CERCLE DE L'EPARGNE, DE LA RETRAITE ET DE LA PREVOYANCE

Le Cercle des Epargne, de la retraite et de la prévoyance est un centre d'études et d'information indépendant qui a pour objet de réaliser des études et d'informer les épargnants sur toutes les questions relatives à l'épargne, la retraite et la prévoyance

Il bénéfice de l'appui et de l'expertise d'un Conseil scientifique et du soutien d'AG2R La Mondiale

Pour plus de renseignements et pour tous les contacts presse, vous pouvez nous contacter au 06 13 90 75 48

lundi 3 novembre 2014

Les taux des placements à court terme sont globalement stables

Au mois de septembre, selon la Banque de France, une légère hausse des taux sur les dépôts de moins de deux ans est constatée. Néanmoins, elle n'affecte pas les taux des livrets qui restent orientés à la baisse. Une hausse est constatée pour les  placements non monétaires et les dépôts à terme supérieur à deux ans.



Taux moyens de rémunération des encours de dépôts et placements auprès des institutions financières monétaires 
(en pourcentage)




sept-13
nov-13
avr-14
juil-14
août-14 (h)
sept-14 (i)










DÉPÔTS ET PLACEMENTS MONÉTAIRES (b)

0,71
0,69
0,71
0,68
0,62
0,62










dont : - dépôts à vue


0,15
0,15
0,16
0,15
0,15
0,15
          - dépôts à terme ≤ 2 ans


2,07
2,00
1,93
1,91
1,88
1,94
         - livrets à taux réglementés (c)

1,29
1,29
1,28
1,28
1,05
1,06

dont : livret A

1,25
1,25
1,25
1,25
1,00
1,00
         - livrets ordinaires


1,24
1,19
1,19
1,12
1,03
1,02
         - titres d'OPC monétaires (d) (e)

0,07
0,05
0,09
0,12
0,12
0,12










AUTRES DÉPÔTS NON INCLUS DANS LES AGRÉGATS

















Plan d'épargne-logement


3,02
3,00
2,97
2,90
2,91
2,93
Autres dépôts à terme > 2 ans


2,92
2,91
2,84
2,73
2,74
2,78
Pour mémoire :









         Taux de soumission minimal aux appels d'offres Eurosystème
0,50
0,25
0,25
0,15
0,15
0,05
         Euribor 3 mois (f)


0,22
0,22
0,33
0,21
0,19
0,10
         Rendement du TEC 5 ans (f), (g)

1,27
1,01
0,86
0,48
0,39
0,31
         Plan d'épargne logement


2,50
2,50
2,50
2,50
2,50
2,50

vendredi 31 octobre 2014

Baisse de la croissance du crédit aux entreprises

Est-ce parce que la demande est faible ou parce que les entreprises n'arrivent pas à accéder au crédit, il n'en demeure pas moins que le taux de croissance annuel des crédits aux sociétés non financières a  légèrement ralenti au mois de septembre avec +1,8 %, après +2,1 % en août. Cette baisse est imputable  à une modération des crédits d'investissement (+3,1 %, après +3,4 %) et à une faible baisse des crédits de trésorerie (-0,6 %, après +0,4 %).

Le taux d'intérêt moyen des crédits nouveaux est en baisse, plus légère pour les crédits de montants supérieurs à un million d'euros (1,83 % après 1,85 %) que pour ceux de montants inférieurs (2,63  % après 2,72 %).

Les crédits nouveaux (cvs) progressent pour la tranche des montants supérieurs à un million d'euros  (9,7 milliards d'euros après 9,4 milliards) et enregistrent une légère baisse pour celle des montants inférieurs (5,3 milliards d'euros après 5,7 milliards).

