,9 au Pays Bas
- 44,7 % en moyenne au sein de l'Union Européenne
- 44,6 % en Espagne
- 38,6 % en Autriche
- 38,3 % en France
- 34,4 % en Belgique
- 33,8 % en Italie
mercredi 1 avril 2009
Minimum Vieillesse en hausse
L'allocation de solidarité aux personnes âgées (minimum vieillesse) est revalorisée de 6,9 % au 1er avril 2009 conformément aux engagements pris par Nicolas Sarkozy. Il est prévu de l'augmenter de 25 % d'ici 2012. 600 000 personnes (soit 4,5 % des personnes âgées de plus de 65 ans) touchent actuellement cette allocation créée en 1956. Il y avait 2,5 millions de bénéficiaires en 1960. L'âge moyen des actuels bénéficiaires est de 76 ans et ils sont à 62 % des femmes. Dans 70 % des cas, il s'agit de personnes seules. Le coût de la revalorisation est de 400 millions d'euros. le Fonds de solidarité vieillesse qui en charge cette allocation devrait être déficitaire de 1?5 milliard d'euros en 2009.
Les retraites supplémentaires en question
Après les stock-options, les actions gratuites, c'est au tour des retraites chapeau d'être décriées.
Au-delà de la polémique concernant quelques dirigeants d'entreprise, il faut pas oublier que 2 millions de salariés bénéficient de suppléments de retraite au sein de leur entreprise (articles 82, 83 et 39 ainsi que le PERCO).
Interdire ces dispositifs comme le suggère François Sauvadet serait pénalisé de nombreux salariés et pas simplement les dirigeants.
Il faut savoir que les régimes de retraite supplémentaires sont soumis pour certains d'entre eux à négociation avec les partenaires sociaux et qu'ils sont fiscalement encadrés. L'exonération au titre de l'impôt sur les sociétés est plafonnée. Par ailleurs, le bénéficiaire de la retraite supplémentaire acquitte l'impôt sur le revenu, la CSG et le RDS. Les employeurs acquittent, en outre, une contribution (8 ou 12 %) pour la Sécurité sociale. Dans la majorité, certains élus souhaiteraient accroître ce taux (le doubler) ou soumettre à cotisations sociales les montants concernés.
d'un côté, les dirigeants politiques demandent de préparer la retraite mais de l'autre ils taxent en permanence les produits d'épargne retraite. D'ici 2040, le taux de remplacement (montant de la pension- régime général et complémentaires- par rapport au dernier salaire perçu) baissera de 10 à 20 points. Pour les cadres, le taux de remplacement devrait être de 40/45 %.
Selon le sondage du Cercle des Epargnants, les Français sont favorables au développement d'un système mixte associant répartition et capitalisation. Dans ce cadre, ils souhaitent que les entreprises s'impliquent davantage en matière de retraite....
Au-delà de la polémique concernant quelques dirigeants d'entreprise, il faut pas oublier que 2 millions de salariés bénéficient de suppléments de retraite au sein de leur entreprise (articles 82, 83 et 39 ainsi que le PERCO).
Interdire ces dispositifs comme le suggère François Sauvadet serait pénalisé de nombreux salariés et pas simplement les dirigeants.
Il faut savoir que les régimes de retraite supplémentaires sont soumis pour certains d'entre eux à négociation avec les partenaires sociaux et qu'ils sont fiscalement encadrés. L'exonération au titre de l'impôt sur les sociétés est plafonnée. Par ailleurs, le bénéficiaire de la retraite supplémentaire acquitte l'impôt sur le revenu, la CSG et le RDS. Les employeurs acquittent, en outre, une contribution (8 ou 12 %) pour la Sécurité sociale. Dans la majorité, certains élus souhaiteraient accroître ce taux (le doubler) ou soumettre à cotisations sociales les montants concernés.
d'un côté, les dirigeants politiques demandent de préparer la retraite mais de l'autre ils taxent en permanence les produits d'épargne retraite. D'ici 2040, le taux de remplacement (montant de la pension- régime général et complémentaires- par rapport au dernier salaire perçu) baissera de 10 à 20 points. Pour les cadres, le taux de remplacement devrait être de 40/45 %.
Selon le sondage du Cercle des Epargnants, les Français sont favorables au développement d'un système mixte associant répartition et capitalisation. Dans ce cadre, ils souhaitent que les entreprises s'impliquent davantage en matière de retraite....
Pourquoi la France a des enfants ?
Dans du numéro 454 de "Population et Société", le démographe de l'INED, Gilles Pison, étudie les raisons de l'augmentation des naissances constatées en France depuis 10 ans, + 9 %. Nous sommes, en effet, passés de 738 000 à 801 000 naissances de 1998 à 2008. Sur la même période, la population a augmenté de 7 %. Le démographe de l'INED constate que sur vingt ans, le taux de fécondité est relativement stable, autour de 13 naissances pour 1000 habitants. En 1806, il était de 31 naissances pour 1000 habitants. Sur 200 ans, le nombre de naissances se situe autour du million mais la taille de la population a changé, 31 millions en 1806 et 62 millions aujourd'hui.
