CERCLE DE L'EPARGNE, DE LA RETRAITE ET DE LA PREVOYANCE

Le Cercle des Epargne, de la retraite et de la prévoyance est un centre d'études et d'information indépendant qui a pour objet de réaliser des études et d'informer les épargnants sur toutes les questions relatives à l'épargne, la retraite et la prévoyance

Il bénéfice de l'appui et de l'expertise d'un Conseil scientifique et du soutien d'AG2R La Mondiale

Pour plus de renseignements et pour tous les contacts presse, vous pouvez nous contacter au 06 13 90 75 48

mercredi 12 décembre 2012

Baisse de l'inflation mais rien n'est fait pour le taux du Livret A


Selon l'INSEE, au mois de  novembre, l’indice des prix à la consommation (IPC)  a baissé  de 0,2 %, après une hausse de 0,2 % en octobre. Sur un an,  l'inflation 'a augmenté que de  1,4 % contre 1,9 %  en octobre).
Corrigé des variations saisonnières, l’indice des prix se contracte de 0,1 % en novembre (après +0,2 % en octobre) et augmente de +1,4 % sur un an.

Ce recul résulte de  la baisse des prix de l’énergie et en particulier des produits pétroliers, de la poursuite de la baisse des prix des télécommunications et par une réduction des tarifs des transports aériens.

Glissements annuels de l'indice des prix à la consommation (IPC) et de l'inflation sous-jacente (ISJ)
Glissements annuels de l'indice des prix à la consommation (IPC) et de l'inflation sous-jacente (ISJ)
Source : Insee - indices des prix à la consommation


Le Premier Ministre Jean--Marc Ayrault a indiqué que le Gouvernement n'avait pas encore décidé d'abaisser le taux du Livret A. En appliquant la formule, le taux du Livret A pourrait passer de 2,25 à 1,75 %. 
En revanche, le Premier Ministre a confirmé la hausse de 25 % du plafond du Livret A qui devrait passer au mois de janvier de 19 125 à 22 950 euros. 

 Evolutions du taux du Livret A 
DateTaux21
1er janvier 19603,25 %
1er janvier 19663,00 %
1er janvier 19683,50 %
1er juin 19694,00 %
1er janvier 19704,25 %
1er janvier 19746,00 %
1er janvier 19757,50 %
1er janvier 19766,50 %
16 octobre 19818,50 %
1er août 19837,50 %
16 août 19846,50 %
1er juillet 19856,00 %
16 mai 19864,50 %
1er mars 19963,50 %
16 juin 19983,00 %
1er août 19992,25 %
1er août 20032,25 %
1er août 20042,25 %
1er août 20052,00 %
1er février 20062,25 %
1er août 20062,75 %
1er août 20073,00 %
1er février 20083,50 %
1er août 20084,00 %
1er février 20092,50 %
1er mai 20091,75 %
1er août 20091,25 %
1er août 20101,75 %
1er février 20112,00 %
1er août 20112,25 %


mardi 11 décembre 2012

Baisse du taux du Livret A ?

Selon plusieurs sources, le taux du Livret A pourrait passer de 2,25 % à 2 % du fait de la baisse de l'inflation en France qui est actuellement de 2 % et qui pourrait être autour de 1,7/1,8 % en début d'année 2013. En effet, le taux du livret A est calculé, depuis le 1er février 2008, comme étant la demi-somme de l’inflation et de la moyenne des taux courts (Euribor 3 mois et Eonia) avec un plancher minimum égal à l’inflation majorée de 0,25% ). Les taux sur le marché monétaire sont extrêmement faibles entraînant automatiquement l’application du plancher. Or, le taux d’inflation est passé en-dessous de 2 % et pourrait hors tabac atteindre 1,7 % ce qui devrait ramener le taux du Livret A à 2 %. Tout comme cela s’est produit début 2008, le gouvernement peut temporairement, suspendre l’application de la formule de calcul du taux du livret A, en cas de circonstances jugées exceptionnelles. Par ailleurs, François Hollande a promis une refonte de la formule. Selon le rapport Dusquesne sur l’épargne défiscalisée, présenté en septembre, le taux du Livret A serait lié à la croissance. Le taux serait alors égal au taux d’inflation sur 12 mois augmentée d’un dixième du taux de croissance constaté. Compte tenu e la faiblesse de la croissance actuelle, le taux du Livret A, avec une telle formule, passerait de 2,25 à 1,75%. Il est à noter que dans un contexte de taux courts et longs faibles, celui du Livret A est élevé ce dont profite les épargnants du court terme mais qui pénalise le logement social et le financement de l’économie par effet d’éviction.

40 milliards d'euros transférés par les travailleurs expatriés dont 10 milliards d'euros pour la France


Près de 40 mrds d'euros sont transférés par les travailleurs expatriés dans leur pays d'origine en 2011 au sein de l'Union européenne, 39,1 milliards d'euros pour être précis selon les chiffres d'Eurostat. ce montant est en hausse de 2 % par rapport à 2010. Les flux extra-UE27 ont représenté près des trois quarts du total des envois de fonds des travailleurs expatriés. Ils ont augmenté de 3% pour atteindre 28,5 mrds, tandis que les flux intra-UE27 sont restés pratiquement stables à 10,7 mrds. Parmi les États membres pour lesquels les données sont disponibles, les envois de fonds des travailleurs expatriés ont été les plus importants en 2011 en France (9,7 mrds d'euros, soit 25% du total des envois de fonds de l'UE27), en Italie (7,4 mrds, soit 19%), en Espagne (7,3 mrds, soit 19%), en Allemagne (3,0 mrds, soit 8%) et aux Pays-Bas (1,5 mrd, soit 4%). Dans ces cinq États membres, la part des envois de fonds extra-UE27 dans le total se situait entre 64% en France et 83% en Italie.

L'emploi marchand au fond du trou


Selon l'INSEE, les pertes d’emploi dans les secteurs marchands ont augmenté au troisième trimestre avec une perte de  41 700 postes après une  diminution de 16 100 le trimestre précédent. Hors intérim, les destructions d’emploi marchand s'élèvent à  10 400 postes ce trimestre. Sur un an, les secteurs principalement marchands ont perdu 56 600 postes (soit -0,4 %).

Dans l’industrie, l’emploi diminue de 0,2 % (-5 500 postes) au troisième trimestre, au même rythme que les trimestres précédents. Sur un an, l’industrie a perdu 24 600 postes (soit - 0,7 %). L’emploi dans la construction est aussi en baisse au troisième trimestre (-2 700 postes, soit -0,2 %), comme sur un an (-7 600 postes, soit -0,5 %).

31 300 postes, soit -5,7 % ont été perdus au 3ème trimestre.  La baisse de l’intérim atteint -74 400 sur un an. Les intérimaires, comptabilisés dans le secteur tertiaire quel que soit le secteur dans lequel ils effectuent leur mission, tirent à la baisse l'emploi du tertiaire.

