CERCLE DE L'EPARGNE, DE LA RETRAITE ET DE LA PREVOYANCE

Le Cercle des Epargne, de la retraite et de la prévoyance est un centre d'études et d'information indépendant qui a pour objet de réaliser des études et d'informer les épargnants sur toutes les questions relatives à l'épargne, la retraite et la prévoyance

Il bénéfice de l'appui et de l'expertise d'un Conseil scientifique et du soutien d'AG2R La Mondiale

Pour plus de renseignements et pour tous les contacts presse, vous pouvez nous contacter au 06 13 90 75 48

mercredi 4 mai 2016

L'épargne de court terme ne rapporte toujours pas grand chose

Selon la Banque de France, la rémunération moyenne des dépôts bancaires est stable à un niveau très bas.  Par rapport à février, les rémunérations des dépôts à terme et des livrets ordinaires baissent toutefois légèrement. Le taux de rémunération des livrets ordinaires est en moyenne de 0,53 %.
 Taux moyens de rémunération des encours de dépôts bancaires (a) 
 
        
  mars-15mai-15oct-15janv-16fév-16 (e)mar-16 (f)
        
Taux moyen de rémunération des encours de dépôts bancaires1,071,040,910,870,890,87
        
DÉPÔTS A MOINS DE DEUX ANS (c)0,640,600,470,440,450,44
dont : - dépôts à vue0,160,140,120,110,110,11
- dépôts à terme <= 2 ans1,291,191,030,900,950,91
- livrets à taux réglementés (b)1,051,050,800,800,800,80
dont : livret A 1,001,000,750,750,750,75
- livrets ordinaires 0,860,770,590,560,570,53
        
DÉPÔTS A PLUS DE DEUX ANS (c)2,772,732,662,592,652,57
        
Plan d'épargne-logement 2,852,852,792,772,842,76
Autres dépôts à terme > 2 ans2,682,572,472,332,352,27
Pour mémoire :       
Taux de soumission minimal aux appels d'offres Eurosystème0,050,050,050,050,050,00
Euribor 3 mois (c) 0,03-0,01-0,05-0,15-0,18-0,23
Rendement du TEC 5 ans (c), (d)0,030,200,120,03-0,13-0,17

mardi 3 mai 2016

Le patrimoine financier des ménages : 4 460 milliards d'euros

Au quatrième trimestre 2015, le taux d'épargne des ménages a atteint 15,9 % du revenu disponible brut contre 15,5 % au 3ème trimestre. Sur l'ensemble de l'année, le taux d'épargne a été de 15,4 % du revenu disponible brut contre 15,1 % en 2014.
Le taux d'épargne financier a été au 4ème trimestre de 7,1 % du revenu disponible brut. Les flux financiers sur l'ensemble de l'année ont atteint 103,7 milliards d'euros contre 75 milliards d'euros en 2014. Cette progression est imputable à l'amélioration du pouvoir d'achat des Français.

Le patrimoine financier des ménages a atteint 4 460,7 milliards d'euros au cours du 4ème trimestre 2015.

mardi 26 avril 2016

L'assurance-vie en rythme de croisière

Communiqué de presse du Cercle de l’Epargne

Résultats du mois de mars 2016 pour l’assurance-vie



L’assurance-vie en rythme de croisière


La collecte nette de l’assurance-vie a au mois de mars atteint 2,2 milliards d’euros en phase avec les résultats des mois précédents et des deux dernières années.

Le mois de mars a été sans surprise avec une collecte brute de 12,4 milliards d’euros La collecte des unités de compte représente près de 20 % de la collecte (19,3 %). Les prestations se sont élevées à 10,2 milliards d’euros. L’encours se rapproche des 1600 milliards d’euros (1588,6 milliards d’euros).

