CERCLE DE L'EPARGNE, DE LA RETRAITE ET DE LA PREVOYANCE

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lundi 23 janvier 2012

Gestion actifs, quelles perspectives ?

Les équipes de Generali Investments viennent de publier leur lettre bimensuelle "Interactifs" qui établit un bilan et trace des perspectives concernant la gestion d'actifs.

Au sommaire du numéro de janv/février 2012 :
  1. Actualité des marchés"2012 suscite toujours des inquiétudes"
  2. Notre sélection d’OPCVM Petites et Moyennes Capitalisations,Actions Internationales, Diversifiés,Obligations Convertibles, Absolute Return.
  3. Zoom sur Generali Pacifique Points clés et performances.
  4. Interview du gérant Quelle stratégie d’investissement ?Quelles sont les perspectives sur la zone Asie-Pacifique ?


Après une année 2011 éprouvante, 2012 suscite toujours des inquiétudes, en raisonprincipalement de la persistance de trois facteurs : la crise de la Zone Euro, l’écartde croissance entre les Etats-Unis et l’Europe et l’ampleur du ralentissement dela croissance dans les pays émergents.« Effet janvier » ou début de rebond, les nouvelles sur le front macroéconomique et la réduction du risque souverain favorisent actuellement une moindre aversion pour le risque. Les dégradations en série des notations de crédit de neuf pays de la Zone Euro dont la France et du FESF par Standard & Poor’s n’ont pas suscité un mouvement de paniquesur les principales places financières. La bonne réaction du marché obligataire européen où les taux des emprunts d'Etat se sont détendus et où les adjudications françaises, italiennes et espagnoles se sont bien déroulées, a, semble-t-il, permis cette résistance. La BCE n’est pas étrangère non plus à cette relative accalmie. L’institution a ramené en décembre son principal taux directeur à 1%, son plus bas niveau historique, intensifiéses rachats d’actifs dans le cadre du SMP et annoncé une pléthore de mesures pour faciliter l'approvisionnement en liquidités des banques. Le risque de « credit crunch » s’estainsi éloigné en Europe. Cependant, les Etats membres de l’Union Européenne doivent encore rassurer les marchés en montrant leur capacité à déployer les moyens politiques efficaces pour endiguer la crise des dettes souveraines.Plus globalement, la diffusion de la crise de la dette publique à l'économie réelle a conduit à une révision à la baisse des prévisions de croissance pour la Zone Euro. En effet, les mesures de consolidation budgétaire vont peser sur la demande interne. Ensuite, la réduction programmée de la taille des bilans bancaires pourrait rendre moins aisé ou pluscoûteux l'accès au financement.Aux Etats-Unis, le scénario d’une rechute en récession que les marchés financiers semblaient envisager cet été a été démenti et reste improbable, sauf aggravation de la crise européenne. La croissance américaine atteindrait 2,2% en 2012 et 2% en 2013. Un scénario de croissance plus vigoureuse peut être envisagé. Il faut cependant compter avec le frein qu’exercera la politique de rééquilibrage budgétaire. Déjà à l’oeuvre en 2012,elle sera durcie en 2013 après les prochaines élections présidentielles. Du côté des pays émergents, la croissance a déjà commencé à ralentir mais la modération de l'inflation permet d'espérer un assouplissement monétaire favorable à l'activité. Sous l’impulsion de la Chine, la région est bien partie pour afficher une croissance encore robuste.Au final, le choc récessif européen ne devrait pas faire dévier l’économie mondiale de satrajectoire de croissance en 2012 mais risque de limiter son potentiel d’accélération.A court terme, nous ne sommes pas à l’abri de quelques déceptions si les résultats des entreprises sont inférieurs aux attentes et de quelques frayeurs si le sort de la Grèce n’est pas scellé, ce qui justifie une certaine prudence dans l’allocation de l’épargne.

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