Pour la première fois depuis un an, le secteur tertiaire hors intérim recule au troisième trimestre 2012 (-2 200 après 14 400 créations au deuxième trimestre). Au total, le repli de l’emploi dans le secteur tertiaire s’accentue ce trimestre (-33 500 postes) après -4 000 postes le trimestre précédent. Ce secteur a perdu 24 500 postes sur un an (soit -0,2 %).

Emploi salarié des secteurs principalement marchands
Emploi salarié des secteurs principalement marchands
Source : Insee, estimations d'emploi

Le fonds d'épargne de la Caisse des Dépôts financera la Corse


Le conseil exécutif de Corse et la Caisse des Dépôts ont signé le 6 décembre deux contrats de prêts sur fonds d’épargne,portant sur 102,7 M€. Ce prêt comportant deux lignes principales a pour objectif le financement des opérations de construction et de restructuration du Campus de l’Université de Corse et l’amélioration d’infrastructures portuaires et ferroviaires.

L'épargne logement réformée ?


Autrefois, les plans d'épargne logement et les comptes d'épargne logement étaient incontournables pour tout acheteur de biens immobiliers. Aujourd'hui, du fait de la baisse des taux d'intérêt et de la non réévaluation des plafonds de ces produits, ils ne sont plus très intéressants. Les PEL étaient également utilisés comme des placements d'épargne or désormais la fiscalisation s'applique après 12 ans.

Aujourd'hui, il permet d'emprunter à 4,20% en moyenne soit un taux supérieur au marché de ce fait dans 96% des cas, le PEL ne sert plus à acquérir un logement, il est utilisé en pur produit d'épargne avec une rémunération à 2,5 % et des intérêts défiscalisés pendant 12 ans. La suppression de ces produits ne seraient pas sans incidences sur les ressources des banques et devraient s'accompagner de la création d'un nouveau produit d'épargne. L'exonération du PEL pourrait réservée qu'en cas de dénouement sous forme d'acquisition ou de construction d'un logement.

Le prochain projet de loi sur l'épargne longue prévu au printemps pourrait donner l'occasion au gouvernement de réformer l'épargne logement, affaire à suivre...

Pourquoi la Belgique ?


Avec le départ de Gérard Depardieu en Belgique, un petit point sur le système fiscal de nos amis du Plat Pays n'est pas inutile.

Le taux marginal en Belgique est de 50 % et est atteint assez rapidement. En revanche, il n'y a pas de tranche à 75 %. Il faut y ajouter la taxe locale appelée « centimes communaux ».correspondant en moyenne de 6 à 8 % du revenu.

Impôt sur le revenu en Belgique Barème fiscal 2011

Revenu imposable Taux d'imposition (%)

Inférieur à 7 900 € 25 %
de 7 900 € à 11 240 € 30 %
de 11 240 € à 18 730 € 40 %
de 18 730 € à 34 330 € 45 %
supérieur à 34 330 € 50 %
Il n'y a pas d'impôt sur la fortune en Belgique qui par ailleurs n’impose pas les plus-values sur actions quand elles sont réalisées dans le cadre d’une gestion normale du patrimoine privé. Cette notion n’est pas définie par la loi. Si la cession n’est pas considérée comme un acte normal de gestion du patrimoine privé, les plus-values sur actions sont imposables dans la catégorie des revenus divers au taux de 33% ou de 16,5% s’il s’agit d’une cession de participation importante.

En vertu de cette règle de gestion normale du patrimoine, les plus-values sur biens immobiliers et sur biens mobiliers sont exonérées. Ces plus-values ne sont pas au sens du droit civil belge des revenus du patrimoine et sont donc exonérés lorsqu’ils relèvent d’une gestion normale du patrimoine privé sous réserve des biens suivants :

lundi 10 décembre 2012

Net recul de la production manufacturière en octobre mais rebond possible en décembre


Au mois d’octobre 2012, selon l'INSEE, la production de l’industrie manufacturière  en volume  a reculé de 0,9 % par rapport à septembre après une contraction de 3,4 % en septembre. La production de l’ensemble de l’industrie est également en baisse (-0,7 %). Sur les derniers trois mois,  la production manufacturière est quasi stable (+0,1 %) ainsi que dans l'ensemble de l'industrie avec une légère baisse de 0,1 point.

Indices mensuels de la production industrielle

Indices mensuels de la production industrielle
Légende : CZ : industrie manufacturière - (C1) : IAA - (C3) : équipements électriques, électroniques, informatiques ; machines - (C4) : matériels de transport - (C5) : autres industries
Sources : Insee, SSP, SOeS


Pour le mois de novembre, la Banque de France a analysé une légère amélioration. Les livraisons se seraient stabilisées après le repli enregistré en octobre. Le taux d’utilisation des capacités de production est quasi stable mais demeure inférieur à la moyenne de longue période.

Les carnets de commandes sont toujours à un niveau jugé insuffisant. Les stocks de produits finis, proches du niveau désiré, n’ont pas évolué. Les prix des produits finis seraient en légère hausse. En revanche, pour le mois de décembre, les chefs d’entreprise prévoient un léger fléchissement de l’activité.

Dans les services, l’activité aurait augmenté légèrement en novembre. Les activités informatiques et d’hébergement-restauration progressent, celles liées au travail temporaire et aux services aux ménages baissent. Les prix se sont stabilisés et les effectifs se sont maintenus. Les prévisions tablent sur une progression de l’activité en décembre.

dimanche 9 décembre 2012

Immobilier, majoration de la taxation des plus-values


L'Assemblée nationale a décidé de majorer l'imposition des plus-values immobilières hors résidence principale. Ainsi, il sera instauré une surtaxe de 2% pour les plus-values à partir de 50.000 euros pour croître progressivement et atteindre 6% au-dessus de 250.000 euros. En revanche, la taxe de 5% sur les résidences secondaires a été abandonnée pour le moment.

vendredi 7 décembre 2012

La semaine économique et financière vue par le Cercle


La semaine passée a été marquée par la détente des taux sur le marché de la dette publique en zone euro. La France a ainsi pu emprunter à un taux inférieur à 2 % et l'Espagne a réussi à boucler son programme d'émissions.  Il faut néanmoins souligner que le financement des dettes publiques est de plus en plus national.

La Banque centrale européenne a décidé de ne pas changer ses taux d'intervention. Elle a revu à la baisse ses prévisions de croissance, la récession pour 2013 en zone euro étant très probable. La croissance du PIB de la zone euro serait comprise dans une fourchette de – 0,6 % à – 0,4 % en 2012, de – 0,9 % à + 0,3 % en 2013 et de + 0,2 % à + 2,2 % en 2014. Les prêts immobiliers aux particuliers restent à des niveaux historiquement bas, autour de 3,3 à 3,5 %.

En revanche, les Européens avancent à pas comptés sur l'Union bancaire du fait de divergences  vis-à-vis du rôle de la BCE dans la supervision.

