CERCLE DE L'EPARGNE, DE LA RETRAITE ET DE LA PREVOYANCE

Le Cercle des Epargne, de la retraite et de la prévoyance est un centre d'études et d'information indépendant qui a pour objet de réaliser des études et d'informer les épargnants sur toutes les questions relatives à l'épargne, la retraite et la prévoyance

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jeudi 12 juin 2014

Déficit de la balance des paiements : pas d'amélioration pour la France


Selon la Banque de France, le déficit des transactions courantes a atteint au mois d'avril  1,6 milliard d’euros après 1,5 milliard en mars (données cvs - cjo ). Les échanges de biens ont réduit leur déficit à  3 milliards après 3,8 milliards. Mais, l'excédent  des services s'est  réduit à 2,1 milliards contre 2,9 milliards en mars. Les revenus primaires et secondaires présentent un déficit stable de 0,6 milliard. Au sein du compte financier (données non cvs), les opérations sur titres dégagent des sorties nettes de 29,5 milliards et les prêts-emprunts enregistrent des entrées nettes de 42,4 milliards

.

Balance des paiements de la France 

(En milliards d'euros)






2012
2013

mars-14
avr -14

BPM5
BPM5

BPM6
BPM6

(a)
(c)

(b)
(b)
Compte de transactions courantes ( cvs - cjo ) (1)
-44,4
-27,7

-1,5
-1,6
Biens (2)
-70,6
-62,3

-3,8
-3,0
Services
32,6
36,2

2,9
2,1
Revenus (BPM5) / Revenus primaires (BPM6)
29,7
37,2

3,2
3,2
Transferts courants (BPM5) / Revenus secondaires (BPM6)
-36,2
-39,0

-3,8
-3,8
Compte de capital (brut)
-0,4
1,9

0,3
0,1
Compte financier (brut)
74,2
16,0

-0,7
12,0
Investissements directs
-9,4
5,6

-1,5
-2,4
- Français à l'étranger
-28,9
1,9

-1,4
-2,7
- Étrangers en France
19,5
3,7

-0,1
0,3
Investissements de portefeuille
39,2
99,5

46,1
-29,5
- Avoirs
6,3
-51,3

22,4
-14,6
- Engagements
32,9
150,8

23,7
-14,9
Instruments financiers dérivés
14,3
16,1

0,1
1,9
Autres investissements
34,1
-106,7

-47,3
42,4
Avoirs de réserve (3)
-4,0
1,5

2,0
-0,5
Erreurs et omissions (4)
-29,4
9,8

3,1
-7,8

L'inflation stable à 0,7 % sur un an au mois de mai

Comme prévu, l'inflation reste à des niveaux historiquement bas en France. L'inflation a été nulle en mai et augmente de 0,7 % sur un an ce qui devrait conduire au 1er août à une révision à la baisse du taux du Livret A si le gouvernement s'affranchit de certaines considérations politiques et sociales.

pour en savoir plus, consulter le site de Philippe Crevel 

Le Livret A baissera -t-il au 1er août ?

Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, a indiqué qu'il conviendrait de baisser le taux du Livret a de 1,25 à 1 % au 1er août 2014. Le Gouverneur de la Banque de France est dans son rôle. en effet, il se réfère au taux d'inflation pour préconiser la baisse du taux du Livret A. En effet, le taux d'inflation a été de 0,7 % en avril dernier. En retenant la formule en vertu de laquelle le taux du Livret A est égal au taux d'inflation majoré de 0,25 %, le taux devrait être de 1 %. 
Cette baisse aurait comme avantage de réduire le coût des prêts pour le logement social. Par ailleurs, elle serait cohérente avec l'objectif du Gouvernement de favoriser l'épargne longue investie en actions. Par ailleurs, cette baisse répondrait à une attente des banques qui ont besoin de conserver des liquidités afin de respecter les ratios prudentiels et afin de pouvoir prêter aux ménages et aux entreprises. Une grande partie des ressources collectées dans le cadre du Livret A est centralisée à la Caisse des Dépôts. C'est pour cette raison, entre autre, que le gouvernement ne relèvera  pas le plafond du Livret A.  
Le Gouvernement pourrait être incité comme au 1er février dernier de ne pas suivre le Gouverneur de la Banque de France. Il n'aura guère envie de la fixer à un plus bas historique. En outre, au moment où des efforts sont demandés aux Français, il est toujours difficile de s'en prendre au produit le plus populaire de l'épargne française. 

Le'évolution du taux du Livret A
Date Taux
1er janvier 1960 3,25 %
1er janvier 1966 3,00 %
1er janvier 1968 3,50 %
1er juin 1969 4,00 %
1er janvier 1970 4,25 %
1er janvier 1974 6,00 %
1er janvier 1975 7,50 %
1er janvier 1976 6,50 %
16 octobre 1981 8,50 %
1er août 1983 7,50 %
16 août 1984 6,50 %
1er juillet 1985 6,00 %
16 mai 1986 4,50 %
1er mars 1996 3,50 %
16 juin 1998 3,00 %
1er août 1999 2,25 %
1er juillet 2000 3,00 %
1er août 2003 2,25 %
1er août 2005 2,00 %
1er février 2006 2,25 %
1er août 2006 2,75 %
1er août 2007 3,00 %
1er février 2008 3,50 %
1er août 2008 4,00 %
1er février 2009 2,50 %
1er mai 2009 1,75 %
1er août 2009 1,25 %
1er août 2010 1,75 %
1er février 2011 2,00 %
1er août 2011 2,25 %
1er février 2013 1,75 %
Depuis le 1er août 2013 : 1,25 %

mardi 10 juin 2014

L'assurance-vie et l'assurance-retraite face au défi du digital

Le cabinet de conseil PWC a publié un intéressant rapport  international intitulé "Forcing the pace: The fast way to becoming a digital front-runner", qui concerne les voies de croissance du secteur de l'assurance vie d'ici 2020. 

