CERCLE DE L'EPARGNE, DE LA RETRAITE ET DE LA PREVOYANCE

Le Cercle des Epargne, de la retraite et de la prévoyance est un centre d'études et d'information indépendant qui a pour objet de réaliser des études et d'informer les épargnants sur toutes les questions relatives à l'épargne, la retraite et la prévoyance

Il bénéfice de l'appui et de l'expertise d'un Conseil scientifique et du soutien d'AG2R La Mondiale

Pour plus de renseignements et pour tous les contacts presse, vous pouvez nous contacter au 06 13 90 75 48

mardi 18 mars 2014

Augmentation des salaires de 2 % en 2013 en France

Selon l'INSEE, au quatrième trimestre 2013, l’indice du coût du travail (ICT) - salaires seuls de l’ensemble des secteurs marchands non agricoles a progressé de 0,5 % en données corrigées des variations saisonnières. Au troisième trimestre 2013, l’indice avait augmenté de 0,3 %. En glissement annuel, l’ICT - salaires seuls croît de 2,0 %, comme au trimestre précédent.
Le temps de travail moyen baisse légèrement (-0,1 % en glissement annuel).
ICT - salaires seuls : glissements annuels
ICT - salaires seuls : glissements annuels
Les salaires augmentent de 0,4 % dans l’industrie après avoir stagné au troisième trimestre 2013. En particulier, ils augmentent dans  l’industrie manufacturière (+0,5 % après +0,3 %). Sur un an, les salaires progressent de 2,2 % dans l’industrie. Dans la construction, ils ralentissent au quatrième trimestre 2013 (+0,7 % après +0,9 %). En glissement annuel, ils accélèrent légèrement : +2,1 % après +1,8 %.
Les salaires augmentent de 0,5 % dans le tertiaire au quatrième trimestre 2013 après +0,3 %. Ils accélèrent notamment dans le secteur des transports (+0,7 % après +0,2 %). En revanche, ils diminuent dans le secteur de l’hébergement et restauration (-0,2 % après +0,7 %). En glissement annuel, les salaires accélèrent très légèrement dans le tertiaire (+1,9 % après +1,8 %).

L'Allemagne, dépenses de retraite en hausse


Le déficit budgétaire allemand a été inférieur à 1% du PIB en 2013. Le Gouvernement allemand s'est fixé comme objectif, un excédent budgétaire d’ici à 2017. Après avoir augmenté de 400 Mds € pendant la crise de 2008, la dette allemande enregistre depuis une baisse et cela depuis quatre trimestres. Néanmoins, il est à noter que du fait du programme de la grande coalition, l'équilibre budgétaire prévu dès 2014 sera repoussé de quelques années. Le ministère de l’Economie et des Finances allemand a annoncé que le budget 2013 s’achevait avec des dépenses moindres par rapport aux estimations. Ainsi, avec 307 Mds € de dépenses et 285 Mds € de revenus, le déficit annuel allemand atteint les 22,1 Mds €, contre 25 Mds € initialement prévus. Au regard du budget de l’année antérieure, qui représentait 22,5 Mds €, le budget de 2013 apparaît donc en baisse, et ce, en dépit de l’aide financière apportée aux victimes des intempéries. Au niveau des ressources, la principale recette provient de la TVA, qui rapporte en 2013 près de 104 Mds € (soit 40% des revenus fiscaux totaux), suivie à la deuxième place par les impôts sur salaires à hauteur de 67 Mds € et enfin, la taxe sur l’énergie qui représente 39 Mds €. En France, la TVA représente 47 % des recettes de l'Etat. La réforme des retraites visant à réduire l’âge du départ à la retraite à 63 ans (au lieu de 67 ans), pour les personnes ayant cotisé 45 ans (soit dix années de plus que la normale) pourrait coûter jusqu’à 5 Mds € par an. Mais elle serait davantage supportée par des cotisations (salariés et patronales) additionnelles et aurait, in fine, un impact quasi nul sur le budget. Pour les années à venir, il faut noter que la revalorisation des pensions de retraite des femmes ayant eu un congé parental afin d’éduquer leurs enfants, apparaît comme un coût plus significatif et durable sur le budget allemand. significatif et durable sur le budget allemand. Celui-ci pourrait représenter un surcoût de 6 Mds € par année. Par ailleurs, la réforme des retraites visant à réduire l’âge du départ à la retraite à 63 ans (au lieu de 67 ans), pour les personnes ayant cotisé 45 ans (soit dix années de plus que la normale) pourrait coûter jusqu’à 5 Mds € par an. A priori, elle sera financée par les cotisations (salariés et patronales) additionnelles et n'aura pas d'impact sur le budget fédéral.

Crédits, toujours orientés à la baisse

Selon la Banque de France, La plupart des banques font état d’une stabilité de la demande de crédits des entreprises. Néanmoins et cela confirme la tendance précédente,  s’agissant des PME, les établissements continuent de faire état d’une très légère diminution de la demande de crédit.  La proportion des banques signalant une baisse de la demande de crédits à l’habitat s’est accrue. L’appréciation des banques sur la demande de crédits à la consommation est quasi inchangée.
 
Enquête mensuelle auprès des banques sur la distribution du crédit en France

lundi 17 mars 2014

Attention, les complémentaires retraites sont toujours sur le gril


Après avoir confirmé le gel des pensions complémentaires en 2014, les partenaires sociaux comme cela avait été prévu par l'accord du 13 mars 2013 ont engagé des consultations pour trouver des économies .

En 2013, il a avait été prévu ainsi une réflexion pour distinguer les dépenses contributives des non contributives, une négociation pour une prise en charge des droits des demandeurs d’emploi par l’Etat ou l’Unedic, la poursuite de la rationalisation des caisses complémentaires, l'évolution des paramètres de la réversion (taux âge et proratisation en fonction de la durée du mariage), un ne réflexion sur les conditions d’extension de la cotisation agff à la tranche C et l'étude de l’ouverture d’une option pour les entreprises et les branches d’affecter à la retraite supplémentaire une partie de la cotisation employeur de 1,5 % prévoyance décès.

Le point le plus sensible est la réversion qui a fait l'objet le 14 mars d'un tour de table. Sont étudiés la possibilité de fixer à 60 l'âge minimal de versement de la réversion contre 55 ans pour l'Arrco actuellement. Il est également prévu de proratiser en fonction de la durée du mariage le montant de la pension de réversion. En revanche, l'idée d'instituer une condition de ressources n'est pas pour le moment à l'ordre du jour.

