CERCLE DE L'EPARGNE, DE LA RETRAITE ET DE LA PREVOYANCE

Le Cercle des Epargne, de la retraite et de la prévoyance est un centre d'études et d'information indépendant qui a pour objet de réaliser des études et d'informer les épargnants sur toutes les questions relatives à l'épargne, la retraite et la prévoyance

Il bénéfice de l'appui et de l'expertise d'un Conseil scientifique et du soutien d'AG2R La Mondiale

Pour plus de renseignements et pour tous les contacts presse, vous pouvez nous contacter au 06 13 90 75 48

mardi 27 novembre 2012

La France championne de la dépense sociale


Eurostat vient de communiquer le montant des dépenses sociales au sein de l'Union européenne en 2010. Ainsi, les Européens consacrent 29,4% du PIB à la protection sociale.

Sans surprise, les taux  les plus élevés  sont obtenus pour la France, le Danemark et les Pays-Bas.

Au cours des dernières années, les dépenses de protection sociale sont passées de 26,1%du PIB en 2007 à 29,6% en 2009 et 29,4% en 2010. Cette augmentation est imputable à la crise économique.

Les dépenses totales de protection sociale dans l'Union ont augmenté d'environ 10% en termes nominaux entre 2007 et 2010, tandis que le PIB demeurait pratiquement stable.

Les dépenses retraites, soins de santé, famille ont augmenté d'environ 10%, les prestations de chômage ont  augmenté d'un tiers.

En 2010, les deux principales sources de financement de la protection sociale au niveau de l'UE27 étaient les contributions publiques provenant des impôts (40% des recettes totales) et les cotisations sociales (56%.

La France bat tous les records avec un taux de 33,8 % du PIB et se situe devant le Danemark(33,3%), les Pays-Bas (32,1%), l'Allemagne (30,7%), la Finlande (30,6%), l'Autriche ou la  Suède(30,4% chacun). Les pays d'Europe centrale se situe au-dessous de 20 %,  Roumanie (17,6%), Lettonie (17,8%),  Bulgarie et Estonie(18,1% chacun), Slovaquie (18,6%), Pologne (18,9%), Lituanie (19,1%) et  Malte (19,8%).

Les dépenses par habitant les plus élevées au Luxembourg, aux Pays-Bas et au Danemark En 2010, les dépenses de protection sociale par habitant, exprimées en standards de pouvoir d'achat, permettant l'intégration des différences de prix entre les Etat étaient près de 8 fois supérieures au Luxembourg qu'en Bulgarie. Après le Luxembourg, les dépenses les plus élevées par habitant étaient enregistrées aux Pays-Bas et au Danemark (chacun à plus de 40% au-dessus de la moyenne de l'UE27), suivis de l'Autriche, de l'Irlande et de la Suède (à environ 30% au-dessus de la moyenne). Les plus faibles dépenses par habitant se situaient en Bulgarie et en Roumanie, où elles étaient inférieures à 30% de la moyenne de l'UE27.

La retraite représente 45% des dépenses de protection sociale.

La part des pensions de vieillesse et de survie dans le total des prestations sociales était la plus élevée en Pologne et en Italie (61% chacun) ainsi qu'à Malte (55%), et la plus faible en Irlande (23%), au Luxembourg (36%) et au Danemark (38%). Les prestations de maladie, de soins de santé et d'invalidité comptaient en 2010 pour 37% des prestations sociales totales dans l'UE27. Elles représentaient la première dépense de protection sociale en Allemagne, en Irlande, au Luxembourg et aux Pays-Bas, et la seconde dans tous les autres États membres. Parmi ceux-ci, la part de ces dépenses variait de 27% à Chypre et 28% en Lettonie à 48% en Irlande et 43% aux Pays-Bas.

Lire la note d'Eurostat

Les Français veulent toujours épargner


Selon l'INSEE, au mois de  novembre, l’opinion des ménages sur leur situation financière personnelle passée baisse  d'un point  et  l’opportunité de faire des achats importants reste également quasi stable (+1 point).  De même l’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne actuelle est stable en novembre. En revanche, l'opinion  sur leur capacité future à épargner progresse de  2 points. Ces soldes restent supérieurs à leur moyenne de long terme.

Les ménages sont plus nombreux à considérer qu’il est opportun d’épargner. Le solde correspondant gagne 4 points en novembre, poursuivant la remontée observée à l’été (+14 points entre juillet et novembre). Il est nettement supérieur à sa moyenne de longue période. Ces opinions traduisent bien les résultats constatés ces dernières semaines. L'épargne est forte du fait des inquiétudes persistantes et croissantes sur la conjoncture ainsi que du fait des augmentations d'impôt. 

Indicateur synthétique de confiance des ménages

Indicateur synthétique de confiance des ménages


lundi 26 novembre 2012

Tourisme, un cru 2012 à oublier

Selon l'INSEE,  la fréquentation dans les hôtels et les campings est en baise au 3ème trimestre 2012  par rapport à la même période de 2011. Elle s'explique par un recul de la clientèle française. Le mauvais temps a contribué également à ce recul.  Le départ plus tardif des Français en vacances  du fait d'une fin de scolarité fixée au 5  juillet 2012 contre 2 juillet 2011 a pénalisé  la saison touristique. Toujours selon l'INSEE, dans les hôtels, la clientèle française a diminué de 2,2% quand les nuitées étrangères progressaient légèrement (+0,7%). Dans l'hôtellerie de plein air, le nombre de nuitées totales est en recul de 0,8% en raison d'une désaffection de la clientèle française sur les emplacements nus (-3,6%). Les emplacements locatifs dotés d'un hébergement (bungalows, chalets...) enregistrent 43% des nuitées dans les campings. Ils sont restés attractifs pour les français : leurs nuitées sur ce type d'emplacements ont augmenté de 1,2% par rapport à la saison 2011. Les étrangers ont maintenu leur fréquentation quel que soit le type d'emplacements. Ces résultats confirment les premières tendances et impressions de cet été. Les difficultés économiques, l'augmentation du prix de l'essence et des billets d'avion ont contraint les estivants à revoir leur programme.Après un mois de juillet très décevant, lLe rush a été assez court entre le 5 et le 15 août avec une chute assez brutale sur la deuxième quinzaine d'août. Une année à oublier


Hôtels
Évolution comparée 2010-2011-2012 du nombre mensuel de nuitées
Hôtels : Évolution comparée 2010-2011-2012 du nombre mensuel de nuitées
Source : Insee, DGCIS, partenaires régionaux, enquêtes de fréquentation dans les hôtels et les campings. Résultats provisoires pour les campings en 2012.


Campings
Campings : évolution comparée 2010-2011-2012 du nombre mensuel de nuitées Source : Insee, DGCIS, partenaires régionaux, enquêtes de fréquentation dans les hôtels et les campings. Résultats provisoires pour les campings en 2012. 


Services : l'Europe s'en sort bien


L'Europe n'est pas morte malgré l'accumulation de mauvaises nouvelles. Ainsi, selon Eurosat, le commerce international des services de l’UE27 a augmenté l'année dernière.   Les exportations de services de l'UE27 vers les pays tiers ont augmenté de 7%, passant de 567 milliards d'euros en 2010 à 604 mrds en 2011 quand les importations de l'UE27 ont progressé de 4%, passant de 464 mrds à 483 mrds.

De ce fait,  l'excédent du commerce des services de l'UE27  a augmenté  atteignant 121 mrds en 2011, contre +103 mrds en 2010 et +83 mrds en 2009.

Lire la note d'Eurostat

Morosité économique confirmée


L'INSEE a publié vendredi dernier l'indice avancée sur le climat des affaires. Or, selon les chefs d'entreprise interrogés en novembre 2012, la conjoncture dans l’industrie demeure mal orientée et cela malgré une légère amélioration de l'indicateur synthétique du climat des affaires qui augmente de 3 points par rapport au mois précédent  mais il reste  en dessous de  son niveau moyen.

Indicateur synthétique du climat des affaires
Indicateur synthétique du climat des affaires
L’indicateur de retournement se situe dans la zone neutre indiquant une incertitude conjoncturelle. L'économie française pourrait avoir atteint un pallier bas. la question est de savoir si avec les plans d'assainissement et la situation de nos partenaires, il y a des capacités de rebond. pour le moment, les principaux instituts de conjoncture considèrent qu'il n'y a pas de visibilité en la matière et tablent toujours pour une croissance nulle à très légèrement positive pour 2013. 

Indicateur de retournement
Indicateur de retournement


Epargne : le retour en force de l'assurance-vie est-il une bonne nouvelle ? | Atlantico

Epargne : le retour en force de l'assurance-vie est-il une bonne nouvelle ? | Atlantico

La semaine économique et financière vue par le Cercle


Sur le front économique et financier, les derniers jours ont été marqués par :

  • La perte du triple A de Moody's par la France. La note de la dette souveraine passe de Aaa à Aa1 avec perspective négative. Cette dégradation est sans surprise. Moody's met en avant la faible croissance pour 2013, la vulnérabilité de la France vis-à-vis des dettes souveraines des autres pays de la zone euro et le fait de ne pas avoir le soutien inconditionnel d'une Banque centrale.
  • Les Etats-Unis doivent gérer l'impact de l'ouragan Sandy qui pénalisera les résultats du mois d'octobre et du mois de novembre. Néanmoins, il n'y a pas eu de réelle destruction de l'outil économique mais simplement une indisposition et une désorganisation temporaire.
  • L'échec du sommet européen sur le budget avec des menaces de sorties du Royaume-Uni de l'Union. L'échec était souhaité compte tenu de l'importance des désaccords. Il aboutit à un gel de la situation jusqu'au prochain sommet. la sortie du Royaume-Uni aurait un coût car il est contributeur net et surtout marquerait physiquement le premier recul de la construction européenne. En Europe, le crise génère des comportements nationalistes ou régionalistes assez préoccupants et qui peuvent freiner le retour de la croissance.
  • Les indicateurs avancés en Allemagne comme en France sont en novembre légèrement mieux orientés mais toujours en-dessous des seuils normaux. Il n'y a pas de réels retournements mais une certaine stabilisation en basses eaux.
 