En France, le CAC 40 a retrouvé son niveau de l'été 2011 avant la  tourmente des dettes publiques en franchissant le seuil de 3600 points. La poursuite de la valorisation des actions françaises dépendra de la capacité de l'Europe de sortir du trou noir des dettes souveraines. Les dernières décisions de la BCE et des Chefs d'Etat ont modifié depuis la rentrée la donne. La marge d'appréciation de la bourse de Paris car elle est loin d'avoir  retrouvé son niveau d'avant crise à la différence de New York ou de Francfort qui a dépassé son niveau de 20008.

Au Royaume-Uni, le Chancelier de l'Echiquier a présenté le plan quinquennal budgétaire avec un report de deux ans de l'objectif de réduction du ratio de dette publique par rapport au PIB. En 2015, la dette publique atteindra un sommet à 97,4 % du PIB. le déficit public devrait atteindre 6,2 % du PIB en 2013 contre 5,2 % cette année. Il serait ramené à 1,8 % en 2017.

Aux Etats-Unis, le taux de chômage s'est abaissé à 7,7 % soit le meilleur résultat de ces quatre dernières années. 146 000 emplois ont été créés au mois de novembre malgré l'ouragan Sandy. C'est une demi bonne surprise. Ce bon résultat doit être néanmoins corrigé par d'autres données.  Le taux de participation à la population active s’est contracté à 63,6 %, contre 63,8 % en octobre, signe que de nombreux Américains ont renoncé à chercher un emploi le mois dernier.  Le nombre d’heures hebdomadaires travaillées est resté stable à 34,4, tandis que le salaire horaire a légèrement crû de 0,2 %.  Par ailleurs, la croissance américaine reste suspendue aux discussions budgétaires et fiscales entre démocrates et Républicains. Du fait des divergences de vue, elles  risquent d'être longues et difficiles.

En Allemagne, l'économie commence à souffrir de la récession de la zone euro qui a été confirmée par Eurostat. La production industrielle allemande est en repli au mois d'octobre  tout comme l'investissement ce qui devrait entraîner un tassement de la croissance au quatrième trimestre.

A suivre la semaine prochaine, le PIB du troisième trimestre au Japon, la production industrielle du mois d'octobre en France ainsi qu'au sein de la zone euro, les prix de la consommation en France et les ventes de détail aux Etats-Unis.

Au niveau des réunions, il faudra suivre le comité de politique monétaire de la FED et le sommet des chefs d'Etat européens du 13 décembre consacré à l'intégration européenne.

Diplômés, la France devant l'Allemagne


Bonne nouvelle, la France est devant l'Allemagne, le Royaume-Uni ou l'Italie pour le nombre de diplômés chez les jeunes actifs. En effet, 44 % des 30/34 ans étaient en 2010 diplômés de l'enseignement supérieur soit plus que le taux moyen de l'Union Européenne qui est de 34 %. C'est plus que l'Allemagne (30 %), que l'Italie (20 %) ou le Royaume-Uni (43 %). En revanche, l'Irlande fait mieux avec 50 % tout comme le Danemark (47 %) ou Chypre (46 %). Comme quoi avoir des diplômés n'est pas pas une garantie pour obtenir de bons résultats économiques.

Taux directeurs inchangés pour la BCE


La Banque Centrale Européenne a décidé, le 6 décembre 2012, de ne pas changer ses taux directeurs. Ainsi, le taux d’intérêt des opérations principales de refinancement demeure à 0,75 % celui de la facilité de prêt marginal à 1,50 et la facilité de dépôt à 0 %. Ce statu-quo est justifié par le maintien d'un taux d'inflation qui tourne autour de 2 % même s'il est en réduction. Au mois de novembre, le taux d'inflation a été de 2,2 % contre 2,6 % au mois de septembre. Le taux de la masse monétaire M3 s'est accru de 3,9 % en octobre contre 2,6 % au mois de septembre du fait de la progression des dépôts à vue. En revanche, la demande de prêt reste stable.

La BCE a revu à la baisse ses prévisions de croissance. En effet, la BCE prévoit pour la zone euro une croissance annuelle du PIB en volume comprise entre -0,6% et -0,4 % en 2012, entre - 0,9 % et 0,3% en 2013 et entre 0,2 % et 2,2% en 2014. La BCE attend également une inflation inférieure à 2 %.

jeudi 6 décembre 2012

Pauvreté et précarité en cette fin d'année ?

Selon un sondage CSA pour les Echos réalisés les 4 et 5 décembre derniers, 11 % des Français se considèrent aujourd'hui comme pauvres et 37 % pensent être en train de le devenir. Néanmoins, 51 % des Français jugent ne pas être pauvres, ni être dans une situation pouvant l'amener à l'être. Ce sont les employés et les travailleurs indépendants qui se sentent les plus menacés.

La part des femmes à se déclarer pauvres ou étant entrain de le devenir est un peu plus élevée que les hommes, 49 % contre 45 %. Chez les jeunes, ce sont les étudiants qui se sentent les plus vulnérables à hauteur de 17 % contre 14 % pour l'ensemble des 18-24 ans et 15 % pour les jeunes actifs (24-34 ans.

Ces chiffres peuvent être mis en parallèle avec l'augmentation de l'épargne de précaution avec comme motivation de subvenir aux aléas de la vie (chômage ou santé).

Ces chiffres ne peuvent pas être sans incidences sur le niveau de consommation et sur les modes de consommation. Le développement des sites centrés sur la vente et l'achat de bien d'occasions le prouve.

la zone euro en récession


Le PIB de la zone euro a reculé de 0,1% quand celui de l'Union européenne a progressé de 0,1% contre respectivement -0,6% et -0,4% au troisième trimestre 2011.

Au cours du deuxième trimestre 2012, les taux de croissance avaient été de -0,2% dans les deux zones. De ce fait, avec deux trimestres de recul du PIB, la zone euro est en récession.

Pauvreté en hausse du fait de la faible croissance


Avec une population en augmentation et un PIB qui augmente à très faible vitesse, il est logique malheureusement le niveau de vie des Français baisse. Il faut, en effet, les fruits du travail qui stagnent sur un nombre plus important de tête. Ce n'est que par la croissance que ce processus pourra être enrayé.

En 2010, selon l'enquête Revenus fiscaux et sociaux, le niveau de vie médian s'élève à 19 270 euros annuels, en diminution en euros constants de 0,5 % par rapport à 2009.

Les 10 % des personnes les plus modestes ont un niveau de vie inférieur à 10 430 euros ; celui des 10 % les plus aisées est d'au moins 36 270 euros, soit 3,5 fois plus. Il est à souligner que cet écart reste constant depuis plusieurs années et que la France se démarque de ses partenaires par un écart très faible.

Le niveau de vie baisse ou stagne pour pratiquement toutes les catégories de population sauf pour les plus aisées. Le seuil de pauvreté, qui correspond à 60 % du niveau de vie médian de la population, s'établit à 964 euros mensuels en 2010.

Le taux de pauvreté avec la montée du chômage et la crise augmente et concerne 8,6 millions de personnes, soit 14,1 % de la population contre 13,5 % en 2009.