L'épargne salariale en attendant sa réforme a progressé de 6 % au premier semestre

Selon les résultats de l'Association Française de Gestion, à la fin du mois de juin, les encours de l'épargne salariale ont atteint 110,8 milliards d'euros, en progression de 6% par rapport à fin 2013 et de plus de 12% sur un an. Cette progression est liée à l'amélioration au début de l'année des cours boursiers. En effet, la collecte nette s'élevant à 1,8 milliard d'euros et l'effet de marché représentant +3,6 milliards d'euros.
Au 30 juin, les encours des fonds diversifiés atteignent 66 milliards d'euros, en croissance de plus de 7% sur six mois (+8% sur un an) et les actifs gérés dans le cadre des fonds d'actionnariat salarié s'élèvent à 45 milliards d'euros (+9% sur le premier semestre et +22% sur un an).
Les fonds d'investissement socialement responsables (ISR) ont connu une hausse de 22% de leurs encours sur un an, à 18,8 milliards d'euros.
En 2013, l'épargne salariale avait franchi la barre des 100 milliards d'euros d'encours grâce à la hausse des cours actions. 
Le Ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, a promis d'insérer dans son texte sur le développement de l'économie la réforme attendue depuis des mois de l'épargne salariale. Cette réforme devrait notamment favoriser la diffusion de l'épargne salariale au sein des PME.

mardi 28 octobre 2014

Le Gouverneur de la Banque de France appelle à la baisse des taux de rendement des fonds euros !

Devant la Commission des finances du Sénat, le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer qui est également en charge de la supervision financière a demandé aux compagnies d'assurances de diminuer  le taux de rémunération des assurances vie afin qu'ils ne prennent pas de risque excessif

La crainte du Gouverneur est liée à une éventuelle remontée des taux qui réduirait la valeur des obligations logées dans les fonds euros des assurés. Une trop forte rémunération aboutit à accroître l'écart entre le montant garantie et la valeur potentielle des obligations. 
Même si le Gouverneur croit pas une remontée brutale il juge qu'il est très important que les compagnies d'assurance soient capables de faire baisser leur taux de rémunération". Il attend "cette année une baisse significative du taux de rémunération des contrats d'assurances vie."

"Je veillerai à ce que les compagnies d'assurance le fassent", a également indiqué le Gouverneur.

L'immobilier toujours en panne !!!

La demande de logements neufs continue de baisser dans un contexte de diminution des prix et d'augmentation des stocks. En octobre 2014, selon les promoteurs immobiliers, la tendance à la baisse de la demande de logements neufs s’accentue encore. Le solde d’opinion correspondant est ainsi nettement en dessous de sa moyenne de long terme et atteint son plus bas niveau depuis que la série existe (1991). Les perspectives de mises en chantier de logements neufs restent dégradées pour les trois prochains mois.
Même si les promoteurs sont moins nombreux qu’en juillet à indiquer une augmentation de leur stock de logements invendus, le solde d’opinion correspondant reste nettement supérieur à sa moyenne.
En octobre, les promoteurs sont aussi nombreux qu’en juillet à signaler la baisse des prix moyens des logements neufs mis en vente ; le solde correspondant demeure toujours très inférieur à sa moyenne de longue période. Leur opinion concernant l’apport personnel des candidats à l’acquisition d’un logement neuf est moins pessimiste qu’au trimestre précédent. Les promoteurs sont légèrement moins nombreux qu’en juillet à prévoir une baisse des moyens de financement consacrés aux achats de logements neufs.
Conjoncture dans la promotion immobilière
Soldes d'opinion, en %, CVS
* Moyenne depuis juillet 1991.
Source : enquête de conjoncture promotion immobilière - Insee
Moy.*Jan. 14Avril 14Juil. 14Oct. 14
Demande de logements–8–48–43–51–54
Perspectives de mises en chantier de logements–7–23–22–34–33
- destinés à la vente–15–32–35–42–42
- destinés à la location0–9–6–15–15
Évolution des stocks de logements invendus–27–15–13–10–13
Prix moyen des logements mis en vente6–24–22–31–31
Évolution de l'apport personnel des candidats–21–41–39–46–40
Perspectives d'évolution des moyens de financement–23–49–47–41–39
Tendance de la demande de logements neufs
Tendance de la demande de logements neufs

Les dépôts à vue progressent en France

Sans surprise, les agents économiques ménages compris sortent des comptes sur livret et laissent de plus en plus d'argent sur leurs comptes courants. Ainsi le taux de croissance des dépôts à vue est resté, au mois de septembre, + 4,8 %, après + 5,1 % en août.
. 
La décollecte des comptes sur livrets se poursuit (- 1,1 %, comme en août), alors que les encours de dépôts à terme inférieur à deux ans progressent nettement (+ 3,1 % en septembre, après + 1,2 %).

lundi 27 octobre 2014

Très légère baisse du taux d'épargne en Europe au deuxième trimestre

Au deuxième trimestre 2014, le taux d'épargne des ménages  dans la zone euro  a été de 12,9%, contre 13,1% au premier trimestre 2014. Dans un contexte de stagnation économique, les ménages ont légèrement puisé dans leur bas de laine. Au sein de l'Union européenne, le taux d'épargne des ménages s’est établi à 10,4%, contre 10,7% au trimestre précédent. 

