CERCLE DE L'EPARGNE, DE LA RETRAITE ET DE LA PREVOYANCE

Le Cercle des Epargne, de la retraite et de la prévoyance est un centre d'études et d'information indépendant qui a pour objet de réaliser des études et d'informer les épargnants sur toutes les questions relatives à l'épargne, la retraite et la prévoyance

Il bénéfice de l'appui et de l'expertise d'un Conseil scientifique et du soutien d'AG2R La Mondiale

Pour plus de renseignements et pour tous les contacts presse, vous pouvez nous contacter au 06 13 90 75 48

mardi 24 février 2015

Petite progression des crédits aux micro-entreprises

Selon la Banque de France, les crédits aux TPE ont progressé de 2,1 % en un an.


)
Crédits de trésorerieCrédits à l'investissement hors immobilierCrédits immobiliersT4 2012T1 2013T2 2013T3 2013T4 2013T1 2014T2 2014T3 2014T4 2014-2,0-1,5-1,0-0,50,00,51,01,52,0

Crédits aux micro-entreprises : répartition par type de crédits
(Encours en milliards d’euros)

Données brutes
Taux de croissance
annuel

T4 2013
T3 2014
T4 2014
T4 2014
Micro-entreprises
229,9
235,1
234,8
2,1%
crédits de trésorerie, affacturage inclus
17,8
18,8
18,0
0,8%
crédits à l'investissement hors immobilier
113,7
115,8
115,5
1,6%
crédits immobiliers
98,4
100,5
101,3
2,9%
Source et réalisation : Direction générale des Statistiques

Crédits nouveaux aux micro-entreprises
(Flux bruts trimestriels en milliards d’euros)
Crédits de trésorerieCrédits à l'investissement hors immobilierCrédits immobiliersT4 2012T1 2013T2 2013T3 2013T4 2013T1 2014T2 2014T3 2014T4 20140246810121416

Zone euro : Taux des crédits nouveaux d'un montant unitaire inférieur à 250 000 euros (en %)
AllemagneFranceItalieEspagneZone euroDéc-12Mars-13Jun-13Sep-13Déc-13Mars-14Jun-14Sep-14Déc-142,02,53,03,54,04,55,05,56,02,02,53,03,54,04,55,05,56,0
Source et réalisation : Direction générale des statistiques

lundi 23 février 2015

Rien de neuf pour le Livret A : la décollecte se poursuit

Communiqué de Philippe Crevel
Directeur du Cercle de l’Epargne


Livret A
Une décollecte qui s’installe



Paris, le 23 février 2015

Traditionnellement, le mois de janvier est un mois de collecte pour le Livret A et le Livret de Développement Durable. Les ménages, après les fêtes, reconstituent leur épargne de court terme. Les versements de primes de fin d’année et les étrennes sont en partie reversés sur les produits d’épargne défiscalisés. En 2014, le Livret A avait enregistré une collecte de 1,6 milliard d’euros. La collecte a été au cours de ces dix dernières années toujours positive.

En 2015, l’épargnant n’a pas été au rendez-vous pour le Livret A qui signe son 9ème mois consécutif de décollecte. Elle a atteint 850 millions d’euros pour le Livret A (LDD : décollecte de 200 millions d’euros). L’encours du Livret A est désormais de 262,1 milliards d’euros quand celui du LDD est de 101,9 milliards d’euros.

La désinflation avec la baisse des cours de l’énergie qui améliore le pouvoir d’achat des ménages n’a pas conduit à un retour des ménages vers le Livret A. Les Français considèrent toujours qu’à 1 % ce produit n’est pas intéressant malgré le fait que l’inflation est nulle voire négative. Le rendement facial l’emporte sur le rendement réel qui est au plus haut depuis 2009. Au mois de janvier, l’inflation était de -0,4 % donnant un rendement réel de 1,4 % au Livret A.

Les épargnants ont au mois de janvier profité des derniers plans d’épargne logement à 2,5 % (la baisse du taux à 2 % est intervenue au 1er février) et ont privilégié l’assurance-vie dont les rendements restent élevés (2,5 % pour 2014) et qui ont fait l’objet au cours du mois de janvier d’une ample publicité.