L’assurance-vie semble avoir pris un rythme de croisière avec une collecte nette mensuelle tournant autour de 2 milliards d’euros. Les Français maintiennent leur confiance au premier produit d’épargne. Certes, le niveau de la collecte reste très nettement inférieur à celui d’avant crise. L’augmentation des flux financiers des ménages n’a pas conduit ces derniers mois à une progression de la collecte de l’assurance-vie. Les Français ont accru ces derniers mois leur effort d’épargne en ne dépensant pas tous les gains générés par la baisse des cours du pétrole. Mais, ils ont préféré maintenir un fort volume de liquidités sur leurs dépôts à vue (comptes courants). Ce comportement traduit tout à la fois une prudence face à la situation économique et financière et un certain désenchantement vis-à-vis des placements de taux.

La montée en puissance des unités de compte se poursuit tant bien même que les marchés financiers connaissant des évolutions contradictoires. L’effet baisse des taux commence à être pris en compte par les épargnants.

Compte tenu de l’état de l’opinion et de l’augmentation de l’investissement des ménages dans l’immobilier, l’assurance-vie devrait maintenir, durant les prochains mois, le cap actuel avec des collectes moyennes mensuelles de 2 milliards d’euros. Une reprise plus vive de l’immobilier pourrait amener en fin d’année une petite érosion de la collecte.





mardi 12 avril 2016

Stabilisation es prix de l'immobilier

Les prix de l'immobilier ne sont pas repartis à la hausse mais il y a quelques signes positifs. Ainsi selon l'INSEE, au quatrième trimestre 2015, les prix des logements baissent légèrement par rapport au trimestre précédent (-0,5 %, en données brutes) après une hausse au troisième trimestre (+1,4 %). Ce léger repli est dû aux logements anciens (-0,5 %) alors que les prix des logements neufs sont stables.

Sur un an, les prix des logements sont quasi stables au quatrième trimestre 2015 (+0,1 %), mettant fin à une baisse ininterrompue depuis trois ans et demi. Dans le détail, les prix des logements anciens sont au même niveau qu'un an auparavant, tandis que ceux des logements neufs continuent d'augmenter (+1,7 % après +1,6 % au troisième trimestre).

jeudi 7 avril 2016

Les PME augmente leur endettement


Selon la Banque de France, les encours de crédit aux PME augmentent de 2,1 % sur 12 mois

A la fin du mois de février, les crédits mobilisés par les PME atteignent 375,8 milliards d'euros, en augmentation de 2,1 % sur un an.

La progression des encours de crédit concerne toutes les catégories d'entreprises, et la majorité des secteurs.

Le taux d'intérêt moyen des crédits nouveaux diminue pour les montants inférieurs à 1 million d'euros (2,09 %, après 2,11 % en janvier 2016) et pour ceux supérieurs à 1 million d'euros (1,42 %, après 1,48 %).
La production des crédits nouveaux (cvs) augmente pour les montants inférieurs à 1 million d'euros en février 2016 (7,8 milliards d'euros, après 7,4 milliards en janvier) et pour ceux supérieurs à 1 million d'euros (13,8 milliards d'euros, après 13,6 milliards).

mercredi 30 mars 2016

Fonds le pension, le Gouvernement se lance mais reste au milieu du gué

Quinze ans après l’abrogation de la loi Thomas sur l’épargne retraite, le Gouvernement de Manuel Valls avec le projet de loi relatif à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique, a décidé de permettre la création de « fonds de pension à la française ».

Le Cercle de l’Epargne qui a toujours milité en faveur du développement d’un véritable pilier par capitalisation s’en réjouit. En effet, la France pour des raisons avant tout idéologiques a refusé durant de trop nombreuses années la création de véritables fonds de pension et en paie lourdement les conséquences. Les grandes entreprises françaises ont été ainsi contraintes de trouver, à l’extérieur des frontières, les ressources nécessaires à leur croissance. Plus de la moitié des entreprises du CAC 40 est détenue par des fonds étrangers. Il en résulte une perte d’autonomie et des surcoûts. Par ailleurs, l’accès au fonds propres se révèle plus difficile en France que chez nos principaux partenaires économiques. Ironie de l’histoire, l’absence de fonds de pension aboutit à ce que les actifs français financent la retraite des Américains, des Britanniques, des Néerlandais ou des Allemands sans qu’ils puissent en retour profiter de la croissance des entreprises étrangères.