Le rapport souligne que le développement passera par celui de certains marchés sous-exploités, notamment au niveau des jeunes et des consommateurs à faibles revenus
.
Le rapport souligne que les personnes à bas revenus, la génération millenium, accroc  de nouvelles technologies, ainsi que leurs aînés de la génération X se tournent de plus en plus vers le numérique et les réseaux sociaux pour comparer et souscrire leurs assurances. 

Dans ce contexte, la vente directe s’impose comme un secteur clé de croissance.«Pour les jeunes et les personnes à faibles revenus, l'assurance vie et l'assurance retraite sont loin d'être des priorités. 


D’après une enquête réalisée en parallèle avec ce rapport, les critères principaux des consommateurs dans le choix d’une assurance vie en ligne sont la facilité d'accès (63% des personnes sondées), la disponibilité en continu (60%) et le rapport coût-efficacité (53%).

«L'assurance vie fait ses premiers pas dans l'ère digitale. Cependant, pour les consommateurs il est essentiel de pouvoir garder un rapport de proximité avec leur conseiller et d'avoir la possibilité de comparer les prix aussi bien sur internet que via leur intermédiaire d'assurance», estime Paul Neyens.


Selon ce rapport, les secteurs de l'assurance vie et de l'assurance retraite sont en retard en matière de numérisation. 

Le digital change l'approche produit en obligeant leur redéfinition. L'approche afinitaire est une parmi d'autres. «Les méthodologies traditionnelles utilisées pour la mise au point de nouveaux systèmes d'entreprise sont généralement assez laborieuses. Pour répondre aux exigences de ce marché en constante évolution, les assureurs auront besoin de solutions rapides et économiques. Par exemple, ceci pourra se faire par le biais d'investissement dans de jeunes entreprises innovantes aux côtés des activités existantes. Pour tirer leur épingle du jeu, les assureurs devront se montrer suffisamment agiles pour cerner ces nouveaux marchés et les exploiter sans perdre de temps», .

samedi 7 juin 2014

La lettre économique N°78 de Lorello Ecodata est publiée

Vous pouvez retrouver l'actualité économique de la semaine passée et les événements de la semaine à venir avec la lettre économique de Lorello Ecodata N°78

Accéder à la lettre 

vendredi 6 juin 2014

L'argent ne rapporte plus rien ou presque

Les taux restant faibles, la rémunération de l'épargne à court terme touche des points bas inconnus. Avec la décision de la BCE d'abaisser ses tau.
(en pourcentage)




avr-13
juin-13
nov-13
févr-14
mar-14 (h)
avr-14 (i)










DÉPÔTS ET PLACEMENTS MONÉTAIRES (b)

0,88
0,86
0,69
0,71
0,70
0,71










dont : - dépôts à vue


0,15
0,15
0,15
0,16
0,16
0,16
       - dépôts à terme ≤ 2 ans


2,19
2,13
2,00
1,99
1,94
1,92
       - livrets à taux réglementés (c)

1,77
1,77
1,27
1,27
1,27
1,27

dont : livret A


1,75
1,75
1,25
1,25
1,25
1,25
       - livrets à taux de marché (y compris livret jeune)

1,55
1,52
1,25
1,28
1,21
1,25

dont : livrets ordinaires

1,50
1,46
1,19
1,22
1,15
1,19
       - titres d'OPC monétaires (d) (e)

0,16
0,12
0,05
0,08
0,09
0,09










AUTRES DÉPÔTS NON INCLUS DANS LES AGRÉGATS

















Plan d'épargne-logement


3,06
3,05
3,00
3,09
2,94
2,97
Autres dépôts à terme > 2 ans


2,93
2,90
2,91
2,93
2,85
2,84
Pour mémoire :









       Taux de soumission minimal aux appels d'offres Eurosystème
0,75
0,50
0,25
0,25
0,25
0,25
       Euribor 3 mois (f)


0,21
0,21
0,22
0,29
0,31
0,33
       Rendement du TEC 5 ans (f), (g)

0,70
1,08
1,01
0,96
0,92
0,86
       Plan d'épargne logement


2,50
2,50
2,50
2,50
2,50
2,50
       (taux applicables aux nouveaux PEL hors prime d'État)








    a. Les taux d’intérêt présentés ici sont des taux apparents calculés en rapportant les flux d’intérêts courus des mois sous revue à la moyenne mensuelle des encours correspondants. Pour les différents types de dépôts, ils correspondent à la moyenne des conditions pratiquées par les établissements de crédit français sur les dépôts des sociétés et des ménages (y compris institutions sans but lucratif au service des ménages) résidents.
    b. Moyenne, pondérée par les encours correspondants, des taux de rémunération des différents dépôts et placements monétaires (taux nul pour les billets en circulation, équivalent à l’Euribor 3 mois pour les produits inclus dans M3 - M2 à l’exception des OPC monétaires).
    c. Les livrets à taux réglementés comprennent les livrets A, livrets bleu, livrets de développement durable, comptes épargne-logement et livrets d’épargne populaire.
    d. Rendement annuel apparent des titres d’OPC monétaires pour l’ensemble des détenteurs (source Fininfo - série calculée sur la base des rendements annuels des OPC de trésorerie régulière).
    e. Rendements des OPC monétaires après imputation des frais de gestion.
    f. Moyenne mensuelle.
    g. Taux de l’Échéance Constante 5 ans. Source : Comité de Normalisation Obligataire.
    h. Données révisées.
    i. Données provisoires
    Source : Banque de France