CERCLE DE L'EPARGNE, DE LA RETRAITE ET DE LA PREVOYANCE

Le Cercle des Epargne, de la retraite et de la prévoyance est un centre d'études et d'information indépendant qui a pour objet de réaliser des études et d'informer les épargnants sur toutes les questions relatives à l'épargne, la retraite et la prévoyance

Il bénéfice de l'appui et de l'expertise d'un Conseil scientifique et du soutien d'AG2R La Mondiale

Pour plus de renseignements et pour tous les contacts presse, vous pouvez nous contacter au 06 13 90 75 48

mardi 14 mai 2013

Le déblocage de l'épargne salariale a passé le cap de l'Assemblée nationale


L’Assemblée nationale a adopté lundi 13 mai en première lecture la proposition de loi portant déblocage exceptionnel de la participation et de l’intéressement.

Ce déblocage concerne la participation et l’intéressement en franchise d’impôt et de cotisations dans la limite de 20 000 € par an et par salarié. Quand la participation et l’intéressement ont été affectés à l’acquisition de titres de l’entreprise le déblocage n'est possible qu'en cas de conclusion d’un accord collectif qui en détermine les modalités.

Les députés ont modifié à la marge le texte en limitant ̵le déblocage à l’achat d’un ou plusieurs biens ou la fourniture d’une ou plusieurs prestations de services. le salarié devra conserver les justificatifs prouvant l'achat de biens. Cette disposition sera difficile à appliquer.

Le déblocage des sommes affectées à l’acquisition de titres de l’entreprise, peut quand le plan d’épargne salariale a été mis en place à l’initiative de l’entreprise, être effectué unilatéralement et ne pas être subordonné à la conclusion d’un accord collectif.

Réforme des retraites : réaction de Philippe Crevel sur France Info


Philippe Crevel a été interrogé par Sarah Lemoine sur France Info au sujet de l'éventuel allongement de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein.

lundi 13 mai 2013

Quelques mots sur le private equity


Le private equity constitue une classe d'actifs spécifique. Les fonds de private equity investissent dans des entreprises qui ne sont pas, sauf exception, cotées et qui sont à différents stades de développement. Les fonds en question investissent directement au capital d'entreprises de taille intermédiaire ou de grandes entreprises non cotées. Les fonds de private equity accompagnent les entreprises dans leur croissance et interviennent afin de réaliser des étapes stratégiques comme une restructuration, une conquête de marchés extérieurs ou dans le cadre d'un processus d'acquisition externe. Les fonds de priivate equity sont en règle générale déconnectée de l'évolution de la bourse et constituent d'utiles amortisseurs en cas de crise. Evidemmment, ces fonds dont la rentabilité a été supérieure à celle du CAC 40 comportent une part plus importante de risques. Ces fonds peuvent être orientés vers le capital risque quand les actifs sont investis dans des entreprise en phase de démarrage. On parle également de capital développement quand les entreprises sont en phase de forte croissance.

Du fait de la sous-valorisation de certaines entreprises et de restructurations en cours, les fonds de private equity pourraient continuer à enregistrer de bons résultats d'autant plus que de belles entreprises de taille importante rechignent à aller en bourse.

Le compte à rebours de la déclaration des revenus 2012


Après les vacances et les ponts du début du mois de mai, il est temps de penser à la déclaration des revenus de 2012. Il faut, en effet, pour la version papier la déposer avant le lundi 27 mai à minuit. Pour les télédéclarations via le net, les délais sont les suivants :
  • Zone 1 : départements 01 à 19 : lundi 3 juin 2013 à minuit
  • Zone 2 : départements 20 à 49 : vendredi 7 juin 2013 à minuit
  • Zone 3 : départements 50 à 974 : mardi 11 juin 2013 à minuit
Les non résidents doivent souscrire leur déclaration de revenu, papier ou en ligne, au plus tard le 17 juin pour les contribuables résidant en Europe, dans les pays du littoral méditerranéen, en Amérique du Nord et en Afrique et, au plus tard le 1er juillet, pour ceux résidant dans les autres pays du monde.

Le nouveau régime de l'ISF


La loi de finances pour 2013 a modifié les modalités de calcul et de recouvrement de l'ISF. Un nouveau barème a été institué et il faut noter le retour d'un système de plafonnement.
Depuis 2011, le seuil d'imposition est fixé à 1,3 million d'euros. Pour les patrimoines se situant entre 1,3 et 1,4 million d'euros, un dispositif de lissage existe. Le montant de l'impôt est diminué de 17 500 -1,25 fois la valeur nette taxable. En revanche, la réduction de 300 euros par personne à charge est supprimée.

Par ailleurs, les dettes adossées à des actifs non imposables ou exonérés ne sont plus déductibles. Ainsi, les dettes afférentes à la nue-propriété de biens démembrés ne sont plus déductibles.

Il a été institué un plafonnement à 75 % des revenus et ne concerne que les résidents français. Les revenus pris en compte sont les revenus mondiaux nets de frais professionnels après déduction des déficits catégoriels, les revenus exonérés ainsi que les produits soumis au prélèvement libératoire.

Le dispositif de déclaration simplifiée annexée à la déclaration de l'impôt sur le revenu est désormais réservé aux contribuables dont le patrimoine net taxable se situe entre 1,3 et 2,57 millions d'euros. Au-delà de ce montant, il faut continuer à utiliser a déclaration classique de l'ISF.

dimanche 12 mai 2013

L'épargne salariale en voie d'être débloquée


L'Assemblée nationale débute ce lundi 13 mai la discussion d'une proposition de loi reprenant la proposition du Président de a République de débloquer la participation à titre exceptionnelle pour une durée de 6 mois dans la limite de 20 000 euros. Ne seront pas concernées les sommes placées dans les PERCO et dans les fonds solidaires. Les sommes lacées dans les FCPE ne pourront être débloquées qu'après accord du chef d'entreprise. .

Près de 7,2 millions de salariés ont perçu une prime au titre de la participation ou de l'intéressement ou bénéficié d'un abondement de l'employeur en 2010, sur les quelque 8,8 millions qui avaient accès à ces dispositifs, Selon les données de la Dares, plus de 16,2 milliards d'euros ont ainsi été distribués au titre de l'exercice 2010 par les entreprises de 10 salariés ou plus. Au total, 57% des salariés du privé disposent d'une épargne salariale, dont 75% de salariés d'une grande entreprise et 20% seulement de salariés de PME.Il faut souligner que l'encours moyen n'est que de 8.000 euros par salarié.

La participation est exonérée d'impôts et de cotisations (hors CSG et CRDS) si elle reste placée durant 5 ans, pour favoriser l'épargne, sauf demande exceptionnelle du salarié pour des événements type mariage, troisième enfant, décès du conjoint, acquisition d'une résidence principale et bien sûr rupture du contrat.

Avec la proposition de loi, au total, 10% de l'encours total de l'épargne salariale, soit environ 9 milliards d'euros, seront potentiellement déblocables à compter de cet été selon l'Association française de la gestion financière.

Le déblocage a été déjà été utilisé en 2004, 2005 et 2008, le déblocage de l'épargne salariale avec des résultats mitigés. En 2008, 1,6 million de salariés avaient retiré un total de 3,9 milliards, loin de l'objectif recherché de 15 milliards. En 2004, 7 milliards avaient été débloqués, mais seuls 1,5 à 2,5 milliards avaient été réinjectés dans l'économie, selon une étude réalisée par l'Insee. Le reste avait été réaffecté sur d'autres produits de placement tels le Livret A et l'assurance-vie.

samedi 11 mai 2013

La semaine économique et financière vue par l’œil du Cercle

Le coin des Epargnants, les bourses à la fête

Le CAC 40, malgré une semaine bien calme, a progressé de 1,04 % et a atteint 3953 points se rapprochant du seuil symbolique des 4000 points. Depuis le 1er janvier, la progression est de 8,59 %. La bourse de Paris reste très en retrait par rapport aux grandes places mondiales. Elle n’a retrouvé que son niveau de 2011 très loin des 7000 points atteints en 2000.