L'augmentation de la population de 7 % sur ces dix dernières années est avant tout le résultat du vieillissement de la population. les femmes en âge de procréer (15/50 ans) sont restées stables autour de 14,5 millions. L'indicateur synthétique de fécondité qui prend en compte les différents groupes d'âge des femmes a évolué ces dernières années passant de 1,94 en 1980 à 1?63 en 1993 pour remonter à 2 en 2008.
La descendance finale (le nombre d'enfants eus par une génération de femmes) pour les femmes nées en 1958 et ayant donc l'atteint l'âge de 50 ans en 2008 est de 2,13.
L'étude de l'INED démontre que les femmes ont de plus en plus tard leurs enfants et qu'elle rattrape en fin de course leurs ainées. L'âge moyen de la maternité est désormais de 30 ans. soit 3,5 ans plus tard qu'en 1978. Au début du 20ème siècle, la première naissance intervenait, en moyenne, à 24 ans. Le recul semble s'interrompre pour les générations nées après 1970. Selon les prévisions de l'INED, les générations d'après 1970 auraient en moyenne 2,05 enfants.
L'augmentation de la population de 7 % sur ces dix dernières années est avant tout le résultat du vieillissement de la population. les femmes en âge de procréer (15/50 ans) sont restées stables autour de 14,5 millions. L'indicateur synthétique de fécondité qui prend en compte les différents groupes d'âge des femmes a évolué ces dernières années passant de 1,94 en 1980 à 1?63 en 1993 pour remonter à 2 en 2008.
La descendance finale (le nombre d'enfants eus par une génération de femmes) pour les femmes nées en 1958 et ayant donc l'atteint l'âge de 50 ans en 2008 est de 2,13.
L'étude de l'INED démontre que les femmes ont de plus en plus tard leurs enfants et qu'elle rattrape en fin de course leurs ainées. L'âge moyen de la maternité est désormais de 30 ans. soit 3,5 ans plus tard qu'en 1978. Au début du 20ème siècle, la première naissance intervenait, en moyenne, à 24 ans. Le recul semble s'interrompre pour les générations nées après 1970. Selon les prévisions de l'INED, les générations d'après 1970 auraient en moyenne 2,05 enfants.
La lettre d'information n°33 du mois d'avril du Cercle est publiée
Au sommaire de la lettre n°33 du mois d’avril, un spécial sondage du Cercle. Les principaux résultats de l’enquête "les Français , l’épargne et la retraite" présentés le 10 mars dernier ainsi que des résultats non présentés concernant notamment le PERP.
jeudi 26 mars 2009
Pouvoir d'achat, crise et épargne
Contrairement à certaines pythies, le pouvoir d’achat des Français devrait augmenter cette année. La hausse pourrait être de près d’un point. En effet, le processus de désinflation accroit le pouvoir d’achat. la chute des cours du pétrole, la sagesse des prix des produits alimentaires et les offres des constructeurs automobiles sont autant de gains de revenus pour les Français. Il faut, par ailleurs, ajouter les suppressions d’impôt et les attributions exceptionnelles d’allocations décidées par l’Etat qui devraient majorer les revenus en 2009 de 0,3 point. Par ailleurs, l’inflation de 2008 a abouti à des revalorisations des allocations ou des salaires qui joueront pleinement leurs effets en 2009.
Le maintien du pouvoir d’achat est une règle en période de crise. Ainsi en 1993, il s’était accru de 0,3 point et de 0,4 point en 1994. Bien évidemment, il s’agit de moyenne et ces chiffres ne sauraient refléter la situation des personnes perdant leur emploi.
La question est donc de savoir à quoi servira cette augmentation du pouvoir d’achat. Elle n’alimentera sans doute pas la consommation. Elle devrait se traduire par une augmentation du taux d’épargne d’autant plus que l’accumulation des mauvais chiffres en ce qui concerne le chômage conduit les Français à la prudence.
Par ailleurs, les journalistes depuis six mois privilégient les articles anxiogènes. Ainsi sur le développement de la radio Numérique Terrestre, il était possible de lire dans un grand quotidien qu’il n’était pas normal de faire supporter aux Français en période de crise une nouvelle dépense en raison de la nécessité d’acquérir de nouveaux postes de radio. Comme si la crise devait tout geler et comme si en se repliant sur soi même, tout allait se régler par magie.... Si les Français optent pour l’épargne, quels produits vont-ils choisir ? le Livret A ? ce produit a déjà fait le plein en 2008. Même avec un rendement à 2,5 %, il reste très compétitif du fait que l’inflation est nulle. Les Comptes sur livret ? Les banques ont proposé des taux attractifs mais qui ne sont pas tenables sur la durée compte tenu de la baisse des taux des banques centrales qui ont atteint des bas historiques. Les contrats d’assurance-vie ? Délaissés depuis deux ans, ces produits ouvrent droit à des rémunérations intéressantes autour de 4 %. Certes, les Français privilégient les produits à cout terme compte tenu de leur peur face au chômage.