La décision du Gouvernement de créer des fonds de pension est la conséquence de  l’application de nouvelles règles prudentielles au secteur de l’assurance, Solvency II, qui rendaient très difficiles l’investissement en actions. Avec la création de Fonds de retraite professionnelle supplémentaire (FRPS), les produits d’épargne retraite professionnels (article 82, article 83, article 39 et contrats Madelin) ne seront plus soumis à Solvency II comme c’est le cas pour les fonds de pension au sein de l’Union européenne. Ainsi, les gestionnaires de ces produits pourront investir dans les actions qui demeurent sur longue période le meilleur placement.

Nous restons néanmoins au milieu du gué. Le Gouvernement aurait dû profiter de cette contrainte réglementaire pour redessiner complètement le paysage bien complexe de l’épargne retraite.

Face à la diminution des taux de remplacement programmé des régimes de retraite par répartition, la généralisation de régimes professionnels aurait été souhaitable ce qui supposerait l’adoption d’un cadre simple et cohérent en lieu et place du mille-feuille actuel.

La véritable création de fonds de pension à la Française nécessiterait, par ailleurs, une certaine dose de mutualisation ce que n’interdit en aucun cas la capitalisation contrairement à quelques idées reçues. Elle supposerait aussi la participation active des partenaires sociaux à leur gestion. Ce qui est la règle  pour la retraite par répartition (AGIRC/ARRCO) ainsi que pour l’épargne salariale et le PERCO devrait l’être aussi pour les produits de retraite collectifs par capitalisation. Par ailleurs, le Gouvernement aurait du veiller à ce que tous les produits de retraite soient portables ce qui n’est pas le cas par définition de l’article 39.


Ce deuxième pilier de retraite (le premier étant celui de la retraite par répartition et le 3ème celui de l’épargne retraite individuelle) se devrait être également accessible à tous les salariés et non réservé, ce qui est le cas aujourd’hui, essentiellement aux salariés des grandes entreprises. A cette fin, une négociation entre partenaires sociaux devrait intervenir afin de faciliter la généralisation des régimes de retraite professionnel sous forme d’accord de branche sur le modèle de ce qui s’est passé avec les « complémentaires santé ».

vendredi 25 mars 2016

Epargne à fond toute !





Les ménages français ont, en 2015, accru leur effort d’épargne de manière substantielle. Les gains de pouvoir d’achat générés par la baisse des cours de l’énergie n’ont été qu’en partie consommés, environ 50 %. De ce fait, le taux d’épargne est passé de 15,1 à 15,4 % de 2014 à 2015. Ce taux atteint même 15,9 % au 4ème trimestre 2015. Les Français ont été très prudents même durant la période des fêtes.

Cette mise en réserve n’est pas liée à une obligation de rembourser les emprunts immobiliers (les Français ont fortement renégocié leurs prêts pour bénéficier des faibles taux) mais bien à une volonté de mettre de l’argent de côté. Ainsi, le taux d’épargne financière est passé de 6,1 à 6,6 % de 2014 à 2015. Il atteint même 7,1 % au 4ème trimestre 2015. Il faut remonter à 2009, au moment de la crise financière, pour retrouver un tel taux. Ils ont, en revanche, continué à réduire leurs investissements dans l’immobilier. De 2012 à 2015, l’investissement dans l’immobilier a reculé de plus de 10 %.

