CERCLE DE L'EPARGNE, DE LA RETRAITE ET DE LA PREVOYANCE

Le Cercle des Epargne, de la retraite et de la prévoyance est un centre d'études et d'information indépendant qui a pour objet de réaliser des études et d'informer les épargnants sur toutes les questions relatives à l'épargne, la retraite et la prévoyance

Il bénéfice de l'appui et de l'expertise d'un Conseil scientifique et du soutien d'AG2R La Mondiale

Pour plus de renseignements et pour tous les contacts presse, vous pouvez nous contacter au 06 13 90 75 48

samedi 27 juin 2009

Dossier Retraite dans le Fig Mag du 27 juin

Le Fig Mag de ce fin de mois de juin comprend un dossier sur les retraites : solutions pour l'améliorer, la question de l'âge légal de départ à la retraite... Un test réalisé par le Cercle des Epargnants pour savoir si nous sommes bien préparés pour faire financièrement face à la cessation d'activité.

Lire l'article sur la question de l'âge de départ à la retraite

Lire l'article "faire les bons choix pour de belles années"

Lire l'article "le PERP en attente de réforme"

jeudi 25 juin 2009

Le Cumul emploi/retraite expliqué

Depuis le 1er janvier 2009, le cumul emploi/retraite a été libéralisé pour un certain nombre d'assurés. Le Cercle a élaboré sous la forme d'une fiche pratique une synthèse des modalités du nouveau dispositif.


télécharger la fiche pratique

mercredi 24 juin 2009

Epargne et Revenus, une enquête de l'INSEE

L'INSEE a étudié les comportements des ménages (consommation et épargne) en fonction de leurs revenus. Ainsi, 20 % des ménages les plus aisés reçoivent 40 % des revenus pendant que les 20 % les plus modestes ne reçoivent que 8 % des revenus. Les 5 millions de ménages aisés captent 80 % des revenus financiers qui représentent 36 % de leurs revenus. Pour les ménages modestes, les prestations sociales représentent la moitié de leurs revenus. La part des revenus consacrée à l'épargne atteint 36 % du revenu disponible pour les 20 % des ménages les plus riches. ce taux est de 10 % pour le décile précédent. Il est respectivement de 1 % et de 7 % pour le 2ème et le 3ème déciles. Les 20 % de ménages les plus pauvres ont un taux d'épargne négatif de 11 %. En intégrant les transferts privés (famille...), leur taux d'épargne est de 1 %.
Les écarts de consommation sont moins importants que les écarts de revenus du fait du surcroit d'épargne de la part des ménages aisés ; l'écart est de 3,3 contre 5 pour les revenus.

Trois grands postes de consommation absorbent entre 50 et 60 % des revenus : le logement, l'alimentation et les transports.

lundi 22 juin 2009

L'assurance vie, le couteau suisse de l'épargne française

Après le Conseil d'Analyse Economique, c'est au tour du CES d'étudier l'assurance-vie à travers un rapport baptisé "l'assurance vie : protection individuelle et financement du développement économique".
Le rapport rappelle sans surprise que l'assurance vie avec ses 12 millions de contrats est le placement préféré des Français. Son essor n'est pas sans lien avec l'absence dans notre pays de fonds de pension.

L'assurance-vie représente 40 % des placements financiers des ménages en 2007 contre 30 % en 1998. A la fin de l'année 2008, l'encours de l'assurance-vie représentait 1144 milliards d'euros. En 1994, elle pesait moins de 300 milliards d'euros.

La progression de l'assurance-vie est d'autant plus à signaler que sa fiscalité a été alourdie au fil des années. Au départ, l'exonération était quasi la règle.

En matière d'impôt sur le revenu, le régime dépend de trois facteurs :
- la date de conclusion du contrat

- la date de versement des primes avec deux dates à prendre en compte (le 1er janvier 1983 fin de l'exonération des contrats d'assurance vie quelle que soit leur durée; le 26 septembre 1997, fin du régime d'exonération totale des contrats de plus de 8 ans)

- durée de détention du contrat à la date de rachat (contrat de moins de 8 ans, imposition majorée, contrat de plus de 8 ans, imposition allégée).

Depuis 1983, le taux d'imposition est de 35 % pour les contrats de moins de 4 ans et de 15 % pour ceux de 4 à 8 ans.

A l'exception des contrats DSK et NSK, depuis le 1er janvier 1998, les contrats de plus de 8 ans sont soumis à une imposition de 7,5 % avec application d'un abattement de 4600 euros pour une personne seule et 9200 euros pour un couple.

Les prélèvements sociaux qui n'existaient pas il y a 20 ans se sont accrus ces dernières années.

Pour les contrats en unités de compte, ils sont acquittés au moment du rachat ; pour les fonds euros, ils sont perçus annuellement.

Depuis le 1er janvier 2009, les prélèvements sociaux représentent 12,1 % (0,5 % de CRDS, 8,2 % de CSG, 2 % de prélèvements sociaux, contributions additionnelles de 0,3 % et de 1,1 % pour le RSA).

Le régime fiscal au moment de la succession reste avantageux. 20 % des contrats se dénouent au moment du décès du titulaire.

Les montants des contrats de l'assurance vie ne rentrent pas dans l'actif successorale. La fiscalité applicable dépend de trois facteuurs :

- la date d'ouverture du contrat

- la date de versement des primes

- l'âge du souscripteur.


Pour les contrats ouverts depuis le 20 novembre 1991,
- pour les assurés de moins de 70 ans, exonération totale (jusqu'au 13 octobre 1998) puis depuis cette date imposition à 20 % avec abattement de 152 000 euros;

- pour les assurés de plus de 70 ans, droits de succession applicable pour les primes supérieures à 30 500 euros.

La dépense fiscale du régime de l'assurance-vie est de 2,8 milliards d'euros.

Le CESE préconise une simplification du régime fiscal.

Les multiples objectifs de l'assurance-vie :

- la constitution d'une épargne de précaution
- la préparation de l'achat d'un logement ou de la construction d'une résidence principale ou secondaire
- la préparation de la retraite
- la constitution d'une épargne en vue de la dépendance
- la préparation de la succession

Les contrats d'assurance-vie ont bénéficié d'importantes innovations. Autrefois, constitués en fonds garanti, ils se sont mués en enveloppe accueillant tout type d'instruments financiers (fonds en unités de compte, fonds multisupports, fonds diversifiés).

Avec l'amendement Fourgous (2005), le bénéficiaire d'un contrat d'assurance-vie souscrit en euros peut sans perdre les avantages fiscaux qui y sont attachés le transformer en contrats multi-supports à condition de consacrer 20 % de l'actif aux actions. Plus de 1,3 million de contrats ont été transformés représentant 47 milliards d'euros.

La force des contrats d'assurance-vie provient de leur souplesse : différents types de gestion, versements programmés ou libres, prime unique, sortie en rente, en capital....)


lire le rapport

L'assurance vie, le couteau suisse de l'épargne française

Après le Conseil d'Analyse Economique, c'est au tour du CES d'étudier l'assurance-vie à travers un rapport baptisé "l'assurance vie : protection individuelle et financement du développement économique".
Le rapport rappelle sans surprise que l'assurance vie avec ses 12 millions de contrats est le placement préféré des Français. Son essor n'est pas sans lien avec l'absence dans notre pays de fonds de pension.

L'assurance-vie représente 40 % des placements financiers des ménages en 2007 contre 30 % en 1998. A la fin de l'année 2008, l'encours de l'assurance-vie représentait 1144 milliards d'euros. En 1994, elle pesait moins de 300 milliards d'euros.

La progression de l'assurance-vie est d'autant plus à signaler que sa fiscalité a été alourdie au fil des années. Au départ, l'exonération était quasi la règle.

En matière d'impôt sur le revenu, le régime dépend de trois facteurs :
- la date de conclusion du contrat

- la date de versement des primes avec deux dates à prendre en compte (le 1er janvier 1983 fin de l'exonération des contrats d'assurance vie quelle que soit leur durée; le 26 septembre 1997, fin du régime d'exonération totale des contrats de plus de 8 ans)

- durée de détention du contrat à la date de rachat (contrat de moins de 8 ans, imposition majorée, contrat de plus de 8 ans, imposition allégée).

Depuis 1983, le taux d'imposition est de 35 % pour les contrats de moins de 4 ans et de 15 % pour ceux de 4 à 8 ans.

A l'exception des contrats DSK et NSK, depuis le 1er janvier 1998, les contrats de plus de 8 ans sont soumis à une imposition de 7,5 % avec application d'un abattement de 4600 euros pour une personne seule et 9200 euros pour un couple.

Les prélèvements sociaux qui n'existaient pas il y a 20 ans se sont accrus ces dernières années.

Pour les contrats en unités de compte, ils sont acquittés au moment du rachat ; pour les fonds euros, ils sont perçus annuellement.

Depuis le 1er janvier 2009, les prélèvements sociaux représentent 12,1 % (0,5 % de CRDS, 8,2 % de CSG, 2 % de prélèvements sociaux, contributions additionnelles de 0,3 % et de 1,1 % pour le RSA).

Le régime fiscal au moment de la succession reste avantageux. 20 % des contrats se dénouent au moment du décès du titulaire.

Les montants des contrats de l'assurance vie ne rentrent pas dans l'actif successorale. La fiscalité applicable dépend de trois facteuurs :

- la date d'ouverture du contrat

- la date de versement des primes

- l'âge du souscripteur.


Pour les contrats ouverts depuis le 20 novembre 1991,
- pour les assurés de moins de 70 ans, exonération totale (jusqu'au 13 octobre 1998) puis depuis cette date imposition à 20 % avec abattement de 152 000 euros;

- pour les assurés de plus de 70 ans, droits de succession applicable pour les primes supérieures à 30 500 euros.

La dépense fiscale du régime de l'assurance-vie est de 2,8 milliards d'euros.

Le CESE préconise une simplification du régime fiscal.

Les multiples objectifs de l'assurance-vie :

- la constitution d'une épargne de précaution
- la préparation de l'achat d'un logement ou de la construction d'une résidence principale ou secondaire
- la préparation de la retraite
- la constitution d'une épargne en vue de la dépendance
- la préparation de la succession

Les contrats d'assurance-vie ont bénéficié d'importantes innovations. Autrefois, constitués en fonds garanti, ils se sont mués en enveloppe accueillant tout type d'instruments financiers (fonds en unités de compte, fonds multisupports, fonds diversifiés).

Avec l'amendement Fourgous (2005), le bénéficiaire d'un contrat d'assurance-vie souscrit en euros peut sans perdre les avantages fiscaux qui y sont attachés le transformer en contrats multi-supports à condition de consacrer 20 % de l'actif aux actions. Plus de 1,3 million de contrats ont été transformés représentant 47 milliards d'euros.

