CERCLE DE L'EPARGNE, DE LA RETRAITE ET DE LA PREVOYANCE

Le Cercle des Epargne, de la retraite et de la prévoyance est un centre d'études et d'information indépendant qui a pour objet de réaliser des études et d'informer les épargnants sur toutes les questions relatives à l'épargne, la retraite et la prévoyance

Il bénéfice de l'appui et de l'expertise d'un Conseil scientifique et du soutien d'AG2R La Mondiale

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vendredi 22 septembre 2017

L'assurance-vie résiste en août

Malgré des vents contraires, l’assurance vie a  enregistré, au mois d'août,  une  collecte nette positive de 1 milliard d’euros.  Ce mois au cœur de l'été réussit traditionnellement aux produits d'épargne. les Français sont davantage fourmis que cigales durant la période estivale. En raison des vacances, les retraits sont plus faibles en août. Cette situation prévaut pour l assurance vie comme pour livret A qui a également enregistré une collecte positive de +1,59 milliard d’euros.
Ainsi, à l’exception de la période 2011/2012  au cours de laquelle l’assurance vie a affiché des soldes négatifs, ce produit avec une collecte moyenne de 1,7 milliard d’euros sur ces 20 dernières années.

En août dernier, les cotisations ont atteint 9,5 milliards d’euros en retrait de 1,7 milliard d’euros par rapport au mois précédent. Les unités de compte se sont élevées à 2,5 milliards d’euros soit plus de 26 % de la collecte mensuelle. Depuis le début de l’année le poids des UC reste relativement stable, puisqu’elles représentent sur les 8 premiers mois  28 % de la collecte totale.

L'assurance-vie devrait connaître quelques turbulences avec la modification de son régime fiscal.  La taxe forfaitaire unique   ne devrait s’appliquer qu’aux nouveaux versements effectués sur les contrats d’assurance-vie (en application du principe de non rétroactivité fiscale) qui dépasseront 150 000 euros pour une personne seule et 300 000 euros pour un couple est une source de complexité pour les épargnants. Mais, elle pourrait perturber les assurés. En outre, ces derniers devront tout à la fois supporté le relèvement des prélèvements sociaux le 1er janvier 2018 qui passeront à 17,2 % (s'ils ne sont pas redevables de la flat tax) et à une nouvelle baisse du rendement des fonds euros pour 2017.
 Devant ces nombreuses incertitudes, les épargnants pourraient opter pour l'attentisme en choisissant de laisser leur argent sur les dépôts à vue  ou sur leur Livret A. 


jeudi 21 septembre 2017

Pas de vacances pour le Livret A



Les mois se suivent et se ressemblent. La collecte du Livret A, au mois d’août, a été positive de 1,59 milliard d’euros pour le 9e mois consécutif. Depuis le début de l’année, la collecte atteint déjà 12,17 milliards d’euros ce qui place 2017 dans les très bons crus du Livret A.

Le Livret de Développement Durable et Solidaire enregistre également une collecte positive de 340 millions d’euros.

L’encours du Livret A atteint désormais 271,7 milliards d’euros, ce qui constitue un nouveau record. Il en est de même pour le LDDS avec 103,8 milliards d’euros.

Les vacances et l’absence de rendez-vous fiscaux expliquent le fait que traditionnellement, le mois d’août est un bon mois pour l’épargne dite populaire.

Le Livret A bénéficie toujours de la préférence des Français pour la sécurité et la liquidité. Les Français demeurent toujours circonspects vis-à-vis des produits de marché que ce soit sous formes d’actions ou d’unités de compte.  

Par ailleurs, dans un contexte de réforme fiscale, l’exonération totale de prélèvements dont profitent le Livret A et le LDDS constitue un havre de paix pour les épargnants. Face aux incertitudes fiscales qui concernent d’autres produits phares comme l’assurance-vie et le plan d’épargne logement, les épargnants font confiance à un produit qu’ils connaissent bien, le Livret A.

Les deux principaux produits de l’épargne populaire ne pâtissent pas de la faiblesse de leur rendement. Avec une inflation qui a été de 0,9 % sur les six derniers mois, le rendement réel est pourtant négatif de 0,15 point. Cette situation est amenée à se poursuivre avec l’intention du Gouvernement de geler le taux du Livret A à 0,75 % durant deux ans. Mais le resserrement des écarts de rendement entre les grands produits d’épargne - PEL (1 %), fonds euros de l’assurance-vie (1,9 % en 2016)- conduit les Français à laisser leur argent sur des produits de très court terme, comme le Livret A ou plus globalement sur leurs dépôts à vue (413 milliards d’euros en juillet 2017 contre 242 milliards d’euros en août 2007).

L’attentisme risque de durer jusqu’à la fin de l’année voire au-delà. En effet, il est probable que les annonces du Ministre de l’Economie sur la taxe forfaitaire unique incitent, dans un premier temps, les épargnants à la prudence. Cette taxe aboutit à réduire les prélèvements sur certains produits financiers (livrets bancaires, comptes titres) et à les augmenter sur d’autres (PEL, assurance-vie). L’introduction de cette taxe pourrait infléchir quelque peu les comportements des ménages dans les prochains mois mais il n’est pas garanti qu’ils optent pour des placements à risques.


lundi 11 septembre 2017

Le Mensuel du Cercle de l'Epargne M41 - Septembre 2017


La rentrée de l’épargne  et de la retraite

  • Questions à Jean-Pierre Thomas, Président du Cercle de l’Épargne et de Thomas Vendôme Investments 

Le coin du patrimoine

  • Héritage et inégalités de patrimoine
  • De quel patrimoine parlons-nous ?
  • Qui détient la dette de l’État français ? 

