CERCLE DE L'EPARGNE, DE LA RETRAITE ET DE LA PREVOYANCE

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vendredi 11 juillet 2014

Bonne ou mauvaise nouvelle : l'mmobilier, les prix baissent en France

Est-ce le retour à plus de réalisme ou un signe de déflation, il n'en demeure pas moins qu'au premier trimestre 2014, les prix des logements ont baissé de 1,0 % par rapport au trimestre précédent ; ceux des logements neufs enregistrant une contraction de  0,5 %  ceux des logements anciens de 1,0 %.
Sur un an, les prix des logements diminuent de 1,4 %. La baisse des prix touche les logements anciens (—1,7 %) alors que les prix du neuf augmentent (+1,0 %). 
Il faut souligner qu'en dix ans, les prix ont doublé en particulier en région parisienne. Il est évident que les prix de l'immobilier sont en France au-dessus de leurs cours de longue période. 
Les bienfaits d'une correction 
Une correction est nécessaire pour permettre une meilleure orientation de l'épargne des ménages. L'immobilier stérilise une part trop importante du patrimoine français. Orr, l'immobilier offre des gains de productivité inférieurs à ceux de l'industrie. En outre, le secteur immobilier ne contribue pas aux exportations. Le poids important du secteur du bâtiment et de l'immobilier a pour corollaire une part plus faible des industries et notamment des industries exportatrices. 
Un moindre coût de l'immobilier permettrait une réorientation des capitaux vers des secteurs plus productifs. 
Par ailleurs, cela libérerait une partie de l'épargne française. Il ne faut pas oublier que le remboursement du capital des emprunts immobiliers pèse 9 points sur les 15 % du taux d'épargne des ménages. 
Une réduction du coût de l'immobilier diminuerait les charges fixes des ménages. Les dépenses des logements représentent 25 % des dépenses des ménages en France en 2013 contre 20 % en 1991. 
L'ajustement est compliqué compte tenu du poids du secteur de l'immobilier qui emploie 8 % de la population active française et représente près du cinquième du PIB.Son poids est supérieur à celui de nos principaux concurrents. 
Compte tenu de ce ce poids, il est très difficile de réduire les dispositifs de soutien qui ont abouti non pas à résoudre le coût de l'immobilier mais bien à l'augmenter du fait de leur intégration dans le processus de production. 
Par ailleurs, la France manque toujours de logements du fait d'une augmentation de sa population supérieure à celle de ses partenaires et à sa concentration dans les grandes métropoles. L'évolution des structures familiales contribue également à cette pression à la hausse sur les prix.





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