La force des contrats d'assurance-vie provient de leur souplesse : différents types de gestion, versements programmés ou libres, prime unique, sortie en rente, en capital....)


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retraite, l'heure des choix

En 2050, le scénario sera le suivant : 22,1 millions de retraités, 18,9 millions d'actifs et un déficit pour l'assurance vieillesse de 44,5 milliards d'euros. C'est en 2030 que les retraités l'emporteront sur les actifs si aucune réforme n'est mise en oeuvre. En 2020, le déficit de l'assurance retraite sera de 25 milliards d'euros contre 7,7 milliards d'euros prévus en 2009 et encore à condition que le chômage soit de 4,5 % et que la croissance soit de retour. Beaucoup de conditions à la réalisation non garantie.
Le gouvernement a demandé au COR d'étudier la transformation du régime général en régime par points qui permettrait de lisser plus finement les effets du vieillissement et de mieux valoriser la poursuite de l'activité au-delà de 60 ans.

mardi 16 juin 2009

les âges de départ à la retraite

Le retour sur le devant de la scène de la question de l'âge de départ à la retraite ne doit pas nous faire oublier qu'il n'y a pas, en la matière, pas un âge mais plusieurs âges rentrant en jeu pour partir à la retraite.

Ainsi, il y a l'âge réel de départ à la retraite, l'âge à partir duquel on ne travaille plus et à partir duquel on perçoit une pension. En 2008, les Français sont partis à la retraite, en moyenne à 61,03 ans contre 60,91 ans en 2007. Néanmoins, de très nombreux actifs prennent leur retraite avant 60 ans (préretraite, retraite anticipée, dispense de recherche d'emploi, régimes spéciaux). Seulement 49 % des Français sont encore actifs après 59 ans.

L’âge réel de départ à la retraite est de 53,8 ans à la RATP, de 58,5 ans pour les fonctionnaires de l’Etat, de 61,1 ans pour les salariés su privé et de 65 ans pour les avocats.

L'âge légal de départ à la retraite qui est fixé depuis 1982 renvoie à la notion de l'âge à partir duquel un actif peut prendre de sa propre initiative sa retraite ce qui ne signifie pas qu'il obtiendra une retraite à taux plein. Sa retraite sera calculée en fonction des droits accumulés durant sa période d'activité. Pour obtenir la retraite à taux plein sans condition de droits, il faut avoir 65 ans.

Enfin, depuis le 1er janvier 2009, tout salarié ne peut pas être mis d'office à la retraite jusqu'à 70 ans. Si un employeur souhaite se séparer d'un salarié de plus de 65 ans, il faut qu'il passe par un licenciement. Cette barrière fixée à 70 ans est certainement illégale car elle constitue une discrimination en fonction de l'âge.

De nombreux pays ne disposent pas d'âge légal de départ à la retraite. Ils retiennent simplement des âges permettant de partir avec une retraite à taux plein sans décote.

En moyenne, l'âge de la retraite sein de l'OCDE est aujourd'hui de 65 ans. Plusieurs pays ont prévu de la porter progressivement à 67 voire 69 ans.

En Australie, l'âge de la retraite a été reculé de 60 à 65 ans. En Autriche, il est en voie de passer de 62 à 65 ans. En Corée, il a été relevé de 60 à 65 ans. Au Danemark, un système de relèvement progressif de 65 à 67 ans a été adopté. En Grèce, il est porté de 58 à 65 ans. En Hongrie, il a été fixé à 62 ans tout comme en Italie. Au Japon, l'âge a été fixé à 65 ans tout comme en Nouvelle Zélande et au Portugal. En République Slovaque, l'âge a été relevé à 62 ans ; en république Tchèque à 63 ans. Au Royaume-Uni, l'âge d'éligibilité des droits est de 65 ans. En Turquie, l'âge de la retraite est de 65 ans. En Norvège, en Islande et aux Etats-Unis, l'âge de la retraite est fixé à 67 ans. La France avec son âge fixé à 60 ans est le pays où l'âge est le plus bas.

Si le Gouvernement décidait de fixer la retraite à 62 ans, cette mesure génèrerait une économie de près de 7 milliards d'euros (6,6 milliards d'euros). Selon le dernier sondage du Cercle des Epargnants, une majorité de Français n'était pas opposée à travailler jusqu'à 62 ans ce qui constituait une inflexion par rapport aux précédents résultats.

vendredi 12 juin 2009

Hausse des taux, good news or bad news

De nombreux experts avaient annoncé une remontée des taux d'intérêt. La rareté des émissions d'actions, la multiplication des émissions d'obligation et la crainte d'un retour de l'inflation conduisent à l'augmentation des taux. Ainsi, les taux des emprunt des emprunts d'Etat à 10 ans ont franchi la barre des 4 % le jeudi 11 juin. Ils étaient descendu à 2 % en fin d'année 2008. Ces tensions sur les taux sont alimentées par les rumeurs d'une révision à la baisse de la notation des Etats-Unis. Une méfiance, encore faible, se fait jour vis-à-vis des titres souverains.
A 4 % en période d'inflation faible, les obligations d'Etat redeviennent compétitifs. Cette remontée des taux a un effet sur les crédits immobiliers. Leur taux est en vive progression aux Etats-Unis et dépassent désormais 5 %. Cette augmentation risque de freiner la reprise dans le secteur de l'immobilier et du bâtiment. La progression des taux obligataires peut favoriser les épargnants titulaires de fonds euros dans leurs contrats d'assurance-vie. En revanche, sur le stock récent obligataires, cela a un effet dépressif...

jeudi 11 juin 2009

Retraite anticipée, fin d'une époque

En 2008, plus de 120 000 actifs avaient demandé de bénéficier du dispositif de retraite anticipée au titre d'une carrière longue mis en place par la loi Fillon et qui permet aux personnes ayant commencer de travailler avant 18 ans de prendre leur retraite avant 60 ans. En cinq ans, 600 000 personnes ont eu recours à cette mesure dont le coût a été évalué à 2,3 milliards d'euros pour 2008. Le Gouvernement a décidé de durcir les conditions d'accès à la retraite anticipée en appliquant immédiatement et non de manière progressive le passage de 40 à 41 années de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein. Par ailleurs, le contrôle des validations de trimestres a été renforcé. Il suffisait initialement de déclarations sur l'honneur pour valider des trimestres anciens ce qui a généré de nombreux abus. Para ailleurs, l'obligation de scolarité jusqu'à 16 ans commence à se faire sentir. Il en résulte depuis le début de l'année une décrue rapide des demandes. Seulement 35 000 dossiers devraient être validés soit quatre fois moins qu'en 2008. Le gain pour la CNAV serait de 100 millions d'euros par rapport aux prévisions. De même, le recul de l'inflation devrait amener une économie de plus de 700 millions d'euros en raison d'une plus faible revalorisation des pensions (1 % au mois d'avril)

lundi 8 juin 2009

La lettre n°35 du Cercle

Au sommaire de la lettre n°35 du Cercle des Epargnants :

- les derniers résultats de l'assurance-vie

- l'emploi des seniors

- la directive Solvency 2

- le rapport du Conseil d'analyse économique sur l'épargne

- l'emploi des seniors

- la dépendance.


télécharger la lettre n°35

jeudi 4 juin 2009

"La crise influence peu les épargnants français" par Florence Legros

Florence Legros, membre du Conseil scientifique du Cercle, économiste, professeur à l'Université Paris Dauphine, à travers un papier publié dans l'AGEFI Hebdo du 4/10 juin, analyse les conséquences de la crise sur le comportement des épargnants français. En s'appuyant sur les résultats du sondage du Cercle, Florence Legros souligne que la remontée du taux d'épargne des ménages est plus faible que chez nos voisins. Elle note que la crise n'a pas sensiblement modifié la perception des Français vis-à-vis de leur future retraite même si l'intervention de l'Etat est souhaitée par plus de Français qu'en 2008. Florence Legros est dubitative sur la volonté des Français de mieux anticiper les effets du papy-boom en mentionnant que "les risques financiers et leur perception semblent peu infléchir les comportements d'épargne qui dépendent plutôt aujourd'hui des évolutions du revenu disponible. Une certaine myopie et une forte préférence pour le présent caractérisent donc toujours les décisions d'épargne retraite".

lire l'analyse de Florence Legros

mardi 26 mai 2009

Philippe Crevel sur Europe 1

Après l'annonce des résultats de la collecte d'assurance-vie , en progression de 11 % au mois d'avril, Philippe Crevel a été interviewé sur Europe 1

écouter l'interview

lundi 25 mai 2009

Le Come back de l'assurance-vie

La crise, la baisse du taux du livret A et les taux attractifs des fonds euros ont permis le retournement du marché pour l'assurance-vie. Les cotisations collectées au mois d'avril ont progressé de 11 % pour atteindre près de 12 milliards d'euros. Depuis le début de l'année, la hausse est de 5 %. Les versements en fonds euros progressent de plus de 13 % quand ceux en unités de comptes diminuent de 33 %.

Au 30 avril 2009, l'encours de l'assurance vie s'élevait à 1 154,7 milliards d'euros en progression de 2 % par rapport à 2008.

Dans le même temps, la collecte sur le Livret A diminue mais reste positive. Les Français, en période de crise, ont tendance à accroitre leur effort en matière d'épargne et à reconstituer leur patrimoine atteint par la chute des cours en 2008.

Le taux d'épargne qui était de 14,9 % du revenu disponible brut en 2008 devrait atteindre 16 % d'ici la fin de l'année.

Travailler plus longtemps pour vivre mieux

Selon une étude réalisée par des chercheurs du Kings College de Londres sur le bénéfice d’une retraite prise plus tard, il apparaît nettement que les risques de survenue de la maladie d’Alzheimer diminuent.

Pour l’équipe des Dr Powell et Lovestone, travailler plus longtemps a un impact positif sur la stimulation du cerveau au point de retarder l’apparition de la maladie d’Alzheimer.

Plus de 1300 Britanniques atteints de démence sénile ont été étudiés. Leur éducation, leur emploi et l’âge de leur prise de retraite ont notamment été vérifiés.

Les chercheurs ont remarqué que ceux qui avaient poursuivi leurs activités au-delà de l’âge moyen de départ à la retraite avaient développé la maladie d’Alzheimer plus tardivement que ceux qui avaient pris leur retraite plus tôt.

Ils considèrent qu’une année de travail de plus entraînerait un retard de six semaines dans l’apparition des premiers symptômes de la maladie.

dimanche 24 mai 2009

Les Entretiens de l'Epargne et de la Retraite le 18 juin à Montpellier

Le Cercle et Generali organisent le 18 juin 2009 à Montpellier un grand débat sur le thème


"Epargne, Retraite, face à la Crise que faire ?"