Le taux de pauvreté des moins de 18 ans atteint 19,6 %, en hausse de 1,9 point.

Les propositions de l'AFG pour l'épargne longue



Le 5 décembre, l'AFG a présenté ses propositions en faveur de l'épargne longue. L'AFG souhaite un développement de l'épargne investie en actions. L'organisation propose ainsi la mise en place de fonds communs d'investissement productif de long terme (produits investis à plus de 66 % en titre entreprises et avec un minimum en actions). Elle réclame un élargissement du PERP  avec la possibilité d'intégration de titre en direct. Aujourd'hui, le PERP peut comporter des unités de compte.

 L'AFG reprend la proposition du rapport Gallois avec la création d'un PEA PME. Elle  demande également le relèvement à 200 000 euros du plafond du PEA dont le plafond est actuellement de 132 000 euros. En matière d'assurance-vie, l'association souhaiterait une incitation fiscale différentielle en faveur des unités de compte actions. 

Elle réclame que les FIP et les FCPI ne soient pas intégrés au plafonnement des niches fiscales et soient traités comme les SOFICA. 

Les investissements des entreprises dans des fonds PME devraient bénéficier d'un taux d'impôt incitatif.

L'AFG réclame, par ailleurs le retour à 8 % du forfait social dont le taux a été relevé à 20 % cet été pour le sproduits d'épargne retraite. 


La croissance de la zone euro impactée par le prix du pétrole et la crise des dettes publiques


L'INSEE a publié une étude détaillée sur les conséquences de l'augmentation du prix de pétrole et de la dette publique sur l'activité.

L'INSEE souligne que "deux facteurs particuliers auraient freiné  l’activité ces deux dernières années : la hausse des prix du pétrole et des matières premières et la crise des dettes souveraines en zone euro".   La hausse des prix du pétrole et des matières premières  a impacté d’un quart de point de produit intérieur brut (PIB) en zone euro (un peu plus en France ou en Allemagne), aussi bien en 2011 qu’en 2012.

La crise des dettes souveraines en zone euro qui s’est manifestée par l’augmentation des taux souverains dans les pays du Sud de l’Europe a pénalisé  l’investissement. La hausse des taux  a provoqué une perte de  0,9 et 1,4 point de PIB en 2012  à l’Italie et à l’Espagne. En revanche, les faibles taux  auraient un peu soutenu la croissance en France et surtout en Allemagne, leurs dettes publiques ayant statut de valeur refuge.

Les politiques d'assainissement budgétaire  auraient réduit la croissance de plus d’un point de PIB en Italie et en Espagne et de 0,8 point  en France.

Selon l'INSEE, "au total, en France, l’ensemble de ces chocs aurait freiné l’activité à hauteur de 0,7 et 1,1 point de  croissance  en 2011 et 2012, l’effort de consolidation y contribuant pour moitié en 2011 et aux trois quarts en 2012".

Consulter INSEE Analyses du mois de décembre 2012

Progression du taux de chômage au 3ème trimestre


Selon l'INSEE, le taux de chômage a été de 10,3 % au troisième trimestre en France en augmentation de 0,1 %. Pour la France métropolitaine, avec 2,8 millions de personnes au chômage, le taux de chômage s’élève à 9,9 %. Il est en hausse de 0,1 point par rapport au deuxième trimestre 2012 révisé, après une progression de 0,2 point par rapport au trimestre précédent.
Le taux de chômage des jeunes de 15/24 ans est de 24,2 % au 3ème trimestre contre 22,8 % au trimestre précédent. Le taux de chômage des plus  de 50 ans est de 6,9 %  contre 6,8 %
La dégradation devrait se poursuivre au premier semestre 2013. Le taux de chômage pourrait atteindre 11 %.  

Plus généralement en France métropolitaine, 3,6 millions de personnes ne travaillent pas mais souhaitent travailler, qu’elles soient ou non disponibles dans les deux semaines pour travailler et qu’elles recherchent ou non un emploi.


Taux de chômage au sens du BIT

Source : Insee, enquête Emploi

mercredi 5 décembre 2012

Historique, la France emprunte à moins de 2 %


Après la dégradation de la note de la France par Moody's, l'Etat continue à emprunter à des taux très faibles. En effet, le taux des emprunts d'Etat français à 10 ans est passé sous la barre des 2% en ce mercredi 5 décembre 2012. avec un taux de 1,994% contre 2,033% mardi à la clôture. Le rendement de l'obligation à 10 ans allemande, le Bund, s'établissait à moins de 1,4% mercredi après-midi.

Selon les Echos, au 19 novembre, le taux moyen pondéré des emprunts d'Etat français sur 2012 était de seulement 1,87 %, un niveau jamais atteint.

Nous sommes loin des années 80 avec des taux à deux chiffres. ainsi le taux à 10 ans français était de de 17,4% en 1981. Certes, ce taux est à mettre en relation avec l'inflation qui naviguait alors autour de 10 % et plus. Depuis le sommet de 1981, avec la désinflation, les taux des obligations ont baissé avec quelques remontées en fonction des crises monétaires en 1990, 1994 et 1999.


  • Décembre 1982 : le taux passe sous la barre des 15%, à 14,83%.
  • -Février 1986 : l'OAT descend sous le seuil des 10%, à 9,68%. 
  • 12 février 1998 : le taux glisse sous les 5%, à 4,99%. 
  • 1er octobre 1998 : il passe sous la barre des 4%, à 3,95%. 
  • 20 mai 2010 : l'OAT franchit à la baisse le seuil des 3% 


 Ce faible taux est une bonne nouvelle pour l'Etat qui peut emprunter à faibles coûts. C'est également une incitation pernicieuse à s'endetter. Il faut noter que le service de la dette, le remboursement des intérêts de la dette est inférieure à celui des années 90. Ce faible taux est une bonne nouvelle pour les emprunteurs, ménages et entreprises à la condition que les banques acceptent de prêter.

C'est en revanche une mauvaise nouvelle pour les épargnants dont les revenus seront pénalisés. C'est aussi le signe manifeste de la crise économique dans laquelle nous évoluons.

Si l'Etat français malgré la perte de son triple A peut emprunter à un tel taux, c'est parce que le champ des possibles pour les investisseurs s'est réduit. le nombre de grands pays offrant un volume de dettes suffisant et solvables se contracte. Il reste l'Allemagne mais elle ne peut pas être l'unique réservoir des investisseurs. DE ce fait, la France est un second choix avec une prime de risque de 0,6 point.

C'est l'or, c'est l'or


Après l'immobilier et l’assurance-vie, les Français considèrent l'or comme un bon placement...

Selon une enquête réalisée par l'institut de sondage Ifop pour le site internet AuCOFFRE.com, l’or est le placement favori de 27% des Françai. D’après l'étude, l’achat d’or est une bonne manière de conserver ses économies pour une majorité de Français (56%).

Il faut souligner que l'or ne rapporte qu'à travers la plus-value que ce produit peut générer. En outre, son prix actuel élevé doit inciter les investisseurs à la prudence, les marges de progression sont plus faibles qu'il y a cinq ans par définition.

