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mardi 24 juillet 2012

Les actifs financiers ne prennent pas de vacances


Le climat financier reste compliqué et l'été pourrait être lourd à défaut d'être réellement beau. Generali Investments dans sa lettre Interactifs examine pour les différentes classes d'actifs les évolutions en cours.



Le sentiment des marchés a oscillé ces derniers mois entre optimisme et méfiance quant aux perspectives de la sortie de la crise de la Zone Euro. Au mois de juin, pour donner un coup de pouce aux économies, les banques centrales ont abaissé leurs taux (Europe, Brésil, Corée du Sud) et parfois même plusieurs fois (Chine) et/ou ont opté pour une reprise des assouplissements quantitatifs (Royaume-Uni, Japon, Chine). Cependant, ces décisions ne sont plus saluées par les marchés. Tous les espoirs se placent paradoxalement dans une dégradation accrue des fondamentaux économiques pour que les principales banques centrales s’engagent dans des mesures d’assouplissement de grande envergure. En Europe, les avancées à l’issue de l’Eurogroupe réuni fin juin ont finalement laissé les marchés sur leur faim, après un moment de satisfaction. Ils se sont rendus compte que le calendrier de mise en place des mesures était flou et que la rupture entre banques et Etats ne sera pas effective au mieux avant la fin de l’année 2012. Dans un contexte où la mauvaise conjoncture économique alimente la défiance, la pression sur les taux dits périphériques (Espagne et Italie) pourrait se poursuivre. Les Etats-Unis et les émergents souffrent aussi de la situation européenne instable. La première puissance mondiale est sur la voie d’une reprise molle et les indicateurs offrent peu de visibilité sur la situation à moyen terme. La croissance des émergents nous interpelle dans le sens où ces économies, qui ont connu une expansion forte basée sur les exportations, éprouvent des difficultés à relayer la croissance via la consommation des ménages à l’interne. Les politiques suivies sont révélatrices des inquiétudes actuelles sur le devenir de leur économie. Pour que la Chine compense, en partie, un moindre dynamisme, elle s’est engagée dans une baisse progressive des taux directeurs et dans le développement de projets d’investissements en infrastructures pour doper notamment la consommation domestique. La plus puissante des économies émergentes n’est pas la seule à entreprendre des mesures de soutien. Le Brésil, qui souffre aussi d’un ralentissement, renforce sa compétitivité et l’investissement avec une politique monétaire assumée de baisse des taux et de réduction des taux d’imposition. Ces deux émergents contrastent avec l’Inde où l’immobilisme politique est de mise depuis un an et demi. La roupie chute, les finances publiques se dégradent, les investisseurs sont défiants, la croissance est en berne, les investissements étrangers sont de plus en plus rares et, le gouvernement continue de perdre en crédibilité par son manque d’initiatives. En définitive, la croissance mondiale se poursuit même si le rythme se ralentit. L’accroissement du dynamisme économique semble, plus que jamais, passer par ce que les américaines appellent péjorativement « la Veille Europe ». Il apparait dorénavant de plus en plus évident que, sans une solution concrète et efficace, l’économie mondiale pâtisse durablement de cette situation instable.



Lire la lettre Interactifs de Generali Investments

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