Modification en vue pour le cumul emploi - retraite


500.000 retraités occuperaient un emploi selon l'Inspection générale des affaires sociales (Igas). le cumul emploi retraite a été assouplie en 2003 et 2009 avec une diminution des contraintes de temps et de ressources. Le cumul était possible et libre à quelques restrictions près. Il fallait mieux avoir rempli toutes les conditions pour avoir une retraite à taux plein. La réforme 2013 des retraites revient, en partie, sur les assouplissements. A compter du 1er janvier 2015, pour travailler après avoir pris sa retraite, il faudra avoir au préalable liquider tous ses droits à pension. Par ailleurs, il ne sera plus possible de se constituer de nouveaux droits à partir des cotisations payées. Jusqu'à maintenant, un actif reprenant une activité professionnelle dépendant d'un régime autre que celui qui lui délivre sa pension pouvait se constituer de nouveaux droits à retraite.

samedi 15 mars 2014

La lettre économique hebdomadaire


Le coin des épargnants

La bourse de Paris a passé une mauvaise semaine avec un recul de 3,44 %. Le CAC 40 est ainsi revenu à 4216 points. Paris suit la tendance des places occidentales qui sont assez nerveuses avant les résultats sans surprise du référendum en Crimée et face au ralentissement de la Chine. Les inquiétudes sur la solidité financière de certaines banques chinoises pèsent sur l’activité de ce pays.
En période de crise, l’or retrouve quelques couleurs. Après avoir perdu 23 % de sa valeur en 2013, le métal précieux a gagné 12 % depuis le début de l’année. Cette appréciation est liée à une augmentation de la demande en provenance des banques centrales et de certains institutionnels qui s’ajoute à celle toujours forte des particuliers en Chine ou en Inde. A 1382 dollars l’once vendredi 14 mars, l’or n’a pas encore retrouvé les sommets atteints en 2011 / 2012 autour de 1900 dollars.

L’euro continue de s’apprécier par rapport au dollar en atteignant un taux de 1,40 soit son plus haut niveau depuis trois ans. Cette valorisation repose sur les bons résultats de la zone euro en matière d’échanges extérieurs et par le repli des investissements dans les pays émergents. Cette appréciation pénalisera les exportateurs français qui sont très sensibles aux variations de prix.

Le coin des Prévisions

France

La majorité des experts économiques tablent pour une croissance de 0,2 % pour le premier trimestre 2014.

De nombreux indicateurs restent mal orientés ou nettement en-dessous de leur moyenne de longue période.

Zone euro

Pour l’OCDE, la prévision de croissance du PIB (en variation trimestrielle) est de de 0,5 % au 1er trimestre et de 0,3 % au 2ème trimestre 2014.

Pour la BCE (6 mars 2014, la croissance du PIB devrait être de  1,2 % en 2014 et 1,5 % en 2015.
Pour la Commission européenne (prévisions d’hiver, 25 février 2014), les prévisions de croissance du PIB sont de + 0,3 % au 1er trimestre 2014, de + 0,4 % au 2e trimestre ainsi qu’au 3e trimestre 2014 ; + 1,2 % pour 2014 et + 1,8 % pour 2015 sous l’hypothèse technique d’absence de nouvelles mesures budgétaires.

Selon Eurostat, le PIB de la zone euro était en hausse en de 0,3 % au 4ème trimestre 2013, après + 0,1 % au 3ème trimestre.

En moyenne annuelle, la croissance s’établit à – 0,4 % pour 2013 après – 0,6 % en 2012.

Selon l’Insee (Note de conjoncture de décembre 2013), la croissance du PIB de la zone euro devrait être de  + 0,3 % aux 1er et 2ème trimestres 2014. L’acquis pour 2014 à la fin du 2ème trimestre 2014 serait de 0,9 %.

A la différence de la France, de nombreux indicateurs sont bien orientés témoignant d’une reprise de l’activité. L’indicateur du sentiment économique a atteint 101,2, après 101,0 en janvier (moyenne de long terme égale à 100).

L’indicateur du climat des affaires dans l’industrie manufacturière est en hausse à + 0,37, après + 0,25 en janvier (moyenne de long terme égale à 0).

La confiance des industriels est de – 3,4, après – 3,8 en janvier (moyenne de long terme égale à – 7,0).
La confiance des ménages, final est de  – 12,7 (flash confirmé), après – 11,7 en janvier (moyenne de long terme égale à – 13,3).

Retour sur la semaine passée

Zone euro, un retour de la croissance par la petite porte

La BCE juge prudent d’attendre avant de dégoupiller l’artillerie lourde. La semaine passée semble lui donner raison. Il y a eu une série de petits signes encourageants mais la croissance demeure faible et fragile.

Ainsi, le nombre de personnes ayant un emploi a augmenté de 0,1% tant dans la zone euro que dans l’Union Européenne au quatrième trimestre 2013 par rapport au trimestre précédent. Au troisième trimestre 2013, l’emploi était resté stable dans la zone euro et avait progressé de 0,1% dans l’UE28.
Néanmoins, par rapport au même trimestre de l’année précédente, l’emploi a néanmoins diminué de 0,5% dans la zone euro et de 0,1% dans l’UE au quatrième trimestre 2013 (après respectivement -0,8% et -0,3% au troisième trimestre 2013).

Sur l’ensemble de l’année 2013, l’emploi a reculé de 0,9% dans la zone euro et de 0,4% dans l’UE28, contre respectivement -0,7% et -0,2% en 2012. Eurostat estime qu’au quatrième trimestre 2013, 223,6 millions d’hommes et de femmes avaient un emploi.

En matière de production industrielle, les résultats sont encore très décevants. Ainsi au mois de janvier 2014, la production industrielle a diminué, au sein de la zone euro, de 0,2 %  par rapport à décembre 2013. Elle a augmenté de 0,1% au sein de l’Union européenne selon Eurostat. En décembre 2013, la production industrielle avait diminué de 0,4% dans les deux zones.

Néanmoins, en janvier 2014 par rapport à janvier 2013, la production industrielle a progressé de 2,1% dans la zone euro et de 2,4% dans l’UE28.

La baisse de la production industrielle s’explique par les moindres dépenses dans le secteur énergétique et par la sortie de la période des fêtes.

