CERCLE DE L'EPARGNE, DE LA RETRAITE ET DE LA PREVOYANCE

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samedi 17 août 2013

La semaine économique et financière vue par l'oeil du Cercle

Le coin des Epargnants

 Après la publication de résultats encourageants pour la zone euro et la France en particulier, la bourse a enregistré une huitième semaine de hausse. Le CAC 40 a terminé vendredi à 4.123,89 points. Comme toujours au mois d’août, les volumes d’échanges sont faibles avec en moyenne environ 2 milliards d’euros de transactions quotidiennes ces derniers jours.
 Sur cette semaine, la Bourse de Paris a augmenté 1,16 %. Depuis le début de l’année, la progression est de 13 %.

 Etats-Unis, quelques bonnes nouvelles

 Aux Etats-Unis, les mises en chantier de logements ont augmenté de 5,9 % en juillet. Le nombre de permis de construire accordés en juillet par les autorités a augmenté de 2,7 %.
 De ce fait, de nouvelles rumeurs circulent sur un durcissement de la politique monétaire ce qui a pesé sur la bourse de New York.

 France et la zone euro, sortie du pot au noir

  La zone euro a mis un terme à 6 trimestres de recul du PIB avec un taux de croissance de 0,3 % au deuxième trimestre 2013. Ce taux est également celui de l’Union européenne.  Au cours du premier trimestre 2013, les taux de croissance avaient été respectivement de -0,3% et -0,1%. En comparaison avec le même trimestre de l’année précédente, le PIB corrigé des variations saisonnières a enregistré une baisse de 0,7% dans la zone euro et de 0,2% dans l’UE au cours du deuxième trimestre 2013, contre respectivement -1,1% et -0,7% au trimestre précédent. Au cours du deuxième trimestre 2013, le PIB des États-Unis a augmenté de 0,4% par rapport au trimestre précédent (après +0,3% au premier trimestre 2013). Par rapport au même trimestre de l’année précédente, le PIB a  augmenté de 1,4% (après +1,3% au trimestre précédent). L’Union européenne a bénéficié du bon taux d’activité de la France et de l’amélioration de la situation dans les pays d’Europe du Sud. Les efforts budgétaires ont été concentré en 2012 et au début 2013. DE ce fait, leur impact récessif a été moindre au deuxième trimestre. Ce regain de croissance est lié à l’amélioration de la compétitivité des pays d’Europe du sud et à la décision de Bruxelles de relâcher la pression sur l’assainissement des finances publiques. La fin de l’année avec les élections allemandes et certains rendez-vous financiers pourrait être plus compliquée.
 Miracle ou pas mais il n'en demeure pas moins que la France a connu un taux de croissance de 0,5 % au deuxième trimestre 2013, % après un recul de 0,2 % chacun des deux trimestres précédents.  Cette augmentation  est selon l'INSEE  la plus forte hausse depuis le premier trimestre 2011. L’acquis de croissance annuelle à mi-année est de +0,1 %.

Cette croissance repose sur une accélération des dépenses de consommation des ménages  (+0,4 % après –0,1 %). L'investissement ou la formation brute de capital fixe (FBCF) totale continue de diminuer, mais moins fortement qu’en début d’année (–0,5 % après –1,0 %).  De ce fait, la demande intérieure finale (hors stocks) contribue nettement à l’accélération du PIB : +0,3 point au deuxième trimestre, après –0,1 point au trimestre précédent.
 Les exportations (+2,0 % après –0,5 %) et les importations (+1,9 % après +0,1 %) rebondissent de conserve. En conséquence, le solde extérieur a une contribution comptable nulle sur la croissance du PIB ce trimestre (après –0,2 point).

Les variations de stocks des entreprises contribuent de nouveau positivement à la croissance de l’activité : +0,2 point, après +0,1 point au premier trimestre 2013.
 Au niveau de la production, la progression a été au rendez-vous  au niveau des biens et des services : +0,9 % après 0,0 %. La production de biens manufacturés augmente de +2,0 % après +0,2 % grâce à l'augmentation de la production de matériels de transport (+8,2 % après –1,0 %), notamment dans les industries automobile et aéronautique. L’activité progresse dans toutes les autres branches manufacturières. La production de services marchands accélère également (+0,7 % après 0,0 %), notamment dans les services aux entreprises.
 Au deuxième trimestre 2013, les dépenses de consommation des ménages augmentent à nouveau avec +0,4 % après –0,1 %. Les dépenses d’énergie restent dynamiques (+2,4 % après +2,0 %). Les augmentations des prélèvements ont impacté les ménages surtout en 2012 et début 2013. Le deuxième trimestre a bénéficié d'un contexte extérieur plus porteur avec un début d'infléchissement de la situation d'Europe du sud. Les Français ont décidé de maintenir leur niveau de consommation à la veille des vacances favorisant ainsi l'activité.

 La France en a-t-elle fini avec la crise. Il est un peu tôt pour le dire. le deuxième trimestre est en règle générale assez porteur. Après plusieurs mois d'attentisme, les Français ont légèrement renoué avec la consommation en particulier en ce qui concerne l'achat de voitures. Par ailleurs, l'impact des prélèvements obligatoires a été concentré en fin d'année 2012 et en début d'année 2013. Il faudra attendre le 3ème trimestre pour avoir une vision plus nette de la capacité de rebond de l'économie française.

 L’Allemagne qui n’a pas été officiellement en récession cette année a enregistré un bon deuxième trimestre avec une hausse de son PIB de 0,7 %. Toutes les composantes de la croissance seraient passées au vert même si l’investissement reste en retrait.

Point estival

Après le 15 août, la France reprend progressivement le chemin du travail. Un premier bilan de la saison touristique peut être réalisé. Le mois de juillet a été en demi-teinte. Si le mois d'août a enregistré un fort taux de départ, en revanche, les touristes ont été contraints de mesurer leurs achats. L'augmentation des tarifs et la crise freinent les sorties. Dans un marché fort concurrentiel, des différences entre types de restauration et d'hébergement peuvent se faire sentir d'autant plus qu'Internet permet de comparer les prix et d'avoir en direct plus ou moins réellement le jugement des consommateurs.
  A suivre…

 Lundi, au Japon, les résultats de la balance commerciale de juillet seront publiés.

 Mardi, toujours au Japon, il faudra suivre l’indice d'activité industrielle de juin.
 En Allemagne, il faudra regarder l’orientation des prix à la production de juillet. Pour la zone euro, les statistiques de la production du secteur de la construction de juin seront rendus publiques.
 Aux Etats-Unis, l’indice national d'activité du mois de juillet sera publié par la Réserve fédérale de Chicago.