Les grandes bourses ont battu leurs précédents records. Ainsi Francfort, a dépassé 8 278 points, le Dow Jones, à New York, a franchi le seuil des 15 000 points. Le Nadasq est au plus haut depuis l’an 2000 à 3 436 points. La Bourse de Londres a dépassé son niveau de 2007 à 6 624 points.

Ces fortes progressions reposent sur des anticipations de reprises économiques mais aussi par l’importance des disponibilités financières du fait des politiques monétaires abondantes des banques centrales.

France, repos coupable ou bien mérité

Certains économistes ont évalué le coût des ponts du début du mois de mai à 0,1 % du PIB. Le calendrier était, en ce domaine, porteur en 2013 avec la conjonction du 8 mai, de l’ascension et des vacances de printemps. Mais, il faut souligner que les années précédentes avaient été plutôt pauvres en ponts. Il y a donc une forme de compensation. Si la France s’est arrêtée de produire, en revanche, le secteur touristique devrait enregistrer de bons résultats. La Corse et la Côte d’Azur avaient un petit air de mois de juillet.

La France ne compte pas plus de jours fériés que ses voisins ; en revanche, ils sont assez concentrés sur le mois de mai du fait que le pays honore le 8 mai 1945. L’existence des RTT permet, en outre, de greffer aux jours fériés des jours de congés. De nombreux commerces et PME ont préféré fermer afin de régler leurs problèmes d’effectifs.

Pas de changement pour la production manufacturière en France

Au mois de mars 2013, la production de l’industrie manufacturière en volume  a reculé de 1 % après une hausse de 0,8 % en février).

La production de l’ensemble de l’industrie est également en baisse (-0,9 %).

Sur le premier trimestre, le recul est de 0,9 % pour l’industrie manufacturière et de 0,4 % dans l’ensemble de l’industrie.

Sur ces trois mois, la production baisse légèrement dans les autres produits industriels (-0,6 %). Elle baisse nettement dans les matériels de transport (-2,4 %) et dans les industries agricoles et alimentaires (-2,1 %). Elle baisse dans les équipements électriques, électroniques, informatiques, machines (-0,7 %). Elle augmente fortement dans le raffinage (+7,9 %).

…et est inférieure de 4,2 % au niveau atteint l’année précédente.

La production manufacturière au 1er trimestre 2013 se contracte fortement par rapport au premier trimestre de 2012 avec -4,2 %. Ce recul témoigne de la vigueur du ralentissement de l’activité économique et de la poursuite du processus de désindustrialisation.

Sur cette période, la production décroît nettement dans les autres produits industriels (-3,8 %), et plus encore les matériels de transport (-9,8 %). Elle baisse également dans les équipements électriques, électroniques, informatiques, machines (-3,6 %), et dans les industries agricoles et alimentaires (-2,6 %). Elle est en forte hausse dans le raffinage (+4,8 %).

La France, le maillon faible européen ?

Le Peterson Institute de Washington a publié une étude sur la France. L’auteur, le danois Jacob Funk Kirkegaard, juge que la France constitue un frein important pour la restauration de la croissance en zone euro. Cette étude souligne que depuis près de vingt ans, la France reporte d’année en année les réformes. La France a perdu son leadership en Europe avec le refus du référendum de 2005. L’Allemagne et la BCE se sont imposées, la France étant marginalisée. La France est dans un rôle de plus en plus périphérique du fait du recul de son économie et du fait qu’elle a opté pour l’attentisme en plaçant les institutions européennes dans le rôle de bouc-émissaire.

L’Allemagne à la peine

Avec la zone euro en récession, les exportations allemandes souffrent comme en témoignent les résultats du mois de mars du commerce extérieur.

Certes, en données brutes, la balance commerciale accroit ses excédents pour atteindre 18,8 milliards d'euros après 16,8 milliards d'euros en février mais dans les faits, il y a bien un repli des exportations.

Calculé en données corrigées des variations saisonnières, l'excédent commercial recule légèrement sur un mois à 17,6 milliards d'euros après 17,7 milliards d'euros en février, un chiffre revu en hausse vendredi (17,1 milliards d'euros annoncé précédemment.)

Si, selon les chiffres bruts publiés par l'Office fédéral des statistiques Destatis, tant les importations (75,8 milliards d'euros) que les exportations (94,6 milliards d'euros) progressent par rapport à février, il n’en est pas de même en rythme annuel.

Sur un an, les exportations accentuent leur recul en données brutes, affichant une chute de 4,2% après avoir déjà un repli de 2,8% en rythme annuel en février. Pour les importations, leur baisse est plus forte et atteint 6,9% par rapport à mars 2012.

Par zone géographiques, si l'Union européenne reste le principal partenaire commercial de l'Allemagne (avec 53,8 milliards d'euros d'exportations dont 35,3 milliards pour la seule zone euro), sur un an, les exportations allemandes vers la zone euro se sont contractées de 7%, quand leur recul se limite à 2,2% vers les pays européens hors zone euro et à 2,6% vers les pays non-européens

A suivre

Lundi au Japon sera publié les agrégats monétaires du mois d’avril. En Chine, il faudra suivre la production industrielle et les ventes au détail en avril.

En France, la Banque de France communiquera le sentiment des affaires du mois d’avril.

Il est également prévu une réunion des Ministres de finances de la zone euro.

Aux Etats-Unis, seront rendus publics les ventes au détail en avril et les résultats des stocks des entreprises du mois de mars.

Mardi 14 mai, au Japon, il faudra suivre les commandes de machines-outils du mois d’avril.

En Allemagne, sera communiqué mardi, le taux d’inflation du mois d’avril.

En Italie, il faudra suivre le résultat de la dette publique à fin mars.

Pour la France, mardi sera le jour des résultats de la balance des paiements de mars

L’OCDE rendra public ses indicateurs avancés du mois de mai.

Eurostat communiquera les statistiques de la production industrielle de mars de la zone euro.

Mercredi 15 mai, en France, l’INSEE rendra public les résultats des comptes nationaux et des comptes publics de 2012, la première estimation de l’évolution du PIB au premier trimestre 2013 et le taux d’inflation du mois d’avril.

Mercredi sera marqué par le déplacement du président de la République, François Hollande, à la Commission européenne. Le Président devra annoncer des mesures afin de permettre le passage en-dessous de 3 % du PIB.

Toujours, mercredi, en Allemagne sera communiquée l’évolution du PIB au premier trimestre. En Italie, le PIB au premier trimestre sera rendu public.

Dans la foulée, Eurostat, rendra public l’estimation instantanée du PIB au premier trimestre.

Au Royaume-Uni seront présentés les résultats du chômage d’avril, le rapport trimestriel sur l’inflation par la Banque d’Angleterre.

Aux Etats-Unis, l’évolution des prix à la production en avril seront communiqués tout comme l’enquête manufacturière de la Réserve fédérale de New York du mois de mai, les statistiques de la production industrielle d’avril et l’indice NAHB de confiance des promoteurs-constructeurs de mai.

Jeudi 16 mai, au Japon seront rendus publics la croissance du PIB au premier trimestre et la production industrielle de mars.

En France, le Président de la République répondra aux questions des journalistes dans le cadre d’une conférence de presse. Le Président de la République avait pris l’engagement au moment de son élection de faire un point de presse tous les 6 mois.