à l'Hôtel Pullman Antigone (ex Sofitel)
1, rue des Pertuisanes - Montpellier


Participeront à cette réunion Jean-Pierre Gaillard, journaliste économique, Jacques Barthélémy, avocat conseil en droit social, Florence Legros, économiste et professeur d'université à Paris Dauphine et Philippe Crevel.

Ce débat est ouvert à tous. Vous pouvez vous inscrire en ligne

Télécharger l'invitation

vendredi 22 mai 2009

Plan Sénior le décret est publié

Après quelques tergiversations, le Gouvernement a publié le décret qui impose aux entreprises de prendre des mesures en faveur de l'emploi des seniors. La non mise en oeuvre d'un plan en ce domaine sera sanctionnée par une taxe fixée à 1 % de la masse salariale.
Si les intentions sont louables, l'application risque d'être hasardeuse compte tenu de la complexité et l'hétérogénéité des situations.


Les entreprises devront se fixer des objectifs et les suivre par des indicateurs sur les points suivants :

« 1° Recrutement des salariés âgés dans l’entreprise ;
« 2° Anticipation de l’évolution des carrières professionnelles ;
« 3° Amélioration des conditions de travail et prévention des situations de pénibilité ;
« 4° Développement des compétences et des qualifications et accès à la formation ;
« 5° Aménagement des fins de carrière et de la transition entre activité et retraite ;
« 6° Transmission des savoirs et des compétences et développement du tutorat."

Le Ministre de l'Emploi et les préfets de région seront compétents pour valider les plans.

La taxe sera perçue sur une base mensuelle pour tout mois de non mise en oeuvre d'un plan en faveur de l'emploi des seniors.

Je pense qu'il y a du travail pour les juristes et que le contentieux ne manquera pas de se développer d'autant plus que ses plans peuvent être élaborés au niveau des branches, au niveau de l'entreprise de manière paritaire. En cas d'échec des négociations, le chef d'entreprise pourra élaborer un plan.


télécharger le décret

dimanche 17 mai 2009

500 000 à 700 000 entreprises concernées par la retraite de leurs dirigeants

D'un côté, plus de 145 000 auto-entrepreneurs; de l'autre, dans les dix prochaines années, 500 000 à 700 000 PME seront cédées du fait de l'arrivée à l'âge de la retraite de leurs dirigeants. Rien d'anormal, les dirigeants de PME sont plus âgés que la moyenne de la population. 28 % des dirigeants d'entreprise ont moins de 40 ans; 34 % ont entre 40 et 49 ans ; 32 % ont entre 50 et 59 ans et 6 % ont plus de 60 ans. 45 % des entreprises françaises sont dirigées par un responsable ayant plus de 50 ans.
La transmission d'une entreprise est un double défi, pour le cédant qui doit retrouver un acheteur et pour le repreneur qui logiquement a comme objectif de pérenniser et de développer l'entreprise. Si dans les entreprises de taille moyenne, des mécanismes d'accompagnement existent (banques, CCI...), pour les TPE, les dirigeants sont, en règle générale, moins aidés.

vendredi 15 mai 2009

Point sur les Marchés Financiers par Generali Investments

Comme tous les mois, Generali Investments France décrypte l'évolution des marchés financiers.
Pour le mois de mai, c'est Marc Fabayre qui participe aux "Minutes Marché" et qui répond au questions suivantes :

- Après le rebond de mars et avril, où en est-on ?

- Les chiffres : indicateurs économiques fiables ?

- Comment aborder le 2è trimestre ?

- Pourquoi en avril ce fort rebond des petites capitalisations ?

- Parmi les petites capitalisations, que sélectionner ?


Marc Fabayre est directeur de la distribution Europe de Generali Investments et participe aux réunions du Cercle des Epargnants "Les Entretiens de l'Epargne Retraite " en tant que spécialiste Financier.


regarder la vidéo

vendredi 8 mai 2009

La lettre 34 du Cercle - Mai 2009



Au sommaire de la lettre n°34 du Cercle des Epargnants :

- l'avenir du PERP
- quelles limites pour la dette publique
- l'information en matière de droits à la retraite
- le Cercle et le développement durable
- l'emploi des seniors
- la dépendance

télécharger la lettre n°34

mercredi 6 mai 2009

Revenus du patrimoine, montée des inégalités ?

L'INSEE a publié le 6 mai sa deuxième édition de son ouvrage consacré aux revenus du patrimoine.

L'INSEE souligne que les divergences de pouvoir d'achat ont augmenté ces dernières années. Ainsi, si de 2003 à 2005, en euros constants, le niveau de vie médian a progressé de 1,3%, il s'est accru de plus de 10 % pour un tiers des ménages et a diminué d'autant pour un autre tiers. Pour 12,7 % de la population, la baisse atteint même 30 %. Pour 18,6 % de la population, la hausse est de plus de 30 %.


lire le rapport

lundi 4 mai 2009

La Commission Européenne au chevet des retraites

La Commission européenne vient de publier son rapport annuel sur le vieillissement de la population.
A travers ce rapport, la Commission souligne que malgré la crise, les Etats membres doivent poursuivre les réformes en matière de retraite. En effet, d'ici 50 ans, l'âge médian, qui s'établit aujourd'hui à environ 40 ans, devrait passer à 48 ans en raison de la hausse de l'espérance de vie, de la faiblesse du taux de natalité et du ralentissement de l'immigration. Selon le rapport, d'ici 2060, les dépenses augmenteront en moyenne de 4,7 % du PIB, en raison du nombre croissant de seniors. Pour chaque personne de plus de 65 ans, il ne restera plus que deux personnes en âge de travailler (de 15 à 64 ans), contre quatre aujourd'hui.

lire le rapport

vendredi 1 mai 2009

L'immobilier, le retour de la raison

En 2008, les transactions concernant les logements neufs ont atteint 79 400 soit un repli de 37,5 % par rapport à 2007.Cette diminution est la plus forte constatée depuis 30 ans. Les prix des logements neufs a progressé de 3 % contre plus de 10 % les précédentes années.

Pour l'ancien, les premiers résultats tablent sur une baisse des transactions situées entre 15 et 20 %. Sur les trois premiers trimestres 2008, 600 000 logements anciens ont été vendus avec une baisse des prix de 3 %.

En 2008, les mises en chantier se sont élevées à 307 507 logements contre 500 000 attendus.

Compte tenu de la progression des prix ces dernières années, nous sommes qu'au début de l'ajustement. A Paris, les prix avaient augmenté de 130 % en 12 ans. Malgré la baisse des taux d'intérêt dont les effets commencent à se faire sentir pour les acheteurs, il est fort probable que les prix devraient sur la période 2009/2011 baisser de 10 à 20 % en fonction de l'ampleur et de la durée de la crise.

mercredi 29 avril 2009

Revalorisationdu minimum vieillesse

Le décret fixant les prochaines augmentations du minimum vieillesse a été publié le 29 avril 2009 au JO. Il prévoit l'augmentation jusqu'en 2012 conformément aux engagements pris par Nicolas Sarkozy.

Le décret

mercredi 22 avril 2009

haro sur les retraites chapeau

Le Premier Ministre a annoncé son attention d'ici la fin de l'année et certainement dans le cadre du futur projet de loi de finances pour 2010 instauré une fiscalité dissuasive concernant les retraites chapeau. Il a souligné qu'il avait, en 2003, eu l'objectif de les supprimer mais qu'il avait reculé face à la volonté du Parlement. Or, il y a retraite chapeau et retraite chapeau. Il y a les quelques cas qui ont fait les grosses lignes dans les journaux mais il y a aussi tous les dispositifs qui permettent aux cadres de maintenir un relatif pouvoir d'achat durant leur retraite car par construction ils sont les plus pénalisés par les règles de plafonnement en vigueur en matière de calcul des retraites. Il faut savoir que le taux de remplacement pour les cadres supérieurs atteindra 40 % d'ici 20 ans.

Retraite entre démagogie et refondation

Le rendez-vous des retraites de 2008 a été manqué du fait de la crise financière, du fait que le chômage était à son niveau le plus bas, du fait que l'harmonisation des régimes spéciaux obtenue sans grande casse a été perçue comme un exploit...
Mais, le dossier n'a été que partiellement fermé. L'accroissement plus rapide des déficits en raison justement de la crise mais aussi du dispositif mis en oeuvre pour les carrières longues devient préoccupant. Le déficit de la sécurité sociale dépassera 18 milliards d'euros en 2009 et celui de l'assurance vieillesse flirtera avec les 10 milliards d'euros.
Face à cette situation qui n'a vocation, malheureusement, qu'à s'aggraver le Gouvernement est tiraillé entre les vieilles recettes pour lutter contre l'envolée du chômage, c'est à dire la remise au goût du jour des préretraites et de l'autre l'adoption de réformes audacieuses pour garantir la pérennité de notre système de retraite.
A travers une proposition de loi déposée par plusieurs députés UMP, la majorité entend, à titre exceptionnel, remettre en cause la suppression des préretraites décidée il y a quelques mois dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2009. C'est bien connu dans le passé, les préretraites ont réussi à endiguer le chômage des jeunes... Comme quoi les vieilles rengaines n'en finissent pas de hanter les couloirs des palais nationaux même si elles riment avec échecs. Comment croire qu'une entreprise se séparant de vieux salariés les remplacera par des jeunes, comment croire qu'un vieux salarié occupe un emploi identique à celui d'une jeune recrue ? Il n'y a que dans le cinéma pour voir de telle scène. En outre, cette année plus de 750 000 retraités partiront à la retraite, la question n'est donc pas celle d'élaguer les vieilles branches des entreprises françaises mais au contraire d'améliorer la formation des futurs salariés. L'argent destiné aux préretraites serait plus utile s'il était affecté à la formation des jeunes actifs. La crise contrairement aux idées reçues est une crise d'offre et non une crise de la demande.
Au-delà de la démagogie, certaines voix se font entendre pour débattre enfin réellement de l'âge légal de départ à la retraite. Notre pays est un des derniers a resté avec un âge fixé à 60 ans. La moyenne est à 65 ans et certains Etats ont décidé progressivement de le repousser à 67 voire 69 ans. Affreux, recul social, exploitation des vieux... Mais, il faut souligner qu'en soixante ans, l'espérance de vie à la retraite est passée de 10 à 17 ans. Bien évidemment, le travail des seniors suppose des adaptations, la prise en compte des capacités physiques. La Finlande et globalement les pays d'Europe du Nord sont en avance sur le sujet. Par ailleurs, un senior au travail a moins de risque de développer des maladies en particulier celles liées à la dégénérescence du cerveau...
Autre piste de réflexion lancée au sein de la majorité et sur laquelle travaille le Conseil d'Orientation des Retraite, la transformation du régime général de retraite qui est aujourd'hui un système à cotisations définies en un système par points ou en un système notionnel sur le modèle suédois. Les avantages d'une telle modification est de pouvoir mieux anticiper financièrement les effets du vieillissement sur les comptes de l'assurance vieillesse en jouant sur deux paramètres, la valeur d'achat du point en période de constitution de sa retraite et la valeur de rachat du point au moment de la liquidation. Le régime par points permet de mieux prendre en compte les parcours professionnels des salariés et rend plus facile les achats supplémentaires de points pour améliorer sa retraite. Les salariés décidant de poursuivre leur activité au-delà de l'âge légal et ayant le nombre de trimestres suffisant peuvent tirer un plus grand bénéfice que dans le système actuel.
La page du rendez-vous des retraites pour 2008 est à peine tournée que celle de 2010 s'annonce. Les discussions seront marquées tout à la fois par la nécessité d'endiguer un déficit structurel mais aussi par l'éventuelle persistance de la crise. Entre passion et raison, le débat entre les partenaires sociaux risque d'être délicat.