 Mercredi, au Japon, il faudra regarder l’orientation annuelle des ventes de supermarchés en juillet.
 Au Royaume-Uni, il faudra également suivre la situation budgétaire du mois de juillet et l’enquête de la Chambre de commerce et d'industrie du mois d'août.
 Aux Etats-Unis, sera communiquée la demande de prêts hypothécaires au cours de la semaine achevée le 16 août. Il faudra également suivre les ventes de logements anciens du mois de juillet et la publication du compte rendu du Comité de politique monétaire de la Réserve fédérale des 30 et 31 juillet.

 Jeudi, au Japon, il faudra examiner l’estimation finale de l'évolution des commandes de machines-outils en juillet
 En Chine, il faudra suivre l’indice PMI HSBC instantané des directeurs des achats du secteur manufacturier du mois d'août. En France, il sera rendu public les créations d'entreprises en juillet
 Au sein de la zone euro, il faudra suivre l’indice PMI Markit instantané des directeurs des achats des secteurs manufacturier et non manufacturier du mois d'août.
 En Espagne, sera communiquée la balance commerciale de juin.

Vendredi, sera communiqué en Allemagne, la deuxième estimation du PIB du deuxième trimestre 2013. Il faudra suivre avec attention, au Royaume-Uni, l’évolution du PIB au deuxième trimestre 2013.

Pour la zone euro sera publié l’indice de confiance des consommateurs du mois d'août, publié par la Commission européenne. Au Brésil, sera rendue publique la balance courante de juillet Enfin, aux Etats-Unis, les ventes de logements neufs du mois de juillet seront publiées. 

vendredi 16 août 2013

Pétrole et matières premières en hausse en juillet


L'INSEE a a souligné n juillet, le prix du pétrole avait augmenté de +5,6 % pour s'élever à à 82,3 € par baril de Brent. Les prix en euros des matières premières importées hors énergie sont également en hausse (+1,3 %). En juillet, le prix du baril de pétrole de la mer du Nord (Brent) en dollars a fortement progressé avec une hausse de 4,7 % après -0,2 % en juin. Il s’est élevé à 107,7 $ le baril. En euros, la hausse du prix du Brent est accentuée (+5,6 % après -1,8 %) en raison d’une dépréciation de la monnaie européenne (-0,8 % par rapport au dollar). En juillet, les prix en euros des matières premières industrielles ont également augmenté de 0,9 % après -4,9 % en juin. Les prix des matières premières minérales ont progressé (+0,7 % après -4,8 %), notamment parce que les cours du minerais de fer ont nettement rebondi (+11,7 % après -8,9 %). En revanche, la baisse des prix des métaux non ferreux s’est poursuivie (-1,7 % après -3,5 %), en raison d’une demande toujours faible en Chine (premier consommateur mondial de métaux). C’est particulièrement le cas des prix du plomb (-1,8 %), de l’aluminium (-1,9 %), du nickel (-3,2 %) et du titane (-4,9 %). Les cours des métaux précieux ont également de nouveau diminué (-3,3 % après -6,9 %), en particulier ceux de l’argent (-5,9 %) et de l’or (-3,4 %). Parallèlement, les prix des matières premières agro-industrielles se sont redressés (+1,6 % après -5,1 % en juin). En particulier, les cours des bois sciés de conifères ont fortement crû (+5,9 %). Les prix du cuir de bovin (+1,2 %) et de la pâte à papier (+0,9 %) ont également été en hausse. En revanche, les cours des fibres textiles naturelles ont poursuivi leur baisse (-0,4 % après -1,3 %), malgré la légère hausse du prix du coton (+0,3 %), du fait du fort recul du prix de la laine (-6,6 %).

mercredi 14 août 2013

Après 6 trimestres de récession, la zone euro renoue avec la croissance


La zone euro a mis un terme à 6 trimestres de recul du PIB avec un taux de croissance de 0,3 % au deuxième trimestre 2013. Ce taux est également celui de l'Union européenne. Au cours du premier trimestre 2013, les taux de croissance avaient été respectivement de -0,3% et -0,1%. En comparaison avec le même trimestre de l'année précédente, le PIB corrigé des variations saisonnières a enregistré une baisse de 0,7% dans la zone euro et de 0,2% dans l’UE au cours du deuxième trimestre 2013, contre respectivement -1,1% et -0,7% au trimestre précédent. Au cours du deuxième trimestre 2013, le PIB des États-Unis a augmenté de 0,4% par rapport au trimestre précédent (après +0,3% au premier trimestre 2013). Par rapport au même trimestre de l'année précédente, le PIB a augmenté de 1,4% (après +1,3% au trimestre précédent). L'Union européenne a bénéficié du bon taux d'activité de la France et de l'amélioration de la situation dans les pays d'Europe du Sud. Les efforts budgétaires ont été concentré en 2012 et au début 2013. DE ce fait, leur impact récessif a été moindre au deuxième trimestre. Ce regain de croissance est liée à l'amélioration de la compétitivité des pays d'Europe du sud et à la décision de Bruxelles de relâcher la pression sur l'assainissement des finances publiques. La fin de l'année avec les élections allemandes et certains rendez-vous financiers pourrait être plus compliquée.

Emploi : toujours en chute


Selon l'INSEE, au deuxième trimestre, l’emploi dans les secteurs marchands non agricoles a diminué de 27 800 emplois, soit -0,2 %, après -8 300 emplois au premier trimestre 2013. L’emploi dans l’industrie et dans la construction est en baisse au deuxième trimestre 2013 (respectivement -0,4 % et -0,5 %). L’emploi du tertiaire dans son ensemble diminue légèrement. Hors intérim, l’emploi marchand diminue de nouveau ce trimestre (-24 200 postes, soit -0,2 %) à un rythme proche de celui du trimestre précédent (-21 600 postes). Malgré de faibles destructions d’emploi ce trimestre (-3 600 postes), l’emploi intérimaire a légèrement progressé depuis début 2013 (+9 700 postes), mettant un terme au repli de l’emploi intérimaire à l’œuvre depuis mi-2011. Depuis un an, l’intérim a perdu 27 600 postes, soit 5,1 % de ses effectifs.