Si le Gouvernement avait suivi la recommandation du Gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, d’abaisser à 0,75 % le taux du Livret A, la décollecte aurait été plus nette. Il faut souligner qu’à 1 % le rendement du Livret A, compte tenu des taux pratiqués, est à un niveau très élevé. En effet, l’Etat emprunte avec des taux d’intérêt négatifs jusqu’à 2 ans. Il emprunte à 10 ans à 0,6 %. Ce mouvement de décollecte ne porte pas préjudice à la Caisse des Dépôts qui assure la centralisation du Livret A et du LDD. En effet, compte tenu des taux courts pratiqués, une collecte positive serait coûteuse à rémunérer…



L'épargne retraite : 172 milliards d'euros d'encours

L'épargne retraite pesait à fin 2012 172 milliards d'euros soit une goutte d'eau par rapport à l'assurance-vie qui représentait à l'époque plus de 1400 milliards d'euros.

Montants des encours des dispositifs de retraite supplémentaire facultative fin 2012
en millions d'euros
Montanten %
1. Estimations obtenues après recalage des données collectées des organismes d'assurance sur les sources FFSA.
2. La série a été redressée à partir de données estimées.
3. Champ non constant au sein de la catégorie « autres ».
Champ : ensemble des contrats en cours de constitution et de liquidation.
Source : Drees.
Dispositifs de retraite supplémentaire souscrits dans un cadre personnel ou assimilé37 33422
PERP18 8805
Produits destinés aux fonct. ou aux élus locaux (PRÉFON, COREM, CRH, FONPEL, CAREL-MUDEL)21 17512
RMC (retraite mutualiste du combattant)27 0074
Autres contrats souscrits individuellement32720
Dispositifs de retraite supplémentaire souscrits dans un cadre professionnel135 07878
Professions indépendantes (à titre individuel)31 72518
Contrats Madelin127 64716
Contrats « Exploitants agricoles »14 0782
Salariés ( à titre collectif)103 35360
PERCO6 7004
Contrats de type art. 39 du CGI136 20121
Contrats de type art. 82 du CGI13 6372
Contrats de type art. 83 du CGI (dont branche 26)150 95130
PERE14870
REPMA, ancien PER « Balladur »2 3401
Autres contrats souscrits collectivement33 0382
Ensemble des dispositif

vendredi 20 février 2015

LES OPCI ont le vent en poupe

La pierre papier se porte bien que ce soit les SCPI ou les OPCI. 

Les Les OPCI (organismes de placement collectif en immobilier ouverts à des investisseurs non professionnels) ont collecté 813 millions d'euros en 2014 contre 283 millions en 2013.


L'encours de ce type de placement a atteint  2 milliards d’euros fin 2014. 

Les OPCI sont majoritairement souscrit dans le cadre des contrats d’assurance-vie en unité de compte.
La performance commerciale est très concentrée sur quatre des neuf véhicules actuellement disponibles sur le marché qui représentent 98 % de la collecte. Opcimmo géré par Amundi Immobilier a levé 434 millions d’euros, soit plus de 50% de la collecte totale, suivi par Axa Selectiv’Immo géré par Axa REIM SGP qui a collecté 186 millions d’euros, BNP Paribas Diversipierre géré par BNP Paribas REIM 105 millions d’euros et Immo Diversification géré par Ciloger 68 millions d’euros.
Le paysage des OPCI Grand Public se structure peu à peu : sur un total de neuf OPCI Grand Public fin 2014, « deux dépassent les 700 millions d’euros de capitalisation (Axa Selectiv’Immo d’Axa REIM SGP et Opcimmo d’Amundi Immobilier). Deux OPCI sont compris entre 100 et 200 millions d’euros (BNP Paribas Diversipierre de BNP Paribas REIM France et Immo Diversification de Ciloger) et cinq OPCI pèsent chacun moins de 100 millions d’euros (Fructifrance Immobilier de NAMI-AEW Europe, Immanens et SG Pierre Entreprise d’Amundi Immobilier, LFP Opsis Patrimoine de La Française REM et Swisslife Dynapierre de Swisslife REIM) ».


L’OPCI « grand public » est un véhicule d’investissement associant actifs immobiliers (60 % à 90 % d’immobilier) et actifs financiers. Les OPCI  occupent une place originale dans les placements « pierre-papier », à côté des SCPI (sociétés civiles de placement immobilier) investies uniquement en immobilier et sans levier structurel, des SIIC (sociétés immobilières d’investissement cotées) investies également uniquement en immobilier mais avec un important levier, et des OPCVM Immobiliers. Son cadre juridique, largement inspiré de celui des OPCVM, facilite sa commercialisation et la grande diversité des actifs qui lui est autorisé « permet de gérer de façon très efficace la volatilité des performances tout en visant des rendements compétitifs »

lundi 16 février 2015

L'endettement baisse en Europe et augmente en France et ce n'est pas que la faute de l'Etat

Le taux d'endettement continue à augmenter en France et cela n'est pas que de la faute de l'Etat. En effet, le taux d'endettement des ménages est passé de 54,8 à 55,1 %du PIB en France de septembre 2013 à septembre 2014. Le taux d'endettement des entreprises non financières est passé de 63,3 à 65,7 % du PIB sur la même période. Certes, la plus forte progression est mettre à l'actif ou plutôt au passif des administrations publique dont le taux d'endettement est passé de 91,8 à 95,2 %.