mardi 21 avril 2009

Epargne, Retraite... Que change la crise ? Un grand débat du Cercle

Le Cercle des Epargnants organise avec le Groupe d'assurances Generali un grand débat :

"Epargne, Retraite... Que change la crise ?"
le 19 mai 2009 à 19 heures
à Lyon à la Cité Internationale (salon Pasteur)
50, quai Charles de Gaulle


Interviendront à ce débat Jérôme Jaffré, directeur du CECOP, ancien vice-président de la SOFRES, Florence Legros, économiste, spécialiste des questions de retraite et professeur à Paris Dauphine, Marc Fabayre, directeur commercial Europe de Generali Investments et Jean-Pierre Thomas, associé-gérant de la Banque Lazard, ancien député et auteur de la première loi sur l'épargne retraite.

Les débats seront animés par Jean-Pierre Gaillard, Président du Cercle des Epargnants et journaliste économique sur LCI et France Info.



Télécharger l'invitation

Vous pouvez également vous inscrire en ligne ou par téléphone au 01 58 38 65 87.

lundi 20 avril 2009

Déclaration d'impôts 2008, c'est parti

Les déclarations d'impôts sur les revenus 2008 seront adressées aux contribuables à partir du 24 avril prochain. Elles devront être retournées avant le vendredi 29 mai 2009 à minuit. Pour les utilisateurs d'Internet, les délais en fonction des régions d'habitation sont les 11, 18 ou 25 juin.

Les déclarations préremplies comporteront pour la première fois les revenus mobiliers.

Par ailleurs, conformément au plan de relance annoncée par Nicolas Sarkozy le 18 février dernier, six millions de foyers seront concernés par l'allègement sur la première tranche. Cette réduction est évaluée à 1,1 milliard d'euros.

Le Madelin traverse bien la crise

En 2008, 212 000nouveaux contrats ont été signés soit une augmentation de 10 % par rapport à 2007 qui avait elle même enregistré une hausse de 12 %.

86 % des nouveaux contrats l'ont été par des compagnies d'assurances et 14 % par des bancassurances.

Le montant des cotisations nouvelles annualisées a atteint l'année dernière 134 millions d'euros en progression de 15 %.

Le montant annuel des cotisations des nouveaux contrats est passé de 606 à 637 euros de 2007 à 2008.

Fin 2008, il a été dénombré 1,4 million de contrats Madelin soit une augmentation de 9 % par rapport à 3007. Le taux de sortie a baissé passant de 10 à 7 % de 2007 à 2008. 102 000 sorties ont été enregistrées par décès ou résiliations contre 125 000 en 2007.
Le montant des cotisations a atteint en 2008 1,180 milliard d'euros en hausse de 11 % par rapport à 2007.

Quatre acteurs contrôlent 55 % du marché en ce qui concerne les cotisations.
Le montant annuel des cotisations sur le stock total des contrats est de 845 euros contre 824 en 2007. Les contrats des assureurs bénéficient de montant de cotisations nettement supérieurs à ceux des banques (343 euros).

jeudi 16 avril 2009

Information des actifs sur leurs droits en matière de retraite, la route est longue

Conformément à la loi Fillon et avec un peu de retard, les actifs sont progressivement informés de leur situation en matière de retraite. Ainis, les assurés nés entre 1958 et 1963 ont reçu un relevé de situation reprenant les droits accumulés depuis le début de leur carrière professionnelle. Les assurés nés en 1950 et 1951, en plus de ce relevé, ont reçu une estimation de leur future pension calculée en retenant plusieurs âges de départ. 3 millions de personnes ont ainsi bénéficié d'information.

Pour 2009, 4 millions de personnes seront touchés par ces dispositifs. Les classes d'âge 1952 et 1953 recevront les deux documents quand les générations de 1959, 1964 et 1969 disposeront d'un relevé de situation. A compter de 2010, tous les assurés à partir de 35 ans seront informés tous les cinq ans.

Ce système a été mis en place par le GIP Info Retraite qui regroupe 36 organismes de retraite.

Les retards dans la mise en oeuvre de ce système d'information sont liés à des problèmes informatiques et de la complexité liée au rattachement des actifs à un grand nombre d'organismes de retraite. Avec la mobilité et les changements de statuts, les assurés dépendent en moyenne de 2,9 régimes différents. Certains peuvent être rattachés jusqu'à plus de 9 régimes.

lundi 6 avril 2009

Le plan senior attendra

La loi de financement pour la sécurité sociale pour 2009 prévoyait à compter du 1er janvier 2010 pour les entreprises n'ayant pas mis en oeuvre de plan en faveur de l'emploi des 55/65 ans une pénalité fixée à 1 % de la masse salariale. Ce dispositif nécessitait la publication de décrets d'application afin de fixer le contenu du plan et les indicateurs retenus. Le Gouvernement semble avoir décidé de reporter leur publication compte tenu de la situation économique. Même si dans le passé, il a été constaté que le départ des salariés âgés n'avait jamais permis d'améliorer le taux d'emploi des générations plus jeunes, il n'en demeure pas mois que les pouvoirs publics n'ont pas voulu ouvrir un autre front avec les partenaires sociaux.

Pour mémoire, le taux d'emploi des 55/64 ans était en 2007 de :

- 70 % en Suède

- 57,4 % au Royaume-Uni

- 51,5 % en Allemagne

- 50,9 au Pays Bas

- 44,7 % en moyenne au sein de l'Union Européenne

- 44,6 % en Espagne

- 38,6 % en Autriche

- 38,3 % en France

- 34,4 % en Belgique

- 33,8 % en Italie

mercredi 1 avril 2009

Minimum Vieillesse en hausse

L'allocation de solidarité aux personnes âgées (minimum vieillesse) est revalorisée de 6,9 % au 1er avril 2009 conformément aux engagements pris par Nicolas Sarkozy. Il est prévu de l'augmenter de 25 % d'ici 2012. 600 000 personnes (soit 4,5 % des personnes âgées de plus de 65 ans) touchent actuellement cette allocation créée en 1956. Il y avait 2,5 millions de bénéficiaires en 1960. L'âge moyen des actuels bénéficiaires est de 76 ans et ils sont à 62 % des femmes. Dans 70 % des cas, il s'agit de personnes seules. Le coût de la revalorisation est de 400 millions d'euros. le Fonds de solidarité vieillesse qui en charge cette allocation devrait être déficitaire de 1?5 milliard d'euros en 2009.

Les retraites supplémentaires en question

Après les stock-options, les actions gratuites, c'est au tour des retraites chapeau d'être décriées.
Au-delà de la polémique concernant quelques dirigeants d'entreprise, il faut pas oublier que 2 millions de salariés bénéficient de suppléments de retraite au sein de leur entreprise (articles 82, 83 et 39 ainsi que le PERCO).
Interdire ces dispositifs comme le suggère François Sauvadet serait pénalisé de nombreux salariés et pas simplement les dirigeants.

Il faut savoir que les régimes de retraite supplémentaires sont soumis pour certains d'entre eux à négociation avec les partenaires sociaux et qu'ils sont fiscalement encadrés. L'exonération au titre de l'impôt sur les sociétés est plafonnée. Par ailleurs, le bénéficiaire de la retraite supplémentaire acquitte l'impôt sur le revenu, la CSG et le RDS. Les employeurs acquittent, en outre, une contribution (8 ou 12 %) pour la Sécurité sociale. Dans la majorité, certains élus souhaiteraient accroître ce taux (le doubler) ou soumettre à cotisations sociales les montants concernés.
d'un côté, les dirigeants politiques demandent de préparer la retraite mais de l'autre ils taxent en permanence les produits d'épargne retraite. D'ici 2040, le taux de remplacement (montant de la pension- régime général et complémentaires- par rapport au dernier salaire perçu) baissera de 10 à 20 points. Pour les cadres, le taux de remplacement devrait être de 40/45 %.
Selon le sondage du Cercle des Epargnants, les Français sont favorables au développement d'un système mixte associant répartition et capitalisation. Dans ce cadre, ils souhaitent que les entreprises s'impliquent davantage en matière de retraite....

Pourquoi la France a des enfants ?

Dans du numéro 454 de "Population et Société", le démographe de l'INED, Gilles Pison, étudie les raisons de l'augmentation des naissances constatées en France depuis 10 ans, + 9 %. Nous sommes, en effet, passés de 738 000 à 801 000 naissances de 1998 à 2008. Sur la même période, la population a augmenté de 7 %. Le démographe de l'INED constate que sur vingt ans, le taux de fécondité est relativement stable, autour de 13 naissances pour 1000 habitants. En 1806, il était de 31 naissances pour 1000 habitants. Sur 200 ans, le nombre de naissances se situe autour du million mais la taille de la population a changé, 31 millions en 1806 et 62 millions aujourd'hui.

L'augmentation de la population de 7 % sur ces dix dernières années est avant tout le résultat du vieillissement de la population. les femmes en âge de procréer (15/50 ans) sont restées stables autour de 14,5 millions. L'indicateur synthétique de fécondité qui prend en compte les différents groupes d'âge des femmes a évolué ces dernières années passant de 1,94 en 1980 à 1?63 en 1993 pour remonter à 2 en 2008.
La descendance finale (le nombre d'enfants eus par une génération de femmes) pour les femmes nées en 1958 et ayant donc l'atteint l'âge de 50 ans en 2008 est de 2,13.
L'étude de l'INED démontre que les femmes ont de plus en plus tard leurs enfants et qu'elle rattrape en fin de course leurs ainées. L'âge moyen de la maternité est désormais de 30 ans. soit 3,5 ans plus tard qu'en 1978. Au début du 20ème siècle, la première naissance intervenait, en moyenne, à 24 ans. Le recul semble s'interrompre pour les générations nées après 1970. Selon les prévisions de l'INED, les générations d'après 1970 auraient en moyenne 2,05 enfants.

