CERCLE DE L'EPARGNE, DE LA RETRAITE ET DE LA PREVOYANCE

Le Cercle des Epargne, de la retraite et de la prévoyance est un centre d'études et d'information indépendant qui a pour objet de réaliser des études et d'informer les épargnants sur toutes les questions relatives à l'épargne, la retraite et la prévoyance

Il bénéfice de l'appui et de l'expertise d'un Conseil scientifique et du soutien d'AG2R La Mondiale

Pour plus de renseignements et pour tous les contacts presse, vous pouvez nous contacter au 06 13 90 75 48

jeudi 10 avril 2014

Progression de la production industrielle en France en février

Bonne nouvelle, a u mois de février 2014, la production de l’industrie manufacturière en volume a, selon l'INSEE, progressé de 0,3 %. La production de l’ensemble de l’industrie augmente légèrement de 0,1 % contre une baisse de 0,3 % en janvier 2014.

Au cours des trois derniers mois, la production augmente dans l’industrie manufacturière (+0,8 %), et est pratiquement stable dans l’ensemble de l’industrie (+0,1 %).

Sur cette période, la production progresse nettement dans les autres produits industriels (+1,2 %). Elle est également en forte hausse dans lacokéfaction et raffinage (+3,4 %), et dans les industries agricoles et alimentaires (+1,6 %). En revanche, elle diminue dans les équipements électriques, électroniques, informatiques, machines (–0,8 %) et dans lesmatériels de transport (–0,6 %).

La production manufacturière augmente au cours des trois derniers mois par rapport aux trois mêmes mois de l’année précédente (+1,1 %).

Sur cette période, la production progresse fortement dans les matériels de transport (+7,0 %) et, de manière assez modérée, dans les autres produits industriels (+0,7 %) et les équipements électriques, électroniques, informatiques, machines (+1,0 %). En revanche, elle recule dans lacokéfaction et raffinage (–6,7 %) et dans les industries agricoles et alimentaires (–0,8 %).
Indices mensuels de la production industrielle

Légende : CZ : industrie manufacturière - (C1) : IAA - (C3) : équipements électriques, électroniques, informatiques ; machines - (C4) : matériels de transport - (C5) : autres industries
Sources : Insee, SSP, SOeS$

Indices mensuels de la production industrielle

Inflation à 0,6 % quelle conséquence pour le Livret A


Selon l'INSEE, au mois de mars, l’indice des prix à la consommation (IPC) est en hausse de 0,4 % (après + 0,6 % en février 2014). Sur un an, l'augmentation est de 0,6 % sur un an contre +0,9 % en février 2014. Hors tabac, il croît de 0,5 % en mars 2014 et également de 0,5 % sur un an. Corrigé des variations saisonnières, l'IPC se replie de 0,1 % en mars 2014.

La hausse des prix est imputable à une augmentation des prix des produits manufacturés après les soldes d'hiver, notamment dans l'habillement et par la hausse saisonnière, en période de vacances, des prix de certains services. En revanche, les prix de l'énergie et, dans une moindre mesure, ceux de l'alimentation diminuent.

Ce faible taux confirme les tendances déflationnistes de l'économie européenne et pourrait conduire la BCE à intervenir dans les prochaines semaines.

Par ailleurs, avec une inflation à 0,6 %, la question de la diminution du taux du Livret A se repose pour le mois d'août. En effet, compte tenu du taux d'inflation, le Gouvernement pourrait abaisser le taux de l'épargne réglementée à 1 % ce qui serait le taux le plus faible jamais connu. Certes, le Gouvernement attend une légère reprise de l'inflation mais cette dernière ne vient toujours pas...

Le taux du Livret A baissera-t-il au mois d'août ?


Selon l'INSEE, au mois de mars, l’indice des prix à la consommation (IPC) est en hausse de 0,4 % (après + 0,6 % en février 2014). Sur un an, l'augmentation est de 0,6 % sur un an contre +0,9 % en février 2014. Hors tabac, il croît de 0,5 % en mars 2014 et également de 0,5 % sur un an. Corrigé des variations saisonnières, l'IPC se replie de 0,1 % en mars 2014.

La hausse des prix est imputable à une augmentation des prix des produits manufacturés après les soldes d'hiver, notamment dans l'habillement et par la hausse saisonnière, en période de vacances, des prix de certains services. En revanche, les prix de l'énergie et, dans une moindre mesure, ceux de l'alimentation diminuent.

Ce faible taux confirme les tendances déflationnistes de l'économie européenne et pourrait conduire la BCE à intervenir dans les prochaines semaines.

