CERCLE DE L'EPARGNE, DE LA RETRAITE ET DE LA PREVOYANCE

Le Cercle des Epargne, de la retraite et de la prévoyance est un centre d'études et d'information indépendant qui a pour objet de réaliser des études et d'informer les épargnants sur toutes les questions relatives à l'épargne, la retraite et la prévoyance

Il bénéfice de l'appui et de l'expertise d'un Conseil scientifique et du soutien d'AG2R La Mondiale

Pour plus de renseignements et pour tous les contacts presse, vous pouvez nous contacter au 06 13 90 75 48

mercredi 24 mars 2010

réforme équitable et durable ?

Le nouveau ministre du travail, de la solidarité et de la fonction publique a pour mission de régler, d’ici la fin de l’année, le dossier des retraites qui constitue un des objectifs clef du Président Sarkozy.

Homme rigoureux tout en étant ouvert à la négociation, il s’est prononcé, en prenant ses fonctions, pour une réforme équitable. En ayant dans son escarcelle la fonction publique, certains y voient la volonté de l’exécutif de mener de front la réforme dans le secteur privé et dans le secteur public. Cette attribution permet de redonner un peu de lustre à un ministère qui voit se succéder à un rythme rapide les ministres, quatre depuis 2007, et qui ne se remet pas d’avoir perdu l’emploi qui est désormais de la compétence du Ministère de l’Economie. En récupérant la fonction publique, le Ministère du travail reprend du poids. Il faut signaler qu’Eric Woerth avait déjà en charge ce dossier aux comptes publics.

Après libre à chacun d'interpréter la signification d'une réforme équitable. Doit-elle aligner la fonction publique sur le privé ? Doit-elle prévoir une augmentation des cotisations sociales et prendre en compte la pénibilité en contrepartie d'un report au-delà de 60 ans de l'âge légal de départ à la retraite ? Faut-il modifier l'âge de la retraite à taux plein ?

A suivre...

lundi 22 mars 2010

Les comptes notionnels expliqués par Antoine Bozio et Thomas Piketty

Sou la direction de Philippe Askenazy, directeur de recherche au CNRS, et de Daniel Cohen, professeur à l'école normale supérieure et auteur de l'essai "la prospérité du vice", une série d'économistes français reconnus ont publié un ouvrage "16 nouvelles questions d'économies contemporaine" qui traite tous les grands sujets d'actualité : la crise financière, le mal français et l'état providence menacé. Dans cette dernière partie, la retraite fait l'objet d'un long développement avec en particulier la reprise des travaux d'Antoine Bozio et de Thomas Piketty sur la réforme systémique avec la mise en place de comptes notionnels.

Cet ouvrage qui fait suite à celui paru en 2007, 27 questions d'économie contemporaine" permet tout à la fois de prendre conscience de la richesse de la réflexion économique française et en particulier du Cepremap que dirige Daniel Cohen.

aller sur le site du CEPREMAP


acheter le livre sur le site de la FNAC

mercredi 17 mars 2010

Pourquoi le rendement des complémentaires baisse ?

La baisse du rendement des complémentaires s'opère à deux niveaux, au moment de l'achat des points et au moment de la liquidation des droits.

Il convient de souligner que les cotisations aux complémentaires ne sont pas totalement prises en compte pour l'attribution de points. Il y a l'application du taux d'appel de 125. Pour 100 euros cotisés, seuls 80 sont pris en compte. Les 80 de cotisations sont transformés en point retraite dont la valeur d'achat est réévalué annuellement. Au 1er avril, la revalorisation est de 1,3 %.

A la retraite, ces points sont transformés en pension selon une valeur qui est différente de leur valeur d'achat, valeur inférieure. Celle ci ne sera revalorisée que de 0,72 % au 1er avril. Ainsi, la valeur d'achat progresse plus vite que celle de liquidation entrainant une perte de rendement... C'est ainsi depuis plusieurs années.

mardi 16 mars 2010

Retraite, un petit coup de pousse

Au 1er avril prochain, les pensions devraient être revalorisées de 0,9%, le minimum vieillesse l'étant de 4,7 %.

L'inflation prévue est de 1,2 % en 2009 mais les retraites en 2009 avaient bénéficié d'une hausse calculée sur une inflation supérieure de 0,4 point à la réalité. Le Gouvernement déciderait de ce fait d'amputer de 0,3 point la hausse des prix retenue pour le calcul des pensions en 2010. 1 point d'augmentation des retraites de base génère un coût de 840 millions d'euros.
Le minimum vieillesse bénéficie conformément aux engagements du Président d'une revalorisation de 4,7 % au 1er avril, à 708,96 euros par mois contre 677,13 euros auparavant.

Un décret paru en 2009 établit la progression de cette prestation, réservée aux personnes de plus de soixante-cinq ans disposant de faibles ressources (soixante ans en cas d'inaptitude au travail), jusqu'à avril 2012 : elle atteindra alors 777,16 euros par mois, ce qui correspondra à une hausse de 25 % sur la législature.

Environ 400.000 personnes sont bénéficiaires. Le coût global représente environ 400 millions d'euros sur la législature.

lundi 8 mars 2010

Agir Pour Ma Retraite : Mars 2010 N°2



Selon une étude de l’OCDE réalisée parmi 16 pays membres, les pensions, du fait des réformes engagées ces vingt dernières années, diminueront en moyenne de 22 % pour les hommes et de 25 % pour les femmes. La France est un des pays où la baisse est la plus marquée. Les modifications de la base de calcul, et des règles d’indexation ainsi que le passage à 25 ans expliquent, en grande partie, la diminution des pensions qui seront, dans le futur, fournies.
Toute réforme des retraites pose le problème de la répartition de la charge entre actifs et inactifs que ce soit dans les systèmes par répartition ou par capitalisation. Elle pose également la question de la place accordée au secteur public et au secteur privé. En France, 85 % de la rémunération des retraités est assurée par le secteur public. Ce taux est très largement au-dessus de la moyenne de l’OCDE ou de l’Union européenne. La tendance est au rééquilibrage en faveur des systèmes privés. Les actifs sont appelés dans tous les pays à travailler plus longtemps et à prendre en charge, sous forme d’épargne, directement ou indirectement, une part croissante de leur future retraite. Nos partenaires développent des systèmes privés à adhésion obligatoire ou facultative avec la possibilité d’affiliation automatique.
Pour atteindre le taux de remplacement moyen de l’OCDE qui est de 59 % du dernier salaire individuel, il faudrait accroître l’effort d’épargne, en France, de quatre points du salaire.
Le report de l’âge légal de départ à la retraite et celui de la retraite à taux plein aboutiraient à réduire ce déficit d’épargne.
Cette tendance au sein de l’OCDE bute en France sur le fait que la retraite ne repose que sur un pilier constitué du régime de base et des régimes complémentaires, obligatoire et reposant sur la répartition. Le second pilier qui chez nos partenaires repose sur des régimes professionnels n’existe que marginalement, en France, et enfin le troisième pilier celui de l’épargne individuelle demeure évanescent malgré la création en 2003 du PERP.
Le passage à un système de retraite par points et en comptes notionnels ne résoudrait en rien la problématique du financement des retraites. En revanche, en conduisant à une fusion de l’Agirc et de l’Arrco avec le régime général, il ouvrirait un espace pour la création d’un véritable second pilier. Sur ce point, la polémique sur les « retraites chapeau » n’aurait pas du aboutir à leur diabolisation mais à leur généralisation en reprenant le concept qui avait prévalu en 1947 avec l’instauration des complémentaires rendues obligatoires pour tous les salariés en 1972.

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Le PERCO, en progression

Selon l'Association Française de Gestion, le PERCO (Plan d’Epargne pour la RetraiteCollectif) a enregistré des résultats encourageants. Au cours de l’année 2009, le nombre d’entreprises équipées a augmenté de plus de 41%. Au 31 décembre 2009, près de 111.500 entreprises proposaient l’accès au PERCO à leurs salariés. Parmi les 2,5 millions de salariés couverts, plus de 557.000 ont déjà effectué des versements, soit une progression de 26 % en un an. L’encours total géré dans les PERCO s’établit au 31 décembre 2009 à 3 milliards d’euros, en hausse
de 63 % par rapport au 31 décembre 2008.

lire le communiqué de l'AFG

mardi 2 mars 2010

Epargne retraite, l'heure est à la réflexion

L'épargne retraite ne sera pas au coeur de la discussion des partenaires sociaux. Au contraire, le gouvernement fera tout pour éviter d'en parler. Mais, après le mois d'août, Bercy présentera le rapport sur les retraites chapeau. Il sera tentant de faire des moulinets pour affirmer que les pouvoirs publics ont décidé de mettre un terme à ce régime dérogatoire qui concerne néanmoins pas moins de 200 000 personnes.

François Fillon avait déclaré en 2009 qu'il souhaitait supprimer les retraites chapeau. A défaut d'atteindre cet objectif, les contributions ont été sensiblement augmentées dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2010. Aujourd'hui, l'heure est plutôt à la réforme. la question de la portabilité et de la transformation des retraites chapeau en régimes de retraite en cotisations définies sont à l'étude. Bercy réfléchit à une refonte de l'assurance-vie avec en perspectives la dépendance et la retraite.

mercredi 24 février 2010

Regain conjoncturel pour le Livret A

La collecte nette pour le LIvret A a, au mois de janvier 2010, atteint 1,69 milliard d’euros, pour un encours de 186,6 milliards d’euros tous guichets confondus. La tendance est la même pour le Livret de développement durable (LDD) : la collecte a atteint 220 millions d’euros en janvier, pour un encours de 69,9 milliards d’euros. Pour le Livret A, cette collecte positive met fin à un processus de décollectte entamée au mois de mai 2009.

Ce regain est conjoncturel. A la fin d’année de nombreux salariés reçoivent des primes ou un treizième mois qu’ils placent sur leur Livret A en attente de réemploi. Le paiement du premier tiers provisionnel devrait assécher en partie cette enveloppe.

La persistance d’un fort de chômage conduit les ménages français à maintenir un fort volant d’épargne de précaution.

Il faut souligner que sur l’ensemble de l’année dernière, le Livret A et le LDD ont attiré 13,21 milliards d’euros, une somme à laquelle se sont ajoutés les 4,67 milliards d’euros d’intérêts capitalisés en fin d’année. Cette augmentation se décompose en deux mouvements, le premier, la hausse de la collecte sous fond de crise financière puis économique avec la banalisation de la distribution du Livret A à toutes les banques au 1er janvier 2009, le second après les baisses du taux de rémunération un puissant mouvement de décollecte de 10,6 milliards d’euros entre mai et décembre 2009.