-0,3 % d'inflation au mois de juillet

Selon l'INSEE, l’indice des prix à la consommation (IPC)  a baissé de 0,3 %  au mois de juillet après une hausse de 0,2 % en juin. Le taux d'inflation augmente légèrement en glissement annuel, le taux de croissance annuel de l’IPC passe de 0,9 % en juin 2013 à 1,1 % en juillet 2013. Corrigé des variations saisonnières, l’IPC augmente de 0,2 % en juillet et de 1,1 % sur un an. Hors tabac, l’IPC diminue de 0,3 % en juillet et croît de +0,9 % sur un an. Pour le Livret A, ce taux confirme néanmoins l'ajustement intervenu au 1er août. 

En juillet 2013, la baisse du taix d'inflation s'explique par la baisse des prix des produits manufacturés en raison des soldes d’été et du recul, saisonnier, des prix des produits alimentaires frais. Ces baisses sont en partie compensées par la hausse, également saisonnière, des prix des services au moment des vacances d’été, le rebond des prix de l’énergie, en particulier des produits pétroliers, et la hausse au 15 juillet des prix des tabacs (+1,8 % sur le mois ; +8,9 % sur un an).


Glissements annuels de l'indice des prix à la consommation (IPC) et de l'inflation sous-jacente (ISJ)
Glissements annuels de l'indice des prix à la consommation (IPC) et de l'inflation sous-jacente (ISJ)Source : Insee - indices des prix à la consommation

France, croissance, la fin du pot au noir

Miracle ou pas mais il n'en demeure pas moins que la France a connu un taux de croissance de 0,5 % au deuxième trimestre 2013, % après un recul de 0,2 % chacun des deux trimestres précédents.  Cette augmentation  est selon l'INSEE  la plus forte hausse depuis le premier trimestre 2011. L’acquis de croissance annuelle à mi-année est de +0,1 %.

Cette croissance repose sur une accélération des dépenses de consommation des ménages  (+0,4 % après –0,1 %). L'investissement ou la formation brute de capital fixe (FBCF) totale continue de diminuer, mais moins fortement qu’en début d’année (–0,5 % après –1,0 %).  De ce fait, la demande intérieure finale (hors stocks) contribue nettement à l’accélération du PIB : +0,3 point au deuxième trimestre, après –0,1 point au trimestre précédent.

Les exportations (+2,0 % après –0,5 %) et les importations (+1,9 % après +0,1 %) rebondissent de conserve. En conséquence, le solde extérieur a une contribution comptable nulle sur la croissance du PIB ce trimestre (après –0,2 point).

Les variations de stocks des entreprises contribuent de nouveau positivement à la croissance de l’activité : +0,2 point, après +0,1 point au premier trimestre 2013.

Au niveau de la production, la progression a été au rendez-vous  au niveau des biens et des services : +0,9 % après 0,0 %. La production de biens manufacturés augmente de +2,0 % après +0,2 % grâce à l'augmentation de la production de matériels de transport (+8,2 % après –1,0 %), notamment dans les industries automobile et aéronautique. L’activité progresse dans toutes les autres branches manufacturières. La production de services marchands accélère également (+0,7 % après 0,0 %), notamment dans les services aux entreprises.

Au deuxième trimestre 2013, les dépenses de consommation des ménages augmentent à nouveau avec +0,4 % après –0,1 %. Les dépenses d’énergie restent dynamiques (+2,4 % après +2,0 %). Les augmentations des prélèvements ont impacté les ménages surtout en 2012 et début 2013. Le deuxième trimestre a bénéficié d'un contexte extérieur plus porteur avec un début d'infléchissement de la situation d'Europe du sud. Les Français ont décidé de maintenir leur niveau de consommation à la veille des vacances favorisant ainsi l'activité.


Le deuxième était attendu relativement correct; il faudra  attendre le 3ème pour savoir si la France a réellement touché le fond de la crise. De toute façon, l'année 2013 enregistrera une croissance située en tre -0,1 et 0,2 %. 

Le PIB et ses composantes
Le PIB et ses composantes

mardi 13 août 2013

Distribution du crédit : retour de l'optimisme ?


Selon la Banque de France, pour la première fois depuis le mois de novembre 2012, le solde d’opinion des banques sur la demande de crédit est très légèrement positif. La hausse de la demande repose essentiellement sur les PME. pour les crédits à l’habitat et à la consommation, l’opinion des banques sur la demande de crédits est positive. Près de 10% des banques déclarent avoir assoupli leurs critères d’octroi.

lundi 12 août 2013

Plus-values immobilières : changements de règles au 1er septembre 2013


A compter du 1er septembre, un nouveau régime sera en vigueur pour les plus-values immobilières sur les résidences autres que principales concernant les particuliers. A compter du 1er septembre 2013, la plus-value immobilière sera exonérée d'impôt après 22 ans de détention du logement. En février 2012, le délai d'exonération était passé à 30 ans. Un abattement pour durée de détention de 6 % par an entre 5 et 21 ans, puis 4 % la dernière année. Le taux d'imposition reste fixé à 19 %. En revanche, le délai de 30 ans reste en vigueur pour les prélèvements sociaux (actuellement de 15,5%).Ils bénéficieront d’un abattement de 1,65 % par an entre 6 et 21 ans de détention, 1,60 % la 22e année et 9 % à partir de la 23e année. Par ailleurs, le gouvernement a prévu de supprimer les abattements pour les cessions de terrains à bâtir dont la taxation s’effectuera désormais sur la plus-value totale. Un abattement supplémentaire de 25 % s’appliquera en plus des abattements pour détention classiques, sur les plus-values immobilières réalisées entre le 1er septembre et le 31 août 2014. La surtaxe de 2 à 6 % sur les plus-values supérieures à 50.000 euros après abattements reste en vigueur.

Les revenus des ménages par région


L'INSEE a publié les revenus disponibles bruts par ménage et par région de 2008  à 2010. Les résultats montrent des écarts relativement réduits. Il est intéressant d'étudier la composition du revenu par région avec le poids plus ou moins important des prestations sociales.

consulter la base de l'INSEE

Hausse de la CSG, une hausse inévitable


La hausse de la CSG s'avance. Reste à connaître l'ampleur de l'augmentation. Le Gouvernement hésite entre une hausse de 0,2 à 0,3 point destiné au seul financement des retraites avec en plus la suppression de l'abattement de 10 % applicable aux pensions des retraités et une hausse de 0,5 point qui rapporterait plus de 6 milliards d'euros. Une telle augmentation servirait tout à la fois au renflouage de l'assurance-maladie, de l'assurance-vieillesse voire de la branche famille. Une hausse de la CSG aurait un impact sur la conjoncture en pénalisant le pouvoir d'achat des Français. Elle réduirait encore plus le rendement de l'épargne mis à mal par la faiblesse des taux et le relèvement des prélèvements sociaux.