  • A venir, le 27 novembre, l'estimation du PIB au 3ème trimestre et l'enquête de confiance des ménages français. le 28 novembre, l'inflation allemande du mois d'octobre sera communiquée. le 29 novembre, ce sera au tour du taux de chômage allemand.  Le 30 novembre, l'INSEE communiquera les dépenses de consommation des ménages aumois d'octobre. Une baisse est attendu traduisant la perte de confiance des ménages.

vendredi 23 novembre 2012

Epargner, épargner toujours plus


Après le boom du Livret A et du LDD, l'excellent mois d'octobre de l'assurance-vie, rien de surepenant que le sondage d'Opinion Way réalisé pour le cabinet Tidler souligne que 67% entendent épargner davantage pour faire face à l'avenir. Il ne sont que 32% à déclarer qu'ils réduiront leur épargne pour pouvoir continuer à consommer normalement. Chez les jeunes actifs (25-34 ans), ils sont même 82 % à vouloir épargner davantage.

En période de crise et en période d'augmentation des impôts, les Français ont tendance naturellement à épargner. Avec un taux d'épargne supérieur à 16 %, les Français comptent parmi les principaux épargnants de l'Union européenne.

Climat des affaires, toujours sombre


Au mois de novembre, bonne nouvelle ou presque selon l'INSEE, l’indicateur du climat des affaires en France, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité, progresse de  2 points. Il s s’établit à 86 points. Il n'en demeure pas moins qu'il demeure  nettement en dessous de sa moyenne de longue période (100).


L’indicateur du climat des affaires dans l’industrie progresse de 3 points en novembre et l’indicateur dans le bâtiment gagne 1 point. Les indicateurs synthétiques restent inchangés dans les services et dans le commerce de détail. Dans le commerce de gros, l’indicateur perd 2 points en 2 mois.

Ce qui est plus inquiétant est que l'indicateur de retournement calculé au niveau France reste en zone défavorable. Les responsables d'entreprise n'anticipent pas  un retournement conjoncturel dans les prochaines semaines. Cette analyse confirme les prévisions des principaux instituts d'analyse économique.


   
Indicateur du climat des affaires

Indicateur de climat des affaires France
Sources : Insee, enquêtes de conjoncture
Indicateur de retournement France

jeudi 22 novembre 2012

C'est la fête aussi pour l'assurance-vie



Après le Livret A et le LDD, c'est au tour de l'assurance-vie de faire un beau mois d'octobre avec une collecte nette positive de 1,7 milliard d'euros.

Les cotisations ont atteint 10,8 milliards d'euros quand les prestations se sont élevées à 9,1 milliards d'euros. Les premières progressent de 24 % et les secondes baissent de 15 %.

Sur un an, la collecte a été de 112,9 milliards d'euros en baisse de 13 % et depuis le premier janvier de 94,8 milliards d'euros en baisse de 11 %.

Sur un an, les prestations ont atteint 122,5 milliards d'euros en hausse e 13 % et depuis le 1er janvier, 98,2 milliards d'euros en hausse de 7 %.

Depuis le 1er janvier, la collecte nette st donc négative de 3,4 milliards d'euros et de 9,7 milliards d'euros sur un an.

Les provisions mathématiques s'élèvent au 30 octobre à 1363 milliards d'euros en hausse de 2 % sur un an. Les supports euros représentent 1 151 milliards d'euros et les unités de compte 211,4 milliards d'euros. les UC représentent 12 % des cotisations. la part des UC dans les contrats pèsent 13 % contre 14 % il y a un an.

Le mois d'octobre est un des meilleurs réalisés par l'assurance-vie depuis le début de 2010. Plusieurs facteurs expliquent ce retournement.


  • Les annonces fiscales du Gouvernement ont impactés les livrets bancaires et les comptes titres classiques. L'assurance-vie n'a pas été touchée incitant les ménages à revenir sur ce placement.
  • Le tassement des transactions immobilières réduit les rachats d'autant.
  • Les Français demeurent des épargnants surtout en période de crise et en période d'augmentation des impôts.
  • Les compagnie s d'assurances ont fait des offres promotionnelles au mois d'octobre

Interview rapide sur TF1

Philippe Crevel a été interviewé par TF1 au sujet du boom du Livret A et du LDD mercredi 21 novembre.

la travail domestique, source de création de richesses


L'INSEE vient de publier une étude très intéressante sur le travail domestique. Il apparaît que les Français consacrent de 3 heures chaque jour à des tâches domestiques (cuisine, ménage, courses, soins aux enfants, etc.). Ce travail représente 33 % du PIB. Il est très inégalement réparti car il est assuré à 64 % par les femmes.


graphique - Répartition du temps de travail domestique annuel moyen par activité (périmètre intermédiaire)
Graphique - Répartition du temps de travail domestique annuel moyen par activité (périmètre intermédiaire)
Champ : France.
Source : Insee, enquête Emploi du temps 2010.

mercredi 21 novembre 2012

Le LDD et le Livret A cassent la baraque


Le relèvement des plafonds du Livret A et du LDD a créé un réel appel d'air avec une envolée de l'encours de 25 milliards d'euros.

Le mois d'octobre a été celui du Livret A et du Livret de développement durable qui ont profité du relèvement des plafonds. Les deux livrets ont collecté 21,29 milliards d'euros en octobre. Fin octobre 2012, l'encours de deux livrets est de 325,5 milliards d'euros soit 88,8 milliards de plus que fin 2008.

Les raisons de ce record

Logiquement à l'automne, les versements sont faibles du fait des dépenses de rentrée et des impôts. En octobre 2011, la collecte nette n'avait ainsi atteint que 390 millions d'euros sur le Livret A et le LDD et avait même été négative (retraits supérieurs aux versements) de 380 millions en octobre 2010.

Ce record absolu est la conséquence directe du passage de 6.000 à 12.000 euros du plafond du LDD et de 15.300 à 19.125 euros du plafond du Livret A.

Le LDD qui était à la traîne depuis des mois a été boosté avec une collecte nette de 13,94 milliards d'euros soit une progression de l'encours de près de 20% en seulement un mois. Ce bon résultat du LDD s'explique par le fait que 6,6 millions de LDD étaient au plafond avant le relèvement contre 5,2 millions pour le Livret A. Le LDD bénéficie également d’une diffusion plus ancienne dans les réseaux bancaires par rapport à la récente banalisation du Livret A.

Pour le Livret A, la collecte nette a été de 7,35 milliards d'euros, octobre 2012, inférieure à celle de janvier 2009, avec 18,31 milliards

Autre raison : les augmentation d’impôt

L’impact des augmentations d’impôt par le Gouvernement est double.

Premièrement, l’assujettissement des livrets bancaires, des dividendes et des intérêts des obligations au barème de l’impôt sur le revenu a rendu plus attractif l’épargne défiscalisée.

Deuxièmement, quand un gouvernement annonce des augmentations d’impôt, les Français ont tendance à accroître leur effort d’épargne de précaution.

D’où vient l’argent ?

Les Français restent des fourmis avec un taux d’épargne élevé autour de 16 % du revenu disponible brut.

Néanmoins, la collecte nette de plus de 21 milliards d’euros s’explique par des transferts en provenance des comptes courants qui ont fortement progressé depuis le début de la crise, des comptes sur livret et un peu de l’assurance-vie.

Quelles conséquences ?

Le relèvement des plafonds favorise l'épargne de court terme au détriment des placements actions et obligataires. Or, dans le rapport Gallois comme dans le pacte de compétitivité du Gouvernement, il était bien indiqué qu’il faut favoriser une épargne de longue terme orientée vers les entreprises afin qu’elles puissent accroître leurs fonds propres.

L’essor de l’épargne défiscalisée permet, en revanche, au gouvernement de financer sa politique en faveur du logement social et la future Banque Publique d’Investissement. Néanmoins, aujourd’hui, le logement social souffre plus de pénuries de foncier. Les ressources collectées sont surabondantes.

Par ailleurs, l’épargne défiscalisée n’assure pas la meilleure allocation de l’épargne. C'est la Caisse des dépôts qui effectuent la transformation de l'épargne courte en ressources longues pour le logement social ou les collectivités locales. Pour assurer la liquidité et la garantie de capital, la moitié de l’épargne collectée dans le cadre du LDD et du Livret A doit être placée à court terme et en placements sûrs (obligations d’Etat…).

De quoi sera fait demain ?