Il n’est pas prévu de remonter des taux avant le second semestre 2010, remontée qui devrait être limitée compte tenu des politiques monétaires et du très faible rebond de l’inflation.

lundi 22 février 2010

2009 : année faste pour l'assurance-vie

Les cotisations nouvelles versées sur les contrats d'assurance-vie, selon la Fédération Française des Sociétés d'Assurances et le GEMA ont progressé, en 2009, de 14% % rompant avec le processus de baisse des deux années précédentes : -5 % en 2007 et -15 % en 2008. Elles se sont élevées (sur la base des résultats fournis par les sociétés et mutuelles représentant 83 % du marché) à près de 90 milliards d'euros l'année dernière. 4,9 millions de contrats ont été souscrits soit une hausse de 8 %. La hausse est surtout intervenue dans la seconde moitié de l'année. Les contrats en euros ont progressé de 20 % quand les contrats multisupports ont connu une légère baisse de 1 %.

Les cotisations sur les contrats multisupports ont atteint 72 milliards d'euros en progression de 10 % après la diminution de 14 % en 2008. Les supports euros ont reçu 57 milliards d'euros sur ces contrats contre 15 milliards pour les unités de compte en hausse respective de 11 et 7 %. Ces résultats s'expliquent par le retour de la confiance et par les gains de pouvoir d'achat enregistré en 2009. En outre, la baisse de rémunération du Livret A a contribué au retour en grâce de l'assurance-vie. Les efforts des compagnies d'assurance pour offrir des rémunérations intéressantes à également jouer.

mardi 16 février 2010

Public Sénat : Jean-Claude Mailly et Philippe Crevel en débat sur les retraites

A l’occasion su sommet social du 15 février 2009, Philippe Crevel a été convié à débattre avec Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière. Philippe Crevel a été amené à répondre aux propositions de FO sur la réforme des retraites.


Regarder le débat

lundi 15 février 2010

Sommet social : la prudence est de mise

La prudence semble être de mise. le Président de la République semble lâcher du lest en soulignant au début du sommet social du 15 février qu'il "ne passera pas en force" concernant la réforme des retraites. Il a ajouté que "nous prendrons tout le temps nécessaire pour dialoguer, pour que les positions de chacun soient parfaitement comprises, pour que les Français soient clairement informés des enjeux et des situations".

"En tout état de cause, la réforme ne sera pas adoptée par le Parlement en juillet. Je veux un débat approfondi… qui prendra le temps qu'il faut."
Il a déclaré que "la réforme des retraites est trop importante pour qu'elle ne soit pas conduite de manière concertée, ouverte et sur la base d'un diagnostic partagé".

Pour montrer que le sommet social ne se limitait pas à la question des retraites, il a commencé son discours en abordant le problème du chômage.

La concertation sera réellement lancée après les élections régionales au mois d'avril. Cette concertation pourrait associer les partis politiques comme l'a indiqué ce matin Laurent Wauquiez. Cette concertation sera lancée à partir des travaux du Conseil d'Orientation des Retraites. La question de la pénibilité fera l'objet d'une concertation spécifique.


Or, ce sont les deux pistes favorisées par le gouvernement pour tenter de renflouer le régime des retraites gravement menacé par le vieillissement de la population et le mauvais fonctionnement du marché du travail. "Aujourd'hui, sur dix retraites que nous versons, il y en a une qui n'est pas financée. Si nous ne faisons rien, dans dix ans ce sera une sur huit", a rappelé M. Sarkozy.


La réforme des retraites bute en France sur l'absence de consensus comme en témoignent les différentes enquêtes d'opinion; Ainsi selon l'enquête d'opinion, commandée par Matignon et réalisée les 4 et 5 février, 56 % se disent hostiles à l'allongement de la durée de cotisation et 60 % à la remise en question de l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans.

Le Madelin résiste à la crise

90 000 nouveaux contrats Madelin ont été souscrits en 2009 dans un contexte économique peu porteur. La récession, la plus forte que la France ait connu depuis 1945 n'a pas incité les indépendants à accroître leur effort d'épargne en vu de la retraite ou de la prévoyance. Néanmoins, par rapport à 2008, un léger rebond est constaté. Fin 2008, le nombre de souscription de nouveaux contrats était en baisse de 2 % par rapport à 2007.

Il y a, en France, 856 000 contrats Madelin, soit une hausse de 5 % par rapport à 2008.

Les cotisations ont progressé de 2 % contre 7 % en 2008 pour s'établir à 2,056 milliards d'euros.

Les provisions mathématiques ont progressé de 16 % Après une hausse de 8 % en 2008 et s'élevaient au 31 décembre 2009 à 14,963 milliards d'euros.

LE PERP à petite vitesse

En 2009, 62 000 nouveaux PERP ont été souscrits portant leur nombre à 2,074 millions. Les souscriptions ont baissé de 27 % par rapport à 2008, année qui avait été marquée par une baisse de 35 %. Le nombre de plans a augmenté de 1 % après i,e hausse de 3 % en 2008.
Les cotisations ont atteint 1,036 milliard d'euros soit autant qu'en 2008, 1,032 milliard d'euros.
Les provisions mathématiques ont augmenté de 29 % pour s'établir à 5,233 milliards d'euros contre 4,054 milliards en 2008.
Avec la crise financière, les produits tunnels n'ont pas eu la cote en 2009. Le PERP n'en demeure pas moins un complément de retraite intéressant pour les contribuables fortement imposés.

vendredi 12 février 2010

62 ans ou pas 62 ans

Xavier Bertrand et François Hollande ont longuement débattu dans le cadre de l'émission de "A vous de juger de France 2,jeudi 9 février 2010, de la réforme des retraites. Un consensus s'est dégagé sur le fait qu'il faudra travailler plus. La question du report à 62 ans de l'âge légal demeure un tabou de part et d'autre à quelques semaines des régionales. Les deux protagonistes ont tenté de pousser l'autre à "la faute".

François Hollande a mentionné qu'il faudra augmenter les cotisations en commençant à taxer d'avantage l'épargne salariale et les produit d'épargne. Xavier Bertrand a récusé cette idée de l'augmentation des cotisations qui aboutirait à pénaliser soit le pouvoir d'achat des salariés ou la compétitivité des entreprises.

lire l'article du Monde

samedi 6 février 2010

La réforme des retraites adoptée avant le mois d'août

Nicolas Sarkozy souhaiterait que la réforme des retraites soit adoptée au mois de juillet. Cette réforme comporterait deux mesures phare : l'allongement de la durée de cotisation et le report de l'âge légal de départ à la retraite à 62 ans.
Afin d'éviter un enlisement automnal, le Président veut un accord au courant du mois de juin après le Congrès de la CFDT.

lire l'article du Figaro

vendredi 5 février 2010

La Chine doit s'occuper de ses retraités

L'OCDE a publié son "Etude économique 2010 sur la Chine" . L'organisation internationale préconise toute une série d'actions dont la poursuite de l'ouverture des marchés de capitaux, le renforcement du cadre de la politique monétaire, l'amélioration des règles de concurrence, l'unification des filets de la sécurité sociale, l'amélioration de la mobilité de la main d'oeuvre et la continuatio de la réforme des soins de santé. L'OCDE insiste, par ailleurs, sur la nécessité de consolider les régimes de retraite.

Les auteurs de l'étude notent que pour assurer un taux de remplacement correct, en particulier, pour les retraités vivant dans les campagnes, il sera nécessaire de relever l'âge de départ à la retraite et que le coût des pensions soit pris en charge par l'Etat.

L'OCDE note que le taux des cotisation retraite demeure faible et que le système de couverture vieillesse est segmentée et parcellaire. La mobilité de la main d'oeuvre est freinée par la cohabitation de plusieurs systèmes de retraite (en milieu rural, la fonction publique, en milieu urbain).
60 % des personnes de plus de 75 ans en milieu urbain n'ont pas de retraite.
L'OCDE préconise l'unification des régimes et pour couvrir les retraités qui n'ont pas cotisé puiser dans les réserves d'épargne.

[pour en savoir plus->L'OCDE a publié son "Etude économique 2010 sur la Chine" . L'organisation internationale préconise toute une série d'actions dont la poursuite de l'ouverture des marchés de capitaux, le renforcement du cadre de la politique monétaire, l'amélioration des règles de concurrence, l'unification des filets de la sécurité sociale, l'amélioration de la mobilité de la main d'oeuvre et la continuatio de la réforme des soins de santé. L'OCDE insiste, par ailleurs, sur la nécessité de consolider les régimes de retraite.

Les auteurs de l'étude notent que pour assurer un taux de remplacement correct, en particulier, pour les retraités vivant dans les campagnes, il sera nécessaire de relever l'âge de départ à la retraite et que le coût des pensions soit pris en charge par l'Etat.

L'OCDE note que le taux des cotisation retraite demeure faible et que le système de couverture vieillesse est segmentée et parcellaire. La mobilité de la main d'oeuvre est freinée par la cohabitation de plusieurs systèmes de retraite (en milieu rural, la fonction publique, en milieu urbain).
60 % des personnes de plus de 75 ans en milieu urbain n'ont pas de retraite.
L'OCDE préconise l'unification des régimes et pour couvrir les retraités qui n'ont pas cotisé puiser dans les réserves d'épargne.


pour en savoir plus

mercredi 3 février 2010

La lettre N°43 du Cercle





Au sommaire de la lettre du mois de février :

- l’édito : "Vous avez dit rendez-vous ?"
- pourquoi les taux des fonds euros baissent ?
- Premier bilan des plans senior
- les résultats démographiques 2009
- ...

Retrouvez toute l'actualité de l'épargne et de la retraite dans la lettre du Cercle du mis de février

Le casse tête de la retraite des fonctionnaires

Depuis 1990, les pensions versées aux fonctionnaires ont augmenté de plus de 50 % passant de 9,3 à 14,3 % des dépenses de l’Etat. La situation ne risque pas de s’améliorer compte tenu de l’évolution attendue du rapport démographique. En 2006, l’Etat comptait 1,4 actif pour 1 retraité. Ce ration devrait passer à 0,9 en 2015 et à 0,8 en 2030. Pour le privé, le rapport est de 1,8 aujourd’hui et devrait passer à 1,5 en 2020 et 1,3 en 2030 selon le Conseil d’Orientation des Retraites.

Pour réduire la facture et au nom de l’égalité de traitement, le Gouvernement souhaite modifier les règles de calcul des pensions publiques. A la différence du secteur privé pour lequel il est retenu les 25 meilleures années, ce sont les six derniers mois qui servent de base aux pensions de la fonction publique. Il en résulte un taux de remplacement supérieur d’au moins de 10 points par rapport au privé. En outre si le taux de remplacement baissera d’ici 2050 dans le privé, il restera stable voire augmentera dans le public du fait de la montée en puissance du Régime additionnel de la fonction publique créée par la loi Fillon en contrepartie de l’allongement de la durée de cotisation.