Immobilier, il pleut des taxes


Le Gouvernement a déposé un amendement au projet de loi de finances rectificative qui vise à augmenter le taux d'imposition des plus-values immobilières quand elles dépassent 100 000 euros. Ainsi, une surtaxe de 3 % s'appliquera pour les plus-values dépassant 100 000 euros faisant passer le taux de 19 à 22 % et de 5 % pour les plus-values supérieures à 150 000 euros faisant passer le taux de 19 à 24 %. Ce taux s'applique pour les cessions immobilières hors résidence principale. ce dispositif rapportera 150 millions d'euros. Une taxe de logements sous-occupés frappera les résidences secondaires est instituée et devrait rapporter une centaine de millions d'euros. Ces ressources seront affectées au logement social. Le cabinet du ministre du logement justifie ces taxes par le fait que le secteur privé doit financer le secteur social.

Décisions médicales en fin de vie


L'INED vient de mettre en ligne une étude sur les décisions médicales en fin de vie et qui fait un point précis sur l'application de la loi Léonetti. Ainsi, dans près d'un cas de décès sur deux, les équipes médicales décident d'arrêter des traitements sachant que cela peut accélérer la mort du patient en fin de vie. Ces décisions s'accompagnent d'un renforcement des traitements anti-douleurs.

lire l'étude  

mardi 4 décembre 2012

Taux à court terme toujours orientés à la baisse


Du fait de la politique de la BCE et du contexte économique, les taux courts sont toujours orientés à la baisse. Les dépôts à terme à moins de deux ans sont rémunérés à 2,31 % contre 2,52 % il y a un an. Les OPCVM monétaires sont rémunérés à 042 % contre 0,69 %. Les dépôts à plus de 2 ans bénéficient d'un taux de 3,03 contre 3,12 % en octobre 2011.

L'Euribor 3 mois est à 0,21 % contre 1,43 % en octobre 2011.

Crédits aux PME, calme plat


Selon la Banque de France, à la fin du mois d'octobre, les encours de crédits mobilisés par les PME (hors entrepreneurs individuels et hors activités immobilières),ont augmenté de  2,5 % en rythme annuel contre + 2,9 % à fin septembre. Les encours de crédits mobilisés par l’ensemble des entreprises, hors entrepreneurs individuels (EI)ont augmenté de  0,5 % en rythme annuel contre + 0,9 % à fin septembre.


Les encours de crédits mobilisables, qui correspondent à la part non consommée mais disponible de lignes de crédits confirmés, se replient de 1,8 %. Au total, entre octobre 2011 et octobre 2012, les enveloppes mobilisées et mobilisables restent stables.


Ces résultats confirment la faible activité en cours depuis plusieurs mois.


Crédit aux entreprises (encours)
 

lundi 3 décembre 2012

Les FIP corses reconduits jusqu'en 2017


Conformément à l'engagement pris lors de la présentation du plan de compétitivité, les dispositifs fiscaux en faveur du financement pour les PME sont reconduits pour toute la durée de la législature dont notamment les fonds d'investissements de proximité en Corse, FIP Corse.

57 opérations d'investissement ont été réalisées en Corse depuis son lacement en 2003. 54 millions d'euros ont déjà été investis sur 102 millions d'euros levés. le coût fiscal pour l'Etat a été de 44 millions d'euros mais 350 emplis ont été créés.

L'euro aura-t-il un visage grec ?


La Banque centrale européenne a décidé de renouveler les billets et d'en changer les motifs. Après les styles architecturaux, la BCE a choisi comme thème "Europe" en référence à la mythologie grecque... Le billet de 5 euros, premier de la série, sera dévoilé le 10 janvier 2013.

la pauvreté au sein de l'Union européenne


Avec la crise économique qui règne en Europe, 24% de la population est t menacée de pauvreté ou d'exclusion sociale, soit environ 120 millions de personnes.

En 2011, 119,6 millions de personnes, représentant 24,2% de la population, étaient menacées de pauvreté.

Les pays les plus frappés par cette pauvreté sont la Bulgarie (49%), la Roumanie et la Lettonie (40% chacun), la Lituanie (33%), la Grèce et la Hongrie (31% chacun).

Les pays ayant les plus faibles taux sont la République tchèque (15%), les Pays-Bas, la Suède (16% chacun), le Luxembourg et l'Autriche (17% chacun).

Au sein de l'Union européenne, 9% de la population était en situation de privation matérielle sévère. La proportion de personnes en situation de privation matérielle sévère différait fortement selon les États membres, variant de 1% au Luxembourg et en Suède à 44% en Bulgarie et 31% en Lettonie.

Les non-résidents détiennent 43,3 % des entreprises du CAC 40


La possession des entreprises du CAC 40 par des non-résidents est stable depuis plusieurs années. Elle est passée de 43,5 % en 2009 à 41,1 % en 2010 pour revenir à 43,3 % en 2011. Dans les années 2004/2006, ce taux avait atteint 47 %.

Les non-résidents détenaient au 31 décembre 2011 334,6 milliards d'euros d'actifs pour une capitalisation boursière totale de 772,3 milliards d'euros. 13 entreprises du CAC 40 sont détenues à plus de 50 % par des non-résidents. Seulement 4 ont un taux de détention inférieur à 25 %.  En 2011, les non-résidents ont acquis pour 14 milliards d'euros d'actions du CAC 40. Les résidents ont dans le même temps cédé pour 6,4 milliards d'euros d'actions. Les non résidents sont surtout présents dans les secteurs de la santé, du gaz, des services aux consommateurs et dans celui des matériaux de base.

Sur les 43,3 % d'actions détenues par des non-résidents, 18,9 le sont par des résidents de la zone euro. De ce fait, la zone euro représente un peu moins de la moitié de a détention étrangère. ce pourcentage progresse d'année en année. En deuxième position arrivent les Etats-Unis avec 14,5 % contre 13,7 % en 2010. Le poids du Royaume-Uni diminue et est de 1,9 %. Le part des Etats-Unis est de 33 %. Celle du Royaume-Uni est passée de 28 à 5 % de 2001 à 2010. Les autres détenteurs ont le Japon, la Suisse et le Canada.