La croissance de l’épargne défiscalisée devrait se poursuivre d’autant plus que dans les prochains mois, le plafond du Livret A passera de 19 125 à 22 950 euros. Le resserrement des rémunérations des différents placements ainsi que l’entrée en vigueur de la nouvelle fiscalité sur l’épargne financière contribueront à la poursuite du mouvement actuel. Enfin, l’état dégradé de la conjoncture et le fort taux de chômage poussent à l’augmentation de l’épargne de précaution.

lire le communiqué de la CDC

Le Livret A fait sauter la banque


Le mois d'octobre a été celui du Livret A et du Livret de développement durable qui ont profité du relèvement des plafonds. Les deux livrets ont collecté 21,29 milliards d'euros en octobre. Ce record absolu est la conséquence directe du passage de 6.000 à 12.000 euros du plafond du LDD et de 15.300 à 19.125 euros du plafond du Livret A.

Le LDD qui était à la traîne depuis des mois a été boosté avec une collecte nette de 13,94 milliards d'euros soit une progression de l'encours de près de 20% en seulement un mois. Ce bon résultat du LDD s'explique par le fait que 6,6 millions de LDD étaient au plafond avant le relèvement contre 5,2 millions pour le Livret A.

Pour le Livret A, la collecte nette a été de 7,35 milliards d'euros, octobre 2012, inférieure à celle de janvier 2009, avec 18,31 milliards.

Fin octobre 2012, l'encours de deux livrets est de 325,5 milliards d'euros soit 88,8 milliards de plus que fin 2008.

Logiquement à l'automne, les versements sont faibles du fait des dépenses de rentrée et des impôts. En octobre 2011, la collecte nette n'avait ainsi atteint que 390 millions d'euros sur le Livret A et le LDD et avait même été négative (retraits supérieurs aux versements) de 380 millions en octobre 2010.

Le relèvement des plafonds favorise l'épargne de court terme au détriment des placements actions et obligataires. C'est la Caisse des dépôts qui effectuent la transformation de l'épargne courte en ressources longues pour le logement social ou les collectivités locales. Il n'est pas certain que cette situation permette une allocation optimale de l'épargne française et surtout qu'elle permette d'obtenir de bons rendements pour les épargnants français.

mardi 20 novembre 2012

La lettre Interactifs de Generali Investments Europe


Generali Invetsments Europe vient de publier sa lettre mensuelle Interactifs.

Les marchés financiers ont connu un mois d'octobre en demi-teinte. Les actifs risqués, après avoir progressé, ont cédé du terrain vers la fin du mois. Dans un premier temps, les cours ont été soutenus par les effets positifs des dernières initiatives monétaires de la BCE et de la Fed. Dans la seconde moitié du mois, la tendance s’est, en partie et progressivement, inversée, si bien que les actions américaines ont accusé une baisse sur le mois. En parallèle, les taux d’intérêt servis sur les obligations souveraines des grands pays (Etats-Unis et Allemagne notamment) sont globalement restés inchangés à des niveaux historiquement bas. Cette période de baisse des marchés est attribuable notamment à l'Espagne qui n'a, jusqu'à maintenant, toujours pas clairement indiqué son intention de demander une aide auprès du MES. Dans ce contexte, le rendement de la dette souveraine espagnole à 10 ans a retrouvé le chemin de la hausse, passant d'un point bas de 5,36% le 19 octobre à un peu moins de 5,7% fin octobre. Par ailleurs, les marchés ont été affectés par la période des annonces de résultats durant laquelle les entreprises ont fait preuve d’une extrême prudence dans leurs prévisions de bénéfices. Du côté des indicateurs, l’économie mondiale enregistre ses premiers signes de reprise. La nouvelle orientation de la politique monétaire de la BCE a permis de réduire les risques systémiques entourant l'Euro. Ceci devrait contribuer à l'amélioration de la confiance des entreprises au niveau mondial.Aux Etats-Unis, des statistiques relativement solides (consommation, marché immobilier résidentiel) ont pu être observées ces dernières semaines. De plus, les inquiétudes qui demeurent sur le « fiscal cliff » (fin des exemptions d’impôts et baisse des dépenses) ne devraient pas perdurer. En Chine, les indicateurs clés ont commencé à indiquer une modeste reprise de la croissance (PMI, production industrielle, bénéfices des entreprises, etc.). Cependant, la question de la transition politique se pose. Le nouveau gouvernement devra faire face à de nouveaux défis dont le vieillissement de la population et l’émergence d’une classe moyenne éduquée qui fait naitre de nouvelles pressions sur le pouvoir exécutif (santé, système de retraite, …). Ces éléments seraient susceptibles de redonner de l’espoir face aux nouvelles toujours peu réjouissantes en provenance des économies de la zone euro où les prévisions de croissance ont été revues à la baisse. Selon les récents propos de Maria Draghi, qui a opté pour un statuquo de la politique monétaire, les derniers indicateurs montrent que les conséquences de la crise ont désormais atteint l’économie allemande.

lire la lettre actifs

La lettre hebdomadaire de Generali Investments


Les équipes de Generali Investments Europe décortique l'actualité économique et financière comme chaque semaine dans le cadre de leur lettre.

Quasiment tous les indices boursiers ont enregistré des performances négatives cette semaine, seul le Nikkei n’a pas suivi cette tendance de baisse. Les inquiétudes sur la Grèce se sont ravivées et celles sur la falaise budgétaire américaine ont pénalisé les indices boursiers. Dans un premier temps, pessimistes face à la situation grecque, les marchés ont, néanmoins, bien réagi aux rumeurs en provenance de l’Allemagne préconisant de verser trois tranches d’aide en une. Dans un second temps, la perspective d’un plafond de la dette atteint probablement avant la fin de l’année a rendu les marchés moroses. Ces nouvelles ont donc contribué au mouvement baissier qui a été aggravé par la publication de nouveaux chiffres européens faisant état d’une situation économique délicate et où l’Allemagne, pourtant résiliente jusqu’à maintenant, montre des signes d’essoufflement.

  Lire la lettre  

La France perd un nouveau triple A

Après Standard & Poor's, c'est au tour de Moodys de déclasser la France qui passe de Triple A à AA1 avec perspectives négatives. Cette dégradation intervient du fait du ralentissement économique en cours qui rend impossible le respect de l'objectif de 3 % de PIB de déficit public. Cette perte du triple A n'est pas une surprise au regard des fondamentaux de l'économie française qui est en panne de compétitivité et dont la balance commercial demeure très déficitaire. Quels sont les conséquences de cette mauvaise nouvelle ? L'effet immédiat est un recul de la bourse parisienne et des titres bancaires. Sur le marché de la dette, les taux ne devraient pas augmenter fortement. La France continue d'être un bon risque ou plutôt d'être un bon risque par défaut. En Europe, le nombre de pays solvables et ayant une certaine profondeur dettes sont rares. Néanmoins, 2013 ne sera pas sans danger pour la France qui sera le premier émetteur de titres publics. Avec une économie anémiée et une dette publique de plus de 90 % du PIB, la France commence à naviguer en zone dangereuse. le retour de la croissance devient un impératif pour éviter une augmentation des spreads. La France comme les autres pays européens sont un peu moins sur le gril du fait de la renationalisation des dettes publiques. Si avant crise, près des deux tiers de la dette publique était possédées par des non-résidents, ce taux est tombé à environ 50 %. ce sont les banques françaises qui achètent des titres français avec comme voie de conséquence une fragilisation de l'ensemble de la sphère financière nationale. A terme, cela pourrait réduire la capacité de financement des banques pour les entreprises tout comme pour les particuliers ou du moins la nécessité de rechercher des clients sans risque.

lundi 19 novembre 2012

La Banque Mondiale veut limiter l'augmentation de la température de deux dégrés

Avec la crise de la zone euro, les questions environnementales sont mises au second plan mais il n'e demeure pas moins que le réchauffement climatique s'impose à nous et obligera à de nombreuses modifications dans nos vies économiques et sociales. La Banque mondiale dans un rapport complet entend alerter les Etats et tous les acteurs économiques des conséquences de ce réchauffement en marche. le rapport souligne que l'élévation de la température a atteint 0,8 degré depuis la période préindustrielle et qu'elle pourrait dépasser 4 degrés d'ici 2100. L'objectif à s'assigner selon la Banque Mondiale  est de tenter de limiter cette progression à 2 degrés.

Lire le rapport
Consulter la page de la Banque Mondiale

La lettre mensuelle de Generali Investments Europe

Au sommaire de la lettre mensuelle de Generali Investments Europ du mois de novembre

vue d'ensemble

Les marchés financiers ont connu un mois d'octobre en deux temps : les actifs risqués ont initialement continué leur progression, avant toutefois de céder la plupart du terrain gagné vers la fin du mois.États-Unis

La croissance du PIB réel américain s'est accélérée au cours du dernier trimestre. La question est de savoir si ce regain de dynamisme peut s'inscrire dans la durée.Zone euro

En octobre, les indicateurs clés de sentiment ont déçu et les anticipations ont enregistré une moindre amélioration que prévu.

Japon

Le Japon a été confronté à une série de statistiques extrêmement mauvaises. Nous prévoyons désormais une croissance sensiblement négative du PIB de moins de -2,5% t/t en rythme annuel au troisième trimestre et une récession pour le reste de l'année.

Chine

Les dernières statistiques macroéconomiques ont révélé plus de signes de stabilisation en Chine, ce qui étaye notre opinion selon laquelle l'économie devrait atteindre le creux de la vague au quatrième trimestre.

Actions

Le scepticisme des investisseurs reste important à en juger par leurs positionnements vis-à-vis des actions et par les valorisations des actions européennes.

