Selon la Banque de France, la croissance du crédit aux sociétés non financières s'est poursuivi avec une progression de 1,2 % au mois de juin après une hausse de 0,9 % au mois de mai. Ce résultat est encourageant et pourrait servir de base à une reprise attendue de l'investissement au second semestre.
Les crédits à l’investissement ont progressé au mois de juin de 2,8 %, après 3,0 % au mois de mai.. La réduction des crédits de trésorerie passe de 3,3 à 1,6 %.
Le taux d’intérêt moyen des crédits nouveaux est stable pour les crédits d’un montant inférieur à 1 million d’euros (2,82 % après 2,83 % en mai), et augmente légèrement pour les crédits de montants supérieurs (1,95 % après 1,87 %). La production de crédits nouveaux (cvs) est quasi inchangée quel que soit le montant du crédit. Elle atteint respectivement 9,9 milliards d’euros, après 10,3 milliards en mai, pour les montants dépassant 1 million d’euros et 5,2 milliards d’euros, après 5,4 milliards, pour les montants inférieurs.
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(Encours en milliards d’euros, taux de croissance en %)
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* Les flux nets mensuels cvs des autres crédits aux SNF ont été répartis entre inv
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CERCLE DE L'EPARGNE, DE LA RETRAITE ET DE LA PREVOYANCE
Le Cercle des Epargne, de la retraite et de la prévoyance est un centre d'études et d'information indépendant qui a pour objet de réaliser des études et d'informer les épargnants sur toutes les questions relatives à l'épargne, la retraite et la prévoyance
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jeudi 31 juillet 2014
Léger mieux en matière de crédits au mois de juin
La lettre N°4 du mois d'août du Cercle de l'Epargne
- L'édito : "Quelle rentrée pour l'épargne ?"
- Les SCPI, est-ce toujours le paradis ?
- Quel avenir pour le Livret A ?
- Epargne salariale, quoi de neuf ?
- Retraités, la rentrée sera difficile
- La réforme des retraites chapeaux verra-t-elle le jour ?
- Le dossier du mois : l'épargnant agile
Le taux d'inflation de la zone euro continue de baisser
Le taux d'inflation annuel de la zone euro a été évalué par eurostat à 0,4% en juillet 2014, en baisse par rapport au mois de juin où il avait été de 0,5 %. S'agissant des principales composantes de l'inflation de la zone euro, les services devraient connaître le taux annuel le plus élevé en juillet (1,3%, stable par rapport au juin), suivis des biens industriels hors énergie (0,0%, contre -0,1% en juin), de l’alimentation, boissons alcoolisées & tabac (-0,3% contre -0,2% en juin) et de l'énergie
(-1,0% contre 0,1% en juin).
(-1,0% contre 0,1% en juin).
La consommation française tire la croissance mais pour combien de temps
Enfin une bonne nouvelle pour l'économie française, la consommation au mois de juin a enregistré une croissance de 0,9 % faisant suite à une progression de 0,7 % en mai et portant la hausse du deuxième trimestre à 1 %. Cette hausse trimestrielle résulte notamment d’une hausse des dépenses en énergie survenue en mai et d’une progression des achats en biens durables en juin.
Les dépenses en biens durables augmentent en juin (+0,5 %) après un repli en mai (–0,9 %). Les achats en équipement du logement se replient (–1,5 %), notamment en électronique grand public après la forte hausse de mai. Les achats d’automobiles se redressent nettement (+2,1 % après –3,5 %).
Sur l’ensemble du trimestre, les dépenses en biens durables augmentent de 1,0 %. Cette progression est principalement imputable aux achats en équipement du logement, qui accélèrent au T2 (+2,5 % après +0,5 % au T1 2014). Les achats d’automobiles sont en légère hausse (+0,4 %). En juin, les achats en textile, habillement et cuir sont en hausse pour le deuxième mois consécutif (+3,0 % après +0,9 % en mai). Cependant, les achats se contractent sur l’ensemble du deuxième trimestre (–2,0 %) après une légère augmentation au premier trimestre (+0,6 %).