Lire la note de la Banque de France

Faillites d'entreprises, pas d'embellie en vue


Selon la Banque de France, si au mois de septembre, le nombre de défaillances a légèrement diminué, les premiers résultats d'octobre semblent prouver qu'une dégradation est inévitable.
  • A la fin du mois de  septembre 2012, le nombre de défaillances cumulées sur un an diminue par rapport au mois précédent, avec  59 540 unités légales contre  59 873 (– 0,3 %).
  • mais par  rapport à septembre 2011, les défaillances sont en augmentation (+ 0,2 % glissement annuel).
  • Sur 12 mois, les défaillances diminuent toujours dans quelques secteurs (construction : – 2,9 % ; industrie : – 2,2 %). Elles sont stables dans le commerce et le soutien aux entreprises mais augmentent dans les autres secteurs, notamment le transport (+ 10,8 %) et les activités immobilières (+ 10,0 %).
Défaillances d'entreprises
Les premiers résultats du mois annoncent une augmentation des défaillances. Elles concernent plutôt les entreprises de taille moyenne, secteur où la France est déjà faible prouvant la vulnérabilité des ETI. Ces défaillances contribuent à la désertification du territoire et génèrent de nombreuses pertes d'emplois.

samedi 1 décembre 2012

Les flux d'épargne au premier semestre 2012


La Banque de France a publié le 30 novembre la situation des flux d'épargne es ménages au premier semestre 2012. Sans surprise, la Banque de France confirme la montée en puissance des livrets et des dépôts à vue avec en contrepartie un tassement de l'assurance-vie et des OPCVM actions.

Consulter la note de la Banque de France

La lettre N° 77 du Cercle des Epargnants : décembre 2012


Au sommaire de la lettre N° 77 du mois de décembre 2012 du Cercle des Epargnants :

Lire la lettre N°77  

vendredi 30 novembre 2012

Prévisions de croissance pour le 4ème trimestre 2012


La Banque de France a publié le 30 novembre une synthèse des prévisions de croissance. Ainsi, selon l'OCDE, le PIB reculerait de 0,6 point au 4ème trimestre et gagnerait 0,2 point au premier trimestre 2013.

Selon l'INSEE, au 3ème trimestre, le PIB aurait augmenté de 0,2 point après une baisse de 0,1 point au deuxième trimestre. L'acquis de croissance est de 0,2 % pour 2012.

Pour la commission européenne, le PIB reculerait de 0,2 point au quatrième trimestre et la croissance de l'année serait de 0,2 point.

Pour a Banque de France, le PIB diminuerait de 0,1 point au 4ème trimestre quand l'INSEE table sur une stagnation.

Lire la note de la Banque de France

Les livrets bancaires ont financé le Livret A


La Banque de France a publié le 30 novembre les évolutions monétaires en France et au sein de la zone euro au mois d'octobre. Les résultats français montrent une forte croissance des comptes sur livrets avec + 8,8 % et des OPCVM monétaire avec +6,3 %. La croissance de 21 milliards d'euros du Livret A et du LDD provient des comptes courants et des livrets bancaires fiscalisés.

La croissance des dépôts à vue qui était vive s'est ralentie du fait des transferts vers le Livret A et le LDD. La croissance est passée de 6,4 à 4 % de septembre à octobre en rythme annuel. Les comptes à terme à deux ans au plus ont diminué de 2 %. Les livrets défiscalisés ont connu une hausse de 8,8 % après 8 % en septembre.

Lire la note de la Banque de France

la semaine économique et financière vue par le Cercle


La semaine a été marquée par l'accord européen sur la dette grecque, par le lancement des négociations budgétaires aux Etats-Unis et par l'augmentation du chômage au sein de a zone euro.

L'accord sur la dette grecque permet de gagner un peu de temps à travers un réaménagement. néanmoins, la soutenabilité de la dette reste en question avec un taux attendu au mieux à 124 % en 2020 contre 176 % en 2012. Les décisions concernant une nouvelle annulation de dette ont été reportées en 2014. La dette grecque est majoritairement détenue par les Etats de l'UEM et le FESF (157 milliards d'euros), la BCE en détient 44 milliards d'euros et le FMI 22.

Les autorités européennes n'en ont pas fini avec la question des dettes souveraines. une réunion est prévue le 3 décembre sur le problème chypriote. L'Union bancaire sera au coeur des débats des chefs d'Etat et de gouvernement qui e réuniront le 13 et 14 décembre prochains.

Aux Etats-Unis, les négociations sur l'avenir des finances publiques avec le fiscal cliff et le relèvement du plafond de la dette fédérale ont débuté. Les deux parts avaient pris l'engagement de trouver un accord d'ici Noël mais pour le moment les pourparlers ne débouchent sur rien de concret. En cas de désaccord et d'application du fiscal cliff, les Etats-Unis tomberaient en récession. Ce scénario reste pour le moment le moins probable mais néanmoins il n'est pas impossible.

Les résultats américains pour le troisième trimestre sont bons avec un taux de croissance qui pourrait atteindre 2,7 %. En revanche, au mois de novembre du fait de l'ouragan Sandy, il n'y a pas d'amélioration de la situation de l'emploi qui est attendue. De même, la consommation des ménages a baissé au mois d'octobre conséquence de moindre gains de pouvoir d'achat. Si la tendance se poursuit, la fin d'année pourrait se traduire par un retournement conjoncturel.

La semaine a été marquée par la confirmation de la dégradation rapide de l'emploi en zone euro avec un taux de 11,7 %. En revanche, le marché allemand de l'emploi résiste bien. Le faible niveau de chômage et les gains de pouvoir d'achat soutiennent l'activité.

La semaine prochaine, il faudra suivre la réunion de la BCE qui ne devrait pas déboucher sur un changement des taux d'intérêt. Il faudra également suivre les indicateurs ISM manufacturier américain et PMI anglais tout comme la production industrielle dans ces deux pays pour le mois d'octobre.

Les conseils de l'AMF pour bien épargner


La fin de l'année approche avec la nécessité de profiter des dernières niches fiscales en vie. Il n'est donc pas inutile avant de se jeter à l'eau de lire la brochure de l'Autorité des Marchés Financiers qui en quelques pages comportent quelques bons conseils en matière d'épargne.

lire le guide de l'AMF

L'accès aux complémentaires santé


Dans le dernier numéro de sa revue "Economie et Statistique", l'INSEE étudie notamment la question de l'accès à la complémentaire santé.

Cette étude souligne que la Sécurité sociale prend en charge 75,8 % des dépenses de soins en France, le reste es acquitté par les complémentaires et par les ménages. Des dispositifs ont été mis en place par les autorités publiques afin d'améliorer l'accès des ménages les plus pauvres à une couverture complémentaire comme la Couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) et l'Aide complémentaire santé (ACS).

Il apparaît qu'un nombre on négligeable de Français ne sont pas couverts par une complémentaire ce qui qui rend compliqué l'accès aux soins.

le taux de couverture et le montant des dépenses consacrées augmentent fortement avec le niveau de revenu. Les ménages les plus modestes consacrent à l'acquisition d'un contrat de couverture complémentaire respectivement 8,5 % et 10,7 % de leur revenu disponible selon qu'ils sont couverts par un contrat individuel ou par le biais de leur employeur, alors que les plus aisés n'y consacrent respectivement que 2,3 % et 3,3 %. L'assurance complémentaire peut être jugée comme non accessible financièrement pour 18,5 % de la population française et pour 10,3 % de la population non couverte par la CMU-C, dans la mesure où son achat les conduit à tomber en dessous du seuil de pauvreté.

lire la suite de l'étude

L'Europe face au chômage


Selon Eurostat, le taux de chômage est passé de 11,6 à 11,7 % du mois de septembre à celui d'octobre au sein de la zone euro, en octobre 2011, ce taux était de 10,4 %. Au sein de l'Union européenne, le taux de chômage est de 10,7 % en octobre contre 10,6 % au mois de septembre contre 9,9 % au mois d'octobre 2010.