Cette appétence à épargner au moment même où les rendements des produits de taux (Livret A, livrets bancaires, obligations, fonds euros…) sont au plus bas peut apparaître a priori paradoxale. Elle traduit une inquiétude certaine vis-à-vis de l’avenir. Les ménages ne considèrent pas que l’augmentation de pouvoir d’achat soit pérenne. Ils préfèrent améliorer leur épargne de précaution pour faire face à d’éventuelles difficultés à venir. En 2015, les trois catégories de placement qui ont bénéficié de l’engouement des ménages pour l’épargne sont : les dépôts à vue + 33 milliards d’euros, l’assurance-vie +24,6 milliards d’euros et le Plan d’Epargne Logement +24 milliards d’euros. En revanche, le Livret A et le LDD ont enregistré une décollecte de 11 milliards d’euros. Le succès des dépôts à vue est la victoire du ni/ni, ni consommation, ni placements de long terme.

La baisse des taux d’intérêt pourrait également inciter les ménages à épargner plus par effet d’encaisse. Les ménages veulent maintenir ou accroitre en fonction des objectifs qui se sont assignés un certain montant d’épargne soit pour faire face à des dépenses imprévues ou en en vue de la réalisation d’un projet. Du fait que l’épargne rapporte moins, ils sont contraints de verser davantage.




jeudi 24 mars 2016

L’assurance-vie, toujours un cocktail gagnant !

Communiqué de presse
du Cercle de l’Epargne

jeudi 24 mars 2016

Résultats de l’assurance-vie du mois de février 2016


L’assurance-vie, toujours un cocktail gagnant !


La collecte nette a été de 2,6 milliards d’euros au mois de février en léger retrait par rapport au mois de janvier (3,0 milliards d’euros). Elle a été légèrement supérieure à celle de l’année dernière (2,2 milliards d’euros).

Les cotisations se sont élevées à 12,1 milliards d’euros dont 2 milliards d’euros pour les unités de compte qui ont représenté 16,5 % de la collecte brute. Sur les deux premiers mois, ce taux est de 18 %.

Les prestations ont atteint 9,5 milliards d’euros en légère hausse par rapport à janvier (8,9 milliards d’euros) et par rapport à février 2015 (9,2 milliards d’euros)).

L’encours des contrats d’assurance s’élevait à 1 582,3 milliards d’euros à fin février.

L’attractivité de l’assurance-vie s’est améliorée au mois de février grâce à la baisse du taux de rendement du Plan d’Epargne Logement (1,5 % au lieu de 2 %). Par ailleurs, les ménages français restent très prudents en matière d’investissement immobilier, investissement qui est, de fait, le grand concurrent de l’assurance-vie. Les ménages français ont, en ce début d’année, légèrement réduit le volume de leurs dépôts à vue. Ces derniers qui avaient progressé de 7 milliards d’euros au mois de décembre avec le versement des primes de fin d’année se sont contractés de 3 milliards d’euros en janvier. La  décollecte du Livret A et du LDD (630 millions d’euros en février) a pu enfin à titre marginal favoriser l’assurance-vie.

L’assurance-vie devrait maintenir son rythme de croisière durant les prochains mois du fait d’une réallocation possible des dépôts à vue en sa faveur. L’association garantie en capital du fonds euros et diversification avec les unités de compte constitue toujours pour l’épargnant un cocktail gagnant. 

AGIRC / ARRCO : 3 milliards d'euros de pertes en 2015

C'était attendu, l'AGIRC et l'ARRCO ont enregistré une nouvelle année de pertes en 2015. Le déficit a été de  3,02 milliards d’euros  contre 3,15 milliards en 2014.

L'accord national interprofessionnel du 30 octobre 2015 n'a pas complètement fait ses effets, de nombreuses mesures étant entré en vigueur en 2016 et d'autres étant prévues pour 2019. Le régime de retraite des cadres Agirc présente en 2015 un résultat global en déficit de 1,487 milliard d’euros., Le régime de retraite complémentaire Arrco enregistre un résultat global déficitairede 1,532 milliard d’euros

mardi 22 mars 2016

La décollecte du Livret A toujours présente mais en décélération

Au mois de février, la décollecte a atteint, pour le Livret A, 510 millions d’euros. Elle est inférieure à celle du mois de janvier où elle s’était élevée à 810 millions d’euros. Elle est également en retrait par rapport à celle du mois de février 2015 (970 millions d’euros).
 Le mois de février est, en règle générale, mi-figue-mi-raisin pour le Livret A. En effet, il est marqué par le paiement du premier tiers provisionnel de l’impôt sur le revenu et par les dépenses générées par les vacances d’hiver.

