CERCLE DE L'EPARGNE, DE LA RETRAITE ET DE LA PREVOYANCE

Le Cercle des Epargne, de la retraite et de la prévoyance est un centre d'études et d'information indépendant qui a pour objet de réaliser des études et d'informer les épargnants sur toutes les questions relatives à l'épargne, la retraite et la prévoyance

Il bénéfice de l'appui et de l'expertise d'un Conseil scientifique et du soutien d'AG2R La Mondiale

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jeudi 4 juin 2015

Le taux de chômage baisse de 0,1 point au premier trimestre en France

En moyenne sur le premier trimestre 2015, le taux de chômage au sens du Bureau International du Travail est, en France, de 10,3 % de la population active en France, après 10,4 % fin 2014. 
En France métropolitaine, avec 2,9 millions de personnes au chômage, le taux de chômage baisse de 0,1 point par rapport au trimestre précédent, à 10,0 %. Il diminue surtout pour les personnes âgées de 50 ans ou plus. Sur un an, le taux de chômage augmente de 0,2 point en métropole.
Taux de chômage au sens du BIT
Taux de chômage au sens du BIT
Estimation à +/- 0,3 point près du niveau du taux de chômage et de son évolution d’un trimestre à l’autre
Champ : population des ménages, personnes de 15 ans ou plus
Source : Insee, enquête Emploi
En France métropolitaine, parmi les personnes inactives au sens du BIT, 1,5 million souhaitent un emploi sans être comptées comme chômeurs au sens du BIT : elles constituent le halo autour du chômage. Leur nombre augmente de 71 000 sur le trimestre. Il s’agit notamment de personnes souhaitant travailler, disponibles rapidement, mais qui n’ont pas recherché activement d’emploi. Sur un an, le halo du chômage augmente de 104 000 personnes.
Taux de chômage BIT en France métropolitaine
Données CVS, en moyenne trimestrielle
*(p) = provisoire
Champ : France métropolitaine, population des ménages, personnes de 15 ans ou plus
Source : Insee, enquête Emploi
Taux de chômage BIT (%)Variation en points sur unMilliers
2014T42015T1 (p)*trimestrean2015T1 (p)*
Ensemble10,110,0–0,10,22 858
15-24 ans23,924,10,21,2648
25-49 ans9,59,50,00,41 690
50 ans ou plus6,86,4–0,4–0,4520
Hommes10,510,4–0,10,31 544
15-24 ans25,525,60,12,4374
25-49 ans9,59,60,10,1892
50 ans ou plus7,26,7–0,50,0278
Femmes9,79,6–0,10,21 314
15-24 ans21,922,40,5–0,2274
25-49 ans9,59,3–0,20,6798
50 ans ou plus6,36,1–0,2–0,8242
Personnes dans le halo autour du chômage
Personnes dans le halo autour du chômage
Champ : France métropolitaine, population des ménages, personnes de 15 ans ou plus
Source : Insee, enquête Emploi