La lettre d'information n°33 du mois d'avril du Cercle est publiée

Au sommaire de la lettre n°33 du mois d’avril, un spécial sondage du Cercle. Les principaux résultats de l’enquête "les Français , l’épargne et la retraite" présentés le 10 mars dernier ainsi que des résultats non présentés concernant notamment le PERP.

jeudi 26 mars 2009

Pouvoir d'achat, crise et épargne

Contrairement à certaines pythies, le pouvoir d’achat des Français devrait augmenter cette année. La hausse pourrait être de près d’un point. En effet, le processus de désinflation accroit le pouvoir d’achat. la chute des cours du pétrole, la sagesse des prix des produits alimentaires et les offres des constructeurs automobiles sont autant de gains de revenus pour les Français. Il faut, par ailleurs, ajouter les suppressions d’impôt et les attributions exceptionnelles d’allocations décidées par l’Etat qui devraient majorer les revenus en 2009 de 0,3 point. Par ailleurs, l’inflation de 2008 a abouti à des revalorisations des allocations ou des salaires qui joueront pleinement leurs effets en 2009.

Le maintien du pouvoir d’achat est une règle en période de crise. Ainsi en 1993, il s’était accru de 0,3 point et de 0,4 point en 1994. Bien évidemment, il s’agit de moyenne et ces chiffres ne sauraient refléter la situation des personnes perdant leur emploi.

La question est donc de savoir à quoi servira cette augmentation du pouvoir d’achat. Elle n’alimentera sans doute pas la consommation. Elle devrait se traduire par une augmentation du taux d’épargne d’autant plus que l’accumulation des mauvais chiffres en ce qui concerne le chômage conduit les Français à la prudence.

Par ailleurs, les journalistes depuis six mois privilégient les articles anxiogènes. Ainsi sur le développement de la radio Numérique Terrestre, il était possible de lire dans un grand quotidien qu’il n’était pas normal de faire supporter aux Français en période de crise une nouvelle dépense en raison de la nécessité d’acquérir de nouveaux postes de radio. Comme si la crise devait tout geler et comme si en se repliant sur soi même, tout allait se régler par magie.... Si les Français optent pour l’épargne, quels produits vont-ils choisir ? le Livret A ? ce produit a déjà fait le plein en 2008. Même avec un rendement à 2,5 %, il reste très compétitif du fait que l’inflation est nulle. Les Comptes sur livret ? Les banques ont proposé des taux attractifs mais qui ne sont pas tenables sur la durée compte tenu de la baisse des taux des banques centrales qui ont atteint des bas historiques. Les contrats d’assurance-vie ? Délaissés depuis deux ans, ces produits ouvrent droit à des rémunérations intéressantes autour de 4 %. Certes, les Français privilégient les produits à cout terme compte tenu de leur peur face au chômage.

mercredi 25 mars 2009

Les Fonds souverains des alliés et non des enemis !

Les fonds souverains représentent près de 3000 milliards de dollars et les fonds de pensions 20 000 milliards de dollars. Contrairement aux idées reçues, leur politique d'allocation d'actifs se développe sur le moyen et le long terme. A la différence des fonds spéculatifs ou des investisseurs industriels qui prennent directement le contrôle des entreprises qu'ils achètent, ces fonds jouent avant tout un rôle d'actionnaire actif mais pas interventionniste.
La France qui ne dispose pas de fonds de pension (leur poids ne dépasse pas 1,1 % du PIB contre 132 % aux Pays-Bas et pas de fonds souverains (à l'exception du Fonds de réserve des retraites et des fonds nouvellement créés par le Gouvernement) est pénalisée en matière de fonds propres pour ses entreprises. A ce titre, le rapport de Henri Johanet et Alain Demarolle encouragent les pouvoirs publics à prendre des mesures pour favoriser l'accueil des capitaux de ces fonds.

mardi 24 mars 2009

Statu-quo pour les complémentaires

Compte tenu des divergences de vue entre partenaires sociaux et de la crise économique qui limite les marges de manœuvre financières, il était prévu que les négociations sur l'AGFF et donc le dispositif de maintien du versement des pensions complémentaires de 60 à 65 ans n'aboutissent pas. L'accord qui venait à expiration au 31 mars 2009 est prorogé jusqu'au 31 décembre 2010. Pour équilibrer les régimes complémentaires, les partenaires sociaux joueront sur la valeur du point avec comme conséquences une baisse de rendement des pensions.

vendredi 20 mars 2009

Rapport de l'OCDE sur la crise

L'OCDE a, à travers un rapport d'une trentaine de pages, établi une liste de propositions concernant la crise. L'organisation internationale entend rappeler aux Etats qu'il convient d'avoir une vision globale de la crise et qu'il ne faut pas succomber aux sirènes du protectionnisme. Elle préconise des actions de court terme visant à améliorer la gouvernance des entreprises, la régulation des marchés et la protection des consommateurs et des épargnants. Elle insiste sur la nécessité de travailler pour l'installation dune croissance viable. A cet effet, elle rappelle la nécessité de préserver l'ouverture des marchés pour les échanges et les investissements. Elle entend promouvoir une croissance "verte" tirée par l'innovation et un désengagement des Etats dès que les conditions le permettront.

En matière de retraite, l'OCDE souhaite que les organismes privés aient des politiques de placement qui n'exposent pas les adhérents aux aléas de la bourse. En ce qui concerne les régimes par répartition, l'OCDE rappelle que des mesures structurelles s'imposent afin d'en assurer l'équilibre.
Plus globalement, en matière de placements, l'organisation internationale réclame une réforme de la règlementation afin de garantir une plus grande stabilité des places. Elle demande un meilleur contrôle qui ne doit pas aboutir à freiner l'accès aux marchés financiers des entreprise.


lire le rapport

lundi 16 mars 2009

Les futurs retraités rêvent d'être propriétaires au soleil

Selon un sondage réalisé par Ipsos pour Pleine Vie/Les sénioriales, 31 % des Français actifs envisagent de déménager à l'occasion de leur retraite. 47% souhaitent déménager afin d'habiter près de leur famille ou de leurs amis. Les deux autres critères sont l'adaptabilité du logement et les conditions de vie (climat) pour respectivement 36 et 34% d'entre eux. 84% souhaitent être propriétaires de leur résidence principale. Ils préfèrent une maison à 70 % si possible neuve à 57 %. Seulement 37 % imaginent vivre en maison de retraite mais ce taux augmente avec l'âge.

Ce sondage a été réalisé auprès d'un échantillon de 798 personnes, âgées au moins de 50 ans, et interrogées du 16 au 17 janvier 2009.

dimanche 15 mars 2009

Sondage 2009 : interview sur Europe 1

Philippe Crevel a été interrogé par Fabien Cazaeux sur les retraites en France. Il a été souligné le haut degré d'inquiétude en matière de retraite et le début d'évolution des Français sur la question du maintien de la retraite à 60 ans.

Retrouver l'interview sur Europe1.fr

mercredi 11 mars 2009

Conférence de presse sur le sondage 2009

Le Cercle a organisé le 10 mars 2009 une conférence de presse pour présenter son enquête 2009 sur les Français, l'épargne et la Retraite.
Une dizaine de journalistes ont répondu à notre invitation et ont écouté les analyses de Jérôme Jaffré, directeur du CECOP et de Philippe Crevel, Secrétaire génral du Cercle des Epargnants.












 
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Retraite 2009 : + 1 % au 1er avril

La revalorisation des pensions intervient non plus au 1er janvier mais au 1er avril. Les 14,5 millions de retraités que compte la France devrait, cette année, bénéficier d’une hausse limitée à 1 % du fait du ralentissement sensible de l’inflation. Ce 1 % se décompose en 0,4 point au titre de l’inflation prévue en 2009 et de 0 ?6 point au titre du rattrapage d’inflation pour 2008. Le minimum vieillesse sera relevé de 6,9 % au 1er avril 2009. Le coût d’un relèvement d’un point des retraites est évalué à 1 milliards d’euros. Le déficit de la Sécurité sociale pourrait atteindre le chiffre record de 19 milliards d’euros en 2009 ; la CNAV en étant responsable pour 8 à 9 de milliards d’euros.

Contrats Madelin, bilan 2008

En 2008, 88 000 contrats Madelin ont été ouverts soit un peu moins qu’en 2007, 92 000. Le nombre de contrats en cours de constitution a progressé de 6 % pour atteindre 791 000 contre 744 000 à la fin du mois de décembre 2007. Fin 2008, les adhérents en cours de constitution était de 669 000.

Les cotisations versées se sont élevées à 1,957 milliards d’euros contre 1,874 milliards d’euros en 2007, en progression de 4 %. Les provisions mathématiques des contrats en cours de constitution ont atteint 12,393 milliards d’euros contre 11,867 milliards d’euros fin 2007. La progression n’a été que de 4 % contre 12 % en 2007 du fait de la contraction de la valeurs des unités de comptes. La provision mathématique moyenne des contrats en cours de constitution est de 15 700 euros contre 16 000 euros en 2007.

mardi 10 mars 2009

Sondage 2009 du Cercle des Epargnants sur les Français, l'Epargne et la Retraite

Avec Jérôme Jaffré et Jean-Pierre Gaillard, j'ai présenté le 10 mars 2009 la septième enquête du Cercle sur l'Epargne, la Retraite et les Français.

Cette enquête a été réalisée au mois de janvier et prend en compte la nouvelle donne économique. Plusieurs questions liées à la crise ont été ainsi posées. Vous pouvez retrouver tous les résultats sur le site du Cercle des Epargnants.


la plaquette de présentation du sondage 2009
les principaux tableaux de l'étude présentés à l'occasion de la conférence de presse
la note de Jérôme Jaffré
le communiqué de presse en pdf


COMMUNIQUE DE PRESSE

SONDAGE CERCLE DES EPARGNANTS/CSA/CECOP

Les Français, l’Epargne et la Retraite en 2009

Les Français prêts à travailler et à épargner plus pour leur retraite



Le Cercle des Epargnants, Centre d’Etudes et d’Information sur l’Epargne et la Retraite, a commandé une enquête* sur les Français et leur retraite au Centre d’Etudes et de Connaissances sur l’Opinion Publique (CECOP) dirigé par Jérôme Jaffré. Les interviews confiées à l’institut CSA ont été réalisées par téléphone les 21 et 22 janvier 2009.

Face à la crise et de manière très traditionnelle, les Français sont plus fourmis que cigales. Seuls 16 % d’entre eux se déclarent prêts à puiser dans leur épargne pour soutenir leur consommation. En revanche, 27 %, par précaution, ont l’intention d’épargner davantage et 56 % de faire ni l’un, ni l’autre.

