CERCLE DE L'EPARGNE, DE LA RETRAITE ET DE LA PREVOYANCE

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samedi 26 mai 2012

La fédération économique européenne à pas comptés

La semaine qui vient de se passer a été celle des contrastes. D'un côté, l’Allemagne a emprunté sur les marchés 4,56milliards euros à deux ans à «coupon zéro»quand l'Etat espagnol a emprunté à deux ans étaient à 4,25%, un plus haut depuis décembre 2011.

Les divergences politiques se sont accrues depuis l'élection du nouveau Président français et avec les incertitudes qui pèsent sur l'avenir de la Grèce. En revanche, il apparaît que le ralentissement s'installe avec les enquêtes PMI qui pour mai. Le deuxième trimestre devrait sans nul doute se traduire par une réduction du PIB.

C'est dans ce contexte assez tendu que les membres du Conseil européens ont demandé à la CommissionEuropéenne de leur faire des propositions pour une réallocation plus ciblée des Fonds structurels. Il y a eu un accord pour augmenter les moyens de la Banque Européenne d'Investissement (BEI). Cette banque, dont les 27 Etats membres sont les actionnaires, accorde des financements de long terme à de projets d'investissement, en particulier dans le domaine des infrastructures.

La BEI devrait être autorisée à partir de juillet 2012 à réaliser à titres expérimental des émissions de "project bonds",des obligations émises pour financer des investissements dans les réseaux routier, ferroviaire, d'énergie et de communication bénéficiant d'une garantie partielle de l'Union Européenne.

Concernant l'instauration d'une véritable union bancaire européenne avec la mise en place d'une assurance commune des dépôts, d'un dispositif de résolution des crises et d'une supervision intégrée des banques, d’une taxe sur les transactions financières..., les discussions se poursuivent avec un rythme de sénateur. En matière d'euro-obligations, il n'y a pas d'accord. Les Allemands considèrent que de telles obligations ne pourraient voir le jour que si tous les Européens s'engagent fortement et rapidement dans un assainissement en profondeur de leurs comptes publics. La France considère qu'il faut mettre en un la croissance afin d'assainir les finances publiques.

Face aux tensions financières qui réapparaissent, il est admis que la Banque centrale européenne pourrait être à nouveau contrainte d’intervenir en ayant recours aux opérations de refinancement à long terme, nouvel assouplissement des critères d’éligibilité des collatéraux, reprise des achats de dette souveraine,baisse des taux…)
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