Au premier trimestre 2015, le taux d’emploi des 15–64 ans s’établit à 64,1 %, soit 0,2 point de moins qu’au trimestre précédent.
Emploi, chômage et activité au sens du BIT dans la population des 15-64 ans
Données CVS, en moyenne trimestrielle
*(p) = provisoire
Champ : France métropolitaine, population des ménages, personnes de 15 à 64 ans
(1) Ces données portent sur la population en âge de travailler (15 à 64 ans), et diffèrent donc légèrement des données sur l'ensemble de la population fournies dans le tableau précédent.
Source : Insee, enquête Emploi
En % de l'ensemble de la tranche d'âgeVariation en points sur unMilliers (1)
2014T42015T1 (p)*trimestrean2015T1 (p)*
Personnes en emploi64,364,1–0,2–0,225 463
Emploi en équivalent temps plein59,459,3–0,1–0,123 545
Hommes67,767,5–0,2–0,213 168
Femmes61,060,9–0,1–0,112 296
15-24 ans28,328,30,0–0,32 038
25-49 ans80,279,8–0,4–0,916 152
50-64 ans59,259,40,21,27 273
Dont : 55-64 ans47,948,30,42,13 852
Taux d'emploi sous-jacent 55-64 ans47,548,00,52,0
Chômeurs7,37,2–0,10,22 852
Hommes8,07,9–0,10,21 538
Femmes6,66,5–0,10,11 313
15-24 ans8,99,00,10,5648
25-49 ans8,48,3–0,10,21 690
50-64 ans4,44,2–0,2–0,1513
Dont : 55-64 ans3,83,5–0,3–0,2278
Personnes actives71,671,3–0,30,028 315
Hommes75,775,4–0,30,014 706
Femmes67,667,4–0,20,013 609
15-24 ans37,237,30,10,22 687
25-49 ans88,688,1–0,5–0,717 842
50-64 ans63,663,5–0,11,07 786
Dont : 55-64 ans51,651,80,21,94 131
Espérance apparente d'activité 55-64 ans (années)5,15,10,00,1
Le taux d’emploi en CDI des 15-64 ans, à 48,8 %, diminue de 0,3 point par rapport au trimestre précédent. Le taux d’emploi en CDD ou intérim atteint 7,0 %, en hausse de 0,1 point sur un trimestre.
Le taux d’activité des 15–64 ans s’établit à 71,3 %. Il diminue de 0,3 point par rapport au trimestre précédent, et revient à son niveau du premier trimestre 2014.
Au premier trimestre 2015, 6,5 % des personnes en emploi sont en situation desous-emploi, comme au trimestre précédent. Au sein du sous-emploi, le chômage partiel concerne 0,2 % des personnes en emploi, en baisse de 0,1 point par rapport au trimestre précédent.

Sous-emploi au sens du BIT
Données CVS, en moyenne trimestrielle
*(p) = provisoire
Champ : France métropolitaine, population des ménages, personnes de 15 ans ou plus
Source : Insee, enquête Emploi
Taux de sous-emploi BIT (%)Variation en points sur unMilliers
2014T42015T1 (p)*trimestrean2015T1 (p)*
Ensemble6,56,50,00,21 682
Dont : chômage technique ou partiel0,3

mercredi 3 juin 2015

Comment réduire son impôt sur le revenu ?


Philippe Crevel répond à la rédaction de BFM Business au sujet des moyens pour réduire son IR

mercredi 27 mai 2015

Résultats avril : l'assurance-vie confirme et signe




L’assurance-vie a, en cette année 2015, une régularité métronomique. En effet, la collecte nette a atteint, au mois d’avril, 2,3 milliards d’euros contre 2 milliards au mois de mars. Depuis le mois de janvier, la moyenne est de 2,2 milliards d’euros. De ce fait, la collecte nette sur 4 mois s’élève à 8,8 milliards d’euros. Sans revenir aux niveaux atteints durant les premières années 2000, l’assurance-vie trace sa voie dans un contexte de taux difficile.

Cette bonne tenue est le produit d’un montant plus que correct des cotisations, 12,3 milliards d’euros au mois d’avril contre 12 milliards d’euros au mois de mars. En avril, les cotisations sont près de deux milliards d’euros supérieurs à leur moyenne durant les années 2011 / 2013. De leur côté, les prestations (rachats) se sont stabilisés entre 8 et 10 milliards d’euros. Au mois d’avril, elles se sont élevées à 10 milliards d’euros.

Les Français semblent franchir de plus en plus le pas des unités de compte. Les cotisations en UC ont atteint 2,7 milliards d’euros en avril portant leur montant sur les 4 premiers mois à près de 10 milliards d’euros (9,9 milliards d’euros). En avril, les UC représentaient 27 % des cotisations. La progression de la bourse, 20 % sur les premiers mois de l’année et la baisse des taux des fonds euros incitent les ménages à s’intéresser aux placements en actions et aux supports ne bénéficiant pas de la garantie en capital.

L’encours de l’assurance-vie poursuit sa progression. Il s’élevait à 1558,7 milliards d’euros en avril.

L’assurance-vie bénéficie de la désaffection des Français vis-à-vis du Livret A et de leur prudence en ce qui concerne les placements immobiliers même si le dispositif Pinel enregistre une belle croissance. Les ménages décident pour le moment de modifier la répartition de leur épargne en privilégiant les placements plus longs et plus rémunérateurs. Ce processus devrait se poursuivre durant les prochains mois compte tenu du niveau très élevé des dépôts à vue des ménages, 321 milliards d’euros au mois de mars contre 286 milliards d’euros en avril 2012.