Le Sénat modifie les règle d'information des souscripteurs de contrats d'assurance-vie

Dans le cadre du projet de loi portant diverses dispositions d'adaptation de la législation au droit de l'Union européenne en matière économique et financière.le Sénat a adopté  un article 3 bis qui modifie l"article L.132-5-2 du Code des assurances. Cet article précise les obligations d'information des compagnies d'assurance vis-à-vis des assurés ayant notamment souscrit des contrats d'assurance-vie. Les sénateurs ont prévu que le défaut de remise des documents et informations  entraîne pour les souscripteurs de bonne foi  la prorogation du délai de renonciation prévu à l'article L. 132-5-1 jusqu'au trentième jour calendaire révolu suivant la date de remise effective de ces documents, dans la limite de huit ans à compter de la date où le souscripteur est informé que le contrat est conclu. Auparavant, cela était de plein droit. Cette reformulation vise à atténuer les abus de droits en la matière en vertu desquels des assurés faisaient état d'une mauvaise information sur les risques encourus pour bénéficier d'un remboursement de leurs primes. 

(procédure accélérée)Article 3 bis (nouveau)
Au sixième alinéa de l'article L. 132-5-2 du code des assurances, les mots : « de plein droit » sont remplacés par les mots : « , pour les souscripteurs de bonne foi, ».
Article L.132-5-2 du code des assurances avant modification 
Avant la conclusion d'un contrat d'assurance sur la vie ou d'un contrat de capitalisation, par une personne physique, l'assureur remet à celle-ci, contre récépissé, une note d'information sur les conditions d'exercice de la faculté de renonciation et sur les dispositions essentielles du contrat. Un arrêté fixe les informations qui doivent figurer dans cette note, notamment en ce qui concerne les garanties exprimées en unités de compte. Toutefois, la proposition d'assurance ou le projet de contrat vaut note d'information, pour les contrats d'assurance ou de capitalisation comportant une valeur de rachat ou de transfert, lorsqu'un encadré, inséré en début de proposition d'assurance ou de projet de contrat, indique en caractères très apparents la nature du contrat. L'encadré comporte en particulier le regroupement des frais dans une même rubrique, les garanties offertes et la disponibilité des sommes en cas de rachat, la participation aux bénéfices, ainsi que les modalités de désignation des bénéficiaires. Un arrêté du ministre chargé de l'économie, pris après avis de l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, fixe le format de cet encadré ainsi que, de façon limitative, son contenu.
La proposition ou le contrat d'assurance ou de capitalisation comprend :; l
1° Un modèle de lettre destiné à faciliter l'exercice de la faculté de renonciation ;
2° Une mention dont les termes sont fixés par arrêté du ministre chargé de l'économie, précisant les modalités de renonciation.
La proposition ou le projet de contrat d'assurance ou de capitalisation indique, pour les contrats qui en comportent, les valeurs de rachat au terme de chacune des huit premières années du contrat au moins, ainsi que, dans le même tableau, la somme des primes ou cotisations versées au terme de chacune des mêmes années. Toutefois, pour les contrats mentionnés au deuxième alinéa de l'article L. 132-23, l'entreprise indique les valeurs de transfert au lieu des valeurs de rachat. La proposition ou le projet de contrat d'assurance ou de capitalisation indique les valeurs minimales et explique le mécanisme de calcul des valeurs de rachat ou de transfert lorsque celles-ci ne peuvent être établies.
Le défaut de remise des documents et informations prévus au présent article entraîne de plein droit la prorogation du délai de renonciation prévu à l'article L. 132-5-1 jusqu'au trentième jour calendaire révolu suivant la date de remise effective de ces documents, dans la limite de huit ans à compter de la date où le souscripteur est informé que le contrat est conclu.
Les dispositions du présent article sont précisées, en tant que de besoin, par arrêté ministériel.
Elles ne s'appliquent pas aux contrats d'une durée maximale de deux mois.