Le maintien du pouvoir d’achat est une règle en période de crise. Ainsi en 1993, il s’était accru de 0,3 point et de 0,4 point en 1994. Bien évidemment, il s’agit de moyenne et ces chiffres ne sauraient refléter la situation des personnes perdant leur emploi.
La question est donc de savoir à quoi servira cette augmentation du pouvoir d’achat. Elle n’alimentera sans doute pas la consommation. Elle devrait se traduire par une augmentation du taux d’épargne d’autant plus que l’accumulation des mauvais chiffres en ce qui concerne le chômage conduit les Français à la prudence.
Par ailleurs, les journalistes depuis six mois privilégient les articles anxiogènes. Ainsi sur le développement de la radio Numérique Terrestre, il était possible de lire dans un grand quotidien qu’il n’était pas normal de faire supporter aux Français en période de crise une nouvelle dépense en raison de la nécessité d’acquérir de nouveaux postes de radio. Comme si la crise devait tout geler et comme si en se repliant sur soi même, tout allait se régler par magie.... Si les Français optent pour l’épargne, quels produits vont-ils choisir ? le Livret A ? ce produit a déjà fait le plein en 2008. Même avec un rendement à 2,5 %, il reste très compétitif du fait que l’inflation est nulle. Les Comptes sur livret ? Les banques ont proposé des taux attractifs mais qui ne sont pas tenables sur la durée compte tenu de la baisse des taux des banques centrales qui ont atteint des bas historiques. Les contrats d’assurance-vie ? Délaissés depuis deux ans, ces produits ouvrent droit à des rémunérations intéressantes autour de 4 %. Certes, les Français privilégient les produits à cout terme compte tenu de leur peur face au chômage.
mercredi 25 mars 2009
Les Fonds souverains des alliés et non des enemis !
Les fonds souverains représentent près de 3000 milliards de dollars et les fonds de pensions 20 000 milliards de dollars. Contrairement aux idées reçues, leur politique d'allocation d'actifs se développe sur le moyen et le long terme. A la différence des fonds spéculatifs ou des investisseurs industriels qui prennent directement le contrôle des entreprises qu'ils achètent, ces fonds jouent avant tout un rôle d'actionnaire actif mais pas interventionniste.
La France qui ne dispose pas de fonds de pension (leur poids ne dépasse pas 1,1 % du PIB contre 132 % aux Pays-Bas et pas de fonds souverains (à l'exception du Fonds de réserve des retraites et des fonds nouvellement créés par le Gouvernement) est pénalisée en matière de fonds propres pour ses entreprises. A ce titre, le rapport de Henri Johanet et Alain Demarolle encouragent les pouvoirs publics à prendre des mesures pour favoriser l'accueil des capitaux de ces fonds.
La France qui ne dispose pas de fonds de pension (leur poids ne dépasse pas 1,1 % du PIB contre 132 % aux Pays-Bas et pas de fonds souverains (à l'exception du Fonds de réserve des retraites et des fonds nouvellement créés par le Gouvernement) est pénalisée en matière de fonds propres pour ses entreprises. A ce titre, le rapport de Henri Johanet et Alain Demarolle encouragent les pouvoirs publics à prendre des mesures pour favoriser l'accueil des capitaux de ces fonds.
mardi 24 mars 2009
Statu-quo pour les complémentaires
Compte tenu des divergences de vue entre partenaires sociaux et de la crise économique qui limite les marges de manœuvre financières, il était prévu que les négociations sur l'AGFF et donc le dispositif de maintien du versement des pensions complémentaires de 60 à 65 ans n'aboutissent pas. L'accord qui venait à expiration au 31 mars 2009 est prorogé jusqu'au 31 décembre 2010. Pour équilibrer les régimes complémentaires, les partenaires sociaux joueront sur la valeur du point avec comme conséquences une baisse de rendement des pensions.
vendredi 20 mars 2009
Rapport de l'OCDE sur la crise
L'OCDE a, à travers un rapport d'une trentaine de pages, établi une liste de propositions concernant la crise. L'organisation internationale entend rappeler aux Etats qu'il convient d'avoir une vision globale de la crise et qu'il ne faut pas succomber aux sirènes du protectionnisme. Elle préconise des actions de court terme visant à améliorer la gouvernance des entreprises, la régulation des marchés et la protection des consommateurs et des épargnants. Elle insiste sur la nécessité de travailler pour l'installation dune croissance viable. A cet effet, elle rappelle la nécessité de préserver l'ouverture des marchés pour les échanges et les investissements. Elle entend promouvoir une croissance "verte" tirée par l'innovation et un désengagement des Etats dès que les conditions le permettront.
En matière de retraite, l'OCDE souhaite que les organismes privés aient des politiques de placement qui n'exposent pas les adhérents aux aléas de la bourse. En ce qui concerne les régimes par répartition, l'OCDE rappelle que des mesures structurelles s'imposent afin d'en assurer l'équilibre.