Obligations

Les marchés obligataires ont fait preuve d'attentisme en octobre. En dépit de la légère augmentation des rendements des pays « core » et de la contraction des spreads souverains, les investisseurs demeurent dans l'attente de la demande d'aide de l'Espagne.

Obligations d'entreprises (non financières)

Selon notre scénario central, l'Espagne va demander une aide avant la fin de l'année, ce qui devrait se traduire par un regain d'appétit pour le risque sur les marchés. Les spreads de crédit devraient selon nous en bénéficier également même si, à leurs niveaux actuels, ils sont déjà proches de leur juste valeur.

Obligations d'entreprises (financières)

En dépit d'un environnement de marché moins favorable aux actifs risqués, les obligations « financières senior » se sont une fois encore bien comportées en octobre.Devises

L'euro a continué de s'apprécier face aux autres principales devises, tout en ayant toutefois plus récemment reperdu la plupart du terrain gagné face au dollar américain.

La lettre de Generali Investments


Les équipes de Generali Investments Europe décryptent l'actualité économique et financièredans le cadre de leur lettre hebdomadaire.

Lire la lettre

Les indices boursiers ont fini en baisse cette semaine faisant suite à une inquiétude nouvelle vis-à-vis de la situation économique mondiale et de la situation en Grèce. Tout d’abord, en Europe, les prévisions de croissance ont été revues à la baisse et Mario Draghi, qui a opté pour un statuquo de la politique monétaire, a relevé que les derniers indicateurs montraient que les conséquences de la crise avaient atteint l’Allemagne. Aux Etats-Unis, les marchés qui redoutaient un comptage des voies pour l’élection présidentielle ont, certes, été rassurés mais cela n’a pas fait le poids face à l’inquiétude de ne pas trouver un accord avant la « fiscal cliff » (fin des exemptions d’impôts et de baisse des dépenses). Si aucun accord n’est conclu, en raison de la cohabitation au Congrès (la Chambre des Représentants est républicaines), la « fiscal cliff » pourrait conduire le pays en récession mais cela est assez peu probable. En outre, le président Barack Obama souhaite relever certains taux d’imposition tels que ceux adossés aux dividendes et aux gains en capital ce qui pourrait peser sur l’évolution des marchés. Enfin, en Asie, se pose la question de la transition politique en Chine. Le nouveau gouvernement chinois devra faire face à de nouveaux défis dont le vieillissement de la population et le probable ralentissement de l’économie. De plus, l’émergence d’une classe moyenne éduquée fait naitre de nouvelles pressions sur le gouvernement en termes d’écologie, de santé et de systèmes de retraite.

Lire la lettre

L'assurance-vie sur le gril du contrôle fiscal


Le Gouvernement souhaite que l'ensemble des contrats d'assurance-vie soit réuni dans un grand fichier voire qu'ils soient intégrés au fichier des comptes bancaires. L'objectif serait de lutter contre l'évasion fiscale. Or, avec Tracfin et les règles en vigueur en matière de transferts de fonds en dehors des frontières, le recours à un contrat d'assurance-vie pour frauder n'est pas monnaie courante. Bercy aurait, en faite, l'idée de remettre en cause le principe d'insaissibilité des contrats d'assurance-vie. Aujourd'hui, en cas de contrôle fiscal et si votre contrat avait été ouvert avant ce dit contrôle, il ne pouvait pas être saisi par le fisc.

dimanche 18 novembre 2012

Les premières tendances des rendements de l'assurance-vie pour 2012 : baisse maîtrisée


Sans surprise, la tendance des rendements 2012 des contrats d"assurance-vie est à la baisse. Les premières communications des compagnies d'assurances tablent sur des taux se situant entre 2,90 et 3,20 % contre une moyenne de 3 % en 2011 et 3,5 % en 2010. Avant la crise, les taux tournaient autour de 4 %. Avec les faibles taux d'intérêt et la nécessité de réduire l'exposition vis-à-vis des pays en difficulté, les rendements ne peuvent que baisser. Le taux de rémunération de l'OAT à dix ans est de 2,2 % ce qui donne peu de marges aux assureurs. Il est fort probable que ce taux remonte en 2013 avec un taux qui pourrait tourner entre 2,7 et 2,9 %.

Pour maintenir le rendement des fonds euros, les compagnies d'assurances ont réduit leur exposition aux dettes souveraines des pays européens en faveur des obligations corporate et de l'immobilier.

vendredi 16 novembre 2012

le PERP n'est pas mort


1. Une faible appétence de la part des Français 

 Selon le sondage du Cercle des Epargnants, 80 % des personnes interviewés ne souhaitent pas ouvrir un PERP. Parmi les motifs évoqués : Le non connaissance du produit
  • Le faible rendement proposé
  • La complexité
  • La sortie en rente
Depuis 2004, le PERP est de moins en moins cité comme une solution pour la retraite. Le mécanisme de déduction fiscale n’est pas jugée comme prioritaire pour ceux seraient tentés d’en souscrire un. 

2. des chiffres qui reflètent le faible engouement 

 Un peu plus de deux millions de PERP ont été souscrits en  8 ans 2 147 000 PERP ouverts  (fin juin 2012): quasi stabilité depuis trois ans
  • Cotisations annuelles : 1, 138 milliards d’euros (2011)
  • Encours 7,639 milliards d’euros à fin juin 2012

3. les pouvoirs publics n’ont jamais voulu remettre en cause certains blocages techniques 

 Le cantonnement des actifs est jugé indispensable pour assurer la sécurité des épargnants. L’interdiction des rétrocessions est considérée comme une marque de transparence. Le taux garanti nul contrairement à ce qui est prévu pour les Contrats Madelin ne donne pas lieu à argumentation de la part des pouvoirs publics. Les modifications apportées au PERP n’ont pas modifié la donne. La sortie en capital à hauteur de 20 % ou la possibilité pour les primo accédants de sortir en capital pour l’acquisition de leur résidence principale n’apportent pas de réels avantages. 75 % des personnes qui partent à la retraite sont propriétaires. Compte tenu des encours des PERP, une sortie en capital de 20 % n’est pas discriminante.

4. les pouvoirs publics ont privilégié le PERCO 

 u fait de la loi portant réforme des retraites de 2010, le PERCO bénéficie d'un apport non négligeable avec le fléchage de 50 % de la participation. Au 30 juin 2012, 155 000 entreprises sont équipées soit une progression de 15 % par rapport à 2011, 1 200 000 salariés sont bénéficiaires soit une progression de 35 % et l'encours est de 6 milliards d'euros en progression de 25 % sur un an. Les flux d'alimentation du PERCO se sont élevés depuis le 1er janvier 2012 à 940 millions d'euros en progression de 16 % par rapport à la même période de 2011. Ces flux se répartissent de la manière suivante :
  • Participation : 28 %
  • Versements volontaires des salariés : 15 %
  • Intéressement : 20 %
  • Abondement de l'entreprise : 37 %
L'encours moyen du PERCO par bénéficiaire est de 4 989 euros. 32 % des PERCO sont en gestion pilotée permettant une désensibilisation en fonction de l'âge de l'allocation d'actifs. L'âge moyen des adhérents est de 45,5 ans et le produit est plus masculin que féminin. 62 % des titulaires sont des hommes. Le PERCO est aujourd'hui fragilisé par la hausse du forfait social qui est passé de 8 à 20 %. En outre, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale prévoit d'augmenter les taux de la taxe sur les salaires et d'élargir l'assiette en y incluant les sommes issues de la participation, de l'intéressement et de l'abondement des employeurs dans les plans d'épargne salariale.

5. Début de frémissement sur le PERP comme produit de niche fiscale 

 Avec le plafonnement des niches fiscales à 10 000 euros et l’augmentation du taux marginal, le régime de déduction fiscale des PERP devient de plus en plus attractif. Le PERP est utilisé comme un outil de défiscalisation. La déduction du PERP est limitée à 10 % des revenus professionnels plafonnés à huit fois le plafond annuel de la Sécurité sociale soit  29 625 euros pour une personne seule au titre des revenus de 2013. Pour les personnes ayant de faibles revenus ou ne disposant pas de revenus professionnels, la limite de déduction est fixée à 10 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, soit 3 703 euros au titre des revenus 2013. Depuis 2007, le PERP a été familiarisé ; ainsi, un couple ayant un PERP peut doubler le montant de la déduction fiscale. Par ailleurs, si l’enveloppe fiscale n’a pas été totalement utilisée, elle est reportable sur l’une des trois années suivantes. Le système de la déduction fiscale est d’autant plus intéressant que le taux marginal d’imposition est élevé. Ainsi, un ménage ayant versé, sur son PERP, 2000 euros :
  • bénéficiera d’une économie d’impôt de 820 euros si son taux marginal d’imposition est de 41 % ;
  • bénéficiera d’une économie d’impôt de 600 euros si son taux marginal d’imposition est de 30 % ;
  • bénéficiera d’une économie d’impôt de 280 euros si son taux marginal d’imposition est de 14 %.

Le PERCO progresse mais attention le ciel se couvre



Du fait de la loi portant réforme des retraites de 2010, le PERCO bénéficie d'un apport non négligeable avec le fléchage de 50 % de la participation. Au 30 juin 2012, 155 000 entreprises sont équipées oit une progression de 15 % par rapport à 2011, 1 200 000 salariés sont bénéficiaires soit une progression de 35 % et l'encours est de 6 milliards d'euros en progression de 25 % sur un an. Le PERP a de son côté 2, 147 millions d'adhérents et un encours de 7,6 milliards d'euros.