Au niveau des pays, c’est la France qui plombe la zone euro avec un recul de l’activité de 0,2% qui est certes  compensé par la croissance soutenue en Allemagne (+0,7%) et en Italie (+1,0%).
Point positif, l’indice de sentiment économique (ESI) de la Commission européenne indique une amélioration des opinions sur l’évolution antérieure de la production manufacturière après la pause récente liée au ralentissement de l’activité en décembre

Japon, l’Abenomics commence à avoir du plomb dans les ailes

Au Japon, l’exercice budgétaire se termine au 31 mars. Or, au moment des comptes,  ’optimisme n’est pas de rigueur car la croissance est passée de 3,3 à 1,7 % du premier au second semestre 2013. La demande intérieure (FBCF, consommation des ménages) ainsi que les exportations sont sur la pente descendante. Pour 2014, la croissance ne devrait pas dépasser 1 % ce qui est bien au regard du faible potentiel de croissance qui se situe autour de 0,3 %.

Jusqu’au 1er avril, la consommation devrait être dopée par les anticipations d’achats du fait de la hausse de 3 point de la TVA qui devrait intervenir à cette date.

En revanche, de nombreux signaux tournent au rouge. En février, l’indice global de diffusion des anticipations se trouve inférieur de dix points au seuil des 50 qui délimite les phases d’expansion et de contraction de l’activité

Les autorités japonaises espèrent une reprise des exportations qui étaient sur le recul ces derniers mois avec même l’apparition d’un déficit de la balance commerciale certains mois qui s’explique également par le coût des importations énergétiques. Dans les prochains mois, les exportations pourraient être soutenues par la dépréciation du yen et par la reprise de la demande européenne.
Le plan dit en arc à trois flèches, une politique monétaire ultra-accommodante couplée à une politique budgétaire expansionniste et des réformes structurelles n’a pas encore réussi. La Banque du Japon s’est lancée dans une politique monétaire accommodante en acheté les obligations émises par l’Etat pour financer son plan de relance budgétaire. La base monétaire du Japon devrait atteindre 60 % du PIB d’ici le milieu de l’année avec un objectif d’inflation à 2 %. Elle a augmenté ces derniers mois en atteignant 1,4 %. 

La hausse de la TVA au 1er avril devrait par ailleurs y contribuer. Les prix des biens de consommation augmenteraient de 3,5 % au second semestre.  Il y a un an, l’indice des prix était à -0,3 %. Cette accélération toute modeste des prix doit plus au renchérissement des importations occasionnées par la dépréciation du Yen et par la montée en puissance des achats de produits énergétiques. Sans élément exceptionnel, l’inflation reste cantonnée dans les faits à 1 %.

Malgré les souhaits du Premier Ministre, les salaires restent toujours stables voire diminuent. Hors primes et heures supplémentaires, les salaires réels ont reculé de
0,5% en 2013. Certes, il est à noter que pour la première fois en six ans, les grands groupes industriels ont accordé des hausses de salaire.

La compétitivité japonaise est mise à mal par l’augmentation du coût des importations du fait de la baisse du yen. De ce fait, les entreprises ont tendance à réduire les coûts salariaux.

La mise en œuvre des réformes structurelles reste délicate. Ces réformes visent à favoriser l'investissement des entreprises, à restructurer le secteur agricole, moderniser le droit du travail. Le Japon souhaite également moderniser ses accords commerciaux en particulier dans le cadre des négociations d’un Accord de Partenariat Transpacifique – APTP – mais aussi avec l’Union européenne.

Le Japon, sans l’engagement rapide de réformes, peut retomber dans une léthargie économique quand les effets de la politique monétaire accommodante s’estomperont.

Etats-Unis, où en sommes-nous ?

Après un début d’année compliquée à cause de l’accumulation d’intempéries climatiques, il n’en demeure pas moins que la croissance devrait se renforcer au deuxième trimestre et cela jusqu’en 2015.

Le relâchement de la rigueur budgétaire et la fin du processus de désendettement des acteurs privés expliquent cette orientation de la croissance.

Les problématiques  budgétaires et de dettes publiques sont dégagées jusqu’en 2015 compte tenu des accords conclus entre Démocrates et Républicains. L’impact de la réduction des injections de liquidités, le tapering, sur les marchés financiers et sur les taux a été faible. Il n’y a pas eu de réelle tension sur les taux. En revanche, un ralentissement économique est constaté depuis la fin de l’année. Ainsi, la moyenne sur 3 mois de la création d’emplois est passée de 200 000 à 130 000 de la fin 2013 à février 2014. Le salaire horaire a augmenté en février mais les horaires hebdomadaires ont reculé, pesant sur les salaires mensuels, tandis que le taux de chômage est remonté à 6,7%.

Au sein de la FED, certains regrettent d’avoir peut être décidés trop tôt la réduction des injections de liquidités. Néanmoins, toute remise en cause du plan pourrait avoir des effets importants. Ils veulent éviter de trop fortes turbulences financières aux Etats-Unis comme à l’échelle mondiale. Le FOMC de la FED devrait certainement maintenir le cap en étant peut être plus progressif dans le ralentissement.
Un autre point positif mérite d’être noté en ce qui concerne les Etats-Unis, c’est la réduction de ces besoins de financement. En effet, la dette publique continue de progresser de moins en moins rapidement et les acteurs économiques sont plutôt assez mesurés en matière d’endettement. En outre, la balance commerciale continue à s’améliorer.

Les ménages sont devenus plus vertueux depuis 2009, le solde de financement est passé d’un déficit de 5% du PIB à  un excédent de 2,3 %. Les défauts et les faillites ont reculé et fini par se stabiliser. Le taux d’épargne des ménages est à point haut. Cet assainissement permet un redémarrage dans de bonnes conditions de la consommation si les entreprises augmentent les salaires et si la bourse ne connait pas une nouvelle bulle créant un effet de richesse artificiel.

A suivre Next week

Lundi 17 mars

A Bruxelles, sera publié le résultat définitif de l’inflation du mois de février.
A Washington, il faudra suivre la publication de l’indice d'activité "Empire State" de mars et le résultat de la production industrielle de février

Mardi 18 Mars

Aux Etats-Unis, il faudra suivre le taux d’inflation qui devrait rester modéré. En février, une hausse limitée de l'indice sous-jacent et des prix alimentaires compenserait le recul du prix des carburants. En glissement annuel, la hausse serait de 1,1%. Il faudra suivre également les résultats des mises en chantier et des permis de construire pour février. Par ailleurs, se déroulera la première journée de la réunion du FOMC de la Réserve fédérale.
A Bruxelles, seront publiées les immatriculations automobiles en Europe pour février ainsi que la balance commerciale zone euro pour le mois de janvier.
A Berlin, il faudra regarder l’évolution de l’indice ZEW du sentiment des investisseurs de mars.

