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vendredi 31 janvier 2014

L'OCDE demande à la France d'agir en faveur de l'empli des seniors


Si le chômage des jeunes diminue grâce aux emploi d'avenir et donc au traitement social de l'emploi, la situation des seniors se dégrade. L'OCDE vient de publier une note sur le sujet enjoiggnant la France à agir en la matière.

Cette note souligne que "la transition de l’emploi à la retraite est particulièrement précoce et problématique pour de nombreux seniors". "Entre 2008 et 2011, seuls 55 % des seniors sont passés directement de l’emploi à la retraite". "Les autres ont connu à la fin de leur carrière des périodes de non-emploi, souvent de longue durée".

L'OCDE note que la France reste parmi les mauvais élèves en se classant presque au dernier rang pour l’âge effectif de départ à la retraite. En 2012, il est estimé à 59.7 ans pour les hommes et à 60.0 ans pour les femmes, contre respectivement 64.2 ans et 63.3 ans dans la zone OCDE.

L'organisation souligne que l’emploi des seniors a légèrement progressé en France, comme dans presque tous les pays de l’OCDE durant la crise, le taux d’emploi des seniors (55-64 ans) reste en dessous des moyennes internationales : en 2012, 44.5 % des seniors étaient en emploi, contre 48 % en moyenne européenne et 54 % en moyenne de l’OCDE.

La situation se dégrade fortement après l’âge de 60 ans alors que l’emploi des jeunes seniors a nettement progressé : avec 67 % en 2012, le taux d’emploi des 55-59 ans a, en effet, atteint un niveau plus élevé que les moyennes internationales (63 % en moyenne européenne et 66 % en moyenne de l’OCDE).

Dans son rapport, l'OCDE demande à la France de :

  • Lutter contre la discrimination liée à l’âge : combattre les représentations négatives des seniors dans le monde du travail qui constituent une entrave majeure à l’allongement de la vie active et qui incitent les employeurs à peu recruter après l’âge de 55 ans.
  • Rendre la rupture conventionnelle moins attractive en fin de carrière pour les salariés et les entreprises : ce mode de rupture est particulièrement financièrement attractif pour les seniors les mieux rémunérés et leurs employeurs mais semble peu s’accompagner d’un retour à l’emploi.
  • Renforcer les actions de Pôle emploi en faveur du retour à l’emploi des seniors : déterminer précocement le meilleur accompagnement des seniors à partir d’un profilage solide et privilégier les mesures les plus efficaces comme une aide intensive à la recherche d’emploi et un emploi aidé dans le secteur marchand.
  • Inscrire les besoins des seniors dans la réforme de la formation professionnelle : promouvoir la mise à jour des compétences et la montée en qualification des seniors pour leur permettre une mobilité professionnelle en fin de carrière.
  • Privilégier la reconversion professionnelle et l’accès à un temps partiel sans perdre en salaire pour les salariés qui auront un compte personnel de prévention de la pénibilité : l’option de départ anticipé ne devrait être préconisée que pour les salariés proches de la retraite les premières années de la mise en place du compte pénibilité.


lire la note de l'OCDE
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