Le coin des retraités

  • 400 000 milliards de sabords pour les retraites 

Le coin de l’épargne

  • L’ISF, l’histoire agitée d’un impôt à fort ressort médiatique 

Dossier : Les enjeux de la Flat Tax

  • Quelques ordres de grandeur
  • La philosophie de la Flat Tax
  • La taxe forfaitaire, une mesure qui pourrait être paradoxalement favorable à l’épargne de court terme
  • La taxe forfaitaire et l’assurance-vie, un changement de modèle ?
  • Fiscalité applicable aux actions placées sur un compte titre
  • Les plus-values sur les valeurs mobilières 

Les chiffres du Cercle de l’Épargne

  • Tableau de bord des produits d’épargne
  • Tableau de bord des marchés financiers
  • Tableau de bord du crédit et des taux d’intérêt
  • Tableau de bord retraite
                                                                                          Lire le PDF

mardi 5 septembre 2017

L'assurance-vie et sa réforme fiscale


Philippe Crevel a été rapidement interviewé par l'équipe de TF1 sur la réforme fiscale de l'assurance-vie. (à partir de la 21e minutes)

L'assurance-vie rebondi en juillet !

Au mois de juillet, l’assurance-vie a enregistré une collecte nette de 2,1 milliards d’euros signant son meilleur résultat de ses douze derniers mois. Il fallait remonter au mois de juillet 2016 pour enregistrer une collecte supérieur à 1 milliard d’euros. Le mois de juillet est traditionnellement un bon mois pour l’assurance-vie. Même durant la période difficile de 2011/2012, la collecte était, en effet, restée positive.

Juillet 2017 ne déroge donc pas à la tradition et rompt avec la tendance baissière de ces derniers mois. Le montant des cotisations a été correct en s’élevant à 11,1 milliards d’euros contre 11,5 milliards d’euros le mois précédent. Les prestations ont, de leur côté, diminué à 9 milliards d’euros contre 10,9 milliards d’euros au mois de juin. Durant les mois d’été, les épargnants effectuent moins de rachats car ils s’engagent peu sur des opérations lourdes (achats ou construction de logement, achats de voitures). Ces moindres rachats peuvent également s’expliquer par la dissipation des craintes générées par la loi Sapin II (blocage des contrats en cas de crise systémique). L’effet « baisse des taux » qui avait pu amener certains assurés à effectuer des rachats s’estompe également. Les bons résultats de juillet sont également liés au fait que les ménages effectuent leurs arbitrages de milieu d’année avant de partir en vacances. Les assureurs, les courtiers et les conseillers en gestion de patrimoine profitent, en outre, de la disponibilité de leurs clients pour les inciter à réaliser quelques versements.

Les épargnants ont été moins sensibles aux charmes des unités de compte dont la collecte est en baisse. Elle s’est élevée à 2,7 milliards d’euros soit 24 % de la collecte totale contre respectivement 3,5 milliards et 30 % au mois de juin.

Le mois de juillet ne marque pas obligatoire un retournement de tendance. L’environnement de l’assurance-vie est, en effet, de plus en plus agité et complexe. Après avoir été confronté à la baisse du rendement des fonds euros, elle doit faire face désormais à une éventuelle refonte de son régime fiscal.

Comme souvent au début des mandats présidentiels, elle est dans l’œil du cyclone. La tentation est grande pour une nouvelle équipe de modifier le régime fiscal de ce produit d’épargne qui est, en volume avec un encours, de loin le premier placement des Français.

Les pouvoirs publics cherchent tout à la fois à en réduire le coût fiscal et à réorienter l’épargne des ménages vers ce qui est appelé l’économie réelle. François Hollande s’y était essayé sans beaucoup de résultats. Emmanuel Macron s’est engagé à instituer une taxe forfaitaire unique d’environ 30 %sur les revenus de l’épargne. Elle devrait s’appliquer, selon les informations disponibles, sur les nouveaux versements effectués sur les contrats d’assurance-vie qui dépasseront 150 000 euros. Ce dispositif appliqué à l’assurance-vie aboutirait à une augmentation des prélèvements pour les contrats de plus de 8 ans, actuellement taxé à 23 % et qui passerait donc à 30 %. La taxe forfaitaire supprimerait le dispositif de fiscalité dégressive qui incite à épargner sur le long terme (le taux du prélèvement libératoire est de 35 % pour les contrats de 0 à 4 ans, de 15 % pour les contrats de 4 à 8 ans et 7,5 % après 8 ans).

Le dispositif avancé par le Gouvernement complexifiera le régime de l’assurance-vie. En effet, cohabiteront trois régimes de taxation, l’impôt sur le revenu, les prélèvements de 35 à 7,5 % pour les anciens versements et les versements inférieurs à 150 000 euros et la taxe forfaitaire unique pour les nouveaux versements de plus de 150 000 euros. Face à cette nouvelle situation, il est possible que les épargnants attendent d’y voir plus clair et à défaut d’investir dans des produits dits à risque privilégient les dépôts à vue et le Livret A  au cours de l’automne.




vendredi 1 septembre 2017

Assurance-vie et Flat Tax


Philippe Crevel a été interrogé par les équipes de France 2 le 30 août au sujet de l'éventuelle introduction de la taxe forfaitaire unique de 30 % et sur ses conséquences pour l'assurance-vie ?
Assurance-vie: vers une nouvelle taxe

mardi 22 août 2017

Le Livret A , toujours la course en tête

Communiqué de presse du Cercle de l’Epargne

Mardi 22 août 2017

Résultats du Livret A


Le Livret A, le produit tendance de l’été

Malgré son faible taux de rendement, les ménages continuent à mettre de l’argent sur leur Livret A. Sur le seul mois de juillet, la collecte a été positive de 1,10 milliard d’euros portant le solde, sur les 7 premiers mois de l’année, à 10,58 milliards d’euros, soit dix fois plus que sur la même période de 2016 (collecte de 970 millions d’euros). L’encours total du Livret A s’élevait à la fin du mois de juillet à plus de 270 milliards d’euros ce qui constitue un nouveau record. Avec le Livret de Développement Durable et Solidaire, la collecte atteint 1,36 milliard d’euros et l’encours 373,5 milliards d’euros.