Ce résultat de la consommation devrait sauver le trimestre en terme de croissance du PIB. En revanche, compte tenu du recul de la production industrielle et des exportations, la croissance française est toujours déséquilibrée.
La consommation totale de biens
mercredi 30 juillet 2014
Immobilier pas de reprise en perspective
Les mises en chantier de logements en France se sont contractées de plus de 19 % entre avril et juin pour s'élever à 69.531 unités, selon les statistiques du ministère de l'Écologie publiées ce mardi. La construction dans le neuf a reculé de 18,7%, tandis que celle sur bâtiment existant a chuté de 24%.
Les mises en chantier de logements ordinaires sont en baisse de 21,9%, à 63.338 unités, contre un recul de 21,4% de mars à mai.
Seul point positif, le segment des logements en résidence (seniors, étudiants...) a progressé de 20,9% entre avril et juin, à 6193 unités (contre une augmentation de 9,7% à fin mai). Ce secteur reste néanmoins marginal.
Sur les douze mois écoulés entre juillet 2013 et juin 2014, le nombre de logements neufs mis en chantier enregistre une baisse de 10,7%, à 305.654 unités loin des 800 000 nécessaires pour couvrir les besoins.
Ce nombre de mises en chantier est un plus bas depuis novembre 1998. La baisse a tendance à s'amplifier
Les autorisations de permis de construire -qui renseignent sur les futures mises en chantier- sont également en baisse avec un repli de 12,5% entre avril et juin par rapport à la même période l'an dernier. Sur douze mois, la baisse des permis de construire est de 20,2% à 387.748 unités, équivalente à celle enregistrée un mois plus tôt (-20,7%).
Les faibles taux de crédit n'arrivent pas à venir à endiguer ce mouvement. Les Français sont très prudents dans leurs investissements et le caractère déflationniste du marché immobilier les incite à reporter leur projet. Les contraintes économiques et l'instabilité fiscale de ces dernières années ont bloqué le marché de l'immobilier qui il est vrai avait connu une très forte croissance de 2000 à 2008.
mardi 29 juillet 2014
Taux d'épargne stable en Europe
Selon Eurostat, le taux d'épargne au sein de la zone euro et de l'Union européenne est resté stable au premier trimestre 2014. Au premier trimestre 2014, le taux d'épargne des ménages dans la zone euro
a été de 13,0%, stable par rapport au quatrième trimestre 2013. Pour l'Union européenne, le taux d'épargne des ménages s’est établi à 10,6%, également stable par rapport au trimestre précédent
Lire la note d'Eurostat
lundi 28 juillet 2014
L'assurance-vie fait la course en tête
Si le Livret A a enregistré une petite décollecte au mois de juin (130 millions d’euros), l’assurance-vie a connu une collecte nette de 1,2 milliards d’euros. Au cours du premier semestre, la collecte nette de l’assurance-vie a atteint 10,3 milliards d’euros (contre 2,38 milliards d’euros pour le Livret A). Lors du premier semestre 2013, la collecte nette de l’Assurance-vie s’était élevée à 8 milliards d’euros. Le mois de juin est le sixième consécutif de collecte positive.
Le bon résultat du mois de juin s’explique, avant tout, par la diminution des rachats qui n’ont atteint que 8,8 milliards d’euros. En revanche, les cotisations brutes sont en très légère hausse en se rapprochant des 10 milliards d’euros (9,993 milliards d’euros).
En revanche, les Français restent toujours assez prudents vis-à-vis des unités de compte qui n’ont représenté, au mois de juin, que 15 % de la collecte avec 1,5 milliard d’euros.
L’encours de l’assurance-vie progresse ainsi, à petite vitesse, vers la barre symbolique des 1 500 milliards d’euros qui devrait être atteinte au cours de l’automne. En effet, l'encours est passé du mois de mai à celui de juin de 1 447 à 1 490 milliards d’euros. Le poids des unités de compte est désormais de 17 %.