Il faut souligner qu'au niveau européen, la tendance est à la baisse. Le taux d'endettement du secteur privé non financier est passé pour la zone euro de 127,4 à 126,2 %  du PIB de fin septembre 2013 à fin septembre 2014. Celui des ménages revient de 61,6 à 61,2 % quand celui des entreprises non financières passe de 65,8 à 64,9 %.

Au niveau du pays, le désendettement est en marche en Allemagne et en Espagne. Il progresse en France et en Italie.

Au Royaume-Uni, l'endettement du secteur privé est passé de 157,9 % du PIB à 147,3 % du PIB sur la période mentionnée ci-dessus. Dans ce pays, la baisse est sensible pour les entreprises dont le taux d'endettement a perdu 10 points en un an passant de 68,2 à 59,3 % du PIB.

Aux Etats-Unis, le taux d'endettement du secteur privé est en baisse modérée. Il est passé de 144,5 à 144 %. Les entreprises ont accru leur endettement qui est passé de 39 à 39,7 % quand les ménages se sont désendettés avec un ratio de 104,3 contre 105,5 un an auparavant. 

vendredi 13 février 2015

Les retraites chapeaux encadrées et limitées

L'Assemblée nationale a adopté plusieurs amendements dans le cadre de l'examen du projet de loi Macron. Ainsi, Valérie Rabault a fait adopter un amendement visant à rendre le rapport annuel sur les retraites chapeaux accessible à tous les citoyens.

Par  ailleurs, Razzy Hammadi a complété les dispositions votées par la commission, qui visent à inscrire dans la loi une stricte corrélation entre retraite chapeau et performances de l’entreprise a fait adopter un amendement qui  prévoit de plafonner la vitesse d’acquisition des droits à une retraite chapeau à un taux de remplacement de 3 % par an. Il prévoit enfin qu’un décret précisera le contenu des obligations d’information des sociétés, celui-ci devant notamment inclure, conformément à une préconisation de l’inspection générale des finances et de l’inspection générale des affaires sociales, le régime juridique, le rythme d’acquisition des droits, les modalités de financement ou encore une comparaison avec les autres régimes de l’entreprise.

Le rapporteur a indiqué que son amendement était "une mesure de régulation, visant à favoriser le travail, l’effort et le mérite, et non l’esprit de rente. Il s’agit de parer aux excès auxquels a pu donner lieu ce dispositif des retraites chapeaux, qui bénéficie à plus de 300 000 personnes, pour des montants moyens de 5 000 euros".

jeudi 12 février 2015

Quoi de neuf docteur ?

La DREES du Ministère de la santé vient de rendre public son rapport sur l'état de la santé des Français.

Ce rapport souligne que  les femmes bénéficient d’une espérance de vie supérieure à celle des hommes (85,4 ans en 2014 contre 79,2 ans pour les hommes) mais quel’écart entre les sexes ne cesse de se réduire. Il était de 8,2 ans en 1994, puis de 7,1 ans en 2003 ; il est désormais de 6,2 ans en 2014. L’espérance de vie à 65 ans est de 23,4 ans pour les femmes en 2013, soit 2,2 ans de plus qu’en 2000, et de 19,1 ans pour les hommes, soit 2,4 ans de plus qu’en 2000.

L’espérance de vie des femmes à la naissance et à 65 ans, et celle des hommes à 65 ans, font partie des plus élevées en Europe. En revanche, l’espérance de vie des hommes avant 65 ans se situe dans la moyenne européenne.

Ce décalage observé chez les hommes s’explique en partie par le poids des décès prématurés. La hiérarchie des causes de mortalité est inversée chez les hommes et chez les femmes. Ainsi, les maladies de l’appareil circulatoire restent la première cause de mortalité chez les femmes, devant les tumeurs. C’est l’inverse chez les hommes. À âge égal, on observe toutefois une surmortalité masculine : le taux de mortalité par maladies de l’appareil circulatoire standardisé sur l’âge est 1,6 fois plus élevé chez les hommes. Pour la mortalité par tumeurs, cette surmortalité est encore plus marquée : le taux standardisé de mortalité par tumeurs malignes est 2 fois plus élevé chez les hommes que chez les femmes.