Le Livret A, avec un taux d’inflation à 0,7 % au mois de juillet, a un rendement réel de 0,05 %. Le refus du Gouvernement d’appliquer la formule qui aurait dû conduire à un relèvement du taux à 1 % n’a pas eu d’effet sur le comportement des épargnants. Compte tenu des coûts de collecte et de gestion, le Livret A comme le LDDS sont des produits coûteux tant pour la Caisse des Dépôts et Consignation que pour les banques. Les taux sur les marchés monétaires restent négatifs et le taux de l’OAT à 10 ans était en fin de semaine dernière de 0,700 % soit un taux inférieur à celui du Livret A (0,75 %).  

Les ménages français continuent à privilégier la liquidité et la sécurité. Cette appétence retrouvée pour le Livret A traduit la volonté des Français de conserver un fort volant  d’épargne de précaution. Elle est également la conséquence de la baisse des rendements d’un certain nombre de placements (livrets d’épargne ordinaire rémunéré en moyenne à 0,3 %, les fonds euros d’assurance-vie).

Les annonces du Président de la République, Emmanuel Macron  et du Premier Ministre, Edouard Philippe, au sujet d’une réforme de la fiscalité de l’épargne, incite les épargnants à l’attentisme. A défaut d’avoir une vision précise de la taxe forfaitaire de 30 %, les ménages optent pour le Livret A qui bénéficie d’un régime total d’exonération. Il convient de souligner que les dépôts à vue des ménages atteignent également des niveaux record, près de 410 milliards d’euros à la fin du mois de juin.

Le succès du Livret A ne se dément donc pas. La collecte devrait rester positive dans les prochains mois. Les ménages sont toujours réticents à placer une partie de leur épargne sur les produits dits risqués comme « actions » comme en témoignent les médiocres résultats du PEA et du PEA PME.


Philippe Crevel
Directeur du Cercle de l’Epargne

Adresse mail : pcrevel@gmail.com
Tel : 06 03 84 70 36


jeudi 3 août 2017

Le mensuel d l'Epargne et de la Retraite du mois d'août 2017

 

Sommaire du Mensuel du mois d'août N°40

L’édito 

  • Pour un big-bang de l’épargne !

Le coin de l’épargne         

  • Le Livret A, une exception française
  • Le Plan d’Épargne Logement est-il un problème ?

Le coin de la retraite 

  • L’âge de la retraite fixé à 68 ans au Royaume-Uni
  • Les poly-pensionnés alignés sont unifiés
  • « Le Pan European Personal Pension Product »

Dossier : épargne, retraite et territoires  

  • Épargne, de la disparité sociale des territoire à la diversité des pratiques et des attentes
  • Retraite, unanimité autour du constat, divergence dans les solutions ?
  • Dépendance, le poids de la démographie

Les chiffres du Cercle de l’Epargne

  • Tableau de bord des produits d’épargne
  • Tableau de bord des marchés financiers
  • Tableau de bord du crédit et des taux d’intérêt
  • Tableau de bord retraite

vendredi 28 juillet 2017

Résultats de l'assurance-vie au mois de juin 2017 : l'assurance-vie à la quête d'un nouveau modèle de croissance ?



L’assurance-vie a connu un premier semestre compliqué en raison de l’annonce de la baisse des taux de rendement et des interrogations sur son futur régime fiscal.

Sur les 6 premiers mois de l’année, la collecte nette n’a été que de 2 milliards d’euros variant entre 0 et 600 millions. En 2016, elle avait atteint, sur la même période, 12 milliards d’euros, Pour le seul mois de juin, elle a été de 600 millions d’euros contre 1,1 milliard d’euros pour le mois de juin 2016. En dix ans, il n’y a eu que deux mois de juin en décollecte, ceux de 2012 et de 2013. Pourtant, la fin du premier semestre avec le versement de primes est, en règle générale, un bon mois pour l’assurance-vie d’autant plus que les ménages réalisent souvent quelques arbitrages financiers avant de partir en vacances.

Sur la même période, la collecte nette du Livret A a atteint 9,42 milliards d’euros (11,28 avec le LDDs).

Au mois de juin, la collecte brute s’est élevée à 11,5 milliards d’euros. Sur les six premiers mois, elle a été de 67 milliards d’euros. Les unités de compte souscrites dans les contrats d’assurance-vie multi-supports ont représenté 30 % de la collecte brute sur le mois de juin (3,5 milliards d’euros).

Les rachats s’élèvent à 10,9 milliards d’euros en juin 2017. Ils atteignent 65 milliards d’euros sur le semestre contre 58,5 milliards d’euros un an plus tôt.

Des épargnants qui préfèrent la pierre et la liquidité

Ce résultat décevant s’explique par le refus d’une partie des épargnants de s’engager dans les unités de compte. Ils font le choix de renoncer à des versements sur leurs contrats  plutôt que d’en affecter une partie en UC. Les ménages préfèrent conserver d’importantes liquidités sur leurs comptes courants voire regarnir leurs Livrets A (près de 10 milliards d’euros de collecte depuis le 1er janvier). L’encours des dépôts à vue a atteint plus de 400 milliards d’euros au mois de mai dernier.

Plusieurs autres facteurs concourent aux piètres résultats de l’assurance-vie. La baisse des taux de rendement a eu pour conséquence de les rapprocher de ceux des autres placements. La forte demande en biens immobiliers au cours de ces derniers mois se traduit par le maintien à un haut niveau des rachats. Même si l’évaluation est délicate, le développement des contrats luxembourgeois joue en défaveur de la collecte. La loi Sapin II qui permet aux pouvoirs publics de bloquer en cas de crise grave les contrats d’assurance-vie ainsi que la période électorale ont accru les flux en direction du Luxembourg.