Philippe Crevel
Directeur du Cercle de l'Epargne 

jeudi 21 mai 2015

Contrats madelin , un produit d'épargne taillé pour les Indépendants


Les Contrats Madelin ont trouvé leur clientèle avec des Indépendants de plus en plus inquiets en matière de retraite. Philippe Crevel analyse l'intérêt de ces contrats.

Le Livret A replonge en avril

Communiqué de presse Philippe Crevel Directeur du Cercle de l’Epargne



Après la légère embellie du mois de mars, le Livret A a renoué avec la décollecte au mois d’avril. Elle s’est élevée à 170 millions d’euros faisant suite à une collecte positive de 110 millions d’euros au mois de mars. Le Livret de Développement Durable s’est mieux tenu en restant en territoire positif avec + 70 millions d’euros.

Cette décollecte traduit bien le processus en cours depuis un an, celui d’une diminution tendancielle du Livret A. En effet, en règle générale, avril est un bon mois pour l’épargne réglementée et défiscalisée. Il faut remonter à 2006 pour enregistrer une décollecte en avril. Habituellement, les ménages, durant le premier mois du printemps, sont plutôt en mode « épargne de précaution » afin de régler le deuxième tiers provisionnel de l’impôt sur le revenu du 15 mai et de préparer les futures vacances d’été. 2015 marque donc  une rupture, les ménages optant pour la consommation et l’épargne de long terme. Cette évolution s’explique par l’amélioration du moral des ménages comme en témoigne la dernière enquête de l’INSEE. Les Français ont préféré consommer qu’épargner avec l’arrivée des beaux jours. L’indice de confiance a atteint, en avril, son plus haut niveau depuis 2010. L’opinion des ménages sur leur situation financière personnelle s’est également améliorée tout comme celle sur leur situation financière personnelle future. Les ménages sont en avril plus nombreux à considérer comme opportun de faire des achats importants. Le solde correspondant a progressé de 16 points depuis septembre 2014. L'alignement des planètes, euro et pétrole pas chers, taux bas ont incité les Français à délaisser le Livret A. L’amélioration du climat économique conforte, en effet, les ménages à réduire leur effort d’épargne à court terme et à réallouer l’épargne placée sur le Livret A vers l’épargne logement et l’assurance-vie. 

lundi 11 mai 2015

15,6 millions de retraités et 1306 euros de pension en moyenne

Comme chaque année, la  Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) du Minsitère des Affaires sociales publie son recueil sur « Les Retraités et les Retraites ». Cet ouvrage rassemble les principales données pour l’année 2013, permettant de dessiner un profil complet des retraités et de la composition de leur pension.
La France compte de plus en plus de retraiéts. Il y avait, en 2013, en effet, 15,6 millions de retraités, vivant sur le territoire ou à l’étranger, soit 280 000 de plus qu’à la fin 2012. En ajoutant les retraités percevant uniquement une pension de droit dérivé – pension de réversion notamment –, le nombre total s’élève à 16,7 millions, soit 1,1 million de retraités supplémentaires, principalement des femmes.

Du fait de l'entrée en vigeur de la réforme de 2010, les effectifs continuent de croître, mais à un rythme moins soutenu que lors de la période 2006-2010 où l’on observait, chaque année, 360 000 retraités supplémentaires en moyenne.

Il y a eu quand même en 2013, un plus grand nombre de nouveaux retraités : cette population augmente de 26 %, après une baisse de 11 % en 2012 et 12 % en 2011. Cette évolution est le résultat de deux effets combinés. D’une part, l’entrée en vigueur, le 1er novembre 2012, du décret élargissant les conditions d’accès au titre des carrières longues. Cette mesure étend la possibilité d’un départ à la retraite à l’âge de 60 ans pour les salariés ayant commencé leur carrière avant 20 ans. D’autre part, sous l’effet de la réforme de 2010 et du recul de l’âge de départ, la génération 1952 est partie massivement à la retraite en 2013.
La retraite moyenne est de 1306 euros 

Tous régimes confondus (salariés du privé, artisans, indépendants, agriculteurs…), les retraités ont perçu, en 2013, une pension moyenne de 1 306 euros bruts mensuels, en hausse de 1,9 % en euros courants et de 1,2 % en euros constants par rapport à 2012. Deux raisons à cette augmentation : la revalorisation légale au rythme de l’inflation et les carrières plus favorables des nouveaux retraités, en particulier chez les femmes.