Le PS et l'UMP face à la réforme des retraites


L'UMP dévoilera son projet sur les retraites au mois de septembre mais Hervé Mariton a déjà vendu la mèche en publiant quelques axes de réflexion. Par rapport au PS qui nie la réalité économique, l'UMP joue le classicisme  en demandant le report de l'âge légal et l'augmentation de la durée de cotisation.

lire le papier sur le site d'Atlantico.fr

samedi 10 août 2013

La semaine économique et financière vie par l'oeil du Cercle

Le coin des épargnants

La bourse de Paris a terminé la semaine à 4076 points réussissant à ne pas retomber au-dessous du seuil des 4000 points. Elle enregistre ainsi sa septième semaine de hausse soit le plus long cycle depuis le printemps 2009. Depuis le mois de janvier, la progression est de 11,96 %.

France, un retour très modéré de la croissance sur fond de déficit budgétaire croissant

Selon l’indicateur synthétique mensuel d’activité (ISMA) de l’enquête mensuelle de conjoncture de la Banque de France, le produit intérieur brut devrait augmenter de 0,1 % au 3ème trimestre. L’INSEE table sur un recul de l’activité de 0,1 % en 2013 quand le FMI prévoit une récession de 0,2 %.
L’OCDE est moins optimiste concernant le 2ème trimestre concernant la  prévision de croissance du PIB du deuxième trimestre avec un recul de  0,2 %. La reprise se matérialiserait par une reprise de la croissance de+ 0,2 % au 3ème trimestre et de + 0,6 % au 4ème. La Commission de Bruxelles table sur une croissance nulle au 2ème et sur une reprise de l’ordre de + 0,2 % au 3ème trimestre. Pour l’année 2013, elle prévoit une contraction de 0,1 % et une reprise limitée à 1,1 % pour 2014
Si la saison estivale a démarré lentement, avec l’arrivée du mois d’août, la France a pris ses quartiers d’été avec une activité économique tournant au ralenti. La saison touristique risque d’être cette année très concentrée entre le 3 août et le 20 août.

Finances publiques, le déficit entre deux eaux

Le déficit budgétaire français s'est accru en juin. Il a atteint 59,3 milliards d'euros contre 56,7 milliards un an auparavant. Hors éléments non récurrents, qui ont pesé pour 7,5 milliards d'euros, il serait en amélioration de près de cinq milliards d'euros d'un an sur l'autre. En 2012, l’Etat avait enregistré des recettes exceptionnelles en provenance de la vente des licences 4G quand en 2013, il a dû doter en capital les fonds européens institué par le traité budgétaire.

A suivre

Lundi au Japon, il faudra suivre l’évolution des prix des biens d'équipement du mois de juillet. Le Gouvernement conserve son objectif d’accélération de l’inflation afin de sortir de la déflation. Il faudra suivre également les statistiques de la production industrielle du mois de juin ainsi que le taux de croissance économique du deuxième trimestre 2013. Le PIB aurait augmenté de 0,9 % après un gain de 1 % au cours des trois mois précédents
En France, la balance des paiements de juin sera rendue publique quand en Italie sera communiqué le montant de la dette publique à la fin juin 2013 qui devrait être en recul de 3,7 % par rapport à juin 2012.
Aux Etats-Unis, sera communiquée la situation budgétaire de juillet.

Mardi, au Japon seront communiquées l’orientation des commandes de machines en juin  et le compte rendu du Conseil de politique monétaire de la Banque du Japon
En Allemagne, le taux d’inflation du mois de juillet sera diffusé ainsi que l’indice Zew du climat économique.
En Espagne sera communiqué le taux d’inflation de juillet tout comme pour le Royaume-Uni.
Pour la zone euro, toujours mardi seront rendus publics l’indice Zew du climat économique tel qu'il est perçu par les analystes financiers et les investisseurs au mois d'août ainsi que l’évolution de la production industrielle de juin. Aux Etats-Unis, il faudra regarder la publication de l'indice NFIB de l'optimisme des dirigeants de petites entreprises, la progression des ventes au détail en juillet, l’orientation des prix du commerce extérieur en juillet et les stocks des entreprises de juin.

Avant le pont du 15 août qui marque le début de la fin des vacances, il faudra regarder mercredi les premiers résultats des comptes nationaux du deuxième trimestre. Il faudra aussi étudier l’estimation de l'emploi salarié au deuxième trimestre et le taux d’inflation de juillet.
Pour l’Allemagne, il faudra également scruter l’évolution du PIB au deuxième trimestre 2013 tout comme pour la zone euro.
Au Royaume-Uni sera publié le compte rendu du conseil de politique monétaire de la Banque d'Angleterre du 31 juillet et du 1er août
Aux Etats-Unis, il faudra suivre l’orientation des prix à la production en juillet

Jeudi 15 août, fête de la Vierge Marie et date anniversaire de la naissance de Napoléon Bonaparte, il faudra regarder chez la perfide Albion, les ventes au  détail du mois de juillet et aux Etats-Unis, l’enquête manufacturière de la Réserve fédérale de New York du mois d'août ainsi que l’évolution des prix et des revenus réels en juillet. Seront également suivies les nouvelles inscriptions hebdomadaires au chômage pour la semaine achevée le 9 août et la production industrielle de juillet. Toujours aux Etats-Unis, seront publiés l’indice NAHB de la confiance des promoteurs constructeurs du mois d'août et l’enquête de Réserve fédérale de Philadelphie pour le mois d'août.

Vendredi 16 août, il faudra suivre la balance courante de juin de la zone euro et le taux d’inflation de juillet.
Pour l’Italie, il conviendra de regarder la balance courante de juin. Enfin, pour les Etats-Unis, il conviendra de regarder la première estimation des gains de productivité du deuxième trimestre 2013  et les mises en chantier et permis de construire de juillet ainsi que l’indice de confiance de l'université du Michigan du mois d'août.

Le déficit budgétaire toujours en hausse


Du fait de la faible croissance et d'éléments non récurrents, le déficit budgétaire français a augmenté au mois de juin en s'élevant à 59,3 milliards d'euros contre 56,7 milliards un an auparavant. Hors éléments non récurrents, qui ont pesé pour 7,5 milliards d'euros, selon Bercy, le déficit serait en amélioration de près de cinq milliards d'euros d'un an sur l'autre. Derrière ces éléments non récurrents, il y a des recettes exceptionnelles. Au début de l'année 2012,, l'Etat avait perçu 2,6 Md€ de recettes liée à l’attribution d’autorisations d’utilisation de fréquences dans la bande 800 MHz en France au titre des fréquences dites « 4G » L'écart s’explique également par l’augmentation de capital de la Banque européenne d’investissement (BEI) pour 1,6 Md€ et la dotation au Mécanisme européen de stabilité pour 3,3 Md€.