La Flat Tax ou la quadrature du cercle

Les interrogations sur la Flat Tax % conduisent également des épargnants à reporter leurs placements quand bien même que les annonces répétées du Premier Ministre sur la non rétroactivité de  cette modification.

En l’état des discussions, cohabiteraient en fonction de la date des versements deux régimes de taxation, l’ancien avec l’option entre le prélèvement libératoire dégressif en fonction de la durée du contrat et l’impôt sur le revenu et le nouveau. Ce dernier ouvrirait la possibilité pour les épargnants de choisir entre le barème de l’impôt sur le revenu auquel il faut ajouter les prélèvements sociaux et la taxe dont le taux avoisinerait 30 %. Ce taux ne s’appliquerait pas aux assurés dont les versements seraient inférieurs à 150 000 euros à compter de la date de sa mise en place. Ce système risque d’être complexe à gérer et à expliquer. Étant donné que ce sont les assureurs qui réalisent la liquidation des prélèvements, ils devront avoir accès aux données de l’ensemble des contrats de leurs clients pour déterminer s’ils sont en-dessous ou au-dessus des 150 000 euros.

L’application de la Flat Tax aboutit à un alourdissement de la fiscalité surtout pour ceux dont le contrat a plus de 8 ans (Plus de 62 % des assurés). Le taux de prélèvement passe alors de 23 % (24,7 % avec la majoration de la CSG prévue au 1er janvier 2018) à 30 %. La question du maintien de l’abattement de 4600 pour un célibataire et de 9200 euros pour un couple est posée mais n’a pas eu de réponse claire des pouvoirs publics.

Par ailleurs, cette Flat Tax a comme conséquence de réduire les prélèvements pour les contrats de moins de 8 ans. En effet, en retenant l’option du prélèvement libératoire, le taux est de 50,5 % (35 +15,5) pour les contrats de moins de 4 ans et de 30,5 % pour ceux ayant entre 4 et 8 ans. L’intérêt sera encore plus important quand la CSG sera relevée de 1,7 point. De ce fait, la Flat Tax pénalise le placement en assurance-vie à long terme. En outre, en période de remontée des taux d’intérêt, les épargnants ne seront pas dissuadés à fermer leurs vieux contrats peu rémunérés au profit de contrats récents au rendement plus important.


vendredi 21 juillet 2017

Le Livret A, le placement du 1er semestre


Le semestre en or du Livret A

Les épargnants auraient-ils oublié la baisse du taux du Livret A qui est passé en-dessous de 1 % à 0,75 % il y a deux ans, le 1er aout 2015 ? Les épargnants sont-ils insensibles à l’inflation qui, en moyenne, depuis de l’année, est de 0,9 % ? Cette inflation a pour conséquence que le taux de rendement réel du Livret A est devenu négatif. Nous pouvons, en effet, le croire car, depuis le 1er janvier, la collecte du Livret A a atteint 9,42 milliards d’euros (11,18 avec le LDDs). Pour le seul mois de juin, la collecte a été positive de 840 millions (1,06 milliard avec le LDDs). Ce résultat est sans comparaison avec celui de l’année dernière à la même époque. La collecte n’était positive que de 340 millions d’euros.

A l’exception des deux dernières années marquées par la baisse de son taux de rendement, le mois de juin réussit assez bien au Livret A. La fin du premier semestre donne lieu à des versements de primes. Par ailleurs, avant les départs en vacances, les ménages effectuent quelques arbitrages financiers en faveur du Livret A. Néanmoins, par rapport au mois précédent, un petit tassement est constaté. En effet, la collecte avait été positive de 1,3 milliard d’euros pour le seul Livret A.

Avec un encours de 269 milliards d’euros (372,2 milliards avec le LDDs), le Livret A est à son plus haut niveau historique. Cette situation a sans nul doute incité le Gouvernement à maintenir le taux à 0,75 % tant bien même que la nouvelle formule aurait pu conduire à son relèvement de 0,25 point.

Ce retour en force du Livret A témoigne de la préférence des ménages pour les placements liquides et sûrs. L’amélioration de la conjoncture économique ne les incite pas, pour le moment, à opter pour des placements longs.

Les tergiversations fiscales sur les revenus de l’épargne pénalisent les autres placements et en premier lieu l’assurance-vie. Par ailleurs, l’idée que tous les placements e valent dans cette période de faible taux d’intérêt est largement s’est imposée. Les Français, comme l’a récemment souligné une étude l’Autorité des Marchés Financiers, restent encore très hésitants à franchir le gué pour s’engager dans des placements « actions. ». La préférence pour la liquidité s’exprime également par le niveau également historique de l’encours des dépôts à vue. Selon la Banque de France, cet encours dépassait, au mois de mai 2017, 400 milliards d’euros contre 235 milliards d'euros en mai 2007.  

Cette tendance devrait se poursuivre durant le second semestre d’autant plus que le Gouvernement a confirmé qu’il n’avait pas l’intention de modifier le régime d’exonération fiscale du Livret A. De ce fait, ce dernier pourrait enregistrer une collecte comparable à celle des belles années 2009/2013.



lundi 10 juillet 2017

Le Mensuel du Cercle de l'Epargne du mois de juillet 2017

SOMMAIRE 

Juillet 2017 

L’Édito en Coin 

  • Il est urgent de ne plus attendre pour la capitalisation

Le Coin de l’épargne                                 

  • Vers une érosion du PEA ?
  • La lente progression du PEA PME
  • Le Livret A atteint des sommets
  • Le Livret de Développement Durable et Solidaire
  • Des dépôts à vue en hausse permanente
  • Le Plan d’Épargne Logement stabilise ses positions
  • Les Livrets d’épargne ont enrayé leur baisse
Le Coin de la retraite   
  • L’unification des régimes de retraites
  • Comparer ce qui est comparable ou la difficile prise en compte des différences ! 