Les flux d'alimentation du PERCO se sont élevés depuis le 1er janvier 2012 à 940 millions d'euros en progression de 16 % par rapport à la même période de 2011. 

Ces flux se répartissent de la manière suivante :


  • Participation : 28 % 
  • Versements volontaires des salariés : 15 % 
  • Intéressement : 20 % 
  • Abondement de l'entreprise : 37 % 


 L'encours moyen du PERCO par bénéficiaire est de 4 989 euros. 32 % des PERCO sont en gestion pilotée permettant une désensibilisation en fonction de l'âge de l'allocation d'actifs. L'âge moyen des adhérents est de 45,5 ans et le produit est plus masculin que féminin. 62 % des titulaires sont des hommes.

 Le PERCO est aujourd'hui fragilisé par la hausse du forfait social qui est passé de 8 à 20 %. En outre, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale prévoit d'augmenter les taux de la taxe sur les salaires et d'élargir l'assiette en y incluant les sommes issues de la participation, de l'intéressement et de l'abondement des employeurs dans les plans d'épargne salariale.

Revenus capitalisés : « une protection contre l’ISF disparaît »

Revenus capitalisés : « une protection contre l’ISF disparaît »

jeudi 15 novembre 2012

L'immobilier américain redresse la tête


Selon l'enquête auprès des professionnels de l'immobilier, les ventes dans l'ancien enregistrent une hausse de 8,3 % en glissement annuel au troisième trimestre. Au mois de septembre, les stocks de logements à la vente représentent 5,9 mois de transactions contre 6,4 au mois de juillet. Dans le secteur neuf, les ventes ont augmenté de 29,2 % en glissement annuel au mois de septembre. Les stocks dans le neuf représentent 4,5 mois de vente. Les mises en chantier ont progressé de 14,5 % en septembre et les demandes de permis de construire de 11 %. Le prix de l'immobilier commence à réaugmenter avec une hausse de 2 % en août sur les vingt premières villes américaines.

Les Français et leurs dettes


Selon l'INSEE, 47 % des ménages vivant en France avaient, début 2010, au moins un emprunt en cours de remboursement, pour des raisons privées ou professionnelles. Le montant moyen d'endettement restant à rembourse s'élève à 61 900 euros. Pour la moitié d'entre eux, ce montant est inférieur à 20 900 euros. La dette privée restant à rembourser s'élève en moyenne à 54 000 euros ; à titre professionnel, l'endettement s'élève en moyenne à 83 600 euros et ne concerne que 2 % des ménages. La part de ménages détenteurs d'un crédit à la consommation, diminue quand le patrimoine financier augmente. Ainsi, plus d'un tiers des ménages qui a d'un patrimoine financier inférieur à 7 500 euros (soit 44 % des ménages) a contracté au moins un crédit à la consommation. En revanche, à partir de 45 000 euros de patrimoine financier, cette proportion diminue jusqu'à atteindre 12 % des ménages dont le patrimoine financier est supérieur à 450 000 euros (moins de 2 % des ménages). À l'inverse et assez logiquement, la proportion de ménages endettés pour le logement est faible chez les ménages ayant un faible patrimoine financier : 16 % des ménages possédant moins de 3 000 euros de patrimoine financier (30 % des ménages) ont au moins un crédit à l'habitat, contre plus d'un tiers parmi ceux dont le patrimoine financier dépasse 7 500 euros. L'endettement est fonction de l'âge. Les moins de 44 ans sont essentiellement endettés pour acquérir un logement. Début 2010, plus de deux ménages sur trois dont la personne de référence est âgée de 35 ans à 44 ans sont endettés, pour un motif privé ou professionnel. La moitié d'entre eux ont contracté un crédit à l'habitat, notamment pour l'acquisition de leur résidence principale. Les ménages dont la personne de référence à moins de 24 ans, sont en revanche relativement plus nombreux à détenir au moins un crédit à la consommation. Leur endettement est généralement faible : pour plus de la moitié d'entre eux il s'élève à moins de 3 000 euros. Au-delà de 45 ans, l'endettement diminue pour atteindre un point bas après 65 ans. L'endettement est bien évidemment fonction du niveau de revenu. Début 2010, 45 % des ménages endettés sont confrontés à un encours total de crédits inférieur à 15 000 euros. 21 % de ces ménages doivent rembourser plus de 100 000 euros. L'encours d'endettement est croissant avec le niveau de vie : parmi les ménages endettés dont le niveau de vie est supérieur à 30 000 euros, 41 % ont plus de 100 000 euros de dette, contre 13 % des ménages dont le niveau de vie est inférieur à 10 000 euros. L'encours augmente le patrimoine financier. Un tiers des ménages endettés qui ont moins de 3 000 euros de patrimoine financier doivent également rembourser moins de 3 000 euros. À l'inverse, près de 40 % des ménages possédant le patrimoine financier le plus élevé ont plus de 100 000 euros d'endettement. Quatre ménages endettés sur cinq ont des remboursements annuels qui représentent moins de 30 % de leur revenu. Pour un tiers d'entre eux, ce taux d'effort est inférieur à 10 %. . L'endettement varie en fonction du statut professionnel. Ainsi, plus de 70 % des ménages dont la personne de référence est agriculteur, artisan ou commerçant sont endettés mais l'endettement est avant tout de nature professionnelle. Les cadres et les professions libérales sont endettés pour un motif immobilier (respectivement 57 % et 52 %) et les ouvriers qualifiés contractent surtout des crédits à la consommation (45 %).  

Un recul du PIB pour l'Europe au troisième trimestre


Selon Eurostat, le PIB de la zone euro a reculé de 0,1 point au troisième trimestre. Celui de l'Union européenne a progressé de 0,1 point. Au deuxième trimestre, les résultats  étaient une baisse de 0,2 point pour les deux espaces. Sur un an, le recul est de 0,6 point en zone euro et de 0,4 point dans l'UE 27.  En comparaison, le PIB des Etats-Unis a progressé de 0,5 point au troisième trimestre et celui du Japon de 0,9 point.

Le recul de la zone euro et de l(UE apparaît en retrait par rapport au deuxième trimestre ce qui pourrait conduire à penser que le plus dur du ralentissement est derrière nous. Néanmoins, de nouveaux plans d'assainissement sont en cours d'adoption ; par ailleurs, l'économie mondiale dépend des mesures qui seront prises aux Etats-Unis en matière d'assainissement des comptes publics.

Lire la note d'Eurostat

La France ferait un bon troisième trimestre


Contrairement aux prévisions de la Banque de France, l'INSEE, compte tenu des premiers éléments statistiques en sa possession, considère que le PIB aurait augmenté de 0,2 % au troisième trimestre après un recul de 0,1 % au deuxième trimestre.
BR> Ce léger rebond est lié à la progression des dépenses de consommation des ménages qui augmentent de +0,3 % après -0,2 %. De son côté, la formation brute de capital fixe (FBCF) se contracte de 0,2 % après une hausse de 0,5 %.

Au total, la demande intérieure finale (hors stocks) contribue de nouveau positivement à la croissance du PIB : +0,2 point après +0,1 point. Les exportations sont plus porteuses que prévu avec une augmentation de 0,5 % après +0,3 %. Les importations enregistrent une baisse de 0,6 % après une augmentation de 1,6 %.

Par conséquent, le solde du commerce extérieur contribue positivement à la croissance : +0,3 point après –0,4 point. Cet effet est compensé par les variations de stocks qui contribuent pour –0,3 point à l’évolution de l’activité (après +0,2 point).

Autre bonne nouvelle, après cinq trimestres de quasi-stagnation, la production de biens et services progresse de 0,4 %. La production manufacturière augmente de 1,0 % (après –1,0 % chacun des deux premiers trimestres de l’année). Cette progression est imputable notamment aux branches de matériels de transport (+3,2 % après –3,2 %) et de cokéfaction-raffinage (+5,5 % après –2,0 %). En outre la production de services n'est pas en reste avec une hausse de +0,4 % après +0,2 %. En revanche la production ralentit dans la construction (+0,1 % après +0,5 %) et recule dans la branche énergie-eau-déchets (–1,4 % après +2,2 %).

La dépense de consommation des ménages soutienne la croissance avec une hausse de 0,3 % au troisième trimestre 2012, après un recul de 0,2 % au deuxième. Les dépenses alimentaires progressent à nouveau (+0,7 % après –1,2 %), ainsi que les achats de vêtements (+3,9 % après –5,9 %).