La production industrielle entre deux eaux

Selon l'INSEE, au mois de juin 2013, la production de l'industrie manufacturière diminue en volume  légèrement par rapport à mai (-0,4 %, après -0,9 % en mai). Pour l'ensemble de l'industrie, la production se contracte de 1,4 % en juin après 0,3 % en mai. Néanmoins, pour le deuxième trimestre, la production manufacturière a augmenté de 1,5 %. Pour l'ensemble de l'industrie, la hausse est de 1,4 %.

Sur ce trimestre, la production progresse fortement dans les matériels de transport (+7,8 %). 
Néanmoins, la production manufacturière est en repli de 0,3 % par rapport au niveau de l'année précédente. 


Indices mensuels de la production industrielle
Indices mensuels de la production industrielle
Légende : CZ : industrie manufacturière - (C1) : IAA - (C3) : équipements électriques, électroniques, informatiques ; machines - (C4) : matériels de transport - (C5) : autres industries
Sources: Insee, SSP, SOeS

jeudi 8 août 2013

France entre espoirs et doutes


Si la Banque de France imagine le retour de la croissance en 2014 avec une amélioration sensible de la conjoncture au second semestre, la FED de son côté demeure inquiète face à l'évolution de l'économie française.

La Banque de France a ainsi dans son étude publiée mercredi souligné que le produit intérieur brut progresserait au 3ème trimestre de 0,1%, après 0,2% au deuxième. La Banque de France est plus optimiste que l’Insee qui prévoyait fin juin une stagnation au troisième trimestre après un mini-rebond de 0,2% au deuxième.

L’Insee considère que la France devrait enregistrer une récession de 0,1% sur l’ensemble de l’année, le FMI table sur un recul de 0,2 %. Selon l'iNSEE, les chiffres du commerce extérieur et ceux de la production industrielle enregistrent une amélioration.

«Le commerce extérieur constituera un moteur important de la croissance en 2014», affirme ainsi la ministre du Commerce extérieur Nicole Bricq dans les colonnes des Echos mercredi, citant «la sortie progressive de récession de la zone euro et en particulier l’amélioration attendue de la situation en Italie et en Espagne qui vont nous permettre de retrouver nos partenaires commerciaux naturels».

Le déficit commercial de la France s’est réduit en juin à 4,4 milliards d’euros, soit son niveau le plus faible depuis juillet 2010 d'un amélioration légère des exportations mais surtout du fait d'une baisse des importations en relation avec la stagnation économique et un recul des dépenses en hydrocarbures naturels».

«L'INSEE a noté une amélioration de la production industrielle en avril (+2,2%) suivi d’une rechute mais plus faible qu’escompté - en mai avec -0,4%.

Le Gouvernement table sur une croissance de 0,8 % en 2014 ce qui est jugé optimiste pour certains experts qui tablent sur à?5 %.

Fonction Publique : le salaire moyen est de 2 430 euros


Selon l'INSEE, le salaire net moyen en équivalent-temps plein (EQTP) a augmenté de 2,0 % dans la fonction publique d'Etat en euros courants entre 2010 et 2011. Compte tenu de l’inflation, il a baissé de 0,1 % en euros constants. Il atteint, en moyenne, 2 430 euros nets par mois en 2011 soit plus que dans le secteur privé où ce salaire où le salaire net est de 2040 euros.

Dans la fonction publique territoriale (FPT), l’évolution entre 2010 et 2011 est plus faible : + 1,3 % en euros courants et - 0,8 % en euros constants. Le salaire net moyen en EQTP est de 1 820 euros par mois en 2011.

Dans le secteur hospitalier public (SHP), l’évolution est également plus faible entre 2010 et 2011 : + 1,5 % en euros courants et – 0,6 % en euros constants. Le salaire net moyen en EQTP est de 2 210 euros par mois en 2011.

Ces écarts sont imputables à des structures différentes dans la composition des fonctions publiques.

mercredi 7 août 2013

Pénibilité et Retraite


Philippe Crevel a été interrogé au sujet du projet de création de comptes individuels de pénibilité par la rédaction d'Atlantico. Le compte pénibilité est un système de points cumulés selon la pénibilité de travail du salarié. Ces points permettraient de racheter des trimestres pour partir à la retraite plus tôt. Mais ces propositions cachent plusieurs effets pervers...

  Lire l'interview

Baisse du taux du Livret A : les Français partagés le statu-quo, le consommer plus ou choisir de meilleurs placements


L'IFOP a réalisé un sondage pour évaluer l'impact du passage du taux du Livret A de 1,75 à 1,25 %.  Selon cette étude,  48 % des Français qui ont un Livret A  déclarent ne pas compter changer leurs habitudes d’épargne. 43% des Français pensent néanmoins opter pour d’autres solutions afin d'obtenir de meilleurs rendements tout en continuant à épargner autant.  9% des Français du fait de la baisse d’intérêt du Livret A pensent  moins épargner et consommer davantage.

Les jeunes sont les plus disposés à consommer et à moins épargner 14 % des moins de 35 ans contre 7% des 65 ans et plus ;  les plus âgés sont majoritairement portés au statu quo.  59% des 65 ans et plus ne vont pas changer  leurs habitudes d’épargne sur le Livret A ;  34% d’entre eux souhaitent réorienter leur épargne vers d’autres produits.

lire l'étude de l'IFOP

Taux en baisse


Dans le prolongement de la baisse du taux du Livret A, les rendements des livrets d'épargne s'affichent à la baisse. Les établissements bancaires ont ajusté leurs taux afin de réduire leurs coûts tout en essayant de conserver un petit avantage concurrentiel. Les livrets des établissements spécialisés et ceux des banques sur Internet bénéficient toujours des taux les plus élevés.