L’INSEE rendra public jeudi, l’enquête trimestrielle sur les investissements dans l’industrie, réalisée en avril et la première estimation de l’emploi salarié au premier trimestre.

En Italie, il faudra suivre la balance commerciale de mars.

Au niveau de la zone euro, il est prévu une réunion du conseil des gouverneurs de la BCE mais  aucune annonce sur les taux d’intérêt n’est attendue.

Aux Etats-Unis seront rendus public le taux d’inflation du mois d’avril, les nouvelles inscriptions hebdomadaires au chômage pour la semaine achevée le 11 mai, l’évolution des prix à la consommation et des revenus réels en avril, les mises en chantier et permis de construire du mois d’avril et l’enquête de la Réserve fédérale de Philadelphie du mois de mai.

Vendredi 17 mai, les commandes de machines de mars du Japon seront publiées.

En France, l’INSEE communiquera les statistiques des créations d’entreprise du mois d’avril.

Pour la zone euro, il faudra suivre les immatriculations de voitures neuves en avril et la production dans le secteur de la construction.

Aux Etats-Unis, l’indice de confiance de l’université du Michigan pour le mois de mai sera rendu public comme les indices composites du Conference Board du mois d’avril.

jeudi 9 mai 2013

Les taux continuent de baisser


Avec la baisse des taux de l'épargne réglementée au mois de février et la poursuite de la baisse des taux du marché, il est assez logique que le taux moyen des dépôts bancaires diminue en mars..Dépôts et placements monétaires, Euribor 3 mois et Taux directeurs de l'Eurosystème (en %)
 
Taux de rémunération des dépôts bancaires

La rémunération des dépôts à terme à moins de 2 ans est passée de 2,27 à 2,23 de février à mars. Celle des livrets  taux de marché  est passée de 1,66 à 1,54 %. Les OPCVM monétaires sont rémunérées à 0,19 % contre 0,23 % de février à mars. Le taux des dépôts à terme supérieurs à 2 ans passe de 0,23 à 0,19 %. 
 

mercredi 8 mai 2013

L'Etat des lieux de la retraite en France


La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques vient de publier son édition 2013, la retraite et les retraités. Ainsi, dans cette publication, il apparaît qu'en 2011, il y avait   un peu plus  de 15 millions de retraités, vivant en France ou à l’étranger. Ces retraités sont titulaires d’une pension de droit direct d’au moins un régime de retraite français.13 millions dépendent du régime général de la CNAV. 11,6 millions sont bénéficiaires d'une complémentaire Arrco et 2,6 millions  d'une retraite complémentaires Agirc. Leur nombre croît à un rythme moins soutenu que les années précédentes du fait de la réforme des retraites de 2010 qui progressivement reporte  l’âge légal d’ouverture des droits à partir de juillet 2011.

La pension moyenne de droit direct, tous régimes, atteint 1 256 euros mensuels en 2011. Sa croissance de 0,8 % en euros constants résulte notamment du renouvellement de la population des retraités. Les écarts de pensions entre hommes et femmes se réduisent. Les départs à la retraite interviennent à 60 ans dans un tiers des cas et sont un peu plus précoces dans la fonction publique.

La proportion de départs avec une surcote progresse dans les régimes du privé. Elle reste plus élevée dans la fonction publique d’État civile. Les liquidations avec une décote sont moins fréquentes dans le privé que dans la fonction publique civile mais ont lieu avec un nombre nettement plus important de trimestres manquants. Les pensions portées au minimum sont, quant à elles, plus nombreuses dans les régimes du privé. Les dispositifs de retraite supplémentaire facultative restent marginaux par rapport à la retraite obligatoire. Ils représentent 2,3 % de l’ensemble des prestations versées au titre de la retraite en 2011 et 4 % de l’ensemble des cotisations.

  Lire le dossier de la Dress

mardi 7 mai 2013

L'industrie continue de souffrir en France


Au mois de mars 2013, la production de l’industrie manufacturière en volume  a reculé de 1 % après une hausse de 0,8 % en février).

La production de l’ensemble de l’industrie est également en baisse (-0,9 %).

Sur le premier trimestre, le recul est de 0,9 % pour l'industrie manufacturière et de 0,4 % dans l'ensemble de l'industrie.

Sur ces trois mois, la production baisse légèrement dans les autres produits industriels (-0,6 %). Elle baisse nettement dans les matériels de transport (-2,4 %) et dans les industries agricoles et alimentaires (-2,1 %). Elle baisse dans les équipements électriques, électroniques, informatiques, machines (-0,7 %). Elle augmente fortement dans le raffinage (+7,9 %).

…et est inférieure de 4,2 % au niveau atteint l’année précédente.

La production manufacturière au 1er trimestre 2013 ese contracte fortement par rapport au premier trimestre de 2012 avec -4,2 %. Ce recul témoigne de la vigueur du ralentissement de l'activité économique et de la poursuite du processus de désindustrialisation.

Sur cette période, la production décroît nettement dans les autres produits industriels (-3,8 %), et plus encore les matériels de transport (-9,8 %). Elle baisse également dans les équipements électriques, électroniques, informatiques, machines (-3,6 %), et dans les industries agricoles et alimentaires (-2,6 %). Elle est en forte hausse dans le raffinage (+4,8 %).

Indices mensuels de la production industrielle

Indices mensuels de la production industrielleLégende : CZ : industrie manufacturière - (C1) : IAA - (C3) : équipements électriques, électroniques, informatiques ; machines - (C4) : matériels de transport - (C5) : autres industries
Sources : Insee, SSP, SOeS

lundi 6 mai 2013

Endettement des entreprises : un mois de mars calme


La Banque de France a communiqué quel e taux de croissance de l’endettement des sociétés non financières. Il  est stable au mois de  mars  avec une croissance de  3,9 % en rythme annuel, après + 4,0 % en février. La croissance des émissions nettes de titres de créance ralentit avec +9,4 %, après + 10,0 % en février. Les  crédits bancaires progresse au même rythme qu'en février avec une hausse de 1,1 % en rythme annuel, après + 1,0 %.

Le léger retour des crédit aux entreprises est un bon signe même si on reste sur un étiage bas. 
Taux de croissance de l'endettement par instrument en France (en %)
 
Endettement des entreprises
 

Malte, le bateau tangue


Malte suivrait-elle l'exemple de Chypre ? Natixis a dans son étude du 30 avril souligné que l'île était pouvait rapidement connaître des problèmes. L'hypertrophie de son système bancaire l'expose à une crise sur le modèle chypriote. En effet, son système bancaire représente 8 fois le PIB de l'ile qui est de 7 milliards d'euros soit 0,08 % de celui de la zone euro. 

"Le système fiscal maltais, très ouvert sur l'extérieur a attitré  de nombreux dépôts non résidents, De ce fait, la taille du bilan bancaire dépasse les capacité d'intervention de l'Etat  qui a été confronté à une procédure pour déficit excessif auprès de la Commission européenne jusqu'en février dernier).
Malte se caractérise par sa fiscalité très faible ce qui a conduit de nombreux investisseurs de choisir cette petite île. Il y a désormais un risque de taxation important des déposants pour faire face à d'éventuels problèmes. Les banques de Malte sont exposées aux titres grecs.  A la différence de Chypre, les banques exposées sont avant tout des filiales de grandes banques internationales. Malte intervient avant tout comme un centre off shore. De ce fait, l'économie réelle est moins en phase avec ces banques à la différence de Chypre. Néanmoins, il est à noter l'existence d'une bulle immobilière, les prix de l'immobilier ayant augmenté de 80 % depuis l'an 2000. 


Jusqu'à présent, le marché immobilier maltais a plutôt bien résisté à la crise.