Le Coin de la dépendance

  • Dépendance, la délicate question des restes à charge 

Le Coin de la santé                                                              

  • Assurance-maladie face au défi de l’augmentation des dépenses de santé

Dossier : Les jeunes et les jeunes actifs face à l’épargne et à la retraite                

  • Les jeunes et leur épargne
  • Des jeunes soucieux pour leur retraite
  • Les jeunes pragmatiques face à la dépendance

Le Coin des chiffres du cercle de l’épargne       

  • Tableau de bord des produits d’épargne
  • Tableau de bord des marchés financiers
  • Tableau de bord du crédit et des taux d’intérêt
  • Tableau de bord retraite

Le Mensuel du Cercle de l'Epargne du mois de juillet 2017

SOMMAIRE 

Juillet 2017 

L’Édito en Coin 

  • Il est urgent de ne plus attendre pour la capitalisation

Le Coin de l’épargne                                 

  • Vers une érosion du PEA ?
  • La lente progression du PEA PME
  • Le Livret A atteint des sommets
  • Le Livret de Développement Durable et Solidaire
  • Des dépôts à vue en hausse permanente
  • Le Plan d’Épargne Logement stabilise ses positions
  • Les Livrets d’épargne ont enrayé leur baisse
Le Coin de la retraite   
  • L’unification des régimes de retraites
  • Comparer ce qui est comparable ou la difficile prise en compte des différences ! 

Le Coin de la dépendance

  • Dépendance, la délicate question des restes à charge 

Le Coin de la santé                                                              

  • Assurance-maladie face au défi de l’augmentation des dépenses de santé

Dossier : Les jeunes et les jeunes actifs face à l’épargne et à la retraite                

  • Les jeunes et leur épargne
  • Des jeunes soucieux pour leur retraite
  • Les jeunes pragmatiques face à la dépendance

Le Coin des chiffres du cercle de l’épargne       

  • Tableau de bord des produits d’épargne
  • Tableau de bord des marchés financiers
  • Tableau de bord du crédit et des taux d’intérêt
  • Tableau de bord retraite

mercredi 5 juillet 2017

BFM Business : Philippe Crevel à Intégrale Placement


Philippe Crevel était l'invité le 5 juillet 2017 d'Intégrale Placement sur BFM Business. Il a été interviewé sur l'évolution possible des marchés financiers au cours du deuxième trimestre 2017.

jeudi 29 juin 2017

La Commission de Bruxelles entend relancer la construction de fonds de pension européen

La Commission de Bruxelles a présenté le jeudi 29 juin , une proposition de création de fonds de pension européen s'inscrivant dans le processus de constitution d'une Union des marchés de capitaux (UMC). Les entreprises du secteur financier (banques, assurances, gérants d'actifs, fonds de pension) pourraient bénéficier d'un label permettant d'offrir à tous leurs clients, au sein de  l'Union européenne, le même placement retraite.
Ce label européen garantirait l'accès à des produits simples, transparents et répondant à des normes standardisées (5 profils seraient définis en fonction du type de risque). Ces produits retraite seraient transférables d'un pays à un autre. 
La Commission européenne souligne la nécessité de prendre en compte l'évolution démographiques. « Alors qu'on compte aujourd'hui un retraité pour 4 actifs dans l'Union, ce ratio devrait tomber à 1 pour 2 en 2060 », résume Valdis Dombrovskis, le vice-président de la Commission en charge des sujets financiers. Elle considère la retraite par capitalisation comme incontournable  pour compenser les insuffisances du système par répartition. Les services de la Commission rappellent que seulement 27 % des individus âgés de 25 à 59 ans ont aujourd'hui, dans l'Union européenne, investi dans des suppléments par capitalisation.
Afin de favoriser leur développement, la Commission recommande une harmonisation de la fiscalité sur ce type de produits. 

vendredi 23 juin 2017

L'assurance-vie fait du surplace

En mai, l’assurance-vie affiche une collecte positive de 300 millions d’euros, après 400 millions d’euros en avril dernier. Sur les 5 premiers mois de l’année, la collecte de l’assurance-vie s’établit à 1,7 milliard d’euros contre près de 11 milliards sur la même période en 2016. Son encours s’élève à 1657 milliards d’euros à fin mai 2017. Le mois de mai est généralement favorable à l’assurance vie, avec une collecte qui oscille entre 1 et 4 milliards d’euros sur les dix dernières années, à l’exception des mois de mai 2012 et 2013. Comme depuis le début de l’année, en mai, les épargnants continuent d’appliquer le principe de précaution en orientant leur épargne vers le Livret A qui enregistre une collecte de 1,3 milliard d’euros. Par ailleurs les épargnants privilégient les liquidités, avec les dépôts à vue qui ont atteint le niveau record de 402,371 milliards d’euros en avril dernier. L’assurance-vie souffre toujours des incertitudes qui planent sur la réforme de la fiscalité et continue de subir les comètes du dispositif de blocage potentiel des contrats en cas de crise grave, adopté dans le cadre de la loi Sapin II. La baisse du taux de rendement des fonds euros, joue également un rôle dans l’appétence des ménages pour l’assurance-vie. De plus la collecte est sans nulle doute pénalisée par le fait que certain épargnants rechignent à allouer une partie de leur épargne sur les unités de compte comme les y incitent les compagnies d’assurances. 

mercredi 21 juin 2017

Livret A,résultats du mois de mai 2017

Communiqué de presse du Cercle de l’Epargne

Résultat de la collecte du Livret A du mois de mai 2017

21 juin 2017



Le Livret A inarrêtable

Pour le sixième mois consécutif, le Livret A a enregistré, en mai, une collecte positive avec un gain de 1,3 milliard d’euros. Ce résultat est d’autant plus remarquable que le mois de mai ne sourit pas toujours au Livret A, six décollectes ayant été dénombrées entre 2007 et 2017.