Si ce résultat est confirmé, la France devrait sur 2012 connaître une très légère croissance. Par ailleurs, cela pourrait signifier que le pays échappe à la récession. Ce bon troisième trimestre pourrait être confirmé par le dernier trimestre qui est marqué par les fêtes de fin d'année.

mercredi 14 novembre 2012

Légère reprise de la création d'entreprises en France


La création d'entreprise a progressé de 3,3 % en glissement annuel sur les trois derniers mois   par rapport au même trimestre de 2011. Les secteurs qui contribuent le plus à cette hausse sont l’« enseignement, santé, action sociale » et le soutien aux entreprises. Sur les douze derniers mois, la hausse est de 1,7 %.  Comme pour les trimestres précédents, plus d’une création sur deux est une demande de création d’auto-entreprise. Sur les dix premiers mois de l’année 2012, on enregistre, en données brutes, 265 538 demandes de création d’auto-entreprises. Les créations d'entreprises hors auto-entrepreneurs  s'élèvent à 20 080 en octobre après 19 872 en septembre et 20 533 en août.

réations d’entreprises
Créations d’entreprises
* Données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables
Source : Insee, Sirene
Créations d’entreprises dans le commerce et les services - Données CVS-CJO (+brutes) *
Créations d’entreprises dans le commerce  et les services - Données CVS-CJO (+brutes) ** Données brutes pour les auto-entrepreneurs
Source : Insee, Sirene
Créations d’entreprises dans la construction et l'immobilier - Données CVS-CJO (+brutes) *
Créations d’entreprises dans la construction  et l'immobilier - Données CVS-CJO (+brutes) *
* Données brutes pour les auto-entrepreneurs
Source : Insee, Sirene

L'inflation reste en dessous des 2 %


Selon l'INSEE, au mois d'octobre, l’indice des prix à la consommation (IPC) augmente de 0,2 %, après une baisse de 0,3 % au mois de septembre. Sur un an, l’indice des prix  progresse de 1,9 %, comme en septembre. Corrigé des variations saisonnières, l’IPC augmenté de  0,2 % en octobre et de 1,9 % sur un an.
Une part importante de l’augmentation des prix à la consommation en octobre provient de celle des prix du tabac de +6,7 % sur un mois (+9,9 % sur un an). Hors tabac, la hausse de l’IPC est ainsi plus modérée (+0,1 % sur un mois et +1,7 % sur un an). Elle est tirée par l'augmentation  des prix des produits alimentaires frais. La hausse plus limitée des prix des produits alimentaires hors produits frais a, par ailleurs, été compensée par la diminution  des prix de l’énergie
Glissements annuels de l'indice des prix à la consommation (IPC) et de l'inflation sous-jacente (ISJ)
Glissements annuels de l'indice des prix à la consommation (IPC) et de l'inflation sous-jacente (ISJ)
Source : Insee - indices des prix à la consommation

mardi 13 novembre 2012

Fourgous n'est pas mort ou comment moderniser son contrat d'assurance-vie tout en conservant les avantages fiscaux ?


Jean-Michel Fourgous, un ancien député des Yvelines a donné son nom à un dispositif fiscal et financier permettant le passage d'un contrat mono-support d'assurance-vie vers un contrat multisupports sans perdre les avantages fiscaux attachés au premier.

Ce dispositif visait à favoriser l'investissement de l'épargne des Français en actions.

L'amendement Fourgous permet donc de transformer le contrat tout en conservant intactes ses autres caractéristiques, notamment sa date d'ouverture initiale. L'ancienneté du contrat maintenue, cela permet de bénéficier des avantages de la fiscalité de l'assurance-vie après 8 ans. Pour bénéficier du Fourgous, il faut en faire la demande auprès de sa compagnie d'assurance.

La part de l'épargne investie dans des unités de compte doit être «significative», selon les termes de l'instruction fiscale qui commente ce dispositif (BOI n° 5 I-4-05). En pratique, le minimum investi sur ces supports doit être de 20%.

Au moment où les fonds euros ont de faibles rendements, il n'est pas inutile de réorienter son épargne vers des supports plus dynamiques. Par ailleurs, ce dispositif peut permettre de moderniser son contrat tout en conservant les anciennes législations en particulier en matière de droit de succession : les contrats anciens peuvent être exonérés de toute taxation au moment du décès.

L'assurance-vie entre dans FICOBA au nom de la lutte contre la fraude fiscale


le Gouvernement, dans le cadre de sa politique de lutte contre la fraude fiscale devrait peut être dans le cadre du projet de loi de finances rectificative d'automne intégrer les contrats d'assurance-vie dans le fichier des comptes bancaires et assimilés (Ficoba) qui comprend déjà l'ensemble des comptes bancaires, comptes d'épargne, livrets et comptes-titres.

Ce fichier est utilisé par la Direction générale des finances publiques (DGFIP), les douanes ou la cellule de coordination chargée du traitement du renseignement et de l'action contre les circuits financiers clandestins (Tracfin). Plus de 20 millions de contrats , souscrits par 17 millions de ménages, selon des chiffres publiés dans un rapport de la Cour des comptes, publié en janvier seraient concernés.

L'emploi marchand en difficulté


Malheureusement, selon l'INSEE, au troisième trimestre 2012, le repli de l’emploi dans les secteurs marchands non agricoles a doublé par rapport au deuxième trimestre ; -50 400 emplois (soit -0,3 %) contre -22 400.

Tous les secteurs sont touchés, l’emploi du tertiaire dans son ensemble, de l’industrie comme celui de la construction sont en net repli (-0,3 %) au troisième trimestre.

Hors intérim, l’emploi marchand diminue aussi ce trimestre (-17 600 postes, soit -0,1 %), en raison de la chute de l’emploi industriel (-9 800 postes).

L’emploi intérimaire se contracte fortement au troisième avec -32 800 postes, soit -6,0 %) contre -18 900 postes au deuxième trimestre. Depuis un an, l’intérim a perdu 73 600 postes, soit 12,5 % de ses effectifs.

Lire la note de l'INSEE

La RSE, un concept en hausse


Le concept de responsabilité social des entreprises concerne un nombre croissant de sociétés et donc de salariés. Ainsi, selon l'INSEE, 64 % des sociétés de 50 salariés ou plus ont entendu parler de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE), contribution des entreprises aux enjeux du développement durable.

Il est à noter que "52 % sont plus particulièrement impliquées dans cette démarche : non seulement elles en ont entendu parlé, mais elles ont aussi le sentiment de mener des actions dans cette perspective".

Lire la note de l'INSEE

lundi 12 novembre 2012

Chypre, malade de la Grèce


Si entre 2004 et 2008, Chypre, grâce à l'euro, a vécu sur un petit nuage avec un taux de croissance de 4,1 % par an, depuis cette île de la Méditerranée vit un enfer. En 2009, le PIB s'est contracté de 1,9 % et en 2012, la chute pourrait atteindre 2,3 %. Chypre est en grande partie victime de la financiérisation de son économie et de sa dépendance à la Grèce. Au mois de juin dernier, Chypre a officiellement fait appel aux bailleurs internationaux afin d'éviter la banqueroute. Cette demande d'assistance fait l'objet ce jour d'un examen par l'Eurogroupe. Le besoin de financement peut être évalué entre 6 à 12 milliards d'euros.

La situation de Chypre est d'autant plus délicate que le déficit de son compte courant dépasse 15 % du PIB, le déficit commercial étant de 10 % du PIB.

L'adhésion à la zone euro a entraîné une réduction de l'inflation qui s'est traduite par des augmentations de salaire supérieures aux gains de productivité. Cette détérioration de la compétitivité a favorisé le déficit commercial. En outre, les crédits ont connu une forte croissance, 20 % par an entre 2006 et 2008.

La spécialisation financière de Chypre a abouti à une augmentation rapide des actifs bancaires qui ont atteint 750 % du PIB en 2012 ce qui est deux fois plus que la moyenne de la zone euro. Le poids des services d'intermédiation financière est passé de 5 à 9 % de 199( à 2012. Fortement exposées aux actifs grecs, la restructuration de la dette de la Grèce a mis en difficulté l'ensemble de la place financière.

Déficit commercial, déficit public et insolvabilité du système bancaire a conduit Chypre à être dégradée et à être exclue des marchés financiers.

la Troïka devra donc refinancer l'Etat et les banques. La facture devrait être entre 6 et 12 mais certainement entre 10 et 12 milliards d'euros.

Réforme de l'intermédiation en assurance


L'intermédiation en assurance fait l'objet d'un projet de directive en cours d'élaboration. Le 3 juillet dernier, la Commission de Bruxelles a publié le dernier état de ce projet. L'objectif est d'assurer des conditions de concurrence équitables entre tous les acteurs de la vente de produits d'assurances au sein de l'Union européenne.

La directive pourrait modifier les frontières de l'intermédiation. cette notion serait ainsi étendue à la gestion, à la liquidation et à l'estimation des sinistres qui deviennent des activités réglementées. Ces gestionnaires seraient soumis à une simple déclaration à l'ORIAS en lieu et place de l'immatriculation ce qui ne signifie pas qu'ils seront dispensés de toutes obligations.

La notion de présentation de contrat se retrouve hors du périmètre de l'intermédiation. En ce qui concerne la qualification, un niveau minimal sera imposé au niveau européen. Les intermédiaires d'assurances se verront imposer un minimum de formation continue.

Les obligations d'informations seront augmentées avec en particulier l'instauration d'un principe de transparence de rémunérations.

lire le document sur le site de la Commission

Projet de loi de finances 2013 : l'Assemblée nationale en termine avec la première lecture


L'Assemblée nationale finira cette semaine la discussion, en première lecture, du projet de loi de finances pour 2013. Elle examinera les articles dit non rattachés qui n'ont pas d'effet budgétaire direct en 2013. Il s'agit en particulier de la refonte du plafond des niches fiscales. qui passera à 10 000 euros.

feront également l'objet d'un examen cette semaine, l'élargissement du crédit d’impôt recherche (CIR) à certaines dépenses d’innovation en faveur des petites et moyennes entreprises, la reconduction de la réduction d’impôt dite « Madelin ", la reconduction du crédit d’impôt au titre des dépenses de remplacement pour congés des exploitants agricoles, la mise en place d’un dispositif de soutien fiscal en faveur de l’investissement locatif intermédiaire, la systématisation de la majoration de la valeur locative cadastrale des terrains constructibles situés en zone tendue, l'augmentation de la taxe sur les friches commerciales, la revalorisation forfaitaire des bases locatives, l'augmentation du versement transport en Île-de-France , le relèvement du montant des amendes administratives en cas de manquement relatif aux conditions de décollage des avions.

dimanche 11 novembre 2012

Pas d'espoir pour l'investissement en 2013 ?