L’effet « baisse des taux » commence à s’amoindrir avec le temps ce qui permet de penser qu’une stabilisation est possible d’ici la fin de l’année.

 En février, le Gouvernement a décidé de maintenir le taux à 0,75 % même s’il aurait pu le baisser à 0,5 % au regard du taux d’inflation (+0,2 % en décembre et en janvier). Il est à souligner que les baisses de taux de rendement interviennent rarement en février mais plutôt en août, au plein cœur des vacances. Il est néanmoins peu probable que le Gouvernement abaisse ce taux le 1er août prochain. Il espère, en effet, une remontée des prix avec la fin de la baisse des cours du pétrole. Par ailleurs, il conserve sans nul doute l’objectif de le porter à 1 % d’ici les élections de 2017.

 L’encours du Livret A est en février de 254,6 milliards d’euros. Par rapport à son point haut du mois de  mai 2014  à 268,6 milliards d’euros, la baisse est d'un peu plus de 5  %. Sur l’année 2016, une décollecte de 4 à 5 milliards d’euros est envisageable ce qui nous ramènerait au niveau de fin 2012.

mercredi 16 mars 2016

L'eurocroissance à la peine

En 2015, la collecte de l'eurocroissance a été de  773 millions d'euros  pour un encours d’environ 1,8 milliard d'euros

L'autorité de contrôle et de régulation de l'assurance, l'ACPR, souligne que les assureurs du fait du niveau des taux ne peuvent guère proposer des produits attractifs. En effet, avec une logique de garantie de capital de 100 %, au terme de 8 ans, la part des actifs affectés en obligations est supérieur à 90 %. 

mardi 8 mars 2016

Les fonds de pension sont-ils vraiment de retour ?

Le 30 mars prochain, le Gouvernement devrait présenter en Conseil des Ministres un projet de loi dans lequel figurera la réforme du financement des entreprises française.

En 2001, le Gouvernement avait abrogé la loi  sur l'épargne retraite de Jean-Pierre Thomas, loi avait comme objectif la création de véritables fonds de pension à la française. Cette loi adoptée en 1997 n'avait pas pu être appliquée faute de décrets d'application.  Son abrogation exigée par le Parti communiste avait été acceptée par Lionel Jospin afin de faire passer sa loi sur la modernisation de l'économie de 2001. 15 ans plus tard, le Gouvernement de Manuel Valls entend ré-ouvrir le dossier. Certes, il n'entend pas mettre sur place de véritables fonds de pension dotés d'une personnalité morale pouvant le cas échéant donner lieu à une participation active des partenaires sociaux.  Le projet du Gouvernement est avant tout technique et vise à assouplir la réglementation de l'allocation d'actifs. En effet, en vertu de la réglementation européenne, les produits d'épargne retraite français sont soumis à la directive Solvency II. Il en résulte qu'une grande partie des actifs doit être placée en obligations d'Etat. Or, les fonds de pension étrangers ne sont pas soumis à cette directive et peuvent donc investir plus amplement en actions. A la différence de leurs homologues étrangères, les entreprises françaises ne peuvent donc pas bénéficier de l'apport de l'épargne retraite en matière de fonds propres. Afin de compenser ce déficit, elles font appel à des fonds étrangers, ces derniers possédant plus de la moitié de la capitalisation du CAC 40. Pour intéresser les fonds étrangers, elles sont contraintes de les rémunérer fortement. Ainsi, les salariés français sont les meilleurs alliés des fonds de pension étrangers. Ils financent les retraites des Américains, des Anglais, des Hollandais... Le Gouvernement devrait prendre des dispositions pour assouplir le cadre de l'épargne retraite afin de favoriser le placement actions. 