La CFDT et la CGC ne sont pas complètement opposées à l’ouverture d’une négociation sur le sujet ; en revanche FO et la CGT sont fortement contre.

Plusieurs options existent. Ce débat pourrait être un leurre pour mieux faire accepter le passage de la retraite à 62 ans. Il pourrait déboucher sur un transfert d’une partie des charges de retraites de l’Etat sur le RAFP, le régime additionnelle qui est alimentée par des cotisations payées sur les primes versées aux fonctionnaires.

Ce qui est certain c’est que le sujet est très glissant...

vendredi 29 janvier 2010

60 ans, un symbole qui a la vie dure

Selon le dernier sondage réalisé par BVA, les Français seraient favorables à 63 % au maintien du départ à la retraite à 60 ans. Il faut souligner que la question incitait au conservatisme. Il n'y a que 34 % des Français qui sont prêt à reculer cet âge de départ en fonction des gains d'espérance de vie.

Il y a sur ce sujet pas de réel consensus. Près des trois quarts des sympathisants de gauche sont pour le statu-quo pour 43 % de ceux de droite.

En revanche, 51% des Français préfèrent travailler plus longtemps et 31% payer plus, alors que 14% n'optent ni pour une solution ni pour l'autre (4% ne se prononcent pas).

Sondage réalisé par téléphone les 22 et 23 janvier auprès de 1.012 personnes représentatives de la population française de 15 ans et plus, selon la méthode des quotas.


retrouver les résultats du sondage

mardi 26 janvier 2010

Assurance-vie en pleine forme

Selon la Fédération françaises des sociétés d’assurance (FFSA), les cotisations brutes de l’assurance-vie, avec des cotisations brutes ont progressé de 12% (137,5 milliards). La collecte nette a pour sa part grimpé de 80% (51,1 milliards). Après deux années difficiles, l’assurance-vie a bénéficié de la remontée du taux d’épargne qui est de 17 % du revenu disponible brut ainsi que de la baisse du taux de rendement du Livret A. La diminution de l’inflation a rendu, par ailleurs, plus attractif les fonds euros. Il faut enfin ajouter que le pouvoir d’achat des Français contrairement à certaines idées reçues à augmenter l’année dernière, autour de 1 % (allègements fiscaux et effet retard d’augmentation des salaires calée sur une inflation plus forte).

mercredi 20 janvier 2010

64,7 millions de Français et moi, et moi et moi

64,7 millions de Français, "Et moi, et moi, et moi, Avec ma vie, mon petit chez-moi, Mon mal de tête, mon point au foie, j'y pense et puis j'oublie
C'est la vie, c'est la vie". petit hommage à Jacques Dutronc qui a entamé une nouvelle tournée à 66 ans prouvant ainsi que les seniors avaient de la ressource...

L'INSEE vient de publier les résultats du dernier recensement démographique. En 2009, la population française s'est élevée à 64,7 millions de personnes en progression de 346 000 par rapport à 2008. La France demeure le deuxième pays le plus peuplé de l'Union européenne derrière l'Allemagne qui compte 81,7 millions d'habitants. Le Royaume-Uni compte 62 millions d'habitants. L'Union européenne à 27 possède 500 millions d'habitants et les Etats-Unis 308 millions.

L'espérance de vie continue d'augmenter ce qui alimente le débat sur le recul de l'âge de départ à la retraite. Ainsi, une fille née en 2009 dispose d'une espérance de vie de 84,5 ans en progression de deux mois par rapport à 2008. Pour les hommes, l'espérance de vie est de 77,8 ans. Les gains se réalisent désormais dans la tranche d'âge 70/79 ans. En 1981, l'espérance de vie pour les femmes et les hommes étaient respectivement de 78,5 et 70 ans. En moins de trente ans, le gain est de 6 ans pour les femmes et de près de 8 ans pour les hommes.

A 60 ans, l'espérance de vie d'un homme est de 22,2 ans et pour une femme de 27 ans.

De ce fait, le vieillissement de la population française se poursuit. La part des plus de 60 ans atteint 23 %.

Le solde naturel a été de 275 000 contre 286 000 en 2008. La France est responsable de la moitié du solde naturel européen. Le taux de fécondité est de 1,99. Seule l'Irlande fait mieux. L'âge d'arrivée du premier enfant continue de reculer. Il est désormais de 30 ans. 821 000 naissances ont été enregistrées en 2009 en recul de 7500 par rapport à 2008. Ce recul s'explique par le fait que 2008 était une année bissextile et que les Femmes retardent de plus l'arrivée du premier enfant.

Le solde migratoire s'élève à 71 000 très en dessous du niveau de nos principaux voisins.

Le PACS continue à rencontrer un important succès, plus de 700 000 depuis sa création. En 2009, la progression a été de 20 % , après 40 % en 2008. 175 000 PACS ont été enregistrés contre 256 000 mariages. 95 % des PACS concernent des personnes hétérosexuelles.

retrouver les résultats de l'INSEE

dimanche 17 janvier 2010

Claude Guéant sur Europe 1 se prononce en faveur de l'augmentation de la durée de cotisation

Claude Guéant, a, à l’occasion de l’émission "Grand Rendez-Vous Europe 1/Le Parisien, affirmé que la réforme des retraites passera, sans nul doute, par un allongement de la période de cotisation. Il a évoqué les différentes solution. Ainsi sur la possibilité d’augmenter les prélèvements, il a indiqué que "c’est très difficilement envisageable parce que ça signifie (...) encore une dégradation de la compétitivité de la France".

Il a mentionné que les Français étaient très opposés à toute de baisse du montant des pensions.

Il a donc conclu qu’il ne restait donc "la possibilité d’augmenter la durée de cotisation comme d’autres pays l’ont fait".

Claude Guéant a néanmoins mentionné qu’"aucun choix n’est fait a priori" et que "le choix sera fait en concertation avec les partenaires sociaux".

Il a tenu à rappeler que "par rapport à la naissance du système que nous connaissons encore, les choses, les données ont considérablement changé : les Français, chaque année, voient leur espérance de vie, depuis 50 ans, augmenter de trois mois". "Ca crée évidemment des besoins de financement supplémentaires puisque, vivant plus longtemps, les gens bénéficient plus longtemps de leur retraite, donc il faut s’adapter"

vendredi 15 janvier 2010

Ce n'est pas l'Amérique tous les jours pour les retraités chinois

Le site Internet "Terra Economica" a publié un article extrêmement intéressant sur la retraite en Chine en soulignant que si les anciens fonctionnaires sot relativement bien traités, il en est autrement pour les anciens salariés des petites structures. Par ailleurs, l'article souligne que la question des retraites avec le principe d'un enfant par famille sera difficile à régler dans les prochaines années.

lire l'article

mercredi 13 janvier 2010

Débat sur les retraite au sénat : un début en douceur pour le futur rendez-vous

Le Sénat a consacré, le mardi 12 janvier 2010, une séance à un débat sur les retraites, la pénibilité et l'emploi des seniors. Du fait que le COR n'a pas rendu son rapport, du fait que les concertations avec les syndicats n'ont pas officiellement commencé, le débat a été avant tout l'occasion de faire le point sur le régime des retraites en France.

Dominique Leclerc, membre de la commission des affaires sociales spécialiste des questions de retraite, a souligné que "la remontée de l'âge légal de départ à la retraite aurait des effets importants". Il a souligné que si en 1960, on passait les trois quarts de sa vie au travail, aujourd'hui, c'était seulement la moitié. De ce fait, il recommande de suivre les partenaires étrangers qui ont remonté l'âge de départ.

Il a fait remarquer que le faible taux d'emploi des seniors constituait un obstacle à la remontée effective de l'âge de départ à la retraite. ce faible taux est le produit des politiques menées à partir des années 70. Il constate une légère amélioration en la matière. Il souligne néanmoins que "les Français arrêtent de travailler, en moyenne, un an et demi avant de prendre leur retraite : entretemps, ils sont en invalidité, en préretraite, en chômage". Il ne faudrait pas que le recul de l'âge de départ aboutisse à une augmentation du nombre de demandeurs d'emploi. Néanmoins, il mentionne que le passage à 62 ans devrait permettre une économie de 6,6 milliards d'euros en 2020 et de 5,7 milliards d'euros en 2050 sur un déficit prévisionnel de 46 milliards d'euros.

Sur la pénibilité, Dominique Leclerc privilégie l'approche individuelle et remarque qu'aucun pays n'a mis en place de législation sur ce sujet. Concernant le passage du régime général en un régime par points et en comptes notionnels, il s'en remet prudemment au futur rapport du COR.

La présidente de la commission des affaires sociales, madame Muguette Dini, a souligné dans son intervention que le choc démographique était d'une ampleur sans précédent du fait du papy boom et de l'allongement de la durée de vie, 6 ans depuis 1980.

Elle a rappelé que la France comptera en 2050 70 millions d'habitants avec une personne sur trois de plus de 60 ans; 11 millions de Français auront alors plus de 75 ans contre 5 millions en 2005. De e fait, le déficit de l'assurance vieillesse dépassera toute chose étant égale par ailleurs 25 milliards d'euros en 2020 et 70 milliards d'euros en 2050.


L'orateur du groupe UMP, Gilbert Barbier, a noté que les efforts du Gouvernement en faveur de l'emploi des seniors étaient significatifs avec la surcote, le report à 70 ans de la mise à la retraite d'office, le cumul emploi-retraite et le dispositif des plans seniors dans les entreprises. Plus de 8000 entreprises et 80 branches ont finalisé un accord ou un plan d'action en faveur du travail des plus de 55 ans. Il a constaté que les divergences entre partenaires sociaux n'avaient pas permis d'avancer sur le sujet de la pénibilité.

L'orateur communiste, Guy Fischer, a fait remarquer que les réformes précédentes avaient abouti à une diminution des pensions et que la mesure au plus fort impact était celle liée à la désindexation (80 % des économies). Il rejette l'idée d'un report de l'âge légal de départ à la retraite. Il a noté que les entreprises avaient pour plus de deux tiers d'entre elles opté pour des plans d'action et non pour des accords avec les partenaires sociaux. Il pense que ces plans n'auront aucun impact concret sur l'emploi des seniors.

Il a rappelé que pour le PC la question de la prise en compte de la pénibilité était fondamentale. Il a indiqué que "l'appréciation de la pénibilité doit reposer sur la reconstitution de la carrière du salarié. Le système de commissions préconisé par le Medef reviendrait à avancer de quelques mois à peine la retraite des salariés malades du travail".

Le PC est opposé au régime par points qui est selon son orateur l'antichambre du démantèlement du régime par répartition.