Selon l'INSEE, les chefs d’entreprise des industries manufacturières prévoient  progression de 1%)de leur investissement en 2012, soit un recul de 4 points par rapport à leurs précédentes prévisions recueillies en juillet 2012. Cette révision à la baisse ne touche pas le secteur des industries agricoles et alimentaires (+6%).  Néanmoins, en 2012, la hausse des dépenses d’équipement reste soutenue dans le secteur du matériel de transport (+9 %) avec une forte accélération dans le secteur automobile (+25%).
Pour 2013, les perspectives sont sombres. Interrogés pour la première fois, par l'INSEE,  sur leurs perspectives d’investissement en 2013, les industriels penchent  entre le second semestre 2012 et le premier semestre 2013 pour une diminution de leurs investissements. En moyenne sur l’année 2013, ils prévoient  une diminution de leurs dépenses d’équipement de 2 % par rapport à 2012. Dans le secteur automobile, l’investissement baisserait (-6%) après une forte accélération en 2012 (+25%).

vendredi 9 novembre 2012

la crise est bien là


La crise est bien présente avec le recul de la production de l’industrie manufacturière. Cette baisse atteint 3,2 % par rapport à août (-3,2 %), qui était en nette hausse (+2,1 %). La production de l’ensemble de l’industrie enregistre une baisse de 2,7 %. néanmoins, au  troisième trimestre, la production manufacturière a augmenté de 0,9 % et est stable dans l'industrie. 

Au cours du troisième trimestre, la production augmente de 0,9 % dans l’industrie manufacturière et est stable dans l’ensemble de l’industrie.

Mais sur un an, elle est bien en baisse avec une réduction de la production manufacturière du troisième trimestre 2012 de 1,9 %  par rapport au troisième trimestre 2011. Sur cette période, la baisse est quasi générale. La production baisse dans les autres produits industriels (-2,6 %), dans les équipements électriques, électroniques, informatiques, machines(-2,8 %) ainsi que dans le raffinage (-5,3 %). Elle est également en légère baisse dans les matériels de transport (-0,2 %).


Indices mensuels de la production industrielle
Indices mensuels de la production industrielle


La France en récession !!!!


Selon la Banque de France, la France entre officiellement en récession au cours de ce second semestre, selon la Banque de France. le PIB devrait reculer de 0,1% du PIB pour le quatrième trimestre comme pour le troisième trimestre. Au deuxième trimestre, la croissance avait été nulle. L'augmentation du chômage pèse sur la consommation et la demande adressée à la France reste étale du fait de la récession de la zone euro.

La France qui jusqu'à maintenant flirtait avec la récession y entre de plain pieds.

Le taux de croissance de 2012 avait été revu à la baisse à 0,3 % contre 1,2 % initialement revu das un premier temps à 0,8 %. Il pourrait être encore plus faible avec à la clef moins de rentrées fiscales. L'acquis de croissance pour 2013 sera nul voire négatif rendant très improbable l'atteinte de l'objectif de 0,8 % du Gouvernement. Le manque à gagner fiscal devrait tourner autour de 5 à 6 milliards d'euros.

Selon la Banque de France, la production industrielle a baissé au mois d'octobre, en raison notamment de la baisse persistante de l’activité dans le secteur de l’automobile.

Le taux d’utilisation des capacités de production s’est stabilisé et demeure en-deçà de son niveau moyen de longue période. Les carnets de commandes sont toujours jugés insuffisants, mais les stocks de produits finis restent proches du niveau souhaité.

Dans les services, l’activité diminue très légèrement en octobre, le repli du travail temporaire et des services aux ménages ayant été quasiment compensé par la progression des secteurs de l’ingénierie et de l’information et communication.

jeudi 8 novembre 2012

Economie, les Français toujours fâchés ?


Une enquête réalisée par TNS SOFRES pour la Banque de France démontre que nous restons toujours fâchés avec l'économie. Ainsi, les sondés ont émis un jugement peu flatteur sur nos connaissances en économie. Seuls 7 % considèrent que le niveau des Français en économie est élevé contre 32 % qui le jugent faible et 59 % moyen. 60 % des Français jugeraient que l'information économique n'est pas compréhensible contre 37 % qui la jugent compréhensible.

63 % des Français considèrent être bien informés en matière de produits d'épargne (livrets, assurance-vie...). Ce taux est de 60 % pour les crédits aux particuliers. En revanche, 61 % des Français se considèrent mal informés en matière de produits financiers (actions, obligations, SICAV...).

ce sondage indique que les Français prennent conscience de la gravité de la situation économique. 82 % des Français se déclarent inquiets face au niveau des déficits et de la dette en France.

En revanche, les Français surestiment la hausse des prix. 20 % d'entre eux évaluent l'inflation à plus de 5 % sur un an et 28 % entre 3 et 5 %. Le aux d'inflation se situe depuis entre 2 et 3 %.

Les Français restent très favorables à l'augmentation des bas salaires, 55 % comme solution pour favoriser la croissance. Néanmoins arrive en seconde position, l'innovation et la recherche avec 38 % devant la baisse d'impôts, 36 %. Le recours des dépenses publiques n'est cité que par 3 % des sondés ce qui est encourageant.

Le crédit à la consommation est considéré comme risqué par 55 % des sondés. Il est jugé nécessaire par 11 % des Français.

la situation économique semble peser sur les ménages. Seuls 24 % auraient la possibilité d'épargner quand 10 % éprouvent souvent des difficultés pour payer les factures et 28 % qui auraient des problèmes pour les  payer de temps en temps.   36 % des ménages régleraient les factures mais sans pouvoir épargner.

Enfin, sur les calculs d'intérêt, un Français sur deux seraient capables de déterminer un rendement sur deux ans. Il y a des progrès à faire.

Consulter le sondage sur le site de la SOFRES

mercredi 7 novembre 2012

Allons-nous commettre sur le gaz de schiste la même erreur que sur les OGM ? | Atlantico

Philippe Crevel a répondu aux questions de la rédaction du site atlantico au sujet du refus du Gouvernement de suivre les préconisations de Louis Gallois concernant les recherches sur l'exploitation du gaz de schiste.

Allons-nous commettre sur le gaz de schiste la même erreur que sur les OGM ? | Atlantico

L'ISR mis à nu


Franca Perin, responsable de la recherche ISR pour General Investments vient de publier avec Françoise Quairel-Lanoizelée, maître de conférence et chercheure à l'université Paris-Dauphine, un livre sur l'investissement socialement responsable. cet ouvrage très pédagogique aborde les des méthodes de constitution des fonds, de leurs performances financières ou encore du rôle des agences de notation extra-financières. Afin d'éclairer les lecteurs, ce petit guide intègre de nombreux exemples. Il est destiné à un large public, des étudiants aux acteurs du monde économique et financier. "L'ISR, valeur financière-valeur éthique ?" est riche de l'expérience croisée des deux auteurs. "L'ISR valeur financière-valeur éthique ?" par Franca Perin et Françoise Quairel-Lanoizelee, Economica, 117 p , 19 €

Un salarié sur six a un bas salaire en France


Selon une étude de la DARES publié au mois d'octobre, 3,6 millions de salariés occupent un emploi dit à bas salaire ( salaire inférieur ou égal à deux tiers du salaire net médian). Trois quarts des emplois sont à temps partiel. Les femmes représentent 75 % de la population concernée. La proportion des salariés à bas salaire est passée de 18 % dans les années 90 à 15,7 % en 2010 pour remonter à 16 % en 2011. Le seuil des bas salaires est de 1055 euros soit proche du SMIC qui est de 1074 euros.

La moitié des salariés exercent leur activité auprès de particuliers et un tiers des employés de commerce perçoive un bas salaire. 90 % des salariés à bas salaire sont dans le secteur tertiaire dont près de 12 % dans le commerce. La remontée du SMIC a contribué à l'écrasement des rémunérations et à favorisé la remontée du taux de bas salaires. La crise et le développement du temps expliquent également cette progression. Les seuils d'exonération de charges constituent des trappes à bas salaires.

mardi 6 novembre 2012

Pacte de Compétitivité : des modifications à attendre pour l'assurance-vie


Le Premier Ministre, Jean-Marc Ayrault, a annoncé dans le cadre du pacte national pour la compétitivité et l'emploi rendu public le 6 novembre qu'il convenait d'encourager l'épargne à long terme et tout particulièrement investie en actions. A cette fin, il veut encourager les unités de compte dans les contrats d'assurance-vie reprenant ainsi une des propositions du rapport Gallois.

Lire le pacte pour la croissance, la compétitivité et l'emploi

La lettre de Generali Investments


Les équipes de Generali Investments publient chaque semaine une lettre analysant de manière synthétique les dernières évolutions des marchés et de l'économie.