Mercredi 19 Mars 

Aux Etats-Unis, Janet Yellen, la nouvelle responsable de la FED, donnera sa première conférence de presse post-réunion, annonçant une nouvelle réduction des achats de titres. Logiquement, elle devrait sauf revirement une réduction à 55 milliards de dollars des injections de liquidités.
Toujours aux Etats-Unis seront rendus publics les résultats des comptes courants du 4ème trimestre 2013
A Londres sera présenté le projet de budget 2014. Par ailleurs seront communiqués le résultat pour février des demandeurs d'emploi et le taux de chômage.
A Francfort se tiendra la réunion du Conseil des gouverneurs de la BCE (jeudi aussi), mais aucune décision sur les taux n’est attendue.
Il faudra suivre les résultats commerciaux du Japon. Après un fort déficit au mois de janvier, une amélioration est attendue.
Au Royaume- Uni, il faudra regarder les résultats de l’emploi de janvier. Une légère baisse du chômage est attendue.
En France seront rendus publics les résultats de la balance des paiements du mois de janvier.

Jeudi 20 mars

A Bruxelles se tiendra la première journée du Conseil européen.
A Berlin sera communiqué l’indice des prix à la production pour février.
A Londres seront connus les résultats des ventes au détail pour février.
Aux Etats-Unis, il faudra regarder les inscriptions au chômage au 15 mars, les reventes de logements pour février et la publication de plusieurs indicateurs avancés

Vendredi 21 mars

A Bruxelles, se déroulera la deuxième journée du Conseil européen.
Sera publié l’indicateur sur la confiance du consommateur pour mars au niveau de la zone euro.
Il faudra également regarder à Londres la présentation de la situation budgétaire pour février et surtout la revue de S&P sur la Grèce.
En France, il faudra regarder les résultats définitifs sur l’emploi et le taux d’activité au 4ème trimestre 2013.
Par ailleurs, devraient être communiqués les résultats du Livret A et du LDD pour le mois de février.

vendredi 14 mars 2014

Le commerce de détail positif en février


Point positif pour ce début d'année, au mois de février, les achats auprès du commerce de détail progressent, selon la Banque de France, de 1,0 %. Ils sont t stables sur trois mois. Le marché reste peu dynamique pour les ventes de produits alimentaires qui se replient sur le mois (-0,6 %) comme en glissement trimestriel (-0,7 %). En revanche, les ventes de des produits industriels se redressent par rapport à janvier (+1,0 %). Sur les trois derniers mois, les ventes progressent (+0,9 %) notamment grâce à la hausse de l’électronique grand public, de la presse papeterie et des cycles.

Le petit commerce arrive à sauver les meubles avec une progression de 2,7 % en un mois ; la hausse est de 0,4 % sur trois mois. Pour la grande distribution, la hausse est plus faible en février avec seulement + 0,5 % et une baisse de 0,4 % est enregistrée sur trois mois. Ces mauvais résultats sont essentiellement imputables aux grands magasins et à la vente par correspondance.

Création d'entreprise relativement table en février

Au mois de février, selon l'INSEE,  le nombre de créations d'entreprises y compris auto-entrepreneurs en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables (CVS-CJO) baisse par rapport au mois de janvier  de 1,9 %. Néanmoins, hors auto-entrepreneurs les créations sont quasi stables voire en légère hausse à hauteur de 0,4 %. La baisse des auto-entrepreneurs est liée au durcissement au régime et au fait que la progression avait été très forte depuis la création du régime. 
Le nombre cumulé de créations au cours des trois derniers mois augmente par rapport aux mêmes mois un an auparavant (+5,3 %). Les secteurs qui contribuent le plus à cette hausse sont le soutien aux entreprises et le commerce, transports, hébergement et restauration.
Le nombre de créations au cours des 12 derniers mois recule de -0,9 % par rapport aux 12 mois précédents.
Comme pour les mois précédents, en février, 51 % des créations enregistrées, en données brutes, sont des demandes d’auto-entreprises.
Part dans l'ensemble des créations en %
Cumul données brutes sur 12 mois
Source : Insee, répertoire des entreprises et des établissements (Sirene)
 Déc. 2013Jan. 2014Fév. 2014
Forme sociétaire29,529,529,5
Entreprises individuelles hors auto-entreprises19,419,519,5
auto-entreprises51,151,151,0
1 La contribution d'un secteur à l’évolution d'ensemble est l’évolution observée dans ce secteur, pondérée par le poids relatif du secteur dans l'ensemble.
Créations d’entreprises (CVS-CJO*)
Créations d’entreprises (CVS-CJO*)
* Données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables

jeudi 13 mars 2014

Quels placements en 2014 ?

Philippe Crevel a répondu à des questions de Paris Match  sur les placements les plus appropriés en 2014.
Les rendements des deux placements les plus populaires – livret A et assurance-vie – baissent. Accepter un risque raisonnable, optimiser la fiscalité et négocier les frais sont les trois clés d’une épargne plus performante. 

Paris Match. Comment se situent les placements sans risque ?

Philippe Crevel. Le livret A rapporte 0,55 % net d’inflation. C’est peu. Mais mieux que dans les années 1980, avec un rendement réel négatif. Le contrat d’assurance-vie affiche, lui, un rendement moyen de 2,80 % avant prélèvements sociaux et fiscaux, avec une dispersion des taux plus forte que les années précédentes. Selon les compagnies et la composition des fonds, ils se situent entre 2 et 4 %.

L'inflation augmente de 0,6 % en février

L'inflation a progressé de 0,6 % au mois de février contre une baisse de 0,6 % au mois e janvier. L'inflation sur un an gagne 0,2 point à 0,9 % contre 0,7 %. Elle reste inférieure à 1,3 % prévue par le Gouvernement au titre de l'année 2014.  Le rebond d'inflation s'explique par la fin des soldes, à l'impact de la hausse de la TVA et à la hausse saisonnière des services liés aux sports d'hiver.