Plus globalement, en matière de placements, l'organisation internationale réclame une réforme de la règlementation afin de garantir une plus grande stabilité des places. Elle demande un meilleur contrôle qui ne doit pas aboutir à freiner l'accès aux marchés financiers des entreprise.
lire le rapport
En matière de retraite, l'OCDE souhaite que les organismes privés aient des politiques de placement qui n'exposent pas les adhérents aux aléas de la bourse. En ce qui concerne les régimes par répartition, l'OCDE rappelle que des mesures structurelles s'imposent afin d'en assurer l'équilibre.
Plus globalement, en matière de placements, l'organisation internationale réclame une réforme de la règlementation afin de garantir une plus grande stabilité des places. Elle demande un meilleur contrôle qui ne doit pas aboutir à freiner l'accès aux marchés financiers des entreprise.
lire le rapport
lundi 16 mars 2009
Les futurs retraités rêvent d'être propriétaires au soleil
Selon un sondage réalisé par Ipsos pour Pleine Vie/Les sénioriales, 31 % des Français actifs envisagent de déménager à l'occasion de leur retraite. 47% souhaitent déménager afin d'habiter près de leur famille ou de leurs amis. Les deux autres critères sont l'adaptabilité du logement et les conditions de vie (climat) pour respectivement 36 et 34% d'entre eux. 84% souhaitent être propriétaires de leur résidence principale. Ils préfèrent une maison à 70 % si possible neuve à 57 %. Seulement 37 % imaginent vivre en maison de retraite mais ce taux augmente avec l'âge.
Ce sondage a été réalisé auprès d'un échantillon de 798 personnes, âgées au moins de 50 ans, et interrogées du 16 au 17 janvier 2009.
Ce sondage a été réalisé auprès d'un échantillon de 798 personnes, âgées au moins de 50 ans, et interrogées du 16 au 17 janvier 2009.
dimanche 15 mars 2009
Sondage 2009 : interview sur Europe 1
Philippe Crevel a été interrogé par Fabien Cazaeux sur les retraites en France. Il a été souligné le haut degré d'inquiétude en matière de retraite et le début d'évolution des Français sur la question du maintien de la retraite à 60 ans.
Retrouver l'interview sur Europe1.fr
Retrouver l'interview sur Europe1.fr
mercredi 11 mars 2009
Conférence de presse sur le sondage 2009
Le Cercle a organisé le 10 mars 2009 une conférence de presse pour présenter son enquête 2009 sur les Français, l'épargne et la Retraite.
Une dizaine de journalistes ont répondu à notre invitation et ont écouté les analyses de Jérôme Jaffré, directeur du CECOP et de Philippe Crevel, Secrétaire génral du Cercle des Epargnants.
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Retraite 2009 : + 1 % au 1er avril
La revalorisation des pensions intervient non plus au 1er janvier mais au 1er avril. Les 14,5 millions de retraités que compte la France devrait, cette année, bénéficier d’une hausse limitée à 1 % du fait du ralentissement sensible de l’inflation. Ce 1 % se décompose en 0,4 point au titre de l’inflation prévue en 2009 et de 0 ?6 point au titre du rattrapage d’inflation pour 2008. Le minimum vieillesse sera relevé de 6,9 % au 1er avril 2009. Le coût d’un relèvement d’un point des retraites est évalué à 1 milliards d’euros. Le déficit de la Sécurité sociale pourrait atteindre le chiffre record de 19 milliards d’euros en 2009 ; la CNAV en étant responsable pour 8 à 9 de milliards d’euros.
Contrats Madelin, bilan 2008
En 2008, 88 000 contrats Madelin ont été ouverts soit un peu moins qu’en 2007, 92 000. Le nombre de contrats en cours de constitution a progressé de 6 % pour atteindre 791 000 contre 744 000 à la fin du mois de décembre 2007. Fin 2008, les adhérents en cours de constitution était de 669 000.
Les cotisations versées se sont élevées à 1,957 milliards d’euros contre 1,874 milliards d’euros en 2007, en progression de 4 %. Les provisions mathématiques des contrats en cours de constitution ont atteint 12,393 milliards d’euros contre 11,867 milliards d’euros fin 2007. La progression n’a été que de 4 % contre 12 % en 2007 du fait de la contraction de la valeurs des unités de comptes. La provision mathématique moyenne des contrats en cours de constitution est de 15 700 euros contre 16 000 euros en 2007.
Les cotisations versées se sont élevées à 1,957 milliards d’euros contre 1,874 milliards d’euros en 2007, en progression de 4 %. Les provisions mathématiques des contrats en cours de constitution ont atteint 12,393 milliards d’euros contre 11,867 milliards d’euros fin 2007. La progression n’a été que de 4 % contre 12 % en 2007 du fait de la contraction de la valeurs des unités de comptes. La provision mathématique moyenne des contrats en cours de constitution est de 15 700 euros contre 16 000 euros en 2007.
mardi 10 mars 2009
Sondage 2009 du Cercle des Epargnants sur les Français, l'Epargne et la Retraite
Avec Jérôme Jaffré et Jean-Pierre Gaillard, j'ai présenté le 10 mars 2009 la septième enquête du Cercle sur l'Epargne, la Retraite et les Français.