Vis-à-vis de leur future retraite, les Français demeurent inquiets (59 % en 2009 contre 61 % en 2008 et 64 % en 2007). Par ailleurs, la proportion de Français confiants diminue passant de 26 à 19 % de 2008 à 2009. Cette baisse peut s’expliquer tant par les incertitudes que génère la crise que par la meilleure visibilité qu’ils ont de leur future pension. Ils sont, en effet 30 %, en 2009, à avoir une vision claire de leurs futurs revenus contre 22 % en 2007. Ce résultat est lié à celui d’une meilleure information en la matière. 49 % des Français affirment être bien informés sur ce sujet contre 42 % en 2007.

Le mur des 60 ans comme âge pour arrêter de travailler s’effrite. En un an, la majorité s’est inversée en ce qui concerne la possibilité de travailler jusqu’à 62 ans. (49 % favorable contre 48 % défavorable en 2009, les chiffres en 2008 étaient respectivement de 42 et 52).

Les Français pensent à 62 % que l’entreprise jouera le jeu. Ce changement d’attitude semblerait prouver que le débat sur l’emploi des seniors a porté ses fruits. Néanmoins, le souhait intime des Français est de pouvoir partir à la retraite avant 60 ans (59,6 ans en moyenne). De ce fait, le recul de l’âge de départ à la retraite est plus subi que voulu.

Parmi les mesures phares du Rendez-vous sur les retraites de 2008, le cumul emploi/retraite est accepté par 50 % des Français. Seuls 16 % souhaitent qu’il soit interdit. En revanche, le recul à 70 ans de l’âge de mise à la retraite d’office a été complètement incompris de l’opinion publique. Ce recul qui permet au salarié de choisir sa date de départ à la retraite jusqu’à 70 ans contre 65 ans auparavant est jugé pour 50 % des Français comme un recul. Seulement, 18 % considèrent cette mesure comme un progrès.

La prise de conscience des Français se traduit en matière de retraite par une préparation financière de plus en plus précoce. Ainsi 63 % des 25/34 considèrent que la préparation de la retraite doit s’effectuer avant 35 ans.

Pour assurer l’avenir du financement des régimes de retraite, le système mixte alliant répartition et capitalisation continue de rallier la majorité de l’opinion (52 % en 2009 comme en 2008) et cela malgré la crise financière. Il n’en demeure pas moins que les Français comptent sur l’Etat et la sécurité sociale pour garantir l’avenir des pensions (53 %) puis en second lieu sur les entreprises.

Malgré un contexte peu porteur, la pratique de l’épargne retraite s’améliore. 59 % des Français épargnent en vue de leur retraite contre 54 % en 2008 et 49 % en 2007.

Les Français sont favorables au développement de systèmes d’épargne retraite collectifs et à des mesures d’incitation en faveur de l’épargne retraite individuelle. Seulement 15 % d’entre eux sont pour un relèvement des cotisations d’assurance vieillesse. De même, après le passage de la durée de cotisation à 41 ans, il n’y a que 13 % des Français qui souhaitent que les pouvoirs publics poursuivent dans cette voie.

Comme l’avait démontrée la précédente étude, la retraite est de moins en moins un sujet de confrontations idéologiques mais un sujet qui sépare les générations. Les plus jeunes sont favorables aux réformes comme le cumul emploi/retraite ou l’épargne retraite quand les générations les plus âgées privilégient davantage la solidarité nationale.



Contact presse : Olivia Penichou
Tel : 06 07 08 91 47
Contact Cercle des Epargnants : Philippe Crevel
Tel : 01 58 38 65 37


*L’enquête a été conduite auprès d’un échantillon national représentatif de 1004 personnes âgées de 18 ans et plus constitué d'après la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage), après stratification par région et catégorie d'agglomération.

samedi 7 mars 2009

Les Entretiens de l'Epargne et de la Retraite à Lille le 2 avril 2009




Le Cercle des Epargnants organise le 2 avril prochain une réunion d'information sur l'épargne et la retraite à Lille au World Trade Center à 19 heures. Interviendront à cette réunion, Jacques Barthélémy, avocat en droit social, Jean-Pierre Gaillard, journaliste économique et Président du Cercle des Epargnants, Marc Fabayre, directeur commercial Europe de Generali Investments France, Philippe Laloyaux, directeur technique de Generali et actuaire, Philippe Crevel, Secrétaire général du Cercle des Epargnants.

Pour s'inscrire en ligne à la réunion

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vendredi 6 mars 2009

Hommes/Femmes : égalité de pension, la route est longue

L’évolution du mariage, de la vie en couple et la montée du travail féminin a modifié amplement la situation des retraités femmes ces trente dernières années. Du fait qu’elles aient des carrières plus hachées que les hommes et que leurs salaires soient inférieurs, le montant de leurs pensions l’est également.

En France, la pension de droit propre des femmes (droits acquis à titre personnels, droits familiaux inclus) représente en moyenne 48 % de celle des hommes. En prenant en compte les droits dérivés, en particulier les droits de réversion), le taux atteint 62 %. En Suède, le staux respectifs sont de 68 et 79 %. En Italie, les droits propres représentent 54 % des droits des hommes ; avec prise en compte des droits dérivés, on atteint 69 %. En Allemagne, les taux sont de 52 et 72 %. Les femmes sont pénalisées du fait de l’importance du travail à temps partiel en leur sein.

L’écart tend à se réduire mais lentement ; Ainsi pour les générations nées entre 1965 et 1969, l’écart sera de 30 % en France et de 20 % en Suède.

Une réduction de l’écart passe avant tout par le marché du travail à travers une plus égalité salariale. Il faudra également revoir les mécanismes de réversion qui du fait des nouvelles formes de vie des couples ne sont plus adaptées.

Le partage des droits à la retraite et une meilleure prise en compte des droits familiaux sont également des pistes étudiées par les différents pays européens.

mercredi 4 mars 2009

Le Cumul Emploi/retraite est sur les rails

La loi sur le financement pour la sécurité sociale pour 2009 a assoupli les règles de cumul emploi/retraite en supprimant le délai de 6 mois avant de réoccuper un emploi de même nature et le plafonds de ressources. La direction de la sécurité sociale et la direction du budget ont publié une circulaire d'application en date 19 février 2009 avec effet rétroactif au 1er janvier 2009.
Pour reprendre une activité, le retraité devra déclarer son cumul au dernier organisme dans lequel il était affilié. Il devra remplir une déclaration dans laquelle devront figurer le nom et adresse de l'employeur et aussi le fait qu'il a liquidé l'ensemble de ses droits à la retraite ainsi que la liste des régimes dont il touche une pension.


Le PERP, morne plaine

A la fin du mois de décembre 2008, 2, 042 millions de PERP étaient ouverts soit une progression de 54 000 en un an. L'augmentation du nombre de plans a été de 3 % contre 6 % en 2007.

Le montant des cotisations est en légère baisse de 1 % par rapport à 2007, 1,036 milliard d'euros contre 1,051 milliard d'euros. Les versements ont chuté durant l'aggravation de la crise financière.

Les provisions mathématiques du PERP (encours) atteignent 4,043 milliards d'euros en progression de 19 % sur l'année.

lundi 2 mars 2009

La lettre du Cercle du mois de mars est publié

Au sommaire de la lettre n°32, le tour de France du Cercle/Generali sur l'épargne et la retraite, le guide de la Retraite 2009, les charges auxquels sont soumises les associations intervenant dans le secteur de l'assurance.


lire la lettre du Cercle

samedi 28 février 2009

Le livre "La retraite" par Philippe Crevel est publié

En moins de 140 pages, j'ai essayé de traiter tout à la fois les grands défis auxquels est confronté notre système de retraite (allongement de la durée de la vie, vieillissement de la population), de revenir sur les réformes adoptées depuis plus de quinze ans et de présenter les différents moyens pour améliorer sa retraite. Au sein de ce livre, les différents régimes de retraite sont décrits (régime général, régime de la fonction publique, des professions libérales...). Un tes au milieu de l'ouvrage permet d'évaluer son état de préparation pour le financement de sa future retraite.

Commander le livre

jeudi 26 février 2009

Etude de l'INED sur les inégalités Hommes/Femmes en matière de retraite

L'Institut National des Etudes Démographiques dans son dernier numéro de "Population et Sociétes" publie une étude sur "Comment corriger les inégalités de retraite entre hommes et femmes? L'expérience de cinq pays européens".
A travers cette étude, il est souligné qu'en France, la retraite des femmes représente 48 % de celles des hommes, 62 % avec les droits de réversion contre respectivement 52 et 72% en Allemagne, 54 et 69 % en Italie et 68 et 79 % en Suède. Cette inégalité résulte du fait que les femmes sont plus souvent contraintes à occuper des emplois à temps partiel et que leur carrière est moins progressive que celle des hommes.

Plusieurs mécanismes ont été mis en œuvre pour atténuer les écarts de pension résultant des modes de calcul. Ainsi, au Royaume-Uni, il existe un système de pension forfaitaire et en France il y a le minimum contributif. Toujours en France, il existe des majorations en fonction du nombre d'enfants élevés. La Halde a considéré que ce dispositif était discriminant. Par ailleurs, les dernières réformes lient davantage le montant des pensions aux cotisations effectivement versées durant la carrière professionnelle ce qui pénalise les femmes.

Certains proposent de familiariser les pensions afin de supprimer les écarts mais avec la montée du nombre de divorces, le système de calcul ne sera pas simple. L'Allemagne et le Royaume-Uni ont ainsi admis un système de partage des droits à la retraite au sein du couple. Les droits acquis au cours de leur union sont ajoutés puis partagés à égalité. En Italie, en Suède et aussi en Allemagne, les droits obtenus en fonction du nombre d'enfants élevés peuvent être répartis sur l'un ou l'autre membre du couple en fonction de leurs souhaits de manière à inciter à une répartition plus équilibrée des taches familiales.


lire l'étude de l'INED

mercredi 25 février 2009

Le COR dresse un état des lieux des régimes spéciaux

A l'occasion de sa réunion mensuelle du 11 février 2009 , le COR a établit un état des lieux des réformes en cours dans le système de retraite de la fonction publique ainsi que dans les régimes spéciaux.



Lire les différents documents du COR

dimanche 22 février 2009

Les retraités et les complémentaires santé d'entreprise ne font pas bon ménage

En vertu d'une décision de la Cour de Cassation qui risque de faire jurisprudence, les couverture santé collectives que les entreprises proposent à leurs salariés devront s'appliquer aux retraités avec la simple possibilité de majorer qu'au maximum de 50 % le tarif.
Cette décision a été prise sur le fondement de l'article 4 de la loi Evin, qui détermine les conditions de couverture des anciens salariés dans le cadre des contrats dits de " sortie de groupe ".


Dans son jugement rendu le 13 janvier concernant l'affaire opposant la mutuelle Micils à un de ses anciens salariés, la cour d'appel de Lyon a confirmé l'arrêt de la Cour de cassation du 7 février 2008.

Celui-ci faisait, pour la première fois, une interprétation stricte de la notion de " maintien de couverture ".