mardi 6 août 2013

La France peut mieux faire selon le FMI


Le FMI dans sa note d'analyse de la France souligne que des signes de reprise de l’économie apparaissent mais une impulsion plus forte et plus soutenue est nécessaire pour stimuler l’investissement et la création d’emplois afin de faire baisser le chômage, qui a atteint 10,9 % en mai. Le FMI considère que le PIB devrait diminuer de 0,2 % en 2013. Le retour de la croissance, en 2014, serait de 0,8 % La faiblesse de la conjoncture en Europe, le manque de confiance et les efforts massifs déployés ces deux dernières années pour faire baisser le déficit public ont eu pour effet de freiner la croissance. LE FMI vise la lenteur des réformes engagées pour rendre les marchés du travail et de produits plus compétitifs qui réduit d'autant le potentiel de croissance de l’économie et réduit la compétitivité sur les marchés d’exportation. Le FMI considère que le déficit public sera de 3,9 % en 2013 et non de 3,7 %. Le FMI considère que la réduction du déficit est intervenu à 90 % par des mesures de relèvement de prélèvements. L'organisation a préconisé une répartition plus équilibrée entre diminution de dépenses et augmentations de recettes.

lundi 5 août 2013

Un geste pour la retraite des agriculteurs


Reprenant les engagements de la précédente majorité et son engagement de la campagne présidentielle, François Hollande a annoncé vendredi 2 août "un plan de rattrapage" pour les petites retraites des agriculteurs. L"'objectif est que la retraite minimale atteigne au moins 75 % du smic", soit 1 072,66 € par mois. Ce résultat devra être atteint dans les trois ans. « Nous préparons l’avenir des retraites, des petites pensions, et notamment dans le domaine de l’agriculture où il y a des femmes et des hommes, beaucoup de femmes, qui vivent avec des pensions qui sont très faibles », a déclaré le chef de l’État. Selon la FNSEA, les 1,2 million de retraités de l’agriculture ont une retraite moyenne de 722 € par mois après une carrière complète.

réforme des retraites 2013 :le dossier de la pénibilité


Parmi les priorités du Gouvernement figure le traitement de la pénibilité. Le dispositif adopté dans la loi de 2010 n'a concerné que 5 695 personnes à fi juin 2012. La possibilité de partir à 60 ans est maintenue pour les actifs ayant un taux d'invalidité d'au moins 20 %. Entre 10 et 20 % d'invalidité, les actifs doivent remplir certaines conditions. Ils doivent ainsi prouver qu'ils ont été exposés à des travaux pénibles durant pendant au moins 17 ans. 30 000 personnes seraient susceptibles d'en bénéficier mais un grand nombre faute d'information n'aurait pas demander d'en profiter.

Afin de mieux traiter cette question le gouvernement travaille sur l'idée d'un compte pénibilité sur lequel serait versé des points ouvrant droit à des trimestres permettant de partir plutôt. Les entreprises seraient amenées à financer ces comptes. Le coût est évalué à 2 milliards d'euros. Les comptes pourraient être gérés par la Caisse des dépôts. Une telle mesure pourrait pénaliser le secteur industriel. Par ailleurs,la définition de la pénibilité étant évolutive, il y a des risques de sous-capitalisation ou de mauvaise utilisation des fonds recueillis. Un gouvernement pourrait être tenté de toucher à la cagnotte pour financer des fins de mois difficiles.

Une solution serait d'instituer des systèmes d'assurance pénibilité. Les entreprises devraient se couvrir face à ce risque ; leurs efforts afin d'améliorer les conditions de travail se traduisant par une réduction des primes versées. Par ailleurs, un système privé permettrait d'instiller de la concurrence.

samedi 3 août 2013

La semaine économique et financière vue par l'oeil du Cercle

Le coin des épargnants

La fin du mois de juillet et ce début août sont euphoriques. Est-ce la chaleur qui permet d’oublier les problèmes ou les bons résultats de quelques grandes entreprises ainsi que les perspectives de l’économie européenne au second semestre, mais l’optimisme est de rigueur. Plusieurs places boursières ont dépassé leur maximum et la bourse de Paris a franchi à nouveau la barre symbolique des 4000. Paris a ainsi terminé la semaine à 4045 points. La hausse de la semaine a été de 1,92 %.
Sinon, la semaine a été marquée par le passage du taux du Livret A de 1,75 à 1,25 %. 

Etats-Unis, une baisse en trompe l’œil du taux de chômage

L’économie américaine reste toujours sur la corde raide en accumulant des bons et des mauvais signes. Ainsi, si le taux de chômage est tombé à 7,4 % le mois dernier le taux le plus faible depuis décembre 2008, cette baisse s’explique par la sortie d’un nombre important d’américains de la cohorte des chômeurs et non par leur retour à l’emploi. En effet, les créations de postes dans le secteur privé non agricole n’ont été que de 162.000 le mois dernier, en baisse par rapport aux 188.000 (chiffre révisé depuis 195.000) de juin. Le consensus espérait environ 180.000 créations nettes.

France, un déficit toujours en dérapage

Le Ministre de l’Economie a transmis à Bruxelles que le déficit public serait de 3,7 % cette année. La Cour des Comptes considère que ce déficit pourrait être de 3,8 % voire de 4,1 % si la croissance n’atteignait pas le taux de 0,1 % retenue par le Gouvernement.
Europe, retour de forme ?
A l’occasion de la réunion de la BCE, le 1er août, le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, souligné que la situation s’améliorait et que néanmoins le taux d'intérêt directeur de la BCE resterait au plus bas, à 0,50 %, "pour une période prolongée", afin de favoriser la reprise.
Preuve de ce retour de confiance, Mario Draghi a mentionné que "quel que soit l'angle, le paysage est plus beau qu'il n'était il y a un an",
La publication du "PMI" mesurant la production manufacturière indique une sortie de récession. A plus de 50 points (50,3 points), l'indice signifie que l'activité progresse.
Mais la sortie de récession sera lente. La BCE est consciente que la zone euro n'est est encore fragile avec la persistance des tensions politiques et sociales au Portugal, en Italie, en Grèce ou en Espagne.

Température d’été

Le début de la saison estivale est en demi-teinte. Le mois de juillet n’a pas été catastrophique mais le retour du beau temps n’a pas donné lieu à un afflux de vacanciers en particulier dans les hôtels. Le développement des modes alternatifs de logement comme les gîtes  les chambres d’hôtes ou les locations saisonnières réduit le taux d’occupation dans les hôtels et dans une moindre mesure dans les camping.

 A suivre

 Lundi 5 août
 Il faudra regarder en Chine l’indice PMI HSBC des directeurs des achats du secteur non manufacturier de juillet d’autant plus qu’un ralentissement est en cours. Il faudra également suivre l’indice russe PMI des directeurs des achats du secteur non manufacturier de juillet. Sera également publié l’indice PMI Markit de la zone euro des directeurs des achats du secteur non manufacturier de juillet.
Enfin pour mesurer la confirmation de la reprise américaine, il faudra analyser l’indice ISM des directeurs des achats du secteur non manufacturier de juillet.