25,9 millions de personnes sont au chômage au sein de l"Union et 18,7 millions au sein de la zone euro. En un an, le chômage a progressé de 2,17 millions au sein de la zone euro et de 2,16 millions au sein de l'Union européenne. Les taux de chômage les plus faibles sont enregistrés en Autriche (4,3 %), au Luxembourg (5,1 %), en Allemagne (5,4 %) et aux Pays-bas (5,5 %). Les taux les plus élevés sont constatés en Espagne avec 26,2 % et en Grèce avec 25,4 %. La France se situe dans la moyenne de l'UE et légèrement en dessous de la moyenne de la zone euro. Le chômage a baissé dans neuf Etats et augmenté dans seize.

Le taux de chômage des jeunes est de 23,9 % au sein de la zone euro et de 23,4 % au sein de l'Union.

Consulter la note d'Eurostat

L'épargne salariale vue par Natixis Interépargne


Selon le baromètre de l'épargne salariale "Natixis Interépargne", les salariés français ont réduit leurs versements sur les produits d'épargne salariale durant le premiers semestre. 733 euros au premier semestre 2012, contre 753 euros un an plus tôt auraient été déposés. Cette contraction est à relier à la situation économique qui a contraint à une réduction de la participation. il est à noter que la baisse est plus faible au sein des grandes entreprises avec une réduction de 1,8 % à 1.937 euros par épargnant.

L'abondement versé par les entreprises n'a pas été impacté car il augmente en passant en moyenne de 834 euros à fin juin 2012, contre 808 euros en 2011 et 778 euros en 2010. Sur un an, la hausse est de 3,2 %.

Au sein des PEE, le montant moyen de participation investi a baissé à 1.549 euros (à juin 2012) contre 1.678 euros un an plus tôt. En revanche, l'intéressement a poursuivi sa croissance avec montant moyen investi par épargnant de 1.855 euros par épargnant à la fin du semestre, contre 1.784 euros un an plus tôt).

Les versements volontaires des salariés sur le PERCO sont de 644 euros à fin juin 2012 contre 647 euros un an plus tôt.Pour le montant moyen d'abondement, il est passé entre 2011 et 2012 de 1.489 euros à 1.476 euros.

Panorama des entreprises françaises


L'INSEE vient de mettre en ligne un tableau très instructif sur les entreprises françaises et leur répartition en fonction de leur taille.

Ainsi, en 2010, la France comptait 3 081 792 entreprises dont 229 grandes entreprises et 4 623 entreprises de taille intermédiaire. les entreprises emploient 13 086 469 salariés dont  4 millions au sein des grandes et 2,9 millions dans les ETI.

Le taux d'exportation par rapport aux chiffre d'affaires et de 20,8 % au sein des grandes entreprises, de 18,9 % au sein des ETI et de 3,6 % au sein des micro-sociétés. le taux d'exportation est de 15,3 % pour l'ensemble des entreprises et de 7,2 % pour les PME et les micro-sociétés.

Consulter le tableau de l'INSEE  

Décrue de l'inflation au sein de la zone euro


Avec le ralentissement de l'activité et une relative accalmie sur les prix de l'énergie, le taux d'inflation annuel de la zone euro est passé de 2,5 à 2,2 % du mois d'octobre à celui de novembre selon les premières estimations d'Eurostat.

Ainsi, l'énergie a connu une progression de 5,8%, contre 8,0% en octobre. L'alimentation, les boissons alcoolisés et les tabacs ont enregistré une hausse de 3,0%, contre 3,1%, les services 1,7%, stable comparé à octobre et des biens industriels hors énergie(1,1%, stable comparé à octobre.

Et si le taux du Livret A baissait


le taux de 2,25 % du Livret A et du LDD vit-il ces dernières heures. En effet, le taux du livret A est calculé, depuis le 1er février 2008, comme étant la demi-somme de l’inflation et de la moyenne des taux courts (Euribor 3 mois et Eonia) avec un plancher minimum égal à l’inflation majorée de 0,25% ). Les taux sur le marché monétaire sont extrêmement faibles entraînant automatiquement l'application du plancher. Or, le taux d'inflation est passé en-dessous de 2 % et pourrait hors tabac atteindre 1,7 % ce qui devrait ramener le taux du Livret A à 2 %. Tout comme cela s’est produit début 2008, le gouvernement peut temporairement, suspendre l’application de la formule de calcul du taux du livret A, en cas de circonstances jugées exceptionnelles. Par ailleurs, François Hollande a promis une refonte de la formule. Selon le rapport Dusquesne sur l'épargne défiscalisée, présenté en septembre, le taux du Livret A serait lié à la croissance. Le taux serait alors égal au taux d'inflation sur 12 mois augmentée d'un dixième du taux de croissance constaté. Compte tenu e la faiblesse de la croissance actuelle, le taux du Livret A, avec une telle formule, passerait de 2,25 à 1,75%.

Il est à noter que dans un contexte de taux courts et longs faibles, celui du Livret A est élevé ce dont profite les épargnants du court terme mais qui pénalise le logement social et le financement de l'économie par effet d'éviction.

Le chantier de l'épargne salariale de nouveau ouvert ?


L'épargne salariale est un véritable marronnier pour les gouvernements. Il n'y a pas un qui n'ai pas souhaité et fait une réforme de l'épargne salariale depuis 20 ans avec à chaque fois l'objectif de pérenniser les dispositifs. Après avoir augmenté le forfait social de 8 à 20 % et menacer de soumettre au barème de l'IR les revenus de la participation, François Hollande a annoncé sa volonté de conforter l'épargne salariale voire de l'étendre. Il a souhaité que le régime fiscal et social soit stabilisé.

Immobilier, changement de climat confirmé


Après la confirmation par l'INSEE de la baisse des prix limitée à la Province, c'est au tour des notaires de souligner que le marché de l'immobilier est entrée dans une nouvelle phase avec un recul attendu pour 2012 de 25 % des transactions. Au mois d'octobre, la baisse est de près de 12 % sur un an glissant mais du fait des très bons derniers mois de 2011, sur l'ensemble de 2012, la chute pourrait être d'un quart. 650 000 transactions devraient être enregistrées en 2012 contre 858 000 en 2011.

Dans ce contexte, en 2013, la baisse déjà constatée au 3ème trimestre pourrait s'amplifier et se situer entre 5 et 10 %. ce retournement impactera les notaires dont l'immobilier représente la moitié de leur activité, les agences immobilières, quelques centaines d'agences seraient menacées de fermeture et le secteur du bâtiment qui devrait être pénalisée tant pour la construction neuve que pour la réhabilitation. L'Ile de France devrait résister quelque peu du fait du manque chronique de logements. L'activité du bâtiment restera soutenu par le logement social qui est une priorité pour le Gouvernement avec un objectif de 350 000 réalisations en 2013 sous réserve de trouver le foncier et d'obtenir les autorisations nécessaires.