 Hors tabac, l'IPC augmente de 0,5 % en février 2014 et de 0,8 % sur un an. Corrigé des variations saisonnières, l'IPC croît de 0,2 % en février 2014.

En février 2014, les prix des produits manufacturés rebondissent après la fin de la période des soldes d'hiver. Ils augmentent de 1,3 % sur un mois et sont quasi stables sur un an (—0,1 %). Les prix de l'habillement-chaussures augmentent ainsi de 6,2 % rattrapant pour partie leur baisse du mois de janvier (—15,4 %). Il

Glissements annuels de l'indice des prix à la consommation (IPC) et de l'inflation sous-jacente (ISJ)
Glissements annuels de l'indice des prix à la consommation (IPC) et de l'inflation sous-jacente (ISJ)Source : Insee - indices des prix à la consommation


Les prix des services augmentent de 0,4 % en février 2014 (+1,9 % sur un an après +1,7 % en janvier 2014) en raison, principalement de la hausse des prix des services liés aux vacances d’hiver. Ainsi, les tarifs des hébergements de vacances rebondissent fortement (+16,2 % sur le mois ; +1,9 % sur an). Les tarifs des transports aériens sont également en hausse de 1,1 % en février 2014 (+2,2 % sur un an). En revanche, ceux des voyages touristiques tout compris contribuent moins cette année à la hausse des prix du mois de février, augmentant de 3,3 % sur un mois (contre +6,5 % en février 2013 ; —3,0 % sur un an). Par ailleurs, les prix des télécommunications sont pratiquement stables en février 2014 (—0,1 %) mais accélèrent sur un an (+2,9 % après +0,1 % en janvier 2014) ; ils avaient reculé de 2,8 % en février 2013. Enfin, après la fin de promotions, les tarifs des assurances automobiles augmentent en février (+3,2 %  après —2,5 % en janvier ; —3,4 % sur un an).

En février 2014, les prix de l'énergie sont quasi stables (+0,1 % après +0,8 % en janvier 2014 ; —1,2 % sur un an) en lien avec la relative stabilité des prix des produits pétroliers observée ces derniers mois (+0,1 % après —0,2 % en janvier ; —5,4 % sur un an). 

Les prix de l’alimentation diminuent de 0,1 % en février 2014 (comme en janvier ; +0,1 % sur un an) sous l'effet du net recul des prix des produits frais (—0,9 %; —1,2 % sur un an).
En février 2014, l’indicateur d'inflation sous-jacente (ISJ) est en hausse de 0,5 % après une baisse de 0,4 % en janvier 2014. Le glissement annuel, après un point exceptionnellement bas en janvier, revient à un niveau proche de décembre 2013 à 0,7 %. L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) augmente de 0,6 % en février 2014 et de 1,1 % sur un an (après +0,8 % en janvier 2014 et +1,2 % en février 2013).

Cette augmentation de l'inflation reste modeste. Elle pourrait ne pas perdurer. Certes, elle peut justifier le maintien du taux du Livret A à 1,25 % et d'autre part la politique prudente de la BCE qui considère que progressivement l'inflation de la zone euro devrait revenir autour de 1,6 %. Il reste néanmoins du chemin à parcourir. 

mercredi 12 mars 2014

Un mauvais mois de janvier pour la production industrielle en zone euro !

Mauvaise nouvelle, au mois de  janvier 2014, la production industrielle a diminué de 0,2 %  par rapport à décembre 2013. Elle a augmenté de 0,1% au sein de l'Union européenne selon Eurostat.  En décembre 2013, , la production industrielle avait diminué de 0,4% dans les deux zones. 
Néanmoins, en janvier 2014 par rapport à janvier 2013, , la production industrielle a progressé de 2,1% dans la zone euro et de 2,4% dans l'UE28. 
La baisse de la production industrielle s'explique par les moindres dépenses dans le secteur énergétique et par la sortie de la période des fêtes. 
Les baisses les plus marquées de la production industrielle en janvier ont été enregistrées en Lettonie (-10,7%), aux Pays-Bas (-6,4%), en Finlande (-3,5%) ainsi qu’en Lituanie (-2,8%), et les plus fortes hausses en Croatie (+5,4%), en
Estonie (+4,3%) et en Hongrie (+3,1%).
Au niveau annuel de janvier 2013 à janvier 2014, les plus fortes hausses de la production industrielle ont été enregistrées au Luxembourg (+12,7%), en Roumanie (+10,5%), en Pologne (+6,4%) ainsi qu’en Hongrie (+6,1%), et les baisses les plus marquées à Malte (-12,0%),  en Lettonie (-11,0%), en Lituanie (-7,6%) et en Finlande (-7,1%). 

Gel des Retraites en France,pouvoir d'achat et les vacances dans tout ça


Les Français partent de moins en moins en vacances, faute de revenus suffisants. Et ce n'est pas une coïncidence si dans le même temps les pensions sont gelées pour six mois, et si le gouvernement réfléchit également à geler l'avancement des fonctionnaires. Philippe Crevel a répondu sur ces différents points à la rédaction d'Atlantico.fr

Lire l'article sur le site d'Atlantico

mardi 11 mars 2014

La retraite, la fête est finie !