Cette enquête a été réalisée au mois de janvier et prend en compte la nouvelle donne économique. Plusieurs questions liées à la crise ont été ainsi posées. Vous pouvez retrouver tous les résultats sur le site du Cercle des Epargnants.
la plaquette de présentation du sondage 2009
les principaux tableaux de l'étude présentés à l'occasion de la conférence de presse
la note de Jérôme Jaffré
le communiqué de presse en pdf
COMMUNIQUE DE PRESSE
SONDAGE CERCLE DES EPARGNANTS/CSA/CECOP
Les Français, l’Epargne et la Retraite en 2009
Les Français prêts à travailler et à épargner plus pour leur retraite
Le Cercle des Epargnants, Centre d’Etudes et d’Information sur l’Epargne et la Retraite, a commandé une enquête* sur les Français et leur retraite au Centre d’Etudes et de Connaissances sur l’Opinion Publique (CECOP) dirigé par Jérôme Jaffré. Les interviews confiées à l’institut CSA ont été réalisées par téléphone les 21 et 22 janvier 2009.
Face à la crise et de manière très traditionnelle, les Français sont plus fourmis que cigales. Seuls 16 % d’entre eux se déclarent prêts à puiser dans leur épargne pour soutenir leur consommation. En revanche, 27 %, par précaution, ont l’intention d’épargner davantage et 56 % de faire ni l’un, ni l’autre.
Vis-à-vis de leur future retraite, les Français demeurent inquiets (59 % en 2009 contre 61 % en 2008 et 64 % en 2007). Par ailleurs, la proportion de Français confiants diminue passant de 26 à 19 % de 2008 à 2009. Cette baisse peut s’expliquer tant par les incertitudes que génère la crise que par la meilleure visibilité qu’ils ont de leur future pension. Ils sont, en effet 30 %, en 2009, à avoir une vision claire de leurs futurs revenus contre 22 % en 2007. Ce résultat est lié à celui d’une meilleure information en la matière. 49 % des Français affirment être bien informés sur ce sujet contre 42 % en 2007.
Le mur des 60 ans comme âge pour arrêter de travailler s’effrite. En un an, la majorité s’est inversée en ce qui concerne la possibilité de travailler jusqu’à 62 ans. (49 % favorable contre 48 % défavorable en 2009, les chiffres en 2008 étaient respectivement de 42 et 52).
Les Français pensent à 62 % que l’entreprise jouera le jeu. Ce changement d’attitude semblerait prouver que le débat sur l’emploi des seniors a porté ses fruits. Néanmoins, le souhait intime des Français est de pouvoir partir à la retraite avant 60 ans (59,6 ans en moyenne). De ce fait, le recul de l’âge de départ à la retraite est plus subi que voulu.
Parmi les mesures phares du Rendez-vous sur les retraites de 2008, le cumul emploi/retraite est accepté par 50 % des Français. Seuls 16 % souhaitent qu’il soit interdit. En revanche, le recul à 70 ans de l’âge de mise à la retraite d’office a été complètement incompris de l’opinion publique. Ce recul qui permet au salarié de choisir sa date de départ à la retraite jusqu’à 70 ans contre 65 ans auparavant est jugé pour 50 % des Français comme un recul. Seulement, 18 % considèrent cette mesure comme un progrès.
La prise de conscience des Français se traduit en matière de retraite par une préparation financière de plus en plus précoce. Ainsi 63 % des 25/34 considèrent que la préparation de la retraite doit s’effectuer avant 35 ans.
Pour assurer l’avenir du financement des régimes de retraite, le système mixte alliant répartition et capitalisation continue de rallier la majorité de l’opinion (52 % en 2009 comme en 2008) et cela malgré la crise financière. Il n’en demeure pas moins que les Français comptent sur l’Etat et la sécurité sociale pour garantir l’avenir des pensions (53 %) puis en second lieu sur les entreprises.
Malgré un contexte peu porteur, la pratique de l’épargne retraite s’améliore. 59 % des Français épargnent en vue de leur retraite contre 54 % en 2008 et 49 % en 2007.
Les Français sont favorables au développement de systèmes d’épargne retraite collectifs et à des mesures d’incitation en faveur de l’épargne retraite individuelle. Seulement 15 % d’entre eux sont pour un relèvement des cotisations d’assurance vieillesse. De même, après le passage de la durée de cotisation à 41 ans, il n’y a que 13 % des Français qui souhaitent que les pouvoirs publics poursuivent dans cette voie.
Comme l’avait démontrée la précédente étude, la retraite est de moins en moins un sujet de confrontations idéologiques mais un sujet qui sépare les générations. Les plus jeunes sont favorables aux réformes comme le cumul emploi/retraite ou l’épargne retraite quand les générations les plus âgées privilégient davantage la solidarité nationale.
Contact presse : Olivia Penichou
Tel : 06 07 08 91 47
Contact Cercle des Epargnants : Philippe Crevel
Tel : 01 58 38 65 37
*L’enquête a été conduite auprès d’un échantillon national représentatif de 1004 personnes âgées de 18 ans et plus constitué d'après la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage), après stratification par région et catégorie d'agglomération.