La plus haute juridiction avait alors cassé un précédent arrêt de la cour d'appel de Lyon, qui avait estimé que l'objet de l'article 4 est de garantir non pas le maintien intégral et automatique de la couverture, mais une couverture similaire.

La toute nouvelle jurisprudence risque de modifier la gestion des contrats collectifs compte tenu du risque d'augmentation des charges à supporter par les entreprises pour équilibrer leur complémentaire. L'autre solution serait d'autoriser une modification de la règle des 50% en passant par donnant aux entreprises la possibilité de multiplier par deux ou trois les cotisations...

samedi 21 février 2009

Interview sur le site Express.fr au sujet des résultats du Livret A

Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle a été interviewé au sujet des résultats du Livret A en 2008 et du mois de janvier 2009. L'interview est consultable sur le site de l'Express.fr. Philippe Crevel souligne que la libéralisation de la distribution du livret A et la crise ont généré un afflux d'ouverture de nouveaux livrets malgré la baisse du rendement de 4 à 2,5% qui n'est intervenue par ailleurs qu'au 1er février. Les banques avaient accumulé des stocks de demandes d'ouverture de livrets A au cours de l'année 2008 et qui n'ont pris forme qu'au mois de janvier 2009.

lire l'interview

jeudi 19 février 2009

Mesures Sociale et résultats des entreprises en berne

A l’occasion du sommet social du 18 février 2009, le Président de la République a annoncé plusieurs mesures sociales afin d’enrayer les anticipations économiques négatives et éviter la diffusion de la grogne sociale. Il a été ainsi prévu un plan de 2,6 milliards d’euros dont 1,1 milliard pour l’allègement de l’impôt des contribuables les plus modestes. 6 millions de foyers seront concernés par cette baisse qui pourra aboutir à la suppression des deux derniers tiers de l’impôt 2008 acquitté cette année. Seront concernées par la réduction de l’IR les contribuables soumis aux deux premières tranches. Par ailleurs, une prime de 500 euros sera accordé aux chômeurs ayant travaillé de 2 à 4 mois.

Le Président a repris la proposition de la CFDT avec la création d’un « fonds d’investissement social » qui ne sera pas doté de 2 à 3 milliards d’euros dont 1,5 milliard d’euros seraient financés par l’Etat, 800 millions représentant des crédits nouveaux.

Dans le même temps, les institutions financières commencent à dévoiler leurs résultats 2008. Axa a ainsi indiqué une baisse de 83 % de son résultat et une réduction de son dividende par action à 40 centimes. BNP PARIBAS dans le même temps a mentionné la division par deux de son bénéfice qui est passé de 7,8 à 3 milliards d’euros de 2007 à 2008.

Ces annonces étaient attendues ; elles ne contribuent pas néanmoins à favoriser un retour sur le marché actions. L’absence de visibilité en termes de croissance et la brutalité de la récession expliquent la difficulté pour le CAC 40 à repasser la barre des 3000 points.

Année des records pour le livret A

La collecte du Livret A a atteint 18,7 milliards d’euros en 2008. 2 millions de nouveaux livrets ont été ouvert l’année dernière portant le nombre total à 46 millions. Ces résultats s’expliquent par le caractère attractif du taux de rémunération qui était de 4%, ainsi que la publicité réalisée des réseaux bancaires dans le cadre de la libéralisation de la distribution de ce produit. Par ailleurs, la crise financière a incité les épargnants à privilégier les placements surs de court terme. La baisse du taux de livret à 2,50% en raison de la baisse de l’inflation et la bonne tenue des taux de rémunération des fonds euros proposés par les assureurs pour leurs contrats d’assurance-vie, leurs PERP ou leurs contrats Madelin devrait modifier la donne en 2009.

mercredi 18 février 2009

Régimes de retraite en jachère

Les négociations en cours sur les régimes complémentaires passent relativement inaperçues compte tenu du round avec les partenaires sociaux du 18 février sur la crise. Si dans un premier temps les syndicats ont souligné la nécessité de prendre des mesures afin de garantir l’équilibre des régimes AGIRC et ARCCO en rendant public une sombre projection financière et si le MEDEF a réclamé un report de l’âge légal de départ à la retraite, un consensus se dégage pour pérenniser l’accord en cours jusqu’au prochain rendez-vous sur les retraites qui pourrait intervenir en 2010. Par ailleurs, la décision du Gouvernement de reporter l’augmentation des cotisations d’assurance vieillesse de 0,3 point prévu initialement au 1er janvier 2009 ne peut que que conduire au maintien du statu quo pour la cotisation de 0,2 % de l’’AGFF qui finance le versement des pensions complémentaires de 60 à 65 ans. De ce fait, l’AGIRC et l’ARCCO devront financer à partir de leurs réserves les déficits techniques. Enfin, avec la récession et la non augmentation des cotisations vieillesse, le déficit du régime général devrait s’accroitre fortement en 2009 pour frôler les 9 milliards d’euros.

jeudi 12 février 2009

L'UNEDIC ne viendra pas au secours de la CNAV

L’histoire était écrite. Les gouvernements depuis plus de dix ans prévoient de basculer une partie des cotisations chômage sur le régime retraite. En effet, le départ massif des enfants du baby boom à la retraite devait entrainer une réduction du chômage permettant un tel transfert. malheureusement, le meilleur des mondes n’est pas au rendez-vous. Déjà, il ne suffit pas qu’un salarié parte à la retraite pour qu’il y ait un chômeur en moins. L’échec de la politique des préretraites censée favoriser l’emploi des jeunes aurait du inciter à la prudence. Si, de plus, un crise conjoncturelle se greffe sur cette donne, le beau château de cartes s’effondre. Le gouvernement a du reporter le relèvement de 0,3 point de la cotisation d’assurance vieillesse. En outre, les excédents de l’UNEDIC risque de disparaitre tout en sachant que l’organisme n’avait pas encore remboursé les dettes accumulées dans le passé. Comme certains experts, dont Florence Legros, l’avait prédit, il faudra trouver d’autres moyens pour garantir l’équilibre de nos systèmes de retraite.

mardi 10 février 2009

Fonds de pension, touchés mais pas coulés

Les fonds de pension ont été touchés par la chute des valeurs actions. mais, pour éviter une trop forte exposition, ils ont en 2008 accru la part obligations dans leur gestion d'actifs. Ainsi,la valeur des fonds de pension a fondu de 5.000 milliards de dollars (3.800 milliards d'euros) en 2008 sur onze marchés étudiés par Watson Wyatt (WW.N: Cotation). L'encours total des fonds de pension représentait fin 2008 20 000 milliards de dollars contre 25 000 milliards de dollars fin 2007, soit une baisse de 19 %. La part actions est passée de 60 à 42 %. La part des emprunts d'Etat est passée de 36 à 40 %. Les placements alternatifs (immobilier, capital investissement, matières premières) sont passés de 12 à 17 %.

mardi 3 février 2009

Lettre d'information du Cercle N°31





La lettre N° 31 du Cercle est arrivée... Au sommaire l'actualité de l'épargne et de la retraite, les dernières nouvelles concernant le PERP et le PERCO....

lire la lettre

samedi 31 janvier 2009

baisse du taux du Livret A, bad news or good news ?

La baisse du taux de rémunération du Livret A à 2,50 %, le 1er février prochain, est une mauvaise nouvelle pour l’épargnant qui en période de crise privilégie les produits sûrs. Mais, le taux de 4 % devenait une hérésie en raison de la baisse de l’inflation et de la diminution des taux d’intérêt à court terme. En effet, avec un taux d’inflation qui est passé de plus 3% à 1 % et avec un taux d’intervention de la Banque Centrale européenne qui devrait avoisiner les 2 %, la rémunération de 4 % pour un produit net d’impôt et sûr à 100 % était intenable. Cette baisse à 2,5 % maintient néanmoins le pouvoir d’achat des épargnants tout en facilitant le financement du logement social. Il ne faut pas oublier que les taux des prêts accordés aux offices d’HLM reposent en grande partie sur les ressources du Livret A. Le taux de 4 % n’incitait pas les Français dont le taux d’épargne est le plus élevé de l’OCDE*.

Par ailleurs, la multiplication par 6 de la collecte du Livret A de 2007 à 2008 (de 3 milliards à 18 milliards d’euros) démontre à la fois la forte demande en épargne de précaution et un effet d’opportunité dont pâtit les produits à long terme comme l’assurance-vie (collecte en diminution de 12 % en 2008). La baisse du taux du Livret A devrait remettre de l’ordre dans la hiérachie des placements et favoriser l’économie réelle.

*Plus de 12 % du revenu disponible brut contre 10 % en Allemagne ou 0 % aux Etats-Unis et au Royaume-Uni - sources OCDE
Au 30 novembre 2008, l’encours du Livret A était de 160 milliards d’€, soit une progression de 18 % par rapport à 2007.

vendredi 30 janvier 2009

Fuite en ligne sur le Fonds de réserve des retraites

Le Fonds de réserve des retraites (FFR), créé en 1999 par le Gouvernement de Lionel Jospin afin de lisser la montée en puissance des dépenses de retraite a opté compte tenu de l'échéance à 20 ans entre la période de constitution de l'actif et les premières sorties pour une gestion dynamique en actions. Il a été, de ce fait, lourdement touché par la crise financière depuis le mois d'octobre 2008.

Ainsi, au 31 décembre, les actifs du Fonds étaient de 27,7 milliards d'euros, contre 34,5 milliards d'euros un an auparavant, soit une baisse de 24,8%, a souligné le FRR dans dans un communiqué de presse publié après la réunion de son comité de surveillance.


Le rendement annuel depuis 2004 est passé à 0,8 % contre 8,8% l'année dernière.

"On reste sur une performance globale positive mais très légèrement positive", a commenté Raoul Briet, président du conseil de surveillance du FFR.