Par ailleurs, avec une inflation à 0,6 %, la question de la diminution du taux du Livret A se repose pour le mois d'août.

mercredi 9 avril 2014

L'endettement des entreprises repart à la hausse


C'est plutôt une bonne nouvelle ; les entreprises s'endettent à nouveau ce qui serait le signe annonciateur d'une reprise de l'investissement. L’endettement des sociétés non financières augmente en février de +3,2 % en rythme annuel, après + 2,8 % en janvier. La progression annuelle des financements par émissions de titres de dette se renforce, de même que celle des crédits accordés aux résidents par les banques. Le coût des financements est stable, à 2,43 %. Cumulé sur un an, le flux net d’endettement sur les marchés financiers s’élève à 36,7 milliards d’euros, après 33,2 milliards en janvier 2014. En rythme annuel, il progresse de 8,0 % sur les 12 derniers mois, de février à février. Le flux net des crédits cumulés sur un an atteint 4,1 milliard d’euros. Alors que les crédits consentis par les établissements de crédit résidents aux sociétés non financières avaient stagné durant la seconde moitié de l’année 2013, ils ressortent en hausse à +0,5 % en février après +0,3 % en janvier.

Le FMI entre optimisme et réalisme


Le FMI a publié son rapport du mois d'avril sur la conjoncture de l'économie mondiale. L'organisation internationale se montre légèrement plus optimiste pour la France avec une croissance qui pourrait atteindre 1 % cette année. Le Gouvernement a prévu 0,9 % et de nombreux experts penchent pour une croissance comprise entre 0,6 et 0,9 %.

Selon le FMI, la croissance mondiale devrait passer de 3 % en 2013 à 3,6 % en 2014 et à 3,9 % en 2015. Dans les pays avancés, la croissance devrait atteindre environ 2¼ % en 2014–15, soit une amélioration d’environ 1 point de pourcentage par rapport à 2013. Cette amélioration est imputable à une réduction du durcissement de la politique budgétaire, sauf au Japon, et à la persistance de conditions monétaires  accommodantes.La croissance sera la plus élevée aux États-Unis avec un taux de  2¾ %. La croissance serait positive mais  variable dans la zone euro, plus forte au  coeur de la zone, mais plus faible dans les pays caractérisés par une dette (privée et publique) élevée et une fragmentation financière. Dans les pays émergents et les pays en développement, la croissance devrait monter progressivement de 4,7 % en 2013 à environ 5 % en 2014 et à 5¼ % en 2015.

La croissance sera portée par l’affermissement de la demande extérieure des pays avancés, mais le durcissement des conditions financières pèsera sur la croissance de la demande intérieure. En Chine, la croissance s'élèverait à  7½ % en 2014 avec un freinage décidé par les autorités du  crédit et la mise en oeuvre de  réformes structurelles afin d'assurer une transition graduelle à une trajectoire de croissance plus équilibrée et durable.

Le FMI souligne que la reprise mondiale demeure fragile du fait de la persistance de nombreux déséquilibres et l'émergence de nouveaux problèmes avec le changement de politique monétaire américain. Le FMI note que les fluctuations financières pourraient évidemment avoir des conséquences sur les économies des pays émergents.

lire le rapport du FMI sur la conjoncture avril 2014

Analyse économique du discours de Manuel Valls

Philippe Crevel a été interrogé par la rédaction d'Atlantico.fr afin de commenter le discours de politique générale de Manuel Valls et plus précisément les mesures économiques avec quatre autres experts.

mardi 8 avril 2014

Les non -résidents possèdent 62 % de la dette publique française

D'après la banque de France, les non-résidents détiennent plus de 62 % de la publique à fin 2013.
Ils achètent au dernier trimestre 2013 pour 4,9 milliards de titres publics,et 17 milliards d'euros d'actions, principalement émises par les sociétés non financières.
Sur l'année 2013,  en cumulé, les sociétés non financières résidentes ont effectué 21 milliards d’émissions nette.
Détention par les non-résidents de la dette de long terme par secteur émetteur résident (en %)
Emissions et détention de titres français

Petite réduction du déficit budgétaire en 2014

Selon le Ministère des Finances, le déficit d’exécution au 28 février 2014 est de 25,7 Md€, contre 27,1 Md€ à fin février 2013.
Les dépenses atteignent  64,8 milliards d’euros au 28 février 2014, dont 1,3 Md€ de dépenses d’investissement d’avenir contre 64,4 milliards d’euros au 28 février 2013. Déduction faite des dépenses exceptionnelles au titre du nouveau programme d’investissements d’avenir, le montant des dépenses s’établit à 63,4 milliards d’euros, en diminution de 1 milliard d’euros par rapport au 28 février 2013.
Les recettes du budget général (nettes des remboursements et dégrèvements) s’établissent à 46,8 Md€ contre 44,1 Md€ à fin février 2013. A fin février 2014, les recettes fiscales nettes sont en progression de 2,4 Md€ par rapport au 28 février 2013. 