L'ASSURANCE VIE REUSSIT SA RENTREE DE SEPTEMBRE

L’ASSURANCE-VIE NE RATE PAS SA RENTREE DE SEPTEMBRE

Par Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Epargne

Lundi 27 octobre 2014



L’assurance-vie continue sur sa lancée avec un très bon mois de septembre. La collecte nette a été positive de 2,1 milliards d’euros portant le total à 17,4 milliards d’euros depuis le début de l’année. Il s’agit du neuvième mois consécutif de collecte positive. L’année dernière, la collecte cumulée des neuf premiers n’était que de 11 milliards d’euros.

Ce résultat tranche avec ceux du Livret A qui en est à son cinquième mois de décollecte et qui enregistre, pour le mois de septembre, une décollecte de 2,37 milliards d’euros.

Le montant de la collecte brute a été de 10 milliards d’euros ce qui est très correct pour un mois de septembre. Les rachats ont été relativement faibles en ne s’élevant qu’à 7,9 milliards d’euros.

L’encours des contrats d’assurance-vie s’élève à 1 505,6 milliards d’euros à fin septembre 2014.

L’assurance-vie bénéficie, tout à la fois, de la méforme du Livret A et de la déprime de l’immobilier. L’abaissement du rendement du Livret A et la fin de l’effet relèvement des plafonds du Livret A et du LDD ont conduit les épargnants à revenir sur l’assurance-vie.

Mais au vu de la baisse des rachats, il apparaît également que les détenteurs de contrats d’assurance-vie sont moins tentés par l’immobilier.

Par ailleurs, le rendement de 2,8 % en 2013 et certainement de 2,6 % pour 2014 des fonds euros est redevenu attractif en comparaison des autres placements. Les mauvais résultats de la bourse n’incitent pas les épargnants à chercher de la diversification sur leur PEA. Les résultats moyens des unités de compte confortent également le fonds euros.

Le positionnement de l’assurance-vie comme placement sûr doté d’un dispositif fiscal attractif est conforté en 2014. Avec l’alourdissement de la fiscalité sur les comptes titres intervenus et sur les livrets bancaires en 2012, l’assurance-vie, avec la garantie en capital des fonds euros, apparaît comme le produit en forme de cette fin d’année.


Cette fin d’année sera intéressante avec le lancement des premiers contrats intégrant des fonds euro-croissance qui devront affronter un contexte difficile de faibles taux et de bourses chahutées. 

Stress test de la BCE, une bonne nouvelle pour les épargnants

Avec la crise financière de 2008 et la nécessité de respecter les ratios prudentiels de Bâle 3, les banques se devaient de renforcer leurs fonds propres. La Banque Centrale Européenne qui intervient comme le superviseur des grandes banques européennes a mené un stress test afin d'apprécier la résistance des banques à des accidents économiques et financiers de grande ampleur. Seules vingt cinq banques sur 130 n'ont pas réussi l'examen de passage 

Afin de se mettre en conformité, les 25 banques ont consenti depuis le début de l'année des efforts importants pour accroître leurs fonds propres. 
Désormais, seuls 8 doivent encore en situation critique. Leur  déficit cumulé de fonds propres cumulé est de l'ordre de six milliards d'euros. Ces établissements doivent dans les deux semaines présenter un plan  afin de renforcer leur fonds propres dans les six mois à venir.
Figurent dans la liste quatre banques italiennes mais aucun établissement français ou allemand. En France, parmi les treize établissements évalués, seule la Caisse de refinancement de l'habitat (CRH) ne respectait pas, au début de l'année, les niveaux de solvabilité requis. Depuis, la CRH a fait le nécessaire pour respecter les ratios prudentiels. 
Les bons résultats des banques françaises devraient atténuer la pression sur les frais et sur la recherche de bénéfices qui avait comme objectif le renforcement des fonds propres. Par ailleurs, la solidité des banques constitue un gage de sécurité pour les épargnants.