Les retraités ne vont pas aimer le 1er avril. En effet, du fait de l'accord du 13 mars 2013 sur les complémentaires et de la loi de 2013 sur les retraites, les règles de revalorisation changent. La perte cumulée en 2015 pour les retraités atteindra environ 3 milliards d'euros ce qui correspond à 1 % des dépenses des retraites.
Ainsi, pour le régime de base , la revalorisation des pensions interviendra au 1er octobre en lieu et place du 1er avril comme il était d'usage auparavant. Ce report permet un gain pour le régime de base de  600 à 800 millions d'euros, gain qui sera de 1,2 milliard en 2020. La revalorisation prévue pour le 1er octobre 2014 devrait être de 0,9 % sous réserve que le taux d'inflation remonte.
Par ailleurs, les retraites complémentaires Agirc / Arrco ne seront pas revalorisées en 2014 du fait de l'application de l'accord signé par les partenaires sociaux l'année dernière. cet accord modifiait pour la valeur du point de service que celui de salaire de référence.
Ainsi, il a été décidé :
Pour la valeur du point de service
  • Pour 2013 : Revalorisation du point Agirc : 0,5 % (valeur de service du point : 0,4352 euros) et revalorisation du point Arrco : 0,8 % (valeur de service du point : 1,2513 euros)
  • Pour 2014 et 2015, la progression du point Agirc et Arrco, c'est le taux d'inflation  - 1 point avec un plancher à zéro
Pour le salaire de référence ou valeur d’achat
  • En 2013, pour l'Agirc, l'augmentation a été de augmentation de 0,95 %  et pour l'Arrco de de 1,17 %
  • En 2014 et 2015 : progression inflation -1 point avec un plancher à 0
En 2013, le taux d'inflation a été de 0,74 % contre une prévision à 1,75 %. En 2014, le Gouvernement avait prévu 1,3  % or le taux d'inflation devrait se situer autour de 0,7 et 0,9 %.
Ce plan vise  à générer une économie de 2 milliards d'euros en 2015 s'ajoutant au gain prévu pour le régime de base. La perte de pouvoir d'achat est évalué sur la période 2013 à 2015 à 400 euros par an  pour un cadre ayant une pension de 2600 euros et à 250 euros par an pour un salarié non cadre ayant une retraite de 1300 euros par mois.
Il faut ajouter que le plan prévoyait une hausse des cotisations pour les complémentaires.
Augmentation des cotisation de 0,1 point : 500 millions en 2014 et 1,1 milliard en 2015
  • Au 1er janvier 2014, les taux contractuels obligatoires de cotisations de l’Arrco sont passés  à 6,10% sur la tranche 1 et à 16,10% sur la tranche 2 (taux de cotisation 7,625 et 20,125)
  • Au 1er janvier 2014, le taux contractuel de cotisations de l’Agirc est passé  à 16,34 % (20,425)
  • Au 1er janvier 2015, ces taux seront respectivement portés à 6,20 %, 16,20 % et 16,44 % (taux de cotisation 7,75 ; 20,25 ; 20,55) 
Ces mesures ont été prises afin de réduire les déficits des régimes de retraite.
En 2012, le déficit Agirc / Arrco a atteint 4,8 milliards d'euros. Sans intervention des partenaires sociaux, le déficit aurait pu s'élever à 14 milliards d'euros en 2020. Or, au rythme actuel de consommation, les réserves de l'Agirc seraient épuisées en 2016 et celle de l'Arrco en 2020.
Il n'est d'ailleurs par certain que les mesures prises l'année dernière suffisent compte tenu de la stagnation de la masse salariale.
C'est pourquoi les partenaires sociaux avaient prévu de se revoir pour aborder les points suivants :
  • Engagement d’une réflexion pour distinguer les dépenses contributives des non contributives
  • Engagement d’une négociation pour une prise en charge des droits des demandeurs d’emploi par l’Etat ou l’Unedic
  • Poursuite de la rationalisation des caisses complémentaires
  • Evolution des paramètres de la réversion (taux âge et proratisation en fonction de la durée du mariage)
  • Réflexion sur les conditions d’extension de la cotisation agff à la tranche C
  • Etude de l’ouverture d’une option pour les entreprises et les branches d’affecter à la retraite supplémentaire une partie de la cotisation employeur de 1,5 % prévoyance décès

lundi 10 mars 2014

Le patrimoine des Américains atteint 80 700 milliards de dollars


D'un côté 100 000 milliards de dettes (publiques et entreprises) de l'autre 80 700 milliards de dollars de patrimoine pour les seuls ménages américains. Ce patrimoine a progressé de 14 % en 2013 du fait des résultats de la bourse. L'indice S&Poors a augmenté de 30 % en 2013. Les actions des ménages américains ont progressé de 5600 milliards de dollars. Les actifs boursiers représentent un tiers de la richesse des ménages soit le plus haut niveau atteint depuis l'an 2000 avant l'éclatement de la bulle Internet. Le patrimoine immobilier s'est également accru de 2300 milliards de dollars en 2013. En revanche, les inégalités ne se réduisent pas. Les jeunes couples, de moins de 40 ans, éprouvent les pires difficultés à récupérer la valeur du patrimoine d'avant crise. ce sont surtout les seniors, retraités et les cadres dirigeants qui profitent de cette appréciation ce qui a conduit le Président Obama a réclamé au moment de la présentation du projet de budget de 2015 des hausses de salaires au profit des américains modestes et des classes moyene

100 000 milliards de dollars et alors

Le monde vit sur une montagne de dettes, plus de 100 000 milliards de dollars soit plus que le PIB qui est de 75 000 milliards de dollars. Et encore, cette dette ne comprend que les dettes publiques et les dettes des sociétés non financières. La dette a explosé en cinq ans du fait de la crise financière. Elle s'élevait à 70 000 milliards de dollars en 2007 et 40 000 milliards de dollars en 2000. Les bulles spéculatives, le soutien aux banques et à l'activité expliquent cette envolée. Les titres de dettes publiques ont augmenté de 80 % de 2007 à 2013 pour atteindre 43 000 milliards de dollars. Les faible staux d'intérêt ont favorisé cette progression exponentielle. Chaque terrien dispose d'une dette de plus de 6 142 dollars. Les dettes publiques représentent 72 % du PIB en moyenne mondiale avec des pointes à plus de 2000 % comme au Japon. 

Au rythme actuel, la dette publique qui est de 230 % dont 140 % pour le seul Etat pourrait atteindre 600 % en 2050. Le Japon doit faire face à un vieillissement, à une baisse des gains  de productivité ce qui conduit automatiquement à une progression de la dette par raréfaction des recettes et augmentation des dépenses sociales. 

Les voies de sorties de cette augmentation de la dette publique passent soit par une réduction pour de nombreuses années de la croissance, soit par une négociation aboutissant à des effacements ou des rééchelonnements. La banqueroute est, en règle générale, la conclusion de toute bulle d'endettement. L'histoire comporte de nombreux exemples en la matière. 

Les retraites et la future crise ?


Après les déclarations de Warren Buffet considérant que le financement des retraites pourrait provoquer une crise économique d'ampleur mondiale. Sur ce sujet, Philippe Crevel, spécialiste des questions de retraite a répondu aux questions de la rédaction d'Atlantico.fr.

lire l'interview

samedi 8 mars 2014

Question d'Argent sur France Info : Comment les femmes gèrent-elles leur épargne ?


Patrick Lelong journaliste à France Info a dans le cadre de son émission Question d'Argent a interviewé Philippe Crevel sur les éventuelles différences hommes/femmes en matière de gestion de l'épargne . Le Cercle des Epargnants, au travers d'une étude par l'institut CSA, a, en effet examiné les différences de comportements entre les hommes et les femmes en matière d'épargne, de placement et de retraite.