Une petite croissance de 0,2 % au premier trimestre

Selon la Banque de France, le taux de croissance a du atteindre 0,2 % au 1er trimestre de 2014. Rien d'exceptionnel, mais une sortie lente de la crise.
La Banque de France considère que l'industrie devrait bénéficier de l' augmentation de la production et des livraisons, carnets stables, hausse de l’activité prévue à court terme. Pour les services, une progression est prévue à mi avril.

lundi 7 avril 2014

La reprise européenne prend un peu de poids

Selon les instituts de conjoncture français, allemand et italien,  la zone euro enregistre un début de reprise; Au premier trimestre, le taux de croissance du PIB devrait augmenter de +0,4 % (après +0,3 % et +0,1 % respectivement aux deux trimestres précédents).
La croissance ralentirait légèrement aux deuxième et troisième trimestres. La reprise concernerait l'ensemble des secteurs et des pays et serait entraînée par une amélioration progressive de la demande intérieure et une contribution légèrement positive du secteur extérieur.
L'investissement privé devrait augmenter en raison de l'augmentation de l'activité et de la nécessité de renouveler les capacités de production après la phase marquée d'ajustement provoquée par la crise  financière.
La consommation serait toujours en croissance faible en raison de mesures d'austérité budgétaire dans  certains États membres combinées à la faiblesse du marché du travail et à une croissance limitée du revenu disponible réel.

samedi 5 avril 2014

La semaine économique vue par Philippe Crevel

La semaine économique N°69 est une lettre d'information réalisée par Philippe Crevel et publiée notamment sur le site du Cercle des Epargnants.

Le coin des Epargnants

Le CAC 40 continue sa marche en avant à 4 484 points retrouvant son niveau d’avant la faillite de Lehmann Brothers. En une semaine, le CAC a gagné 1,66 %. Sur un an, la progression est supérieure à 20 %. Elle est d’un peu plus de 4 % depuis le 1er janvier.

Cette progression est imputable aux bons résultats américains. Au mois de mars, l’économie américaine (hors secteur agricole) a créé 192.000 emplois. Certes, cela est inférieur aux prévisions mais la tendance reste bonne surtout que les résultats de janvier et de février ont été revus à la hausse, à respectivement 144.000 et 197.000 créations nettes. Le taux de chômage reste à 6,7 %. Le discours de la Présidente de la FED et les propos assez offensifs de Mario Draghi ont conforté les investisseurs.

Une semaine d’économie

France, croire en une reprise modérée

L’INSEE vient de publier son étude de conjoncture du mois de mars. Pas de quoi s’emballer, la croissance serait certes de retour mais sans pour autant atteindre des sommets et permettre une décrue du chômage et une réduction des déficits publics. En effet, pour respirer, il faudrait au moins une croissance de 1,5 % or, selon l’INSEE, nous sommes plutôt partis pour atteindre 0,7 %. Certes, cela est beaucoup mieux que le +0,3 % en 2013 et le  0,0 % en 2012 mais cela demeure insuffisant. L’Institut considère que l’activité sera  notamment portée par l’industrie manufacturière (acquis de +1,1 % mi-2014 après +0,1 % en 2013 et -2,8 % en 2012). A contrario, la construction continuerait de peser sur l’activité (acquis de -1,3 % mi-2014, après -2,2 % en 2013).

Si l’INSEE ne voit pas une baisse du chômage en 2014, en revanche elle considère qu’à compter du second semestre l’emploi marchand non agricole devrait se stabiliser.

Toujours selon l’INSEE, au premier semestre, le pouvoir d’achat se redresserait (+1,0 % puis +0,1 %) après avoir légèrement fléchi au second semestre 2013 (-0,2 % par trimestre). Toujours selon l’INSEE, de mi-2013 à mi-2014, le pouvoir d’achat serait en hausse modérée (+0,6 %).

Cette faible croissance pèsera donc sur le niveau des déficits qui devraient rester autour de 4 % du PIB et rendra encore plus délicat la réalisation des 50 milliards d’euros d’économie et du double pacte, responsabilité et solidarité.

BCE, l’heure de la riposte se rapproche-t-elle ?

La Banque Centrale Européenne a décidé de ne rien changer mais le verbatim évolue. Les Gouverneurs ont indiqué qu’un taux d’inflation trop bas trop longtemps constituait une réelle menace et que le cas échéant des moyens non conventionnels seraient mis en œuvre.
Il est certain qu’avec un taux à 0,5 % au mois de mars, l’inflation est au plus bas. Il faut remonter à la récession de 2009 pour retrouver un tel taux.

Les prix baissent un peu partout et cela malgré quelques hausses d’impôts (TVA en France par exemple).
Au moment de la conférence de presse, Mario Draghi a reconnu que les données pour le mois de mars avaient constitué une surprise, pas assez notable cependant pour amener le Conseil à baisser ses taux directeurs.

La BCE considère qu’il n’y a pas d’enclenchement déflationniste au sein de la zone euro. Le président Draghi, a continué d’indiquer que les anticipations à moyen-long terme restaient « bien ancrées » et proches de l’objectif officiel de 2%.

En cas de décrochage, en revanche, Mario Draghi et l’ensemble du Conseil des gouverneurs n’hésiteront pas à recourir à toutes les armes possibles y compris les moins conventionnels, pour écarter ce risque : prêts aux banques, achats fermes de titres (quantitative easing), assouplissement des règles prudentielles appliquées au marché des assets-backed securities (ABS).