Cette enquête a été réalisée au mois de janvier et prend en compte la nouvelle donne économique. Plusieurs questions liées à la crise ont été ainsi posées. Vous pouvez retrouver tous les résultats sur le site du Cercle des Epargnants.
la plaquette de présentation du sondage 2009
les principaux tableaux de l'étude présentés à l'occasion de la conférence de presse
la note de Jérôme Jaffré
le communiqué de presse en pdf
SONDAGE CERCLE DES EPARGNANTS/CSA/CECOP
Les Français, l’Epargne et la Retraite en 2009
Les Français prêts à travailler et à épargner plus pour leur retraite
Le Cercle des Epargnants, Centre d’Etudes et d’Information sur l’Epargne et la Retraite, a commandé une enquête* sur les Français et leur retraite au Centre d’Etudes et de Connaissances sur l’Opinion Publique (CECOP) dirigé par Jérôme Jaffré. Les interviews confiées à l’institut CSA ont été réalisées par téléphone les 21 et 22 janvier 2009.
Face à la crise et de manière très traditionnelle, les Français sont plus fourmis que cigales. Seuls 16 % d’entre eux se déclarent prêts à puiser dans leur épargne pour soutenir leur consommation. En revanche, 27 %, par précaution, ont l’intention d’épargner davantage et 56 % de faire ni l’un, ni l’autre.
Vis-à-vis de leur future retraite, les Français demeurent inquiets (59 % en 2009 contre 61 % en 2008 et 64 % en 2007). Par ailleurs, la proportion de Français confiants diminue passant de 26 à 19 % de 2008 à 2009. Cette baisse peut s’expliquer tant par les incertitudes que génère la crise que par la meilleure visibilité qu’ils ont de leur future pension. Ils sont, en effet 30 %, en 2009, à avoir une vision claire de leurs futurs revenus contre 22 % en 2007. Ce résultat est lié à celui d’une meilleure information en la matière. 49 % des Français affirment être bien informés sur ce sujet contre 42 % en 2007.
Le mur des 60 ans comme âge pour arrêter de travailler s’effrite. En un an, la majorité s’est inversée en ce qui concerne la possibilité de travailler jusqu’à 62 ans. (49 % favorable contre 48 % défavorable en 2009, les chiffres en 2008 étaient respectivement de 42 et 52).
Les Français pensent à 62 % que l’entreprise jouera le jeu. Ce changement d’attitude semblerait prouver que le débat sur l’emploi des seniors a porté ses fruits. Néanmoins, le souhait intime des Français est de pouvoir partir à la retraite avant 60 ans (59,6 ans en moyenne). De ce fait, le recul de l’âge de départ à la retraite est plus subi que voulu.
Parmi les mesures phares du Rendez-vous sur les retraites de 2008, le cumul emploi/retraite est accepté par 50 % des Français. Seuls 16 % souhaitent qu’il soit interdit. En revanche, le recul à 70 ans de l’âge de mise à la retraite d’office a été complètement incompris de l’opinion publique. Ce recul qui permet au salarié de choisir sa date de départ à la retraite jusqu’à 70 ans contre 65 ans auparavant est jugé pour 50 % des Français comme un recul. Seulement, 18 % considèrent cette mesure comme un progrès.
La prise de conscience des Français se traduit en matière de retraite par une préparation financière de plus en plus précoce. Ainsi 63 % des 25/34 considèrent que la préparation de la retraite doit s’effectuer avant 35 ans.
Pour assurer l’avenir du financement des régimes de retraite, le système mixte alliant répartition et capitalisation continue de rallier la majorité de l’opinion (52 % en 2009 comme en 2008) et cela malgré la crise financière. Il n’en demeure pas moins que les Français comptent sur l’Etat et la sécurité sociale pour garantir l’avenir des pensions (53 %) puis en second lieu sur les entreprises.
Malgré un contexte peu porteur, la pratique de l’épargne retraite s’améliore. 59 % des Français épargnent en vue de leur retraite contre 54 % en 2008 et 49 % en 2007.
Les Français sont favorables au développement de systèmes d’épargne retraite collectifs et à des mesures d’incitation en faveur de l’épargne retraite individuelle. Seulement 15 % d’entre eux sont pour un relèvement des cotisations d’assurance vieillesse. De même, après le passage de la durée de cotisation à 41 ans, il n’y a que 13 % des Français qui souhaitent que les pouvoirs publics poursuivent dans cette voie.
Comme l’avait démontrée la précédente étude, la retraite est de moins en moins un sujet de confrontations idéologiques mais un sujet qui sépare les générations. Les plus jeunes sont favorables aux réformes comme le cumul emploi/retraite ou l’épargne retraite quand les générations les plus âgées privilégient davantage la solidarité nationale.