Il est regrettable que le Gouvernement ne soit pas plus ambitieux et ne réforme pas d'avantage l'épargne retraite en créant de véritables fonds de pension ayant deux volets, un collectif et l'autre individuel et dotés d'un régime fiscal incitatif.  

lundi 7 mars 2016

Les épargnantes françaises jouent la prudence

Selon une étude du gestionnaire d'actifs américain BlackRock, les Françaises seraient parmi les femmes européennes qui épargnent le plus. il faut souligner que les Français en règle générale sont parmi les meilleurs épargnants d'Europe.

60 % des Françaises épargneraient contre 48 % des hommes. Elles se placent devant les Néerlandaises (59%) la moyenne européenne globale (hommes et femmes) étant de 39%. La moyenne nationale française est de 54 %.

La  part des Françaises qui épargnent et investissent à la fois s'élève seulement à 25% (contre 40% pour les hommes français), soit à l'avant-dernière position avant les Hollandaises (17%), la première place étant occupée par les Suédoises (58%), pour une moyenne européenne globale de 40%.

Les Françaises sont ainsi seulement 28% à avoir une vision positive de leur avenir financier, contre 40% pour les hommes et une moyenne européenne globale de 49%.

Le portefeuille des Françaises est constitué à 62 % de liquidités. L'assurance-vie représente 19 %, l'immobilier 6 % et les actions  2%. Chez les hommes, le cash représente 49%, l'assurance-vie 20%, l'immobilier 9% et les actions 6%. Pour les Européennes, la proportion en cash monte à 67% mais les actions constituent 16%.

Les Françaises sont moins Internet que leurs consœurs européennes et que les hommes. 13% d'entre elles recherchent des informations sur internet pour leur épargne, contre 26% pour les Français, et 38% à l'échelle européenne.

Les résultats mentionnés ci-dessus proviennent de l'étude de BlackRock, menée en collaboration avec le groupe de recherche Cicero, a été réalisée en août 2015, auprès de 27.500 personnes entre 25 et 74 ans (1.000 personnes en France) dans 20 pays.

vendredi 4 mars 2016

Proposition de loi modifiant le régime des contrats Madelin

Yves Censi a déposé une proposition de loi visant à assurer une égalité de traitement entre salariés et non-salariés en matière de protection sociale et qui est issu des travaux du Cercle


texte de la proposition de loi 

Baisse des taux sur les livrets bancaires

La Banque de France a communiqué les taux en vigueur sur les produits d'épargne de taux.  La rémunération moyenne des dépôts et placements monétaires est à un niveau bien plus bas et diminue faiblement (0,37 %, après 0,39 %) du fait principalement de la baisse du taux des dépôts à terme inférieur à deux ans (0,89 %, après 0,98 %). La rémunération des titres d’OPC monétaires diminue également en janvier (0,12 %, après 0,18 %), comme, dans une moindre mesure, celle des livrets ordinaires (0,56 %, après 0,57 %).

la dette des ménages : plus de 1000 milliards d'euros

Les ménages ne se précipitent un peu moins pour un emprunt immobilier. Le taux de croissance des crédits à l'habitat a été de 2,4 %. Les renégociations représentent 37 % de la production de « nouveaux » crédits à l’habitat. Le pourcentage baisse tendanciellement mais reste élevé.
Hors renégociations, qui gonflent artificiellement les chiffres de production puisque symétriquement des emprunts sont remboursés, et en données corrigées des variations saisonnières, les encours de crédits à l’habitat ne progressent plus que de + 3,5 % en janvier 2016, après + 3,9 % en décembre 2015.
Les taux moyens des crédits à l’habitat, hors assurance et frais de dossier, sont stables à 2,3 % depuis deux mois.
Les crédits à la consommation en revanche progressent assez rapidement  (+ 4,3 % en rythme annuel).

(Encours en milliards d'euros, taux de croissance en %)
 
       
  Encours brut      Taux de croissance annuel brut
 jan-16nov-15déc-15jan-16
 Total1 0544,14,03,7
         Habitat8673,83,93,5
         Trésorerie1514,94,44,3
         Autres368,05,86,6

jeudi 25 février 2016

L'assurance-vie maintient le cap !