 Mardi 6 août
 En Italie, sera communiqué la production industrielle de juin et le PIB du deuxième trimestre. Pour la zone euro, il faudra également regarder l’orientation des prix à l'industrie de juin
 Aux Etats-Unis, sera communiquée la  balance commerciale de juin.

 Mercredi 7 août
 En France, les résultats du commerce extérieur de juin seront publiés.
 Au Royaume-Uni, le rapport trimestriel sur l'inflation sera  publié par la Banque d'Angleterre
 En Allemagne, sera communiquée la production industrielle de juin.
 Aux Etats-Unis, il faudra suivre l’évolution du crédit à la consommation de juin

 Jeudi 7 août
 Au programme,
 Au Japon, la décision de politique monétaire de la Banque du Japon et la publication des comptes courants de juin.
 En Allemagne, la balance commerciale de juin. En Espagne, la production industrielle de juin
 Pour la zone euro, il faudra suivre le bulletin mensuel de la BCE. LOCDE publiera, par ailleurs les indicateurs avancés du mois d'août.

  Vendredi 8 août
  Pour terminer la semaine, plusieurs indicateurs importants sont prévus dont pour le Japon, l’évolution des agrégats monétaires de juillet, le bulletin mensuel de la Banque du Japon
En ce qui concerne la Chine, il faudra suivre le taux d’inflation de juillet et la production industrielle de juillet.
 Pour la France, l’INSEE publiera l’indice de la production industrielle de juin.
Il sera également publié le déficit budgétaire de juin.                  
En Italie, il faudra suivre la balance commerciale de juin. Et le taux d’inflation de juillet.
 Au Royaume-Uni, il faudra suivre le solde de la balance commerciale de juin  et aux Etats-Unis, les stocks de commerce en gros de juin.

vendredi 2 août 2013

La Croix, le livret A toujours et encore


Philippe Crevel a été interrogé par  GAUDERIQUE TRAUB de La Croix après la baisse du taux du Livret A intervenue le 1er août. Le Livret A reste-t-il intéressant ou faut-il placer ailleurs son argent ?

lire l'article de La Croix 

jeudi 1 août 2013

Taux du crédit toujours orientés à la baisse sous fond de faible demande

Le taux de croissance des crédits à l’habitat aux particuliers augmente de 3,0 % en juin  après 3,1 % en mai. Les crédits de trésorerie diminue de 2,6 % après une baisse de  2,8 % en mai.
Le taux moyen des crédits à l’habitat diminue en juin pour les prêts à taux fixe avec un taux de 3,17 %, après 3,23% en mai. Les prêts à court terme passent à 2,63 %, après 2,81 %. Le coût du crédit à la consommation diminue 5,92 %, après 5,99 % en mai.

La production de crédits échéancés à l’habitat aux particuliers se réduit au mois de juin avec 7,4 milliards d’euros, après 10,4 milliards en mai marquant la faible activité de ce secteur. La progression de l’encours de crédit à l’habitat ralentit également.a

 
Crédits aux particuliers

Immatriculation, un léger mieux


Pour la première fois depuis le mois d'octobre 2011. Les immatriculations de voitures neuves ont enregistré une progression de 0,9% en données brutes en juillet en France, selon des chiffres publiés jeudi 1er août par le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA).

Ce regain a profité aux marques françaises qui ont connu une hausse, pour PSA Peugeot Citroën de 0,9% et pour le groupe Renault (marques Renault et Dacia) de 4,7%.

Après des mois de recul, cette légère hausse qui nécessitera néanmoins d'être confirmée. Les livraisons de juillet ont pu être dopées par la proximité des vacances. En outre des opérations commerciales lancées au printemps tout comme la nécessité de réduire les stocks peuvent expliquer cette légère amélioration.

Les ménages augmentent leurs liquidités


La Banque de France a publié les résultats de l'épargne Française au premier trimestre. Les ménages ont durant les trois premiers mois de l'année conservé un peu plus d'argent sur leurs comptes courants et continué mais avec plus de modération mis de l'argent sur leurs livrets. En revanche, ils ont continué à bouder les actions malgré les bons résultats de la bourse.

Les Français conservent toujours deux tiers de leur épargne en actifs peu risqués et plus d'un quart est liquide.

Lire l'étude de la Banque de France

Livret A : le taux est passé à 1,25 %


Ce 1er août, le taux du Livret A passe de 1,75 à 1,25 %. Cette baisse s'explique par le recul de l'inflation qui est tombée à 0,8 % au mois de juin. Le Gouvernement attend de cette mesure une réallocation de l'épargne au profit de placements longs, une réduction du coût de financement du logement social ainsi qu'une légère augmentation de la consommation. En parallèle à cette baisse du taux, le Gouvernement a décidé faciliter le financement des PME via les banques. Le décret permettant aux banques françaises d'avoir accès à 30 milliards d'euros provenant des ressources collectées à partir du Livret A , du livret de développement durable (LDD) et du Livret d'Epargne Populaire (LEP) a été publié au Journal officiel, mercredi 31 juillet. Ce décret prévoit d'abaisser de 0,5 à 0,4 % les frais de collecte pour l'épargne déréglementée. Les banques ont pris l'engagement de financer les PME grâce à ces 30 milliards d'euros. En outre, elles amélioreront le respect des ratios prudentiels des banques françaises

La consommation a baissé au mois de juin

Selon l'INSEE, au mois de juin, les dépenses de consommation des ménages en biens diminuent de 0,8 % en volume après avoir augmenté de 0,7 % en mai. Sur l’ensemble du deuxième trimestre, elles demeurent positives de 0,3 % après un recul de 0,2 % au premier trimestre 2013.
Le recul en juin est principalement imputable à la baisse des dépenses en énergie. Sur l’ensemble du trimestre, la hausse des dépenses en biens durables et énergie compense le repli des achats alimentaires.