Contact presse : Olivia Penichou
Tel : 06 07 08 91 47
Contact Cercle des Epargnants : Philippe Crevel
Tel : 01 58 38 65 37
*L’enquête a été conduite auprès d’un échantillon national représentatif de 1004 personnes âgées de 18 ans et plus constitué d'après la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage), après stratification par région et catégorie d'agglomération.
samedi 7 mars 2009
Les Entretiens de l'Epargne et de la Retraite à Lille le 2 avril 2009

Le Cercle des Epargnants organise le 2 avril prochain une réunion d'information sur l'épargne et la retraite à Lille au World Trade Center à 19 heures. Interviendront à cette réunion, Jacques Barthélémy, avocat en droit social, Jean-Pierre Gaillard, journaliste économique et Président du Cercle des Epargnants, Marc Fabayre, directeur commercial Europe de Generali Investments France, Philippe Laloyaux, directeur technique de Generali et actuaire, Philippe Crevel, Secrétaire général du Cercle des Epargnants.
Pour s'inscrire en ligne à la réunion
Télécharger l'invitation
vendredi 6 mars 2009
Hommes/Femmes : égalité de pension, la route est longue
L’évolution du mariage, de la vie en couple et la montée du travail féminin a modifié amplement la situation des retraités femmes ces trente dernières années. Du fait qu’elles aient des carrières plus hachées que les hommes et que leurs salaires soient inférieurs, le montant de leurs pensions l’est également.
En France, la pension de droit propre des femmes (droits acquis à titre personnels, droits familiaux inclus) représente en moyenne 48 % de celle des hommes. En prenant en compte les droits dérivés, en particulier les droits de réversion), le taux atteint 62 %. En Suède, le staux respectifs sont de 68 et 79 %. En Italie, les droits propres représentent 54 % des droits des hommes ; avec prise en compte des droits dérivés, on atteint 69 %. En Allemagne, les taux sont de 52 et 72 %. Les femmes sont pénalisées du fait de l’importance du travail à temps partiel en leur sein.
L’écart tend à se réduire mais lentement ; Ainsi pour les générations nées entre 1965 et 1969, l’écart sera de 30 % en France et de 20 % en Suède.
Une réduction de l’écart passe avant tout par le marché du travail à travers une plus égalité salariale. Il faudra également revoir les mécanismes de réversion qui du fait des nouvelles formes de vie des couples ne sont plus adaptées.
Le partage des droits à la retraite et une meilleure prise en compte des droits familiaux sont également des pistes étudiées par les différents pays européens.
En France, la pension de droit propre des femmes (droits acquis à titre personnels, droits familiaux inclus) représente en moyenne 48 % de celle des hommes. En prenant en compte les droits dérivés, en particulier les droits de réversion), le taux atteint 62 %. En Suède, le staux respectifs sont de 68 et 79 %. En Italie, les droits propres représentent 54 % des droits des hommes ; avec prise en compte des droits dérivés, on atteint 69 %. En Allemagne, les taux sont de 52 et 72 %. Les femmes sont pénalisées du fait de l’importance du travail à temps partiel en leur sein.
L’écart tend à se réduire mais lentement ; Ainsi pour les générations nées entre 1965 et 1969, l’écart sera de 30 % en France et de 20 % en Suède.
Une réduction de l’écart passe avant tout par le marché du travail à travers une plus égalité salariale. Il faudra également revoir les mécanismes de réversion qui du fait des nouvelles formes de vie des couples ne sont plus adaptées.
Le partage des droits à la retraite et une meilleure prise en compte des droits familiaux sont également des pistes étudiées par les différents pays européens.
mercredi 4 mars 2009
Le Cumul Emploi/retraite est sur les rails
La loi sur le financement pour la sécurité sociale pour 2009 a assoupli les règles de cumul emploi/retraite en supprimant le délai de 6 mois avant de réoccuper un emploi de même nature et le plafonds de ressources. La direction de la sécurité sociale et la direction du budget ont publié une circulaire d'application en date 19 février 2009 avec effet rétroactif au 1er janvier 2009.
Pour reprendre une activité, le retraité devra déclarer son cumul au dernier organisme dans lequel il était affilié. Il devra remplir une déclaration dans laquelle devront figurer le nom et adresse de l'employeur et aussi le fait qu'il a liquidé l'ensemble de ses droits à la retraite ainsi que la liste des régimes dont il touche une pension.
Pour reprendre une activité, le retraité devra déclarer son cumul au dernier organisme dans lequel il était affilié. Il devra remplir une déclaration dans laquelle devront figurer le nom et adresse de l'employeur et aussi le fait qu'il a liquidé l'ensemble de ses droits à la retraite ainsi que la liste des régimes dont il touche une pension.
Le PERP, morne plaine
A la fin du mois de décembre 2008, 2, 042 millions de PERP étaient ouverts soit une progression de 54 000 en un an. L'augmentation du nombre de plans a été de 3 % contre 6 % en 2007.
Le montant des cotisations est en légère baisse de 1 % par rapport à 2007, 1,036 milliard d'euros contre 1,051 milliard d'euros. Les versements ont chuté durant l'aggravation de la crise financière.
Les provisions mathématiques du PERP (encours) atteignent 4,043 milliards d'euros en progression de 19 % sur l'année.