L’assurance-vie commence bien l’année avec une collecte nette de 2,7 milliards d’euros en hausse d’un milliard par rapport à celle du mois de décembre 2015.
 
Si les cotisations sont moyennes, 11,7 milliards d’euros, contre 13,7 milliards d’euros pour le mois de décembre dernier, les prestations et rachats ont été relativement faibles à 9 milliards d’euros contre 12 au mois pour le mois de décembre. Les Français n'ont pas accru leur effort d'épargne en janvier mais n'ont pas non plus effectué des rachats, preuve que la prudence est de mise.
 
La collecte en unités de compte n’a pas trop souffert de la chute des valeurs « actions » au cours du mois de janvier. Elle s’est élevée à 2,3 milliards d’euros contre 2,6 milliards d’euros au mois de décembre.
 
L’assurance-vie bénéficie toujours  d’un contexte porteur avec des taux de rendement des fonds euros qui ne baissent que légèrement. En termes réels, après prise en compte de l’inflation, le rendement de l’assurance-vie est au plus haut depuis 2009. L’attractivité du produit sort renforcée avec la décision des pouvoirs publics de diminuer le taux pour les nouveaux Plans d’Epargne Logement de 2 à 1,5 % au 1er février.

En 2015, les véritables concurrents de l’assurance-vie avaient été le PEL mais aussi les dépôts à vue, les livrets réglementés étant en décollecte. En 2016, l’investissement immobilier pourrait peut être reprendre et légèrement écorné les résultats de l’assurance-vie mais pas au point de générer une décollecte. Sinon, il faudra toujours surveiller les vieux PEL et les comptes courants.

 

mardi 23 février 2016

Livret A : la décollecte est de retour


 
 

Après un mois de décembre en collecte positive, le Livret A trébuche en ce début d’année. Au mois de janvier, la décollecte est de 810 millions d’euros pour le Livret A (1,13 milliard d’euros avec le LDD). Elle est équivalente à celle de l’année dernière (850 millions d’euros) et tranche par rapport à la moyenne sur longue période. En effet, le mois de janvier est traditionnellement un bon mois pour le Livret A. Après les fêtes, les ménages réduisent leurs dépenses. Par ailleurs, une partie des primes et des cadeaux en argent liquide étaient habituellement replacés, en janvier, sur les livrets d’épargne. Tel n’a pas été le cas en ce mois de janvier 2016. L’effet de la baisse du taux intervenue au mois d’août tarde à s’estomper. Malgré la forte baisse des bourses et les incertitudes économiques, les épargnants n’ont pas opté pour le Livret A comme valeur refuge au mois de janvier.
 

L’attentisme qui a été de rigueur en 2015 semble se poursuivre en 2016. En effet, l’année dernière, les ménages ont accru leurs liquidités sur les dépôts à vue qui ont atteint un niveau record. Les dépôts à vue se sont, l’année dernière, accrus de 33,5 milliards d’euros contre 18,2 milliards d’euros en 2014. L’encours des dépôts à vue est désormais de 348 milliards d’euros ce qui constitue un record historique. En outre, il est fort probable que le Plan d’Epargne Logement ait continué à bénéficier d’une forte collecte au mois de janvier. Au mois de décembre, dernier mois connu, la collecte du PEL a atteint le chiffre record de 6,2 milliards d’euros.

 

L’encours du Livret A s’élevait au 31 janvier à 255 milliards d’euros, 11 milliards d’euros en-deçà de son niveau du 31 décembre 2013. Face à cette réduction de l’encours, le Gouvernement a modifié par un décret en date du 18 février dernier les modalités de centralisation du Livret A et du LDD. Le régime d’affectation de l’épargne collectée que les banques pouvaient conserver est durci afin de les inciter à remonter une part plus importante sur la Caisse des Dépôts.