Les ménages puisent dans leurs dépôts à vue


Selon la Banque de France, les ménages, les ménages ont réduit leur flux d'épargne au dernier trimestre de 2012 en faveur des Actifs non risqués. En effet, même si les livrets défiscalisés ont connu une forte croissance, les Français ont réduit l'encours de leurs dépôts à vue et des comptes à terme. Les Français qui avaient à partir de 2008 augmenté leurs dépôts à vue avec la crise  ont réorienté leurs ressources vers les livrets défiscalisés après le relèvement des plafonds. Avec la diminution du pouvoir d'achat, les ménages ont puisé dans leur épargne pour maintenir leur niveau de consommation.

Les flux de placements sur les contrats d’assurance-vie en euros sont restés stables au quatrième trimestre 2012 ; en revanche, les cessions nettes d'actions ont continué malgré la forte revalorisation de la bourse.

Lire la note de la Banque de France

vendredi 3 mai 2013

Affaire Yahoo-Dailymotion


Philippe Crevel a été interrogé par France Info le 3 mai au sujet de la tentative de rachat de Dailymotion par Yahoo.

Mais alors, pourquoi France Télécom cherche-t-il à vendre une telle société ? Pour Philippe Crevel, économiste et secrétaire général du Cercle des Épargnants, "Orange considère aujourd'hui que Dailymotion ne rentre pas dans son plan stratégique", préférant vendre tant que les rentrées d'argent sont possibles.

La semaine économique et financière vue par l’œil du Cercle

Le Coin des Epargnants

Au moins, il y a quelque chose qui rigole La bourse de Paris a terminé la semaine au plus haut depuis le mois de juillet 2011. Cette progression s’explique par l’annonce de la Banque centrale de diminuer ses taux d’intervention et par les bons résultats de l’économie américaine.

 Le CAC 40 a clôturé à 3912 points avec une hausse de 1,4 % vendredi.Toutes les places atteignent des sommets. Ainsi, le Dax francfortois a augmenté de de 2,02 % pour finir à 8122,29 points. A Londres, le Footsie s’est adjugé 0,94 % pendant qu’à Wall Street le Dow Jones progressait de 1,17 % parvenant pour dépasser 15000 points, un nouveau sommet. Le Standard & Poor’s 500, indice de référence des gérants de fonds a augmenté de  1,15 %, dépassant son maximum à plus de 1600 points.

 Sur une semaine, le CAC 40 a augmenté de 0,48 % et de 1,4 depuis un mois. Depuis la premier janvier, la hausse est de 5,98 % et de 19,60 % sur un an.

 France, deux ans de répit au prix cher

Pour la France, la Commission prévoit un taux de croissance de -0,1 % et un déficit public de 3,9 % du PIB en 2013 ce qui correspond à la moyenne des prévisions économiques. Pour l’année 2014, la Commission prévoit une croissance de 1,1 % et un déficit public de 4,2 % du PIB.

Cette dérive du déficit est imputable aux mauvaises rentrées fiscales sur l’IS et l’IR qui sont décalées d’un an. Le Gouvernement devrait intégrer un nouveau volant de réduction de dépenses et d’augmentation d’impôt dans la loi de finances pour 2014 : économies de dépenses, réduction des niches fiscales, lutte contre la fraude fiscale… Pour 2014, la prévision de déficit de la Commission repose sur une hypothèse de croissance de 1,1 % contre 1,2 % dans le programme de stabilité.

 La Commission européenne a accordé deux ans à la France pour abaisser son déficit en dessous des 3 % du PIB. Ce répit devra s’accompagner de la mise en œuvre de réformes afin de maîtriser les dépenses sociales et tout particulièrement les dépenses de retraite.

 BCE, une baisse  mais pourquoi faire ?

Si la baisse de 25 points de base du principal taux de la BCE a été saluée par les marchés, certains s’interrogent sur son utilité car il apparaît de plus en plus que l’arme des taux est inefficace surtout pour des pays confrontés à la crise des dettes publiques. Le problème n’est plus le coût du crédit de refinancement auprès de la BCE mais l’accès aux crédits ou aux marchés. Ainsi, le coût du crédit au Sud de l’UEM (Italie, Espagne, Portugal…) demeure deux à trois fois plus cher pour les entreprises qu’au Centre et au Nord. Les taux d’intérêt des emprunts d’Etat, bien qu’en baisse, restent trop élevés en regard de la faiblesse des économies. Les écarts de taux sanctionnent les Etats trop endettés et aux structures financières vulnérables.

 Etats-Unis, la décrue du chômage enfin au rendez-vous ?

 Attendue depuis des semaines, l’amélioration du marché de l’emploi aux Etats-Unis semble se confirmer. Le taux de chômage est revenu à 7,5 % au mois d’avril. Il revient à un niveau inférieur à celui atteint au mois de décembre 2008. Le solde net des créations d'emplois s’est élevé à 165.000 et a dépassé les prévisions des analystes  qui n’espéraient que 155 000. Pour le mois de mars, le ministère en charge de l’emploi a revu à la hausse les premières estimations, 138.000 emplois ont finalement été créés en mars contre initialement 88.000. Il en est de même pour le mois de février où entre les premières estimations et les dernières, les créations sont passées de 268 000 à 332 000 En revanche, le taux d'activité, qui mesure la part des actifs dans la population en âge de travailler, demeure à 63,3%, son niveau le plus faible depuis 1979. Ce mauvais résultat témoigne que de nombreux Américains sont sortis volontairement ou involontairement des statistiques. Il est fort à parier que ces données inciteront la Réserve Fédérale à maintenir sa politique de son soutien monétaire.

 Il n’en demeure pas moins que les résultats économiques américains semblent donner à la politique d’ajustement ferme des finances publiques en association avec une politique monétaire accommodante. Entre 2009 et 2012, le déficit fédéral structurel a été réduit de 0,9 point par an, soit plus rapidement qu’en zone euro (0,7 point). La  Fed a utilisé toutes les armes dites non conventionnelles pour soutenir l’activité. Elle a ainsi soutenu la demande des titres des dettes publique et hypothécaire, ce que la BCE n’a pas fait.

  A suivre

 Le 6 mai sera consacré au bilan de la première année de François Hollande. Le 7 mai, il faudra suivre les résultats de la production industrielle du mois de mars en France qui est attendue stable en mars. Le reste de la semaine sera consacré au 8 mai et à l’ascension. De ce fait, une trêve économique bien que les grandes décisions sont toujours prises durant ses périodes.

 Lundi 13 mai, aux Etats-Unis, les résultats des ventes de détail du mois d’avril seront publiés.

 Mardi 14 mai sera connu la production industrielle de la zone euro du mois de mars qui a progressé de 0,4% m/m en février. Les enquêtes signalent une légère baisse ou une stabilisation en mars.

Mercredi 15 mai sera communiquée la situation de l’emploi au Royaume-Uni du mois de mars. Une légère baisse est attendue mais une possible dégradation au mois d’avril.

 Toujours mercredi, la croissance du PIB de la zone euro du premier trimestre avec une contraction attendue suivant celle de 0,6% t/t au cours du dernier trimestre 2012. Sera également connu le résultat du premier trimestre du PIB allemand qui était en recul de 0,6% t/t au dernier trimestre 2012. Une légère reprise est attendue. Le même jour, la France communiquera la progression de son PIB du 1er trimestre. Après une contraction de 0,3 % au dernier trimestre 2012, les avis divergent sur la situation du premier trimestre 2013 entre recul de 0,1 point à légère croissance de 0,1 point en passant sur une stagnation totale. Les paris sont ouverts. L’indice des prix à la consommation du mois d’avril sera également rendu public avec un taux de 1% attendu ce qui pourrait rouvrir le débat sur la diminution du taux du Livret A. 