mercredi 6 mai 2015

La revue mensuelle du Cercle de l'Epargne du mois de mai 2015




Florence Legros, professeur d’économie à l’Université Paris Dauphine. 3

  • L’épargne financière des ménages en 2014
  • Bilan de l’épargne au 1er trimestre : les dépôts à vue et l’assurance-vie ont toujours le vent en poupe
  • De l’effet économique de la transmission du patrimoine
  • Hériter rendrait-il feignant ?
  • L’épargne, une affaire de gros sous
  • Quizz épargne : quelle a été la première société qui a été cotée en France ?
  • Capitalisation boursière, tout le monde à la même enseigne !
  • Les actions sont-elles meilleures que l’or ?
  • Le coin de la fiscalité : le régime fiscal des donations 
  • Epargne retraite, peut mieux faire !
  • Le départ à la retraite s’éloigne toujours un peu plus… 
  • Cote pierre, quoi de neuf docteur ?
  • Le retour du viager ! 
  • Le tableau de bord des produits d’epargne
  • Tableau de bord des marches financiers
  • Tableau de bord retraite
  • Tableau du credit
Lire la lettre en pdf

Epargne : stabilisation des rendements au mois de mars

La Banque de France a rendu public le taux de rémunération moyen des dépôts et de s placements monétaires pour le mois de mars. Il reste stable  à 0,52 %, contre  0,53 % en février). 

Parmi les composantes, seules font exception la rémunération des dépôts à terme de durée inférieure ou égale à deux ans et celle des livrets ordinaires, en baisse de 8 points de base.
Taux moyens de rémunération des encours de dépôts et placements auprès des institutions financières monétaires (a)
mars-14
mai-14
oct-14
janv-15
fev-15 (h)
mar-15 (i)
DÉPÔTS ET PLACEMENTS MONÉTAIRES (b)
0,70
0,71
0,60
0,58
0,53
0,52
dont : - dépôts à vue
0,16
0,16
0,14
0,15
0,16
0,16
         - dépôts à terme <= 2 ans
1,94
1,95
1,95
1,80
1,38(j)
1,30
         - livrets à taux réglementés (c)
1,28
1,28
1,05
1,05
1,05
1,05
                dont : livret A
1,25
1,25
1,00
1,00
1,00
1,00
         - livrets ordinaires
1,15
1,17
0,96
0,91
0,94
0,86
         - titres d'OPC monétaires (d) (e)
0,09
0,11
0,11
0,10
0,09
0,08
AUTRES DÉPÔTS NON INCLUS DANS LES AGRÉGATS
PEL et dépôts à terme > 2 ans
2,90
2,87
2,81
2,76
2,89(j)
2,77
Pour mémoire :
        Taux de soumission minimal aux appels d'offres Eurosystème
0,25
0,25
0,05
0,05
0,05
0,05
        Euribor 3 mois (f)
0,31
0,33
0,08
0,06
0,05
0,03
        Rendement du TEC 5 ans (f), (g)
0,92
0,73
0,31
0,13
0,06
0,03
        Plan d'épargne logement
2,50
2,50
2,50
2,50
2,00
2,00
        (taux applicables aux nouveaux PEL hors prime d'État)

les investissements pourraient repartir en France

Le point faible de la croissance en Frane s'appelle pour le moment investissement. Or, selon l'enquête de l'INSEE sur les intentions en lamatière des chefs d'entreprise, une reprise se manifesterait. Ainsi, e, 2015, les chefs d’entreprise de l’industrie manufacturière anticipent une progression de 7 % de leur investissement. Ils relèvent de 4 points leur estimation de janvier 2015. Cette révision à la hausse concerne tous les grands secteurs excepté celui des biens d’équipements (–2 points). La révision est particulièrement marquée pour la fabrication de matériels de transport (+9 points) ; elle est plus modérée pour l’agro-alimentaire (+4 points) et les « autres industries » (+3 points).
Opinion des industriels sur l'évolution semestrielle des investissements (première estimation)
Opinion des industriels sur l'évolution semestrielle  des investissements (première estimation)

mardi 5 mai 2015

La Banque de France au rapport

Comme chaque année, la Banque de France publie son rapport annuel. Plein de données sur la politique économique et financière

Lire le rapport