Les Français sont redevenus des fidèles du Livret A et malgré le taux de rendement de 0,75 %. Depuis le début de l’année, la collecte nette atteint déjà 8,58 milliards d’euros ce qui en rythme annuel permettrait d’atteindre 20 milliards d’euros. Ainsi, mois après mois, les versements permettent de compenser la décollecte enregistrée en 2014 et 2015, décollecte qui s’était élevée à 15,4 milliards d’euros. L’encours du Livret A s’élève désormais 268,1 milliards d’euros et se rapproche de son maximum atteint au mois d’avril 2014 (268,7 milliards d’euros)

En offrant la liquidité, la sécurité avec une absence totale de prélèvements fiscaux et sociaux, le Livret A continue de séduire les Français.

Ce regain de forme du Livret A est lié, sans nul doute, à la volonté des ménages français de conserver avant l’été une épargne de précaution abondante. Au mois d’avril, les dépôts à vue des ménages a atteint un sommet historique à 402,371 milliards d’euros. La baisse du rendement des fonds euros des contrats d’assurance-vie joue en faveur du Livret A. En outre, les fonds euros sont moins accessibles car les assureurs demandent à ce que les épargnants investissent une partie de leurs disponibilités en unité de compte.

Livret A, éternel valeur refuge

Les incertitudes électorales au cours du mois de mai et les éventuels changements fiscaux pouvant concerner certains produits d’épargne dont l’assurance-vie a redonné ses lettre de noblesse à la valeur refuge qu’est le Livret A. les variations des prix du pétrole réduit la visibilité sur l’évolution du pouvoir d’achat. Les ménages éprouvent des difficultés pour appréhender leur facture énergétique.

L’inflation n’y change rien

En revanche, cette hausse des prix, depuis quelques mois, n’a pas dissuadé les Français de placer leur argent disponible sur le Livret A ou le LDDS. En effet, avec un taux moyen d’inflation depuis le début de l’année de 0,8 %, le rendement réel du Livret A est désormais négatif de 0,5 point. Si au mois de juin, l’inflation restait à son niveau actuel, le taux du Livret A pourrait être fixé, en application de la formule, à 1 % mais en cas de diminution de l’indice des prix, ce qui n’est pas impensable au vu du prix du pétrole, son maintien à 0,75 % pourrait se justifier.


Dans tous les cas, le Livret A devrait bénéficier durant les prochains mois d’un courant porteur. En effet, les modifications fiscales ne seront connues qu’à la fin de l’année et les taux de rendement des fonds euros sont toujours orientés à la baisse. Par ailleurs, L’INSEE espère néanmoins que les ménages français puisent dans leur épargne pour compenser la diminution des gains de pouvoir d’achat. Il n’est pas certain qu’ils obéissent aux souhaits de l’institut de la statistique. Affaire à suivre.....


mercredi 7 juin 2017

Les frais et l'épargne : Philippe Crevel pour BFM Business


Philippe Crevel était l'invité de BFM Business au sujet des frais applicables aux différents produits d'épargne

mardi 6 juin 2017

les frais et l'épargne


Philippe Crevel pour Ecorama revient sur le sujet sensible des frais applicables en matière d'épargne.

Le Mensuel du Cercle de l'Epargne N°38 de juin 2017

SOMMAIRE 

L’Edito 

  • La protection sociale à l’épreuve des choix, par Jean-Pierre Thomas, Président du Cercle de l’Épargne

Le Coin de l’épargne

  • L’épargne à l’heure de la présidence d’Emmanuel Macron
  • 4 764,7 milliards d’euros de patrimoine financier  pour les ménages français
  • L’épargne solidaire sème ses cailloux
  • L’éducation financière, une priorité !

Le Coin de la retraite 

  • Les retraités, leurs pensions et leur suppléments retraite

 Dossier : les retraités, leur épargne et leur retraite

  • Les retraités face à la retraite
  • Les retraités face à la dépendance
  • Les retraités face à l’épargne

L'Agenda du Cercle de l'Epargne 

Les Chiffres du Cercle de l’Épargne 

  • Tableau de bord des produits d’épargne
  • Tableau de bord des marchés financiers
  • Tableau de bord du crédit et des taux d’intérêt
  • Tableau de bord retraite

Les Français s'endettent !

Les Français profitent des taux bas pour s'endetter. Ils craignent également une remontée des taux ce qui les incitent à demander au plus vite des prêts pour financer leurs projets immobiliers. Pour autant, les taux restent à des niveaux historiquement bas. 

Selon la Banque de France, le taux d'intérêt moyen des crédits à l'habitat augmente au mois d'avril de 1,57 %, après 1,54 % en mars et 1,50 % en janvier tout en se situant encore à un niveau très bas.

Les crédits à l'habitat aux particuliers accélèrent à nouveau (+ 5,6 %, après + 5,4 % en mars).

La production mensuelle de crédits à l'habitat baisse toutefois (+27,1 milliards d'euros, après +31,4 milliards en mars), principalement en raison de la diminution des renégociations dont la part dans les crédits nouveaux se réduit une nouvelle fois pour atteindre 50 % (après 52 % en mars).

La croissance des crédits à la consommation s'atténue très légèrement en avril (+ 5,5 %, après + 5,6 % en mars et + 5,9 % en février).

Au total, le taux de croissance annuel des crédits aux particuliers augmente (+ 5,8 %, après + 5,6 %).

mercredi 24 mai 2017

L'assurance-vie en mode poussif en avril

L’assurance-vie est, en ce début de deuxième trimestre, toujours à la recherche d’un second souffle même si elle a renoué avec une collecte nette positive.