Jeudi 16 mai, aux Etats-Unis sera également publié l’indice des prix à la consommation. Du fait d’une baisse des prix de l’énergie, l’indice générale devrait suivre le mouvement avec un taux ramené à 1,3 %  ce qui est très faible pour les Etats-Unis.  

Les ménages continuent à bénéficier de la baisse des taux d'intérêt


Selon la Banque de France, le taux d’intérêt moyen augmente légèrement en mars pour les crédits nouveaux accordés aux sociétés non financières  au mois de mars. Ils sont passés de(2,70 % à 2,72 %. En revanche, il diminue pour les prêts consentis aux ménages. Ils sont passés de 4,50 à 4,46 %. Pour ces derniers, le taux d’intérêt moyen baisse tant pour les crédits à l’habitat à taux variable  en passant de 2,97 à 2,87 % et à taux fixe passant de 3,36 à 3,32 % que pour les découverts (7,97 %, après 8,06 %). En revanche, celui des prêts personnels et des crédits à la consommation échéancés est inchangé.

La production de crédits nouveaux aux ménages et aux sociétés non financières augmente.
 
Avec la décision de la BCE d'abaisser son taux d'intervention, les taux devraient continuer à baisser.

Flux de crédits nouveaux et taux d'intérêt

jeudi 2 mai 2013

Face à la récession, la BCE baisse le taux de refinancement


Comme prévu depuis plusieurs jours, la Banque centrale européenne a décidé lors de la réunion qui s'est tenu ce 2 mai à Bratislava, a pris les décisions de politique monétaire suivantes, le taux d’intérêt des opérations principales de refinancement de l’Eurosystème est abaissé de 25 points de base, à 0,50 %, à compter du 8 mai 2013, le taux d’intérêt de la facilité de prêt marginal est réduit de 50 points de base, à 1,00 %, avec effet au 8 mai 2013 ; le taux d’intérêt de la facilité de dépôt demeure inchangé, à 0,00 %.

Ces mesures étaient attendues du fait de l'approfondissement de la crise au sein de plusieurs Etats membres et du fait du repli de l'inflation. Cette baisse laisse le taux de refinancement au-dessus du taux américain qui est à 0;25 %. La baisse du taux d'intérêt est censé favoriser l'activité. Elle devrait conduire à une diminution des taux pratiqués par les banques.

Le PEA-PME exige d'autres réformes pour assurer le financement des entreprises


Le Président de la République a annoncé la création d’un comportement PME dans le Plan d’Epargne en Actions, comportement qui pourrait atteindre 75 000 euros, le plafond du PEA étant porté de 132 000 à 150 000 euros. Cette idée séduisante suppose plusieurs changements. Les Français doivent changer d’attitude face aux actions. Le PEA est, en effet, depuis de nombreuses années, boudé. Avec l’éclatement de la bulle Internet puis la crise de 2009, les Français se détournent des actions au profit d’actifs jugés moins risqués comme les comptes sur livret, les obligations ou les fonds euros des contrats d’assurance-vie. Les épargnants qui ont investi en haut de cycle ont de ce fait perdu de l’argent. Il y a en la matière un réel effort de pédagogie à réaliser pour faire accepter le risque, pour faire comprendre l’intérêt d’investir régulièrement et de pour inciter les épargnants à prendre régulièrement leurs plus-values. Il faut savoir lisser les effets des bulles à la hausse comme à la baisse. La réussite du PEA PME nécessite le développement d’une profession d’intermédiaires. En effet, la France ne dispose pas d’un nombre suffisants de spécialistes financiers connaissant bien la logique des PME. Les structures de financement sont peu nombreuses. Les business angels sont plus de 265 000 aux Etats-Unis, 25 000 au Royaume-Uni, 10 000 en Allemagne, 30 000 aux Pays-Bas, plus de 35 000 en Espagne mais la France en compte que 8 000. L’autre problème de la France provient du nombre réduit des PME de taille intermédiaire. De ce fait, il y a un risque non nul que le PEA PME alimente les PME de nos partenaires. En outre, les dirigeants de PME françaises sont, en règle générale, peu enclin à ouvrir leur capital à des investisseurs extérieurs d’autant plus quand il s’agit d’investisseurs financiers. La fiscalité peut être en a matière dissuasive. Ainsi, les règles de l’ISF jouent contre une telle ouverture. En France, le financement des entreprises était majoritairement assuré par les banques ; or celles-ci dans leur nécessité d’améliorer leur ratio de solvabilité diminuent le volume des crédits aux entreprises. De ce fait, l’accès aux marchés devient une obligation pour les entreprises. En cela, le PEA-PME est une bonne idée mais elle doit s’accompagner de mesures fiscales, de mesures de simplification pour l’accès aux marchés et d’une communication pédagogique.

Et s'il fallait baisser l'imposition sur le capital


Selon une récente étude Eurostat, la France était en quatrième position pour les prélèvements obligatoires avec un taux de 43,9 % du PIB en 2011 après le Danemark (47,7 %), la Suède (44,3 %) et la Belgique (43,1 %). La France se démarque de ses voisins européens en ayant pas diminué son niveau de prélèvements durant le début des années 2000. Si le processus de hausse est généralisé depuis la crise, il faut souligner qu’en France il est plus fort que chez ses partenaires.

Du fait des augmentations d’impôt, la France devrait atteindre en 2013, 46,3 % du PIB et en 2014, 46,5 %. La France devrait conquérir la deuxième place. De 2010 et 2011, la France a enregistré la plus forte hausse de l’Union avec une augmentation de 0,5 point. Cette progression est en partie imputable aux relèvements des prélèvements sociaux sur l’épargne qui sont passés de 10 à 15,5 % de 2000 à 2012, à la création de surtaxes pour l’impôt sur le revenu et l’impôt sur les sociétés ainsi qu’à la réduction des niches fiscales.

La France ne se situe dans la moyenne européenne que pour l’imposition de la consommation avec un taux de 19,9 % contre 20,1 % pour l’Union européenne et de 19,4 % pour la zone euro. L’Allemagne affiche un taux d’imposition de la consommation de 20,1 %. L’Allemagne a accru l’imposition de la consommation durant les années 2000 avec le relèvement du taux normal de la TVA de trois points sous Schröder.

Pour la taxation travail, la France est légèrement au-dessus de la moyenne avec un taux de 38,6 % en 2011 contre 38,1 % en 2010. La moyenne européenne est de la zone euro est de 37,7 % et celle de l’Union européenne est de 35,8 %. L’Allemagne est en-dessous de la France avec un taux de 37,1%. En la matière contrairement à une croyance très partagée, la France n’est pas pénalisée.

En revanche, c’est au niveau de la taxation du capital que la France fait figure d’exception. Le taux d’imposition du capital est en France de 44,4 % en 2011. Il était de 39,7 % en 2010 et de 40,1 % en 2000. La France à la différence de ses partenaires n’a que très faiblement diminué son imposition du capital durant la première partie des années 2000. Le taux de taxation est de 28,9 % (27 % en 2010 et 29 % en 2000) au sein de la zone euro. Il est de 34,9 % au Royaume-Uni et de 22 % en Allemagne soit deux fois moins.

La France se distingue par le taux marginal de son impôt sur les sociétés. Elle est dans la moyenne haute pour l’impôt sur le revenu. En effet, pour ce dernier impôt, le taux est de 45 % contre 43 % en moyenne au sein de la zone euro. Ce taux est de 47 % en Allemagne et de 55 % au Royaume-Uni.

Pour le taux marginal de l’Impôt sur les sociétés, la France est à 36 % pour une moyenne au sein de la zone euro de 26 %. En Allemagne, le taux est de 29,8 % et de 23 %au Royaume-Uni (39 % en 2000).