Pour maintenir la retraite à 60 ans, il propose la réforme de l'assiette des cotisations, l'instauration de cotisations sur les revenus financiers des entreprises et des institutions non financières, la mobilisation en faveur de l'emploi de tous les acteurs et la suppression des exonérations de cotisations, qui ont progressé de 13,1 % en 2008.

René Teulade, pour le PS, a rappelé son attachement au régime par répartition et son souhait de modifier la gestion des âges au sein de la société.

Nicolas About pour le Nouveau Centre a mentionné que la dégradation financière des régimes de retraite était plus rapide que prévu. Il a mentionné qu'il était partisan du régime par points.

Le Ministre du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville a indiqué que "le financement des retraites concerne directement la génération qui vient d'entrer dans la vie active et qui verra s'accroître de plus en plus la charge des retraites. Il faut dès aujourd'hui agir sur le déficit mais aussi sur la capacité du système à tenir les engagements. Le rapport entre le nombre de cotisants et le nombre de retraités sera de 1,5 dans dix ans et de 1,2 en 2050. Aujourd'hui déjà, à 1,8, une retraite sur dix n'est pas financée".

Les deux objectifs de la réforme préparée par le gouvernement sont : sauvegarder le système par répartition, dont la crise a bien montré qu'il est irremplaçable, et veiller à l'équité -ce qui exigera d'aborder la question de la fonction publique.

Le Ministre a fait remarquer que "le régime des fonctionnaires connaît une situation financière délicate, mais qu'elle est masquée par le mécanisme d'équilibrage automatique du compte d'affectation spéciale « Pensions ». Le taux de cotisation de l'État est fixé de façon à maintenir l'équilibre : 44 % en 2000, 62 % aujourd'hui, contre 16 % environ pour les employeurs privés. Cela représente un déficit de près de 10 milliards d'euros, autant que celui du régime général. Si nous n'agissons pas, les contribuables continueront de supporter la charge de cette dérive financière."

Xavier Darcos a plaidé en faveur de l'accroissement de l'activité de seniors. Il a indiqué que "pour travailler plus, il faut travailler mieux et équitablement. Cela impose de poser sans tabou la question de la pénibilité, en distinguant entre ce qui relève de l'amélioration des conditions de travail -objet du deuxième plan santé au travail que je présenterai vendredi au conseil d'orientation des conditions de travail- et ce qui relève de la compensation, laquelle exige de tenir compte de la pénibilité spécifique à certains secteurs".

Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat à l'emploi, a fait remarquer que les préteraites qui concernaient 100 000 personnes en 1997 ont diminué à 8000 en 2009.

mardi 12 janvier 2010

taux de rendement des contrats d'assurance-vie : baisse logique et relative

Les compagnies d’assurance commencent à publier leur taux de rendement 2009 pour leurs différents contrats d’assurance-vie. Après une année financière mouvementée et compte tenu du niveau bas tant des taux d’intérêt monétaires et obligataires que de l’inflation, une baisse du taux de rendement de 0,4 à 0,7 point est attendue. En termes réels, la diminution est compensée par l’inflation qui est descendue au-dessous de 1 point quand elle était de 3 points il y a deux ans. Les taux de rendement devrait se situer légèrement en-dessous de 4 points soit très nettement au-dessus du taux du Livret A qui est de 1,25 point.

Cette correction à la baisse devrait inciter les épargnants à reconsidérer les placements en unités de compte. Depuis le mois de mars 2009, l’appréciation du CAC 40 a atteint plus de 55 %.

dimanche 10 janvier 2010

Sondage JDD : Retraite : inquiétude à tous les étages

Le JDD du 10 janvier 2010 publie les résultats d'une enquête sur les retraites. Dans la droite ligne des enquêtes conduites par Jérôme Jaffré pour le Cercle, l'étude du JDD souligne que les Français demeurent très inquiets face à l'évolution du système des retraites, 76% craignent une retraite insuffisante. 40 % pensent que les réformes allaient dans le mauvais sens et 40 % jugent qu'il n'y a pas eu vraiment de réformes.

Comme à l'occasion de la dernière enquête du Cercle, les Français sont prêts à travailler jusqu'à 62 ans. 44 % sont prêts à travailler de 60 à 64 ans et encore 33 % sont disposés à travailler de 65 à 69 ans. Les Français pensent qu'ils prendront leur retraite à 64,7 ans. Ils sont 38 à penser que l'âge effectif de retraite se situera entre 65 et 69 ans, 30 % entre 60 et 64 ans, 24 % après 70 ans et seulement 8 % avant 60 ans. Néanmoins, dans les solutions proposées, les Français optent pour plus de cotisations pour partir le plus tôt possible à la retraite (41 %) contre 34 % favorable à un recul de l'âge de départ. 23 % sont prêts à gagner moins tout en partant tôt.

vendredi 8 janvier 2010

"Pas question de bâcler la réforme des retraites" selon François Chérèque

François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, dans une interview au journal les Echos, en date du 8 janvier, souligne que "il faut être lucide : le système (des retraites) créé en 1945 n'est plus adapté. Un rafistolage n'est plus possible. Il faut une réforme d'ampleur du système par répartition pour faire face au vieillissement de la population, à des carrières plus erratiques et à l'enjeu de la pénibilité du travail. Les retraites doivent mieux coller aux parcours de vie des assurés, avec plus de choix personnels et de lisibilité car le système actuel est trop complexe.

le secrétaire général de la CFDT ne souhaite pas trancher dès maintenant la question d'un éventuel transfert du régime actuel de base vers un régime par points. Il mentionne que le système par points n'est pas un gage automatique d'équilibre financier Il demande un véritable débat au Gouvernement et regrette que le calendrier de la loi Fillon n'ait pas été respecté. Il aurait préféré que le rendez-vous intervienne en 2012.
LA CFDT n'est pas pour le recul de l'âge légal mais pour l'allongement de la durée de cotisation afin de ne pas pénaliser ceux qui commencent à travailler tôt.

retrouver l'interview de François Chérèque

mercredi 6 janvier 2010

La lettre n°42 du Cercle des Epargnants

Au sommaire de la lettre n°42 du Cercle des Epargnants :

- la réforme des retraites 2010, réforme systémique ou paramétrique ?
- les coûts économiques du vieillissement
- les dépenses de retraite et la redistribution sociale
- l'épargne et la crise font bon ménage

lire la lettre N°42


Retraite ou pas retraite en 2010 ?

Avec la réforme de la retraite annoncée pour cette année, la tentation de liquider ses droits peut exister pour un certain nombre d’actifs qui remplissent les conditions pour obtenir une pension à taux plein. Cette tentation peut se comprendre d’autant plus qu’il est désormais possible de cumuler sans problème retraite et emploi. Mais, il ne faut pas tomber surréagir. La réforme même si elle modifiait profondément le système, ce qui est loin d’être certain, rentrera en vigueur de manière progressive. Son application comme pour les précédentes réformes sera étalée sur plusieurs années

jeudi 31 décembre 2009

Bilan 2009 et au Prgramme 2010

Le déficit de l’assurance-vieillesse s’est fortement accru en 2009 pour frôler les 10 milliards d’euros. Après quelques cas atypiques au sein des grandes entreprises, le Gouvernement a décidé de taxer un peu plus les retraites chapeau. Les indemnités de départ volontaire à la retraite seront désormais assujetties à l’impot sur le revenu. Sinon, les entreprises ont négocié ou ont établi des plans seniors pour éviter une taxe de 1 % sur leur masse salariale. Le PERP stagne mais bizarrement est moins critiqué comme quoi, en France, moins on a du succès, plus on est aimé...

2010, comme le souligne le dernier Fig Mag de l’année sera l’année des rendez-vous pour la retraite : régime général et régimes complémentaires. L’épargne retraite est pour le moment la grande absente pour les débats pourtant pour les futurs retraités, elle sera indispensable pour maintenir le pouvoir d’achat.

mercredi 30 décembre 2009

Le taux d'épargne à 17 %

Le taux d'épargne des ménages français atteint, en cette fin d'année 2009, 17 % du revenu disponible brut soit le niveau le plus élevé constaté depuis 2002. Depuis le début de la crise, il a gagné près de deux points. Au sein de l'Union européenne, les Français se caractérisent par le plus haut niveau d'inquiétude. Par ailleurs, le pouvoir d'achat des Français a augmenté cette année avec en particulier les baisses d'impôt décidées par le Gouvernement ainsi que la légère augmentation des salaires. Enfin, la stabilité des prix contribue également à l'augmentation du pouvoir d'achat.
L'assurance-vie et le Livret A sont les grands gagnants de cette frénésie de l'épargne. Le livret A a eu son heure de gloire durant le premier semestre quand l'assurance prix enregistre de très bons résultats depuis le mois de mars. Le livret A connait un reflux avec le passage à 1,25 % de son taux.

jeudi 24 décembre 2009

La Chine se met à la retraite

La Chine est comme les pays de l’OCDE confrontée au problème du vieillissement. Avec, de plus, l’urbanisation rapide de la société, de nombreux actifs se retrouvent avec des moyens financiers très faibles au moment de la cessation de leurs activités.

Selon une dépêche de l’AFP, "la Chine va augmenter les pensions de 10% et permettre aux ouvriers migrants de transférer la totalité de leurs points de retraite dans d’autres régions à partir du 1er janvier 2010".

Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la mise en place d’une sécurité sociale et aussi dans la volonté de soutenir le marché intérieur.

Selon toujours la dépêche AFP, "jusqu’à présent, les ouvriers migrants, s’ils déménageaient, ne pouvaient transférer que leur propre contribution, pas la part patronale. Le système social, mis en place par la Chine communiste, a été en grande partie démantelé depuis le lancement des réformes économiques à la fin des années 70."

A la fin de l’année 2008, près de 220 millions de personnes percevaient une retraite et 317 millions possédaient une assurance santé de base, selon l’agence officielle Chine Nouvelle.

mercredi 23 décembre 2009

Le goût salé de la réforme des régimes spéciaux

Le rapport du sénateur, Dominique Leclerc sur les régimes spéciaux confirme ce que nous savions. La réforme des régimes spéciaux en 2007 a été obtenue au prix de concession auprès des partenaires sociaux (comptabilisation des années d’études, création d’échelons hiérarchiques supplémentaires...). Il en résulte un coût qui pourrait dépasser à terme les gains générés par le passage à 41 ans de cotisation.

lire le rapport du Sénat

lire l'article du Monde

Encadrement des taux de rendement des fonds euros

Les rendements 2009 des fonds euros des contrats d’assurance-vie devraient diminuer du fait du faible montant des taux d’intérêt. Par ailleurs, l’Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles a le 16 juillet dernier sanctionné trois compagnies n’ayant pas respecté la règlementation sur les taux promotionnels.