La BCE aime l’impressionnisme et avance par petites touches. Les déclarations de Mario Draghi constitue certainement un tout petit pas vers une éventuelle initiative de la BCE si d’ici la fin du mois de mai, il n’y a pas de retournement des anticipations sur les prix et les volumes de crédits.

Et demain et après demain

La guerre du déficit français aura-t-elle lieu ?

Avec un déficit public de 4,3 % en 2013 qui sera réduit au mieux à 4 % en 2014, la France ne rentrera pas dans le cadre européen comme prévu en 2015. François Hollande entend obtenir un nouveau délai de grâce à l’Europe pour passer sous la barre des 3 % du PIB. Or, nos partenaires n’entendent pas se faire avoir une fois de plus par les promesses françaises.

L'ex-Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, candidat du centre droit à la présidence de la Commission européenne, a ouvert le bal en indiquant à Berlin qu’il est opposé sur le principe au fait que la France bénéficie d'un nouveau délai pour réduire son déficit public.
Il a rappelé que la France, qui a déjà obtenu un report jusqu'en 2015 pour être dans les limites des règles budgétaires européennes, "ne peut pas encore une fois avoir un passe-droit".

Jean-Claude Juncker a ajouté que la France devait "suivre les règles du jeu comme tous les autres".
La prochaine rencontre de Michel Sapin avec son homologue allemand, Wolfgang Schäuble, lundi à Berlin, sera plus que délicate car à l’ordre du jour figure le rythme de réduction du déficit public français.

Jusqu’à maintenant, Wolfgang Schäuble a souligné que la France "restait un pays fort" en dépit d'une situation politique "difficile". Par ailleurs, le porte-parole d'Angela Merkel a dit vendredi faire "confiance à la France pour respecter ses engagements".

Les propos les plus durs proviennent sans surprise du président de la Banque centrale allemande, la Bundesbank, Jens Weidmann qui a demandé à la Commission européenne de faire "respecter les règles de manière stricte".

La France peut-elle demander un nouveau sursis ? Le calendrier électoral est plutôt favorable. En effet, les élections européennes de juin devraient enregistrer la montée en puissance du vote protestataire et anti-européen. De ce fait, la Commission sortante pourrait être tentée de ne pas mettre de l’huile sur le feu en ouvrant un nouveau front avec la France. Elle pourrait être également tentée de renvoyer le règlement du problème français à la prochaine commission. Les élections du mois de juin pourrait conduire à la constitution d’une grande coalition centre droit et centre gauche à l’Allemande ce qui ne serait pas pour déplaire au pouvoir français.

Par ailleurs, la Commission peut difficilement s’opposer de front au deuxième pays européen. Il y aura donc des négociations avec à la clef certainement un report du calendrier avec en contrepartie des promesses de réformes. Le Gouvernement français mettra en avant le pacte de responsabilité et son plan d’économies de 50 milliards d’euros. Cela ne suffira peut-être pour amadouer la Commission européenne qui exigera d’aller plus loin dans l’assainissement des comptes sociaux. Il est fort probable que le Gouvernement soit d’ici septembre contraint d’augmenter la CSG pour alléger les charges salariales tout en tentant d’équilibrer les comptes d’assurance-maladie.

Assurance-maladie, le chantier toujours en suspens

Le Gouvernement de Jean-Marc Ayrault a posé quelques rustines pour réduire la dérive des comptes de l’assurance-vieillesse en faisant une grande partie de la charge sur les entreprises et les retraités. Il est fort probable que d’ici deux ou trois ans une nouvelle réforme soit nécessaire. Il a ouvert le dossier de la dépendance en promettant une réforme d’ici la fin de l’année. En revanche, pour l’assurance-maladie, circuler il n’y a rien à voir. Pourtant, le déficit de l’assurance-maladie voisine autour de 8 milliards d’euros. Malgré une forte maîtrise des dépenses d’assurance-maladie, malgré une réduction drastique des investissements, le déficit a tendance à s’accroitre du fait du vieillissement et de la stagnation économique.

Le Gouvernement a tendu quelques filins pour réformer l’assurance-maladie avec l’ANI sur la sécurisation de l’emploi qui prévoit la généralisation de la couverture santé. Une fois en vigueur, en 2015, il sera possible d’effectuer des transferts de charge de l’assurance maladie vers les complémentaires. Par ailleurs, plusieurs pistes sont à l’étude comme le déremboursement du premier rendez-vous chez les médecins ou l’augmentation des franchises (le 1 euro ou le ticket modérateur). D’autres pistes plus audacieuses ont été avancées mais ne devraient pas être inscrites à l’ordre du jour de la prochaine réforme. Il y avait, en particulier, la possibilité de rendre le système de prise en charge dégressif en fonction des revenus. Ce serait évidemment une remise en cause du modèle universel de couverture maladie à la Française. Sinon, le Gouvernement pourrait continuer la politique de déremboursement de certains médicaments jugés peu efficaces.