Concernant le taux marginal en matière de TVA, la France est au-dessous de la zone euro avec un taux de 19,6 % contre 20,4 %.

Au regard des pratiques en cours chez ses partenaires, la France devrait rééquilibrer sa fiscalité en taxant plus la consommation et en réduisant les prélèvements sur le capital.

Cette surimposition du capital a pour conséquences un moindre investissement et une recherche d’une forte productivité du capital investi ce qui nuit au facteur du travail. La surimposition du capital oblige les investisseurs à rechercher sa plus grande efficience. Compte tenu que le coût du travail est élevé, l’arbitrage est simple.

La France souffre par ailleurs d’un système fiscal complexe à taux marginaux élevés et assiettes étroites. La multiplication des niches n’est que la conséquence de ces taux élevés et du poids de lobbys. Le nouveau régime de taxation des plus-values des cessions d’entreprise proposé par le Président de la République en est la traduction. Le corporatisme constitue un frein important à la mise en œuvre d’une réforme fiscale jugée nécessaire à droite comme à gauche. Or, toute réforme fiscale génère des gagnants qui restent discrets et des perdants qui hurlent… Il est alors plus simple de reporter une telle réforme de décennie en décennie et d’opérer des ajustements à la marge.

mercredi 1 mai 2013

La lettre N°82 du Cercle des Epargants - Mai 2013


P1 L82
 

 Au sommaire de la lettre N°82 du mois de mai :
  • L'édito sur les suites du rapport de Karine Berger et Dominique Lefebvre "Sortir de la logique du bâton"
  • ANI du 11 janvier 2013 ou quand une bonne idée devient liberticide
  • A la recherche des anges 
  • L'actualité du patrimoine, de l'épargne et de la retraite
Lire la lettre N°82  

mardi 30 avril 2013

Les Français optent pour l'épargne de court terme


Au mois de mars, les Français ont diminué les avoirs sur les dépôts à vue de 0,5 % (-0,4 % en février). Ils ont en revanche augmenté ceux des dépôts à terme de moins de 2 ans de 3,3 % et ceux des comptes sur Livret de 8,9 % après une hausse de 9,1 % en février. Les épargnants ont avant tout privilégié les livrets d'épargne réglementés.

La croissance annuelle des ressources monétaires des institutions financières monétaires françaises se ralentit passant de + 3,3 % en février à 2,2 % en mars. Ce ralentissement provient du comportement de désendettement es acteurs financiers. Cette faible progression de la masse monétaire traduit le fait que l'augmentation de la base monétaire de la BCE ne se répercute pas dans M3.

Inflation en baisse en zone euro


La crise a pour conséquence une rapide décrue de l'inflation . Ainsi, taux d'inflation annuel de la zone euro est estimé à 1,2% en avril 2013, en baisse par rapport au mois de mars où le taux d'inflation était de 1,7%, selon une estimation publiée par Eurostat. Cet faible taux d'inflation pourrait conduire à une révision à la baisse des taux d'intervention de la BCE jeud prochain.

La consommation en berne au premier trimestre selon l'INSEE



Au mois de  mars, les dépenses de consommation des ménages en biens augmentent de 1,3 % en volume  après avoir diminué de 0,2 % en février. Mais sur l’ensemble du premier trimestre, elles reculent de 0,4 % faisant suite à une baisse de 0,1 % au quatrième trimestre 2012.

La hausse des dépenses en mars s'explique par l'augmentation des achats alimentaires et à la hausse  de la consommation en énergie. 

En revanche, après une augmentation en février (+1,0 %), les dépenses en biens durables sont quasiment stables en mars (–0,1 %). Sur l’ensemble du premier trimestre, elles baissent fortement de 3,9 % (après +0,9 % au quatrième trimestre 2012). Les dépenses en automobiles diminuent en mars de 0,9 % après une hausse 2,7 % en février, et, compte tenu de la chute en janvier fr 11,0 %)reculent fortement sur l’ensemble du trimestre avec –6,8 % après –0,1 %)

De même, malgré une reprise en mars (+1,2 %, après –1,0 % en février), les achats en équipement du logement déclinent sur l’ensemble du trimestre (–0,7 %, après +2,4 % au quatrième trimestre 2012).
La  consommation en textile-cuir continue de reculer en mars (–2,9 %). Le climat rigoureux aurait été défavorable aux achats de vêtements de printemps-été. La consommation en textile-cuir est en baisse de 1,7 % sur l’ensemble du premier trimestre (après –0,7 %).


La consommation totale de biens
La consommation totale de biens

lundi 29 avril 2013

PEA, assurance-vie, l'heure de la réforme aurait-elle sonné ?


Lors de la clôture des Assises de l'entrepreneuriat, lundi 29 avril, François Hollande a annoncé plusieurs mesures en faveur de l'entreprise et de son financement. Ainsi, le Plan d'épargne en action verra son plafond augmenté afin de mieux orienter une partie de l'épargne des particuliers vers les entreprises petites, moyennes et intermédiaires. Le volet PME pourra aller jusqu'à 75 000 euros. Le plafond des versements sur un PEA sera augmenté de 132 000 euros à 150 000 euros et le régime fiscal du PEA-PME sera le même que celui actuellement appliqué au PEA, a précisé le président. Les prélèvements sociaux seront appliqués de la même manière qu'actuellement, et l'impôt sur le revenu à un taux dégressif avec une exonération après cinq ans de détention tandis qu'un retrait avant cinq ans entraîne la clôture du compte. Par ailleurs, une réforme de l'assurance-vie est également prévue certainement en reprenant les propositions du rapport Berger/Lefebvre.

L'industrie enregistre une petite hausse en février


Au mois de  février, le chiffre d’affaires des entreprises de l’industrie manufacturière a augmenté de 0,6 % après une baisse en janvier (–1,6 %). Il est stable à l’exportation (0,0 %). Sur l’ensemble de l’industrie, le chiffre d’affaires enregistre une hausse de 0,6 %.Le chiffre d’affaires dans l’industrie manufacturière est quasi stable au cours des trois derniers mois (+0,1 %) et augmente de 0,3 % dans l'industrie.
néanmoins, le repli sur un an demeure . Le replis  au cours des trois derniers mois par rapport aux trois mêmes mois de l’année précédent est de 0,6 %.
Sur cette période, le chiffre d’affaires diminue nettement dans les matériels de transport (–5,8 %) et la cokéfaction et raffinage (–4,5 %). Il recule également dans les autres industries (–0,5 %) et dans les équipements électriques, électroniques, informatiques ; machines (–0,8 %). En revanche, il progresse fortement dans lesindustries agricoles et alimentaires (+5,0 %).
Le chiffre d'affaires dans l'industrie manufacturièreLe chiffre d'affaires dans l'industrie manufacturièreSource : Insee
Le chiffre d'affaires dans l'industrie manufacturière par secteurLe chiffre d'affaires  dans l'industrie manufacturière par secteurSource : Insee

Sur fond de crise, le taux d'épargne baisse au sein de l'Union européenne


Selon Eurostat, au quatrième trimestre 2012, le taux d'épargne des ménages dans la zone euro e a été de 12,2%, contre 12,8% au troisième trimestre 20123. Au sein de l'Union, le taux d'épargne des ménages s’est établi à 10,7%, contre 11,0% lors du trimestre précédent. Cette baisse peut s'expliquer par les diminutions de pouvoir d'achat dans plusieurs pays.

En effet, dans la zone euro, en termes nominaux, le revenu des ménages a diminué de 0,5% au quatrième trimestre 2012, tandis que la consommation a progressé de 0,1% et que l'investissement (formation brute de capital fixe, principalement en logements) a diminué de 0,2%.