Recul de la consommation en octobre


Si l'épargne a connu un boom au mois d'octobre, la consommation a naturellement souffert. Ainsi, selon l'INSEE en octobre, les dépenses de consommation des ménages en biens reculent de 0,2 % en volume  après avoir été stable en septembre.
Après une baisse en septembre (–0,4 %), les dépenses en biens durables ont connu une progression de 0,5 %  en octobre avec en particulier la hausse des dépenses en automobiles (+0,7 %, après –1,9 %). En revanche, les achats en équipement du logement reculent de –0,4 %, après une hausse de +1,5 %.
La consommation en produits alimentaires continue de reculer en octobre avec –0,6 % confirmant les baisses d'août et de septembre.
Après une légère hausse en septembre (+0,1 %), la consommation des ménages en énergie se contracte de 0,5 %

La consommation totale de biens
La consommation totale de biens
Alimentaire et biens fabriqués
Alimentaire et biens fabriqués
Décomposition des biens fabriqués
Décomposition des biens fabriqués

jeudi 29 novembre 2012

Mortalité en baisse en 2011


Selon les dernières statistiques publiées par l"INSEE, en 2011, 545 057 personnes sont décédées en France, dont 534 795 en métropole.

Le nombre de décès a diminué de 1,1% par rapport à 2010 après quatre années consécutives d'augmentation.

Le pic du nombre de décès se situe à 86 ans pour les hommes et 91 ans pour les femmes. LA génération la plus touchée par la mortalité chez les femmes est de 1920. En 2010 et en 2011, ce sont les hommes nés en 1925 qui décèdent le plus.

En 2011, 57,5% des décès ont lieu à l'hôpital ou en clinique privée, soit un peu plus qu'en 2001 (56,8%). La part des décès dans les maisons de retraite augmente, atteignant 11,6% (contre 10,0% en 2001), alors que celle des décès à domicile diminue pour s'établir à 25,1% (contre 26,7%). La part des décès sur la route ou dans un lieu public a très légèrement diminué entre 2001 et 2011 (de 2,0% à 1,5%), résultat des campagnes contre la mortalité sur la route.

En 2011, le nombre de décès d'enfants de moins d'un an diminue de 5,9% par rapport à 2010, pour la deuxième année consécutive et après quelques années de stagnation. Il est pour la première fois sous la barre des 3 000.

On meurt plus au mois de janvier. C'est en juin ou septembre où on meurt le moins. Ces mois représentent chacun un peu moins de 8% des décès de l'année. Dans les départements d'outre-mer, le nombre de décès est au contraire plus élevé pendant les mois d'été.

Très légère baisse de l'immobilier et pas partout


Selon l'INSEE, les prix de l'immobilier pour l'ancien sont orientés à la baisse. Au troisième trimestre 2012, les prix des logements anciens ont diminué de 0,1 % selon les données provisoires corrigées des variations saisonnières (CVS) : -0,2 % pour les appartements, stabilité pour les maisons. Sur un an, les prix sont en baisse de 1,1 % : -0,5 % pour les prix des appartements et -1,5 % pour ceux des maisons.
Il y a encore une différence entre l'Ile de France et la province. En effet, en Île-de-France, au troisième trimestre 2012, les prix des logements anciens sont stables (chiffres provisoires CVS) avec une légère hausse des prix des appartements (+0,2 %) et une  baisse des prix des maisons (-0,4 %). Néanmoins, sur un an, les prix en Ile de France sont en légère baisse (-0,2 %) avec une baisse du prix des maisons (-1,2 %) et une légère augmentation des prix des appartements (+0,3 %).

En province, ce sont les appartements qui baissent quand les maisons continuent d'augmenter. 
En province, les prix ont diminué de 0,2 % (CVS) au troisième trimestre 2012 : -0,6 % pour les appartements et +0,1 % pour les maisons. Sur un an, les prix des logements anciens en province sont également en baisse : -1,5 % (-1,3 % pour les appartements et -1,5 % pour les maisons).

Variations annuelles des prix des logements anciens
Variations annuelles des prix des logements anciens

Insee, Notaires d'Île-de-France - Base Bien, Notaires de France - Perval
Indices des prix des logements anciens en Île-de-France

Indices des prix des logements anciens en Île-de-France

mercredi 28 novembre 2012

Baisse sans bavure du chiffre d'affaires de l'industrie au mois de septembre


Selon l'INSEE, au mois de septembre,  le chiffre d’affaires des entreprises de l’industrie manufacturière  s'est contracté de 2,7 % après une hausse en août. La crise de nos partenaires nous impacte avec une baisse à l’exportation (–4,2 %).

Sur l’ensemble de l’industrie, le chiffre d’affaires est également en baisse (–2,1 %).

Le chiffre d'affaires dans l'industrie manufacturière

Le chiffre d'affaires dans l'industrie manufacturière


Un nouveau think tank de la protection sociale voit le jour


Bruno Chrétien, gérant de la société de conseil en solutions sociales pour les entreprises, Factorielles, a créé avec plusieurs partenaires (entreprises, cabinets d'avocats, experts comptables, institutions de retraite et de prévoyance) un think tank consacré à la protection sociale, l'Institut de la protection sociale. cet institut vient de présenter son premier livre blanc consacré à l'amélioration et à la simplification de la protection sociale des chefs d'entreprise. Ce rapport qui repose sur l'idée du rôle économique essentiel des TNS et que les droits social, fiscal et du travail ont été élaborés pour les grandes entreprises et non pour les PME, comprend 11 propositions élaborées avec l'appui d'un conseil scientifique.

Ainsi, l'Institut de la Protection Sociale propose de clarifier l'assiette de calcul de la déduction fiscale des contrats Madelin, de clarifier les règles pour sécuriser les prestations des contrats de prévoyance des TNS, d'unifier les dispositifs de rachats de trimestres pour les TNS, de repenser pour les TNS ce qui relève de la solidarité et de l'assurance...

Consulter le livre blanc
Consulter le site de l'IPS

Le patrimoine et les Français

L'INSEE vient de mettre en ligne "le Portrait social de la France 2012". Il ressort des documents de l'INSEE que de 1997 à 2009, le patrimoine brut des ménages a presque doublé quand le niveau de vie a progressé de 1,3. La progression du patrimoine résulte de l'envolée des cours de l'immobilier. Les 10 % des ménages les plus dotés en patrimoine  détiennent près de a moitié du patrimoine français.  Les 10 % les mieux dotés en revenus détiennent de leur côté le quart des revenus.  La concentration du patrimoine s'est accrue. les 10 % les mieux dotés en patrimoine possèdent 35 fois plus de patrimoine que les 50 % les moins bien dotés. En 1997, ce montant était de 30 fois. Une perte d'emploi ampute en moyenne le capital de 4 % la première année, un arrêt de longue maladie de 20 %.