Ces résultats ne recouvrent aucune perte liée à des produits financiers toxiques, mais correspondent "à une exposition normale dans une année de baisse historique", a ajouté M. Briet. Le FRR a modifié son allocation d'actifs. La part actions est passée de 64,5 à 49% ; celle en obligations est passée de 33 à 36%. Les actifs conservés en trésorerie sont passéss de 1,2 à 14 %.

jeudi 29 janvier 2009

Petit toilettage du PERP

Le gouvernement a adopté en Conseil des ministres le 28 janvier 2009 une ordonnance qui modifie à la marge le régime des PERP.
Cette ordonnance prévoit de reporter de trois ans pour les PERP existant le respect des seuils de 2000 adhérents et 10 millions d'euros d'encours qui a défaut d'être atteints entraine la perte des avantages fiscaux attachés au produit. La loi Fillon avait prévu que ce délai soit atteint 5 ans après la création du PERP.
par ailleurs, l'ordonnance supprime la règle du comité des 100 signataires s'engageant pour la création d'un PERP, mesure artificielle qui n'avait aucun sens.

mardi 27 janvier 2009

Complémentaires, début du round de négociations

Comme il avait été convenu en 2008, les partenaires sociaux doivent s'entendre d'ici la fin du mois de mars pour maintenir le paiement des retraites complémentaires à partir de 60 ans. Les salariés partant à la retraite à 60 ans bénéficient de leurs complémentaires grâce au dispositif AGFF qui est financé à travers une cotisation s'ajoutant aux cotisations d'assurance vieillesse. En effet, pour les complémentaires, l'âge légal de départ à la retraite reste fixé à 65 ans. En 1982, un accord a été institué pour faire la jonction entre 60 et 65 ans. le coût est évalué à 800 millions d'euros par an. A défaut de reconduction du dispositif, les pensions subiraient un abattement de 22 % en moyenne. Le MEDEF entend utiliser les négociations pour faire avancer ces idées, en particulier sur le recul de l'âge légal de départ à la retraite.
L'AGIRC et l'ARRCO devraient enregistrer des pertes avant 2018 du fait de la diminution des rentrées de recettes et l'augmentation des prestations. Actuellement, les deux régimes complémentaires gèrent les cotisations de 18 millions d'actifs et versent des pensions à 11 millions de retraités. Les versements des complémentaires représentent en moyenne 30 % des pensions des non cadres et 55 % des pensions des cadres. L'ARRCO qui concerne tous les salariés disposent de 18 millions de cotisants, de 11 millions de retraités, versent 31,2 milliards d'allocations et perçoit 33,3 milliards d'euros de cotisations. L'AGIRC qui ne s'adresse qu'aux cadres possède 3,7 millions de cotisants et 2,2 millions d'allocataires. Elle verse 16,6 milliards d'euros d'allocations et reçoit 15,1 milliards d'euros de cotisations. l'AGIRC serait déficitaire avant 2014 et l'ARRCO avant 2022. Les deux régimes disposent de réserves qui permettent de lisser la montée en charge des dépenses.
Les syndicats souhaitent tout à la fois maintenir le dispositif AGFF et arrêter la dégradation du rendement de ces régimes. En 18 ans, le rendement du point a été abaissé de près d'un tiers. 1 euro de cotisation permet d'obtenir 7 centimes de pension. Il est fort probable que les partenaires sociaux reconduisent le système actuel jusqu'en 2010 année qui serait marquer à nouveau par un rendez-vous sur les retraites et une éventuelle réforme du régime de base.

jeudi 15 janvier 2009

Livret A la baisse attendue du 1er février

LIVRET A, UN SYMBOLE DIFFICILE A MANIER



Les Français aiment les symboles. Le taux du Livret A en est un dont le maniement est toujours sujet à polémiques. Son augmentation apparaît comme une décision normale et juste quand sa baisse est jugée comme une mesure antisociale. Or, il faut toujours se méfier avec les symboles ; ils sont souvent trompeurs. La fixation du taux du Livret A à 4 % n’était que la traduction de l’augmentation de l’inflation qui en rythme annuel dépassait alors 3 %. Le rendement réel du fameux Livret détenu par plus de 46 millions de Français n’était au mieux que de 1 %.

Avec la décrue des cours des matières premières et les menaces déflationnistes, le taux d’inflation est revenu de manière rapide au-dessous de 2 %. Le rendement du Livret A en a été augmenté d’autant.

Or, le Livret A est un instrument d’épargne de court terme, liquide et sans risque. Il n’a donc pas vocation à offrir des rendements élevés. A titre de comparaison, le rendement des SICAV monétaires est actuellement après impôt d’environ 1 %. La baisse des taux d’intervention des banques centrales doit s’accompagner par une baisse des taux d’intérêt à court pour permettre une relance de l’économie. La baisse du taux du Livret A est un message adressé à l’ensemble de la place financière. Il ne faut de plus oublier que le Livret A finance le logement social. Afin de soutenir l’économie et d’éviter d’entraver les capacités d’investissement d’HLM, il apparaît souhaitable que les ressources issues du Livret A ne soient pas trop chères. Il est difficile de défendre l’idée qu’il faut plus de logements sociaux et maintenir élevé le taux du Livret A.

L’encours du Livret A a dépassé 133 milliards d’euros au mois de janvier en progression de près de 15 % sur un an. Cette progression résulte tout à la fois de son aspect attractif, de la méfiance des Français vis-à-vis des autres produits financiers et de leur volonté d’accroître leur épargne de précaution avec l’accumulation des mauvaises nouvelles économiques.

Le retour à un taux de 2,5 % qui n’est pas le plus faible taux que le Livret A ait connu ces dernières années (2 % en 2005). Ne devrait pas provoquer d’importantes sorties du fait du contexte économique. En revanche, les Français seront peut-être tentés de placer une partie de leurs ressources sur des contrats d’assurance-vie du fait que les compagnies d’assurance ont annoncé des taux de 4 à 4,5 % pour leur fonds euros.

Le rendement du Livret A net d’inflation devrait être voisin de 1,5 point sur les prochains mois ce qui est loin d’être faible en ces temps incertains.

mercredi 14 janvier 2009

Résultats démographiques de l'INSEE 2008 : des bébés mais plus de retraités aussi....

L'INSEE vient de publier le bilan démographique 2008. Au 1er janvier 2009, la France comptait 64,3 millions d'habitants. Elle a enregistré 801 000 naissances l'année dernière soit un niveau jamais atteint depuis 1981. Pour la première fois depuis 30 ans, la fécondité par femme dépasse les deux enfants par femme en âge de procréer. L'âge moyen à la maternité continue de reculer pour atteindre 30 ans soit deux ans de plus qu'à la fin des années quatre-vingt.

La part des personnes de moins de 20 ans diminue au sein de la population (24,9 % contre 26 % en 1999) et la part des plus de 65 ans progresse (16,5 au lieu de 15,7 %). 8,7 % de la population a plus de 75 ans soit 5,6 millions de personnes.
Le nombre de naissances hors mariage atteint 52% soit 10 % de plus qu'il y a 10 ans. Depuis sa création, plus de 500 000 PACS ont été signés. 94 % des PACS signés en 2008 l'ont été par des couples hétérosexuels.
En 2008, 543 500 personnes sont décédées soit 2,3 % de plus qu'en 2007. L'espérance de vie est restée stable en 2008 avec même un léger recul pour les femmes. Ainsi, pour un garçon né en 2008, l'espérance de vie est de 77,5 ans ; pour une fille de 84,3 ans. le taux de mortalité infantile demeure à 3,8 pour 1000 soit un taux moyen au sein de l'Europe.


En matière de financement des retraites, l'amélioration de la fécondité est une bonne nouvelle mais ne change pas réellement la donne pour deux raisons.
La forte baisse de la natalité entre 1965 et les années 2000 se fera sentir sur la répartition actifs/inactifs durant près de 30 ans mais surtout l'allongement de la durée de vie après 60 ans pèse sur les équilibres financiers des régimes de retraite de manière plus forte que les variations démographiques qui sont restées limitées en France.

lire le document de l'INSEE

vendredi 9 janvier 2009

La Retraite par Philippe Crevel ( à paraître le 26 février)



La retraite 2009
Régime général – Régimes spéciaux – Produits d’épargne


Philippe Crevel

Préface Jean-Pierre Gaillard




La retraite est aujourd'hui un sujet d’inquiétude. Déficit de le Sécurité sociale, dette publique, papy boom, étirement de l’espérance de vie mettent à rude épreuve notre système et suscite d'innombrables questions. Quels revenus en fin de carrière ? Comment se préparer financièrement pour vivre cette période, sereinement ? Comment gérer son capital ? …

Ce guide, pratique et pédagogique, dresse un état des lieux de la retraite en France pour mieux comprendre les différents régimes ou systèmes de retraite complémentaire existants.
Il apporte, également, des pistes pour, de manière simple et efficace, maintenir - voire améliorer - ses revenus à l’heure de la retraite. On y apprend à évaluer ses ressources, à compléter ses revenus, à choisir ses placements, à gérer, valoriser et diversifier son patrimoine, à prévoir et limiter ses dépenses.

Des encadrés, des témoignages et un test/bilan de sa propre situation émaillent le texte dans un souci de précision et de clarté. Enfin, un carnet d’adresses permet de retrouver tous les sites internet mentionnés, afin de trouver toutes les précisions complémentaires (actualisation des chiffres et barèmes, tableaux de calculs, etc.) qui pourraient se révéler nécessaires.

Un guide clair pour prévoir et vivre une retraite sereine !

Philippe Crevel est spécialiste des questions macroéconomiques, relatives à l'épargne et à la retraite et suit plus particulièrement, les dossiers des finances publiques et de l'emploi.
Depuis 2004, il est Secrétaire Général du Cercle des Epargnants et chargé de mission auprès de la direction générale du Groupe Generali.


Collection «Argent et Patrimoine »
Solar
• 130 pages
9,90 euros
Mise en vente le 26 février 2009

mardi 6 janvier 2009

Les Fonds de Pension ne sont pas les titanics de l'ère moderne

L'OCDE établit un premier bilan de l'impact de la crise financière sur les fonds de pension. Selon l'organisation internationale, l'encours des fonds de pension privés de la zone sont en baisse de près de 20 % de leurs capitaux soit l'équivalent de 3300 milliards de dollars. Néanmoins, au-delà de l'ampleur de ces chiffres, il ne faut pas oublier que les fonds de pension travaillent sur un horizon lointain. Les rendements des fonds à 5, 10 ou à 15 ans restent amplement positifs. Par ailleurs, pour les jeunes salariés, le rendement des cotisations a de fortes chances de s'améliorer du fait des probables plus values à venir. L'OCDE souligne qu'un désengagement massif du secteur actions pourrait porter préjudice aux futurs retraités. L'organisation si elle comprend la tentation d'opter pour une allocation d'actifs moins risqués, elle souligne que sur le long terme cette stratégie de défiance à l'égard des actions est contre productive.



lire le rapport de l'OCDE

lundi 5 janvier 2009

Depuis la loi Fillon, une enveloppe fiscale spécifique à l'épargne retraite a été créée. Le PERP, le PERCO, la Préfon, le PERE, l'article 83 rentrent dans cette enveloppe.

Le Gouvernement a rendu public le montant 2009 du plafond de la sécurité sociale.

Ainsi, le plafond mensuel est revalorisé de 3,1 % passant à 2 859 euros.
La plafond annuel sera au 1er janvier de 34 308 euros.

De ce fait, les contribuables pourront déduire au titre de leurs revenus professionnels 2009 jusqu'à 27 446 euros ou dans la limite de 3430 euros s'ils n'ont pas ou peu de revenus professionnels.


lire le communiqué officiel du Gouvernement