A suivre, next week….

Lundi 7 avril

En Allemagne, il faudra scruter la production industrielle du mois de mars qui devrait être stable par rapport au mois de février.

En Italie, il faudra suivre le résultat du déficit public qui devrait se situer autour de 3 % marquant la consolidation budgétaire entreprise depuis plusieurs années.
Sur le plan européen, il faudra suivre l’indicateur de la confiance des consommateurs d’avril qui est attendu en hausse par rapport à mars.

Aux Etats-Unis, il sera intéressant de regarder la variation des crédits à la consommation qui est attendue à la hausse.

Au Japon, les résultats du commerce extérieur seront publiés. Après le fort déficit du mois de janvier, il faudra analyser la réaction de l’économie japonaise. Néanmoins, un déficit est encore prévu.

Mardi 8 avril

Au Japon, sera communiquée l’enquête auprès des observateurs de l'économie du mois de mars. L’enquête devrait être positive du fait que les consommateurs anticipent la progression de 3 points de la TVA.

Au Royaume-Uni sera connue la production industrielle de février qui est attendue en hausse.

En France, les résultats de la balance commerciale du mois de février seront publiés avec à la clef un déficit d’environ 5,3 milliards d’euros contre -5,7 milliards d’euros au mois de janvier. L’économie française n’arrive toujours pas à gagner des parts de marché à l’exportation.
Toujours, en France, il faudra regarder les résultats de l’exécution budgétaire de février. En janvier, le déficit avait été de 12,7 milliards d’euros.

Aux Etats-Unis sera connu l’indice de l’optimisme des affaires de mars qui devrait ressortir en hausse.

Mercredi 9 avril

Il faudra suivre au Royaume-Uni, la réunion de la BoE qui devrait maintenir inchangé sa politique monétaire. Toujours à Londres, il faudra regarder les résultats de la balance commerciale avec un déficit de 3,33 milliards de livres contre 4 milliards au mois de janvier.

En Allemagne, seront publiés les résultats de la balance commerciale de février avec à la clef un excédent d’environ 19 milliards d’euros contre 17 milliards d’euros au mois de janvier.

Jeudi 10 avril

Au Japon, seront communiquées, les commandes de machines de février qui devraient être en diminution en phase avec e ralentissement attendu de l’économie.

En France, il faudra suivre le taux d’inflation de mars qui est attendu à 0,5 %. Néanmoins sur un an, le taux d’inflation devrait revenir à 0,6 % contre 0,9 % en février.

Toujours en France, il faudra analyser les résultats de la production industrielle de février. Il est fort probable que la production industrielle soit en baisse du fait du recul de la production d'énergie (consécutif à la douceur de l'hiver) et de la production manufacturière (exposée à un contrecoup après sa forte hausse de janvier).

En Italie, il faudra regarder les résultats de la production industrielle de février qui devraient marquer un recul de l’ordre de 0,2 %.
Au niveau européen, la BCE publiera son rapport mensuel.
Au Royaume-Uni, il faudra suivre les décisions sur les taux de la BoE.

Vendredi 11 avril

Le FMI se réunira toute la journée avec une déclaration finale.
Plusieurs indices des prix du mois de mars seront communiqués, en Chine, en Espagne et en Allemagne en particulier. L’inflation annuelle de l’Allemagne baisserait de 1 à 0,9 %. En Espagne, l’inflation serait de -0,2 %.
Aux Etats-Unis, il faudra suivre l’indice de confiance des consommateurs Reuters / Michigan.

Consulter la lettre

La semaine économique est une publication réalisée par Lorello Eco Data, société d’études et de stratégies économiques dirigée par Philippe Crevel.
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vendredi 4 avril 2014

Quelles entreprises pour le PEA -PME ?


Après la publication du décret d'application, les spécialistes de la finance éprouvent quelques difficultés pour déterminer les valeurs qui sont éligibles au nouveau PEA-PME. Le PEA -PME est réservé aux PME et aux entreprises de taille intermédiaire. Les entreprises doivent être assujetties à l'impôt sur les sociétés ; elles peuvent être cotées ou non cotées. Elles souvent avoir moins de 5000 salariés et un chiffre d'affaires inférieur à 1,5 milliard d'euros ou un total de bilan de moins de 2 milliards d'euros. Ces seuils sont appréciés au moment de l'acquisition des titres. En cas de dépassement après l'acquisition, il n'y a pas d'obligation de revendre. le problème vient de l'existence de groupes. En effet, si une PME est détenue par un groupe à plus de 25 % il faut consolider avec la société mère à proportion de son taux de contrôle. Au-delà de 50 %, la société mère doit être intégralement intégrée. Quand les sociétés ne sont pas cotées, cela peut compliquer l'appréciation des seuils. Une liste de sociétés éligibles est en cours de constitution par Euronext à partir des déclarations des entreprises. Néanmoins, Euronext précise que la vérification de l'éligibilité incombe à l'investisseur. Pour échapper à ce problème, l'épargnant a la possibilité d'opter pour des OPC, organismes de placement collectif, FCPI, FCPR ou FIP dont les fonds doivent être investis à 75 % dans des valeurs éligibles dont 50 % d'actions. Dans ce cas, c'est le gestionnaire du fonds qui prend la responsabilité de retenir des sociétés éligibles.