Le montant des cotisations est en légère baisse de 1 % par rapport à 2007, 1,036 milliard d'euros contre 1,051 milliard d'euros. Les versements ont chuté durant l'aggravation de la crise financière.
Les provisions mathématiques du PERP (encours) atteignent 4,043 milliards d'euros en progression de 19 % sur l'année.
lundi 2 mars 2009
La lettre du Cercle du mois de mars est publié
Au sommaire de la lettre n°32, le tour de France du Cercle/Generali sur l'épargne et la retraite, le guide de la Retraite 2009, les charges auxquels sont soumises les associations intervenant dans le secteur de l'assurance.
lire la lettre du Cercle
lire la lettre du Cercle
samedi 28 février 2009
Le livre "La retraite" par Philippe Crevel est publié
En moins de 140 pages, j'ai essayé de traiter tout à la fois les grands défis auxquels est confronté notre système de retraite (allongement de la durée de la vie, vieillissement de la population), de revenir sur les réformes adoptées depuis plus de quinze ans et de présenter les différents moyens pour améliorer sa retraite. Au sein de ce livre, les différents régimes de retraite sont décrits (régime général, régime de la fonction publique, des professions libérales...). Un tes au milieu de l'ouvrage permet d'évaluer son état de préparation pour le financement de sa future retraite.
Commander le livre
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jeudi 26 février 2009
Etude de l'INED sur les inégalités Hommes/Femmes en matière de retraite
L'Institut National des Etudes Démographiques dans son dernier numéro de "Population et Sociétes" publie une étude sur "Comment corriger les inégalités de retraite entre hommes et femmes? L'expérience de cinq pays européens".
A travers cette étude, il est souligné qu'en France, la retraite des femmes représente 48 % de celles des hommes, 62 % avec les droits de réversion contre respectivement 52 et 72% en Allemagne, 54 et 69 % en Italie et 68 et 79 % en Suède. Cette inégalité résulte du fait que les femmes sont plus souvent contraintes à occuper des emplois à temps partiel et que leur carrière est moins progressive que celle des hommes.
Plusieurs mécanismes ont été mis en œuvre pour atténuer les écarts de pension résultant des modes de calcul. Ainsi, au Royaume-Uni, il existe un système de pension forfaitaire et en France il y a le minimum contributif. Toujours en France, il existe des majorations en fonction du nombre d'enfants élevés. La Halde a considéré que ce dispositif était discriminant. Par ailleurs, les dernières réformes lient davantage le montant des pensions aux cotisations effectivement versées durant la carrière professionnelle ce qui pénalise les femmes.
Certains proposent de familiariser les pensions afin de supprimer les écarts mais avec la montée du nombre de divorces, le système de calcul ne sera pas simple. L'Allemagne et le Royaume-Uni ont ainsi admis un système de partage des droits à la retraite au sein du couple. Les droits acquis au cours de leur union sont ajoutés puis partagés à égalité. En Italie, en Suède et aussi en Allemagne, les droits obtenus en fonction du nombre d'enfants élevés peuvent être répartis sur l'un ou l'autre membre du couple en fonction de leurs souhaits de manière à inciter à une répartition plus équilibrée des taches familiales.
lire l'étude de l'INED
A travers cette étude, il est souligné qu'en France, la retraite des femmes représente 48 % de celles des hommes, 62 % avec les droits de réversion contre respectivement 52 et 72% en Allemagne, 54 et 69 % en Italie et 68 et 79 % en Suède. Cette inégalité résulte du fait que les femmes sont plus souvent contraintes à occuper des emplois à temps partiel et que leur carrière est moins progressive que celle des hommes.
Plusieurs mécanismes ont été mis en œuvre pour atténuer les écarts de pension résultant des modes de calcul. Ainsi, au Royaume-Uni, il existe un système de pension forfaitaire et en France il y a le minimum contributif. Toujours en France, il existe des majorations en fonction du nombre d'enfants élevés. La Halde a considéré que ce dispositif était discriminant. Par ailleurs, les dernières réformes lient davantage le montant des pensions aux cotisations effectivement versées durant la carrière professionnelle ce qui pénalise les femmes.
Certains proposent de familiariser les pensions afin de supprimer les écarts mais avec la montée du nombre de divorces, le système de calcul ne sera pas simple. L'Allemagne et le Royaume-Uni ont ainsi admis un système de partage des droits à la retraite au sein du couple. Les droits acquis au cours de leur union sont ajoutés puis partagés à égalité. En Italie, en Suède et aussi en Allemagne, les droits obtenus en fonction du nombre d'enfants élevés peuvent être répartis sur l'un ou l'autre membre du couple en fonction de leurs souhaits de manière à inciter à une répartition plus équilibrée des taches familiales.
lire l'étude de l'INED
mercredi 25 février 2009
Le COR dresse un état des lieux des régimes spéciaux
A l'occasion de sa réunion mensuelle du 11 février 2009 , le COR a établit un état des lieux des réformes en cours dans le système de retraite de la fonction publique ainsi que dans les régimes spéciaux.
Lire les différents documents du COR
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