Dans la zone euro, toujours selon Eurostat, le revenu des ménages par habitant a diminué de 1,1% en termes réels au quatrième trimestre 2012, après une baisse de 0,4% au trimestre précédent. Cette diminution a été le résultat de la baisse du revenu nominal par habitant (-0,6%) et de la hausse des prix (+0,5%). La consommation réelle des ménages par habitant a, quant à elle, diminué (-0,5%).

L'impact des plans d'assainissement des finances publics est marqué sur les pays membres.

Dans l'Union, le taux d'investissement brut des ménages (essentiellement immobilier) s'est établi à 8,1% au quatrième trimestre 2012, contre 8,0% au troisième trimestre 2012. Dans la zone euro, le taux d'investissement des ménages a été de 8,9%, stable par rapport au trimestre précédent

La France fait la course en tête en matière de prélèvements


Eurostat vient de publier une étude sur l'évolution de la fiscalité au sein de l'Union européenne. L'étude concerne l'année 2011 et indique que la France se démarque de ses partenaires car elle figure parmi ceux qui prélève le plus quel que soit la nature de l'assiette, travail capital, consommation avec en outre une tendance à la hausse. L'année 2012 ne devrait pas modifier la donne voire bien au contraire.

Les prélèvements obligatoires s'élèvent à 38,8% du PIB en 2011 dans l'Union européenne contre 38,3% en 2010 et 38,4% en 2009. Au sein de la zone euro, ce ratio est de 39,5% du PIB en 2011, contre 39,0% en 2010 et 39,1% en 2009. Les pays les moins taxeurs sont la Lituanie (26,0%), la Bulgarie (27,2%), la Lettonie (27,6%), la Roumanie (28,2%), la Slovaquie (28,5%) et l'Irlande (28,9%). En revanche, parmi les pays qui demandent le plus aux contribuables figurent le Danemark (47,7%), la Suède (44,3%), la Belgique (44,1%),la France (43,9%), la Finlande (43,4%), l'Italie (42,5%) et l'Autriche (42,0%).

Entre 2010 et 2011, les plus fortes hausses de la charge fiscale globale par rapport au PIB ont été enregistrées au Portugal (de 31,5% à 33,2%), en Roumanie (de 26,7% à 28,2%) ainsi qu’en France (de 42,5% à 43,9%), et les baisses les plus marquées en Estonie (de 34,1% à 32,8%), en Suède (de 45,4% à 44,3%) et en Lituanie (de 27,0% à 26,0%).

Les impôts sur le travail demeurent la principale source de recettes fiscales dans l'Union représentant près de la moitié du total des recettes, suivis des taxes sur la consommation, comptant pour environ un tiers des recettes, et des impôts sur le capital, pour environ un cinquième.

Parmi les États membres, le taux d'imposition implicite sur le travail variait en 2011 de 22,7% à Malte, 24,6% en Bulgarie, 25,5% au Portugal et 26,0% au Royaume-Uni à 42,8% en Belgique, 42,3% en Italie et 40,8% en Autriche.

Le taux moyen d'imposition implicite sur la consommation a progressé dans l'Union passant de 19,7% en 2010 à 20,1% en 2011. En 2011, le taux d'imposition implicite sur la consommation était le plus bas en Espagne (14,0%), en Grèce (16,3%), en Lettonie (17,2%) ainsi qu’en Italie (17,4%), et les plus élevés au Danemark (31,4%), en Suède (27,3%), au Luxembourg (27,2%), en Hongrie (26,8%) et en Finlande (26,4%).

Dans l'Union parmi les États membres pour lesquels les données sont disponibles, le taux moyen d'imposition implicite sur le capital a baissé dans dix États membres et augmenté dans neuf autres entre 2010 et 2011. En 2011, le taux d'imposition implicite sur le capital variait de 5,5% en Lituanie à 44,4% en France.

Le taux maximal moyen d'imposition sur les revenus des personnes physiques s’établit dans l’Union à 38,3% en 2013, contre 38,1% en 2012, mais reste néanmoins bien en-dessous du taux de 44,8% enregistré en 2000. En 2013, les taux maximaux les plus élevés sur les revenus des personnes physiques sont observés en Suède (56,6%), au Danemark (55,6%), en Belgique (53,7%), au Portugal (53,0%) ainsi qu’en Espagne et aux Pays-Bas (52,0% chacun), et les plus faibles en Bulgarie (10,0%), en Lituanie (15,0%), en Hongrie et en Roumanie (16,0% chacun) ainsi qu’en Slovaquie (19,0%).

Le taux maximal moyen d'imposition sur les sociétés s’établit dans l’Union à 23,5% en 2013, en légère hausse par rapport à 2012, mais également bien en-dessous de son niveau de 2000. Les taux d'imposition légaux les plus élevés sur les revenus des sociétés sont enregistrés en 2013 en France (36,1%), à Malte (35,0%) et en Belgique (34,0%), et les plus faibles en Bulgarie et à Chypre (10,0% chacun) ainsi qu'en Irlande (12,5%).

Lire la note d'Eurostat

Japon en zone inconnue ?


Avec une dette publique de 220 % du PIB, le Japon est une terre économique inconnue selon l'OCDE. Certes, 90 % de cette dette est financée en interne mais il n'en demeure pas moins qu'avec un déficit de 10 % du PIB, le Japon est aujourd'hui fortement dépendant de cette dette qui entrave son potentiel de croissance diminuant ses capacités d'investissements.

L'OCDE appelle le Japon à réaliser des  réductions de dépenses et des hausses d'impôts d'une ampleur suffisante pour ramener le solde budgétaire primaire à une situation d'excédent d'ici à 2020 et stabiliser le ratio de la dette publique. 

Il faudrait concrètement passer d'un déficit de 9 % du PIB en 2012 à un excédent pouvant atteindre 4 % d'ici 2020 avec à la clef une maîtrise des  dépenses, en particulier les dépenses de sécurité sociale, compte tenu du vieillissement rapide de la population. L'OCDE juge nécessaire de projeter des hausses d'impôts substantielles  même si une telle mesure aura également un impact négatif sur la croissance. Selon l'organisation, "étant donné l'ampleur et la durée de l'assainissement budgétaire, le Japon risque de se trouver confronté à une hausse sensible des taux d'intérêt qui menacerait un système bancaire fortement exposé à la dette publique japonaiseé.

En revanche l'OCDE salue le nouvel engagement de la Banque du Japon envers un objectif d'inflation de 2 % et une politique d'« assouplissement monétaire quantitatif et qualitatif ». "Le doublement prévu de la base monétaire, via une augmentation des achats d'obligations d'État assortis d'échéances plus longues et d'actifs privés, vise à permettre la réalisation de l'objectif d'inflation dans un délai de deux ans environ. Un assouplissement monétaire agressif stimulera la croissance et l'inflation, en partie grâce à un yen déprécié, bien que le Japon ne cible pas le taux de change".

La dette publique du Japon a grimpé en flèche ces dernières années


samedi 27 avril 2013

La semaine économique et financière vue par l’œil du Cercle


Le Coin des Epargnants

Le CAC 40 a progressé de 4,33 % et a terminé à 3810 points. La bourse anticipe un assouplissement de la politique monétaire de la BCE. Les automobiles et les bancaires ont profité de ce regain d’optimisme. Il y a un risque de repli la semaine prochaine avec prise de bénéfices surtout si la BCE déçoit les investisseurs en se contentant de mesures non conventionnelles ou en diminuant a minima ses taux d’intervention.

 Royaume-Uni, l’autre voie

Le Royaume-Uni a évité la récession avec une croissance positive de 0,3 au premier trimestre 2013. Le taux de chômage est à 7,9 %. Le Royaume-Uni mène une politique légèrement décalé par rapport à la zone euro avec une forte implication de la Banque centrale et un programme axé sur l’offre à travers une diminution des impôts pesant sur les entreprises.