 

 

mardi 9 février 2016

Le mensuel du Cercle de l'Epargne N°22 du mois de février



  • De la théorie du mouvement à l’échauffement des particules !
  • Les échos de l’épargne
  • Les principes
  • Comment l’épargnant peut-il participer ?
  • Les autres formules de financement participatif dans l’immobilier
  • La fiscalité applicable à ce type de placements
  • Faut-il passer par des plateformes de crowdfunding ?
  • L’équilibre des régimes de retraite sous le feu des hypothèses économiques
  • Le chômage, la plaie des régimes de retraite
  • Retraite, la tentation canadienne
  • Le fonctionnement du régime de retraite Canadien
  • Le poids de la retraite par capitalisation au Canada
  • Tableau de bord des produits d’épargne
  • Tableau de bord des marchés financiers
  • Tableau de bord retraite
  • Tableau de bord du crédit et des taux d’intérêt

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le CAC 40 en-dessous de 4000 points et alors

Le CAC 40 est passé sous la barre des 4000 points ce mardi 9 février. Depuis le 31 décembre, le recul atteint 13,79 %. Ce repli est conséquent et efface la progression de l'année dernière.
Elle est le résultat de la  multiplication des incertitudes : 
incertitudes économiques
  • ralentissement des pays émergents dont la Chine (récession au Brésil et en Russie)
  • doute sur la vitalité de la croissance américaine
  • diminution du pouvoir d'achat des pays pétroliers
la chute du prix du pétrole symbolise les doutes sur la croissance de l'économie mondiale qui n'arrive pas à dépasser 3 %.
Incertitudes financières
  • Doutes sur la capacité de certaines banques à honorer certains de leurs engagements (les Cocosbond)
Les COCOs bond sont des emprunts subordonnés, en fonction de critères de déclenchement précis (dégradation du ratio de fonds propres, etc.). Une banque peut émettre un Cocos bond en lieu et place d'actions. C'est équivalent en matière de fonds propre mais il n'y a pas de droit de vote. Ces produits sont assortis de forts rendements autour de 7 % pour une durée de 10 ans quand les obligations d'Etat ne donnent que du 0,7 % pour 10 ans (OAT française) plein essor.Le marché des COCOs  a connu une forte croissance, plus de 20 milliards de dollars en 2015.

 Les marchés sont d’autant plus volatils que la liquidité est élevée. La base monétaire des pays de la zone euro, des Etats-Unis, du Royaume-Uni ou du Japon a été multipliée par trois depuis 2003. L’aversion aux risques est élevée. Les investisseurs fuient le risque. La recherche des obligations d’Etat est le sport national.

Que doit faire l’épargnant ?

Il ne doit pas sur-réagir. Il faut être agile. Il ne faut pas céder à la pression. C’est peut-être le bon moment pour entrer sur le marché.

Il faut savoir nettoyer son portefeuille actions / prendre positions
Où investir ? Il faut savoir être à contretemps et regarder les secteurs de l'énergie, des assurances et des  banques.

Les autres moyens de se protéger

Les deux principes, ne jamais sortir ou entrer d'un coup et se  diversifier sont toujours valables.

Il ne faut pas trop se charger en obligations car justement tout le monde y va.
En matière d'immobilier, il faut regarder les SCPI  qui offrent 5 à 6 % mais attention aux frais. Le montant des frais de souscription (entre 3 et 12%), de gestion (8 à 10%) et de revente (4 à 8% HT du prix des parts).

Vous pouvez toujours opter pour l'or mais attention cela n'offre pas de rendement en tant que tel.

Pour investir dans l’or physique, la meilleure formule consiste à acheter uniquement des pièces (Napoléon, etc.) ou des lingotins (5, 10, 15g…) cotés à la bourse de Paris. Pour des questions de sécurité il faut un coffre loué auprès d’une banque (à partir de 120 euros/an pour 30 dm3) et n’oubliez pas que l’or ne rapporte rien.

Le crowdfunding

De temps en temps du rendement mais pas mal de risque….