La collecte nette du mois d’avril a atteint, en effet, 400 millions d’euros, après avoir été nulle au mois de mars. Sur les quatre premiers mois de l’année, la collecte nette n’a été que de 1,4 milliard d’euros contre plus de 10 milliards d’euros sur la même période de 2016.
Le mois d’avril était jusqu’à maintenant un bon mois pour l’assurance-vie. Sur ces dix dernières, à l’exception de 2012 et de 2013, la collecte nette se situait entre 2 et 5 milliards d’euros. De ce fait, le résultat de cette année s’inscrit dans la tendance des derniers mois mais est en rupture par rapport à celle de long terme.

Les cotisations brutes se sont élevées à 10,9 milliards d’euros contre 12,2 milliards d’euros au mois de mars et 11,7 l’année dernière à la même période. Les Français ne se sont pas précipités pour placer leurs disponibilités sur l’assurance-vie. Les rachats sont également en décrue à 10,5 milliards d’euros contre 12,2 milliards d’euros au mois de mars et 9,9 milliards l’année dernière.

L’attentisme semble donc de mise chez les épargnants, pas de réel désamour mais des interrogations.

L’assurance-vie, le premier produit d’épargne des Français, est toujours à la croisée des chemins. Les faibles taux d’intérêt pèsent sans nul doute sur la collecte comme l’application des nouvelles règles prudentielles. L‘orientation de l’épargne collectée vers les unités de compte progresse à pas comptés. Elles ont représenté, en avril, 25,7 % de la collecte contre 27 % en mars. Leur poids s’est néanmoins accru de 10 points depuis la crise financière de 2011/2012. Si les épargnants acceptent de prendre un peu plus de risques, ils ne sont pas encore disposés à basculer en masse l’épargne placée sur les fonds euros.

Les épargnants attendent d’en savoir plus sur les intentions du nouveau Président de la République. Pour autant, ce dernier a affirmé que l’instauration du prélèvement libératoire à 30 % ne concernerait que les versements postérieurs à son adoption et les seuls assurés ayant plus de 150 000 euros d’encours. Plusieurs incertitudes expliquent le comportement des ménages. Ils ne savent pas comment sera apprécié le seuil des 150 000 euros, contrat par contrat ou par foyer fiscal. Si la deuxième solution apparaît la plus logique, elle pourrait poser des problèmes techniques et de confidentialité car ce sont les compagnies d’assurance qui paie directement l’impôt en cas de recours au prélèvement libératoire. Par ailleurs, il y aura cohabitation entre plusieurs taux de prélèvements en fonction de la date des versements. Cela sera d’autant plus complexe que le taux de CSG devrait augmenter de 1,7 point au 1er janvier 2018. Enfin, il est possible que les unités de compte fassent l’objet d’un traitement différencié. Néanmoins, les détenteurs de contrats d'assurance-vie assujettis à l’ISF pourront peut-être se réjouir de la sortie de ces derniers de l’assiette de cet impôt si la promesse du candidat Emmanuel Macron est adoptée.

A défaut d’avoir une vision précise du futur régime fiscal, les épargnants privilégient pour le moment les placements liquides comme les dépôts à vue ou le Livret A. L’assurance-vie devrait donc connaître une année 2017 étale, la modification de son régime fiscal devant intervenir dans le cadre du projet de loi de finances pour 2018 présenté au mois de septembre prochain.

mardi 23 mai 2017

Est-ce la fin de l'argent liquide ?


Le Livret A toujours au top de sa forme


Le Livret A maintient le cap


Avril, un bon mois pour le Livret A

Le mois d’avril a souri, une fois de plus, au Livret A qui enregistre, pour le 5e mois consécutif, une collecte positive de 1,38 milliard d’euros. Sur les quatre premiers mois de cette année, la collecte atteint 7,28 milliards d’euros contre une décollecte de 750 millions sur la période de 2016. Le Livret confirme son bon état de forme et son statut de placement refuge.

La collecte du Livret de Développement Durable et Solidaire a atteint, de son côté, 380 millions d’euros en avril et 1,38 milliard d’euros sur les quatre premiers mois de 2017, L’encours du Livret A s’élève à 266,8 milliards d’euros et celui du LDDS à 102,7 milliards d’euros soit un total de 369,5 milliards d’euros.

En dix ans, la collecte au mois d’avril n’a été négative qu’à une seule reprise, en 2015, en pleine période de baisse du taux de rendement. Les ménages ont tendance à accroître leur épargne de court terme au début du printemps tant pour s’acquitter du 2e tiers provisionnel de l’impôt sur le revenu que pour préparer les vacances d’été.

Le Livret A ne semble plus être pénalisé par son rendement de 0,75 % malgré le fait que l’inflation a été sur les 4 premiers mois de l’année de 1,2%. Ainsi, en termes réels, le rendement du Livret A est désormais négatif à hauteur de près de 0,5 point.

Les élections ont dopé le Livret A

La campagne électorale présidentielle a dopé le Livret A. La question du maintien de la France dans la zone euro et celle d’un alourdissement de la fiscalité de l’assurance-vie ont conduit les épargnants à opter pour le Livret A, totalement exonéré d’impôts, bénéficiant de la garantie de l’Etat et qui plus est complètement liquide. Cette préférence pour la liquidité se traduit également par la poursuite de la progression des dépôts à vue dont la collecte nette sur le premier trimestre a été de 15,7 milliards d’euros. L’encours des dépôts à vue des ménages frôle désormais les 400 milliards d’euros (397 milliards d’euros à fin mars 2017).