La semaine économique vue par Philippe Crevel

Le Coin des Epargnants

La bourse de Paris a été rattrapée par les évènements ukrainiens en baisse de 0,95 point sur la semaine. Le CAC 40 a, en effet, terminé à 4366 points. Les autres places européennes se sont inscrites dans cette tendance baissière.

Les menaces formulées par Gazprom d’interrompre ses exportations de gaz ont pesé sur les indices tout comme les déclarations russes et les réactions occidentales.

Par ailleurs, après deux très bons mois, les investisseurs ont certainement engrangé quelques plus-values.
Les résultats de l’emploi américain ont eu un impact limité même s’ils ne sont pas inintéressants. Les États-Unis ont gagné 175.000 emplois en février, mais dans le même temps, le taux de chômage a augmenté à 6,7 % contre 6,6 % en janvier.

La Banque Centrale Européenne veut conserver ses armes dans l’armurerie

La Banque Centrale Européenne a décidé de ne rien changer et de maintenir ses taux directeurs malgré certaines pressions inverses alimentées par quelques signaux déflationnistes.
Certes, son analyse repose sur des facteurs indéniables d’amélioration.
Le retour de la croissance de la zone euro se confirme de semaine. Désormais, la croissance pourrait atteindre près de 1,5 % en 2014 et 1,6 % en 2016.

L’Espagne et le Portugal portent le drapeau du retour de l’espoir avec le retour de la croissance grâce un regain de compétitivité qui favorise leurs exportations. Les taux d’intérêt des pays dits périphériques, Espagne, Portugal et Italie se rapprochent progressivement de ceux des pays du cœur de l’Europe.
Même l’industrie enregistre quelques signes encourageants grâce à une demande étrangère plus dynamique (aux Etats-Unis, Japon, Royaume-Uni), mais aussi de la stabilisation de la demande intérieure, notamment celle pour les biens d’équipement. Le taux d’utilisation des capacités est en progrès.
Il apparaît, à de nombreux experts, urgent de renouer avec l’investissement compte tenu du vieillissement des équipements

En revanche, la consommation reste relativement étale du fait de la volonté des ménages à reconstituer leur épargne.

Néanmoins, ces facteurs de croissance demeurent très fragiles. L’Europe n’est pas à l’abri du ralentissement en cours de la demande mondiale  provoquée par le ralentissement de la Chine. De même, la croissance mondiale peut être impactée par le durcissement des politiques monétaires des pays émergents comme l’Inde, la Turquie, le Brésil, l’Afrique du Sud.

Du fait des excédents de la balance des paiements courants de la zone euro et des tensions internationales, la monnaie européenne risque de continuer son appréciation avec un risque de perte de parts de marché à l’exportation.

L’autre point d’inquiétude est la faiblesse récurrente de la demande de crédits en zone euro soulignant que les entreprises restent très prudentes face aux évolutions de la conjoncture.
Le processus de désendettement a un impact récessif voire déflationniste. Certes, le niveau de la dette, publique et privée, demeure élevé. La  dette des sociétés non financières représentait 98 % du PIB à la fin  de 2012, tandis que la dette des ménages s’établissait autour de 64 %. Les ratios de 80 % et 50 %, antérieurs à la crise, sont donc encore loin.
L’inflation demeure entre 0,7 et 0,8 soit assez éloigné du taux cible des 2 % mais la BCE considère que celui pourrait être atteint d’ici 2016.

La BCE a estimé en l’état de la situation urgent de ne rien faire. Elle fait le pari que la reprise économique se confirme. Elle considère qu’une intervention pourrait la priver d’outils si un retournement mondial se produisait dans les prochains mois. Compte tenu des incertitudes économiques, il peut être judicieux de conserver des armes dans l’armoire. La BCE doit intégrer le fait que l’économie mondiale reste suspendue à la capacité des Etats-Unis à surmonter la diminution des injections de liquidités et à celle de la Chine à changer de modèle de développement. Par ailleurs, au sein de l’Europe, il reste encore des points de faiblesse dont la France qui représente par définition un vrai risque systémique.

La France, en attendant Godot, la surveillance renforcée !

La France attend que le vent de la croissance de l’économie mondiale souffle à ses portes pour échapper à la dureté des réformes structurelles. Mais, à force de différer les réformes et les ajustements, les réalités s’imposent à la France. La mise sous surveillance renforcée par la Commission de Bruxelles constitue une épreuve de plus pour un pays qui depuis quelques années vit au rythme d’un long chemin de croix pavé de désindustrialisation, de déficits et de dégradation par les agences de notation.

La procédure de surveillance renforcée a été instituée dans le cadre du dispositif du «Two-Pack»: qui est le paquet législatif qui complète le cycle de surveillance budgétaire pour la zone euro afin d’améliorer la gouvernance économique. Ces mesures ont été prises après le déclenchement de la crise grecque pour éviter aux autorités européennes et aux Etats de se retrouver face à un pays membre à la dérive.
Le «two-pack» instaure à l'égard des États membres faisant l'objet d'une procédure de déficit excessif un système de contrôle. L’État membre concerné devra communiquer régulièrement à la Commission des informations sur les mesures qu'il a prises pour corriger son déficit excessif.

La Commission sera ainsi mieux en mesure de détecter tout risque compromettant cette correction. Si elle constate l'existence d'un risque de cette nature, la Commission pourra adresser une recommandation directement à l'État membre concerné de sorte que ce dernier puisse faire tout ce qui est en son pouvoir pour éviter d'être considéré comme étant en défaut et donc éviter des sanctions pécuniaires.
Par ailleurs, le «two-pack» renforce le contrôle et la surveillance des États membres dont la stabilité financière est sérieusement mise à mal ou risque de l'être. L'intensité de ce contrôle et de cette surveillance dépendra de la gravité des difficultés financières traversées par l'État membre concerné. La France est désormais placée dans cette catégorie.
Cette surveillance accrue se fondera sur les obligations incombant aux États membres au titre du PSC mais elle ira aussi au-delà.

Compte tenu des résultats de cette surveillance, la Commission pourra conclure qu'un État membres est tenu de prendre des mesures supplémentaires parce que sa situation financière risque d'avoir des répercussions majeures sur la stabilité financière de la zone euro. En pareil cas, la Commission pourra proposer que le Conseil des ministres recommande à l'État membre concerné d'adopter des mesures correctrices ou d'élaborer un projet de programme d'ajustement macroéconomique. De facto, les marges de manœuvre du Gouvernement se sont réduites avec le placement du pays sous surveillance renforcée.