Espagne rien ne va plus

Le taux de chômage de l’Espagne est de 27,2 % conte 8,5 % au mois de mars 2007. Le taux de chômage des jeunes atteint 57 %. En tout, le pays compte plus de 6 millions de chômeurs.

Une nouvelle réforme des retraites s’annonce avec à la clef une accélération du passage à 67 ans de l’âge de départ, une allongement de la durée de cotisation qui est actuellement de 37 ans ainsi qu’une refonte du mode de calcul des pensions qui prend en compte les 25 meilleures années. L’idée serait d’intégrer l’ensemble de la carrière.

France, alerte rouge sur le chômage

Avec plus de 3,2 millions de chômeurs et 5 millions de sous-emploi, la France a battu un triste record datant de 2007. Une fois de plus, un sentiment d’impuissance se propage. Les solutions de court terme l’emporteront au détriment des plans structurels de l’offre. Les entreprises françaises souffrent d’un faible taux de marge et d’un mauvais positionnement. Ce n’est pas en relançant la consommation ni même en agissant à la marge sur les charges que la donne sera modifiée. Il y a une action de long terme associant acteurs publics et privés à mener pour positionner l’outil productif sur des secteurs porteurs. Il est indispensable de retrouver des gains de productivité au prix dans un premier temps d’ajustements dans les effectifs.

 France, erreur sur l’ANI

 Le Parlement a adopté la loi élargissant l’accord national interprofessionnel sur la sécurisation de l’emploi avec à la clef la généralisation de la couverture complémentaire santé. Le législateur à la demande de gouvernement a introduit la notion de clause de désignation permettant à une branche professionnelle d’imposer aux entreprises membres l’opérateur en charge de la complémentaire. La clause de désignation restreint l’arbre des choix avec un risque d’augmentation des coûts et une diminution des prestations.

Chine, comment se passer des autres

La Chine est devenue la deuxième puissance mondiale en cessant d’être l’Empire du milieu et en s’ouvrant sur l’extérieur. Néanmoins, les autorités chinoises sont convaincues que le développement passe par le passage d’une économie de production à une économie de consommation. Cette mutation devient d’autant plus nécessaire que la première zone commerciale mondiale est en récession et que les tentations protectionnistes se développent. Mais, il est plus facile, aujourd’hui de produire que de consommer. En effet, pour consommer, il faut tout à la fois des réseaux de distribution, des lieux de vente et du pouvoir d’achat. C’est une véritable révolution que le Chine doit entreprendre. Cette révolution aura des incidences sur l’organisation du capitalisme mondial car elle aura pour conséquences la modification des flux de capitaux ; les excédents chinois prenant actuellement la route des pays occidentaux s’investiront de plus en plus en Chine.

La Chine est menacée par plusieurs problèmes, l’absence de transparence financière avec la montée de l’endettement (entreprises et collectivités locales), le vieillissement de la population, une augmentation rapide des coûts associée à une augmentation des prix. Ces différents problèmes pourraient à terme diviser le taux de croissance du pays par deux.

 Le soleil se lèvera-t-il à nouveau au Japon

Sony pour la première fois depuis 5 ans dégage des bénéfices ; certes ce résultat est avant tout le produit d’arrangements comptables et lié à la cession d’actifs. Il n’en demeure pas moins que le Japon semble vouloir mettre un terme à 20 ans de disette à travers une politique monétaire très expansive. Par ailleurs, il apparaît clairement que les technologies, drones, robots... ont le vent en poupe. Le Japon qui est confronté depuis déjà de nombreuses années aux effets du vieillissement pourrait être à la base d’une révolution technologique dans les domaines de la santé et des services à la personne.

Etats-Unis, let's go

Les indicateurs semblent prouver que le potentiel de la croissance est élevé. La révolution énergétique en cours devrait avoir un impact important en matière d’activités directes et en matière de relocalisation de certaines activités industrielles.

La première estimation de la croissance au premier trimestre s’est accéléré à +2,5% (contre 0,4% fin 2012). Cette croissance repose sur les ménages. Leurs dépenses de consommation ont progressé à un rythme trimestriel annualisé de 3,2%, après +1,8% quatrième trimestre et une moyenne de 1,9% sur l’ensemble de l’année dernière. L’investissement résidentiel a augmenté de 12,6 %

Concernant les dépenses publiques, les réductions opérées à la fin de l’année avaient pesé sur les résultats du quatrième trimestre. L’ensemble des dépenses publiques avait alors reculé de 7%, pour le premier trimestre, la contraction a été de de 4,1% soit plus que la prévision des experts.

L’économie américaine résiste mieux que les économies européennes à une réduction des dépenses publiques. De ce fait, l’ajustement en cours ne pourrait que peser marginalement sur la croissance en 2013.

 A suivre

Lundi 29 avril, la  Commission Européenne présentera l’indice de confiance qui était de  à 90 en mars, en baisse d’un point par rapport au mois précédent. En avril la confiance devrait encore reculé.

Mardi 30 avril, le Japon publiera le résultat de la production industrielle  du mois de mars. Il n’est pas attendu de croissance. Toujours au Japon, le rapport sur l’emploi sera présenté avec une possible diminution du taux de chômage à 4,2 %.

Eurostat publiera son estimation d’inflation pour la zone euro avec un taux qui pourrait être inférieur à 1,7 % ce qui pourrait autoriser la BCE à baisser son taux d’intervention.  

Toujours mardi, mais en Allemagne sera présenté la rapport emploi avec taux de chômage qui devrait rester à 6,9 %. L’INSEE rendra public les dépenses de consommation des ménages du mois de mars qui sont attendues en hausse après deux mois de recul.

Mercredi et jeudi seront des journées monétaires avec la réunion aux Etats-Unis du FMOC. La FED devrait maintenir sa politique de quantitative easing. Jeudi, la BCE se réunira et pourrait annoncer une baisse du taux refi.

Vendredi, aux Etats-Unis sera publié le rapport « emploi » avec l’annonce probable de 200 000 créations d’emploi et un taux de chômage stable à 7,6 %.


vendredi 26 avril 2013

Les ménages ont réduit leurs dépôts à vue au profit des livres d'épargne en 2012

Les placements financiers ont progressé de 77 milliards d'euros en 2012 contre 94 milliards d'euros en 2011 selon la Banque de France. La répartition au sein des flux a évolué. Ainsi, les ménages ont puisé sur leurs dépôts à vie avec un flux négatif de 5,1 milliards d'euros contre un flux positif de 3,4 milliards d'euros en 2011. Ce mouvement a été très fort en fin d'année avec des retraités portant sur 11 milliards d'euros sur le 4ème trimestre. Les ménages ont réduit leurs liquidités pour en affecter en partie sur les livrets, essentiellement Livret A et LDD. Les livrets d'épargne ont gagné 47,2 milliards d'euros en flux contre 37,6 milliards d'euros en 2011. Sur le dernier trimestre 2012, les flux ont été positifs de 19,5 milliards d'euros pour les livrets d'épargne. Les relèvements des plafonds ont contribué à ce mouvement. Les flx sur les titres a été de 3,3 milliards d'euros contre 5,3 milliards d'euros en 2011. Le quatrième trimestre a été positif de 1,9 milliard d'euros mettant un terme à deux trimestres de baisse. Les actions sont, en revanche, toujours orientés à la baisse en 2012. Les flux en faveur de l'assurance-vie se redresse en fin d'année en 2012. Ils se sont élevés à 17 milliards d'euros sur l'ensemble de l'année contre 28,8 milliards d'euros en 2011.