La victoire d’Emmanuel Macron a rassuré les épargnants mais ces derniers devraient rester prudents dans les prochains mois en attendant d’en savoir plus sur les modalités d’application de la taxe de 30 % sur les revenus de l’épargne et en particulier sur l’assurance-vie. Le Livret A devrait donc profiter de cet attentisme.  

lundi 22 mai 2017

L'épargne solidaire, une croissance forte mais une place modeste au sein de l'épargne des ménages

L'encours de l'épargne solidaire a atteint près de 10 milliards d'euros en 2016 (9,76 milliards d'euros). Il a, l'année dernière, progressé de 15,5 %. C'est avant tout l'épargne salariale qui a porté cette croissance avec une croissance de 19,4 %. L'épargne salariale solidaire représente un encours de 6,2 milliards d'euros. L'épargne solidaire proposée par les établissements bancaires à leurs clients a quant à elle gonflé de 8,5%, à 3,1 milliards d'euros, et l'épargne collectée par les entreprises solidaires pour entre autres renforcer leurs fonds propres de 13%, à 502 millions. Cette épargne est investie dans des domaines comme la lutte contre le mal-logement, le développement des activités sociales, la promotion de l'agriculture biologique ou encore le soutien à l'entrepreneuriat auprès de publics en difficulté. Selon Finansol, l'épargne solidaire a permis  la "création ou la consolidation de 49.000 emplois" et la relogement de 5.500 personnes. En 2016, 1,3 milliard d'euros supplémentaires ont été déposés dans des produits d'épargne solidaire labellisés par Finansol, lesquels ont généré environ 280 millions d'euros d'investissements dans des projets d'utilité sociale et environnementale, précise dans un communiqué cette association qui fédère près de 80 entreprises actives dans ce secteur. Ce niveau de dépôts s'affiche toutefois en recul par rapport à 2015 qui s'élevait à 1,62 milliard d'euros. 

L'épargne solidaire représente 0,21% de l'encours de l'épargne financière des ménages.  Au total, l'encours d'épargne solidaire a ainsi progressé de 15,5% sur un an pour s'établir à 9,76 milliards d'euros, détenus par environ un million d'épargnants.

mercredi 10 mai 2017

Le Mensuel du Cercle de l'Epargne du mois de mai 2017

MENSUEL DU CERCLE DE L'EPARGNE 
MAI 2017
N° 37



L’Edito


  • "Ce n’est ni la faute à Rousseau, ni la faute à Voltaire" par Jean-Pierre Thomas, Président du Cercle de l’Épargne


Le Coin de l’épargne


  • Les Français et l’épargne, une histoire qui dure
  • Les Français, toujours accrocs à la liquidité
  • Les Français sont-ils généreux ?


Épargnez pratique : les Français plébiscitent les donations    

                                          

Le Coin de la retraite 


  • Le Fond de solidarité vieillesse, la dure vie d’une roue de secours
  • L’Europe ou Emmanuel Macron auront-ils raison de l’article 39 ?


Dossier : Les indépendants et les cadres, l’épargne et la retraite


  • Les indépendants et les cadres supérieurs face  à la retraite
  • Les indépendants et les cadres supérieurs face à la dépendance
  • Les indépendants et les cadres supérieurs face à l’épargne


Les Chiffres du Cercle de l’Épargne


  • Tableau de bord des produits d’épargne
  • Tableau de bord des marchés financiers
  • Tableau de bord du crédit et des taux d’intérêt
  • Tableau de bord retraite


16 millions de retraités qui gagnent en moyenne 1376 euros

le Ministère des Affaires sociales a publié, le 10 mai 2017, son édition annuelle sur les retraités et les retraites. Ainsi, selon ce rapport, fin 2015, la France comptait 16 millions de retraités dont 1,1 million vivent à l’étranger. Cet effectif est en hausse de 152 000 personnes par rapport à l’année précédente. La progression du nombre de retraités se poursuit mais à un rythme plus faible qu’en 2014 (+199 000). Les nouveaux retraités sont moins nombreux qu’en 2014 du fait de la réforme de 2010 instaurant le report progressif de l’âge minimal de départ à la retraite de 60 à 62 ans.

550 000 retraités perçoivent une des allocations du minimum vieillesse en complément d’une faible pension ou en l’absence de pension. Cette allocation, dont le montant est de 800 euros mensuels pour les personnes seules et de 1 242 euros mensuels pour les couples, leur permet d’atteindre un niveau minimal de ressources. Dans les années 70, le minimum vieillesse était versé à 3 millions de personnes. 

La pension moyenne s’établit à 1 376 euros bruts mensuels, tous régimes confondus (salariés du privé, artisans, indépendants, agriculteurs, etc.).
Le montant de la pension continue à progresser surtout grâce aux femmes par effet de noria; les nouvelles générations de retraités femmes ont eu des carrières professionnelles plus longues avec des revenus plus importants. La pension moyenne corrigée de la revalorisation annuelle (0,1 % en octobre 2015) s’accroît de 0,5 % pour les hommes et de 1,1 % pour les femmes. 

L’écart de pension entre les femmes et les hommes diminue au fil du temps. La pension de droit direct des femmes est inférieure de 39,2 % en moyenne à celle des hommes en 2015, alors que cet écart était de 45,8 % en 2004. En ajoutant les droits dérivés (pensions de réversion), l’écart se réduit à 25,1 %.

Les taux d’activité des femmes, et donc la constitution d’un droit propre à la retraite, n’ont cessé de progresser depuis l’après-guerre. Ces dernières sont également de plus en plus qualifiées, ce qui favorise un rapprochement progressif de leurs rémunérations avec celles des hommes.

En 2015, l’âge moyen de départ à la retraite est de 61,6 ans. En augmentation continue depuis 2010 (+1,1 an), cet âge moyen correspond à l’âge conjoncturel de départ, un indicateur nouvellement calculé qui neutralise les biais liés à l’effet de structure de la population. Entre les générations 1950 et 1954, la proportion de personnes retraitées à 60 ans a baissé de 36 points (de 64 % à 28 %). Le départ à la retraite ne signifie pas pour autant la sortie définitive de l’emploi : en 2015, 3,5 % des retraités, soit 480 000 personnes, ont cumulé leur retraite avec une activité.

Les suppléments de retraite par capitalisation occupent toujours une place réduite dans la rémunération des retraités. La retraite supplémentaire facultative représente seulement 2 % de l’ensemble des prestations retraite versées.