10 ans pour ne pas tourner en rond : l'anniversaire du Cercle

Le Cercle des Epargnants a dix ans, dix ans consacrés à l'économie, à l'épargne, à la retraite ; 10 ans d'études, d'enquêtes, de publications, d'interview, de réunions, 10 ans, c'est à bel âge pour passer à autre chose...
A l'initiative de Jean-Pierre Thomas et de Claude Tendil, le 4 avril 2004 était décidé de lancer une association visant à étudier et à analyser les questions relatives à l'épargne et à la retraite. La création et le développement du Cercle m'a été confié dès son origine. Lors de cette décennie, le Cercle a supervisé 12 enquêtes d'opinion, a publié de nombreuses études de nature économique, juridique, sociologique..., plus de 90 lettres d'information. Le Cercle a également organisé plusieurs centaines de réunions dans toute la France réunissant jusqu'à 500 personnes. Le Cercle, c'est également plusieurs sites Internet, une Appli, des simulateurs, une présence médiatique. En 2013, le Cercle a bénéficié de plus de 1500 retombées presse. Pour l'enquête 2014, plus de 150 retombées presse ont été comptabilisées.
Pour ces dix ans, je tiens à remercier nos 250 000 adhérents, les membres du Conseil scientifique, Jérôme Jaffré, Florence Legros, Robert Baconnier, Jacques Barthélémy, Jean-Marie Colombani, François Héran, Jean-Paul Fitoussi, et Jean-Pierre Gaillard qui est également notre Président depuis 2006 après avoir succédé à Jean Laborde. Je tiens aussi à remercier les membres du Conseil d'administration qui nous ont soutenu sans faille.
Je tiens également à remercier les collaborateurs et collaboratrices du Cercle qui depuis sa création ont contribué à son succès : Alice Blouet-Ressot et Séverine Beaudot, Je tiens à remercier Sarah Le Gouez qui depuis 2008  veille au bon  le fonctionnement du Cercle
Je tiens à féliciter  ceux qui interviennent en tant que prestataires et partenaires sans qui nous  n'aurions pas pu développer le Cercle 02P conseil  et Another Vision  qui a pris son indépendance. Je tiens également à citer Patricia Ovadia, Alias, Optimus et toutes mes excuses pour celles et ceux que j'ai oubliés.

Dorénavant vive le Cercle de l'Epargne en lieu et place du Cercle  des Epargnants 
Philippe Crevel 