Compte tenu du caractère peu lisible de la règlementation en vigueur, Bercy, en relation avec la profession, travaille à une refonte du décret. L’objectif est d’encadrer plus clairement les taux de rendement en interdisant en autre les taux promotionnels sur moins de 6 mois et éviter que les anciens souscripteurs soient pénalisés du fait des actions commerciales pratiquées pour conquérir de nouveaux assurés

mardi 22 décembre 2009

Les baby boomers à la retraite, une étude de l'IPSOS

Au moment où les générations d’après guerre commencent à prendre leur retraite, l’institut de sondage IPSOS a étudié leur comportement en tant que retraités en tant que futurs retraites. Ainsi, selon les sondeurs, les baby boomers devenus papy boomers sont des hédonistes sans complexe. 6 sur dix considèrent que la retraite permettra "de vivre sans poser de question". 87 % d’entre eux sont propriétaires et bénéficient de pensions plus importantes que leurs ainés et sans nul doute que leurs enfants

dimanche 20 décembre 2009

Le PERP pas si mauvais que ça ?

Depuis son lancement en 2004, le PERP est souvent décrié du fait de sa sortie en rente, du fait des multiples règles qui le rend coûteux pour les gestionnaires, il n’en demeure pas moins que ce produit comporte de nombreux avantages en particulier pour les contribuables imposés dans les hautes tranches de l’impôt sur le revenu. En effet, il est doté d’une déduction sur le revenu professionnel (plafond de 10 % des revenus professionnels dans la limite de 8 fois le plafond de la sécurité sociale avec possibilité de doubler le plafond pour les couples et de cumuler les droits à déduire sur trois ans).

vendredi 18 décembre 2009

Le régime par points a du plomb dans l'aile

A l'occasion de sa dernière réunion de travail, le Conseil d'Orientation des Retraites, le 16 décembre dernier, a étudié les modalités de passage du régime général en régime par points. Compte tenu des éléments fournis, il apparaît que le COR considère que cette réforme systémique est difficile à réaliser. La prise en compte des droits familiaux et des dispositifs de solidarité ainsi que la reconstitution des carrières passée sont délicates. La position définitive du COR devrait intervenir au début de l'année 2010 mais ces premières indications confortent le Gouvernement dans sa volonté de jouer sur les paramètres classiques pour tenter d'équilibrer nos régimes de retraite.


lire l'article des Echos


lire les notes du COR

samedi 12 décembre 2009

Comment contourner le problème de l'âge légal de départ à la retraite ?

La France, avec son âge légal de départ à la retraite à 60 ans, reste une exception au sein de l'OCDE. Nos partenaires ont, en moyenne, ces dernières années, reculé cet âge à 65 ans. Certains ont déjà prévu de le reculer à 67 voire 69 ans.
Face au symbole des 60 ans, l'idée de contourner le problème fait son chemin au sein du gouvernement. Déjà, en allongeant la durée de cotisation à 41 puis à 42 ans, la possibilité de partir à 60 ans deviendra de plus en plus coûteuse compte tenu de l'entrée tardive sur le marché du travail, la moyenne se situe désormais à 22 ans.
Par ailleurs, en travaillant sur une réforme systémique du système de retraite à travers la migration de notre régime à prestations définies en système par points intégrant des comptes notionnels, le débat des 60 ans pourrait être effacé. Le départ à 60 ans serait toujours possible mais financièrement pénalisant pour les éventuels candidats. En effet, pour le calcul de leur pension, il serait pris en compte le nombre de points accumulés et leur espérance de vie au moment de leur cessation d'activité.

Cette voie permettrait de surmonter l'hostilité syndicale. Bernard Thibault a rappelé à l'occasion du Congrès de la CGT qu'il s'opposerait à toute réforme remettant en cause la barre des 60 ans. Pour obtenir l'appui des syndicats, le gouvernement devra lâcher du lest et ce sera sans nul doute sur la question de la pénibilité ; or le système à points avec comptes notionnels permet une plus facile prise en compte de cette fameuse pénibilité soit à travers l'octroi de points, soit à travers le coefficient de conversion lié à l'espérance de vie.

mercredi 9 décembre 2009

Un bon livre pour l'hiver

François Charpentier, diplômé de l’Ecole supérieure de Journalisme et de l’IEP de Paris, journaliste à l’agence de presse AEF, est devenu au fil des années, un des meilleurs spécialistes des questions de retraite. Son ouvrage sur les fonds de pension qui en est à sa troisième réédition fait référence. Il vient de publier un livre très complet sur les retraites "Les retraites en France et dans le monde, Nouvelles Problématiques (Edition Economica - 533 pages - 29 euros) qui analyse l’ensemble de notre système de retraite en intégrant les réformes qui ont été adoptées depuis 1993. Il passe en revu tous les régimes, de base et les complémentaires ainsi que les régimes spéciaux. En s’intéressant aux expériences étrangères, il réalise un benchmark qui pourrait être exploité par les représentants des pouvoirs publics à la veille du rendez-vous de 2010.

mardi 8 décembre 2009

Patrimoine des Français à la hausse

Avec la reprise des cours de la bourse et la relative stagnation des prix de l'immobilier, le patrimoine des ménages est de nouveau en hausse. Selon le Bipe, après une baisse de 3 %, le patrimoine augmenterait de 0,6 % cette année et de 1 % en 2010. Entre 2003 et 2006, le patrimoine augmentait de 11 à 14 %. La richesse des Français représente environ 10 200 milliards d'euros. Elle est constituée pour les deux tiers de biens immobiliers et fonciers, les placements financiers représentant le tiers restant. L'assurance-vie qui était à la peine depuis deux ans renoue avec une croissance de 10 % et un encours de plus de 1200 milliards d'euros.

Les Français ont, par ailleurs, légèrement accru leur effort d'épargne avec un taux qui dépasse 16,7 % du revenu disponible brut. «Les sommes épargnées par les Français n'ont pas changé avec la crise, elles devraient représenter cette année un peu plus de 70 milliards dans l'immobilier et près de 120 dans les placements financiers», estime l'économiste André Babeau.

vendredi 4 décembre 2009

La lettre du Cercle du mois de décembre 2009

Au sommaire de la lettre d'information du Cercle des Epargnants du mois de décembre 2009 :

- les nouveaux plafonds de l'épargne retraite pour 2010
- l'économie mondiale face au choc démographique
- les rendez-vous de 2010 pour les retraites
- l'actualité sur l'épargne et la retraite


lire la lettre N°41

jeudi 3 décembre 2009

le COR tient colloque

Le Conseil d’Orientation des Retraites a tenu son colloque annuel jeudi 3 décembre 2010 sur le thème "les systèmes de retraite face à la crise en France et à l’étranger".

De nombreux experts ont analysé les conséquences de la crise sur les systèmes de retraite et présenté les mécanismes de correction que certains systèmes ont prévu pour tenter de réduire la dérive des déficits.

Dominique Libault, direteur de la Sécurité sociale a souligné que depuis le début de l’année la dégradation de la conjoncture a généré une perte de recettes pour le régime retraite de 5 milliards d’euros.

Il a souligné que « notre système joue son rôle de protection des retraités. Leur niveau de vie est maintenu et le taux de pauvreté (10%) reste inférieur à celui de la population globale (13%). Le minimum vieillesse a augmenté de 25%, et le mécanisme de revalorisation fonctionne indépendamment de la situation économique, ce qui explique l’augmentation des dépenses »,

Pour 2010, le directeur de la Sécurité sociale a été assez pessimiste : « D’après les prévisions, la masse salariale va continuer à se réduire ou bien stagner l’année prochaine. Un tel scénario sur deux années consécutives, c’est sans précédant ».

Par ailleurs, l’impossibilité de transférer les cotisations chômage sur les cotisations retraites entraîne un manque à gagner de quelques 6,7 milliards d’euros.

Dans ces conditions, pour 2010, le déficit de la caisse nationale d’assurance vieillesse estimé à 8 milliards pour 2009 devrait atteindre 14 milliards en 2013.

mercredi 2 décembre 2009

Proposition de loi sur les transferts de contrats d'assurance-vie

Le député Alain Suguenot (UMP) a déposé le 27 novembre 2009 une proposition de loi visant à faciliter le transfert des contrats d'assurance-vie non dénoués.

Prenant appui sur des pratiques commerciales qui avantagent les nouveaux souscripteurs au détriment des anciens, il propose que les épargnants puissent transférer leur contrat sans pénalité d'une compagnie à une autre. Cette proposition de loi a été renvoyé pour examen à la Commission des Finances.

lire la proposition de loi

samedi 28 novembre 2009

Les plafonds 2010 pour les pensions et l'épargne retraite

Les nouveaux plafonds de la sécurité sociale ont été publiés au Journal Officiel du 26 novembre dernier.

Au 1er janvier 2010, le plafond annuel sera de 34 620 euros en augmentation de 0,9 % par rapport à 2009. Le plafond mensuel mensuel est fixé à 2 885 euros.

Ces plafonds sont utilisés tant pour le calcul des droits en matière de retraite par répartition que pour déterminer le plafond de l'enveloppe de déduction applicable à l'épargne retraite.

Pour le calcul des droits à la retraite par répartition, le plafond de la sécurité sociale permet de déterminer le montant maximal de la pension de base que les salariés pourront obtenir de la part de la CNAV ou des autres régimes de base.

Pour les régimes complémentaires des salariés, le plafond de la sécurité sociale permet de fixer le montant des cotisations en fonction des différentes tranches de salaire.

A l'Agirc (caisse de retraite des cadres) par exemple, les cotisations sont t différentes selon que la rémunération est inférieure à quatre plafonds de la Sécurité sociale, ou est située entre quatre et huit plafonds. Au-delà de huit Pass, on ne cotise plus.
L'augmentation de 2010 permet donc aux cadres supérieurs de cotiser sur une base de 2.496 euros (312 x 8) supplémentaires par rapport à 2009.

{{Pour les Contrats Madelin}}

Il sera possible en 2010 de déduire jusqu'à 64.047 euros, contre 63.470 en 2009. Soit une économie d'impôts supplémentaire de 577 euros.

{{
Pour le PERP}}

la déduction des versements effectués sur un PERP est plafonnée à 10 % des revenus professionnels dans la limite de huit fois le plafond annuel soit pour les revenus 2010, {{27 696 euros}} pour une personne seule ou à défaut de revenus professionnels le titulaire d'un PERP pourra déduire jusqu'à 10 % du PASS {{soit 3 462 euros}}. Entrent dans cette enveloppe fiscale également les abondements au PERCO.