Etats-Unis, le long début du marathon budgétaire

Avec le mois de mars débute l’élaboration du budget 2015 des Etats-Unis. Le président Obama a publié ses propositions budgétaires  avec un montant de dépenses de USD 3 651 mds pour un déficit de 3,1 % du PIB.

Dans les prévisions budgétaires, le retour à un excédent est prévu pour 2018 avec un recul du ratio de dette de 72 ,1% actuellement à 69% en 2024 (contre 79,2% selon les estimations du CBO).

Le projet du président Obama est très centré sur les classes modestes et moyennes ainsi que sur la réforme fiscale.

Le président Obama redemande une progression du salaire minimum à USD 10,10 de l’heure et la réintroduction de  l’indemnisation chômage pour les chômeurs de longue durée (arrivée à échéance fin 2013).

II a également demandé un relèvement du crédit d’impôt destiné aux faibles revenus.

Le Président Obama souhaite également la création d’un réseau national d’instituts locaux, constituant autant de pépinières de promotion de l’investissement et de l’innovation dans le secteur manufacturier.
Il a également souhaité favoriser les investissements directs et les dépenses publiques fédérales en recherche et développement ainsi qu’en faveur des dépenses privées de R&D grâce à la réforme du crédit d’impôt.

Le président Obama appelle à la création d’une Banque nationale pour les infrastructures, permettant le financement mixte de projets. La banque, détenue à 100 % par l’Etat fédéral, levant des fonds publics et privés, pourrait accorder des prêts et des garanties, permettant de soutenir  l’essentielle augmentation des dépenses en infrastructures.

Le projet présidentiel prévoit également  une hausse des dépenses d’éducation, y compris des mesures en faveur de la formation continue et du soutien au développement des compétences des chômeurs de longue durée.

Le Président Obama propose d’engager en  2015 un premier volet de réforme fiscale avec l’impôt sur le revenu des personnes.

Cette réforme viserait à limiter le montant des déductions fiscales dont bénéficient les dons, le paiement des intérêts hypothécaires ou encore certains produits de placement de l’épargne retraite pour les plus fortunés. Selon la Maison Blanche, cette mesure ne toucherait que les 3% des Américains les plus aisés.
Le Président souhaiterait que les Américains ayant plus d’un million de dollars de ressources en acquittent pour au moins de 30% en impôts au gouvernement fédéral.

Sur dix ans, ces deux mesures permettraient d’augmenter les recettes de USD 650 mds
Une nouvelle taxe fédérale sur le tabac serait instituée ? Cette nouvelle taxe permettrait de générer USD 78 mds de recettes sur dix ans et le financement du programme fédéral d’éducation des jeunes enfants.
Du fait que le pouvoir budgétaire appartient au Congrès et que 2014 est une année électorale, ce projet est purement indicatif d'autant plus que les Républicains sont majoritaires  à la Chambre des Représentants. 

A suivre, next week

LUNDI 10 MARS

En France, il faudra regarder l’enquête de conjoncture de la Banque de France de février.
Il faudra également suivre l’indice de la production industrielle de janvier.
Par ailleurs se tiendra durant la semaine le marché international des professionnels de l'immobilier
Au Japon il faudra prendre en compte l’enquête auprès des observateurs de l'économie (février) En dépit d'une décélération des commandes, les observateurs devraient rester positifs concernant le climat d’affaires actuel. En revanche, leur appréciation des perspectives devrait se détériorer davantage en prévision de la hausse de la TVA de 3 points en avril. Toujours, au Japon, il sera intéressant d’étudier la révision des chiffres de croissance du dernier trimestre 2013 avec une baisse de 0,2 point par rapport aux premières estimations du fait d’un moindre investissement.
En France sera attendue la production industrielle de janvier. Le résultat sera pénalisé par un recul de la production d'énergie du fait du climat clément. Le secteur manufacturier devrait e revanche bien se comporter.

MARDI 11 MARS

En France, il faudra regarder l’évolution de l’emploi salarié du 4ème trimestre 2013.
Seront également publiés les indicateurs avancés de l'OCDE de mars.
Au Japon, il faudra suivre les annonces concernant la politique monétaire.
A Berlin sera annoncé le résultat de la balance commerciale du mois de janvier.
Au Royaume-Uni, il faudra regarder la production industrielle de janvier. La production industrielle avait légèrement progressé en décembre 2013 (+0,4% m/m) après avoir subi une légère correction en novembre. Les données d’enquêtes annoncent un léger fléchissement de la croissance.

MERCREDI 12 MARS

Au Japon sera publié les résultats de l’activité dans le secteur tertiaire (janvier) qui a bénéficié d’achats par anticipation du fait de la hausse attendue de la TVA.
Pour la zone euro sera connue la production industrielle de janvier avec une augmentation attendue.

JEUDI 13 MARS

En France, sera particulièrement attendu l’indice des prix à la consommation du mois de février. Du fait de la fin des soldes et de l’effet de la hausse de la TVA, un rebond de l’inflation est attendu avec un taux annuel qui pourrait atteindre 0,9 %.
Aux Etats-Unis, il faudra suivre les ventes de détail du mois de février. Les ventes de détail devraient être en hausse de 0,2% m/m et de 0,1% hors éléments volatils. Les tempêtes de neige pourraient avoir soutenu les ventes de produits alimentaires tout en pénalisant les matériaux de construction.
Au Japon seront publiés les résultats des  Commandes de machines de janvier.
Les commandes de machines, hors éléments volatils, devraient avoir rebondi en janvier de 9,5% après un recul brutal en décembre (- 15,7%). Néanmoins, sur une plus longue période, elles demeurent sur une tendance baissière.
Aux Etats-Unis seront communiquées les ventes de détail qui devraient être restées assez faibles, en hausse de 0,2% m/m et de 0,1% hors éléments volatils.
Au Japon, il faudra suivre les commandes de machines qui hors éléments volatils, devraient avoir rebondi en janvier de 9,5% après un recul brutal en décembre (- 15,7%). Néanmoins, sur une plus longue période, elles demeurent sur une tendance baissière.

VENDREDI 14 MARS

En France, les résultats de la création d’entreprise du mois de mars seront publiés.