jeudi 3 avril 2014

L'INSEE croit à un rebond modéré de l'économie française

L'INSEE vient de publier son étude de conjoncture du mois de mars. L'INSEE croit à la possibilité de rebond de l'économie française au cours de l'année 2014.
Selon l'INSEE, le PIB afficherait un acquis de croissance de +0,7 % mi-2014  après une croissance annuelle de +0,3 % en 2013 et 0,0 % en 2012. L'Institut considère que l'activité sera  notamment portée par l’industrie manufacturière (acquis de +1,1 % mi-2014 après +0,1 % en 2013 et -2,8 % en 2012). A contrario, la construction continuerait de peser sur l’activité (acquis de -1,3 % mi-2014, après -2,2 % en 2013).
Si l'INSEE ne voit pas une baisse du chômage en 2014, en revanche elle considère qu'au second semestre 2013, l’emploi marchand non agricole se stabilisera  (+5 000 postes après -68 000 au premier semestre), en particulier grâce au rebond de l’emploi intérimaire. D’ici mi-2014, la progression de l’activité serait en ligne avec celle des gains de productivité. Les effets du cycle de productivité classique seraient compensés par l’effet favorable à l’emploi du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE). L’emploi marchand serait quasi stable (+2 000 par trimestre). L’emploi total progresserait d’ici mi-2014, notamment du fait des emplois aidés
Dans les secteurs non marchands, l’emploi serait à nouveau en hausse (+42 000 au premier semestre 2014, soit autant que sur l’ensemble de l’année 2013), en lien notamment avec l’augmentation du nombre de bénéficiaires d’emplois d’avenir. En effet, malgré une baisse du nombre des nouveaux contrats inscrits dans la loi de finances pour 2014 (377 000 entrées après 427 000 observées en 2013 en France métropolitaine), l’augmentation de la durée moyenne des contrats aidés permettrait une augmentation du nombre de bénéficiaires. Les emplois d’avenir contribueraient ainsi à soutenir l’emploi non marchand aidé qui progresserait vivement au premier semestre 2014 (+63 000 postes, après +54 000 emplois au second semestre 2013). Au total, les créations d’emplois se poursuivraient au premier semestre 2014 sur le même rythme qu’au second semestre 2013 (+53 000 emplois après +66 000), essentiellement du fait de la progression de l’emploi aidé. Le taux de chômage s’est établi à 10,2 % de la population active en moyenne au quatrième trimestre 2013 (9,8 % en France métropolitaine), en baisse de 0,1 point par rapport au trimestre précédent. D’ici mi-2014, le taux de chômage serait stable, à 10,2 %. 
L’inflation ne devrait pas augmenter ; elle se stabiliserait à 0,9 % contre +0,7 % en décembre.  La hausse des taux de TVA au 1er janvier 2014, dont environ la moitié aurait été transmise aux prix fin février, serait en grande partie compensée par l’effet désinflationniste du CICE.
Dans le secteur marchand, la croissance du salaire moyen par tête est restée soutenue au quatrième trimestre (+0,5 % après +0,3 %). En moyenne en 2013, les salaires réels auront progressé (+0,9 %), du fait de la baisse non anticipée de l’inflation. Au premier semestre 2014, l’inertie des salaires observée en France ces dernières années se poursuivrait. Toutefois, les salaires nominaux ralentiraient (+1,5 % en glissement annuel mi-2014 après +1,7 % mi-2013) et, avec le léger regain d’inflation début 2014, les gains de salaires réels s’estomperaient (+0,1 % puis 0,0 % aux premier et deuxième trimestres 2014). En 2013, le pouvoir d’achat des ménages s’est redressé (+0,3 % après -0,9 % en 2012), principalement grâce à la décélération des prix de la consommation (+0,6 % après +1,9 % en 2012). Le revenu disponible brut des ménages a progressé sans accélération (+0,9 % comme en 2012), le ralentissement des revenus d’activité (+1,4 % après +1,9 % en 2012) étant compensé par le moindre dynamisme des prélèvements obligatoires (+4,6 % après +7,4 % en 2012). Au premier semestre 2014, le pouvoir d’achat se redresserait (+1,0 % puis +0,1 %) après avoir légèrement fléchi au second semestre 2013 (-0,2 % par trimestre). En effet, début 2014, les revenus d’activité progresseraient sur un rythme stabilisé, tandis que les impôts, après les hausses de fin 2013, se replieraient symétriquement au premier trimestre. Si on raisonne sur un an, de mi-2013 à mi-2014, pour neutraliser l’effet des fluctuations trimestrielles des impôts, le pouvoir d’achat serait en hausse modérée (+0,6 %).

La Lettre de l'Epargne et de la Retraite N°93



La lettre de l'épargne et de la retraite N°93 du mois d'avril est dans les bacs !!!!

Au sommaire de cette lettre, des analyses sur le regard des jeunes de 18 à 24 ans ainsi que des jeunes actifs sur l'épargne et la retraite. Cette lettre reprend des résultats de l'enquête conduite par Jérôme Jaffré et Philippe Crevel sur l'Epargne et la Retraite et réalisée par CSA et le CECOP.

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Lire la lettre N°93 avril 2013

Légère augmentation de la rémunération des dépôts à terme en février

La rémunération des dépôts bancaires est, selon la Banque de France, en très légère progression au mois de février. Ainsi, les dépôts à terme sont passés d'un rendement de 1,91 à 1,99 % de janvier à février. Pour les dépôts de plus de 2 ans, la rémunération atteint 3,09 contre 2,95 %. 


Taux moyens de rémunération des encours de dépôts et placements auprès des institutions financières monétaires (a) 
(en pourcentage)

          




fév-13
avr-13
sept-13
déc-13
jan-14 (h)
fév-14 (i)










DÉPÔTS ET PLACEMENTS MONÉTAIRES (b)

0,92
0,88
0,71
0,71
0,69
0,71










dont : - dépôts à vue


0,15
0,15
0,15
0,16
0,15
0,16
          - dépôts à terme <=2 ans


2,27
2,19
2,07
1,97
1,91
1,99
          - livrets à taux réglementés (c)

1,77
1,77
1,27
1,27
1,26
1,27
dont : livret A



1,75
1,75
1,25
1,25
1,25
1,25
          - livrets à taux de marché (y compris livret jeune)

1,66
1,55
1,30
1,25
1,20
1,28
dont : livrets ordinaires



1,60
1,50
1,24
1,19
1,14
1,22
          - titres d'OPC monétaires (d) (e)

0,23
0,16
0,07
0,05
0,05
0,08










AUTRES DÉPÔTS NON INCLUS DANS LES AGRÉGATS

















Plan d'épargne-logement


3,18
3,06
3,02
2,94
2,95
3,09
Autres dépôts à terme > 2 ans


3,00
2,93
2,92
2,86
2,84
2,93
Pour mémoire :









Taux de soumission minimal aux appels d'offres Eurosystème
0,75
0,75
0,50
0,25
0,25
0,25
Euribor 3 mois (f)


0,22
0,21
0,22
0,27
0,29
0,29
Rendement du TEC 5 ans (f), (g)