Report pour la rapport 2010 du COR

Logiquement, le Conseil d'Orientation des Retraites est censé remettre son rapport avant le 1er février 2010. Selon des rumeurs, ce rapport ne pourrait être rendu public qu'au mois de mars après les régionales... Au-delà des aléas politiques, le COR a prévu de poursuivre l'examen des simulations de la mutation du régime général actuel en régime par points et en comptes notionnels au mois de janvier rendant difficile l'établissement du rapport pour le début du mois de février... A suivre...

jeudi 26 novembre 2009

Emploi des seniors , l'heure est à la mobilisation

Le Gouvernement, en cette période de progression du chômage, mobilise les acteurs économiques et sociaux en faveur de l'emploi des seniors. Un site Internet est désormais consacré à cette problématique : aller sur le site

Par ailleurs, un bilan des actions a été réalisé :

Consulter le bilan

mercredi 25 novembre 2009

Retraite chapeau taxé à 30 %

La commission mixte paritaire du Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2010, en charge d'établir le texte qui sera soumis en dernière lecture à l'Assemblée et au Sénat, a modifié le texte de l’article 14 concernant les retraites chapeau.

Du fait du texte retenu par la CMP, les prestations de retraite versées dans le cadre des régimes à prestations définies à droits conditionnels (article L. 137-11 du code de la sécurité sociale) dont le montant est supérieur à huit fois le plafond de la sécurité sociale seront assujetties au premier euro à une contribution additionnelle dont le taux est fixé à 30 %.

Ce dispositif s’appliquera aux retraites liquidées à compter du 1er janvier 2010.


Par ailleurs, au moment où le Gouvernement et le Parlement entendent modifier le régime des retraites chapeau, deux avocats le décortique dans le Figaro

mardi 24 novembre 2009

L'équation de tous les dangers

L'incidence financière en 2013 des gains en matière d'espérance de vie, du papy-boom et du dispositif de carrière longue est évaluée à 15,2 milliards d'euros soit 17,6 % de la masse des pensions prévues pour cette même année.

Le dispositif de carrière longue même si le nombre de départs en 2009 est en décrue du fait du durcissement des conditions et du nombre moins élevé de personnes concernées (allongement de la scolarité) génère un surcoût de 2 milliards d'euros par an.

jeudi 19 novembre 2009

Les 5 catégories d'épargnants français

Les épargnants français peuvent être classés en cinq catégories :

- la première comprend près d'un tiers des ménages. Leur épargne est exclusivement de livrets. Ils se retrouvent chez les jeunes et les personnes âgées et ont de fiables revenus. L'épargne est constituée afin de satisfaire des besoins de consommation et de précaution.

- La deuxième catégorie comprend 11 % des ménages qui détiennent des livrets mais aussi de l'assurance-vie. Il s'agit essentiellement de personnes âgées à faibles revenus. L'épargne vise à permettre le financement de besoin de transaction et à préparer la retraite.

- la troisième catégorie rassemble 17 % des ménages qui ont un portefeuille constitué de livrets et d'épargnes logement. Il s'agit de ménages de moins de 40 ans aux revenus modestes qui épargnent afin d'acquérir leur résidence principale.

- la quatrième catégorie qui regroupe le quart des ménages se caractérise par la possession de livrets, d'épargne logement, d'assurance-vie et de titres. Les ménages concernés sont dans le dernier décile de revenus et de patrimoines. Ils ont un niveau de formation supérieure.

- la dernière catégorie rassemble des ménages qui ont investi essentiellement dans les valeurs mobilières, en assurance-vie. Ces ménages ont entre 50 et 60 ans ; ils disposent de revenus importants et sont propriétaires de leur résidence principale. leurs objectifs sont la préparation de la retraite et la succession.


60 % des ménages français placent leur épargne en produits peu risqués et peu rentables sur longue période. Pour le moins il constaté que les Français intègrent la notion de cycle de vie dans leur politique d'allocation d'actifs.

mercredi 18 novembre 2009

Partir à 57 ans...

Selon la dernière étude commandée par la CNAV auprès de LH2, les Français souhaitent partir à la retraite à 57 ans mais ils jugent qu'ils seront contraints de travailler jusqu'à 64 ans. Ils considèrent que l'âge acceptable pour partir à la retraite est de 62 ans.
A travers ce sondage, la contradiction sur l'emploi des seniors est clairement exprimés. La retraite à 60 ans est considérée comme le dernier grand acquis social. Même s'il apparaît de plus en plus irréaliste à maintenir, les Français rêvent de le maintenir en état.

Ils sont 64% à juger qu'il faut "réformer pour mieux le préserver" le système de retraite actuel par répartition, tandis que 23% estiment qu'il "faut le conserver en l'état" et 7% qu'il "faut l'abandonner au profit d'un système d'épargne individuel". 47% des personnes interrogées se sont dites d'accord ("probablement" ou "certainement") pour "cotiser davantage", contre 48% pas d'accord ("certainement pas" et probablement pas"), 5% ne se prononçant pas.

42% sont d'accord pour "travailler plus longtemps", contre 52% qui y sont opposés, et 6% qui ne se prononcent pas. Enfin, 18% sont prêts à "percevoir une plus petite retraite", contre 80% qui s'y opposent, 2% ne se prononçant pas.

Sur les moyens pour pérenniser notre système de retraite, aucun consensus n'existe ce qui augure mal des futures négociations.

Le Grand Emprunt réservé aux marchés

LE GRAND EMPRUNT PUBLIC


Les pouvoirs publics, auraient selon Michel Rocard, opté pour une émission du grand emprunt public auprès exclusivement du marché. Il n’y aurait donc pas à la différence des précédents grands emprunts d’Etat (Balladur, Barre, Pinay…) d’appel en direct aux épargnants français.

Ce choix se justifie par le souhait de limiter le coût de l’emprunt. En effet, pour attirer les épargnants, l’Etat aurait du soit l’assortir d’une incitation fiscale, soit le proposer un taux d’intérêt supérieur comme EDF a du le faire il y a quelques mois. Le surcoût en termes de taux aurait été certainement de 0,5 point. L’émission de l’emprunt auprès du grand public aurait donc soit diminué les recettes fiscales, soit augmenté encore plus le service de la dette qui est déjà le deuxième poste budgétaire de l’Etat.

Certainement pour amadouer la Commission européenne, le Gouvernement ne lèvera que vingt milliards d’euros en deux fois, le reste, pour atteindre 35 milliards d’euros, proviendra des remboursements des prêts consentis aux banques.

L’affectation du Grand Emprunt à des dépenses structurantes (recherche, enseignement supérieur…) est préférable au saupoudrage sur des projets de court et moyen termes (infrastructures TGV, canal Rhin Rhône…). Il convient néanmoins de veiller à la rentabilité à long terme et d’éviter que des projets qui de toute façon auraient trouvé des financements en obtiennent à moindres coûts et concurrencent des projets dont le tour de table n’était pas achevé. Une opération publique de grande ampleur génère, en règle générale, des effets d’opportunité et d’éviction.

lundi 9 novembre 2009

la lettre éco - nov 09

Au sommaire de la lettre du mois de novembre :


- l'économie mondiale change de propriétaires
- l'électricité est-elle l'avenir de l'économie
- retraite chapeau, pourquoi autant de haine
- les Etats-Unis, centre de recherche mondial



A vos PERP et à vos contrats Madelin

Les Contrats Madelin et les PERP bénéficient d'avantages fiscaux non négligeables et qui ne sont pas soumis au plafonnement des niches fiscales alors autant en profité. Les titulaires ont jusqu'au 31 décembre pour effectuer leur versement.

Pour les revenus 2009, les titulaires de PERP peuvent déduire de leurs revenus professionnels jusqu'à 27 446 euros. En ce qui concerne les contrats Madelin, la déduction est possible dans la limite de 10 % des revenus professionnels plafonné à 8 fois le plafond annuel de la sécurité sociale auxquels s'ajoutent 15 % du revenu compris entre 1 et 8 fois le même plafond ou 10 % du plafond de la sécurité sociale si ce montant est plus avantageux.

lundi 2 novembre 2009

La Lettre du Cercle Novembre 09

Au sommaire de la la lettre n° 40 du Cercle :
- le Rendez-Vous des Retraites de 2010
- les plans seniors
- les droits familiaux
- pauvreté et richesse chez les retraités

et l'édito de Philippe Crevel "Ne tirer pas sur l'équilibriste"


lire la lettre n°40



La révolution démographique se poursuit

L'hebdomadaire "The Economist" consacre sa une à la mutation démographique mondiale. En effet, la baisse du taux de fécondité qui a commencé à la fin du XVIIIème siècle en France avant de se diffuser au reste de l'Occident au XIXeme et au XXeme siècles se propagent à très grande vitesse dans les pays émergents. Entre 2020 et 2050, le taux de fécondité devrait tendre vers 2,1 qui est le taux de remplacement des générations.

Ainsi, pour passer de 5 à 2 enfants par femme, les Anglais auront mis 130 ans de 1800 à 1930 quand les Sud Coréens n'auront mis que 20 ans de 1965 à 1985. De 1980 à 2000, le nombre d'enfants par femme au Bangladesh est passé de 6 à 3. En Mauritanie, le même résultat a été obtenu en dix ans de 1963 à 1973.

L'Iran des Mollahs n'échappent pas à la règle. Le nombre d'enfants par femme est passé de 7 à 1,9 de 1979 à 2006 et est de 1,5 à Téhéran. En 1970, seulement 24 pays avaient un taux de fécondité inférieur à 2,1. Aujourd'hui, 70 pays sont concernés. De 1950 à 2000, le taux moyen de fécondité des pays en voie de développement a été divisé par deux passant de 6 à 3.

De ce fait, la stabilisation de la population mondiale est toujours confirmée pour 2050 voire un peu avant. Elle devrait passer e 6,8 à 9 milliards d(habitants. Certains experts pensent que le pic serait atteint avant 2050 avec une population maximale e 8,5 milliards.

vendredi 30 octobre 2009

Retraite chapeau en plein débat parlementaire

Les députés ont en première lecture du PLFSS 2010 n'ont pas suivi le rapporteur Yves Bur qui voulait aller au-delà du texte gouvernemental. L'amendement du rapporteur prévoyait de substituer au dispositif existant un système de taxation unique assis sur les rentes applicable à compter du 1er janvier 2010 aux rentes liquidées depuis le 1er janvier 2001. Ils ont simplement adopté une mesure de suppression de la gestion interne des retraites "chapeau".
Par ailleurs, comme nul ne sait réellement le nombre de personnes et les montants concernés, un rapport a été commandé. En matière de retraite chapeau, les fantasmes sont nombreux et la démagogie facile. Les chiffres varient de quelques centaines à 1 million. Le chiffre de 200 000 bénéficiaires est le plus souvent cité...

dimanche 25 octobre 2009

les fonctionnaires partent de plus en plus tard à la retraite

En 2008, les fonctionnaires sont partis à 59 ans et 4 mois à la retraite contre 58,7 ans en 2004. Les femmes partent, en moyenne, un an après les hommes, 59,8 ans contre 58,9 ans en 2008. Ce recul est lié au passage de la durée d'activité de 37,5 à 40 puis à 41 ans. Les dépenses de l'Etat pour financer les retraites de ses anciens fonctionnaires atteindra 47 milliards d'euros en progression de 2 % par rapport à 2008. Cette progression est plus faible que celle enregistrée ces dernières années du fait de l'absence d'inflation.