Etat de la santé en France

mardi 10 février 2015

Epargne salariale, comment relancer la machine

Après l'augmentation du forfait social, après un déblocage raté, l'ère est à la relance de l'épargne salariale.

8,7 millions de salariés en France bénéficient en France d'un des outils de l'épargne salariale. L'encours de l'épargne salariale dépasse désormais les 100 milliards d'euros., 87 % des salariés ayant accès à au moins un des dispositifs d'épargne salariale, d'intéressement ou de participation, sont employés au sein d'entreprises de plus de 50 salariés.

Pour favoriser la diffusion de l'épargne salariale dans les PME, le projet de loi Marcon propose que le premier accord de participation ou d'intéressement conclu par une entreprise de moins de 50 salariés  soit assujetti à un forfait social à un taux minoré de 8 %,  L'intéressement pourrait ne plus être versé en cash par défaut au salarié en l'absence d'indications de sa part, mais pourrait être versé dans le PEE en gestion pilotée. L'intéressement serait ainsi aligné sur la participation, qui est versée par défaut à 50 % sur un Perco et 50 % sur un PEE. «  La loi propose en outre que si les sommes sont investies en même temps au moins à 7 % dans des titres de PEA PME. Dans ce cas, le forfait social payé par l'entreprise passe de 20 % à 16 %.

Ces mesures vont dans le bon sens mais suffiront-elles à relancer l'épargne salariale. Ce n'est pas garanti. 

mercredi 4 février 2015

La lettre du Cercle du mois de février





  • L'édito de Jean-Pierre Thomas
  • Le coin de l'Epargne 
  • Le coin de la retraite
  • Le dossier du mois sur la démographie française
  • les news du Cercle 

Des taux bas et des crédits en faible progression au mois de décembre

  • Selon la Banque de France, le taux de croissance des crédits aux sociétés non financières augmente très légèrement en décembre 2014  à +2,2 % contre  +2,1 % en novembre

  • Les crédits de trésorerie sont en progression de +1,7 %, après +0 % et celui des autres crédits de +1,9 %, après -1,5 % compensant le ralentissement des crédits d’investissement (+2,4 %, après +3,3 %).

  • La baisse observée depuis juin 2014 des taux d’intérêt moyens des crédits nouveaux se poursuit, que ce soit pour les crédits de montants supérieurs à un million d’euros (1,69 %, après 1,75 %) ou pour ceux de montants inférieurs (2,43 %, après 2,53 %).
Encours et taux de croissance annuel (données non cvs) 

(Encours en milliards d’euros, taux de croissance en %)


Encours brut

Taux de croissance annuel brut

déc-14

oct-14
nov-14
déc-14
Total
838

2,7
2,1
2,2
Investissement
581

3,2
3,3
2,4
Trésorerie
175

2,1
0,0
1,7
Autres
82

0,0
-1,5
1,9

Les SCPI maintiennent le cap

Après les fonds euros de l'assurance-vie, c'est autour des SCPI d'annoncer les résultats 2014. Ils sont globalement en baisse mais la pierre papier rapporte toujours plus que le Livret A. Avec des taux entre 5 et 6 %, les SCPI résistent assez bien  à la crise. Certains fonds spécialisés dans l'hôtelier dégage des rendements supérieurs à 6 %. L'investissement dans les SCPI est conseillé en diversification en particulier dans le cadre des contrats d'assurance-vie. Il faut évidemment regarder les frais de gestion.

L'assurance se porte bien au Luxembourg

La fédération française des sociétés d'assurances a annoncé un bon cru pour 2014. Il en est de même et sans surprise pour le secteur des assurances au Luxembourg. Avec un chiffre d’affaires de 401,42 millions d’euros, le précédent record de 338 millions enregistrés en 2011 a été dépassé. Les primes en assurance vie ont augmenté de 15,73% au dernier trimestre par rapport au même trimestre de l’exercice précédent, tandis que les branches non vie ont progressé de 8,14%.  
Sur l'ensemble de l'année, les cotisations  ont progressé de 18,80%  avec un bond notable de l’assurance vie (+20,87%). Les branches non vie ont «seulement» augmenté de 4,82%. Le total de 26,87 milliards (branche non vie et assurance vie) dépasse de plus de 2 milliards le précédent record de 2010. Les primes de produits vie à rendements garantis, en particulier, ont bondi de 37,69%.