1,03
0,70
1,27
1,14
1,14
0,96
Plan d'épargne logement


2,50
2,50
2,50
2,50
2,50
2,50
(taux applicables aux nouveaux PEL hors prime d'État)






Crédits en hausse en France

Selon la Banque de France, au mois de février, les encours de crédits aux sociétés non financières ont progressé de 0,5 % en rythme annuel, après une hausse  de 0,3 % en janvier. La croissance des crédits à l’investissement passe de 2,3 à 2,6 % quand  les crédits de trésorerie sont toujours orientés à la baisse (-4,7 %, après -4,5 %).
Par rapport à janvier, le taux d’intérêt moyen des crédits nouveaux est quasi inchangé pour les montants unitaires inférieurs à 1 million d’euros (2,93 %, après 2,92 %), mais est en baisse pour les montants supérieurs (1,93 %, après 1,98 %). La production de crédits nouveaux (cvs) est quasi inchangée pour les montants ne dépassant pas 1 million d’euros (5,4 milliards d’euros, après 5,5 milliards) mais augmente pour les montants supérieurs (10,7 milliards d’euros, après 9,3 milliards).

L'industrie française toujours atone

 Selon l'INSEE, au mois de janvier , le chiffre d’affaires des entreprises de l’industrie manufacturière est stable  après une très légère baisse en décembre (–0,2 %). En revanche, et c'est une bonne nouvelle, il progresse  à l’exportation  avec une hausse de 1,7 %. Sur l’ensemble de l’industrie, le chiffre d’affaires se contracte de 0,5 %, après une hausse de 0,6 % en décembre.
Au cours des trois derniers mois, le chiffre d’affaires baisse dans l’industrie manufacturière (–0,5 %) et plus légèrement dans l’ensemble de l’industrie (–0,2 %).
Le chiffre d’affaires diminue dans les autres industries (–0,5 %), sous l’effet notamment d’une baisse prononcée dans l’industrie pharmaceutique (–3,6 %). Il baisse nettement, dans la cokéfaction et raffinage (–2,7 %). Il se replie également dans les équipements électriques, électroniques, informatiques ; machines (–0,5 %) et, très légèrement, dans les matériels de transport (–0,2 %), du fait des autres matériels de transport (–1,2 %). Il est quasi stable dans les industries agricoles et alimentaires (+0,1 %).
Néanmoins, il faut souligner que le chiffre d’affaires dans l’industrie manufacturière est en hausse sur les trois derniers mois par rapport aux trois mêmes mois de l’année précédente (+0,7 %).

Le chiffre d'affaires dans l'industrie manufacturière
Le chiffre d'affaires dans l'industrie manufacturière

mardi 1 avril 2014

le chômage se stabilise à un haut niveau

Eurostat a publié les résultats du chômage en Europe pour le mois de février. Il apparaît que dans la zone euro,  le taux de chômage  corrigé des variations saisonnières a été de  11,9% en février 2014, stable depuis octobre 2013. Il s'élevait à 12 % en février 2013.
Au sein de l'Union européenne, le  taux de chômage était de  10,6% en février 2014, en baisse par rapport au taux de 10,7% de janvier 20144=. Il était de  10,9% en février 2013. C
Au mois de février 2014, L'Union comptait  25,920 millions d’hommes et de femmes au chômage dont 18,965 millions dans la zone euro. Par rapport à janvier 2014, le nombre de chômeurs a diminué de 65 000 dans l’Union  et de 35 000 dans la zone euro. Comparé à février 2013, le chômage a baissé de 619 000 personnes dans l’Union et de 166 000 dans la zone euro.
Parmi les États membres, les taux de chômage les plus faibles ont été enregistrés en Autriche (4,8%), en Allemagne (5,1%) ainsi qu’au Luxembourg (6,1%), et les plus élevés en Grèce (27,5% en décembre 2013) et en Espagne (25,6%).

Sur un an, le taux de chômage a augmenté dans onze États membres, a baissé dans quinze autres et est resté stable en Roumanie et en Suède. Les plus fortes hausses ont été enregistrées à Chypre (de 14,7% à 16,7%), en Grèce (de 26,3% à 27,5% entre décembre 2012 et décembre 2013), en Italie (de 11,8% à 13,0%) et aux Pays-Bas (de 6,2% à 7,3%). Les baisses les plus marquées ont quant à elles été observées en Hongrie (de 11,2% à 8,3% entre janvier 2013 et janvier 2014), en Lettonie (de 13,8% à 11,6% entre les quatrièmes trimestres 2012 et 2013), au Portugal (de 17,5% à 15,3%) et en Irlande (de 13,7% à 11,9%).
La France avec un taux de chômage à 10,4 % est en dessous de la moyenne européenne et de la moyenne de la zone euro. 
En février 2014, le taux de chômage aux États-Unis s’est établi à 6,7%, en hausse par rapport aux taux de 6,6% de janvier 2014, mais en baisse par rapport à celui de 7,7% de février 2013.