Droits familiaux, le dossier est réouvert

Le nouveau dispositif des droits familiaux doit être logiquement adopté dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2010. Le compromis bancal ne risque pas de satisfaire la Commission de Bruxelles d'autant moins qu'elle vient de s'attaquer à la solution qui avait été élaborée en 2003 pour les fonctionnaires et qui pourtant moins avantageuse que celle prévue pour les salariés.

La Commission européenne demande à l'Etat de rembourser le préjudice subi par les pères de famille partis à la retraite depuis 1990 du fait de l'application de la majoration des droits dont bénéficient les femmes ayant eu des enfants. Le coût de cette réparation est évalué à 5 milliards d'euros... pour la seule fonction publique d'Etat. Or, il faut y ajouter le coût pour les fonctions publiques locale et hospitalière.

Depuis le 1er janvier 2004, pour les enfants nés après cette date, les mères fonctionnaires reçoivent une bonification de 6 mois par enfant au lieu d'un an. Elles peuvent bénéficier de trimestres supplémentaires si elles prennent un congé parental mais dans les mêmes conditions que les hommes.
Pour les enfants nés avant le 1er janvier 2004, c'est l'ancien dispositif qui s'applique.

La Commission de Bruxelles considère qu'il y a une discrimination qu'il convient de corriger pour les fonctionnaires qui liquideront leur retraite mais également pour ceux qui l'ont fait depuis 1990. Cette date a été retenue car elle correspond à l'année à partir de laquelle les Etats européens se sont engagés à respecter le principe d'égalité homme/femme.

La facture totale est évaluée à plus de 7,5 milliards d'euros en prenant en compte les trois fonctions publiques. La décision européenne pose une série de problèmes :

- financier, l'Etat n'ayant guère actuellement les moyens de se permettre d'accroître de 5 milliards d'euros le déficit;
- juridique car l'effet rétroactif obligerait de recalculer des pensions logiquement devenues définitives. Les retraités ont la possibilité de contester que dans l'année qui suit la liquidation.

Par ailleurs, le respect de l'avis européen rendrait caduque la solution retenue pour les salariés car elle repose sur les mêmes règles.

Xavier Darcos a prévu de répondre très rapidement à tous les arguments de la Commission afin d'éviter une condamnation par la CJCE.

lundi 19 octobre 2009

Fraude sur les retraites anticipées

Ce n'est pas une surprise ; en effet, le gouvernement avait, l'année dernière, durci les conditions pour bénéficier du dispositif de départ anticipé à la retraite pour carrière longue. L'attestation sur l'honneur en vertu de laquelle on pouvait mentionner que l'on avait travailler avant 16 ans avait été supprimée. Au moins 1200 dossiers seraient litigieux et pourraient donner lieu à des poursuites de la part de l'URSSAF.


lire l'article des Echos

lire l'article du Figaro

Il faudra avoir 67 ans pour partir à la retraite en Allemagne

Depuis les années 90, les gouvernements allemands tentent de réduire le poids des cotisations sociales afin d'améliorer la compétitivité de l'économie et ainsi de favoriser les exportations. Cette stratégie a conduit de transférer une partie des cotisations sociales sur la taxe à la valeur ajoutée.

Le taux des cotisations retraite atteigne 22 %. De ce fait, avec l'arrivée à la retraite des générations nombreuses du 3ème Reich et la forte dénatalité enregistrée depuis plus de 30 ans, les ratios démographiques sont en forte dégradation.

Depuis 1992, les Gouvernements ont supprimé les dispositifs de départ anticipé. L'âge effectif de liquidation a été aligné sur celui de l'âge légal de départ à la retraite, soit 65 ans. Ce processus s'étale de 1997 à 2012. La Grande Coalition a décidé de porter cet âge à 67 ans en 2029 et s'appliquera aux générations à partir de celle de 1964. Par ailleurs, le gouvernement SPD de Gehard Schröder avait opté pour une diminution du taux de remplacement en ce qui concerne le régime général. La valeur du point dépend de l'adhésion à des systèmes de retraite facultatifs.
Du fait des incertitudes liées au montant des retraites versées par les systèmes facultatifs, leur succès demeure limité pour le moment.

lundi 12 octobre 2009

Livret A en chute douce

Avec la baisse du taux du Livret A qui est désormais à 1,25 % et le retour de la confiance sur les marchés, les Français se détournent des placements courts au profit des placements style assurance-vie.

La collecte du Livret A a été négative pour le 3ème mois de suite au mois de juillet (61,1 milliard d'euros) tout comme celle du Livret de développement durable ou du Livret d'Epargne Populaire. Les Livrets soumis à l'IR ont aussi enregistré un flux négatif. Le total des liquidités est en baisse de 3,3 milliards d'euros. L'assurance-vie a progressé de 6,9 milliards d'euros ; les unités de compte ont enregistré une hausse de 1,n7 milliard d'euros. Le total des actifs des ménages s'élevait à 2 179 milliards d'euros en ce qui concerne leur patrimoine financier. Sur les 12 derniers mois, les grands gagnants sont l'assurance-vie avec +35,6 milliards d'euros et le Livret A avec 28 milliards d'euros.

L'assurance-vie en fonds euros représenté 45,5 % des actifs des ménages, les comptes à vue 11,8 %, les Livrets A et bleu 8,4 %, l'assurance-vie en unités de compte 9,1 %, les PEl 7,7 %, les Livrets soumis à l'IR 6,6 %, les CEL 1,7 %, les lep et Livrets jeunes 3,1 %.

mercredi 7 octobre 2009

Placements financiers et épargne retraite

L'Express consacre un dossier aux placements financiers et à la préparation de la retraite. Les travaux du Cercle des Epargnants y sont mentionnés.

retrouver les articles sur le site de l'Express

mardi 6 octobre 2009

La Lettre du Cercle : N°39 - Oct 2009

Au sommaire de la lettre du Cercle des Epargnants, les mesures fiscales et sociales du projet de loi de finances et du projet de financement de la Sécurité sociale concernant l'épargne, les déficits sociaux, les plans seniors au sein des entreprises...


Lire la lettre




vendredi 2 octobre 2009

12 milliards de perte en 2010 pour l'Assurance Vieillesse

Le Projet de loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2010 prévoit qu'en 2009 le déficit de l'assurance vieillesse dépassera 9,5 milliards d'euros. Le déficit de la Sécurité sociale devrait atteindre 25 milliards d'euros.
Les dépenses de l'assurance vieillesse devraient s'élever à 188 milliards d'euros cette année.

Pour 2010, les dépenses de l'assurance-vieillesse sont évaluées à 195 milliards d'euros et les recettes à 182 milliards d'euros. Le solde de la branche vieillesse serait déficitaire de plus de 12 milliards d'euros. L'ensemble de la Sécurité sociale enregistrerait une perte de plus de 31,5 milliards d'euros.

jeudi 1 octobre 2009

1200 milliards d'assurance vie !!!!

Plus de 1200 milliards d'euros sur les contrats d'assurance vie au 31 août 2009 contre 1 147 milliards d'euros un an auparavant. Depuis le début de l'année, le montant des cotisations a progressé de 9 % et s'est établi à 92,8 milliards d'euros. Le montant des prestations a été de 55 milliards d'euros. La collecte a été positive de 37 milliards d'euros.
Les supports euros représentent 997 milliards d'euros en progression sur un an de 5 % ; les supports en unités de compte ont atteint 204 milliards d'euros en hausse de 12 % depuis le mois de décembre 2008 mais en baisse de 5 % sur un an. L'encours a progressé de 5 % en un an et de 7 % depuis le début de l'année avec un montant de 1 220,4 milliards d'euros. (source FFSA-GEMA)

Vivre jusqu'à 270 ans, rêve, réalité ou horreur ?

Le monde compte plus de 200 000 personnes âgées de plus de 110 ans. En 1920, les experts affirmaient que l'espérance de vie ne pourrait pas dépasser 64 ans aux Etats-Unis. Elle atteint 85 ans au Japon. A l'échelle mondiale, depuis 1840, la longévité masculine a plus que doublé passant de 25 à 65 ans. Pour les femmes, un triplement a été enregistré (25 à 70 ans).

Si au cours de la première partie du 20ème siècle, les gains ont été obtenus grâce au recul de la mortalité infantile ; depuis 1950 c'est surtout à l'allongement de la vie.

Il est à souligner que les crises n'affectent pas le processus. Elles peuvent même être positives en diminuant la consommation de tabac et d'alcool. Il a été constaté que la grande crise de 29 avait permis un bond de 6 ans de l'espérance de vie des hommes entre 1929 et 1932.

La durée maximale de la vie reste difficile à fixer. Actuellement seulement 1 % des centenaires survivent au-delà de 110 00 ans et 1 pour 100 000 au-delà de 120 ans. La possibilité de reculer l'espérance de vie à 150 ans en 2190 est évoquée. Certains experts avancent la possibilité "théorique" de vivre jusqu'à 270 ans (travaux de Graziella Caseli et Jacques Vallin de l'INED)....

mercredi 30 septembre 2009

Comment réformer notre système de retraite ?

Selon un sondage commandé par France Retraite, les Français sont de plus en plus conscients qu'il faudra agir pour assurer la pérennité de notre système de retraite. Bien évidemment, les Français optent pour l'augmentation des cotisations patronales (69 %). Néanmoins 48 % des Français sont favorables à une augmentation de la durée de cotisation. En revanche, 52 % des sondés ne veulent pas aller au-delà de la période nécessaire pour obtenir une retraite à taux plein.

Comme pour les sondages du Cercle, les personnes interrogées considèrent être mal informées.



Les résultats du sondage

samedi 26 septembre 2009

le retour de la fourmi française

Durant les premiers mois de la crise, les Français dubitatifs face à la solidité de leur système financier avaient contrairement aux précédentes récessions maintenus leur niveau d'épargne. Depuis quelques mois, une inflexion est néanmoins notée. selon l'INSEE, le taux d'épargne des ménages est remonté au second trimestre 2009 à 16,2% du revenu disponible brut contre 16 % en début d'année.

Cette progression témoigne que les Français face au risque de chômage souhaitent se constituer une épargne de précaution supplémentaire. Logiquement, cela devrait avoir un impact négatif sur la consommation.