Les résultats du premier semestre confirment que l’assurance-vie demeure le premier placement des Français. La baisse annoncée du taux du Livret A ainsi que la diminution des prix de l’immobilier ont certainement incité les Français à revenir vers l’assurance-vie dont le régime fiscal, ces dernières années, n’a été qu’écorné.
vendredi 25 juillet 2014
Les Français laissent de plus en plus d'argent sur leurs comptes courants
Selon la Banque de France, la croissance des dépôts à vue a atteint + 5,4 % en juin après + 4,5 % en mai.
En revanche, les Français continuent de bouder les comptes sur livrets (- 0,4 % en juin, après - 0,2 % en mai).
Le recul des titres d’OPC monétaires se modère (-6,7 %, après -11,4 %). U
Encours (en Mds €) (a)
|
Taux de croissance annuel (en %) (a)
| |||
juin-14
|
avr -14
|
mai-14
|
juin-14
| |
Dépôts à vue
|
626
|
3,5
|
4,5
|
5,4
|
= Ressources résidentes incluses dans M1
|
626
|
3,5
|
4,5
|
5,4
|
+ Dépôts à terme ≤ 2 ans
|
149
|
-6,8
|
-3,8
|
-3,5
|
+ Comptes sur livret
|
628
|
-0,1
|
-0,2
|
-0,4
|
= Ressources résidentes incluses dans M2
|
1 403
|
0,6
|
1,4
|
1,8
|
+ Titres d'OPC monétaires
|
257
|
-12,3
|
-11,4
|
-6,7
|
+ Pensions
|
30
|
1,1
|
6,4
|
7,8
|
+ Titres de créance ≤ 2 ans
|
55
|
-19,0
|
-17,6
|
-12,6
|
= Ressources résidentes incluses dans M3
|
1 744
|
- 2,4
|
- 1,5
|
- 0,2
|
+ Engagements monétaires bruts vis-à-vis du reste de la zone euro
|
170
|
4,6
|
0,6
|
2,4
|
- Avoirs monétaires bruts vis-à-vis du reste de la zone euro
|
54
|
-13,1
|
-14,9
|
3,8
|
= Composante française de l'agrégat monétaire M3 de la zone euro
|
1 860
|
- 1,3
|
- 0,8
|
0,0
|
(a) Données cvs . Taux de croissance hors effets des reclassements et des réévaluations
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Source : BdF
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Lutte contre la fraude au niveau international, l'OCDE continue le combat
L’OCDE a publié la version complète d’une nouvelle norme mondiale pour l’échange de renseignements entre juridictions, la norme d'échange automatique de renseignements relatifs aux comptes financiers. En vertu de cette norme, les pouvoirs publics sont incités à obtenir des institutions financières des renseignements détaillés sur les comptes financiers et à échanger ces données de manière automatique sur une base annuelle.
La Norme prévoit l’échange automatique annuel entre États prévoit le transfert de données liées , notamment aux soldes des comptes, des intérêts, des dividendes et des produits de cession d’actifs financiers déclarés à l’administration par les institutions financières.
L’OCDE présentera officiellement la Norme aux ministres des Finances des pays du G20 lors de leur prochaine rencontre qui aura lieu à Cairns (Australie) les 20 et 21 septembre. Selon M. Gurria, le message sera clair et simple : la norme pour l’échange automatique de renseignements est prête à être appliquée.
Plus de 65 pays et territoires se sont déjà publiquement engagés à la mettre en œuvre et une quarantaine d’entre eux ont pris l’engagement de le faire dans un délai précis et ambitieux selon lequel les premiers échanges automatiques de renseignements sont prévus en 2017. On trouve parmi eux un groupe de pays membres et non membres de l’OCDE ayant adhéré à la Déclaration de l’OCDE relative à l’échange automatique de renseignements en matière fiscale
Selon l'OCDE, avant même l'entrée en vigueur officielle de la norme, les déclarations spontanées mis en place depuis 2009 ont abouti à plus d’un demi-million de déclarations de contribuable. Les pays estiment avoir collecté plus de 37 milliards USD grâce à ces programmes de déclaration spontanée.
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