CERCLE DE L'EPARGNE, DE LA RETRAITE ET DE LA PREVOYANCE

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lundi 23 décembre 2013

173 milliards d'euros à lever en 2014 !!!!


Après avoir emprunté 192 milliards d'euros en 2013, l'Etat devrait emprunter 173 milliards d'euros en 2014 pour financer les déficits et amortir les emprunts arrivant à échéance. En 2013, le taux moyen des emprunts a été de 1,54 % contre 4,15 % en moyenne entre 1998 et 2007. L'Etat a emprunté à 0,3 % à trois mois et à 2,23 % à dix ans. La dette française est détenue à 63,2 % par des non-résidents. L'Etat continuera à faire des rachats en 2014 afin de lisser le calendrier des remboursements. En effet, en 2015, arriveront à échéance des prêts réalisés au début de la crise financière portant les remboursements à 150 milliards d'euros. La France continue à bénéficier de faibles taux du fait de la profondeur et de l'importance de sa dette. Malgré la dégradation de sa note par les agences de notations, les capacités de remboursement sont encore considérées comme bonnes.

mercredi 8 février 2012

Les collectivités locales à la recherche de nouveaux financements

Avec la crise des dettes publiques et l'obligation pour les banques d'améliorer leurs rations de solvabilité, ces dernières réduisant les émissions de prêts en faveur des collectivités territoriales. Seuls le Crédit agricole et BPCE (Banques populaires-Caisses d'épargne) prêtent encore mais à des conditions plus strictes et avec une contrainte de non augmentation de l'encours.

Par ailleurs, la Caisse des dépôts et consignations (CDC) a consommé toute l'enveloppe de prêts d'urgence débloquée à l'automne 2011 après la faillite de Dexia.

Il manquerait au minimum 10 milliards d'euros pour financer les opérations budgétés. Les crédits sont à des taux plus élevés ce qui grèvent le budget des collectivités locales. Les taux évoluent autour de 5 % contre 2 % en 2010.
Pour desserrer l'étau, les collectivités locales sont tentés de se tourner vers le marché obligataire. Ainsi, l'Auvergne, le Limousin, Provence-Alpes-Cote d'Azur ont déjà eu recours à ce type de financement. Le taux proposé se situe autour de 4,5 points. Les collectivités locales doivent pour aller sur ce marché se faire noter et jouer la transparence.

Plusieurs autres régions pensent recourir à l'émission d'un emprunt auprès du public, il s'agit en particulier de la Corse.

Pour les épargnants, le taux peut être intéressant. Il faut néanmoins regarder de près les frais, la fiscalité (13,5 % de prélèvements sociaux + 24 % de prélèvement libératoire forfaitaire) et le fait que le capital n'est garanti qu'au terme de l'emprunt soit en moyenne 10 ans. En cas de remontée des taux, la valeur des obligations diminuera.