Pour mémoire, le taux d'épargne des Français dépassait 21 % en 1975 et a atteint un minimum de 11 % en 1987. Il varie depuis cette date entre 14 et 16 %.

vendredi 25 septembre 2009

réforme des droits familiaux

Le Gouvernement espère que son projet de réforme sur les droits familiaux ne sera pas censuré par la justice européenne et française. Sur le fond, à travers un habile habillage, c'est le statu-quo qui prévaut.

Lire l'article de l'Express.fr

dimanche 20 septembre 2009

La surcote décolle

Depuis son introduction par la loi Fillon en 2003, la surcote n'avait guère rencontré de succès. Ainsi, en 2005 et 2006, seulement des retraités ayant liquidé dans l'année leur pension avaient bénéficié d'une surcote. Ce taux est monté à 9,5 % en 2007 et à 12,5% en 2008. Certes, les Français sont toujours favorables à la retraite à 60 ans mais ne rechignent pas à améliorer l'ordinaire. Chaque trimestre cotisé au-delà des 40 années de cotisation (41 années en 2012) donne droit à 1,25 % de majoration de sa pension.

Quand le taux de remplacement plonge, autour de 60 % actuellement mais autour de 50 % voire 40 % d'ici 2040, une majoration de la pension est toujours bon à prendre.

vendredi 18 septembre 2009

Droits familiaux : 6 mois pour la Cour des Comptes

Au moment où le gouvernement négocie avec les partenaires sociaux la répartition des droits familiaux afin de les rendre conforme au droit européen, la Cour des Comptes dans son rapport sur la Sécurité Sociale souligne que la moyenne de ces droits ne dépasse pas 6 mois en Europe. La situation financière de l'Assurance vieillesse devrait amener les pouvoirs publics à trouver des économies et non à inventer des machines à gaz. Il n'en demeure pas moins que sans les majoration de droits, le montant des pensions des femmes serait fortement amputé.

lire le rapport de la Cour des Comptes

mercredi 16 septembre 2009

Révolution sur la retraite

Antoine Bozio, économiste à l'Institute for Fiscal Studies souhaite une remise à plat général. Avec l'économiste Thomas Piketty, il a présenté un projet de réforme qui prévoit que tous les Français bénéficient d'un système de retraite identique par répartition, auquel s'ajouterait la mise en place de comptes individuels de cotisations. Cette proposition a fait l'objet d'une présentation au Conseil d'Orientation des Retraites et aurait reçu un accueil positif.

lire l'interview d'Antoine Bozio dans le mensuel Capital

lundi 14 septembre 2009

Que faire avec son épargne ?

Sébastien Bey, journaliste à Nice Matin, a écrit un article sur comment bien placer son argent en ce fin d'année. Philippe Crevel a été consulté sur l'intérêt de l'assurance-vie et l'évolution des taux des fonds euros.

retrouver l'article dans Nice Matin

dimanche 6 septembre 2009

barack Obama se lance dans la réforme des retraites B

Avec la crise financière, de nombreux fonds de pension ont du enregistrer une diminution substantielle de la valeur de leurs actifs. Par ailleurs, de nombreux actifs américains n'ont pas accès à des systèmes collectifs d'entreprise du fait qu'ils travaillent au sein de PME.

Afin d'améliorer la situation, Barack Obama a annoncé une plusieurs mesures ce samedi 5 septembre.

lire les principales mesures

vendredi 4 septembre 2009

La lettre n°38 du Cercle des Epargnants du mois de septembre

Au sommaire de la lettre d'information du Cercle du mois de septembre 2009 :


- le rendez-vous des retraites de 2010
- les derniers résultats du PERP et de l'assurance-vie
- l'évolution de l'épargne au sein de l'OCDE
- la tournée du Cercle en France


lire la lettre




mardi 1 septembre 2009

Un tiers des actifs sont sur le départ à la retraite...

D'ici 2020, un tiers des actifs aura quitté le marché du travail. En 2005, la France métropolitaine comptait 11 millions de personnes âgées de 50 à 65 ans. Elles représentent 28 % de la population active et 23 % de la population ayant un emploi. 52 % occupe un emploi contre 67 % pour les 15/49 ans.

75 % des 50/54 ans ont un emploi ; ce taux baisse à 55 % chez les 55/59 ans et à 15 % chez les 60/64 ans.

Pour des raisons de structures démographiques, les régions les plus concernées par les départs seront : l'Aquitaine, les Poitou Charentes, le Limousin, l'Auvergne et la Bourgogne.

L'énergie, l'agriculture, les activités immobilières, l'administration, les activités financières figurent en tête des secteurs concernés par les départs avec un taux supérieur à 40 % d'ici 2020.

dimanche 30 août 2009

Droits Familiaux, le casse tête de la rentrée

Du fait de la jurisprudence de la Cour de Cassation et de la position de la Halde, le Gouvernement et les partenaires sociaux ont entamé de difficiles négociations pour réformer le dispositif de majoration des droits dont bénéficiaient jusqu’à maintenant les femmes ayant eu des enfants.

En moyenne, les femmes partant à la retraite en 2005 avaient obtenu 18 trimestres de réduction du fait d’avoir eu un ou plusieurs enfants. Le coût de cette mesure est évalué à plus de 4 milliards d’euros. 90 % des femmes qui sont parties à la retraite en 2005 ont bénéficié de ce type de majoration.

Cette mesure atténue le fait que les salaires des femmes sont toujours inférieurs à ceux des hommes au sein des entreprises, en moyenne 20 % de moins. Il en résulte que la retraite des femmes ne représente que 77 % de celle des hommes. sans les majorations, ce taux tomberait à 64 %.

Mme Karniewicz qui préside la CNAV a souligné qu’il était "trop tôt pour dire les pistes qui se dessinent" renvoyant "à la fin de la semaine prochaine" pour de premiers éléments.

La CNAV travaille sur une solution qui prévoit de découper les deux ans de validation d’assurance (retraite) pour les mères" avec "une partie réservée à la mère qui ne serait pas sujette à discrimination, parce que liée à l’accouchement. Elle pourrait être d’un an, si cette durée n’est pas jugée discriminatoire", a-t-elle expliqué.

"La deuxième partie, fixée pour l’instant à une année, serait ouverte au père ou à la mère, au titre de l’éducation des enfants".

"C’est aux parents de choisir, ou bien on pourrait mettre cette partie là sous condition, comme avoir interrompu une partie de son activité pour élever l’enfant", a-t-elle ajouté sans pour autant "inciter la femme à arrêter de travailler".

la CGT refuse une réforme qui aboutirait à diminuer les droits des femmes. La CFDT est pour le moment opposée à toute modification.

La discussion sur les droits familiaux permettra de tester le degré d’ouverture des partenaires avant le rendez-vous des retraites de 2010.

jeudi 27 août 2009

Espérance de vie, toujours plus...

L'espérance de vie des hommes à la naissance est passée de 72,9 à 77,3 ans de 1990 à 2006 soit un gain de plus de 4 ans. pour les femmes, elle est passée de 81 à 84,1 ans soit également un gain de 4 ans. Si auparavant, les gains d'espérance de vie des femmes augmentaient plus vite que ceux des hommes, il y a depuis plusieurs années une convergence. Cette situation s'explique par le fait que l'espérance de vie des femmes en France a atteint un niveau élevé. Par ailleurs, les femmes sont de plus en plus exposés aux risques alcool et tabac ce qui freine d'autant les potentiels gains.

Au niveau régional, une certaine harmonisation est constatée. Néanmoins reste en dessous de la moyenne nationale, l'Alsace, la Bretagne, le Nord-Pas de Calais, la Picardie, la Lorraine et la Haute Normandie. La Corse qui était en dessous de la moyenne en 1996 figure désormais au-dessus.


Le tableau de l'INSEE

mardi 25 août 2009

Baby et papy boom

Avec l'Irlande, la France reste la championne d'Europe pour le nombre de naissances, plus de 800 000 en 2008, soit le chiffre le plus élevé enregistré depuis 1981. Avec un taux de fécondité de 2,1, le nombre de naissances s'est accru de 1,2 % par rapport à 2007. L'âge moyen à la maternité continue de progresser pour atteindre près de 30 ans soit deux ans de plus que sur la précédente décennie.

De plus en plus d'enfants naissent hors mariage. 140 000 PACS ont été signés en 2008 contre 273 000 mariages. En 2008, l'Insee a recensé un pacs pour deux mariages alors qu'il en comptait seulement un pour neuf il y a cinq ans, en 2003. 52 % des naissances ont lieu hors mariage.


Cette augmentation du nombre de naissances intervient au moment où, le nombre de femmes en âge de procréer diminue. Depuis dix ans, leur nombre a ainsi baissé de 2 % par an, ce qui représente 200 000 mères potentielles de moins depuis 1999.

21,5 % des bébés avaient une mère de plus de trente-cinq ans, contre seulement 16,5 % il y a dix ans.

Ces bons résultats ne doivent pas occulter le vieillissement de la population liée à l'allongement de la durée de la vie. En dix ans, le nombre de personnes âgées de plus de 75 ans a augmenté de plus de 35 %, soit presque cinq fois plus vite que la population totale. Dans le même temps, la part des personnes âgées de moins de 20 ans est restée quasiment stable. "Les personnes âgées sont de plus en plus nombreuses, constate L'INSEE 5,6 millions de personnes de plus de 75 ans et plus vivent en France."

En 2008, l'espérance de vie s'est stabilisée : elle a atteint 84,3 ans pour les femmes et 77,5 ans pour les hommes. Depuis 1950, les hommes ont gagné quatorze ans de vie et les femmes quinze.

mardi 4 août 2009

Reforme des Retraites, étude de la DREES

En 1993, Edouard Balladur a décidé de porter à 160 trimestres la durée de cotisations nécessaire pour obtenir une retraite à taux plein et par ailleurs retenir non plus les 10 meilleures années mais les 25 meilleures années pour le calcul des droits.

La DREES revient sur cette réforme en soulignant qu'elle a aboutit à allonger la durée de cotisation de 8 mois contre 6 mois espéré.

Ces données ont « une importance considérable, écrit Antoine Bozio, le rapporteur de l'étude. La question est en effet de savoir sur quel curseur joué, La loi de 2003 prévoit de maintenir constant le rapport entre durée d'assurance et durée de la retraite. Au vu des dernières estimations disponibles sur l'évolution de l'espérance de vie, cela conduirait à relever de 41 ans à 41 ans et demi la durée de cotisation d'ici à 2020. L'autre possibilité est de reculer l'âge de départ à la retraite de 60 à 62 ans voire au-delà. Le simple passage à 62 ans génèrerait une économie de 6,6 milliards d'euros soit le montant du déficit prévu pour la CNAV cette année.

lire l'article des Echos

lire le rapport de la DREES