Après une hausse en mai (+0,8 %), les dépenses en biens durables reculent en juin (–0,3 %).Sur l’ensemble du deuxième trimestre, la progression est de 1,8 %, après –3,2 % au premier trimestre.
Les dépenses en automobiles baissent de 0,1 % en juin contre une hausse de +0,9 % en mai. Sur le deuxième trimestre, la hausse est de +2,2 % après un recul de 5,5 % au premier trimestre.
Les achats en équipement du logement se replient également en juin (–0,3 %, après +0,8 % en mai), mais augmentent sur l’ensemble du trimestre (+1,7 %, après –0,9 % au premier trimestre).

la consommation totale de biens
La consommation totale de biens

mercredi 31 juillet 2013

Les fondamentaux de l'économie : le taux d'épargne

Le taux d'épargne expliqué en quelques minutes par Philippe Crevel. Que cache le taux d'épargne ? quel est son niveau ? Comment se situe la France par rapport à ses voisins

La semaine économique et financière version vidéo


A partir de la rentrée, le site du Cercle des Epargnants intégrera plus de vidéos avec des rendez-vous réguliers A titre purement expérimental et estival, un petit avant goût...

Les écarts de revenus en Corse par rapport au continent demeurent tout en se contractant


Du fait d'une croissance plus forte ces dernières années, l'écart de revenus entre le continent et la Corse se contracte mais demeure néanmoins significatif.Selon l'INSEE, la Corse est l'une des régions françaises où les revenus sont les plus faibles. En 2011, la moitié des ménages y a un revenu annuel inférieur à 17 700 euros. Ce niveau de revenu place l'île parmi les trois dernières  régions françaises devant le Nord-Pas-de-Calais et le Languedoc-Roussillon. En Corse, un habitant sur cinq vit sous le seuil de pauvreté en 2010, avec un niveau de vie inférieur à 924 euros mensuel. L'écart de revenu médian des ménages corses par rapport au niveau France de province s'atténue. Il a été réduit de moitié ces dix dernières années, passant de 13 % en 2002 à 6 % en 2011. En dix ans, le revenu médian dans la région a en effet augmenté de 39 % contre 29 % en province, alors que l'inflation française ne progressait que de 19 %. Dans la région, le taux de pauvreté est relativement stable alors qu'il tend à progresser au niveau national. La croissance a été en Corse une des plus fortes de France depuis plusieurs années. L'importance des revenus tirés de pensions de retraite plutôt stables en période de crise a limité l'impact de la crise en Corse. L'économie a été portée  par le plan d'investissement, par le BTP et par le bon maintien de l'activité touristique.

lire la note de l'INSEE 

Augmentation de la CSG : interview de Philippe Crevel


Le gouvernement envisage la possibilité d'augmenter la Contribution sociale généralisée (CSG) pour financer les régimes de retraite. Bruno Le Roux, président du groupe socialiste à l'Assemblée, a déclaré ne pas écarter cette possibilité. Mais cette mesure est-elle suffisante pour sauver nos retraites ? Pas sûr...

Philippe Crevel a été interrogé par Atlantico.fr sur cette éventuelle augmentation et sur ses conséquences.

Lire l'interview sur Atlantico.fr

mardi 30 juillet 2013

les emplois à domicile connaissent aussi la crise


En 2010, selon l'INSEE, la France comptait 1,8 million de salariés, hors assistantes maternelles qui ont travaillé au domicile de particuliers dans le cadre des services à la personne. Ces eplois représentent près de 5 % des salariés en France. Leur importance est fonction du nombre de retraités. Ils sont ainsi plus présents dans le Sud-Ouest, dans les zones rurales, âgées. Leur poids dépasse 6 % en Limousin, Poitou-Charentes, Aquitaine et Languedoc-Roussillon. Le poids est élevé s en Basse-Normandie. À l’inverse, le poids de ces services est plus faible, de l’ordre de 4 % de l’emploi salarié, en Île-de-France, dans les régions de l’Est, notamment en Alsace et Franche-Comté, et en Corse.

Le poids des cadres est un autre élément à prendre en compte. 90 % des salariés des services à la personne sont des femmes ; 24 % ont plus de 55 ans. Près d’un salarié sur trois travaille également en dehors du secteur des services à la personne. Le faible nombre d’heures travaillées chez les particuliers incite à cumuler les employeurs, le plus souvent à proximité : un tiers des salariés de particuliers-employeurs résident dans la même commune que leur(s) employeur(s).

L’assistance aux personnes âgées ou dépendantes constitue le premier pôle d'activité du secteur. Elle représente près des deux tiers des heures rémunérées par des organismes prestataires.

Ce secteur d'activité est impacté par la crise. Ainsi, entre 2008 et 2010, le nombre d’heures rémunérées pour des activités de services à la personne (salariées ou non salariées) n'a progressé que de 1,2 % par an, contre 4,7 % entre 2000 et 2007. En 2011, une chute a été enregistrée à hauteur de 1,8 %.

lundi 29 juillet 2013

L'industrie manufacturière en baisse

Selon l'INSEE, au mois de  mai,  le chiffre d’affaires des entreprises de l’industrie manufacturière diminue de 1,8 % après une légère hausse en avril de 0,3 %. Pour l'exportation,  la contraction atteint 4,3 %. Pour l'industrie, la chute est de 1,5 %. Sur les trois derniers mois, la progression est de 0,5 % pour l'industrie manufacturière et de 0,3 % pour l'industrie. Le chiffre d’affaires dans l’industrie manufacturière croît très légèrement sur les trois derniers mois par rapport aux trois mêmes mois de l’année précédente (+0,2 %).

Sur cette période, le chiffre d’affaires progresse dans les industries agricoles et alimentaires (+3,3 %) et les matériels de transport (+3,0 %). Il augmente légèrement dans les équipements électriques, électroniques, informatiques ; machines (+0,4 %). En revanche, il recule dans la cokéfaction et raffinage (–1,8 %) et dans les autres industries (–2,0 %).

Le chiffre d'affaires dans l'industrie manufacturière
Le chiffre d'affaires dans l'industrie manufacturière

recul des maternités précoces selon l'INED


Selon les  Nations unies et mentionnées par une étude de l'INED, 135 millions d’enfants sont nés dans le monde en 2010, dont 16 millions (12%) d’une mère de moins de 20 ans. Cela correspond à un taux de fécondité de  54 naissances pour 1000 femmes 15-19 ans. Ce ration était de 64 naissances pour 1000 femmes en 2000 Il n'en demeure pas moins que des écarts importants persistent entre les différents Etats. Le ratio varie de  1 à 100 selon les pays. Il est le plus bas en Libye (3 naissances par an pour 1000 femmes de 15-19 ans en 2005-2010) et le plus élevé en République démocratique du Congo (201 naissances pour 1000 femmes de 15-19 ans).  Certains pays industrialisés comme les Etats-Unis ou le Royaume-Uni conservent un nombre élevé de maternité précoce. Le ratio est de 7 pour mille en France et se situe à un niveau faible.  lire la note de l'INED