Lire la lettre

Les bourses n’ont connu que peu d’évolution durant la semaine. Wall Street a clôturé en net recul mais est restée quasi-stable sur la semaine pénalisée par les mauvaises performances des secteurs de l'énergie et des  matières premières. Cela, en raison de l’incertitude sur l’issue de l’élection présidentielle américaine malgré la publication d'indicateurs jugés rassurant notamment pour l'emploi. Les autres indices boursiers ont, quant à eux, choisi l’optimisme malgré des indicateurs de l’activité économique qui poursuivent leur baisse de mois en mois.  Par ailleurs, la Banque du Japon a augmenté le montant de son programme d'assouplissement monétaire et annoncé des prêts illimités aux banques pour doper l'activité, sous la pression d'un gouvernement inquiet d'une déflation persistante et d'une croissance ralentie. Cette décision a affaibli le yen face au dollar notamment.

Lire la suite de la  lettre

lundi 5 novembre 2012

Rapport Gallois : allonger la durée des contrats d'assurance-vie et favoriser les unités de compte


Louis Gallois dans son rapport sur la compétitivité propose de réorienter 'épargne vers les entreprises. A cette fin, il demande l'allongement de la durée des contrats d'assurance-vie et une amélioration des incitations e faveur des unités de compte. Il souhaite également que les Plans d'Epargne en Actions soit plus ouvert aux PME. Il insiste à raison sur la faiblesse des fonds propres des entreprises. Il conviendra de suivre l'éventuelle application des propositions sur l'épargne.

Dans l'état des lieux, Louis Gallois mentionne que "les règles d’affectation de l’épargne dite « réglementée » (livret A et livret de développement durable, dit LDD) garantissent le fléchage d’un montant minimal d’épargne vers les entreprises. L’essentiel de cette épargne, particulièrement abondante en France, est cependant mobilisée vers le financement du logement social (part dite « centralisée » au fonds d’épargne de la Caisse des dépôts et consignations). Elle est, pour le moment,excédentaire.S’agissant plus précisément des actifs gérés par les sociétés d’assurance, en principe adaptés aux financements de long terme et représentant des montants considérables (1 680 milliards d’euros fin 201023), seule une fraction limitée finance les sociétés non financières françaises (110 milliards d’euros, soit un peu plus de 5 % et pratiquement rien ne va vers les PME et ETI non cotées. Les règles de Solvency II se sont, en outre, traduites par un retrait massif des compagnies d’assurance du marché des actions".

Dans la partie propositions, le rapport souligne que "le renforcement des fonds propres des entreprises est évidemment essentiel pour soutenir l’investissement dans une période de crédit plus rare. Il suppose que l’épargne soit orientée vers des placements longs et à risque, et les placements longs vers l’industrie. C’est le complément indispensable du « choc de compétitivité ». Nous proposons : que la « durée » des contrats d’assurance vie soit allongée par une adaptation de leur régime fiscal et que, par les mêmes moyens, les contrats en unités de compte (c'est-à-dire investis en actions), actuellement très minoritaires, ou les contrats « diversifiés » créés en 2005 soient avantagés par rapport aux contrats dits en euros (placements essentiellement obligataires).

le rapport précise que "les compagnies d’assurance soient conduites à investir une faible part de leurs actifs– de l’ordre de 2 % – dans des sociétés non cotées (elles y ont été incitées mais ne s’y sont pas tenues). La liquidité des placements devrait être assurée à une certaine échéance. Les placements s’effectueraient plutôt dans le cadre de fonds spécialisés. L’État devrait d’ailleurs inciter directement les collecteurs d’épargne proches de lui (la CNP, la Prefon,les Caisses des Retraites gérées par la Caisse des Dépôts (IRCANTEC…), le fonds de réserve des retraites, la CADES…) à être plus actifs dans ce domaine ; que les PEA soient, pour partie, réorientés vers les PME et les ETI (ils sont, pour une large part, investis dans les grandes valeurs de la cote), grâce à un avantage fiscal, pour déboucher sur un véritable PEA-PME, comme l’a annoncé le Président de la République le 20 septembre 2012 ; que le capital investissement pour les entreprises innovantes, notamment à travers les FCPI et les FIP, soit soutenu par la stabilité de son régime fiscal – a minima – ou plutôt,par l’augmentation des plafonds de versement des épargnants. Encourager parallèlement une durée plus longue de placement (10 ans) doit permettre de financer les « investissements patients » dont les PME ont besoin.Le développement de l’actionnariat dans les PME et les ETI doit plus généralement s’inscrire dans un cadre fiscal supportable pour un placement à risque et qui ne soit pas pénalisant par rapport à d’autres placements plus « confortables » comme l’immobilier, dont la fiscalité pourrait être relevée".

Lire l'ensemble du rapport

Crédit en petite forme pour les entreprises


Selon la Banque de France, au mois de septembre 2012, les encours de crédits mobilisés par les PME (hors entrepreneurs individuels et hors activités immobilières), progressent de 2,8 % en rythme annuel contre 3,4 % à  fin août. Ce ralentissement témoigne de la prudence des chefs d'entreprise en période de fort ralentissement économique. 

Les encours de crédits mobilisés par l’ensemble des entreprises, hors entrepreneurs individuels (EI), progressent de 0,9 % en rythme annuel cotre + 1,9 % à fin août.
Les encours de crédits mobilisables, qui correspondent à la part non consommée mais disponible de lignes de crédits confirmés, se replient de 1,2 %.

Entre septembre 2011 et septembre 2012, les enveloppes mobilisées et mobilisables progressent de 0,4 % ce qui est très faible.
Crédit aux entreprises (encours)

Ralentissement de la progression de l'endettement des entreprises


Selon la Banque de France, le taux de croissance de l’endettement des sociétés non financières est en baisse au mois de  septembre. Le taux de progression est passé de 5,4 à  4,6 % en rythme annuel. Ce ralentissement s'explique par une moindre croissance des crédits bancaires (+ 0,6 % en rythme annuel, après + 1,6 % en août), et d’un ralentissement de l’endettement de marché (+ 12,8 %, après + 13,2 %). En revanche, l’endettement à moins d’un an continue de croître à un rythme élevé avec une hausse de  7,4 %, comme en août quand celui de durée supérieure décélère (+ 4,2 %, après + 5,1 % en août).

Endettement des entreprises

Louis Gallois propose une meilleure allocation de l'épargne


Louis Gallois remet aujourd'hui son rapport sur la compétitivité de la France. Il devrait proposer un allègement de charges portant sur 30 milliards d'euros avec la nécessité de compenser la perte pour les régimes sociaux. A priori, la CSG et la TVA ne figuraient pas parmi les pistes choisies. En ce qui concerne l'épargne, Louis Gallois propose une réorientation en faveur des placements longs ce qui irait à l'encontre de la politique menée qui a favorisé les livrets défiscalisés.

vendredi 2 novembre 2012

La problématique du financement de la protection sociale


Selon la première étude du Haut conseil du financement de la protection sociale (HCFPS), les cotisations sociales représentent encore 56% des ressources totales pour financer la protection sociale, les taxes, impôts, contributions publiques représentent 44%. 77,3% des prélèvements affectés à la protection sociale sont assis sur des revenus d'activité contre 2% des revenus du capital. Cet écart s'explique par les poids très différents des uns et des autres.

La protection sociale, en France, c'est 633 milliards d'euros de ressources 2010. Dans cette masse, les cotisations sociales restent prépondérantes: elles constituent 56% des ressources totales de la protection sociale. En leur sein, les cotisations acquittées par les employeurs représentent 63% du total (soit 11,5% du PIB) , celles supportées par les salariés 29%. Les part pesant sur les non-salariés et les titulaires de revenus de remplacement sont plus faibles, respectivement 7% et 0,5%.

La contribution sociale généralisée (CSG) représente le second poste de ressources avec 13% du total. Son assiette est plus large que celle des cotisations sociales car son assiette englobe également les revenus de remplacement (à l'exception des minima sociaux) et les revenus du capital.

Mise à part la CSG, les autres impôts et taxes contribuent pour 10,6% au financement de la protection sociale.

Enfin, les contributions publiques représentent 10,3% des ressources de la protection sociale. Ils s'agit pour plus de 70%, des dotations budgétaires que l'Etat et les collectivités locales apportent au financement de certains minima sociaux et des aides au logement.

Au total, donnée intéressante en plein débat sur la compétitivité, en 2011, 77,3% des ressources de la protection sociale étaient constitués de prélèvement sociaux assis sur les revenus d'activité, 4,8% sur la consommation des ménages, 2,5% sur les revenus de remplacement, 2% sur les revenus du capital et 1% provenait d'autres impôts liés à la production.

Compte tenu des masses en jeu, il est très difficile d'opérer des transferts entre les différentes catégories de ressources. Il est admis qu'il faudrait poursuivre le processus engagé depuis 1991 mais cela signifie un basculement sur la CSG ou la TVA. Une telle mesure entraînerait une perte de pouvoir d'achat des ménages sauf à jouer sur les cotisations salariales permettant d'augmenter d'autant le montant des salaires.

jeudi 1 novembre 2012

La lettre du Cercle des Epargnants : novembre 2012


La lettre N°76 du mois de novembre est publiée.

Au sommaire de la lettre du mois de novembre :

  • L'édito De Philippe Crevel, "quand l'épargnant se prend pour l'âne de Buridan"
  • L'assurance-vie souffre mais ne rompt pas
  • Retraite, comment éviter la Bérézina
  • 20 000 milliards de dollars
  • Le Madelin a sauvé sa peau fiscale


Lire la lettre N°76